PAVAROTTI Luciano

Luciano PAVAROTTI

Le ténor italien Luciano PAVAROTTI naît le 12 octobre 1935 à Modène. Il est le fils d’un boulanger chanteur et d’une employée dans une fabrique de cigares. Après des études de chant, sa carrière à l’opéra commence en Italie en 1961. Mais ses qualités vocales le font rapidement connaître dans toute l’Europe. En 1963, on lui demande d’effectuer le remplacement de Giuseppe Di Stefano au pied levé à Londres: c’est son premier pas vers la consécration internationale. Le chef d’orchestre allemand Herbert Von Karajan est subjugué et lui demande de jouer à la Scala de Milan en 1965. Quatre ans plus tard, le premier enregistrement phonographique de Luciano Pavarotti est réalisé à Rome. Puis, en 1972, ce sont les Etats-Unis qui découvrent le ténor au Metropolitan Opera de New York. Il y interprète avec brio « Ah ! mes amis, quel jour de fête ! », air extrait de « La fille du régiment », opéra-comique de Gaetano Donizetti sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard. Cette performance lui vaut 17 rappels.

Au début des années 1980, il met sur pied « The Pavarotti International Voice Competition » qui s’adresse aux jeunes artistes. A la fin de chaque épreuve, il donne un récital où il chante avec les gagnants. Il poursuit une carrière mondiale éblouissante au cours de laquelle il essaie inlassablement de rendre populaire l’art lyrique et la musique classique. C’est dans ce cadre qu’il s’associe à Placido Domingo et à José Carreras pour proposer les concerts et albums des Trois Ténors qui vont connaître un énorme succès au début des années 1990.

Au cours de sa carrière également, Luciano Pavarotti n’a de cesse d’enregistrer et de participer à des duos réalisés avec des chanteurs issus de la pop musique anglo-saxonne. Cette expérience sera même étendue à des artistes francophones comme Céline Dion ou Florent Pagny.

Sa forme physique et vocale commençant à décliner, Pavarotti envisage une tournée mondiale d’adieu en 2004 qui passe une dernière fois par Paris et le Palais omnisports de Bercy. La dernière apparition publique du ténor italien sur une scène a lieu le 10 février 2006 lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver à Turin en Italie.

Un cancer du pancréas l’oblige alors à ralentir ses activités et, le 6 septembre 2007, il décède dans sa propriété de Modène où il a demandé à revenir.
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CASTELAIN Jean-Pierre

Jean-Pierre Castelain en 1983

L’auteur, compositeur, interprète et musicien français Jean-Pierre CASTELAIN est né le 20 décembre 1946 à Haut-Arques. Bien qu’excellent interprète des chansons qu’il écrit et compose, Jean-Pierre est surtout connu pour avoir été l’orchestrateur et arrangeur de bon nombre d’artistes français majeurs comme Françoise Hardy, France Gall ou Michel Berger entre autres. Il passe son enfance dans le Pas-de-Calais à la campagne où, petit garçon, il joue du tambour dans la fanfare municipale avant d’entamer des études secondaires en ville. Comme c’est la mode en ce début des années 1960, il se passionne pour la guitare et, plus particulièrement, la guitare électrique. En 1965, il fait partie d’un groupe de sa région natale: les « Yeomen ». Un an plus tard, et ça ne s’invente pas vu ses origines, Jean-Pierre est guitariste chez « Les Bourgeois de Calais » qui connaissent un bon petit succès en France.

Avec quelques membres de ce groupe, il part à Paris pour y créer, en 1967, le groupe « Les Fleurs de Pavot » qui, comme son nom semble l’indiquer, va livrer de la musique psychédélique: une première en français. Le 33 tours reprend des titres comme « Psycha bourrée », « La force fait l’union », « Dites-le avec des fleurs de pavot », Super Gril » ou « Hippies nous voilà ». Jean-Pierre Castelain, alors surnommé « Zorba », est à la guitare et au chant. Il interprète les chansons souvent signées par Jean-Claude Vannier et enregistrées par le « géant » Bernard Estardy au Studio de la Grande Armée à Paris.

Le disque est le coup unique d’un producteur et Castelain décide alors d’entamer une carrière de chanteur soliste. En 1969, il enregistre un premier 45 tours chez Vogue. Les chansons ont pour titres « Comme un bébé » et « Même si je voulais ». Elles sont musicalement proches de celles de Ronnie Bird. Cela ne marche pas du tout et l’artiste replonge dans l’anonymat de ceux qui sont derrière les chanteurs.

Jusqu’en 1972. Date à laquelle il parvient à signer l’enregistrement d’un album chez Warner France. Jean-Pierre Castelain y joue de tous les instruments et réalise ce qui est peut-être l’un des premiers disques pop en français comme en témoigne un des titres de l’album « De mes yeux vu »: « J’suis dans la pop music ». L’opus connaît un beau succès d’estime auprès des professionnels sans plus.

Il est suivi d’un 45 tours (« Monsieur Dugenou ») avant que Castelain n’enregistre deux autres simples avec l’Electric Max Band en 1972 et 1973. Parallèlement, en 1973 toujours, il collabore activement au succès du premier album de Jeanne-Marie Sens dont il écrit les chansons comme « En plein coeur ».

Plus tard, il réalise aussi quelques disques destinés au jeune public avec la même Jeanne-Marie Sens. Il travaille alors également pour la chanteuse Christine Corda et le chanteur Denis Pépin. En 1974, il s’entoure des musiciens du « Système Crapoutchik » pour enregistrer, à nouveau sous son nom, l’album « Albéria ou l’histoire d’Albert »: le héros de cette histoire est un gars qui, après être né par -20°C, va devenir un exemplaire agent des Postes avant de terminer sa vie édenté et obligé de consommer de la purée en permanence. Le disque est encensé par la critique mais totalement boudé par le public.

Un an plus tard, toujours plus ambitieux, Jean-Pierre Castelain sort cette fois un double album intitulé « Le miroir » avec des textes importants.

Presque simultanément, toujours en 1975, il enregistre un 33 tours consacré aux enfants: « La souris s’en va t’en guerre ».

En 1978, il crée sa propre société de production, Spartacus, qui s’occupe de ses disques et de ceux d’autres artistes comme Emmanuel Booz par exemple. C’est d’ailleurs sous ce nouveau label qu’il sort l’album « Le funambule » en 1979 avec des accents de jazz-rock. Deux ans plus tard, alors que la France s’apprête à élire un président de gauche, François Mitterrand, Jean-Pierre Castelain commercialise un 45 tours dont le titre principal est « Je donnerai ma voix ». En 1982 paraît l’album « De bric et de broc », avec la chanson « Babylone », qui obtient, lui aussi comme les précédents, un enième succès d’estime sans vraiment rencontrer le public.

