6 JANVIER

6 janvier 1944 : Naissance, à Riom, du chanteur et musicien français et breton Alan STIVELL sous le nom d’Alan Cochevelou. Son père est originaire du Morbihan et sa mère est d’origine lituanienne. Il vit quelques mois dans sa ville natale avant de passer sa jeunesse avec ses deux frères aînés à Paris en faisant de réguliers séjours en Bretagne paternelle. Son enfance est bercée de science-fiction et de futurisme grâce aux bandes dessinées sur le sujet qu’il affectionne particulièrement. Il est scolarisé au lycée Voltaire à Paris. Intéressé par la musique, il entame, à cinq ans, des cours de piano classique sur les conseils de sa mère qui le pratiquait. Mais, quatre ans plus tard, il découvre le prototype d’ancienne harpe bretonne que son père a confectionné depuis des années et il tombe amoureux de cet instrument hors du commun qui lui fait oublier le piano. Il suit les cours d’un spécialiste du genre et il commence à exécuter publiquement des oeuvres traditionnelles dans l’espoir d’un jour composer des symphonies ou des cantates pour harpe bretonne. C’est, déjà, le début d’une longue carrière prometteuse pour le petit garçon qu’il est encore et qui apprend la langue bretonne. En 1957, seul sur scène, il interprète trois morceaux en première partie de Line Renaud à l’Olympia au cours d’une soirée Musicorama pour la radio Europe 1. A quinze ans, il apprend à jouer de la cornemuse. Il devient sonneur en chef du Bagad Bleimor en 1961 et, en tant que directeur musical, il permettra au bagad d’être champion de Bretagne des bagadoù en 1966. A ce moment et pendant quelques années, Alan accompagne à la harpe la chanteuse Andrea Ar Gouilh. Mais il souffre de voir que la musique, les danses et les chants bretons sont tournés en dérision et que la Bretagne soit réduite à un folklore de façade. La découverte du rock’n’roll est pour lui un électrochoc. Mais, n’ayant pas l’âme d’un rocker, il rêve d’artistes ou de groupes qui feraient le lien entre la Bretagne et le rock et dont l’audience pourrait défendre la cause bretonne. En 1964, il enregistre un premier 33 tours instrumental solo, « Harpe celtique », dont les morceaux sont arrangés par son père et son professeur de harpe. C’est l’époque où il décide d’entamer une licence en anglais à la faculté des lettres de Censier (Paris), en linguistique à la Sorbonne (Paris) et à l’université de Rennes où il passe un certificat de celtique. En 1965, il crée le groupe de folk-song breton Ar Bleizi Mor et il modernise sa harpe qu’il amplifie et qu’il équipe de cordes métalliques et de pédales pour en modifier le son. Il commence aussi à se produire en tant que chanteur soliste devant des jeunes Parisiens qui apprécient un genre de musique à laquelle ils ne sont pourtant pas préparés. Pendant l’été 1966, il choisit le pseudonyme Stivell qui signifie, en breton, «source jaillissante» et qui lui est inspiré par la rue du Stivel où il habite à Quimper. La même année, il enregistre la partition harpe de la chanson « La Mer est immense » interprétée par Graeme Allwright. En 1967, il signe avec la firme Philips-Phonogram un contrat d’exclusivité internationale. Il est alors le deuxième chanteur breton à devenir professionnel après Glenmor qu’il accompagne sur scène et sur disques en 1967 et 1969. En juin 1968, il se produit en première partie des Moody Blues au Queen Elizabeth Hall de Londres. Il enregistre alors un premier 45 tours, « Flower Power » avec quatre chansons en français évoquant, notamment, la peine de mort et la « colonisation » de la Bretagne.

