Belgique francophone: Dion, Renaud et Girac meilleures ventes de disques en 2016

Les meilleures ventes d’albums pour 2016 en Belgique francophone sont d’expression française. Et c’est d’autant plus satisfaisant que, pour la deuxième année consécutive, les ventes de supports physiques comme les CD et vinyles sont en hausse avec un chiffre de près de 7 % d’augmentation.
.

C’est la chanteuse québécoise Céline Dion qui a vendu le plus de disques l’an dernier dans la partie francophone du pays. Son album « Encore un soir » précède le « Phénix » de Renaud qui signe ainsi un fameux retour gagnant. Quant à la troisième marche du podium, elle est occupée par Kendji Girac.
.
.
.

Tags: , , , , , , , ,

24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
.
**********
.

Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
.
**********
.

Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
.
***********
.

Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
.
**********
.

Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
.
**********
.

STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.

.
**********
.
JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.

.
.
**********
.
.
1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

7 JANVIER

Photo (c) KoS

7 janvier 1993 : Le music-hall parisien de l’Olympia est classé monument historique culturel par le ministre de la Culture français, Jack Lang. Bâti cent ans plus tôt au 28 du boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris, l’Olympia est le plus ancien music-hall parisien encore en activité. Ayant connu des fortunes diverses, c’est en 1953 qu’il devient une salle de spectacle où Gilbert Bécaud est le premier artiste à se produire. Le chanteur français reste d’ailleurs un fervent adepte de cette scène jusqu’à sa mort en 2001. En 1995, Michel Sardou établit le record de durée d’un artiste sur scène en restant à l’affiche pendant six mois. Au début des années 1990, il est prévu de démolir le bâtiment qui accueille le music-hall dans le cadre de la restructuration du quartier. L’acte posé par Jack Lang en 1993 va obliger les promoteurs immobiliers à préserver l’endroit en le reconstruisant à l’identique quelques mètres plus loin. C’est le 14 avril 1997 qu’a lieu le dernier concert dans l’ancienne salle de l’Olympia avant sa destruction. Quant au nouveau music-hall, il ouvre ses portes en novembre 1997 avec un spectacle très symbolique de Gilbert Bécaud. Si la salle et la scène sont restées quasiment pareilles, les coulisses ont un peu changé et l’Olympia a surtout pu profiter des dernières adaptations techniques nécessaires pour cette infrastructure désormais à la page.

.
**********
.

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

7 janvier 2018 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, où elle était hospitalisée pour une récidive de son cancer, de la chanteuse française France GALL à l’âge de 70 ans. A sa naissance à Paris le 9 octobre 1947, l’artiste se prénomme réellement Isabelle Geneviève Marie Anne. Elle naît dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment écrit « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts de Piaf ou de Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg. Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais. A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ». La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat. Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de mai 1968 qui l’effraient. En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas. En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde. Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse. Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes. Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978). L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ». Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988). Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle. France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015. A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

6 DECEMBRE

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

6 décembre 1929 : Naissance, à Coulommiers, du journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (1971), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (1980). C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.

.
**********
.

Lucienne Boyer dans les années 1950

6 décembre 1983 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Lucienne BOYER. Née à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer, elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires, en Argentine, où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ». En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail. Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle fait une apparition sur scène aux côtés de sa fille Jacqueline. Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
.
**********
.

M : pochette de l'album "Qui de nous deux" en 2003

M : pochette de l’album « Qui de nous deux » en 2003

6 décembre 2003 : Les nouveaux disques de Frédéric FRANCOIS (« Les romances de toujours » 49e), Patricia KAAS (« Sexe Fort », 35e), et M (« Qui de nous deux », 13e) font leur apparition dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

4 OCTOBRE

Pochette Album de 2011

4 octobre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Julien CLERC, Paul-Alain Leclerc de son vrai nom. Il est encore enfant lorsque ses parents divorcent. Il se passionne pour le piano qu’il apprend à jouer. Il passe une grande partie de sa jeunesse à Bourg-la-Reine qu’il quitte ensuite pour Paris où il a l’ambition de vivre de la musique et, peut-être, de la chanson. En 1968, il se fait engager comme chanteur et comédien dans l’adaptation française de la comédie musicale américaine « Hair » à Paris. Il y interprète « Laissons entrer le soleil ».

Il rencontre alors la chanteuse France Gall avec qui il vit une histoire d’amour jusqu’en 1974. Leur séparation donne naissance à la chanson « Souffrir par toi n’est pas souffrir » enregistrée par Julien Clerc en 1975. Entretemps, de nombreux succès ont déjà émaillé la carrière de l’artiste: « Ce n’est rien » (1971), « Si on chantait » (1972), « Ca fait pleurer le bon dieu » (1973) et « Ballade pour un fou » (1975) notamment. Le chanteur est alors contacté pour tourner un film aux côtés de Miou-Miou: « D’amour et d’eau fraîche ». Cette première expérience cinématographique va se doubler d’une nouvelle histoire d’amour avec Miou-Miou cette fois. En 1978, son ami Maxime Le Forestier lui écrit la chanson « J’ai eu trente ans » à l’occasion de son anniversaire. Elle figure sur le même album que l’un de ses plus grands succès: « Ma préférence » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. En 1981, Julien Clerc et Miou-Miou se séparent. Un an plus tard sort un nouvel album dans une autre maison de disques (Virgin): le titre « Femmes je vous aime » devient vite un incontournable de son répertoire. L’interprète s’éloigne alors de l’auteur Etienne Roda-Gil et confie ses textes à d’autres plumes talentueuses. Et la popularité de Julien Clerc n’en souffre pas car ses disques continuent à très bien se vendre comme « Melissa » (1985) et « Hélène » (1987). En 1992, le chanteur retrouve toutefois Roda-Gil pour l’album « Utile ». Cinq ans plus tard, il fête ses 30 ans de scène en interprétant des duos avec Marc Lavoine, Renaud, Pascal Obispo, Maurane et Françoise Hardy. Un disque est enregistré à l’occasion de cette soirée exceptionnelle qui s’intitule simplement « Le 4 octobre ». Inlassablement, tous les deux ans ou presque, Julien Clerc enregistre un nouvel album. Il possède un certain talent pour dénicher l’auteur qui écrit efficacement les textes que sa musique vient épauler. En 2003, il ne suit pas cette démarche habituelle et s’en éloigne, le temps d’un opus, pour interpréter en français des grands standards du jazz et de la musique américains: ce disque intitulé « Studio » est un flop. En 2005, avec beaucoup d’habileté, Julien Clerc récupère son succès en évoquant, dans une chanson signée Maxime Le Forestier, sa « Double enfance ». L’album suivant a pour titre « Où s’en vont les avions ? » en 2008 et sert de support à sa tournée des 40 ans de carrière qui suit. Au cours de ce « Tour 09 », le concert du 16 juillet 2009 à Lyon est retransmis en direct et en 3D dans plusieurs cinémas de France. Cette « performance » permet à Julien Clerc de se distinguer comme le premier artiste européen à se prêter à ce genre de captation technologiquement avancée. En novembre 2011, il sort l’album « Fou peut-être » réalisé par Philippe Uminski et écrit avec la complicité de Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Gérard Manset, Alex Beaupain et Julien Doré: une belle palette d’auteurs de générations diverses pour un travail au final très cohérent. Durant la première moitié de l’année 2012, Julien Clerc se produit sur scène dans une formule symphonique puis, jonglant avec les styles et les genres différents, il se lance dans une tournée intitulée « Pianistic » où il se produit au piano accompagné par un pianiste. Parmi les grands succès de Julien Clerc qui n’ont pas encore été évoqués, on peut citer « La cavalerie » (1968), « La Californie » (1969), « Le cœur volcan » (1971), « Niagara » (1972), « Partir » (1977), « Ça commence comme un rêve d’enfant (1979), « Jungle Queen » (1980), « Lili voulait aller danser » (1982), « Cœur de rocker » (1983), « Fais-moi une place » (1989), « La belle est arrivée » (1994), « Si j’étais elle » (2000), « Jupe en laine » (2008) et « Hôtel des caravelles » (2011). Un nouvel opus de Julien Clerc est sorti à l’automne 2014 (« Partout la musique vient ») et une tournée de concerts a démarré en mars 2015. Puis, fin 2016, l’artiste célèbre ses 50 ans de chanson en offrant un album de ses grandes chansons reprises sous le titre global « Fans je vous aime ». Et, en 2017, Julien Clerc se lance dans une grande tournée où il compte offrir à ses admirateurs les chansons qu’ils vont lui demander. Pour ce faire, il s’oblige à répéter une quantité impressionnante de chansons pour être à même de les interpréter à la demande sur scène. Presque simultanément, l’artiste commercialise un nouvel album de titres originaux : « A nos amours ». Quelques mois plus tard, un coffret « anthologie » de 26 disques compacts est commercialisé : il reprend tous les albums studios enregistrées par Julien Clerc entre 1969 et 2014 avec, en bonus, trois CD de titres rares et inédits.
.
**********
.

