13 DECEMBRE

13 décembre 1993 : L‘Oscar de la chanson française est remis à Liane FOLY pour sa chanson « Doucement ». Cette chanson fait partie de l’album intitulé « Les petites notes » et qui est le troisième opus enregistré par l’artiste après « The man I love » (1988) et « Rêve orange » (1990). Cet album « Les petites notes » sera adapté en anglais et commercialisé dans les pays anglo-saxons sous le titre « Sweet mystery » en 1995.

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13 décembre 2000 : Première au Centre Culturel d’Uccle (Bruxelles) du spectacle musical pour jeune public « Célia Fée » écrit et composé par Philippe LAFONTAINE. Jusqu’au 7 janvier 2001, cette histoire moderne et familiale va attirer de nombreux spectateurs qui vont découvrir le conte auquel Philippe Lafontaine a songé dès qu’il est devenu grand-père d’une petite fille nommée Célia. L’histoire parle des machines qui ne font jamais ce qu’on leur demande et qui rêvent de pouvoir (faire) pleuvoir. Les personnages s’appellent Marcel l’Echelle, Humprey le Wagonnet ou encore Pourquoi le Computer. La mise en scène est confiée à Marine Haulot. Quant au rôle principal, il est tenu avec brio par Mélanie Dermont, la fille du comédien du même nom, dont la voix cristalline sied à merveille au personnage de Célia. Les autres artistes sur scène ont pour nom Philippe Résimont, Pierre Bodson, Nathalie Stas et Vincent Antoine. Musicalement, l’oeuvre de Philippe Lafontaine louvoie entre chanson, rock, heavy metal et world music africaine. Quatorze des chansons du spectacle se retrouvent sur un album qui est commercialisé à l’occasion des représentations bruxelloises.

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Philippe Clay en 1976

13 décembre 2007 : Décès , à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Né le 7 mars 1927 à Paris, il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.

En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le duo Sage comme des Sauvages, vainqueur de la finale 2014 (c) Passion Chanson

13 décembre 2014 : La finale de la Biennale de la Chanson Française a lieu à Bruxelles en la salle du Wolubilis. 29 personnes constituent le jury de ce concours. Parmi elles il y a des artistes comme MOCHELAN (lauréat en 2012), Matthias BILLARD (lauréat en 2010), Florian PARRA et Nathalie STAS, mais aussi des organisateurs de festivals (Genève, Bruxelles, Liège, Arlon, Pézenas, Albi, Saint-Germain-en-Laye), des opérateurs culturels (Louvain-la-Neuve, Namur, Paris), des journalistes (RTBF, La Libre Belgique), des agents artistiques (Lille) et des représentants d’organismes officiels tels que la SABAM (société d’auteurs belge) et la COCOF (Commission Communautaire Française de la région de Bruxelles). Pour en savoir plus sur cette soirée et pour lire l’article que nous y avions consacré, CLIQUEZ ICI.
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6 OCTOBRE

Nicolas Peyrac en 1987 – Photo (c) Bernard Leloup

6 octobre 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Nicolas PEYRAC, de son vrai nom Jean-Jacques Tazartez. Le jeune Jean-Jacques passe un peu de son enfance en Bretagne avant de partir à New York pendant un an avec sa mère lors du divorce de ses parents. C’est dans cette ville américaine qu’il achète sa première guitare en 1963. Puis, il revient en France où il s’engage dans des études de médecine. Mais ses grandes passions sont la photographie, l’écriture et la musique qu’il joue sur sa guitare. Avec cette dernière, il prend l’habitude de composer quelques mélodies et d’y ajouter quelques paroles. Au début des années 1970, Jean-Jacques est en Côte d’Ivoire où il suit sa mère qui y est chef de service en physiologie. S’ennuyant de la France et de ses copains, il s’enferme, en 1972, dans une chambre d’hôtel d’Abidjan où il compose quelque 350 chansons. Et il envoie régulièrement ces chansons à des éditeurs dans l’espoir qu’elles soient interprétées par de grands artistes. A partir de 1974, il se décide à chanter lui même ses compositions. Il enregistre ainsi un premier disque qui est un des grands succès de 1975: « So far away from L.A. ».