Plutôt déçu par toutes ses aventures d’interprète sans lendemains, il achète un studio d’enregistrement pour produire de la musique publicitaire et ce travail l’occupe de plus en plus. Il réalise des mélodies de pubs pour Raider, Mars, Président et Renault entre autres. Il se consacre aussi à composer et à réaliser quelques génériques d’émissions de télé françaises. Epuisé par tant de boulot en si peu de temps, il se retire un moment dans le calme des îles tropicales avant de revenir travailler au studio Aquarius à Genève pour des artistes comme Hugues Aufray, Phil Collins, Duran Duran, Jacques Higelin, Catherine Lara, Claude Nougaro ou Zucchero entre autres. En 1991, on le retrouve comme compositeur et instigateur d’un 45 tours enregistré par toute une série d’artistes au profit de l’UNICEF sous le titre « L’enfant de demain ». La voix de Jean-Pierre Castelain y côtoie celles de Manu Dibango, Jocelyne Beroard, Louis Bertignac, Jane Birkin, Robert Charlebois, Hervé Cristiani, Idrissa Diop, Jean Guidoni, Jacques Higelin, Khaled, Francis Lalanne, André Lamy, Herbert Léonard, Jeane Manson, Gilbert Montagné, N’Zongo Soul, Nicoletta, Yannick Noah, Sabine Paturel, Roé et Touré Kunda. Après des années de travail pour les autres, Jean-Pierre Castelain revient à la chanson en 2004 avec un album édité à compte d’auteur et intitulé « Citoyen du monde » où il reprend, notamment, la chanson de 1981 « Je donnerai ma voix ». La même année, il ouvre la « Ch’ti Académy » dans sa région natale du Pas-de-Calais: il y initie les enfants à la musique, la danse, le théâtre et la poésie. Le 3 août 2019, Jean-Pierre Castelain meurt à Carcassonne. Pour en savoir plus sur la carrière et la discographie de Jean-Pierre Castelain, CLIQUEZ ICI.

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BOCCARA Frida

Frida Boccara en 1984

La chanteuse française Frida BOCCARA est née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc où ses parents, originaires de Livourne en Italie, se trouvent à ce moment-là. Elle grandit dans une famille où l’on adore la musique. Et l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. N’écoutant que son courage et ses aspirations, elle part dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Elle décide de s’inscrire au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Et elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’en suit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregistre 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour » (Isabelle Aubret), « Souviens-toi des Noëls de là-bas » (Enrico Macias) et « Johnny Guitar ».

Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale.

Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », la chanson « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses.

Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, elle meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire. Elle est inhumée au cimetière de Bagneux. En 1998, son fils, né en 1975, tente, lui aussi, une carrière dans la chanson sous le nom de Tristan Boccara et, malgré un premier titre (« J’aurais besoin de te dire ») qui connaît un petit succès, il ne semble pas avoir poursuivi ses activités de chanteur.

A voir ci-dessous : Tristan Boccara reçu par Pascal Sevran dans l’une de ses émissions de la télévision française en 1997…

 

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27 FEVRIER

27 février 2008 : Décès, à Francfort en Allemagne, du chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF. Né le 31 juillet 1931 à Berlin, Hans Rolf Rippert, de son vrai nom, s’intéresse très tôt à la musique et au chant grâce à sa mère. Il apprend le violon puis, adolescent, il est soprano soliste d’un choeur de jeunes hommes en Allemagne. Adulte, il devient soliste du chœur des Cosaques du Don et membre des ensembles des Cosaques de la Mer Noire et de l’Oural. Jusqu’en 1959, il va perfectionner son chant et approfondir ses connaissances en violon à l’école supérieure de musique de Hambourg. Ses premières prestations sont ainsi classiques et il obtient son premier rôle à l’opéra dans « Le Barbier de Séville » de Rossini. Au milieu des années 1960, alors qu’il joue dans « Orphée aux Enfers » à l’Opéra de Munich, il se brise le tendon d’Achille sur scène. Durant sa convalescence, il prend son temps pour enregistrer un disque en français. Il y inclut une chanson russe, « La Légende des douze Brigands », qui, une fois diffusée sur la radio périphérique française Europe 1, fait sauter le standard téléphonique. Débarquant ensuite à Paris, Ivan Rebroff est accueilli comme une vedette et il enregistre alors d’autres mélodies traditionnelles russes dans la langue de Voltaire. A la fin de l’année 1968, il reprend, toujours en français le « tube » de Mary Hopkin « Those were the days » qui devient « Le temps des fleurs » et qui reste en tête des hit-parade français pendant des mois. A ce moment, on lui propose le rôle du laitier Tevje dans la version française de la comédie musicale « Un violon sur le toit ». Il y fait un « carton » en interprétant le « tube » « Ah si j’étais riche » dès novembre 1969 au Théâtre Marigny de Paris. Il le fait encore 652 fois sur la même scène par la suite.

Au début de l’année 2004, à plus de 70 ans, Ivan Rebroff fait une tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande. Alors qu’il vient de démarrer, en décembre 2007, une nouvelle tournée mondiale qui doit se poursuivre jusqu’en juillet de l’année suivante, Ivan Rebroff est hospitalisé d’urgence à Vienne. Il ne reprendra plus jamais cette tournée et, le 27 février 2008, Ivan Rebroff s’éteint d’un arrêt cardiaque dans une clinique de Francfort, en Allemagne, à l’âge de 76 ans. Le chanteur est incinéré et, selon ses volontés, ses cendres sont dispersées en mer Égée non loin de l’île grecque de Skopelos où il vivait depuis des années. Au cours de sa carrière, il a obtenu 49 disques d’or ainsi qu’un disque de platine pour dix millions de disques vendus depuis 1975.

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23 FEVRIER

 

Philippe Chatel en 1982

23 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL, sous le véritable nom de Philippe de Chateleux. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies dont celle qui va le révéler au grand public en 1977: J’t’aime bien Lily.

Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: Myster Hyde, Ma lycéenne ou Tout quitter mais tout emporter. L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Brassens, Salvador, Clerc ou Vartan dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane dans la seconde parue en 1997. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde aujourd’hui de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour nous proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.

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Louis Bertignac (c) Passion Chanson mai 2011

23 février 1954 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur et musicien français Louis BERTIGNAC. Il fait une entrée plutôt discrète dans la musique comme guitariste de Jacques Higelin. Puis, en 1976, il fonde le célèbre groupe Téléphone avec Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Corine Marienneau. A la dissolution de la formation en 1986, il crée un autre groupe: Bertignac et les Visiteurs. Cela lui vaut un gros succès: « Ces idées-là ».

Après un second album avec les Visiteurs, il tente l’expérience en solo. Exceptionnel guitariste, Bertignac est aussi une bête de scène. Il n’a jamais sacrifié ses chansons aux modes. Et, de ce fait, il réalise une véritable carrière de fond qui se trame sur la longueur. Parallèlement à celle-ci, il apprécie produire et écrire des chansons ainsi que des albums pour des artistes féminines. Son palmares reprend ainsi les noms de Corinne Marienneau (pour son unique disque de chansons en 2002), Carla Bruni et de Joyce Jonathan. Après avoir sorti l’album Grizzly en 2011, Louis Bertignac devient l’un des coaches de l’émission télé française « The Voice, la plus belle voix » sur TF1 en février 2012. Et, en juin 2012, il est appelé à assurer les premières parties des concerts de Johnny Hallyday au Stade de France à Paris. Il rempile comme juré de la saison 2 de « The Voice, la plus belle voix » en 2013 et il reprend cette fonction en 2014 pour l’émission « The Voice Kids ». En 2014 aussi, Louis Bertignac revient à sa carrière musicale en sortant un album intitulé « Suis-moi ».