Philippe Russo en 1986 – Photo (c) Catherine Réchard

4 octobre 1961 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Philippe RUSSO. Musicien de studio, Philippe a été, comme d’autres dans les années 1980 (Jean Schultheis par exemple), tenté par une carrière dans la chanson. Après une première expérience au sein du groupe parisien Frontpage, cela a plutôt démarré fort pour lui avec un « tube » intitulé « Magie Noire » en 1986.

Il a encore ensuite enregistré cinq 45 tours en tant que chanteur jusqu’en 1992 mais ces disques-là n’ont pas vraiment marché. Il a alors repris son boulot de musicien de studio et a aussi accompagné sur scène des artistes comme Marc Lavoine. En 2001, il compose la chanson « Les dimanches » pour Pierre Bachelet. Et, en 2003, il décroche un emploi de directeur artistique dans la firme de disques Sony Music à Paris. En tant que musicien, il a aussi travaillé avec Princess Erika, Kyo, Luz Casal, Patrick Bruel, Laurent Voulzy et Roch Voisine entre autres.
.
**********
.

NOËL NOËL dans les années 1950 – Photo (c) Parimage

4 octobre 1989 : Décès, à Nice, de l’acteur et chanteur français NOËL-NOËL. Né à Paris le 9 août 1897 sous le nom de Lucien Édouard Noël, il effectue ses études dans sa ville natale et apprend aussi le piano. Pendant, la première guerre mondiale, il travaille dans une banque puis est mobilisé en 1917 pendant quelques mois. Après le conflit mondial, il est engagé comme dessinateur humoristique pour les journaux français « Le Canard Enchaîné » et « l’Humanité ». Mais il a aussi la ferme intention de devenir chansonnier. C’est ainsi qu’en s’accompagnant au piano il se produit dans les cabarets parisiens « Le Noctambule » et « La Pie qui Chante ». Dès 1931, il enregistre toute une série de chansons pour les disques Odeon. Il s’agit de textes légers qui sont autant de témoignages de la vie quotidienne de l’époque: « Les étrennes », « Souvenir d’enfance » ou « L’enterrement ».

Parallèlement à cette carrière de chanteur-chansonnier, Noël-Noël entame aussi le tournage de nombreux films pour le cinéma et, peu à peu, délaisse la scène. A partir de 1934 toutefois, il s’efforce de se produire à l’ABC de Paris en fin d’année. Pendant la guerre, il continue à se produire sur plusieurs scènes parisiennes avant d’en être empêché par l’occupant allemand pour avoir chanté « Vaches de boches ». En 1950, passé de l’autre côté de la caméra, il réalise un film où il interprète ses succès: « La vie chantée ». Et il va poursuivre pendant près de vingt ans son travail de réalisateur et de comédien avant de se retirer à Nice où il décède le 4 octobre 1989.
.
**********
.

Patrick Duhamel en 1980 - Photo (c) Eliane - eternellement33.skyrock.com

Patrick Duhamel en 1980 – Photo (c) Eliane – eternellement33.skyrock.com

4 octobre 1999 : Décès de l’animateur radio et télé français Patrick DUHAMEL à l’âge de 54 ans des suites d’un malaise cardiaque. Né en Lozère le 23 août 1945, c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présenteur de l’émission de radio «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, etc. Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège. Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques mois avant de décéder, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Il est inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
.
**********
.
STARFLAM Pochette album 2003YEL Pochette album 20034 octobre 2003 : Les albums de STARFFLAM (« Donne-moi de l’amour ») et de YEL (« Intimes illusions ») font leur entrée dans le classement des 30 albums les plus vendus en Belgique francophone.
.
**********
.

Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

4 octobre 2009 : Décès, à Hannut, du directeur artistique, producteur et musicien belge Georges DELFOSSE à l’âge de 89 ans. Frère du célèbre accordéoniste Hector Delfosse, Georges se passionna, lui, très tôt pour le saxophone. Mais, au fil des rencontres, c’est sa fonction de directeur artistique qui l’occupa le plus. A ce titre, il fit enregistrer de nombreux artistes durant les années 1960 et 1970. En 1980, son frère repère une mélodie autrichienne instrumentale et dansante sur laquelle il demande à Eric Genty d’écrire des paroles. La chanson devient « La danse des canards » et est enregistrée sur disque par l’interprète belge JJ Lionel. Georges Delfosse réalise le disque qui va se vendre comme des petits pains en 1981: 2.500.000 exemplaires en sont écoulé. Par la suite, Georges Delfosse se retire peu à peu des affaires pour se consacrer à sa famille et au saxophone.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

.
**********
.

Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »).
.
**********
.

Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il fréquente ensuite les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique qui lui fait signer un contrat chez Polydor en 1969. Il enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ». Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de passer à l’Olympia de Paris en 1976.

Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société française des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ». Au milieu des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, Jean-Michel est victime d’un accident sur l’autoroute A10 à Rambouillet lorsque son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982. En 2018, grâce à sa fille, Madeline Caradec, et à l’Association des Amis de Jean-Michel Caradec, il est désormais possible de trouver, réunie sur cinq disques compacts, l’intégrale des chansons et des inédits de l’artiste. Il s’agit là d’un travail extraordinaire publié chez EPM : un véritable bijou pour tous ceux qui apprécieront toujours les talents de Jean-Michel Caradec.
.
**********
.
MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

.

**********

.

Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

3 JUILLET

3 juillet 1942 : Naissance, à Paris, de Claude Moine dit Eddy MITCHELL, chanteur français. Son père travaille dans les transports public parisiens et sa mère est employée de banque. Son père est un passionné de cinéma qui y emmène souvent le petit Claude et ce dernier va prendre goût pour les westerns américains. La musique devient aussi une passion pour Claude lorsqu’il découvre le rock and roll et Elvis Presley en 1953. A la fin de ses études secondaires, Claude va effectuer diverses petites professions dont celle de coursier pour une banque dont l’agence est située à proximité du Golf Drouot. Cet endroit branché permet aux jeunes de se retrouver pour écouter de la musique « dans le vent ». Claude y apprécie les disques américains que l’on y découvre avant tout le monde. En 1958, le pionnier du rock and roll, l’Américain Bill Haley se produit à Paris avec son orchestre « The Comets ». Claude se dit qu’il se verrait bien, lui aussi, en chanteur de rock français et il décide de former un groupe pour jouer dans les bals: Eddy Dane et les Danners. Cette formation évolue au fil des changements de musiciens et s’appelle ensuite « les Five Rocks » avant de devenir les « Cinq Rocks ». Leur musique séduit Henri Leproux, le patron du Golf Drouot, qui leur demande de venir jouer chez lui. Petit à petit, Claude Moine pense qu’il faut avoir un nom plus américain pour chanter du rock même si c’est en français. Il choisit ainsi le pseudonyme d’Eddy Mitchell. A ce moment, un de ses amis, Jean-Philippe Smet, commence à enregistrer des disques sous le nom de Johnny Hallyday. Il décide donc, lui aussi, de tenter sa chance auprès des maisons de disques et il choisit Barclay qui est la première dans la liste alphabétique du bottin. En novembre 1960, il se présente à une audition avec ses quatre compères des « Cinq Rocks » et il décroche un contrat de trois ans. Ils enregistrent immédiatement un premier disque qui sort en janvier 1961 sous le nom des « Chaussettes Noires » car Eddie Barclay a obtenu un accord promotionnel pour leur disque avec la firme de chaussettes Stemm. Ce qui est, finalement, le premier groupe français de rock and roll connaît immédiatement le succès. Il est de tous les rendez-vous des jeunes et se produit à plusieurs reprises au Palais des Sports de Paris. Le 1er mars 1962, Claude Moine est appelé à effectuer son service militaire à Montlhéry et à Paris. Et ce sont ensuite les autres « Chaussettes Noires » qui sont appelés à leur tour sous les drapeaux. Malgré ces activités contraignantes, chacun met du sien pour poursuivre les enregistrements mais cela devient de plus en plus difficile. Et, petit à petit, Eddy Mitchell commence à enregistrer des chansons en solo avec un style éloigné du rock pur et dur. Cette situation va durer pendant quelques mois: jusqu’à la fin de l’année 1963 quand le chanteur décide de se séparer des « Chaussettes Noires » qui poursuivent leur chemin sans lui mais en lui intentant un procès au passage. Désormais seul sur scène et sur disque, Eddy Mitchell oriente volontairement son répertoire vers la variété-rock francophone. Il recueille un très grand succès en 1964 avec « Toujours un coin qui me rappelle » et, ensuite, en 1965, avec « Alice ».

Suivant la mode, Eddy Mitchell évolue aussi vers le rythm’n’blues tout en restant résolument rock et, jusqu’au début des années 1970, ses ventes de disques redeviennent plutôt confidentielles. Sur une idée de son manager Jean Fernandez, il part pour Nashville en 1974 où il redécouvre le rock qui a évolué. Il décide d’y enregistrer un album qui a pour titre logique « Rocking in Nashville ». Il y mélange des rythmes rock et des mélodies country qui font mouche lors de la sortie de l’opus en France: « Je vais craquer bientôt », « C’est la vie mon chéri », « A crédit et en stéréo » ou « C’est un rocker » sont à nouveau des « tubes ». Cet album du retour gagnant est suivi en 1975 de « Made in USA », lui aussi enregistré à Nashville, qui contient le hit « Une terre promise ». D’autres 33 tours sont encore enregistrés en Louisiane comme « Sur la route de Memphis » en 1976 et le cultissime « La dernière séance » en 1977. A partir de ce moment, Eddy Mitchell ne quitte plus jamais la tête du peloton des chanteurs français les plus populaires. La liste des chansons plébiscitées par le public s’allonge au fil des ans: « Il ne rentre pas ce soir » (1978), « Tu peux préparer le café noir » (1979), « Couleur menthe à l’eau » (1980), « Le cimetière des éléphants » (1982), « Nashville ou Belleville » (1984), « Lèche-botte blues » (1989), « Rio Grande » (1993), « Un portrait de Norman Rockwell » (1996), « J’aime pas les gens heureux » (1999), « J’aime les interdits » (2003), etc.

En novembre 2009, il annonce que sa tournée de concerts 2010-2011 est la dernière de toute une série qu’il a menées de main de maître depuis les années 1960. Et il se produit à travers la France, la Suisse et la Belgique avant d’effectuer ses trois dernières représentations sur la scène de l’Olympia de Paris. Le 15 juin 2013, Eddy Mitchell rejoint son ami de toujours, Johnny Hallyday, qui fête ses 70 ans sur la scène du palais des sports de Bercy à Paris, et interprète une chanson en duo avec lui. En octobre 2013, Eddy Mitchell sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis: « Héros ». En novembre 2014, il rejoint Johnny Hallyday mais aussi Jacques Dutronc sur la scène de Bercy pour quelques concerts exceptionnels nommés « Les Vieilles Canailles ». En octobre 2015, Eddy Mitchell sort son trente sixième album studio: « Big Band ». En mars 2016, accompagné par un big band de 17 musiciens, l’artiste retrouve, avec un plaisir non dissimulé, la scène et son public au Palais des Sports de Paris: il n’est cette fois plus question de tournée d’adieu. Mieux: au printemps 2017, il retrouve ses compères Dutronc et Hallyday pour une tournée des « Vieilles Canailles » en France et en Belgique. L’un de ses concerts, celui de Paris-Bercy, est retransmis en direct sur la chaîne privée de télé française TF1 le samedi 24 juin 2017. La même année, Eddy Mitchell, également surnommé Schmoll, sacrifie à la mode des duos avec un album intitulé « La même tribu ». Parmi les artistes invités, il y a, bien sûr, Johnny Hallyday mais aussi Alain Souchon, Renaud, Julien Clerc, Arno, Jacques Dutronc, Christophe ou encore Brigitte. Un deuxième volume de cet opus est commercialisé un an plus tard alors que Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017. Les duos sont cette fois interprétés en compagnie de Calogero, Véronique Sanson, Pascal Obispo, Juliette Armanet, Maxime Le Forestier, Héléna Noguerra, William Sheller, Cécile de France ou encore, notamment, Michel Jonasz
.
**********
.

Michel Polnareff en 1972 – Photo (c) Tony Frank

3 juillet 1944 : Naissance, à Nérac, de l’auteur, compositeur et interprète français Michel POLNAREFF. Le petit Michel est élevé dans la musique puisque son père était le compositeur Léo Poll qui a écrit de nombreux succès notamment pour Mouloudji et Edith Piaf. A quatre ans, il commence à étudier le piano. Exceptionnellement, alors qu’il est âgé de onze ans, il reçoit le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. En 1964, il quitte le foyer familial pour entamer une vie de musicien de rue qui fait la manche en reprenant des chansons connues à l’aide de sa guitare. Un an plus tard, il s’inscrit à un concours de rock qui a lieu à la Locomotive, club parisien branché, et il gagne un contrat avec la firme de disques Barclay. Le jeune Polnareff refuse le prix. Sur les conseils d’un ami, il finit cependant par accepter la sortie d’un disque sur le label Az. Mais il exige la participation de Jimmy Page à la guitare et de John Paul Jones à la basse. La chanson, « La poupée qui fait non », est enregistrée à Londres avec les musiciens en question et elle est un énorme « tube » dès sa sortie en France en mai 1966.

