16 DECEMBRE

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

16 décembre 1918 : Naissance, à Paris, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Ayant suivi des études de droit, il devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. A la libération, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors que Pierre continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». Et c’est Marie Bizet qui va lui permettre de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui devient, quelques années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien »,), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent »), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë est aussi le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française, la SACEM, de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.

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Christian Vidal en 1976 – Photo (c) B. Baudet

16 décembre 1950 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Christian VIDAL sous le nom de Christian Balencourt. Adolescent, il ne pense qu’à une chose: devenir chanteur. Et, pour ce faire, il tente une première expérience musicale au sein d’un groupe de bal bruxellois: les Snakes. Après une audition, il est remarqué par un producteur qui lui fait enregistrer un premier 45 tours en 1972: « Un peu de sympathie ». Cet essai est très encourageant mais connait un succès limité. Il faut donc persévérer et accrocher à son répertoire léger une mélodie agréable qui reste dans l’oreille. C’est fait en 1973 grâce à Armath, alias Roland Verloven, et Jean-Claude Albin qui lui écrivent le tube de la rentrée: « Angélique ». Le vinyle se vend à plus de 1.500.000 exemplaires.

Par la suite et pendant trois ans, les chansonnettes de Christian Vidal sont encore largement diffusées par les radios françaises: « Sérénade » (1974), « La chanson nostalgique » (1974), « Le premier matin » (1974), « De je t’aime en je t’aime » (1974), « Les yeux de Marie » (1975), « Si tu voulais » (1975) et « Julia » (1976). Son contrat discographique avec la firme Vogue arrivant à son terme, Christian Vidal va alors éprouver des difficultés à se maintenir dans le circuit malgré de bonnes chansons enregistrées pour l’unique marché francophone belge: « Toi Gabrielle » (1981), « Un clown dans la vie »(1982), « Mais chanter populaire » (1983), « On est bien dans sa peau » (1983), « You girl » (1983), « Amazony » (1984) ou encore, à destination du jeune public, « Le canard Roland », adaptation française de « Mamma Maria » des Ricchi E Poveri en 1985. Au fil du temps, Christian Vidal s’attache aussi à écrire et à composer lui-même quelques-unes de ses chansons comme « Mais qu’est-ce que j’ai » ou « Rien dire du tout ». Par la suite, l’artiste va s’essayer au théâtre à Bruxelles avant de vivre quelques années loin de sa Belgique natale. En 1994, 20 ans après ses premiers succès, surfant sur la vague nostalgique des années 1970, il commercialise un premier disque compact où il réenregistre ses grandes chansons populaires comme « Angélique » et « Sérénade » entre autres. Et il est alors régulièrement invité par le regretté Pascal Sevran dans ses émissions télévisées françaises: « La chance aux chansons » ou « Chanter la vie ». A la fin des années 2000, Christian Vidal fait partie des artistes à l’affiche de « La tournée des idoles » qui est une espèce de version belge du spectacle français « Age tendre et tête de bois ». Il y figure aux côtés de chanteurs vedettes des années 1960 et 1970 comme Franck Olivier, Robert Cogoi, Alain Delorme, Christian Adam ou Baldo. Dans les années 2010, Christian Vidal tente d’obtenir des prestations dans la tournée « Age tendre et tête de bois », produite par Michel Algay, mais cette dernière s’interrompt en 2015 avant que le projet ne se réalise éventuellement. En 2019, il annonce la sortie d’un album comportant quelques-uns de ses grands succès mais aussi des chansons nouvelles qu’il teste sur scène comme à Soignies (B) lors de la fête du Parc Pater le 14 septembre.
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Liane Foly en 2002 – Photo (c) Christophe Gstalder