Au cours de l’année 2015, Bertignac va rejoindre Aubert et Kolinka pour former, de manière impromptue, le groupe « Les Insus » qui se différencie de Téléphone par l’absence de Corinne Marienneau. Il n’est alors pas question pour le trio d’enregistrer un album studio mais bien de proposer un maximum de concerts qui affichent partout « complet » dans les pays francophones jusqu’en novembre 2016. Forts de cet énorme succès, les trois compères décident ensuite de refaire quelques spectacles durant l’été 2017. A la fin de l’année 2018, Louis Bertignac commercialise un nouvel album intitulé « Origines ». L’opus est composé de reprises, interprétées à sa façon et en français, de titres des Rolling Stones, des Beatles, de Police, d’Eric Clapton ou encore Bob Dylan.
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Patricia Lavila en 1973 – Photo (c) Alain Marouani

23 février 1957 : Naissance, à Oran en Algérie de la chanteuse française Patricia LAVILA d’un père commandant de gendarmerie et d’une mère artiste au foyer. A l’époque de l’indépendance de l’Algérie, Patricia Lavila quitte ce pays pour la France et la région de Lyon où elle suit les cours de l’école primaire. Par la suite, elle prend des cours de danse classique mais, aussi, des cours de parachutisme. Adolescente, elle se découvre une passion pour le chant et s’inscrit à divers concours locaux. À 16 ans, le destin lui permet de monter à Paris où elle obtient le succès avec un des tubes de l’été 1973: « L’amour est toujours en vacances ». Pendant quelques années, la chanteuse à la très longue chevelure rousse va encore connaître le succès avec « Une petite place dans ton coeur », « Je n’ai jamais vu Jacques Brel chanter », « Paloma blanca » ou « Pour toi c’est rien pour moi c’est tout ». A la fin des années 1980, Patricia Lavila chante ses succès sur de nombreux podiums radiophoniques et télévisés comme deux de la course cycliste « Tour du Hainaut Occidental » à Hornu en Belgique notamment. Dans la décennie suivante, elle apparaît régulièrement dans les émissions télé françaises de Pascal Sevran telles que « La chance aux chansons ». En 2007, une double compilation de 44 titres enregistrés entre 1973 et 1979 a été commercialisée pour tous les nostalgiques des « années bonheur ».

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23 février 2011 : Sortie, chez Fayard, de la biographie de référence d’Hubert-Félix THIEFAINE, « Jours d’orage », par Jean THEFAINE, longtemps journaliste culturel au quotidien Ouest-France et membre du comité de rédaction de la revue Chorus.
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2 JANVIER

 

Michel PAJE en 1965

2 janvier 1945 : Naissance, à Paris,  du chanteur français Michel PAJE, sous son vrai nom de Michel Roy. Il vit à Paris et est scolarisé au pensionnat de St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Puis, il essaie de gagner sa vie en prestant divers petits boulots comme employé d’assurances ou éclairagiste dans un cabaret. Mais son penchant artistique le pousse à apprendre le chant ainsi qu’à suivre des cours d’art dramatique. Ses rencontres le font alors se diriger vers la chanson et, dans le style « yé-yé » de l’époque, il enregistre « Nous on est dans le vent » en 1963 et connaît un grand succès avec cette chanson.

En 1964, il est récompensé lors d’un festival à Rennes et, deux ans plus tard, il est sur la photo mythique de tous les jeunes artistes réalisée pour le magazine « Salut les copains » par Jean-Marie Périer. Entre 1963 et 1966, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours avec moins de succès puis part au Canada où il présente le programme télévisé « A la page ». Il y enregistre aussi quelques disques en duo avec la jeune actrice Danielle Ouimet. Il revient en France au début des années 1970 et sort encore quelques disques sous le nom d’Alain Jory dont une version chantée du tube instrumental des Associés en 1972: « Il était une plage ». Il officie aussi comme animateur et réalisateur pour la radio Europe 1 et il compose aussi des musiques pour des publicités. Dans les années 2000 et 2010, il se consacre beaucoup au doublage de pubs et de films ainsi qu’à la réalisation de bandes annonces. Il est, en outre, la voix off de BFM TV.
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La pochette du 45 tours à succès de Vivien SAVAGE en 1984

2 janvier 1955 : Naissance, à Boulogne-Billancourt du chanteur français Vivien SAVAGE sous le vrai nom de Jérôme Pilet-Desjardins. Sa carrière de musicien commence avec sa participation à des groupes de rock underground. Puis, au fil des rencontres, il écrit des chansons pour l’interprète française Marie Myriam qui a remporté le concours Eurovision de la chanson en 1977. Il se présente, en 1983, au World Song festival de Tokyo où il remporte un prix. En 1984, il enregistre le titre « La p’tite lady » qui est immédiatement un énorme succès.

En 1987, Vivien Savage sort un album, « Benhur, Vénus et les pirates… » qu’il présente sur les scènes du festival de Bourges et celle des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Jean-Louis Aubert et Alain Bashung dont il assure la première partie. Vivien Savage enregistre aussi un duo avec Alain Souchon la même année. En 1992, il connaît à nouveau un pic de popularité avec le titre « C’est qu’le vent ». Et son deuxième album, « Le voyage du North’son » sort en 1993. Il se retire ensuite de la chanson et il faut attendre les années 2000 pour le retrouver sur scène lors de la tournée RFM Party 80. L’artiste vit un moment en Asie puis revient s’installer en France pour se consacrer à la littérature et écrire un premier roman, « L’argent est le roi », qui est publié au printemps 2016. La même année, le chanteur fait un nouveau retour sur scène à l’occasion du spectacle nostalgique « Partez en live avec le Top 50 ».
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Antoine Chance en 2014

2 janvier 1983 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur belge Antoine CHANCE sous le véritable nom de Antoine Geluck. Fils du célèbre dessinateur et créateur du « Chat », Philippe Geluck, Antoine naît dans un milieu d’artistes et, dès l’âge de six ans, suit des cours de piano. Ses choix s’orientent un peu plus encore vers la musique quand, à douze ans, il passe à la guitare électrique et reprend, notamment, les « tubes » de Nirvana. Six ans plus tard, une fois son bac obtenu, il part vivre un an en Angleterre pour y étudier la musique dans une école pop. Il y rencontre des musiciens, joue dans des bars, prend des cours d’harmonie et de solfège. De retour en Belgique, Antoine délaisse un temps la musique et se tourne vers des études plus classiques en s’inscrivant à l’IAD, l’Institut des Arts de Diffusion. Mais la musique lui manque bien vite. Il intègre alors le Jazz Studio d’Anvers, l’école de musique par laquelle sont passés certains membres des groupes dEUS et Puggy. Riche de ces nouvelles expériences, Antoine fonde le groupe Coco Royal et, accompagné d’amis musiciens, il se produit de plus en plus sur les scènes belges et françaises. Il se perfectionne aussi en suivant les « Ateliers des Francos » à Spa en Belgique. Au fil du temps cependant, il lui semble de plus en plus évident qu’une carrière de soliste devient incontournable. Antoine choisit alors le pseudonyme de Chance, traduction française du mot flamand « geluk », sur le conseil du regretté producteur, musicien et homme de radio belge Marc Moulin. Antoine Chance décide de composer les chansons de son premier album en s’entourant d’auteurs connus comme Jacques Duvall ou Marcel Kanche entre autres. Le tout est ensuite contrôlé par le producteur français Renaud Létang et donne naissance à un premier titre plébiscité par les radios et les télés francophones en 2014: « Fou ».