Après ce coup d’essai qui est un coup de maître, Michel Polnareff enchaîne les « tubes » à grande vitesse: « Love me please love me », « Sous quelle étoile suis-je né ? », « Le roi des fourmis », « Le bal des Laze », « Tous les bateaux tous les oiseaux » ou « Dans la maison vide ». Parallèlement à ses succès discographiques, Polnareff se révèle un excellent chanteur sur scène et ses prestations constituent de grands moments de spectacle. Le début des années 1970 est difficile pour l’artiste qui se sent obligé de chanter « Je suis un homme » pour répondre à certaines critiques. Agressé lors d’un concert à Périgueux (F), il est ensuite très affecté par le suicide de Lucien Morisse qui était le directeur des disques Az lorsqu’il signa son premier contrat. Polnareff annule alors une tournée et se retrouve à jouer du piano dans l’orchestre de Johnny Hallyday au Palais des Sports de Paris en 1971. Il y apparaît, pour la première fois, coiffé de boucles blondes et chaussant de grosses lunettes aux branches blanches. C’est à cette époque qu’il compose aussi ses premières musiques de films: pour « Ca n’arrive qu’aux autres » de Nadine Trintignant et « La folie des grandeurs » de Gérard Oury. En 1972, Michel Polnareff se produit à l’Olympia en fin d’année: il y chante « Holidays » et « On ira tous au paradis », les succès du moment, dans une mise en scène très futuriste. Mais ce qui défraie la chronique, c’est l’affiche annonçant ses concerts et sur laquelle le chanteur dévoile ses fesses. Elle lui vaut de répondre d’attentat à la pudeur devant la justice et de devoir s’acquitter d’une amende de 60.000 francs français (+ ou – 9.000 euros). En 1973, après une tournée internationale importante, Polnareff découvre que son agent l’a escroqué, a mis les voiles en emportant la caisse et, surtout, n’a pas payé ses impôts. Il décide alors de s’exiler aux Etats-Unis et s’installe à Los Angeles. Là-bas, il enregistre un album en anglais qui porte le titre de « Fame à la mode ». Ne pouvant remettre les pieds en France pour des raisons fiscales, il décide de se produire en Belgique, à Forest-National, où de nombreux admirateurs français ont fait le voyage. Quelques mois plus tard, il sacrifie à la mode disco en composant un instrumental qui est la musique du film « Lipstick ». Puis, en 1977, il compose la chanson « Lettre à France » dont le texte, écrit par Jean-Loup Dabadie, évoque la nostalgie de son pays natal. Il revient d’ailleurs en France en 1978 pour assister au procès concernant sa dette fiscale. L’album, « Coucou me revoilou », qu’il sort à cette époque, n’obtient pas le succès escompté mais il se rattrape trois ans plus tard avec l’opus « Bulles » qui retient l’attention des medias pour les chansons « Radio » ou « Tam tam ». En 1984, Polnareff décide de s’installer à nouveau en France et il y reste pendant dix ans. Il y produit nombre de chansons et de musiques de films qui vont connaître des succès inégaux: « Viens te faire chahuter », « Goodbye Marylou », « LNA HO » ou « Kama sutra ». Après une opération de la cataracte qui lui rend la vue qu’il avait partiellement perdue, il repart aux Etats-Unis et enregistre, à Los Angeles, l’album « Roxy » en 1995. La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante ne sont pas des plus riches pour Polnareff et il faut attendre 2006 pour voir l’artiste annoncer son retour sur scène en France. Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient sur une scène française après trente-quatre ans d’absence. Ce retour de l’artiste à la crinière blonde et aux lunettes blanches attire plus d’un million de spectateurs sur la tournée de 60 dates qui suit Bercy. En mars 2007, il reçoit une Victoire d’honneur pour son oeuvre. Puis, Michel Polnareff adopte un petit garçon dont il a d’abord cru, à tort, être le père naturel. Sept ans après son dernier passage sur scène, Michel Polnareff participe à un documentaire musical où il raconte les moments clés de sa vie. Ce dernier est projeté simultanément à 20 heures dans plusieurs salles de cinéma européennes le 5 juin 2014. L’artiste travaille ensuite à l’enregistrement d’un album de nouvelles chansons au studio ICP de Bruxelles. En décembre 2015, un extrait de ce futur album est envoyé aux radios: il s’agit d’une chanson de Noël intitulée « L’homme en rouge ». Mais le reste de l’opus se fait attendre et, malgré cela, la tournée de plusieurs mois qui est prévue démarre bien le 30 avril 2016 à Epernay. Le 30 novembre 2018, l’album tant attendu est commercialisé et son titre en dit long : « Enfin ! ».
.
**********
.
3 juillet 2004 : Alors que Francis CABREL est en tête des ventes d’albums en Belgique francophone avec « Les beaux dégâts », d’autres artistes entrent dans ce classement avec leur dernier opus. C’est le cas de KOOL SHEN (« Dernier round », 22e), de Pascal OBISPO (« Fan Studio », 15e) et de ROHFF (« Fierté des nôtres », 10e).

.
**********
.
3 juillet 2010 : Les amateurs belges de bonne chanson francophone sont déçus: le festival « Mars en Chansons » de Charleroi dépose le bilan et son association est mise en liquidation. Le principal élément dont a souffert le festival est la perte de spectateurs. L’édition 2010 a véritablement connu un recul de son nombre d’entrées en dépit d’une belle programmation, des concerts proposés à la Ruche de Marcinelle et malgré les efforts du nouveau directeur Michaël Fries qui a succédé au fondateur Claude Bonte.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

28 JUIN

28 juin 1924 : Naissance, à Courcelles, de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Il commence sa carrière théâtrale sur les scènes de Belgique puis il passe en France où il décroche, à l’âge de 40 ans, des rôles dramatiques. C’est d’ailleurs à cette époque, au milieu des années 1960, qu’il va connaître le plus gros succès de sa carrière en incarnant le personnage du marinier Joseph Durtol dans le feuilleton télévisé « L’homme du Picardie ». C’est aussi ce programme qui va lui permettre de devenir chanteur le temps d’un 45 tours qui sert de générique: « Ma péniche s’en va ».

Excellent comédien méconnu, Christian Barbier s’est toutefois fait remarquer dans le film « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville en 1969. L’homme s’est éteint le 3 novembre 2009 à Manosque en France.
.
**********
.

Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

Cali aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

28 juin 1968 : Naissance, à Perpignan, de l’auteur-compositeur-interprète français CALI sous le nom de Bruno Caliciuri. Il passe son enfance à Vernet-les-Bains et est orphelin de sa maman dès l’âge de sept ans. Le sport favori de la région est le rugby et il est tout à fait normal que le petit Bruno s’y intéresse et le pratique au sein du club local. Un peu plus tard, à la sortie de l’adolescence, le garçon s’intéresse à la politique et s’y implique dans sa municipalité: il se présente deux fois comme candidat aux élections mais sans succès. Parallèlèment à ses activités sportives et politiques, Bruno Caliciuri écoute de la musique, beaucoup de musique: celle de U2 mais aussi des Clash, des Simple Minds ou encore des groupes de rock-métal. La musique devient pour lui peu à peu une nécessité qui lui permet d’évacuer un trop plein de rage contenue. Et il lui faut l’exprimer en créant un premier groupe musical entre potes étudiants: « Pénétration anale ». On peut aisément deviner, en découvrant le nom de la formation, que le répertoire de celle-ci est plutôt épicé et provocant. Juste assez pour que Bruno et ses copains soient exclus de l’établissement scolaire où il étudie. Cela est suffisant pour l’encourager à persévérer dans la musique et il devient le guitariste et chanteur du groupe Lithium qui effectue des spectacles de reprises dans la région de Vernet-les-Bains. Par la suite, Bruno enregistre un premier album en 1995 avec le groupe Indy dont le titre est « Tu es si belle qu’il se met à pleuvoir ». Et, avant de devenir chanteur à part entière, il fait encore partie du groupe Tom Scarlett entre 1997 et 2001. En 2002, grâce à Didier Varrod qui croit en lui, il se produit aux Francofolies de La Rochelle où il est remarqué par une maison de disques qui signe un contrat pour un premier album. Ce dernier sort en aout 2003 et a pour titre « L’amour parfait ». Quelques titres de ce premier opus séduisent d’emblée les programmateurs radio qui en font des « tubes »: « C’est quand le bonheur », « Elle m’a dit » ou « Pensons à l’avenir ».