En 1969, il joue quelques-uns de ses titres en première partie d’un concert de Sylvie Vartan à Rennes et il est sélectionné pour le festival international des variétés de Rennes où il manque de peu de récolter l’Hermine d’or. Le parcours d’Alan Stivell est alors toujours de plus en plus motivé par l’envie de mélanger le folklore breton aux sonorités rock et désormais pop de l’époque. Ses enregistrements de 1970 et 1971 sont dans cette veine et aboutissent à son deuxième album intitulé « Renaissance de la harpe celtique » qui est récompensé par le prix de l’académie Charles-Cros. Cet album instrumental devient une référence pour la musique celtique à travers le monde. Le 28 février 1972, il donne un concert à l’Olympia où il est accompagné de neuf musiciens dont Dan Ar Braz et Gabriel Yacoub. Le spectacle est retransmis en direct à la radio par Europe 1 et, si « Tri martolod » devient un grand succès populaire, la Suite Sudarmoricaine occupe les sommets des hit-parades d’Europe 1 (présenté par Christian Morin le dimanche après-midi) et de RTL (animé par André Torrent en semaine à partir de 19h00). L’album enregistré à l’Olympia se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Les tournées internationales commencent pour l’artiste qui se produit notamment en Grande-Bretagne, en Irlande, en Allemagne, en Italie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et au Canada. Les albums succèdent alors aux albums et les concerts aux concerts. Mais, une fois la surprise passée, le succès est moins important au fil des années même si Alan Stivell fait tout pour continuellement renouveler son répertoire. On retiendra ainsi, en 1995, l’album « Brian Boru » qui contient un clin d’oeil au hip-hop et au rap. A la fin des années 1990 d’ailleurs, le groupe Manau est au sommet des ventes de disques françaises avec « La tribu de Dana » qui reprend un échantillonnage de la harpe d’Alan Stivell dans le morceau « Tri Martolod ». Cet emprunt non consenti passe très mal chez l’artiste breton qui trouvera finalement un arrangement avec les jeunes de Manau. Cela n’empêche: c’est un public rajeuni et nouveau qui découvre la musique celtique de Stivell. En 2010, la jeune chanteuse Nolwenn Leroy désire rendre hommage à ses origines en enregistrant l’album « Bretonne ». Elle interprète la « Suite Armoricaine » et est rejointe par Alan Stivell lors de ses concerts de Brest, La Rochelle (Francofolies), Paris ou Colmar. Le 40e anniversaire du concert historique d’Alan Stivell à l’Olympia en 1972 dans la salle mythique de l’Olympia de Paris est fêté par la sortie d’un album best-of incluant l’enregistrement remastérisé du concert de 1972. Le 16 février 2012, Alan Stivell donne un concert exceptionnel à l’Olympia avec ses musiciens habituels auxquels s’ajoutent, en invités, Dan Ar Braz, René Werneer, Nolwenn Leroy, le bagad Quic-en-Groigne de Saint-Malo, Joanne McIver, Pat O’May, Robert Le Gall et Kévin Camus. Le 30 mai de la même année, l’artiste reçoit les insignes de commandeur des Arts et des Lettres des mains de son ami Claude Lemesle, auteur et vice-président de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique. Le 17 mars 2018, soir de la Saint-Patrick, Alan Stivell se produit à l’Olympia avec un nouveau spectacle après 50 ans de scène.
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Thierry ARDISSON

6 janvier 1949 : Naissance, à Bourganeuf, de l’animateur et producteur de télévision français Thierry ARDISSON. Il commence sa carrière dans la pub et la communication. De travail en agence à la création de pochettes de disques (pour Gérard Lenorman notamment au début des années 1980), c’est finalement à la télévision que Thierry Ardisson aboutit. Il produit et/ou présente alors, depuis 1985, de nombreuses émissions de la télé française où la chanson « branchée » et le rock sont bien présents. Entre 1988 et 1990, il y a ainsi « Lunettes noires pour nuits blanches » sur Antenne 2. Au cours de ces émissions, des artistes sont notamment interviewés par eux-mêmes. Gainsbourg y est ainsi interrogé par Gainsbarre… à moins que ce ne soit l’inverse! Toujours dans le domaine de la chanson, Ardisson est aussi le producteur de « Graines de star » en 1993. Mais son grand succès reste le talk-show de fin de soirée qu’il présente le samedi sur France 2 entre 1998 et 2006: « Tout le monde en parle ». Avec des variantes, il applique une formule d’émission semblable sur Canal+ depuis 2006: « Salut les terriens ».
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Vincent Niclo