Le résultat est encourageant car les mélodies sont belles et les textes prouvent, s’il en était besoin, que le français est une langue qui « sonne » aussi bien, musicalement, que le sempiternel et omniprésent langage de Shakespeare. Mais si ce premier album solo bénéficie d’une très bonne diffusion radiophonique en Belgique francophone et d’une bonne promotion sur certains plateaux de télévision français, les ventes ne suivent pas et le succès est mitigé. Sans perdre courage, Antoine Chance abandonne ensuite son prénom pour proposer, en 2018, une première chanson de type électro (« Si vivante ») extraite d’un nouvel opus qui devrait être commercialisé bientôt.
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Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

2 janvier 2016 : Décès, à Puteaux en région parisienne, du chanteur français Michel DELPECH des suites d’un cancer de la gorge. C’est sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech que le futur artiste naît le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.

La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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27 DECEMBRE

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

27 décembre 1901 : Naissance, à Berlin, de l’actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine Marlène DIETRICH sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célèbrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.

Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Prévert et Kosma. En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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Michel Piccoli au festival de Cannes en 1993 (c) Georges Biard

27 décembre 1925 : Naissance, à Paris, de l’acteur et comédien français Michel PICCOLI. Fils d’un violoniste, il ne se destine pourtant pas vraiment à la musique mais plutôt au théâtre en s’inscrivant au célèbre cours Simon. Dès la Libération, il entame une carrière cinématographique dans « Sortilèges » de Christian-Jaque. Puis, il fait partie de la compagnie Renaud-Barrault qui lui permet de faire du théâtre. Dans les années 1960 et 1970, il va devenir l’un des acteurs les plus marquants du cinéma français en se retrouvant à l’affiche de films comme « Le mépris », « Max et les Ferrailleurs », « Vincent François Paul et les autres », « Belle de jour », « Le charme discret de la bourgeoisie » ou encore « La grande bouffe ». En 1969, il joue aux côtés de Romy Schneider dans le film de Claude Sautet « Les choses de la vie ». A cette occasion, Michel Piccoli enregistre une intervention parlée dans la chanson du film interprétée par Romy Schneider: « La chanson d’Hélène ». Sept ans plus tard, en 1976, il enregistre sous son nom un 45-tours dont l’idée revient à Pierre Perret qui écrit les textes des deux morceaux parlés: « L’art d’aimer » et « Alors, c’est oui ? ».

La dernière apparition de Michel Piccoli dans le domaine de la chanson francophone a lieu en 2002. C’est cette année-là qu’il enregistre le texte de Boris Vian « Le déserteur » qu’il récite sur le disque hommage à Serge Reggiani: « Autour de Serge Reggiani ».  Michel Piccoli décède, à l’âge de 94 ans, d’un accident cérébral survenu à Saint-Philbert-sur-Risle, dans l’Eure (F) le 12 mai 2020.
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Gérard Depardieu en 1980 – Photo (c) Alain Laure

27 décembre 1948 : Naissance, à Chateauroux, de l’acteur français Gérard DEPARDIEU. Gérard passe son enfance dans un milieu peu favorisé et ne fréquente pas l’école de manière assidue. Il cesse toute scolarité à l’âge de treize ans et vit une adolescence difficile où il doit se débrouiller en pratiquant divers larcins et contrebandes. Il participe aussi à des combats de boxe clandestins et il essaie ensuite de se faire engager pour divers petits métiers. En proie à une hyperémotivité pathologique révélée par un psychiatre de l’armée française, il est dispensé de service militaire et, avec un ami, il part pour Paris suivre des cours de théâtre en 1965. Dans la capitale française, il fait des rencontres dont celles d’Elisabeth Guignot qu’il épouse en avril 1970. La jeune femme lui permet de découvrir le monde de la bourgeoisie et lui présente bon nombre de ses connaissances dont Agnès Varda qui l’engage pour garder les enfants lorsqu’elle et son mari, Jacques Demy, s’absentent. C’est à ce moment que Gérard Depardieu découvre avec passion les grands textes classiques et fait des efforts prodigieux pour soigner son élocution ainsi que sa mémoire déficiente. Son premier rôle au cinéma est peu important mais c’est Michel Audiard qui le lui offre dans « Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques » en 1970. Il tente aussi l’aventure du théâtre et s’y fait remarquer par Marguerite Duras qui lui permet de jouer dans deux de ses pièces. De fil en aiguille, les rôles se multiplient pour Depardieu et, en 1974, c’est la consécration avec le film provocateur de Bertrand Blier « Les valseuses » où il joue aux côtés de Patrick Dewaere et Miou-Miou. Sa carrière cinématographique est alors lancée et va se poursuivre infailliblement, parsemée des frasques de ce personnage qui sera toujours « haut en couleurs ». En 1980, il tourne dans le film de Claude Berri « Je vous aime » où il partage l’affiche avec Catherine Deneuve, Jean-Louis Trintignant, Alain Souchon et Serge Gainsbourg. Ce dernier signe la musique du long métrage et demande à Depardieu d’interpréter l’une des chansons qu’il a composée à cet effet: « La p’tite Agathe ».

Gérard Depardieu découvre le monde de la chanson et se décide à enregistrer un 45 tours personnel, toujours en 1980, avec deux titres: « OK cafard » et « Quand y avait les Américains » signées par son épouse Elisabeth et le compositeur François Bernheim. Ce ne sera pas un grand succès commercial. Par contre, en 1986, l’aventure musicale qu’il va vivre avec Barbara, « Lily Passion », va lui permettre de partir en tournée dans tous les pays francophones d’Europe pour y présenter ce spectacle hors du commun qui est enregistré sur un double 33-tours. En 1987, Gérard Depardieu viendra en aide à son ami François Bernheim pour contribuer financièrement à la production des premiers disques de Patricia Kaas dont le fameux « Mademoiselle chante le blues ». Parmi ses autres expériences discographiques, il y a un duo avec le chanteur italien Zucchero en 1997 (« Un piccolo aiuto ») et une autre chanson partagée avec Jasmine Roy en 2009: « Rendez-vous in Paris ». Enfin, toujours dans le domaine de la chanson, il faut relever la prestation remarquable de Gérard Depardieu dans le film « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli sorti en 2006. En 2017, pour célébrer les 20 ans de la disparition de son amie Barbara, Gérard Depardieu commercialise un album des chansons de cette dernière où il est accompagné au piano par Gérard Daguerre. Et il les présente, avec beaucoup de tact et de sensibilité, sur scène aux Bouffes du Nord puis au Cirque d’Hiver à Paris.
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Paul Personne en 1985 – Photo (c) Serge Van Poucke

27 décembre 1949 : Naissance, à Argenteuil, du guitariste et chanteur français Paul PERSONNE sous le vrai nom de René-Paul Roux. Son père, ouvrier, joue parfois de l’harmonica et le petit René-Paul est impressionné. A la radio, l’enfant découvre la musique et les chansons d’Edith Piaf ou Charles Aznavour. Mais, bientôt, ces artistes là sont délaissés pour d’autres, plus jeunes, qui ont pour nom Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. Comme le petit veut faire de la musique, ses parents font ce qu’ils peuvent pour acheter un instrument pas trop cher: ils rachètent ainsi un accordéon à un voisin. Ce n’est pas vraiment ce dont rêvait René-Paul qui finit par se bricoler une batterie. Il réunit alors quelques copains amateurs de rock et il monte un premier groupe. En 1966, avec un certificat de mécanique en poche, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Il rejoint le groupe « L’origine » avec lequel il enregistre un premier 45-tours qui n’obtient pas de succès. Déçu, le jeune homme trouve du boulot dans l’industrie agro-alimentaire et se résigne à abandonner la musique. Quelques années plus tard cependant, une nouvelle opportunité musicale se présente à lui avec une troupe de théâtre qui lui propose de constituer un groupe de quinze musiciens: « La folle entreprise ». La formation a le temps d’enregistrer un 45-tours, « Pas des anges » avant de se dissoudre.

A nouveau déçu, René-Paul s’installe à Toulouse avec son épouse et sa fille mais le démon de la musique le hante toujours et plus particulièrement celui de la guitare. Il décide donc de se consacrer définitivement et exclusivement à cet instrument. En 1975, il crée le « Bracos Band » spécialisé dans le blues-rock. Le groupe se produit dans des clubs, des festivals, et enregistre un disque en 1977. Ce dernier reste au stade d’autoproduit car aucune firme de disques ne prend le risque de distribuer ce genre musical peu couru à l’époque. « Bracos Band » se dissout et le musicien forme le trio « Backstage » qui enregistre deux albums en anglais distribués par Vogue en 1979 et en 1980. Mais malgré le succès intéressant et une chronique dans les journaux spécialisés britanniques, les relations tendues entre le groupe et la maison de disques ont finalement raison de l’existence de « Backstage ». Cette dernière expérience collective va faire réfléchir le musicien-chanteur qui pense que, finalement, une carrière en solo et en français est peut-être la solution. Il compose et écrit toute une série de chansons à couleur blues-rock francophone qui séduisent les responsables de la firme CBS: le premier album solo de Paul Personne est commercialisé en 1982 avec des titres comme « Faut qu’ça bouge ». Mais les ventes ne décollent pas et les producteurs lui rendent son contrat. Alors qu’il est de retour dans sa famille à Toulouse, la chanteuse Nicoletta l’invite dans une émission de télé qui lui est consacrée. Sa prestation est appréciée et une responsable de Phonogram le contacte pour signer un nouvel album qui sort en 1983 sous le titre « Exclusif ». Les chansons « Comme un étranger » et « Ca va rouler » bénéficient de bons passages en radio et le disque se vend bien. En 1984, heureux, Paul Personne sort un troisième album intitulé « Barjo-land » mais ce bonheur est assombri par la disparition brutale de sa fille de dix ans en août de la même année. Malgré cela, un nouvel album est mis sur le marché en 1985: « 24/24 » avec des titres comme « J’veux pas attendre » ou « Faut qu’j’me laisse aller ». Il se produit alors à trois reprises à l’Olympia de Paris en mars 1986 avant de partir en tournée dans toute la France. Paul Personne s’installe alors dans le métier comme le spécialiste du blues et du rock hélas mieux reconnu par ses pairs et ses ex-idoles comme Johnny Hallyday et Eddy Mitchell que par le grand public. En 1987, l’artiste participe au Festival d’été de Québec où il est accueilli en vedette. Puis, en 1989, il enregistre l’album « La chance » avec la complicité du parolier Boris Bergman. Il tourne de plus en plus, persuadé à juste titre que sa musique prend toute son ampleur lorsqu’elle est jouée de manière vivante. Au fil du temps, Paul Personne se constitue ainsi un public de connaisseurs qui s’agrandit. En 1992, il réalise seul chez lui l’album « Comme à la maison ». Les radios se précipitent sur le single qui est un succès: « Le bourdon ». L’année suivante, il reçoit les honneurs des Francofolies de La Rochelle où est mise sur pied une « Fête à Paul Personne » avec des invités prestigieux. Il participe, en tant que musicien, à l’enregistrement de l’album « Rio Grande » d’Eddy Mitchell. Jusqu’en 2011, date de la sortie d’un double album livré en deux fois (« Personne à l’Ouest », faces A et B), Paul Personne enregistre encore une demi-douzaine d’albums en studio et l’équivalent en live. En septembre 2014, il commercialise un nouvel opus intitulé « Puzzle 14 » qui est le quatorzième album de l’artiste. Un an plus tard, c’est un album en public, « Electric Rendez-vous », qui est commercialisé et, en octobre 2016, il livre un album de blues, « Lost in paris blues band », enregistré avec la participation de musiciens et chanteurs de blues hors pair comme Beverly Jo scott par exemple. En 2019, l’opus suivant a pour titre « Funambule (ou tentative de survie en milieu hostile) » et il y est accompagné par quatre musiciens et une choriste.
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Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

27 décembre 2006 : Décès, à Poissy, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Né le 16 décembre 1918 à Paris, il suit des études de droit et devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors qu’il continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». C’est Marie Bizet qui va permettre à Pierre Delanoë de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est alors en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui deviendra, des années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien », ), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë a aussi été le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française: la SACEM. Il le fut de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
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Photo (c) Roland Liénart

27 décembre 2019 : Décès du chanteur belge, célèbre dans les années 1970 dans les pays francophones et au Portugal, Art SULLIVAN, d’un cancer du pancréas. Né le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude, il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ». La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019 dans la nuit.
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25 NOVEMBRE

Léon Zitrone en 1964

25 novembre 1914 : Naissance, à Saint-Pétersbourg en Russie, du journaliste et présentateur de télé français Léon ZITRONE. Arrivé à l’âge de six ans en France, il est un enfant et un adolescent plutôt doué pour les études et les langues. Il obtient ensuite un diplôme à l’École supérieure de journalisme de Paris. En 1953, il rejoint la RTF, la Radiodiffusion-Télévision Française. Et, cinq ans plus tard, il devient présentateur du journal télévisé, une fonction qu’il exerce pendant plus de 20 ans. Mais la popularité de Léon Zitrone est surtout due aux émissions qu’il anime ou coanime comme, par exemple, le célèbre jeu « Intervilles » aux côtés de Guy Lux. Avec ce dernier, il enregistre d’ailleurs à cette occasion le « Tango d’Intervilles » qui est plus un dialogue sur fond d’accordéon qu’une véritable chanson.

Pendant les années 1960 et 1970, il commente à plusieurs reprises le Concours Eurovision de la chanson pour les téléspectateurs français. Puis, en 1978, lorsque la soirée est organisée à Paris suite à la victoire française de Marie Myriam en 1977, c’est Léon Zitrone qui assure la présentation en anglais du concours aux côtés de Denise Fabre. A lui tout seul, homme de caractère, Léon Zitrone a incarné la télévision pendant plusieurs décennies aux yeux du grand public français et il a « formé » bon nombre de ses jeunes collègues comme Michel Drucker par exemple. Il meurt le 25 novembre 1995 à 21 heures, le jour de ses 81 ans. Il est inhumé au cimetière de Levallois-Perret.
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Francis Lemarque en 1963

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Francis LEMARQUE, de son vrai nom Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Il modifie son nom et, comme il est encore le seul frère Marc à chanter, il choisit Lemarque (le Marc). Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, celui qui est donc devenu Francis Lemarque chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ». Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).

Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Trenet ou Salvador, Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. Il a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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Armand Mestral dans les années 1950

Armand Mestral dans les années 1950

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL sous le vrai nom d’Armand Zelikson. Son père, d’origine russe, est sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique de son père et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il revient aussi à la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse. Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel » (« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans », « L’Internationale » ou « Plaine ma plaine ».

Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.
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Frédéric Chateau – Photo (c) Bernard Leloup

25 novembre 1963 : Naissance de l’auteur, compositeur et interprète français Frédéric CHATEAU. Il naît dans une famille d’artistes et de musiciens. Très vite, il apprend à jouer de divers instruments et forme un groupe à la sortie de l’adolescence: les Koeur’s. La formation sort quelques 45-tours qui marchent bien comme « Allo Elodie » en 1983 et « Les clefs du paradis » en 1985. Frédéric les interprète comme chanteur du groupe. A la fin des années 1980, les Koeur’s se séparent et Frédéric Chateau tente une carrière solo qui démarre bien avec les disques « Stop Lucie » et « Les liaisons dangereuses ». Mais, au fil du temps, sa position de vedette semble quelque peu l’encombrer et il se fond dans l’ombre d’autres artistes. Depuis 2000, sous le pseudonyme d’Asdorve, il écrit et compose pour un grand nombre de chanteurs francophones comme Patricia Kaas, Faudel, Natasha St-Pier, Anggun, Florent Pagny ou Pascal Obispo et, aussi, pour certaines comédies musicales comme « Les dix commandements » par exemple. En 2004, il est aussi le guitariste d’Obispo sur sa tournée intitulée « Fan » et, en 2007, il réalise sa tournée « Les fleurs du bien ». En 2013, il travaille sur la comédie musicale « Robin des bois » comme co-réalisateur et il compose, notamment, « Le jour qui se rêve » interprété par M.Pokora.
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25 novembre 1995 : Décès, à Paris, du journaliste et présentateur de télévision français Léon ZITRONE le jour de ses 81 ans. Pour plus d’infos voir article ci-dessus : 25 novembre 1914.
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23 NOVEMBRE

Elisabeth Wiener en 1983 – Photo (c) T.Ardisson & R.Magron

23 novembre 1946 : Naissance, à Paris, de l’actrice, chanteuse et auteur-compositeur-interprète française Elisabeth WIENER. Elevée dans un milieu artistique fait de musique et de cinéma (son père est le compositeur Jean Wiener), c’est tout naturellement qu’elle chante et joue du piano très jeune. A quinze ans, elle figure déjà au générique d’un film. Elle multiplie alors les expériences cinématographiques et obtient aussi de nombreux rôles dans des téléfilms et feuilletons. Elle fréquente, dans les années 1970, les chanteurs Michel Polnareff et Jacques Higelin et elle participe musicalement à leurs spectacles respectifs. En 1979, elle fonde le duo « Amalgam », qui deviendra ensuite « Phoenix », avec le bassiste Jacques Lennoz. Puis, l’année suivante, elle se lance seule dans la chanson. Son contrat avec la firme discographique Virgin France lui permet d’enregistrer quatre albums entre 1980 et 1984.

De nombreux artistes francophones la sollicitent alors pour leur écrire des chansons. Enfin, avec le groupe féminin « Castafiore Bazooka » qu’elle monte en 1992, elle enregistre trois albums entre 1996 et 2005. Aujourd’hui, il semble qu’elle ait délaissé les plateaux de tournages et les studios d’enregistrement pour être, à l’écran, la voix française de nombreuses actrices anglo-saxonnes comme Meryl Streep ou Glenn Close.
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Jean-Pierre Foucault en 2008 – Photo (c) Raphaël Labbé

23 novembre 1947 : Naissance, à Marseille, de l’animateur de radio et de télévision français Jean-Pierre FOUCAULT. Après une enfance et une adolescence passées au soleil du sud de la France, c’est à Radio Monte Carlo qu’il entame ses activités radiophoniques en 1966 après avoir réussi un concours d’animateurs. Mais son job est plutôt de courte durée puisque, six mois après, il est renvoyé de la station. Il monte alors à Paris où il parvient à animer des émissions sur Europe 1 pendant deux ans. En 1969, il est de retour à RMC qui ne le lâche plus avant 1989. C’est au début des années 1970 qu’il forme avec Léon un duo inoubliable pour des émissions très populaires. Il profite aussi de sa célébrité montante pour enregistrer un disque en duo avec une certaine Mimi (Filippacchi). Les chansons ont pour titres « Beaucoup d’amis, un seul amour » et « New-York city ». Elles sont toutes deux composées par Eric Charden.

Quelques années plus tard, un second disque est enregistré avec, cette fois, son complice de radio Léon. Il s’agit d’un hymne sportif qui a pour titre « Allez la France allez » écrit et composé par David Christie et Mike Mesure. Par la suite, Jean-Pierre Foucault effectue plusieurs passages dans différentes radios au gré de la volonté des dirigeants de ces medias. En 1976, Guy Lux a l’idée de faire présenter à la télé les nouveautés du hit-parade par les animateurs des radio françaises: André Torrent le fait pour RTL, Christian Morin pour Europe 1, Michel Touret pour France Inter et Julien Lepers se relaie avec Jean-Pierre Foucault pour RMC. C’est comme ça que Jean-Pierre fait ses premiers pas à la télévision. Six ans plus tard, il rejoint les huit autres sociétaires de « L’Académie des Neuf »: un jeu télévisé de culture générale avec questions et réponses. En septembre 1987, il entame, sur la chaîne télé privée française TF1, une série d’émissions qui vont définitivement le rendre très populaire: « Sacrée Soirée ». Produit par Gérard Louvin, qui fut un temps le secrétaire de Claude François, ce programme musical de variétés accueille les stars du monde entier et leur réserve, à chaque fois, des surprises inattendues et, le plus souvent, très émouvantes. L’émission récolte un record d’audience pendant six ans avant d’être finalement boudée par le public en 1994. Un an plus tard, Jean-Pierre Foucault se retrouve aux commandes d’une nouvelle émission populaire de chansons célèbres: « Les années tubes », toujours sur TF1. Il y accueille des artistes du passé et du moment ainsi qu’une troupe de jeunes et joyeux chanteurs placés sous la direction artistique de Roger Louret. Ces derniers ont pour tâche d’interpréter plusieurs fois par émission des pots-pourris thématiques de succès. Avec la présentation des soirées électives de Miss France, Jean-Pierre Foucault s’éloigne un peu des programmes musicaux. A partir de l’été 2000, il prend encore plus de distance en acceptant l’animation d’un jeu télévisé venu de Grande-Bretagne: « Qui veut gagner des millions? ». A la fin de l’année 2007, il reprend, le temps d’un soir, le concept de l’émission « Sacrée Soirée » qui fête alors ses 20 ans. C’est un gros succès d’audience. Les tentatives de remettre le couvert en décembre 2008 et 2009 sont beaucoup moins porteuses mais il est clair que l’émission télé « Sacrée soirée » est devenue mythique et colle à la peau de Jean-Pierre Foucault. Un peu comme « Champs-Elysées » est indissociable de Michel Drucker. Du coup, dès la fin de l’année 2012, un spectacle est monté et mis en scène autour du concept de « Sacrée Soirée » par le producteur de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » qui, de son côté, s’essouffle. Le canapé rouge de Jean-Pierre Foucault est donc amené à se promener de Zénith en Palais des Sports dans toute la France et accueillir en public les stars de la fin des années 1980. Mais les réservations ne fonctionnent pas comme prévu et la tournée est finalement annulée.
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Francis Cabrel en 1989 – Photo (c) Ruiz-Solanas