16 décembre 1962 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse et imitatrice française Liane FOLY sous le vrai nom d’Éliane Falliex. Ses parents, revenus d’Algérie lors de l’indépendance de ce pays en 1962, ouvrent une droguerie à Lyon où Eliane naît quelques mois plus tard. Le père et la mère d’Eliane favorisent son apprentissage artistique en lui donnant la possibilité d’apprendre le piano, le solfège et la danse dès ses cinq ans. Adolescente, la jeune fille est embauchée dans l’orchestre familial « Black and white » où elle est la chanteuse. Son père est le producteur du groupe, sa mère réalise les costumes, son frère est à la batterie et sa soeur au piano. Plus tard, alors que le groupe se dilue naturellement, Eliane continue à chanter en se produisant partout où on l’accepte. A treize ans, elle gagne un concours de chant et, par la suite, elle se spécialise de plus en plus dans le jazz et le blues. Elle décide toutefois à ce moment de poursuivre ses études et de passer son bac avant de s’intéresser plus avant à la musique. En 1984, le jeune auteur Philippe Viennet la remarque et lui présente le compositeur André Manoukian. Ensemble, ils vont longuement préparer quelques chansons. En 1985, Eliane Falliex devient Liane Foly et sort un premier 45 tours chez Epic avec la chanson « Besoin de toi » qui ne marche pas. Elle signe alors un contrat avec Virgin France qui commercialise ses véritables premiers succès: « Ca va ça vient » et « Love me love moi » extraits de l’album « The man I love » en 1988.

Mais la véritable gloire de Liane Foly va venir avec la sortie de l’opus « Rêve orange » en 1990. Ce dernier contient quelques tubes qui vont installer la chanteuse: « Au fur et à mesure » et « Va savoir » par exemple. En 1992, lors de la sortie du dessin animé de Disney, Liane Foly partage avec Charles Aznavour la version française du thème musical de « La belle et la bête ». Un an plus tard, elle sort son troisième album, « Les petites notes », avec la chanson « Doucement » qui est un hit. En 1994, elle connaît le succès avec le titre « Heures hindoues » signé Etienne Daho. L’album suivant sort en 1997: « Caméléon » connaît une popularité moindre. Quelques mois plus tard, sous le titre « Acoustique », Liane Foly enregistre un album où elle revisite ses plus grands succès mais aussi des reprises comme « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine. C’est l’époque où l’artiste décide de s’installer et de vivre à Londres. En 2001, la chanteuse renoue véritablement avec le succès populaire grâce à l’album « Entre nous » qui renferme les tubes « On a tous le droit », « Ces petits riens » et « Etre vrai ». Elle y reprend aussi « La chanson d’Hélène » initialement interprétée par Romy Schneider dans le film « Les choses de la vie ». En 2002, pour ses 40 ans, Liane Foly sort une compilation de tous ses succès avec deux inédits: « Vivre » et « A l’intérieur ». Puis, en 2004, elle commercialise un album de chansons, « La chanteuse de bal » qui l’éloigne du jazz sans vraiment l’adouber comme chanteuse de variétés. Cette difficulté à se situer ne la favorise pas auprès du public qui aime poser des étiquettes sur le dos des artistes. En pleine crise de confiance, Liane Foly suit les conseils de quelques amis qui estiment qu’elle possède un talent certain d’imitatrice. Elle décide ainsi de réaliser « La parenthèse enchantée », un spectacle d’imitations qui va connaître un grand succès et qui va l’éloigner pendant quelques années des studios d’enregistrement. En 2015, Liane Foly revient à la chanson et annonce un nouvel album pour mars 2016. Mais cet opus ne sera pas un retour aux oeuvres originales: « Crooneuse » reprend en effet toute une série de standards de la chanson française comme « C’est extra » de Léo Ferré ou « La Boîte de Jazz » de Michel Jonasz.
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26 JUIN