6 janvier 1975 : Naissance, à Paris, du chanteur ténor et comédien français Vincent NICLO. Issu d’une famille d’artistes, Vincent est d’abord intéressé par le théâtre et il s’inscrit au célèbre cours Florent à Paris. Il suit également le cours Simon et participe à un stage à l’Actor Studio. Et il pratique aussi la danse moderne pendant deux ans. Ses premiers pas sur une scène s’effectuent au cours de la pièce « Renaître à Bogota » de Marthe Vandenberg. Puis, il décroche quelques rôles dans diverses séries télévisées françaises comme « Sous le soleil » ou « Nestor Burma ». En 1996, il intègre le groupe « That’s French » avec Rodrigue Janois et Joanna Boumendil et enregistre « Discollector ». Vincent rencontre alors Thierry Dran qui réalise le casting de la comédie musicale « Titanic » et il est engagé. Suite à ce premier succès, il décroche le rôle de Tristan dans le spectacle « Tristan et Yseult » en 2001. Puis, il devient la nouvelle doublure de Roméo dans le spectacle musical « Roméo et Juliette » en mars 2002. Le compositeur du spectacle, Gérard Presgurvic, pense alors à Vincent Niclo pour prendre le rôle principal de « Autant en emporte le vent », celui de Rhett Butler. Les représentations commencent le 30 septembre 2003 au Palais des sports de Paris et la troupe part en tournée à partir de février 2004. Désormais, Vincent est considéré comme un vrai chanteur et un premier album solo est enregistré en 2005. Mais celui-ci est un échec commercial et l’artiste rebondit en acceptant de se produire dans le cadre de la tournée des « Night of the Proms » en 2006. La même année, il assure la première partie des concerts de Chimène Badi. Au sortir de toutes ces expériences musicales diverses et multiples, Vincent pense qu’il doit retourner vers le chant classique et l’opéra. Il prend ainsi des cours de chant lyrique pour mieux exploiter ses capacités de ténor. Pour entamer cette nouvelle aventure, l’artiste se tourne sans complexe vers les Choeurs de l’Armée Rouge avec qui il veut enregistrer un album. Mais il faut d’abord les convaincre et, pour ce faire, Niclo est invité à interpréter deux titres avec eux lors de leur tournée française de 2012: « Ameno » (de Era) et « La Marseillaise ». La prestation est convaincante et l’enregistrement du disque « Opéra rouge » peut commencer. Les grands airs d’opéra y figurent avec, entre autres, « Nessun dorma », « Carmina Burana », « Caruso » ou « Funiculi Funicula ». La galette numérique est certifiée disque de platine le 5 novembre 2012. Et, cinq jours plus tard, Vincent Niclo est invité au Kremlin à Moscou pour chanter au côté des Chœurs de l’Armée Rouge pour la Fête des Armées. En mars 2013, Vincent Niclo repart sur les routes françaises avec les Chœurs de l’Armée Rouge pour une tournée de 37 dates au cours de laquelle ils reçoivent un triple disque de platine cette fois pour l’album « Opéra Rouge ». Intrigué par le succès du chanteur français, le label allemand Deutsche Grammophon propose à Vincent Niclo et aux Chœurs de l’Armée Rouge de réaliser l’album « O Fortuna » qui sort en octobre 2013 en Allemagne. Au même moment sort en France, l’album « Luis » où Vincent rend hommage à Luis Mariano. Du 20 mars au 3 mai 2014, c’est le retour aux comédies musicales pour Niclo qui joue dans « La Belle et la Bête » au théâtre Mogador de Paris. Infatigable, l’homme entame alors une tournée personnelle de concerts qui a pour titre « Premier rendez-vous » et il se produit en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Allemagne. Du 11 au 14 septembre 2014, il rejoint la troupe de la comédie musicale « Les Parapluies de Cherbourg » sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris. En décembre 2014 sort le troisième album de Vincet Niclo: « Ce que je suis ». La première chanson qui est envoyée aux médias est un titre signé par Serge Lama et Davide Esposito: « Jusqu’à l’ivresse ». Après de nouveaux spectacles un peu partout en Europe, notamment aux côtés de Michel Legrand, l’artiste s’attache à préparer son quatrième opus avec Pascal Obispo. Et, le 23 septembre 2016, l’album « 5.O » est disponible à la vente avec une première chanson médiatisée intitulée « Je ne sais pas ».

