CHRISTOPHE

Christophe en 2017

Né à à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, le 13 octobre 1945 sous le nom de Daniel Bevilacqua, CHRISTOPHE est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie italien et d’une mère couturière. Encore enfant, il se découvre une passion pour la chanson en appréciant particulièrement Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Quelques années plus tard, il se tourne vers le blues et la musique de John Lee Hooker. Il préfère clairement la musique à l’école qui ne retient pas vraiment ses faveurs. A quinze ans, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, c’est vers Elvis Presley et le rock américain que ses goûts musicaux bifurquent. Même si Georges Brassens n’est pas absent de son paysage. Son avenir n’étant pas lié à des études précises, il se décide à apprendre ce qu’il aime: la musique. Et il commence par prendre des cours de guitare et à jouer de l’harmonica. Comme plein d’autres gars de sa génération, il monte alors un groupe de rock en 1961: « Danny Baby et les Hooligans ». La formation se produit au cours d’événements locaux et n’enregistre pas de disque. Il faut dire que le chanteur doit bientôt effectuer ses obligations militaires et l’expérience ne va pas plus loin. Après son séjour sous les drapeaux, Daniel décide de se lancer dans une carrière de chanteur soliste. Sous le pseudonyme de Christophe, il enregistre un premier 45-tours, « Reviens Sophie », qui ne connaît qu’un succès d’estime en 1964.

La chanson est inspirée du blues américain et ne correspond pas à l’attente du public. Christophe va le comprendre et écrire alors une mélodie plus douce et sirupeuse qui va totalement dépasser ses espoirs de succès. En 1965, « Aline » se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de ce premier « tube », Christophe s’installe dans les hit-parade de ventes avec d’autres titres comme « Les marionnettes » et « Excusez-moi monsieur le professeur ». L’argent de ses premiers cachets lui permet de s’adonner à la passion des voitures rapides et, aussi, de participer à une course en tant que pilote. Au cours d’une tournée de concerts commune, il découvre la chanteuse Michèle Torr qui met au monde leur fils Romain en 1967. Un fils qu’il ne reconnaîtra jamais mais qu’il finira par voir assez régulièrement à la fin de sa vie. La fin des années 1960 est plus difficile pour le chanteur qui voit son succès s’amoindrir.

Avec l’aide du producteur Francis Dreyfus, il connaît un nouveau départ en 1972 et retrouve les premières marches des charts avec des chansons comme « Oh mon amour » et « Main dans la main » (en 1972 et non en 1983 comme indiqué par erreur dans la vidéo ci-dessous).

Alors qu’il enregistre des nouveaux titres, il prête ses talents d’harmoniciste à un jeune artiste qui interprète « Kiss Me » dans le studio d’à côté: C. Jérôme.

La décennie sera ensuite jalonnée de « tubes » monumentaux pour Christophe: « Belle » (1973), « Les paradis perdus » (1974), « Les mots bleus » (1975), « Senorita » (1975), « Petite fille du soleil » (1975), « Merci John d’être venu » (1976), « Daisy » (1976) et « La Dolce Vita » (1977).

Depuis 1966, Christophe n’a alors plus le droit de vendre un disque ni toucher un centime de la chanson « Aline ». C’est que cette oeuvre fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis le procès que lui a intenté le chanteur Jacky Moulière pour avoir plagié sa chanson « La Romance » commercialisée en 1963, soit deux ans avant « Aline ». Christophe gagne le procès en appel en 1978 et, dès 1979, il ressort la chanson qui n’était plus disponible en 45 tours depuis plus de dix ans. 3.500.000 exemplaires du disque se vendent en quelques semaines. En écoutant « La romance » de Jacky Moulière, ci-dessous, vous pouvez vous faire un avis plus précis.

En 1983, il connaît à nouveau un énorme succès discographique avec la chanson d’été « Succès fou ».

La même année, il commercialise « Clichés d’amour », un opus où il reprend, en français, des standards américains comme « Ebb tide », « White christmas » ou « Besame mucho » accompagné par un big band. En 1984, Christophe connaît encore un beau succès avec « Ne raccroche pas ».

Puis, il se fait oublier pendant une dizaine d’années au cours desquelles ses enregistrements sont rares (« Chiqué chiqué » en 1988).

Il faut ainsi attendre 1996 pour voir l’artiste sortir un nouvel album très personnel jusque dans le titre: « Bevilacqua ». Branché sur la musique techno et électro de cette époque, il propose un opus où les chansons ont été travaillées en laboratoire sonique. Les morceaux sont résolument contemporains et étranges mais ne trouvent pas leur public et encore moins celui du Christophe des années 1970.