Paul Severs en 2012

26 juin 1948 : Naissance, à Huizingen, du chanteur, musicien et auteur compositeur belge Paul SEVERS. Il naît au sein d’une famille nombreuse et est scolarisé à Hal. Adolescent, passionné de musique, il suit des cours de piano et achète une guitare. Un copain lui fait savoir qu’un groupe local connu recherche un chanteur et Paul répond à l’appel. Il devient ainsi, à 17 ans, le leader des « Criminals » qui propose un répertoire anglo-saxon. Le responsable de la formation envoie une maquette au producteur belge Jean Kluger qui est l’un des plus courus de l’époque. Ce dernier n’est pas insensible à la musique des Criminals mais il est surtout intéressé par la voix de Paul. Il propose donc un enregistrement au groupe mais il demande au chanteur d’interpréter le titre en néerlandais qui est sa loangue maternelle. En 1966, un 45-tours est commercialisé: c’est « Geen wonder dat ik ween » par Paul Severs & the Criminals. Le disque n’obtient pas le succès espéré et les deux essais suivants ne réussiront pas mieux. Après d’autres tentatives infructueuses, Paul écrit lui-même la chanson « Ik ben verliefd op jou » en 1970. Et là, c’est le « tube » avec 120.000 exemplaires vendus. La chanson est traduite en anglais (« I’m so in love with you ») et connaît une grande popularité interprétée par le groupe belge Octopus. Et puis, surtout, la version française du groupe Crazy Horse (« J’ai tant besoin de toi ») s’écoule à plus d’un million d’exemplaires en quelques semaines. Alors que les succès de Paul Severs s’accumulent en Belgique néerlandophone et encouragé par les résultats de « J’ai tant besoin de toi » des Crazy Horse, le chanteur songe à une carrière qui pourrait se dérouler en Belgique francophone et en France. Il se met donc en quête d’un titre français fort et, en 1973, il enregistre « Si tu m’aimes comme je t’aime ». Le 45-tours est distribué en France par Carrère et se retrouve rapidement dans les vingt premiers du classement au hit-parade de la radio RTL présenté par André Torrent. Paul Severs bénéficie à ce moment de la vague des « chanteurs belges » qui déferle sur la France : Christian Vidal, Christian Adam, Art Sullivan, Pierre Rapsat ou encore Frédéric François dont le parolier du moment, Marino Atria, signe aussi les textes francophones de Paul Severs. Un second disque sorti en 1974, « Près de toi », connaîtra un succès moindre et l’artiste se reconcentre alors sur sa carrière néerlandophone. Sept ans plus tard, il refera une timide apparition dans l’univers de la chanson française avec « Viens donc à la discothèque ». Mais c’est au début des années 1990 qu’il va connaître la véritable consécration du côté francophone de la Belgique lorsqu’il va figurer parmi les idoles de l’émission télévisée de la chaîne privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».

En 1991, il est au sommet avec « Toutes les filles » et il enchaîne quelques mois plus tard avec « Oh petite fille ». Depuis cette époque, Paul Severs n’a jamais cessé d’enregistrer régulièrement des CD-2 titres avec, généralement, la même chanson en français et en néerlandais. Ces dernières années, c’est souvent le chanteur et musicien Philippe Vancles qui lui écrivait les textes français. En 2015, Paul Severs fête ses 50 ans d’une carrière au cours de laquelle il a vendu 1 million de disques, écrit 300 chansons et preste quelque 15.000 concerts. Le 12 mars 2019, au cours d’une balade à vélo avec un ami près de chez lui, dans les environs de Tubize, il s’écroule victime d’une crise cardiaque. Il est transporté à l’hôpital Erasme de Bruxelles dans un coma dont il ne sortira pas. Le 9 avril 2019, son fils Christophe annonce le décès de Paul Severs sur les réseaux sociaux.
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DOUCHKA en 1986 – Photo (c) Y. Maton

26 juin 1966 : Naissance, à Saint-Cloud, de la chanteuse française DOUCHKA. Fille de l’actrice et chanteuse Pascale Petit et de Giani Esposito, son vrai nom est Doushka Bojidarka Esposito. Elevée dans un milieu artistique, elle commence par devenir mannequin à l’âge de douze ans alors que son père, le chanteur Giani Esposito, est décédé depuis quatre ans. Six ans plus tard, sur le conseil de son beau-père qui n’est autre que le célèbre producteur Humbert Ibach, elle devient l’ambassadrice de Disney en France et va, à ce titre, enregistrer toute une série de disques. Ces derniers reprennent les musiques des films de Disney et sont pubiés sous le label Ibach. Après un premier 45 tours intitulé « Mickey Donald et moi », elle enregistre son premier album « Elémentaire mon cher Baloo » en décembre 1984.