Cali a 35 ans mais ses chansons touchent un public de trentenaires et de quadragénaires dont la majorité se retrouve dans ses textes d’amoureux délaissé. L’artiste reçoit le Prix Constantin en novembre 2004 et il se révèle comme une véritable bête de scène dans la tournée qu’il entame alors. Le deuxième album de Cali se trouve dans les bacs des disquaires en octobre 2005. Il a pour titre générique « Menteur » et contient les chansons « Qui se soucie de moi », « La fin du monde pour dans dix minutes » et « Le vrai père » écrite pour les parents séparés désirant avoir la garde de leur enfant de manière égale à celle de leur ex-conjoint. Si le succès de ce deuxième album est moins important, le public a compris que Cali est un artiste qui s’installe dans la durée pour devenir, à coup sûr, une des valeurs incontournables de la chanson francophone du 21e siècle. Il entame alors une série de concerts qui l’emmène sur les routes de la francophonie européenne pendant dix mois jusqu’en septembre 2006. Au cours de cette tournée, Cali choisit d’enregistrer un CD et DVD live à Lille: « Le bordel magnifique » est commercialisé en octobre 2006. A peu près au moment de la sortie de ce DVD, un autre est réalisé qui reprend un bon nombre de ses chansons dans un film original et particulier: « La vie ne suffit pas » réalisé par Gaëtan Chataigner. En 2007, Cali affiche clairement son soutien à Ségolène Royal dans la course à la présidence de la France que Nicolas Sarkozy remporte. Et, de ce fait, les textes de l’album suivant, « L’espoir » qui sort en février 2008, sont plus politiques: « 1.000 coeurs debout », « Résistance », « Le droit des pères », etc. Si cet album obtient un réel succès auprès de ceux qui partagent les idées fortes de Cali, il laisse de marbre ceux qui ne voient en ce chanteur qu’un artiste ne devant pas nécessairement s’engager aussi fort.

Alors, comme pour réagir à cette incompréhension de certains, le chanteur s’attelle à la confection d’un quatrième album studio où la musique, très rock, semble prendre le dessus sur les textes pourtant peu anodins. L’opus a un titre incroyable (« La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon cœur ») et il est en vente en novembre 2010. Son succès commercial est moindre que les précédents. Mais, comme à chaque fois, la tournée de concerts qui suit est une réussite totale. Bruno Caliciuri poursuit alors sa carrière avec une parfaite régularité en alternant albums et tournées entrecoupés de quelques moments plus « personnels ». En 2012, il enregistre l’album « Vernet-les-Bains » et, en janvier 2013, il est fait citoyen d’honneur de cette ville qui l’a vu grandir. En juillet 2013, il se produit dans le cadre des Francofolies de Spa (B) et il promet de revenir l’année suivante pour aider les jeunes talents. Il tient parole en acceptant le poste de président du jury du Franc’Off, le concours découverte des Francofolies de Spa en juillet 2014. Le 9 mars 2015, il publie un nouvel opus intitulé cette fois « L’âge d’or ». Et, dès la rentrée, Cali se lance dans une tournée marathon pour proposer un concert très intimiste où il est seul en scène dans un décor représentant sa chambrette d’adolescent. Sorti en novembre 2016, l’opus qui a pour titre « Les choses défendues » revient peut-être à des chansons qui rappellent celles des premiers albums du chanteur. A la rentrée 2018, Cali propose à la vente un album de reprises de chansons de Léo Ferré, décédé 25 ans plus tôt : Cali chante Léo Ferré. Une tournée « Cali chante Léo Ferré » se déroule ensuite en France, en Suisse et en Belgique d’octobre à décembre 2018. Le 13 mars 2020 sort un nouvel opus intitulé « Cavale ». On est alors la veille d’une longue période de confinement imposée aux citoyens d’une grande partie du monde en raison de la pandémie due au coronavirus covid-19. Qu’à cela ne tienne, le chanteur se lance dans la promotion de sa dernière réalisation en postant des interviews et des mini-concerts sur les réseaux sociaux. L’album est encensé par la presse qui parle d’électro sensorielle, de rock impulsif, de folk sans frontières (L’Humanité) ou encore de pop harmonique à la sobre intensité (Sud Ouest).
.
**********
.
TRYO - Pochette album 200328 juin 2003 : le groupe français TRYO, de Christophe Mali, fait son entrée à la 40e place du classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec le disque intitulé « Grain de sable ».

.

.

.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

25 JUIN

Robert Charlebois en 1990

25 juin 1944 : Naissance, à Montréal, de l’auteur-compositeur-interprète canadien Robert CHARLEBOIS. Adolescent, il se passionne pour le théâtre au point d’entamer des études à l’Ecole nationale avant de se tourner vers la chanson en livrant des prestations en 1962 en lever de rideau de Félix Leclerc notamment. En 1965, il enregistre un premier album mais le véritable succès public n’arrive qu’avec le quatrième intitulé « Lindbergh » en 1968. La chanson qui donne son titre à l’album est un duo que Robert interprète avec Louise Forestier et son succès est tel que Charlebois devient une vedette outre-Atlantique.