Le disque suivant est commercialisé en 2001 et a pour titre « Comme si la terre penchait ». Sans être un véritable succès de vente, l’album permet à Christophe d’envisager un retour sur scène à l’Olympia de Paris. Il y présente un spectacle superbe à la fois théâtral et chorégraphique qui ravit un public nombreux. Un CD et un DVD de ce concert sont mis en vente et connaîssent une belle notoriété.

Dans la foulée, le chanteur entame une tournée de concerts qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa en Belgique. En 2008, il défraie la chronique en sortant l’album « Aimer ce que nous sommes » pour lequel il obtient une excellente promotion médiatique et qui se vend très bien.

Quelques mois plus tard, il enregistre avec son vieil ami Salvatore Adamo un duo intitulé « Jours de lumière » où transparaissent toutes les affinités vocales de leurs origines italiennes.

En 2011, Christophe participe à l’album de reprises de Bashung intitulé « Tels Alain Bashung » en interprétant « Alcaline ».

Deux ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons inédites: « Paradis retrouvé ».

Ensuite, il réalise une tournée de concerts acoustiques où il s’accompagne seul au piano. Au cours de cet « Intime Tour » il présente mélodies et succès dans des versions nouvelles et dépouillées qui se retrouvent, au printemps 2014 sur l’album live « Intime ».

En avril 2016, Christophe livre son treizième album studio qui a pour titre « Les Vestiges du chaos ». L’opus salue le retour de Jean-Michel Jarre comme auteur de certains textes. Et, pour la rentrée qui suit, Christophe part en tournée dans de nombreux pays francophones.

En 2019, l’artiste commercialise deux albums intitulés « Christophe, etc. » où il réinterprète, dans des versions très personnelles et contemporaines, ses grands succès avec des artistes comme Pascal Obispo, Julien Doré, Etienne Daho, Eddy Mitchell ou Laetitia Casta.

Le 26 mars 2020, en pleine crise sanitaire due au coronavirus Covid-19, le chanteur est hospitalisé en soins intensifs à Paris pour une insuffisance respiratoire. Le 10 avril, son état ne s’étant pas amélioré, l’artiste est transféré dans un hôpital de Brest. Christophe y décède le 16 avril 2020 des suites d’un emphysème, maladie pulmonaire. Depuis le début de son hospitalisation, même si beaucoup de monde y pensait, l’entourage de l’artiste de 74 ans n’a jamais évoqué le coronavirus Covid-19. Christophe connaissait de légers problèmes respiratoires, comme de l’asthme, depuis des années.

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Le chanteur CHRISTOPHE est décédé

Christophe en 2017

Le 26 mars 2020, le chanteur français Christophe était hospitalisé en soins intensifs à Paris pour une insuffisance respiratoire. Depuis le 10 avril, son état ne s’étant pas amélioré, l’artiste avait été transféré dans un hôpital de Brest. Hélas, Christophe est décédé ce jeudi 16 avril des suites d’un emphysème, maladie pulmonaire. Depuis le début de son hospitalisation, même si beaucoup de monde y pensait, l’entourage de l’artiste de 74 ans n’a jamais évoqué le coronavirus Covid-19. Christophe connaissait de légers problèmes respiratoires, comme de l’asthme, depuis des années.
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Né à à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, le 13 octobre 1945 sous le nom de Daniel Bevilacqua, il est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie italien et d’une mère couturière. Encore enfant, il se découvre une passion pour la chanson en appréciant particulièrement Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Quelques années plus tard, il se tourne vers le blues et la musique de John Lee Hooker. Il préfère clairement la musique à l’école qui ne retient pas vraiment ses faveurs. A quinze ans, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, c’est vers Elvis Presley et le rock américain que ses goûts musicaux bifurquent. Même si Georges Brassens n’est pas absent de son paysage. Son avenir n’étant pas lié à des études précises, il se décide à apprendre ce qu’il aime: la musique. Et il commence par prendre des cours de guitare et à jouer de l’harmonica. Comme plein d’autres gars de sa génération, il monte alors un groupe de rock en 1961: « Danny Baby et les Hooligans ». La formation se produit au cours d’événements locaux et n’enregistre pas de disque. Il faut dire que le chanteur doit bientôt effectuer ses obligations militaires et l’expérience ne va pas plus loin. Après son séjour sous les drapeaux, Daniel décide de se lancer dans une carrière de chanteur soliste. Sous le pseudonyme de Christophe, il enregistre un premier 45-tours, « Reviens Sophie », qui ne connaît qu’un succès d’estime en 1964.