Plus de sept millions de disques de Douchka se vendent alors à un public junior. Son succès est tel que l’artiste est candidate aux Victoires de la Musique en 1986. Après cette période, la jeune chanteuse veut élargir son public et décide de rompre son contrat avec Disney. Elle pose alors pour des photos de charme avant de publier, en 1996, un recueil de poésie. En 1997, elle revient à la chanson sous le nom de Doushka Esposito et interpréte la bande-originale de la série d’animation télévisée « Princesse Sissi » diffusée sur France 3. L’année suivante, elle sort un single qui a pour titre « Daydream » et qui ne connaît pas un grand succès. Après un détour par la téléréalité et le téléachat, elle amorce un retour à la musique en enregistrant la chanson « Per le vie » en 2006. Et, trois ans plus tard, elle sort un nouvel album composé de chansons écrites par elle-même. En 2011, elle publie une autobiographie au titre éloquent: « Mes ailes brûlées ». Trois ans plus tard, elle se présente comme candidate au concours « The Voice France » pour prouver qu’elle n’est pas qu’une chanteuse du passé. Sa prestation impressionne mais elle n’est toutefois pas retenue pour les étapes suivantes du programme télévisé diffusé par la chaîne privée française TF1. En 2017, elle envisage d’enregistrer un album de chansons intitulé « Au fond du coeur », avec des hommages, et elle commence par reprendre le titre qui a fait la popularité de son père : « Le clown ». Parallèlement à ce projet, la chanteuse se produit encore sur scène dans un spectacle nommé « La fabuleuse histoire de Douchka ».
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26 juin 1972 : Naissance, à Sherbrooke, du chanteur québécois Pierre Garand mieux connu sous le pseudonyme de GAROU. Etudiant au Séminaire de Sherbrooke, il s’implique dans les mouvements de jeunesse comme le scoutisme. Passionné de blues et de musique, il commence à chanter dans un bar de Magog. Et c’est là que le parolier québécois Luc Plamondon, de passage, est impressionné par le talent du chanteur à qui il destine le rôle de Quasimodo dans le spectacle musical qu’il est en train d’écrire avec Richard Cocciante: « Notre-Dame de Paris » d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo. Pierre accepte la proposition et cela va rendre Garou célèbre en France puis dans toute la francophonie. La chanson « Belle », qu’il partage avec Daniel Lavoie et Patrick Fiori, est un « tube » qui lui rapporte un prix aux World Music Awards et aux Victoires de la Musique. Etant de plus en plus connu, Garou est à ce moment sollicité pour diverses causes et, en 1998, alors que le succès de « Notre-Dame de Paris » est à son comble, il est l’un des artistes présents sur l’album français « Ensemble contre le Sida ». Libéré des représentations de « Notre-Dame de Paris », Garou entame l’enregistrement d’un premier album en solo. Délibérément intitulé « Seul », l’album est produit par René Angélil, le mari de Céline Dion, et connaît un très gros succès. La galette numérique contient quelques « tubes » dont « Seul » bien sûr mais aussi « Sous le vent », un duo interprété avec Céline Dion.