23 novembre 1953 : Naissance, à Astaffort, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis CABREL. Il naît dans un milieu modeste: son père, originaire du Frioul en Italie, travaille dans une biscuiterie et sa mère est caissière d’une cafeteria. Toute son enfance se déroule calmement dans son village natal du Lot-et-Garonne. Jeune ado, il découvre Bob Dylan à la radio et il demande, pour Noël, une guitare que son oncle lui offre. Pour vaincre une certaine timidité, il se met à apprendre à jouer mais il se met aussi à composer quelques mélodies inspirées par les artistes qu’il admire: Bob Dylan mais aussi Neil Young et Leonard Cohen. Avant d’être renvoyé du lycée pour indiscipline, il réussit à monter quelques groupes musicaux de folk music mais sans succès. A 19 ans, pour gagner sa vie, il travaille dans un magasin de chaussures. Mais il attend avec impatience le week-end où il va jouer dans les fêtes locales avec le groupe de Ray Frank et ses Jazzmen. Plus tard, le groupe s’appelle « Les Gaulois » à cause de la moustache qu’arbore chaque membre de la formation. Il se présente, en 1974, à un concours de chanson organisé par Sud Radio où les célèbres frères Seff, auteur et compositeur de renom, font partie du jury. En interprétant « Petite Marie » seul à la guitare, Francis Cabrel remporte le concours et le droit d’enregistrer un disque chez CBS. En 1977, alors que les Souchon, Voulzy, Chédid ou Chatel pointent le bout de leur nez, la maison de disques CBS s’accroche à la vague de « la nouvelle chanson française ». Et, dans ce cadre, elle estime que Cabrel a sa place avec une chanson intitulée « Ma ville » qui sort sur un disque au succès très limité. Le chanteur saisit aussi l’opportunité de se produire à l’Olympia et en tournée en première partie de Dave. Il représente aussi la France au Festival de la Chanson de Spa en Belgique où il remporte le prix du public en 1978. Il enregistre alors un premier 33-tours dont quelques chansons attirent l’attention des programmateurs de radio: « Petite Marie », « Ami » et « Les murs de poussière ». Mais c’est en 1979, à la sortie de son deuxième album, que Francis Cabrel va incontestablement séduire tout le monde avec une poétique chanson d’amour intitulée « Je l’aime à mourir ».

Alors que certains croient ce « tube » sans lendemain, Cabrel fournit un album classieux avec d’autres succès comme « Les chemins de traverse » et « Je rêve ». De plus, il se révèle être à la hauteur sur scène où le public apprécie sa simplicité et son talent brut. Sa carrière se poursuit, dans un premier temps, dans la lignée musicale de ses débuts avec des arrangements de variétés réalisés avec talent par Guy Matteoni. Puis, au fil du temps, l’artiste se fait plus folk-rock et rejoint ainsi ses passions de jeunesse. Mais il faudra attendre 1989 et l’album « Sarbacane » pour que ce virage soit totalement négocié. Entre 1980 et 1989 toutefois, Cabrel va enregistrer quantité de « tubes »: « L’encre de tes yeux » (80), « Je pense encore à toi » (80), « La dame de Haute-Savoie » (81), « Carte postale » (81), « Répondez-moi » (82), « Question d’équilibre » (84), « Encore et encore » (85), « Tourner les hélicos » (85) et « Il faudra leur dire » (86). Depuis, avec la complicité de musiciens comme Gérard Bikialo, Francis Cabrel semble totalement baigner dans la musique qu’il aime et il sort des albums régulièrement à son rythme et sans empressement. En 1997, sortant un peu de son créneau, il enregistre en espagnol « Vengo a ofrecer mi corazón » en duo avec Mercedes Sosa. Et, en 2012, il réalise un vieux rêve avec l’album « Vise le ciel » où il adapte une bonne dizaine de chansons de Bob Dylan dont certaines avaient pourtant déjà adaptées de manière différente, par Hugues Aufray notamment, plus de 40 ans avant. En 2014, Francis Cabrel participe, comme compositeur et ami, à l’album de Dick Rivers qui a pour titre « Rivers ». La même année, il écrit et compose aussi certaines chansons du disque et du spectacle « Le soldat rose 2 ». Le treizième album de Francis Cabrel est commercialisé en avril 2015 sous le titre « In Extremis ». Cet album est suivi, après sept ans d’absence sur scène de l’artiste, d’une tournée en France, en Suisse et en Belgique dont certaines dates sont doublées et prévues jusqu’à mi 2016. En 2017, pour ses 40 ans de carrière, l’artiste accepte de placer tout son répertoire sur les sites internet de streaming. Il s’agit d’un changement de comportement intéressant pour celui qui estime désormais que ce qui est important c’est que les gens écoutent ses chansons de quelque manière que ce soit.
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En 2008