La chanson est inspirée du blues américain et ne correspond pas à l’attente du public. Christophe va le comprendre et écrire alors une mélodie plus douce et sirupeuse qui va totalement dépasser ses espoirs de succès. En 1965, « Aline » se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de ce premier « tube », Christophe s’installe dans les hit-parade de ventes avec d’autres titres comme « Les marionnettes » et « Excusez-moi monsieur le professeur ». L’argent de ses premiers cachets lui permet de s’adonner à la passion des voitures rapides et, aussi, de participer à une course en tant que pilote. Au cours d’une tournée de concerts commune, il découvre la chanteuse Michèle Torr qui met au monde leur fils en 1967. Un fils qu’il ne reconnaîtra jamais. La fin des années 1960 est plus difficile pour le chanteur qui voit son succès s’amoindrir.

Avec l’aide du producteur Francis Dreyfus, il connaît un nouveau départ en 1972 et retrouve les premières marches des charts avec des chansons comme « Oh mon amour » et « Main dans la main » (en 1972 et non en 1983 comme indiqué par erreur dans la vidéo ci-dessous).

Alors qu’il enregistre des nouveaux titres, il prête ses talents d’harmoniciste à un jeune artiste qui interprète « Kiss Me » dans le studio d’à côté: C. Jérôme. La décennie sera ensuite jalonnée de « tubes » monumentaux pour Christophe: « Belle » (1973), « Les paradis perdus » (1974), « Les mots bleus » (1975), « Senorita » (1975), « Petite fille du soleil » (1975), « Merci John d’être venu » (1976), « Daisy » (1976) et « La Dolce Vita » (1977).

Depuis 1966, Christophe n’a alors plus le droit de vendre un disque ni toucher un centime de la chanson « Aline ». C’est que cette oeuvre fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis le procès que lui a intenté le chanteur Jacky Moulière pour avoir plagié sa chanson « La Romance ». Christophe gagne le procès en appel en 1978 et, dès 1979, il ressort la chanson qui n’était plus disponible en 45 tours depuis plus de dix ans. 3.500.000 exemplaires du disque se vendent en quelques semaines. En 1983, il connaît à nouveau un énorme succès discographique avec la chanson d’été « Succès fou ».

La même année, il commercialise « Clichés d’amour », un opus où il reprend, en français, des standards américains comme « Ebb tide », « White christmas » ou « Besame mucho » accompagné par un big band. En 1984, Christophe connaît encore un beau succès avec « Ne raccroche pas ». Puis, il se fait oublier pendant une dizaine d’années au cours desquelles ses enregistrements sont rares (« Chiqué chiqué » en 1988). Il faut ainsi attendre 1996 pour voir l’artiste sortir un nouvel album très personnel jusque dans le titre: « Bevilacqua ». Branché sur la musique techno et électro de cette époque, il propose un opus où les chansons ont été travaillées en laboratoire sonique. Les morceaux sont résolument contemporains et étranges mais ne trouvent pas leur public et encore moins celui du Christophe des années 1970. Le disque suivant est commercialisé en 2001 et a pour titre « Comme si la terre penchait ». Sans être un véritable succès de vente, l’album permet à Christophe d’envisager un retour sur scène à l’Olympia de Paris. Il y présente un spectacle superbe à la fois théâtral et chorégraphique qui ravit un public nombreux. Un CD et un DVD de ce concert sont mis en vente et connaîssent une belle notoriété. Dans la foulée, le chanteur entame une tournée de concerts qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa en Belgique. En 2008, il défraie la chronique en sortant l’album « Aimer ce que nous sommes » pour lequel il obtient une excellente promotion médiatique et qui se vend très bien. Quelques mois plus tard, il enregistre avec son vieil ami Salvatore Adamo un duo intitulé « Jours de lumière » où transparaissent toutes les affinités vocales de leurs origines italiennes.

En 2011, Christophe participe à l’album de reprises de Bashung intitulé « Tels Alain Bashung » en interprétant « Alcaline ». Deux ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons inédites: « Paradis retrouvé ». Ensuite, il réalise une tournée de concerts acoustiques où il s’accompagne seul au piano. Au cours de cet « Intime Tour » il présente mélodies et succès dans des versions nouvelles et dépouillées qui se retrouvent, au printemps 2014 sur l’album live « Intime ». En avril 2016, Christophe livre son treizième album studio qui a pour titre « Les Vestiges du chaos ». L’opus salue le retour de Jean-Michel Jarre comme auteur de certains textes. Et, pour la rentrée qui suit, Christophe part en tournée dans de nombreux pays francophones. En 2019, l’artiste commercialise deux albums intitulés « Christophe, etc. » où il réinterprète, dans des versions très personnelles et contemporaines, ses grands succès avec des artistes comme Pascal Obispo, Julien Doré, Etienne Daho, Eddy Mitchell ou Laetitia Casta.