Fort de cette popularité et poursuivant sur sa lancée, Garou commercialise son second album à la fin de l’année 2003. Le premier extrait est un succès radiophonique et pubic: « Reviens ». L’opus recèle aussi un duo avec Michel Sardou: « La rivière de notre enfance ». En 2005, Garou enregistre un nouveau duo, « Tu es comme ça », mais, cette fois, avec une jeune artiste inconnue: Marylou. En juin 2006, le chanteur québécois sort son troisième « long jeu », au titre éponyme, qui n’obtient pas le succès escompté. Malgré cela, l’artiste se produit sur de nombreuses scènes européennes mais aussi en Russie, au Liban, aux Etats-Unis et, bien sûr, au Canada. Et, en 2008, il renoue avec ses premières amours musicales que sont le blues et la soul music: il entre en studio pour réaliser un premier album en anglais intitulé « Piece of my soul ». Les treize chansons sont parfaites mais ne semblent pas séduire le public francophone. Alors, Garou décide de commercialiser un opus de reprises françaises et anglo-saxonnes qui lui tiennent à coeur et à voix: « Gentleman cambrioleur », du titre de la chanson de Dutronc qu’il y interprète. Les ventes de ce disque ne sont pas extraordinaires en France. Fin 2010, il sort son sixième album studio avec des chansons francophones originales: « Version intégrale ». Le CD n’est plus produit par René Angélil mais par Garou lui-même qui a aussi joué de plusieurs instruments. Six mois plus tard, l’artiste tient le rôle principal dans le nouveau spectacle du Cirque du Soleil à New York: « Zarkana ». Et, en décembre 2011, il retrouve, sur la scène parisienne du palais des sports de Bercy, ses amis Daniel Lavoie, Patrick Fiori, Hélène Ségara, Bruno Pelletier et Luck Mervil pour trois concerts reprenant les plus belles chansons de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris ». Puis, en février 2012, Garou est assis aux côtés de Jenifer, Louis Bertignac et Florent Pagny pour évaluer les jeunes talents participant au crochet télévisé français « The Voice, la plus belle voix » sur la chaîne privée TF1. Il commence alors à travailler sur un nouveau projet discographique qui aboutit, en septembre 2012, à un disque nommé « Rhythm and blues ». L’opus revisite des chansons françaises et anglo-saxonnes comme « Le jour se lève » d’Esther Galil et il fait découvrir de nouvelles versions « pêchues » de « Quand tu danses » de Gilbert Bécaud ou « Marie-Jeanne » de Joe Dassin. La tournée qui suit est également un grand succès alors que Garou rempile pour une nouvelle saison de « The Voice la plus belle voix » au début 2013. En septembre 2013, l’artiste commercialise un nouvel album de chansons originales intitulé « Au milieu de ma vie ». Au début de l’année suivante, il interprète un duo avec Charlotte Cardin, finaliste de « The Voice » au Québec: « Du vent des mots ». Et, en février 2014, il prend à nouveau place dans un des quatre sièges rouges du concours français « The Voice » aux côtés de Jenifer, Florent Pagny et Mika. A la fin de la même année, il commercialise un album de mélodies traditionnelles de Noël réinterprétées de manière très personnelle en anglais et en français: « It’s magic ». Le 4 mai 2015, à Forest-National (Bruxelles – B), Garou est l’invité exceptionnel d’un spectacle intitulé « Pietro e Lucia » qui se déclare contre la guerre et le terrorisme. Peu de temps après les attaques terroristes parisiennes de novembre 2015, Garou fait partie, avec Roch Voisine et Corneille, de l’aventure « Forever Gentlemen » qui se décline sur scène pour la première fois en Belgique à Bruxelles et Charleroi. Après cette aventure scénique qui l’emmène aux quatre coins de la francophonie, Garou décide de faire une pause dans sa carrière artistique. Un repos qu’il interrompt le 21 juin 2016 pour présenter la soirée de la fête de la musique sur la chaîne de télé publique France 2 en direct de Toulouse. Cette nouvelle expérience télévisuelle semble lui plaire puisqu’il remet le couvert en 2017 toujours à Toulouse et en 2018 en direct de Nice cette fois. En 2018, il présente aussi le programme de sélection de la chanson qui représentera la France au concours Eurovision et qui a pour titre « Destination Eurovision ». Expérience qu’il réitère en 2019.

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Franck Olivier ici en 1983

26 juin 2010 : La « tournée romantique » fait halte à Quevaucamps en Belgique. Elle y propose des prestations courtes de chanteurs belges et français des années 1960 et 1970: Christian Vidal, Jean-François Michael, Alain Delorme, Robert Cogoi, Franck Olivier, Claudia Sylva, Salvatore Gallo et les Sunlights.

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12 MARS

 

Claude Michel en 1982

12 mars 1950 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Claude MICHEL, né sous le nom de Gianni Marzano. Il suit des études de coiffure et, à 20 ans, il écume les bals des samedis soirs dans la région de Liège comme, à la même époque, Frédéric François. Avec quelques chansons de son crû, il se présente au Festival de la Rose d’or d’Antibes et son premier succès a pour titre « Comme je t’aime » en 1973. La chanson atteint les sommets des hit parade de France et de Belgique. Il fait alors partie de la « vague des chanteurs de charme belges » des années 1970 au même titre que Christian Vidal, Frédéric François, Christian Adam ou le groupe Crazy Horse (même si le chanteur de ce groupe, Alain Delorme, est Français). Le début de la décennie va donc être marquée par de grands succès pour lui: « Ce soir », « Carolines », « Je m’ennuie de toi » (« Stand by me »), « Une histoire d’amour » ou « Mal d’amour » (enregistré sous son vrai nom : Giani Marzano).

