10 SEPTEMBRE

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

10 septembre 1912 : Naissance, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une video amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.

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Mireille Dumas – Photo (c) Charlotte Schousboe – France 3

10 septembre 1953 : Naissance, à Chartres, de la productrice et animatrice de télévision française Mireille DUMAS. Son enfance se déroule en province où elle est élévée par sa mère suite au décès de son père alors qu’elle a trois ans. Professionnellement, elle commence par faire du théâtre avant de réaliser des documentaires pour la télévision dans les années 1980. En 1991, elle crée sa société de production, « MD productions ». Cette dernière se spécialise dans les documentaires télévisés sociétaux. Puis, un an plus tard, Mireille Dumas se tourne vers un projet d’émissions de rencontres plus intimistes où les invités se révèlent au plus profond d’eux-mêmes: « Bas les masques ». A partir de cette date, la productrice va accueillir un nombre impressionnant de personnalités venant se confier sur des sujets parfois très personnels. C’est ainsi que de nombreux artistes et chanteurs francophones de renom seront au programme de ses émissions: Michel Sardou, Enrico Macias, Gilbert Montagné, etc. En 2000, elle lance un nouveau concept du même type: « Vie privée vie publique » sur France 3. Le 12 mars 2012, confirmant une certaine affection pour la chanson et les chanteurs, c’est elle qui est choisie pour présenter sur France 3, en compagnie de Cyril Féraud, le 57e Concours Eurovision de la chanson en direct de Bakou en Azerbaïdjan. Cette opération a d’ailleurs été reconduite en 2013 à Malmö en Suède. A partir de ce moment, la chaîne de télévision publique France 3 diffuse régulièrement les émissions de Mireille Dumas consacrée à des stars de la chanson francophone comme Michel Jonasz et Salvatore Adamo ou des documentaires sur des carrières croisées comme celles de Françoise Hardy, Sheila et Sylvie Vartan par exemple.

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Pochette du single de 1997 « Bye bye »

10 septembre 1970 : Naissance, à Yaoundé au Cameroun, du rappeur français MENELIK aussi appelé MNLK et dont le vrai nom est Albert Tjamag. A l’âge de neuf ans, le petit Albert immigre en France où il est scolarisé à Paris. Il s’intéresse à la littérature et à la musique et, au cours de ses études à l’université en 1990, il rencontre Claude M’Barali, le futur MC Solaar, qui partage ses passions. Ce dernier s’apprête à enregistrer son premier disque, « Bouge de là », et Ménélik le suit dans cette nouvelle aventure musicale. Il enregistre alors un morceau qui figure sur une compilation rap: « Un petit rien de jazz ». Cela lui permet de se faire connaître sur le devant de la scène rap-jazz qui est très prisée, notamment, par les Britanniques. Sa popularité lui permet ainsi de sortir un premier album en 1995: « Phénoménélik ». On y trouve des chansons qui vont devenir des succès: « Tout baigne » et « Quelle aventure ».

Et l’artiste assure la première partie des concerts de MC Solaar qui, entretemps, est devenu une vedette. En 1996, Ménélik reçoit une Victoire de la Musique comme révélation masculine de l’année. Fort de ses premiers succès le rappeur enregistre un deuxième album disponible en 1997. Les deux premiers morceaux qui en sont extraits ne sont pas de nature à confirmer la popularité de Ménélik: « Faut se lâcher » et « Je me souviens » ne sont pas des tubes. Il faut donc attendre un troisième extrait remixé pour revoir Ménélik bien classé dans les ventes de disques avec « Bye bye ». 750.000 exemplaires du single sont vendus en l’espace de six mois. La préparation de l’album suivant avec ses différents voyages entre l’Europe et les Etats-Unis est très difficile et se termine par une grande dispute au sein de l’équipe. L’opus intitulé « OQP » sort toutefois mais il passe plutôt inaperçu tout comme l’album suivant qui est commercialisé un an plus tard: « E-Pop ». Petit à petit, Ménélik se désintéresse un peu de la musique au profit d’autres passions comme la création graphique, le lancement d’une ligne de vêtements, la photographie et le design. Toutefois, en 2008, Ménélik revient à la musique avec un nouvel album intitulé MNLK Project. Deux ans avant de déclarer qu’il arrête ses activités musicales. Pourtant, en 2017, il est de retour avec un morceau intitulé « Liquide » qui est extrait d’un nouvel album appelé « Qlassiks ». En 2018, il fait partie de la tournée « L’âge d’or du rap français » qui fait notamment escale, de façon exceptionnelle en Belgique, à La Louvière le 23 juin pour la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ».
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Bernard Degavre en 2006

Bernard Degavre en 2006

10 septembre 2006 : l’auteur, compositeur et interprète belge Bernard DEGAVRE se produit à 18h00 sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. S’accompagnant à l’harmonica et à la guitare, il est entouré de Guy Stroobant (guitare acoustique et banjo), Pierrot Debiesme (guitare acoustique, électrique et guitare-synthé), Barry Mc Neese (basse) et Philippe Mobers (batterie et percussions).
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10 septembre 2012 : Sur la chaîne de télé publique France 3, à 20 h. 45, Mireille Dumas propose le programme « Qui êtes-vous Michel Sardou ? ». Au cours de la soirée, Michel SARDOU revient sur les moments forts de sa carrière sans langue de bois et avec franchise. Il évoque aussi ses grands succès et parle aussi de son goût pour l’écriture de textes engagés dans ses chansons.

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5 MARS

 

AMINA en 1989 – Photo (c) Russell Young

5 mars 1962 : Naissance, à Carthage en Tunisie, de la chanteuse et actrice AMINA. Son père est français mais c’est sa mère, tunisienne, musicienne et compositrice, qui élève Amina Annabi après leur divorce. Grâce à un oncle qui est à l’origine de la création du festival musical de Tabarka, Amina se familiarise avec divers genres musicaux. En 1975, elle suit sa mère et s’installe en France. Elle n’a que treize ans mais se dirige déjà vers une carrière artistique: danse, chant classique et traditionnel égyptien. Trois ans plus tard, elle chante dans un groupe qui se produit dans les lycées. En 1982, elle rencontre un producteur et musicien, Martin Meissonnier, qui s’occupe de musique du monde et s’intéresse à la démarche d’Amina. Un an après la naissance de sa fille, Amina Annabi remporte un concours de rap et enregistre un premier 45 tours. Toujours en 1986, elle participe à un duo, « Shango », avec Afrika Bambaataa. Puis elle collabore avec le Japonais Yasuaki Shimizu et est choriste sur l’album d’Haruomi Hosono, autre musicien japonais. Elle est la vedette d’une tournée au Japon en 1987. Son tout premier album sort en 1990. C’est « Yalil » qui est simultanément commercialisé dans 22 pays dont les États-Unis où il est cinquième du classement « world music » dans le magazine professionnel « Billboard ». En France, le prix Piaf 1991 lui est décerné. Le 4 mai 1991, elle participe au Concours Eurovision de la chanson organisé à Rome. Pour la France, elle chante « Le dernier qui a parlé » et se classe deuxième.

Son deuxième album, coproduit par Wazis Diop sort en 1992. C’est aussi un succès qui précède une tournée internationale. Multipliant les expériences musicales mais aussi cinématographiques, Amina ne sort son troisième album qu’en 1999. Elle chante aussi dans un trio féminin: « Les Orientales ». En 2008, au cinéma, elle joue dans une comédie musicale retraçant l’histoire du dictateur lybien Mouammar Kadafi et, un an plus tard, elle obtient également un rôle dans le film « Cairo Time ». Puis, en 2011, elle est au générique du film « Polisse » de Maïwenn.
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5 mars 1969 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de MC SOLAAR, de son vrai nom Claude M’Barali. Mc Solaar est sans doute le premier artiste à avoir popularisé le rap en France. Et cela est sans doute dû également au côté consensuel du genre qu’il a décidé d’interpréter. Ses textes ne contenant aucune violence sont plutôt influencés par l’observation poétique des choses de la rue. L’un de ses grands succès des années 1990 fut « Nouveau western » dont la musique était basée sur un sample du célébrissime « Bonnie and Clyde » de Serge Gainsbourg.

 

Mais MC Solaar a régulièrement flirté avec la cîme des hit parades grâce à des titres comme « Caroline », « Bouge de là », « Victime de la mode » et « Solaar pleure » par exemple. Claude M’Barali a quitté l’Afrique très tôt pour suivre ses parents en région parisienne. A douze ans, il se rend chez un oncle vivant au Caire où il reste neuf mois. En 1988, il passe son bac en France. Puis, il suit des études de langues et de philosophie à l’université de Jussieu. Mais la musique et la langue française prennent le dessus et sa passion pour le rap va l’amener à pratiquer de plus en plus le genre. Il se fait remarquer par le métier et, en 1990, il enregistre un premier titre: « Bouge de là » qui est, de suite, un succès. Un premier passage à la télé française confirme cette popularité naissante: chez Christophe Dechavanne dans « Ciel mon mardi ! ». Dans la foulée, fin 1991, MC Solaar sort son premier album: « Qui sème le vent récolte le tempo ». 400.000 exemplaires en sont vendus. Une tournée internationale est alors programmée en francophonie: en Europe, en Afrique et aux Etats-Unis. L’album « Prose Combat » sorti en 1994 se vend dans plus de 20 pays. En 1995, MC Solaar reçoit la Victoire de la Musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Adopté par les milieux culturels français pour la qualité de ses textes et son look soigné, l’artiste est plutôt boudé par les autres rappeurs. Cela ne l’empêche pas d’aider de jeunes collègues comme Bambi Cruz dont il produit le premier disque. Suite à un conflit juridique avec sa première maison de disques, les quatre premiers albums de MC Solaar commercialisés chez Polydor ne sont plus trouvables dans le commerce depuis le début des années 2000. En février 2001 sort l’album « Cinquième As ». Le rap de Solaar y est plus dur avec des titres comme « Solaar Pleure » ou « Hasta la Vista ».