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Le chanteur Christophe en soins intensifs pour soucis respiratoires

Christophe en 2017

La nouvelle est parvenue ce dimanche 29 mars : le chanteur français Christophe a dû être hospitalisé en soins intensifs à Paris pour une insuffisance respiratoire.
Bien entendu, tout le monde pense au coronavirus Covid-19 et si certains l’évoquent comme cause de cette hospitalisation, l’entourage de l’artiste de 74 ans ne l’a pas confirmé.
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22 NOVEMBRE

Art Sullivan en 1978

22 novembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Art SULLIVAN sous son vrai nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude. A 18 ans, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019.
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Jacques Nuovo dans les années 1990

22 novembre 1957 : Naissance, à Jemappes, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine italienne Jacques NUOVO. Issu d’une famille originaire de San Cataldo en Sicile, Jacques s’oriente vers l’électricité avant de reprendre la boulangerie de son père. C’est sans doute cette activité qui le pousse à donner le nom de « Levure » au groupe musical qu’il fonde au début des années 1980 avec Franco Seminara et Salvatore Miraglia entre autres. La formation a pour particularité de composer, d’écrire et d’interpréter des chansons en patois picard wallon et, aussi, en français. Après s’être retrouvé en finale du Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1980, Levure connaît le succès avec le titre « Ed tourpine » (que l’on peut traduire par « Je végète ») co-signé par Nuovo et Miraglia en 1981. La même année, le groupe enregistre aussi « Dans mon village ».

En 1983, le groupe est à nouveau finaliste du GP de la Chanson Wallonne où il se distingue en interprétant une fois de plus des textes sociaux sur des mélodies légères : « El djambot du cié qu’a émigré » (« Le fils de celui qui a émigré »). En 1984, alors que Levure se dissout après un ultime disque en français (« Va travailler »), Jacques Nuovo est aidé par son célèbre concitoyen Salvatore Adamo pour enregistrer son premier 45-tours francophone en solo. C’est le guitariste d’Adamo, Jérôme Munafo, qui signe d’ailleurs les arrangements de « Dans mon verre » et « Lettre à une amie ». Le succès de ce premier essai est encourageant car les radios de la Belgique francophone diffusent bien le disque. Jacques Nuovo enregistre alors « Un enfant de toi » en 1985 puis, en duo avec Franco Seminara, une chanson sur le handicap: « Vivre comme toi » en 1986. Jacques participe alors au Festival 88, un concours organisé à Bruxelles par la société des auteurs belges SABAM où il présente la chanson « J’aurais voulu ». En 1990, il chante « Cannibale si tu veux » et représente, en 1993, la Belgique et la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) au concours de chansons de la Truffe de Périgueux en France. Puis, au milieu de la décennie, Jacques Nuovo sort son premier et seul album à ce jour. L’opus s’appelle à juste titre « L’album » et, sur ce disque réalisé avec l’aide du musicien Aril Laury, on retrouve des réenregistrements de « Dans mon verre », de « Un enfant de toi » ou encore de « Ed tourpine » en souvenir du groupe Levure. Les titres restants sont nouveaux: « Je survivrai », « Van Gogh », « Après minuit » ou « Si ton amour tremble » par exemple. Face au succès très mitigé du CD, Jacques Nuovo va petit à petit délaisser la chanson sans pour autant quitter le monde artistique et musical. C’est ainsi qu’en 2005, il met sur pied et lance, dans la province belge de Hainaut, un concours musical pour jeunes talents appelé « Envol des Cités » dont le succès est grandissant et dont le site internet est accessible en CLIQUANT ICI. Comme un clin d’oeil, en décembre 2011, Jacques Nuovo dédie une chanson au bourgmestre de sa ville natale de Mons qui est alors aussi le premier ministre belge : Elio Di Rupo. Depuis, le clip « Le Doudou tango d’Elio » a été retiré de la plate-forme YouTube. En 2014, Jacques Nuovo parvient, avec Salvatore Miraglia et quelques autres musiciens d’alors, à réenregistrer dix chansons parmi celles qui ont fait connaître le groupe Levure au début des années 1980. Et, contre toute attente, malgré les voix et la technique qui ont changé, la magie se produit et les chansons ne semblent pas avoir pris une ride. Le 22 septembre 2018, à l’initiative de son ami Salvatore Anzalone, directeur du théâtre royal de Mons, Jacques Nuovo remonte sur scène. A 60 ans, près de 30 ans après sa dernière prestation, le chanteur propose une soirée magique où, avec l’aide du musicien Roberto Di Ferdinando, il balaie une carrière où l’on retrouve avec plaisir les membres du groupe Levure, la cantatrice Véronique Lambert (« In duo ») et le duo de rappeurs Jezo.
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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

22 novembre 1974 : Alors qu’il connaît un énième succès avec la chanson « Qui pourra te dire »,  Mike BRANT effectue une première tentative de suicide. Il se jette en effet du 5e étage de l’hôtel de la Paix à Genève. On le relève avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Mike refera son geste le 25 avril 1975 à Paris mais, cette fois, il y laissera la vie.