Au point de se produire à l’Olympia de Paris en 1969 en première partie de Georgette Plana devant un public totalement déconcerté. De retour au Québec, Charlebois devient rapidement incontournable dans le paysage de la chanson de la Belle Province. Il multiplie les succès: « Dolorès », « Québec Love », « Les ailes d’un ange », « Ordinaire », « Conception » et « Entre deux joints ». Et cela l’oblige à honorer les publics canadien et français en traversant souvent l’Atlantique. Dans les années 1970, il tourne en France au même programme que Léo Ferré. Au fil des ans, Charlebois se place de plus en plus dans la lignée des grands artistes de chanson québécois au même titre par exemple que Félix Leclerc ou Gilles Vigneault avec qui il interprète en 1974 la fameuse chanson de Raymond Lévesque: « Quand les hommes vivront d’amour ». Au niveau du public francophone européen, Robert Charlebois connaît le succès avec « Je reviendrai à Montréal » en 1976, « J’veux d’l’amour » en 1979 ou encore des chansons signées Luc Plamondon comme « J’t’aime comme un fou », « News » et « Les talons hauts » en 1982. Ensuite, Robert Charlebois commercialise régulièrement ses albums des deux côtés de l’Atlantique en gardant un public fidèle. La fin des années 1980 et les décennies suivantes sont moins teintées de succès. En 1992, l’oeuvre de l’artiste québécois s’enrichit d’un « opérock » consacrée au découvreur Jacques Cartier. Il s’agit d’une suite de chansons qu’il a écrite, composée et enregistrée sur un double album. Un an plus tard, Charlebois se voit décerner au Québec un Félix d’hommage pour l’ensemble de son œuvre. Mais sa carrière reste au repos pendant quelques années. En 2001, le chanteur revient au devant de l’actualité avec un nouvel album, « Doux sauvage », qui lui permet, notamment, de faire le tour des festivals européens comme « Alors, Chante ! » à Montauban (F) ou les Francofolies de Spa (B). Après une énième compilation de ses grands succès en 2005 et un double CD-DVD réalisé en public en 2006, il faut attendre 2010 pour voir Robert Charlebois enregistrer un album de chansons nouvelles: « Tout est bien ». L’opus en question sort en France et en Europe pour l’été 2012. Il faut ensuite encore attendre sept ans pour profiter du disque suivant : « Et voilà » est en effet commercialisé au Québec et disponible sur les plateformes de streaming en 2019.
.
**********
.
ZEGERS Jacques - Pochette 45t 198425 juin 1947 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur, comédien et journaliste belge Jacques ZEGERS. Enfant, il se passionne pour la musique et, dès ses seize ans, il commence réellement à chanter dans les moindres occasions puis dans divers cabarets bruxellois. Il est aussi tenté par le journalisme, profession qu’il exerce parallèlement à ses activités artistiques. Ses chansons l’amènent à fréquenter de nombreux festivals internationaux où Jacques Zegers connaît un certain succès. Sa popularité sur scène ne se traduit toutefois pas dans les ventes des disques qu’il enregistre. Jusqu’en 1983 où il se révèle vraiment au grand public grâce aux diffusions de son titre « Pour elle » par les radios libres et nationale francophones belges. Ce succès lui permet de proposer une chanson pour la sélection belge du concours Eurovision de la Chanson en 1984. Qualifié, il interprète ainsi « Avanti la vie » à Luxembourg et se classe 8e sur 19. Avec cette chanson, il devient connu en Turquie et au Portugal où le titre se classe n°1 au hit-parade des ventes de 45 tours.

A ce moment, il est toujours, et depuis 1975, le responsable publicitaire des hebdomadaires « Le Marché » et « De Markt ». Suite au concours Eurovision, il perd ce job mais gagne l’opportunité d’enregistrer un album intitulé « 1001 amis ». Puis il interprète « L.A. en Olympie » qui est l’hymne officiel belge des Jeux olympiques d’été de 1984 à Los Angeles. Après avoir écrit, pour le chanteur belge Henri Seroka, quelques textes de chansons pour enfants comme « Johan et Pirlouit » ou « Marsupilami », Jacques Zegers se tourne un moment, en 1987, vers le théâtre au sein de la troupe des « Copains d’abord ». Il écrit aussi un roman qui a pour titre « Le noeud au mouchoir ». Il devient alors responsable de la publicité pour le guide gastronomique Henri Lemaire et il le reste pendant treize ans. En 2014, à 67 ans, Jacques Zegers n’oublie pas la musique et il se met à écrire quelques chansons pour Megan Giart, une candidate de la première saison de « The Voice Belgique ». Et, en 2018, il se présente comme candidat du parti centriste Défi aux élections communales dans la localité belge de Sombreffe.
.
**********
.

25 juin 1948 : Naissance, à Tsunoi Iwami, du chanteur japonais Kenji SAWADA qui connaît son heure de gloire en 1975 avec trois 45 tours: « Mon amour je viens du bout du monde », « Attends-moi » et « Fou de toi ». Si, dans les pays francophones européens, Kenji est connu comme le seul interprète de variétés japonais ayant jamais chanté en français, dans son pays natal il est aussi réputé comme poète lyrique et acteur. Il a entrepris sa carrière musicale à la fin des années 1960 en étant le chanteur du groupe « The tigers ». En 1970, après la séparation des Tigers, Sawada crée un nouveau groupe: « PYG » qui ne sort qu’un seul album et qui ne dure qu’un an. Puis, Kenji Sawada commence une carrière solo qui lui permet de vendre plus de douze millions de singles. Il est ainsi devenu la plus grande star masculine japonaise des années 1970 et 1980.

.
**********
.

Jacques Brel en 1957 – Photo (c) Jacques Aubert

25 juin 1958 : Alors que l’Exposition Universelle bat son plein à Bruxelles, le lieu festif de l’événement, la Belgique Joyeuse, accueille, à partir de 16 heures, la présentation des coureurs et des équipes du Tour de France cycliste dont le départ est donné dans le cadre de la manifestation internationale. Et, pour l’occasion, un grand spectacle gratuit est proposé à 20 h. 30 par la radio périphérique française Europe 1 avec Jacques BREL, Raymond DEVOS et Charles TRENET dont le succès du moment est « Le jardin extraordinaire ».

 

.
**********
.

JOCELYNE en 1966

JOCELYNE en 1966

25 juin 1972 : Décès de la chanteuse française JOCELYNE au cours d’un accident de moto. Née le 14 août 1951 en Tunisie sous le vrai patronyme de Jocelyne Esther Journo, elle s’intéresse très tôt à la musique. Et elle enregistre un premier disque en pleine période « yé-yé » alors qu’elle n’a que douze ans. Nous sommes en 1964 et le succès n’est pas immédiat malgré le sens du rythme certain de l’interprète. Jocelyne possède une voix très particulière qui rappelle celle de la chanteuse américaine Brenda Lee. Elle est d’ailleurs très vite baptisée « la Brenda Lee française » par les responsables de l’émission de radio pour jeunes « Salut les Copains ». Avec ces arguments-là, la chanteuse va faire de son deuxième disque un vrai succès commercial. Mais elle profite aussi de sa réputation puisqu’elle décide carrément d’enregistrer deux adpatations françaises de Brenda Lee: « Le dimanche et le jeudi » (« Lonely lonely lonely me ») et « J’ai changé de pays » (« Heart in hand »). Elle commercialise un album 33-tours au début de l’année 1965. Après trois années de succès en France, Jocelyne décide de s’attaquer au marché canadien où elle connaît aussi une certaine popularité. Au point d’être un peu oubliée du public français lorsqu’elle revient en Europe en 1970. Elle enregistre alors deux 45-tours avant de trouver la mort dans un accident de moto le 25 juin 1972. Un disque posthume sort ensuite et il contient une version très originale de « My way » (« Comme d’habitude ») arrangée par Jean-Claude Vannier et une chanson intitulée « Qui la nuit » écrite par Alain Bashung et Michel Bernard. Un double CD de compilation des principaux titres de Jocelyne est commercialisé dans la série « Salut les Copains » de Universal Music en 2015. Ce disque compact permet de se rendre compte que la chanteuse a ouvert, bien plus tard, la voie à d’autres artistes féminines francophones comme Axelle Red par exemple.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

16 JUIN

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

16 juin 1928 : Naissance, à Laeken (Bruxelles), de la chanteuse et actrice belge Léonie Cooreman mieux connue sous son pseudonyme d’Annie CORDY. Enfant, elle suit des cours de danse et apprend le piano et le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano). Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982. Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ». En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ». En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974. En février 2013, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles.

.
**********
.