L’opus n’est pas un grand succès commercial car se rapprochant peut-être un peu trop de l’univers de Pascal Obispo. Du coup, deux ans plus tard, Vincent Niclo repart vers d’autres horizons musicaux en accrochant cette fois sa voix puissante à des rythmes et mélodies évoquant le tango sous toutes ses formes pour livrer l’labum simplement intitulé « Tango ».
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Cindy Layla en 2010

6 janvier 1978 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Cindy LAYLA. Depuis toute petite, elle se passionne pour la musique et la chanson. Et, dès l’âge de quinze ans, il lui faut convaincre son entourage pour arriver à ses fins : devenir chanteuse. Sa grand-mère est la première personne qui la prend au sérieux et lui déniche quelques timides occasions de réaliser son rêve. C’est d’abord l’enregistrement d’une reprise en studio avant de chanter pour un spot publicitaire avant de se produire sur scène avec des titres empruntés à d’autres artistes. A 18 ans, elle enregistre un premier disque de chansons personnelles et, grâce à cela, elle a l’occasion d’être l’invitée d’émissions télévisées en Belgique et en Allemagne. C’est alors l’époque où Cindy assure, dans son pays natal, les premières parties d’artistes comme Claude Barzotti, Dave, Nicoletta, Gérard Lenorman, Hervé Vilard ou C. Jérôme quelques mois avant son décès. En 2003, elle participe à la « Pop’Academy », de la chaîne télévisée privée belge Club RTL, et on lui réalise un clip vidéo de son interprétation de « La Rockeuse de diamants » de Catherine Lara. L’interprète se met alors à travailler l’écriture et la composition afin de se créer son propre répertoire. Puis, elle fait écouter son travail à des professionnels et prend contact avec des arrangeurs et des ingénieurs du son. Ces démarches aboutissent à l’enregistrement d’un premier album personnel (« Face à femme ») avec Dominique Fiévez dont un titre se détache : « Je suis le feu » en 2008.

Des portes s’ouvrent alors pour l’artiste trentenaire qui se retrouve, à deux reprises, sur scène à chanter avec son idole Patrick Fiori pour interpréter notamment avec lui « Quatre mots sur un piano ». En 2009, un clip vidéo est tourné à Paris pour la chanson « Je suis comme ça ». L’année suivante, Cindy Layla prépare un nouvel opus et propose un spectacle intitulé « Référence et moi » où elle interprète à sa façon les grands succès de la chanson francophone qui ont bercé son enfance. En janvier 2011, elle fait partie de la distribution d’un spectacle d’hommage à Daniel Balavoine mis sur pied au Forum de Liège. Quatre mois plus tard sort le single « En plein coeur » qui est réalisé par l’équipe artistique de Patrick Fiori. Au même moment, Cindy devient officiellement la voix chantée du dessin animé de Barbie dont le premier DVD est « Barbie apprentie Princesse ». En octobre 2011, après une rencontre avec le producteur Pierre Stembert, la chanteuse est engagée pour un spectacle reprenant les chansons de la tragédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil d’après l’oeuvre de Victor Hugo. Une partie de l’année 2012 de Cindy Layla sera consacrée à cette aventure musicale qui l’emmènera jusqu’au Liban. Les années qui suivent sont marquées par des doublages vocaux de personnages animés et par des participations à des spectacles de reprises de Michel Sardou ainsi qu’à une comédie musicale évoquant la première guerre mondiale : « Les amoureux de la Madelon ». Depuis 2015, l’artiste prépare aussi un hommage particulier à Jacques Brel. Elle imagine en effet un spectacle intitulé « Elle et Brel » constitué des chansons où le grand Jacques évoque la femme.Le 23 juillet 2017, la première de ce concert a lieu à La Ruche Théâtre de Marcinelle (Charleroi), région où la chanteuse vit depuis son enfance. En 2018, année où l’on célèbre les 40 ans de la mort de Jacques Brel, Cindy reçoit de la Fondation Jacques Brel l’accord de pouvoir enregistrer un CD de quatorze titres se rapportant à son spectacle. Mais celui-ci n’a pas encore été commercialisé.
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