Les années 1980 sont encore celles de hits toutefois désormais limités à la Belgique: « Si par bonheur » ou « Serre-moi » par exemple. Avec le temps, et après avoir encore enregistré quelques albums dans les années 1990 et au début des années 2000, Claude Michel, qui a pourtant des possibilités vocales intéressantes et un vibrato particulier, s’est retiré un peu de la musique pour tenir un restaurant, en 2001, dans le centre de Liège : la Cucinella. Mais, depuis 2016, c’est son fils Julien qui a désormais repris cette maison gastronomique italienne appelée aussi la « Casa Marzano ». Et il semble que, profitant de sa récente « retraite », Claude se soit remis à la musique puisqu’il annonce, pour le 13 avril 2019, la présentation d’un nouvel album sur la scène du casino de Chaudfontaine où il sera notamment entouré de Claude Barzotti et Lou Deprijck.

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Stromae en 2014

12 mars 1985 : Naissance, à Bruxelles sous le nom de Paul Van Haver, de l’auteur-compositeur-interprète belge d’origine rwandaise STROMAE. Né d’un père rwandais et d’une mère belge, il a onze ans quand il s’inscrit à l’Académie musicale de Jette dans la périphérie bruxelloise. Il y suit des cours de solfège et de batterie. En 2000, à quinze ans, il s’oriente vers le hip-hop et choisit le pseudonyme d’Opsmaestro. Trois ans plus tard, avec un rappeur répondant au nom de Jedi, il forme le groupe Suspicion mais le duo ne tient pas la route et, en 2005, Paul Van Haver devient Stromae qui est l’anagramme de Maestro en verlan. Ses débuts comme chanteur soliste ne sont pas évidents et il va multiplier les expériences musicales et médiatiques pendant quelques années. Après avoir conçu et mis en ligne de nombreuses capsules sur le net, « Les leçons de Stromae », il effectue un stage à la radio NRJ de Bruxelles en 2009. Il apporte au programmateur un single réalisé seul: « Alors on danse » qui est immédiatement diffusé. En quelques semaines, le succès belge de « Alors On Danse » s’étend à d’autres pays d’Europe: France, Allemagne et Suisse entre autres. La chanson devient également très populaire au Québec. Fin 2010, Stromae est nommé pour sa chanson aux MTV Europe Awards et est l’un des candidats prétendant au prix Constantin à Paris. L’album « Cheese » sort le 21 juin 2010 et reprend « Alors on danse » et d’autres chansons qui vont devenir des succès comme « House’llelujah ». Les prix et les récompenses se multiplient alors pour Stromae qui reçoit une Victoire de la Musique à Paris en février 2011 dans la catégorie album de musique électronique et dance. Dans la foulée, il obtient, en Belgique, deux « Octaves de la Musique » dans les catégories « artiste de l’année » et « spectacle de l’année ». Les 24 et 25 juin 2011, l’artiste effectue la première partie des deux concerts parisiens du groupe « Black Eyed Peas » au Stade de France. Stromae prend alors un peu de recul pour préparer son deuxième album dont le premier single, « Papaoutai », est commercialisé en mai 2013. Ce mois-là, le 22, une vidéo que l’on croit réalisée par un amateur, est publiée sur YouTube. Elle est filmée dans le centre de Bruxelles où le chanteur erre apparemment ivre. Cette vidéo fait le buzz mais elle n’est en fait que le clip de la chanson « Formidable » qui est mis en ligne quelques jours plus tard.