16 juin 1969 : Naissance, à Thiais (Val-de-Marne), du chanteur français BENABAR, né Bruno Nicolini. Avec une maman libraire et un papa régisseur de cinéma, il est presque écrit que le petit Bruno s’orientera vers une carrière artistique. Et c’est ce qu’il fait après avoir passé son enfance en banlieue parisienne. Il commence par apprendre la trompette avant de devenir technicien et photographe pour le cinéma. Il suit d’ailleurs des études d’art cinématographique à Bruxelles (B) comme Louis Chédid l’a fait avant lui. Il obtient quelques engagements dans le domaine du cinéma mais aussi de la télévision. Puis, il se décide à composer, écrire et interpréter des chansons. Avec un ami, il monte alors un duo de chanteurs qui a pour nom « Patchol et Barnabé ». Patchol a pour habitude de parler verlan et d’appeler Bruno « Bénabar ». C’est comme ça que, lorsque le duo s’arrête, Bénabar garde ce nom pour entreprendre une carrière en solo même si le premier album est enregistré en 1997 sous le nom « Bénabar et ses Associés ». Malgré de très bonnes chansons, comme « La p’tite monnaie », auxquelles le public n’est peut-être pas encore réceptif, le succès est très limité.

Les choses vont changer en 2001 lors de la sortie de son deuxième album où le chanteur s’affirme en tant qu’auteur, compositeur et interprète. Il fait alors partie des découvertes du festival « Alors Chante » à Montauban. Il se produit dans une minuscule salle des ventes où l’on se bouscule pour venir le voir. Bénabar est désormais reconnu par les professionnels et le public commence aussi à apprécier sa personnalité et son talent hors du commun. Après avoir effectué les premières parties du concert d’Henri Salvador, il se révèle de plus en plus comme une bête de scène, n’hésitant pas à s’engager physiquement dans une course de fond pour arpenter les podiums où il chante. Les deux albums enregistrés ensuite le révèlent enfin complètement comme le chanteur avec lequel il faut désormais compter. Il connaît plusieurs succès d’affilée dont « Y’a une fille qu’habite chez moi » (2001), « Monospace » (2003), « Je suis de celles » (2003), « Maritie et Gilbert Carpentier » (2005), « Le dîner » (2006), « Quatre murs et un toit » (2007). L’animatrice et présentatrice de télévision française Daniela Lumbroso lui remet un disque de diamant en janvier 2007 lors de « La Fête de la chanson française ». L’album suivant s’appelle « Infréquentable » et sort en octobre 2008. Le premier extrait a pour titre « L’effet papillon » et c’est un succès immédiat. Les chansons « A la campagne » et « Infréquentable » sont diffusées par les radios dans les mois qui suivent. Fin 2011 sort l’opus intitulé « Les Bénéfices du doute » où Bénabar interprète « Politiquement correct », « Les rateaux » et « L’agneau ». Le succès est à nouveau au rendez-vous comme il l’est encore au début de 2014 lorsque Bénabar commercialise un nouveau disque appelé « Paris by night ». Au début de l’année 2016, le chanteur récolte un grand succès au Théâtre Tristan Bernard à Paris dans la pièce « Je vous écoute » qu’il a écrite et dans laquelle il joue aux côtés de Zoé Félix. En juin 2016, alors que Jean-Jacques Goldman décide de renoncer à l’organisation des futures soirées des Enfoirés, Bénabar est l’un des trois artistes à prendre sa succession aux côtés de Lorie et de Michaël Youn. Début 2018, Bénabar revient à la chanson avec la sortie d’un nouvel album, « Le début de la suite », annoncée par le titre « Feu de joie ».
.
**********
.

Thomas Dutronc – Pochette du 1er album en 2007

16 juin 1973 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Thomas DUTRONC, fils de la chanteuse Françoise Hardy et du chanteur Jacques Dutronc. Alors qu’il baigne plutôt dans une ambiance musicale depuis sa plus tendre enfance, c’est pour la photographie qu’il se passionne d’abord. Mais, à 18 ans, il découvre le swing de Django Reinhardt et il se décide à apprendre la guitare tendance manouche. En 1995, il collabore, en tant que musicien, à l’album de son père intitulé « Brèves rencontres ». Il apparaît ensuite dans deux films français qui constituent ses uniques activités cinématographiques à ce jour. Puis, il compose des chansons pour d’autres artistes et participe à différents projets musicaux comme des musiques de film ou des formations de jazz. Il faut attendre 2007 pour voir Thomas Dutronc se décider à « faire le chanteur » lorsqu’il sort l’album « Comme un manouche sans guitare ».

A une époque où les ventes de disques s’effondrent déjà, il parvient à en vendre 400.000. En novembre 2008, il passe en vedette à l’Olympia de Paris. Et, trois mois plus tard, à Paris, il reçoit une Victoire de la Musique pour sa chanson « Comme un manouche sans guitare ». En 2011, il sort son deuxième album qui a pour titre « Silence on tourne, on tourne en rond ». L’opus est moins orienté vers le jazz manouche et se veut toucher un public plus large avec des thèmes et des mélodies plus variées. Mais il n’atteint pas les chiffres de vente de l’album précédent. Le 25 mai 2015, un troisième album est commercialisé par l’artiste : « Eternels jusqu’à demain ». En 2018, le disque suivant de Thomas Dutronc, « Live is love », prend une tournure musicale légèrement différente qui lui vaut la reconnaissance du label discographique « Blue Note » pour lequel il est enregistré.
.
**********
.

Emmanuel Moire en 2013

16 juin 1979 : Naissance, au Mans, du chanteur et compositeur français Emmanuel MOIRE. Le petit Emmanuel se passionne très vite pour la musique en suivant des cours de chant classique au conservatoire de sa ville natale. Mais il suit aussi des études plus traditionnelles pour obtenir finalement un bac socio-économique. A 21 ans, il participe aux 16e rencontres d’Astaffort supervisées par Francis Cabrel et qui s’adressent aux auteurs-compositeurs-interprètes. Entre 2000 et 2004, Emmanuel diversifie ses activités. Il est pianiste, prof de chant et effectue des prestations dans divers cabarets et spectacles musicaux de la région du Mans. Parallèlement à ces occupations, l’artiste tente sa chance en s’inscrivant à divers castings comme ceux des comédies musicales « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » et « Autant en emporte le vent ». Mais il est refusé à chaque fois. En 2004, la chance lui sourit enfin et il est sélectionné pour jouer le rôle de Louis XIV dans la comédie musicale « Le Roi Soleil » aux côtés, notamment, de Christophe Maé. Dans ce cadre, trois chansons qu’il interprète sortent en singles et sont largement radiodiffusées: « Etre à la hauteur », « Mon essentiel » et « Tant qu’on rêve encore ». Alors que la troupe du « Roi Soleil » parcourt l’Europe francophone en volant de succès en succès, Emmanuel décide de profiter de sa notoriété soudaine pour enregistrer un premier album personnel, « Là où je pars », qui est commercialisé à la fin de l’année 2006. Mais la tournée du « Roi Soleil » prend un second souffle jusqu’en juillet 2007 et le chanteur n’a pas la possibilité de se consacrer totalement à la promotion médiatique de son album avant cette date. Parmi les titres qui vont faire connaître ce premier album, il y a « Le sourire ». En septembre 2007, Emmanuel Moire est à Sopot en Pologne. Il y participe au Festival de la chanson et termine premier de la catégorie Chanteurs internationaux en interprétant « Ca me fait du bien ». Après une tournée de 50 concerts en France, il songe à entamer l’écriture et l’enregistrement d’un second album. Celui-ci est disponible à la vente en avril 2009, a pour titre « L’équilibre » et ne contient que des chansons composées par Emmanuel. Parmi les mélodies qui retiennent l’attention du public, il y a « Adulte et sexy » et « Sans dire un mot ». De facture électro-pop, l’opus est dédié à son frère jumeau Nicolas, décédé inopinément en janvier. Le chanteur peaufine son expérience scénique à travers une nouvelle tournée de concerts en 2010. Puis, il est contraint de changer de maison de disques alors qu’il prépare son troisième album. Fin 2011, il est engagé pour jouer dans la comédie musicale « Cabaret » au Théâtre Marigny à Paris. Le 1er décembre 2012, il remporte, avec la danseuse Fauve Hautot, la saison 3 de l’émission télévisée « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. Début 2013, Emmanuel Moire est l’un des artistes à rendre hommage à Jean-Jacques Goldman sur l’album « Génération Goldman » (vol. 1). Il y interprète « Au bout de mes rêves » en duo avec Amandine Bourgeois. Au même moment, une nouvelle chanson de l’artiste se répand avec succès sur les ondes francophones: « Beau malheur ». Le titre annonce l’album « Le chemin » qui sort en avril 2013 et qui connaît un beau succès populaire. Sans attendre, l’artiste repart à la conquête du public sur les scènes de France, de Suisse et de Belgique jusqu’en juin 2014. En mai 2015, la chanson « Bienvenue » est extraite du quatrième album de l’artiste intitulé « La Rencontre » qui est commercialisé trois mois plus tard. Début 2016, pour le trentième anniversaire de la disparition de Daniel Balavoine, Emmanuel Moire enregistre le tube mythique « Le chanteur » pour l’album Balavoine(s).