Sa carrière se poursuit alors d’une manière fulgurante avec un second succès avant la fin de l’année: « Et mon père ». En octobre 1975, il fait une courte apparition dans le spectacle de Gérard Lenorman à l’Olympia pour qui il a écrit et composé la chanson « Ailleurs » qu’il accompagne à la guitare. Et les « tubes » s’enchaînent ensuite: « Mississipi River », « Comment t’appelles-tu », « Je pars », « Il y aurait du soleil », « Les vocalises de Brel » ou encore « Ne jouez plus God Save the Queen ». En 1976, Pascal Sevran écrit de lui : « Son inspiration est la vie même : un fait divers, une ville en danger de mort, l’enfance, la liberté. Il lit Vian, Prévert et Eluard. Ca vous étonne ? Nicolas Peyrac chante ce qu’il croit et croit à ce qu’il chante. Voilà qui l’autorise à espérer le haut de l’affiche et pour longtemps. » En 1978, Nicolas Peyrac fait partie, avec Nicole Rieu et Jean-Michel Caradec, des artistes qui enregistrent l’album de la comédie musicale « Le rêve de mai » pour le dixième anniversaire des manifestations de 1968. Il se produit en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia en 1979 et de Bobino en 1981. La fin des années 1980 est difficile pour l’artiste qui subit une dépression. En 1993, il s’installe en Californie puis, un an plus tard, à Montréal au Canada. Jusqu’en 2008, il va y résider en effectuant de nombreux allers-retours vers la France où il enregistre toujours des disques et présente des concerts. Après avoir également écrit deux romans et assuré des chroniques cinématographiques hebdomadaires pour le magazine « Ciné Télé Revue », il revient s’installer en France en 2009. Un nouvel album y est enregistré qui porte un titre logique: « Case départ ». Et un troisième roman intitulé « Elsa » est publié. Deux ans plus tard, Peyrac sort un double album intitulé « Du Golden Gate à Monterey » qui contient quatorze chansons originales et nouvelles ainsi que dix succès réorchestrés. Un album, reprenant quelques-unes de ses plus belles chansons réenregistrées en duo avec d’autres artistes, est commercialisé le 14 octobre 2013 sous le titre « Et nous voilà ». Il déclare alors souffrir depuis 2012 d’une forme de leucémie. En juillet 2016, seul avec sa guitare, il donne un concert dans le cadre des Francofolies de Spa en Belgique. Une prestation acoustique qu’il va ensuite présenter pendant des mois à Paris, au théâtre des Mathurins, et aussi ailleurs comme à Maurage en Belgique (voir article détaillé sur ce spectacle en cliquant ICI).
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Sophie Duez en 1985

6 octobre 1962 : Naissance, à Nice, de l’actrice française Sophie DUEZ. Elle commence sa carrière artistique en 1983 comme choriste et danseuse de Patrick Bruel qui chante « Marre de cette nana-là » à la télé.

C’est suffisant pour qu’elle décroche ensuite un rôle dans le film « Marche à l’ombre » de Michel Blanc quelques mois plus tard. Elle s’essaie timidement à la chanson en 1985 en interprétant en duo avec Philippe Chatel la « chanson d’Emilie et du grand oiseau » extraite du spectacle musical « Emilie Jolie ». Mais sa carrière s’oriente définitivement vers les séries télévisées et le cinéma par la suite.
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Dominique A en 2012

6 octobre 1968 : Naissance, à Provins, de l’auteur, compositeur et interprète français Dominique A dont le vrai nom est Dominique Ané. Avec un père professeur et une mère au foyer, il passe son enfance et le début de son adolescence dans sa ville natale de Provins où il découvre la musique et la littérature. Ses goûts du moment vont au courant musical punk et à la new wave. Mais, avant la fin de ses études secondaires, il est contraint de suivre ses parents à Nantes où son père est muté. C’est dans cette ville qu’il tente des études de lettres et qu’il effectue divers petits boulots pendant qu’il fonde, avec trois copains, un groupe musical nommé « John Merrick ». Quelques 45 tours sont alors enregistrés par la formation. C’est donc au début des années 1990 qu’il commence à composer et enregistrer des chansons en solo. Il produit lui-même un premier disque que l’on qualifie de pop-rock minimaliste. Cet opus lui permet de se faire remarquer par le label Lithium qui lui propose d’enregistrer son deuxième album. Remarqué et encensé par certains professionnels, Dominique A se trouve un public qui va, dès 1992, l’applaudir sur scène. Le succès ne fait alors que s’amplifier grâce à des étapes comme le succès de « Twenty-two bar » (de l’album « La mémoire neuve » en 1995) puis une nomination comme révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique.

Sa carrière se poursuit de manière plutôt linéaire jusqu’au bouleversement dû à l’écoute de l’album « L’imprudence » de Bashung en 2002. Il décide à ce moment de se remettre en question et il ne produit pas lui-même son prochain album, « Tout sera comme avant », qui sort en 2004 avec un succès mitigé car ses admirateurs ne s’y retrouvent pas trop. En 2005, Dominique se rend au Groenland et ce voyage va inspirer son opus suivant, « L’horizon », qui sort en 2006. Il s’ensuit une grande tournée qui va faire l’objet d’un disque « live » qui est commercialisé en 2007: « Sur nos forces motrices ». Deux ans plus tard, Dominique A change encore ses plans et revient à ses premières amours en enregistrant seul, de manière minimaliste et électronique, les chansons de son album suivant intitulé « La musique ». Au début de l’année 2010, il reçoit de l’Académie Charles-Cros un prix pour l’ensemble de son oeuvre. Le mois de janvier 2012 marque les 20 ans de carrière de l’artiste qui, pour l’occasion, sort une intégrale de tous ses albums avec, en supplément, des titres inédits. Deux mois après, c’est un nouvel opus qui est dans les bacs des disquaires: « Vers les lueurs ». Ce neuvième album de Dominique A est encore différent avec, cette fois, des morceaux enregistrés avec un groupe de rock et un quintet à vent. Ce disque et ce renouveau lui permettent d’obtenir, en février 2013, la Victoire de la Musique comme « Artiste masculin de l’année ». Son dixième album studio a pour titre « Éléor ». Il parait en mars 2015 et connaît un beau succès grâce à une bonne médiatisation radio et télé. En 2018 sortent deux albums contrastés répondant aux envies à nouveau éclectiques de l’artiste. Ils ont pour titre « Toute latitude » (qui sort en mars) et « La fragilité » (qui est commercialisé en octobre).
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Colette Renard en 2010

6 octobre 2010 : Décès, à l’âge de 86 ans, de la chanteuse et actrice Colette RENARD, à Saint-Rémy-les-Chevreuse. Née Colette Raget le 1er novembre 1924 à Ermont, elle est avant tout l’une des plus grandes chanteuses populaires de l’après-guerre dont le répertoire parfois grivois a marqué l’histoire du music-hall. En 1956, elle participe à la comédie musicale « Irma la douce ». C’est le début d’une immense carrière dans le registre du cabaret. A Paris, l’Olympia et Bobino lui réservent des triomphes. Elle brille également sur les planches dans de nombreuses comédies musicales comme « Il était une fois l’opérette » ou dans des pièces de théâtre de boulevard comme « Folle Amanda » que Line Renaud interprétera aussi plus tard. En 1960, elle épouse le père de Michel Legrand, Raymond Legrand, un extraordinaire chef d’orchestre sous la direction duquel elle chante à de nombreuses reprises. Ils divorceront en 1969. Grand prix de l’Académie Charles-Cros, Officier des Arts et Lettres et Chevalière de la légion d’honneur, Colette Renard se révèle aussi comme une figure du cinéma et de la télévision. Elle joue notamment aux côtés d’Yves Montand dans le dernier film tourné par ce dernier: « IP5 » de Jean-Jacques Beineix en 1992. Et, entre août 2004 et septembre 2009, elle incarne le truculent personnage de Rachel Lévy, doyenne de la série télévisée française « Plus belle la vie ».
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4 OCTOBRE

Pochette Album de 2011

4 octobre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Julien CLERC, Paul-Alain Leclerc de son vrai nom. Il est encore enfant lorsque ses parents divorcent. Il se passionne pour le piano qu’il apprend à jouer. Il passe une grande partie de sa jeunesse à Bourg-la-Reine qu’il quitte ensuite pour Paris où il a l’ambition de vivre de la musique et, peut-être, de la chanson. En 1968, il se fait engager comme chanteur et comédien dans l’adaptation française de la comédie musicale américaine « Hair » à Paris. Il y interprète « Laissons entrer le soleil ».

Il rencontre alors la chanteuse France Gall avec qui il vit une histoire d’amour jusqu’en 1974. Leur séparation donne naissance à la chanson « Souffrir par toi n’est pas souffrir » enregistrée par Julien Clerc en 1975. Entretemps, de nombreux succès ont déjà émaillé la carrière de l’artiste: « Ce n’est rien » (1971), « Si on chantait » (1972), « Ca fait pleurer le bon dieu » (1973) et « Ballade pour un fou » (1975) notamment. Le chanteur est alors contacté pour tourner un film aux côtés de Miou-Miou: « D’amour et d’eau fraîche ». Cette première expérience cinématographique va se doubler d’une nouvelle histoire d’amour avec Miou-Miou cette fois. En 1978, son ami Maxime Le Forestier lui écrit la chanson « J’ai eu trente ans » à l’occasion de son anniversaire. Elle figure sur le même album que l’un de ses plus grands succès: « Ma préférence » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. En 1981, Julien Clerc et Miou-Miou se séparent. Un an plus tard sort un nouvel album dans une autre maison de disques (Virgin): le titre « Femmes je vous aime » devient vite un incontournable de son répertoire. L’interprète s’éloigne alors de l’auteur Etienne Roda-Gil et confie ses textes à d’autres plumes talentueuses. Et la popularité de Julien Clerc n’en souffre pas car ses disques continuent à très bien se vendre comme « Melissa » (1985) et « Hélène » (1987). En 1992, le chanteur retrouve toutefois Roda-Gil pour l’album « Utile ». Cinq ans plus tard, il fête ses 30 ans de scène en interprétant des duos avec Marc Lavoine, Renaud, Pascal Obispo, Maurane et Françoise Hardy. Un disque est enregistré à l’occasion de cette soirée exceptionnelle qui s’intitule simplement « Le 4 octobre ». Inlassablement, tous les deux ans ou presque, Julien Clerc enregistre un nouvel album. Il possède un certain talent pour dénicher l’auteur qui écrit efficacement les textes que sa musique vient épauler. En 2003, il ne suit pas cette démarche habituelle et s’en éloigne, le temps d’un opus, pour interpréter en français des grands standards du jazz et de la musique américains: ce disque intitulé « Studio » est un flop. En 2005, avec beaucoup d’habileté, Julien Clerc récupère son succès en évoquant, dans une chanson signée Maxime Le Forestier, sa « Double enfance ». L’album suivant a pour titre « Où s’en vont les avions ? » en 2008 et sert de support à sa tournée des 40 ans de carrière qui suit. Au cours de ce « Tour 09 », le concert du 16 juillet 2009 à Lyon est retransmis en direct et en 3D dans plusieurs cinémas de France. Cette « performance » permet à Julien Clerc de se distinguer comme le premier artiste européen à se prêter à ce genre de captation technologiquement avancée. En novembre 2011, il sort l’album « Fou peut-être » réalisé par Philippe Uminski et écrit avec la complicité de Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Gérard Manset, Alex Beaupain et Julien Doré: une belle palette d’auteurs de générations diverses pour un travail au final très cohérent. Durant la première moitié de l’année 2012, Julien Clerc se produit sur scène dans une formule symphonique puis, jonglant avec les styles et les genres différents, il se lance dans une tournée intitulée « Pianistic » où il se produit au piano accompagné par un pianiste. Parmi les grands succès de Julien Clerc qui n’ont pas encore été évoqués, on peut citer « La cavalerie » (1968), « La Californie » (1969), « Le cœur volcan » (1971), « Niagara » (1972), « Partir » (1977), « Ça commence comme un rêve d’enfant (1979), « Jungle Queen » (1980), « Lili voulait aller danser » (1982), « Cœur de rocker » (1983), « Fais-moi une place » (1989), « La belle est arrivée » (1994), « Si j’étais elle » (2000), « Jupe en laine » (2008) et « Hôtel des caravelles » (2011). Un nouvel opus de Julien Clerc est sorti à l’automne 2014 (« Partout la musique vient ») et une tournée de concerts a démarré en mars 2015. Puis, fin 2016, l’artiste célèbre ses 50 ans de chanson en offrant un album de ses grandes chansons reprises sous le titre global « Fans je vous aime ». Et, en 2017, Julien Clerc se lance dans une grande tournée où il compte offrir à ses admirateurs les chansons qu’ils vont lui demander. Pour ce faire, il s’oblige à répéter une quantité impressionnante de chansons pour être à même de les interpréter à la demande sur scène. Presque simultanément, l’artiste commercialise un nouvel album de titres originaux : « A nos amours ». Quelques mois plus tard, un coffret « anthologie » de 26 disques compacts est commercialisé : il reprend tous les albums studios enregistrées par Julien Clerc entre 1969 et 2014 avec, en bonus, trois CD de titres rares et inédits.
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Philippe Russo en 1986 – Photo (c) Catherine Réchard

4 octobre 1961 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Philippe RUSSO. Musicien de studio, Philippe a été, comme d’autres dans les années 1980 (Jean Schultheis par exemple), tenté par une carrière dans la chanson. Après une première expérience au sein du groupe parisien Frontpage, cela a plutôt démarré fort pour lui avec un « tube » intitulé « Magie Noire » en 1986.

Il a encore ensuite enregistré cinq 45 tours en tant que chanteur jusqu’en 1992 mais ces disques-là n’ont pas vraiment marché. Il a alors repris son boulot de musicien de studio et a aussi accompagné sur scène des artistes comme Marc Lavoine. En 2001, il compose la chanson « Les dimanches » pour Pierre Bachelet. Et, en 2003, il décroche un emploi de directeur artistique dans la firme de disques Sony Music à Paris. En tant que musicien, il a aussi travaillé avec Princess Erika, Kyo, Luz Casal, Patrick Bruel, Laurent Voulzy et Roch Voisine entre autres.
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NOËL NOËL dans les années 1950 – Photo (c) Parimage

4 octobre 1989 : Décès, à Nice, de l’acteur et chanteur français NOËL-NOËL. Né à Paris le 9 août 1897 sous le nom de Lucien Édouard Noël, il effectue ses études dans sa ville natale et apprend aussi le piano. Pendant, la première guerre mondiale, il travaille dans une banque puis est mobilisé en 1917 pendant quelques mois. Après le conflit mondial, il est engagé comme dessinateur humoristique pour les journaux français « Le Canard Enchaîné » et « l’Humanité ». Mais il a aussi la ferme intention de devenir chansonnier. C’est ainsi qu’en s’accompagnant au piano il se produit dans les cabarets parisiens « Le Noctambule » et « La Pie qui Chante ». Dès 1931, il enregistre toute une série de chansons pour les disques Odeon. Il s’agit de textes légers qui sont autant de témoignages de la vie quotidienne de l’époque: « Les étrennes », « Souvenir d’enfance » ou « L’enterrement ».

Parallèlement à cette carrière de chanteur-chansonnier, Noël-Noël entame aussi le tournage de nombreux films pour le cinéma et, peu à peu, délaisse la scène. A partir de 1934 toutefois, il s’efforce de se produire à l’ABC de Paris en fin d’année. Pendant la guerre, il continue à se produire sur plusieurs scènes parisiennes avant d’en être empêché par l’occupant allemand pour avoir chanté « Vaches de boches ». En 1950, passé de l’autre côté de la caméra, il réalise un film où il interprète ses succès: « La vie chantée ». Et il va poursuivre pendant près de vingt ans son travail de réalisateur et de comédien avant de se retirer à Nice où il décède le 4 octobre 1989.
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Patrick Duhamel en 1980 - Photo (c) Eliane - eternellement33.skyrock.com

Patrick Duhamel en 1980 – Photo (c) Eliane – eternellement33.skyrock.com

4 octobre 1999 : Décès de l’animateur radio et télé français Patrick DUHAMEL à l’âge de 52 ans des suites d’un malaise cardiaque. Né en Lozère le 23 août 1945, c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présenteur de l’émission de radio «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, etc. Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège. Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques mois avant de décéder, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Il est inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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STARFLAM Pochette album 2003YEL Pochette album 20034 octobre 2003 : Les albums de STARFFLAM (« Donne-moi de l’amour ») et de YEL (« Intimes illusions ») font leur entrée dans le classement des 30 albums les plus vendus en Belgique francophone.
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Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

4 octobre 2009 : Décès, à Hannut, du directeur artistique, producteur et musicien belge Georges DELFOSSE à l’âge de 89 ans. Frère du célèbre accordéoniste Hector Delfosse, Georges se passionna, lui, très tôt pour le saxophone. Mais, au fil des rencontres, c’est sa fonction de directeur artistique qui l’occupa le plus. A ce titre, il fit enregistrer de nombreux artistes durant les années 1960 et 1970. En 1980, son frère repère une mélodie autrichienne instrumentale et dansante sur laquelle il demande à Eric Genty d’écrire des paroles. La chanson devient « La danse des canards » et est enregistrée sur disque par l’interprète belge JJ Lionel. Georges Delfosse réalise le disque qui va se vendre comme des petits pains en 1981: 2.500.000 exemplaires en sont écoulé. Par la suite, Georges Delfosse se retire peu à peu des affaires pour se consacrer à sa famille et au saxophone.
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