 

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13 OCTOBRE

Yves Montand en 1962

13 octobre 1921 : Naissance, à Monsummano (Toscane), du chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND sous le nom d’Ivo Livi. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Nana Mouskouri en 1984 – Photo (c) Renaud Marchand

13 octobre 1934 : Naissance, à La Canée en Crète, de la chanteuse grecque Nana MOUSKOURI sous le vrai nom Ioánna Moúskhouri. Lorsqu’elle voit le jour, son père est projectionniste dans un cinéma local où sa mère est ouvreuse. En 1937, la famille déménage à Athènes. Alors que la Grèce est occupée par les troupes nazies venues d’Allemagne, le père fait de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Dès l’âge de six ans, la petite Ioanna semble déjà posséder des talents vocaux étonnants. Et il est donc décidé de lui faire suivre des cours de chant dès que possible. Et c’est donc en 1946 qu’elle peaufine sa façon de chanter en apprenant également le piano et l’harmonie. Elle suit ces études pendant huit ans. En 1958, elle rencontre le compositeur grec Manos Hadjidakis qui lui conseille d’enregistrer un premier disque qui récolte, en Grèce, un succès d’estime. Elle pense alors que son avenir se trouve à Paris et, en 1960, elle s’installe dans la capitale française bien décidée à faire carrière dans la musique et la chanson. Elle devient ainsi de plus en plus connue dans le milieu et il lui est proposé de représenter le Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson en 1963. Sa chanson, « A force de prier », se classe huitième.

Cette compétition et son retentissement européen sont toutefois très importants pour la notoriété de Nana Mouskouri qui va commencer à connaître de jolis succès: « Roses blanches de Corfou » (1962), « L’Enfant au tambour (1965), « Quand on s’aime » (avec Michel Legrand en 1965), « C’est bon la vie » (1967), « Vole vole farandole » (1969), « Dans le soleil et dans le vent (1969), « Le Tournesol » (1970), « Pauvre Rutebeuf » (1970), « Comme un soleil » (1971), « Soleil soleil » (1972), « Le ciel est noir » (1974), « Toi qui t’en vas » (1975), « Le tournesol » (1976), « Quand tu chantes » (1976), « Je chante avec toi Liberté » (1981), « Chanter la vie » (1982), « L’amour en héritage » (1984) ou encore « Répondez-moi » (1985). Tout au long de sa carrière, la chanteuse va s’attacher à aborder une multitude de genres et de styles musicaux différents: folklore, country, jazz, gospel, pop, chanson française, classique et même, de manière très légère, opéra (en interprétant l’Habanera de Carmen avec Serge Lama notamment). Avec la totalité de ses enregistrements, Nana Mouskouri a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde. Elle interprète ses chansons en français et en grec mais aussi en anglais, en allemand, en néerlandais, en espagnol, en italien, en japonais, en portugais, en hébreu et en gallois. Le 25 novembre 2007, elle donne un concert d’adieu à l’opéra Garnier à Paris. Mais ce ne sont pas ses vrais adieux définitifs puisque, en 2013, elle entame une tournée mondiale appelée « la tournée de ses 80 ans ». La série de concerts internationaux se termine en 2014 avec la sortie d’un album live « Happy birthday tour ». Trois ans auparavant, Nana Mouskouri a enregistré un album de duos où elle reprend ses grandes chansons aux côtés de Roch Voisine (« Adieu Angelina »), Alain Delon (« Pauvre Rutebeuf”), Dave (« Le temps des cerises »), Francis Cabrel (« Guantanamera »), Graeme Allwright (« Suzanne »), Lara Fabian (« La Vie, l’Amour, la Mort”), Serge Lama (“Aux marches du palais”), Garou (“Le ciel est noir”), Alain Souchon (“C’est bon la vie”), Herbert Léonard (“Je chante pour toi Liberté”) et Julio Iglesias (“Grande Grande Grande”) entre autres. Elle y interprète aussi, pour la première fois, un duo avec sa fille Lenou que le grand public découvre: “Tous les arbres sont en fleurs”. Au début de l’année 2018, elle commercialise un nouvel album de reprises baptisé « Forever young ». Sur les quinze titres de l’opus, trois ont été popularisés par des artistes francophones : « Sa jeunesse » (Charles Aznavour), « Dis quand reviendras-tu » (Barbara) et « Salma ya salama » (Dalida).
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CHRISTOPHE en 1988 – Photo (c) Antoine Giacomoni

13 octobre 1945 : Naissance, à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, du chanteur, auteur et compositeur français CHRISTOPHE sous le nom de Daniel Bevilacqua. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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SLIMANE en 2016