Au début de l’année 2018, la chanson « Et si on parlait d’amour » préfigure la sortie du cinquième album studio de l’artiste prévu pour la rentrée mais qui est finalement disponible en février 2019 sous le titre « Odyssée ».
.
**********
.
16 juin 2003 : L’opus « Taxi Europa » du Suisse Stephan EICHER fait son entrée en 22e position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par le live « Un tour ensemble » de Jean-Jacques Goldman.


.
**********
.

André Hancre

16 juin 2008 : Décès, à Ottignies, de l’auteur et interprète belge André HANCRE. Né à Ottignies en 1919, André Hancre a surtout écrit et adapté des pièces en wallon de sa région natale. Certaines de celles-ci ont d’ailleurs elles aussi été adaptées en wallon d’autres régions comme le Borinage, la Wallonie Picarde ou le Namurois. L’une de ses pièces, adaptée de la comédie française « De doux dingues », a été présentée lors de l’inauguration officielle du centre culturel d’Ottignies en 1978. Ce que l’on retiendra plus particulièrement ici, c’est aussi le fait qu’André Hancre a écrit une soixantaine de chansons, également en wallon. Certaines d’entre elles ont été gravées sur sept disques. Parmi celles-ci, on retiendra notamment cet hommage à la balle pelote, sport typiquement belge, enregistré sous le titre « Ah ! L’djeu d’bale ». Il faut dire qu’André Hancre a aussi été le président de la société de jeu de balle de sa ville d’origine pendant 17 ans. En tant qu’interprète, l’artiste a enfin été plusieurs fois finaliste du Grand-Prix de la Chanson Wallonne et il a remporté le Coq d’Or de la chanson wallonne en 1973.
.
**********
.

Pochette de la compilation parue chez Marianne Mélodie en 2017

16 juin 2019 : Décès, à Paris, du chanteur, fantaisiste et animateur français Zappy MAX. Né le 23 juin 1921 à Paris sous l’identité réelle de Max Doucet, le jeune homme suit des études de chimie lorsqu’il est contraint, durant la seconde guerre mondiale, de rejoindre le Service du Travail Obligatoire (STO) comme tourneur-fraiseur à l’usine Zapp de Cologne en Allemagne. C’est le nom de cette firme qui l’inspirera plus tard quand il devra choisir un pseudonyme artistique. A la libération, il change de cap professionnel et se dirige plutôt vers une carrière artistique qu’il entame en devenant chanteur dans l’orchestre de Jacques Hélian pendant trois ans. Une recontre avec Louis Merlin l’amène à se présenter à Radio Luxembourg où il lui est proposé d’animer un nouveau jeu qui a pour titre « Quitte ou double ». Ce divertissement obtient rapidement un succès populaire sans pareil car tout auditeur peut y participer en se mettant à la place du candidat. Ce dernier doit répondre à des questions de culture générale pour lesquelles une bonne réponse peut lui permettre de double la mise ou tout perdre lors de la prochaine question. Cette première expérience lui permet de devenir le spécialiste du crochet radiophonique dans les années 1950 : il participe ainsi aux émissions « Radio Circus », « Vas-y Zappy », « Ca va bouillir » ou « C’est parti mon Zappy ». Son personnage va inciter quelques réalisateurs à lui demander de tourner dans leurs films : « Quitte ou double » (1952), « Faites-moi confiance » (1954), « Les chiffonniers d’Emmaüs » (1955), « Printemps à Paris » (1957) et « Amour, autocar et boîtes de nuit » (1958). Il devient aussi une vedette de la chanson et des disques Festival dans les années 1950 et, après avoir marqué l’histoire du music-hall français avec l’orchestre de Jacques Hélian, c’est avec l’accordéoniste André Verchuren qu’il enregistrera d’autres succès. Parmi ses chansons les plus populaires, il y a « Maître Corbeau », « Les cornichons » ou encore « Jo le cow boy ». Des mélodies que l’on retrouve de manière exceptionnelle sur un CD compilation édité par Marianne Mélodie en 2017. En 1966, il est remercié par Radio Luxembourg qui devient RTL et c’est terriblement contrarié qu’il « rebondit » à Radio Monte-Carlo (RMC) où il reprend son célèbre « Quitte ou double » jusqu’en 1983. Par la suite, Zappy Max écrit plusieurs ouvrages dont « Ca va bouillir » (en 2004), « L’âge d’or de la radio » (en 2004), « Jacques Hélian et son orchestre » (en 2007) et « Rock’n’rôle » (en 2008). En 2005, il est nommé chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres. Dans un autre livre paru en 2010, il étale toute sa passion pour le music-hall transmise par son père : « Mes Géants du music-hall » reprend plus de 80 portraits de grands artistes de la chanson française. Et, comme pour faire un pied de nez au destin, c’est sur la radio RTL qu’il est l’invité de Philippe Labro en août 2012 pour « Mon RTL à moi ».
.
.
.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France) durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
.
**********
.

Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Fils d’un ferrailleur, il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes à Belleville. Il apprend à jouer de la clarinette et c’est de cet instrument qu’il joue dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés alors qu’il est encore adolescent. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers dont celui de conseiller parachutiste pour le tournage du film « Le jour le plus long » en 1962. Cette approche du monde du cinéma lui fait rencontrer des personnes qui vont l’aider à s’orienter vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ».

Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
.
**********
.

Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse et productrice de télévision Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980.

A la même époque, il enregistre aussi une adaptation française de « Penny Lane » des Beatles. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson 1966 avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour ouvrir un restaurant à Paris. Ensuite, c’est à Palma de Majorque qu’il part vivre avec son épouse et leurs trois enfants. Sa fille, Clémence Arnaud, a été chroniqueuse dans l’une des émissions télévisées de Michel Drucker qui a travaillé, au début de sa carrière, avec sa grand-mère, la productrice Michèle Arnaud.
.
**********
.

Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère, à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il enregistre quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à la mort de son père en 1983, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Le 20 août 2015, Laurent Rossi est retrouvé mort à son domicile parisien où il semble avoir été terrassé par une crise cardiaque. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
.
**********
.
22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
.
**********
.

Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
.
.
.

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »