Marie LAFORET est décédée à l’âge de 80 ans

La chanteuse et actrice suisse Marie LAFORET est décédée ce samedi 2 novembre 2019 à Genolier (Suisse) à l’âge de 80 ans. Les causes de son décès n’ont pas été précisées.

Née le 5 octobre 1939 à Soulac-sur-Mer, en France, l’artiste est née sous le nom de Maïtena Marie Brigitte Douménach. Elle est alors la fille de l’industriel Jean Douménach qui est prisonnier en Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Maïtena, sa soeur et sa mère sont obligées de trouver refuge à Cahors et à Lavelanet, commune d’origine de son grand-père. En mai 1945, toute la famille s’installe, avec le père revenu, à Valenciennes dans le Nord de la France. Jean Douménach y dirige alors un atelier de constructions ferroviaires pendant une dizaine d’années avant de ramener tout le monde à Paris. Après des études plutôt religieuses, Maïtena commence à s’intéresser à l’art dramatique qui devient une sorte de thérapie par rapport à un traumatisme vécu dans son enfance. En 1959, un peu par hasard et pour y remplacer sa soeur, elle s’inscrit au concours de la radio Europe 1 « Naissance d’une étoile ». Elle le remporte et obtient ainsi l’opportunité de jouer dans le film « Liberté » de Louis Malle qui ne sera finalement jamais tourné. Qu’à cela ne tienne, désormais remarquée par les gens du métier, elle va très vite jouer aux côtés d’Alain Delon et Maurice Ronet dans « Plein soleil » de René Clément. Pendant trois ans, Marie décroche de nombreux rôles dans des films français avant de se tourner, à nouveau un peu par hasard, vers la chanson. Elle enregistre un premier 45 tours qui devient l’un des grands succès francophones de l’année 1963: « Les vendanges de l’amour », chanson écrite par Danyel Gérard.

Ce coup d’essai est alors rapidement transformé avec la sortie de toute une série de « tubes » qui vont durablement installer l’artiste aux yeux verts dans le paysage de la chanson francophone. Il y a « Viens sur la montagne » (1964), « La tendresse » (1964), « La bague au doigt » (1965), « Manchester et Liverpool » (1966), « Ivan Boris et moi » (1967) et « Que calor la vida » (1968).

A partir de ce moment, Marie Laforêt désire changer de style et enregistre des chansons plus authentiques inspirées par la musique du monde. Mais cela ne marche pas et les chiffres de ventes s’écroulent. Elle est obligée, en 1972, de changer de maison de disques et de revenir à un répertoire plus apprécié du grand public. C’est ainsi qu’elle enregistre en 1973 l’adaptation française d’un titre anglo-saxon (« Rain rain » de Simon Butterfly) qui devient un « tube » monumental et international sous le titre « Viens viens ».

Puis, en 1974, c’est une autre reprise, cette fois d’une mélodie country américaine (« No charge »), qui va jouer sur la corde sensible de millions de mamans francophones pour devenir un énorme succès: « Cadeau ». Les années passent et Marie Laforêt connaît d’autres succès comme « Mais je t’aime » ou « Arlequin » et puis, en 1977, elle rend un hommage aux Beatles dans le retentissant « Il a neigé sur Yesterday ».

L’année suivante, Marie Laforêt s’installe à Genève et demande la nationalité suisse qu’elle acquiert. En 1979, elle fait son retour au cinéma dans « Flic ou voyou » où elle côtoie Belmondo et Galabru. Elle joue alors dans de nombreux films dont « Tangos, l’exil de Gardel », prix du jury au Festival de Venise en 1985. Deux ans auparavant, en 1983, elle se retrouve à nouveau dans les hit-parade avec un 45 tours dont la chanson « Y’a pas d’raison » est un succès.

Point de vue musique, Marie Laforêt ne se manifeste plus ensuite avant 1993 où elle sort un album dont elle écrit tous les textes: « Reconnaissances ». Au début des années 2000, Marie Laforêt se tourne vers le théâtre en interprétant, notamment, le rôle de Maria Callas dans « Master Class ». En septembre 2005, elle revient à la chanson sur scène, après 33 ans d’absence, au théâtre des Bouffes-Parisiens et c’est un triomphe. Dans la foulée, une grande tournée internationale d’adieu est prévue pour 2007 mais des problèmes de santé contraignent la chanteuse à l’annuler.