Deux ans plus tard, l’album « Mach 6 » est commercialisé mais n’est pas un record de ventes malgré de bons titres comme « Au pays de Ghandi ». MC Solaar s’accorde une pause et attend quatre ans avant « Chapitre 7 », nouvel opus publié en 2007. Les influences musicales sont très variées et le titre « Da Vinci Claude » marche bien. MC Solaar reçoit la Victoire de la musique pour l’Album de musique urbaine de l’année 2008. C’est à ce moment que le rappeur reprend la musique du film de de Rabbi Jacob pour en faire le « Rabbi muffin » qui est inclus dans la comédie musicale tirée du film de Gérard Oury. Après dix ans d’absence discographique, MC Solaar sort un nouvel album, « Géopoétique », en novembre 2017. Le premier single qui en extrait a pour titre « Sonotone ». Le 9 février 2018, l’opus reçoit la Victoire de la Musique de l’album de chansons où il était en compétition avec le duo Brigitte et Albin de la Simone.

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Renan Luce en 2014

5 mars 1980 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Renan LUCE. Son enfance et son adolescence se déroulent en Bretagne dans le Finistère. Avec sa soeur Claire et son frère Damien, Renan participe à la chorale du village et cela lui donne le goût de la musique, du chant et de la chanson. Cela l’encourage ensuite à suivre des cours de piano classique avec son frère. D’abord à Brest puis à Saint-Brieuc où il apprend le saxophone avant de développer seul des compositions à la guitare. Il suit alors les cours du lycée saint-Vincent à Rennes et commence à proposer ses compositions et chansons dans des bars spécialisés ainsi que dans certains festivals. Il fréquente ensuite l’Ecole Supérieure du Commerce de Toulouse pendant deux ans avant de partir pour Paris pour se consacrer exclusivement à la musique et à la chanson. Il se fait connaître des professionnels et ne tarde pas à rencontrer un éditeur puis un manager qui lui propose de chanter au théâtre Le Méry à Paris. Il s’y fait remarquer par d’autres artistes qui viennent régulièrement le voir comme Renaud et Bénabar. Et il finit par signer un contrat discographique chez Barclay à la fin de l’année 2005. Ses chansons séduisent d’emblée un certain nombre d’organisateurs de festivals et Renan Luce se retrouve à l’affiche de « Mars en Chansons » à Charleroi (B), d' »Alors, chante! » à Montauban (F) ou des Francofolies de la Rochelle (F). Et le jeune artiste assure la première partie du concert de Bénabar au Zénith de Paris le 7 juin 2006 alors même que son premier album n’est pas encore commercialisé et qu’il ne le sera qu’en septembre de la même année. Les chansons qui révèlent Renan Luce ont pour titres « Les voisines », « La lettre » et « Repenti ».

Ce sont ces chansons qui lui font écouler son premier album à plus de 800.000 exemplaires recensés au mois d’avril 2008 alors qu’il a reçu deux Victoires de la Musique quelques semaines plus tôt. En pleine gloire, il songe déjà à préparer son deuxième opus qui sort en octobre 2009 et qui a pour titre « Le Clan des Miros ». Deux chansons sont envoyées aux médias pour le faire connaître : « La fille de la bande  » et « On n’est pas à une bêtise près ». Et le plaisir d’écoute de l’album se poursuit dans les salles de spectacles de la francophonie (France, Belgique, Suisse, Québec, Réunion) où Renan se produit à plus de 200 reprises à la fin 2009 et au début 2010. Au milieu de l’année 2010, il s’avère que ce nouvel album s’est déjà vendu à 230.000 copies. A ce moment, l’artiste éprouve le besoin de se recentrer et de faire une pause après le tumulte médiatique qu’il a connu. En octobre 2011, se lance ainsi dans la tournée « Seuls à trois » où il retrouve ses amis Alexis HK et Benoît Dorémus. Trois ans plus tard, Renan Luce retrouve l’inspiration et le chemin des studios qui lui permettent d’enregistrer son troisième album auquel il donne un titre étonnant : « D’une tonne à un tout petit poids ». L’opus connaît un succès moindre que les deux précédents même si la chanson « Appelle quand tu te réveilles » effectue un beau parcours sur différentes radios francophones européennes. En 2019, Renan Luce propose un nouvel opus éponyme dont l’environnement musical est surprenant de beauté : des arrangements et un orchestre symphonique y habillent les chansons de manière très classieuse.
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