Alors que son nouvel album intitulé « Racine Carrée » est disponible le 16 août 2013, Stromae annonce une tournée européenne dont les concerts affichent très vite complet. Avec son nouvel opus, l’artiste continue à glaner récompenses sur récompenses. En octobre 2013, sa chanson « Formidable » obtient le Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année et, le mois suivant, Stromae gagne le prix du « meilleur artiste belge » aux MTV Europe Music Awards. Le 14 février 2014, Stromae fait un carton aux Victoires de la Musique à Paris où il remporte trois prix: artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Racine carrée » et meilleur vidéo-clip pour « Formidable ». Quelque temps après, on annonce sa participation à deux festivals estivaux belges importants en juillet 2014: les Ardentes de Liège et les Francofolies de Spa. Stromae évoque alors sa future carrière internationale qu’il compte lancer bientôt en travaillant sur des textes anglo-saxons. En septembre 2014, l’artiste entame ainsi une première tournée américaine qui l’emmène à Philadelphie, Washington, New York, Boston, Chicago, Minneapolis, San Francisco et Los Angeles. Il se produit ensuite au Canada et au Brésil avant de se déplacer en Asie et en Afrique. Le 1er octobre 2015, il est le premier Belge à se produire au Madison Square Garden de New York, l’une des plus prestigieuses salles de concert au monde. L’album « Racine carrée » poursuit aussi son chemin en 2015 avec des succès comme « Carmen », dont le clip vidéo est vu huit millions de fois en huit heures sur YouTube, et « Quand c’est ». Le DVD de la tournée mondiale et triomphale de Stromae (« Racine carrée live ») est commercialisé en décembre 2015. Ensuite, Stromae se fait plus discret et va même jusqu’à déclarer vouloir arrêter d’être chanteur. Début 2017, il réalise ainsi le clip de Yaël Naïm. Mais de sérieux problèmes de santé contractés suite à l’administration d’un vaccin lors d’un voyage en Afrique l’obligent à ralentir ses activités artistiques. Il faut attendre mars 2018 pour revoir Stromae sur une scène et c’est au cours d’une apparition surprise lors du concert d’Orlelsan à Bruxelles : il y interprète avec lui le duo qui figure sur l’album d’Orelsan : « La pluie ». Aux dernières nouvelles, Stromae préparerait un nouvel album dont la sortie pourrait avoir lieu en 2020.
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Jean Vallée en septembre 2012 (c) Passion Chanson

12 mars 2014 : Décès à Thimister, en Belgique, de l’auteur-compositeur-interprète belge Jean VALLEE. Né à Verviers le 2 octobre 1939 sous le nom de Paul Goeders, ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse au cours de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il assure la première partie des tournées de Salvatore Adamo et de Juliette Gréco. Il enregistre aussi un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné comme le représentant belge au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe sixième.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « La vague » (reprise ensuite par Nana Mouskouri), « Noblesse oblige », « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977). Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve amplement. Cette reconnaissance soudaine lui permet alors de passer dans le programme de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Il y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. Un demi million de personnes assistent aux représentations. Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision: Mylène Farmer, Hervé Vilard, Nicole Croisille, les frères Préboist, Karen Chéryl, Enrico Macias, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Salvatore Adamo qu’il accueille et présente en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983. Parallèlement à ses émissions, il connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint l’écurie Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ». En 1989, il crée un oratorio « Brel, un impossible rêve » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camilo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo. Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles. En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et, la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel. Par la suite, il poursuit ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles et les succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors qu’il est à Paris, le cancer généralisé qui tenaille Jean Vallée s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui, dans la maison qu’il aime tant à Thimister (B) où il décède le 12 mars.
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En 1988

12 mars 2016 : Décès de la chanteuse française Sylvie MARECHAL. A 20 ans, elle est l’une des révélations de l’année 1988 grâce au 45 tours « Mercedes rouge », adaptation du titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin par Vivien Savage.

En 1990, elle sort son premier album, « J’ai l’rock t’as l’blues », dont le premier extrait, « La vie Lola », est bien accueilli par les médias. Il faut dire que sa voix unique est parfaite pour le rock et le blues. Elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et le directeur du festival, l’animateur Jean-Louis Foulquier, l’apprécie. Francis Cabrel aussi. Elle enregistre le duo « Jour de pluie » avec l’artiste. En 1992, l’album « Voix lactée » confirme tout le bien que l’on pense de Sylvie Maréchal dont la popularité croît. Elle rêve alors de carrière internationale et c’est plutôt bien parti. Elle commercialise en effet un album produit par Dave Stewart (Eurythmics) et dont les chansons sont co-écrites en anglais avec Leonard Cohen et John Turnbull. La promotion de cet opus démarre très correctement et l’artiste bénéficie d’un passage aux Francofolies de Montréal. A cette époque, en 1993, elle assume la première partie d’un concert du groupe Deep Purple. Mais le public ne suit pas Sylvie dans cette nouvelle voie et l’artiste s’enfonce dans le doute mais aussi l’alcool et l’usage de stupéfiants qui mènent à une dépression sévère. Elle est internée plusieurs fois et finit par arrêter la musique. Ce n’est que bien des années plus tard, qu’elle décide de s’éloigner de ses démons en s’exprimant par la peinture. Elle y est aidée par son mari qui l’encourage aussi à revenir à la musique expérimentale rock et blues en produisant trois disques de leur duo: « Des esprits libres », « Otcha », et « Providence ».
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