13 octobre 1989 : Naissance à Chelles, en banlieue parisienne, du chanteur français SLIMANE sous le nom de Slimane Nebchi. Issu d’une famille d’origine algérienne, il fréquente le lycée Jehan puis travaille pour une société de commerce en gros. Il vit ensuite aux Lilas, toujours en banlieue de Paris. Passionné par la musique depuis tout petit, il s’inscrit à différents télé-crochets français pour jeunes talents: Nouvelle Star (2009), Popstar (2011), X-Factor (2011) et Encore une chance (2012).Dans le même temps, il se fait connaître sur Youtube en 2009 où il interprète quelques-unes de ses compositions. En 2015, il se présente aux auditions pour « Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge » et il décroche le second rôle, celui de Lorin, dans cette comédie musicale de Didier Barbelivien qui attend toujours d’être montée. Un album des chansons est toutefois commercialisé en 2015 et Slimane y est entouré de Didier Barbelivien bien sûr mais aussi de Stéphane Bern, Mickaël Miro, Aurore Delplace, Kareen Antonn, etc. Le 14 mai 2016, après avoir parcouru toutes les étapes de ce crochet télévisuel, Slimane remporte la saison 5 de « The Voice France » sur la chaîne privée française TF1. Il sort ensuite un premier album qui a pour titre « A bout de rêves » avant de se lancer dans la tenue de nombreux concerts en France mais aussi en Belgique francophone et en Suisse. Son premier single s’intitule « Paname » et connaît un grand succès.

Il est suivi des titres « Le vide », « Adieu », « La Famille ça va bien » et « Frérot » qui lui permettent de se produire dans de nombreux festivals durant l’été 2017. Mais ces chansons préparent alors la venue du « tube » de la fin 2017 : « Viens on s’aime ». En 2018, l’album « Solune » confirme la notoriété grandissante du chanteur qui devient coach de la saison 7 de l’émission télévisée « The Voice Belgique » sur la chaîne publique francophone RTBF. Un poste qu’il reprend pour la saison 8 à partir de janvier 2019 aux côtés de la chanteuse Vitaa. C’est d’ailleurs avec cette dernière qu’il enregistre un nouvel album, intitulé « Versus », qui est commercialisé en août 2019. Une tournée de concerts avec Vitaa est d’ailleurs prévue dans la foulée l’année suivante. Mais le coronavirus Covid-19 chamboule le planning des dates qui doivent être reportées et cela permet aux deux artistes d’enregistrer un deuxième album ensemble en 2020.
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Gérard Berliner en 1990 – Photo (c) Tony Frank

13 octobre 2010 : Décès, à Paris, d’une crise cardiaque, de l’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER à la suite d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Henri Golan dans les années 1980

13 octobre 2020 : Décès, à Charleroi, du chanteur et fantaisiste belge Henri GOLAN. Né le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le vrai nom de Willy Dehaibe, il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements. Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).

cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956). Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin Agile » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950. Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg. Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970.

Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres. Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans. Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris. Il est alors incinéré au columbarium du cimetière du Père-Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.

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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.

Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ».

Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017. En 2019, il est l’auteur d’un superbe livre relatant ses voyages aux Etats-Unis en compagnie de Johnny Hallyday : « Road Trip : Johnny Hallyday on the road ».
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85). Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara. Il faut attendre six ans pour qu’un nouvel album de l’artiste soit disponible : il a pour titre « Respect » et est commercialisé en 2018. Cette sortie est suivie de quelques concerts parisiens et d’une tournée française, belge et canadienne. Yves Duteil reçoit à ce moment aussi le Grand-Prix 2018 de la Société des Poètes Français.
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24 juillet 2011 : journée de clôture des Francofolies de Spa. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, cliquez ICI.
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10 MARS

 

10 mars 1920 : Naissance, à Ville-d’Avray, de l’artiste français Boris VIAN. Pluridisciplinaire et très complet, on peut dire de Boris Vian qu’il fut écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, trompettiste de jazz, scénariste, traducteur, conférencier, acteur, peintre et dessinateur. Il commence à pratiquer la musique et plus particulièrement le jazz dès 1937 au Hot Club de France. Après la seconde guerre mondiale, il devient un assidu du quartier parisien de Saint-Germain-des-Prés et il s’intéresse aussi à la chanson. Pour Henri Salvador, il est le premier à écrire des textes sur des parodies de rock’n’roll. L’un de ces premiers enregistrements est « Rock’n’rollmops » que Salvador interpréte sous le nom d’Henri Cording. Pour Salvador encore, il signe ensuite le fameux « Blouse du dentiste » qui est toujours aujourd’hui un grand classique de la chanson francophone. D’autres textes que Vian a parfois interprétés lui-même ont également été chantés par d’autres artistes: « La java des bombes atomiques » par Serge Reggiani, « La complainte du progrès » par Bernard Lavilliers ou « On n’est pas là pour se faire engueuler » par les Charlots. Mais Vian, c’est aussi « Je suis snob » et, surtout, « Le déserteur », une chanson qui crée la polémique lorsqu’elle sort pendant la guerre d’Algérie en 1958.

D’une santé plutôt fragile bien que brûlant la vie par les deux bouts, Boris Vian meurt le 23 juin 1959 à Paris en assistant à une projection du film adaptant à l’écran son livre « J’irai cracher sur vos tombes ».

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Christine Corda en 1977 – Photo (c) Rozes

10 mars 1952 : Naissance de la chanteuse française Christine CORDA. Elle enregistre ses premiers disques au début des années 1970 avec des chansons signées notamment par Jean-Pierre Castelain qui lui conçoit deux albums: « Le jardin imaginaire » (1973) et « Petite pierre » (1979). Elle obtient néanmoins peu de succès malgré des qualités vocales évidentes. Parmi ses 45-tours marquants, il y a « Le jardin imaginaire » mais aussi « Rock’n roll pas mort », « Mademoiselle » et « Comme dans un film » (1977).

En 1973, elle participe à l’opéra-rock « La révolution française ». Cinq ans plus tard, elle est la voix féminine du « tube » de Jean-François Maurice: « 28° à l’ombre ». En 1982, elle est à l’affiche de la comédie musicale « Moïse ». Elle participe ensuite, en tant que mannequin, à des séances de photos de mode et enregistre plusieurs messages publicitaires pour la radio. Puis, elle devient l’agent des groupes « Beatles Story » et « La bande à Basile ». Par la suite, elle se produit en gala, seule ou avec son groupe « Woman » qui reprend des standards français ou internationaux. En 1990, elle commercialise encore un 45 tours sous le nom de Chris Corda : « Desesperado ».
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Didier Barbelivien en 1993

10 mars 1954 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Didier BARBELIVIEN. Il passe son enfance au Congo où son père fait de l’import-export de bestiaux. Et il revient définitivement en France à l’âge de six ans. Passionné de musique, il commence à écrire des chansons à seize ans. Dès 1975, alors que l’un de ses textes est un succès dans la voix de Gérard Lenorman (« Et moi je chante »), il enregistre un premier 45 tours où il interprète une de ses chansons: « Alcools ». Il obtient ce que l’on appelle un succès d’estime radiophonique sans plus. Alors qu’il devient de plus en plus connu comme auteur et compositeur pour Christophe (« Petite fille du soleil »), Gérard Lenorman (« Michèle ») ou Johnny Hallyday (« Elle m’oublie »), Didier réussit à placer un « tube » comme interprète dans tous les hits de 1980: « Elle », une chanson dédiée à son épouse, la mère de son fils David.

A l’époque, on croit que l’interprète Barbelivien ne connaîtra que ce seul succès fulgurant. Mais la suite prouvera que non puisque, tout en continuant à écrire pour les autres, l’artiste enregistre « Je te connais par coeur » (1981), « Là où je t’aime » (1984), « Elsa » (1982), « Les soleils électriques » (1983) ou encore « C’est d’quel côté la mer » (1983). En 1990, il enregistre un duo avec un parfait inconnu du nom de Félix Gray. A deux, ils décrochent la timbale avec « A toutes les filles » et l’aventure du duo se poursuit avec « Il faut laisser le temps au temps » et « E vado via ». Trois ans plus tard, toujours en tant qu’interprète, Didier Barbelivien connaît une grande popularité avec d’autres duos: « Les mariés de Vendée » et « Quitter l’autoroute » avec Anaïs. Alors que sa carrière d’auteur-compositeur se poursuit au service d’un nombre impressionnant d’artistes francophones comme Garou, Torr, C. Jérôme, Kaas, Bécaud, Dalida, Lavil, Dion, Iglesias, Mathieu, Charden, Vilard, Roussos, Hallyday Sardou ou Montagné, il signe, en 2004, tous les textes de la comédie musicale de François Valéry « Les enfants du soleil ». En 2005, Didier Barbelivien enregistre un album intitulé « Envoie les clowns » et, deux ans plus tard, « Etat des lieux ». Il se décide alors, pour la première fois de sa carrière et avec un trac phénoménal, à se présenter sur scène devant son public. En 2009, son opus intitulé « Atelier d’artistes » se vend à plus de 200.000 exemplaires. Il s’agit d’un album où il interprète tous les « tubes » qu’il a pu composer pour d’autres chanteurs. Dans le même ordre d’idées, il réalise en 2011 un album où il écrit et compose des chansons « à la manière de » divers artistes à qui il rend hommage. La chanson « Jean de France » qui évoque Jean Ferrat devient ainsi un incontournable du répertoire de Didier Barbelivien. Conséquence de ces derniers succès de vente, une compilation de trois CD est sortie en 2012 avec tous les succès du chanteur et deux titres inédits parmi lesquels un duo avec Natasha St Pier (« Que serais-je sans toi » de Jean Ferrat). En 2013, un nouvel album est commercialisé: il a pour titre « Dédicacé ». Après cela, Didier écrit une comédie musicale en 2015, « Marie-Antoinette et le chevalier de maison rouge », dont l’album est enregistré par divers artistes. Ensuite, il commercialise un album en 2016, « Amours de moi », avant d’annoncer pour 2018 le nouvel opus « Créateur de chansons ».
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 Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

Jean Vallée à la présentation de La Bonne Etoile en 1982 (c) RTBF-Sonuma

10 mars 1982 : Diffusion à la télévision publique belge francophone, la RTBF, de l’émission de variétés « La Bonne Etoile » enregistrée quelques jours plus tôt à la Maison de la Culture de Tournai. Présenté par le chanteur belge Jean Vallée, le programme accueille ce soir-là Nicole Croisille, Enrico Macias, les frères Préboist mais aussi Michel Drucker et Dany Saval. Un extrait de cette émission peut être visionné en cliquant ICI.
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Yves Duteil, l’un des artistes promotionné par Françoise Maucq en Belgique

10 mars 2003 : Décès, à l’hôpital Américain de Neuilly-sur-Seine, de l’attachée de presse belge Françoise MAUCQ des suites d’une longue maladie à l’âge de 56 ans. Compagne de Raymond Devos au moment de son décès, Françoise Maucq a été, durant de longues années, une attachée de presse efficace et sympathique. Dans ce métier où beaucoup essaient « placer leurs produits » à n’importe quel prix, elle a toujours montré une générosité et une passion peu communes en défendant des artistes, comme Yves Duteil, dont elle appréciait vraiment le talent. Au point qu’aucun artiste ni journaliste l’ayant côtoyée ne peut l’oublier. D’abord attachée de presse à Bruxelles (notamment pour l’ADAC, Association des Arts et de la Culture), elle s’est ensuite installée à Paris pour s’occuper professionnellement et personnellement de Raymond Devos dont elle est devenue la compagne. Profitant de ses occupations artistiques dans la capitale française, elle a beaucoup oeuvré au développement du début de la carrière des Frères Taloche en France. Les seules photos de Françoise Maucq (toujours accompagnée de Raymond Devos) disponibles sur le web ne peuvent être reproduites ici. Si vous désirez les visionner, il vous suffit d’effectuer une recherche d’images à son nom dans votre moteur de recherches.
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Charles Aznavour en 2004

10 mars 2004 : A l’aube de ses 80 ans, Charles AZNAVOUR est à Bruxelles où, au cours d’une cérémonie officielle, il est élevé au rang d’Officier de l’Ordre de Léopold pour sa « carrière d’une exceptionnelle longévité et d’une qualité incontestable mais aussi pour son engagement en tant qu’ambassadeur de l’Unesco et pour son rôle de défenseur de la langue française ».
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Un scopitone (c) Joe Mabel

10 mars 2012 : Décès, à l’âge de 93 ans, de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER. Née le 28 avril 1918, elle est, à l’origine, une impresario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour.

Daidy Davis-Boyer dans sa jeunesse

Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant des petits films sur bobines (l’ancêtre des clips vidéo) des chansons demandées. Ces séquences, tournées très souvent en décors naturels, sont généralement réalisées par elle-même ou par de jeunes cinéastes comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, etc. Un exemple vous est livré ci-dessous avec la chanson « Riquita » de Georgette Plana et le scopitone réalisé en 1968. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis.
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Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

10 mars 2013 : Décès, à l’âge de 95 ans, de la chanteuse française Georgette PLANA à L’Isle-Adam près de Paris. Georgette Plana naît le 4 juillet 1917 à Agen dans le Sud-Ouest de la France. C’est à Bordeaux qu’elle effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 et enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940. Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Mais la passion de la chanson refait surface plus de vingt ans après lorsqu’elle sort, en 1967, un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. A 54 ans, Georgette Plana atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».

Il s’agit d’une de ces reprises que l’artiste a enregistrée avec d’autres titres comme « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent avec succès « Les roses blanches », les Charlots reprennent, entre autres, « Cach’ ton piano » et Antoine livre une nouvelle version de « Dites-moi ma mère » de Maurice Chevalier. Cela se passe quelques mois avant mai 1968 et les jeunes artistes essaient encore de séduire parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse. Les qualités vocales de Georgette Plana ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou encore « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre aussi un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle fait partie de la tournée française du podium de la radio Europe 1 aux côtés du groupe Martin Circus.
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