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5 FEVRIER

Michel Algay

5 février 1951 : Naissance du producteur de spectacles français Michel ALGAY. Originaire de Lyon, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville en 1969. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau. La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie-Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.

Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes ont pour nom Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne.
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Daniel Balavoine en 1983

5 février 1952 : Naissance, à Alençon, du chanteur français Daniel BALAVOINE. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. Le deuxième a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » (en 1977) et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.

Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son « SOS d’un terrien en détresse » reste gravé dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième album qui est celui de la découverte et du succès: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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En 2002

5 février 1981 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Julie ZENATTI. Alors qu’elle apprend le piano et qu’elle chante spontanément depuis qu’elle est toute petite, elle est remarquée à l’âge de treize ans par un directeur artistique alors qu’elle est en vacances et chante dans un karaoké. Elle suit des cours au Studio des Variétés de Paris et elle enregistre deux chansons à Londres sous la direction de Lenny Kravitz. Mais la pression est trop forte pour la jeune Julie et le contrat est alors rompu. Commençant à faire connaître ses capacités vocales, la demoiselle enregistre, à quatorze ans, la bande originale du film d’animation « Princesse Starla et les Joyaux Magiques » diffusé sur la chaîne de télé publique France 3. Deux ans plus tard, en 1997, Julie se présente aux auditions de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante d’après Victor Hugo: « Notre-Dame de Paris ». Elle est sélectionnée mais, jugée trop jeune pour prendre le rôle d’Esmeralda, la production lui confie celui de Fleur-de-Lys. Toujours lycéenne, la chanteuse doit se résoudre à quitter les études en 1998 pour entamer les spectacles parisiens et la tournée, en France et à l’étranger, de la comédie musicale qui obtient un énorme succès. Un an plus tard, elle finit par reprendre le rôle d’Esmeralda en alternance avec Hélène Ségara. En 2000, dans la foulée du succès de « Notre-Dame de Paris », elle enregistre et sort un premier album chez Columbia: « Fragile ». Le titre « Si je m’en sors », signé par Patrick Fiori, est un grand succès de vente avec 150.000 exemplaires écoulés.

Julie Zénatti commence à se produire sur scène avec ses propres chansons en lever de rideau des concerts de Garou, Pascal Obispo ou Patrick Bruel entre autres. Un deuxième opus est commercialisé en 2002 et, cette fois, la chanteuse écrit et compose la plupart des titres avec Patrick Fiori. Elle se lance alors dans une grande tournée qui se termine à Paris, au Trianon, en octobre 2004. C’est à ce moment que son troisième album, « Comme vous », est mis sur le marché. Il est le fruit du travail de plusieurs artistes dont Fiori, Goldman, Lionel Florence et Axel Bauer. Julie écrit aussi des chansons pour d’autres comme Grégory Lemarchal ou Chimène Badi. L’artiste change alors de cap et d’univers musical, grâce à Akhenaton et MC Solaar, pour son quatrième album, « La boîte de Pandore », qui est dans les bacs en 2007. Julie s’y affirme plus comme une chanteuse-comédienne qui part sur les routes dans une tournée qui évoque le thème du cirque. Deux ans plus tard, elle est membre du jury de la version française de l’émission télé pour jeunes talents « X Factor ». En 2010, l’album « Plus de diva » fait revenir Julie Zénatti à des chansons plus vocales et pop symphoniques. Le succès public est mitigé malgré l’excellent travail d’arrangeur de Frédéric Chateau, alias Asdorve. En décembre 2011, Julie retrouve Fiori, Ségara, Garou, Mervil, Pelletier et Lavoie pour rechanter avec eux les succès de « Notre-Dame de Paris » sur la scène parisienne de Bercy. Au début de l’année 2013, Julie Zénatti enregistre en public quelques chansons piano-voix qu’elle grave sur un CD intitulé « Quelque part… ». Et puis, elle interprète la chanson « Laisse-la rêver » avec Roch Voisine sur l’album de ce dernier qui a pour titre « Duophonique ». A la fin 2013, Julie apparaît dans de nombreuses émissions de la télé française et notamment, en compagnie de Sofia Essaïdi, lors de la retransmission de la « Fête de la Tolérance » enregistrée à Agadir au Maroc. En 2014, elle enregistre la chanson « D’où je viens » qui précède l’album « Blanc » qui sort en mars 2015. Cet opus est le fruit du travail réalisé par Da Silva notamment. En janvier 2017, elle apparaît aux côtés de Chimène Badi dans une émission télévisée française de la chaîne privée TF1 « Cette soirée-là » pour interpréter en duo la chanson « Zina ici ou là-bas » tirée de l’album « Méditerranéennes ». Fin 2017, les deux artistes mènent à bien le projet d’entamer une tournée de concerts ensemble. Le début de cette dernière est prévu le 3 février 2018 au Bataclan à Paris.
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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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3 FEVRIER

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte.

Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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31 JANVIER

 

31 janvier 1943 : Naissance d’EVARISTE. Évariste, de son vrai nom Joël Sternheimer, est d’abord un physicien et chercheur né à Montluel, dans l’Ain. En 1966, alors qu’il est assistant du professeur Wigner à l’université de Princeton aux Etats-Unis, son poste est supprimé. Il faut dire que la guerre du Vietnam coûte cher à l’état américain qui doit faire des économies. À cette époque, en France, Antoine chante ses « élucubrations » avec ses longs cheveux et sa guitare avec harmonica: « Oh yeah » ! Et il le fait en clamant haut et fort qu’il possède pourtant un diplôme d’ingénieur. Joël se dit que, dans la foulée d’Antoine, il pourrait aussi faire un disque style « provoc’ contest song à la française ». De retour en France à l’occasion de la Noël, il passe une audition chez Disc’AZ. Ce label lui permet d’enregistrer un disque sous le pseudonyme d’Évariste. Il s’agit d’un dialogue surréaliste entre un oiseau de nuit et un saurien rugissant qui connaît un important succès: « Connais-tu l’animal qui inventa le calcul intégral? ».

En mai 1968, sur les barricades, il aide un jeune artiste du nom de Renaud Séchan (qui deviendra Renaud) à écrire ses premières chansons. Et il enregistre, en auto-production, des chansons plus politiques. Il devient ainsi l’ami de Wolinski et d’autres potes du journal satirique français « Hara-Kiri ». Il écrit alors et interprète les chansons du spectacle « Je ne veux pas mourir idiot » de Wolinski et Claude Confortès en 1969. La trace des derniers 45 tours d’Evariste date de 1975 avec « Reviens Dany reviens » et « L’amour et la révolution ». Ayant gagné un peu d’argent avec la vente de ses disques, Evariste – ou Joël Sternheimer – reprend ses activités de chercheur mais comme indépendant cette fois. Il s’intéresse ainsi notamment à ce qu’il appelle les protéodies, des séquences musicales reconnaissables par l’homme qui se trouvent dans les protéines et qui pourraient le soigner dans des cas bien précis.
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31 janvier 1947 : Naissance de la chanteuse belge Claudia SYLVA. Le seul véritable « tube » de cette artiste originaire de Binche reste « J’ai pleuré », composé et écrit par un autre Binchois: Benny Couroyer. En 1964, cette chanson obtient un succès considérable en Belgique francophone et dans le Nord de la France. Le fameux « gimmick » des « Lo lo lo lo lo » n’y est sans doute pas étranger. Par la suite, Claudia enregistre encore quelques chansons à succès comme « Je te donne mon coeur » à la fin des années 1960. Dans les années 1990, un CD compilation de ses chansons marquantes est édité sous le label « Ariola Express » par Francis Derouf. Claudia Sylva se produit encore souvent lors de fêtes locales où elle interprète sans cesse des nouvelles versions de son unique « tube »: « J’ai pleuré ».

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31 janvier 1956 : Naissance, à Saskatoon, Saskatchewan, de l’interprète canadienne Patti LAYNE sous le vrai nom de Patti Dawn Fedrau. Elle devient très populaire en 1982 avec le « tube » « Une espèce de Canadienne », une chanson produite, composée et écrite par Didier Barbelivien. L’artiste effectue alors de nombreuses prestations sur des podiums pour des radios notamment en Belgique francophone.

Dans la foulée, la chanteuse connaît encore quelques succès avec « Je cherche un partenaire » écrite en 1984 par Romain Didier, « Fille de l’hiver » signée en 1988 par Marc Lavoine et, surtout, la reprise du célèbre « Déshabillez-moi » de Gréco en 1987. Elle disparaît ensuite peu à peu de la zone francophone malgré une voix et un répertoire intéressants. Elle émigre en fait vers la Grande-Bretagne au début des années 1990 et écrit des chansons pour des artistes du crû. Après moultes aventures musicales et sentimentales, elle revient à la chanson en 2009 et enregistre en anglais l’album « Prairie Burn ».
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Fernand Sardou peu avant sa mort (c) Jean-Daniel Lorieux

31 janvier 1976 : Décès, à Toulon, du comédien, chanteur et fantaisiste français Fernand SARDOU d’une crise cardiaque. Père du chanteur Michel Sardou et mari de Jackie Rollin (Sardou), il était né le 18 septembre 1910 à Avignon. Enfant de la balle puisque fils d’artistes, il s’essaie très vite à la chanson mais ne connaît ses premiers succès qu’en Provence pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, Fernand Sardou passe en vedette américaine d’Edith Piaf à l’Alhambra de Paris. Il s’y fait connaître avec cette chanson du Midi qui ne le quittera plus jamais: « Aujourd’hui peut-être ».

En 1955, il est à l’affiche de l’opérette « Méditerranée » aux côtés de Tino Rossi. Mais la carrière de Fernand Sardou passe aussi par le théâtre, la télévision et le cinéma où des réalisateurs comme Marcel Pagnol ou Jean Renoir ont su mettre en valeur son talent. Fernand Sardou décède d’une crise cardiaque le 31 janvier 1976 dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon alors qu’il y répète pour l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc ».
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Betty Mars

31 janvier 1989 : Sans un mot d’explication mais suite à des problèmes récurrents, la chanteuse et actrice française Betty MARS se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février 1989 à l’hôpital Foch de Suresnes.
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31 janvier 2011 : Sortie du troisième album de PRESQUE OUI: « Ma bande originale ». Thibaud Defever, le chanteur, y est accompagné de Sylvain Berthe aux divers instruments. Une présentation de ces nouvelles chansons est effectuée au Zèbre de Belleville à Paris le 8 février 2011.
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30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. L’ambiance de l’époque s’y prête: les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, applaudit « Mademoiselle de Paris ». Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’enregistre plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents.

Ses autres grands succès ont pour titre: « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle reprend à son répertoire: « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ». Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.

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30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA. Née le 5 décembre 1889 à Paris, elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on appelle « la tragédienne de la chanson » va fléchir. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956 aux côtés de Boris Vian, Marianne Oswald et Philippe Clay entre autres.
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Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
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Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Claude Piron commence sa carrière en 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins « When » devenu « Viens » en français (également interprété par Richard Anthony). Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom. Puis, en 1960, il forme le groupe Danny Boy et ses Pénitents en s’entourant de quatre musiciens portant tous une cagoule. Deux ans plus tard, ils se produisent pendant 8 mois avec le cirque Pinder et, en 1967, ils participent à la tournée « L’Épopée du rock » avec Vince Taylor. En 2004, Danny Boy reprend ses concerts et, depuis 2006, il est accompagné par les « Guitar Express ». Parmi les succès enregistrés par Danny Boy entre 1961 et 1967, il y a « Je ne veux plus être un dragueur », « Croque la pomme » ou encore la reprise du fameux « Locomotion » de Little Eva chanté aussi par Sylvie Vartan (en 1962). Accompagné par un groupe appelé « Les Vinyls », Danny Boy a fait un retour sur scène en 2004. Deux ans plus tard, il se produit régulièrement sur la scène parisienne du Petit Journal (Montparnasse) en compagnie des « Guitar Express ». Puis, il rejoint un moment la tournée nostalgique « Rock’n’Roll Legend », aux côtés de Vic Laurens et de Mike Shannon notamment.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

24 janvier 2009 : Décès, à Paris, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC. Né à Paris le 8 décembre 1947, il a seize ans en pleine époque « yé-yé » quand il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.

En 1972, le groupe fait partie de la distribution du disque relatant l’opéra-rock « La Révolution Française ». Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène ». La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980. Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires. Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’ont plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ». En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité s’amoindrit pour faire de Gérard Blanc une des idoles des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, le 24 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » est commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.
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23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
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Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
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Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
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Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière. Une nouvelle aventure à laquelle il ajoute, en 2020, celle d’un spectacle consacré aux années 1980 avec, notamment, la chanteuse Sloane.

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Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976.

Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. Né à Toulouse le 24 juin 1944, il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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