23 novembre 1983 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Emma DAUMAS. Manuelle, c’est son vrai prénom, passe son enfance dans une famille de mélomanes où elle se passionne très tôt pour la musique. Dès l’âge de douze ans, alors qu’elle a déjà écrit quelques chansons, elle enregistre un premier disque avec l’aide de ses parents: « Stupid boy ». Elle apprend alors le piano, la guitare, le chant et le maintien en scène. Forte de tous ces acquis, elle s’inscrit à quelques compétitions où elle interprète des reprises ou, parfois, ses propres compositions. A seize ans, elle remporte le concours de chant de Laudun. Elle est retenue pour participer en 2000 à l’émission télé « Graines de stars » de Laurent Boyer sur la chaîne de télé privée française M6. Elle y interprète la chanson « Memory » de la comédie musicale « Cats » et termine quatrième. Malgré ce succès encourageant, Manuelle préfère réussir son baccalauréat de littérature avant de se consacrer pleinement à sa passion pour la chanson. Elle perfectionne sa technique vocale en suivant des cours de chant et parvient à se faire engager pour assurer la première partie d’artistes se produisant dans sa région natale: Gold, Carlos ou Michael Jones notamment. En 2002, après avoir suivi à la télévision la première édition française de la Star Academy, Manuelle se dit que sa chance est peut-être là et elle décide de s’inscrire au casting de la deuxième saison. Elle est retenue pour faire partie des finalistes et elle va ainsi avoir l’occasion de montrer son talent au public mais aussi aux artistes avec qui elle chante en duo: Serge Lama, Patrick Bruel et même Ray Charles! Elle tient bon jusqu’à la demi-finale où elle cède sa place à la future lauréate Nolwenn Leroy. Au début de l’année 2003, elle sort son premier single « Au jour le jour » qui se vend à 200.000 exemplaires. Puis, en décembre, elle concrétise son rêve de commercialiser un album dont la plupart des chansons sont le fruit de son travail personnel: « Le saut de l’ange » qui renferme les hits « Si tu savais » et « Tu seras ». En avril 2004, Emma Daumas se produit sur la scène parisienne du Bataclan avant de partir en tournée dans toute la France, la Belgique, la Suisse, le Liban et dans l’océan indien: à la Réunion et à l’île Maurice. Par la suite, Emma va s’orienter délibérément vers le genre musical qu’elle affectionne depuis toujours: le pop-rock. Mais en le pratiquant fort courageusement en français, elle rejoint un cercle restreint d’artistes qui ne génèrent pas un énorme public. Ses albums suivants vont ainsi être très bien produits mais ils n’affichent pas des chiffres de ventes extraordinaires. Il y a « Effets secondaires » en 2005 et « Le chemin de la maison » en 2008. En contrat avec la firme Universal depuis sa sortie de la Star Ac’, elle quitte cette maison de disques en 2010 pour graver deux chansons sur un CD qu’elle produit elle-même avec, notamment, « Dans les yeux d’Alain Delon » écrite par Marcel Amont. En novembre 2010, elle publie un livre-disque pour les enfants intitulé « Les larmes de crocodiles » où la rejoignent des artistes comme Alain Chamfort, Elodie Frégé, Marcel Amont, Caroline Loeb ou Gérard Darmon. En mars 2013, elle devient la maman d’une petite Valentine. Trois ans après, en mai 2016, un nouveau disque d’Emma Daumas est disponible à la vente: il est intitulé « Vivante ».
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18 OCTOBRE

Mélina Mercouri

18 octobre 1920 : Naissance, à Athènes, de l’actrice, chanteuse et femme politique grecque Mélina MERCOURI sous le nom de Maria Amelia Mercouri. Pour en savoir plus sur sa vie et parcourir une brève biographie de l’artiste, veuillez CLIQUER ICI.
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Jacques Higelin – Album 2013

18 octobre 1940 : Naissance, à Brou-sur-Chantereine, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Jean-Pierre Hautier

18 octobre 1955 : Naissance, à Bruxelles, du producteur et animateur de radio et télévision belge Jean-Pierre HAUTIER. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Catherine Ringer en 2007 aux Eurockéennes de Belfort – Photo (c) Rama

18 octobre 1957 : Naissance, à Suresnes, de la chanteuse française Catherine RINGER qui, a été, entre 1980 et 2007, la chanteuse du groupe Les Rita Mitsouko. Son père était peintre d’origine juive polonaise et sa mère architecte. Très jeune, Catherine apprend à jouer de la flûte. Enfant, elle devient mannequin pour des catalogues de vente par correspondance. Et, à huit ans, elle est engagée pour jouer dans le film « Ils étaient deux coquins » de Marianne Oswald. Elle se passionne aussi pour Georges Brassens et elle écrit des poèmes. A treize ans, Catherine quitte le foyer familial. Et, deux ans plus tard, elle abandonne le collège pour choisir une carrière artistique. Elle s’intéresse au théâtre, à la danse et au chant. Au hasard des rencontres, Catherine Ringer fait la connaissance de la danseuse et chorégraphe argentine Marcia Moretto qui devient son professeur de danse. Elles présentent ensemble un spectacle au Café de la Gare à Paris en 1976 puis au Palace un an plus tard. Son univers artistique s’élargit: elle joue dans des pièces de Brecht, elle danse un ballet africain, elle assure la bande son de dessins animés, elle apparaît dans des séries télévisées et, enfin, elle tourne une vingtaine de films pornographiques. En 1979, elle rencontre un musicien qui a pour nom Fred Chichin avec qui elle aura trois enfants. Avec lui aussi, elle décide de fonder, un an plus tard, le groupe musical « Les Rita Mitsouko ». Mais c’est en 1985, seulement, que le groupe connaît un succès phénoménal avec la chanson « Marcia Baila » qui est consacrée à celle qui fut sa prof de danse argentine.

OVNI dans le monde de la musique francophone des années 1980, les Rita Mitsouko vont s’imposer au fil des ans et s’affirmer pendant une bonne dizaine d’années comme un des groupes majeurs de la scène rock française. Les succès se multiplient alors et ont pour titre « Andy », « C’est comme ça », « Les histoires d’amour finissent mal », « Le petit train », etc. Catherine Ringer s’échappe un moment des Rita Mitsouko pour enregister un « tube » en duo avec Marc Lavoine: « Qu’est-ce que t’es belle ». A la fin des années 1990, le groupe éprouve des difficultés à maintenir un certain niveau de médiatisation malgré un talent musical toujours en évolution. Entre 2002 et 2005, Catherine interprète le rôle principal dans la comédie musicale « Concha Bonita ». Fred Chichin tombe malade et l’avenir du groupe est alors de plus en plus incertain. Il l’est définitivement lorsque le musicien décède en novembre 2007. Pour accomplir son deuil, Catherine entreprend une tournée de concerts qu’elle appelle « Catherine Ringer chante Les Rita Mitsouko and more ». En 2009, elle entre en studio pour y enregistrer son premier album solo dont la chanson « Pardon » est le premier extrait. En mars 2011, elle est sur la scène de la Boule Noire à Paris pour le premier spectacle qu’elle a conçu seule où elle reprend quelques titres des Rita Mitsouko. Pendant l’été 2014, Catherine présente un peu partout le spectacle « Plaza Francia » où elle met en scène et chante des morceaux signés Müller et Makaroff de Gotan Project. Le succès est important et l’artiste met trois ans avant de sortir l’album original suivant intitulé « Chroniques et fantaisies ».
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Pascal Brunner en 1997

Pascal Brunner en 1997

18 octobre 1963 : Naissance, à Sarcelles, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER sous le patronyme de Pascal François. Pour en savoir plus sur sa vie trop brève et connaître sa biographie professionnelle, veuillez CLIQUER ICI.
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9 OCTOBRE

John William dans les années 1960

9 octobre 1922 : Naissance à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Nicole Croisille en 1992 – Photo (c) Cathy Cabrol

9 octobre 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse et actrice française Nicole CROISILLE. Enfant, elle se passionne déjà pour la danse et le chant. Mais, adolescente, c’est vers la dactylographie qu’elle s’oriente avant de finalement suivre des cours de danse. Fréquentant la Comédie Française, elle travaille avec des artistes comme le mime Marceau à la fin des années 1950. En 1961, lorsque Bruno Coquatrix et Jacques Tati organisent une grande soirée à l’Olympia pour la sortie parisienne du film « Jour de fête » fraîchement colorisé, elle travaille à la chorégraphie du spectacle. De même, elle fait partie de l’équipe de la comédie musicale « L’apprenti fakir » avec Jean Marais. Elle enregistre un premier disque au début des années 1960 où figure une reprise du succès de Ray Charles: « Halleluia I Love Her So ». Elle est alors engagée pour prester en première partie de Jacques Brel à l’Olympia puis, en 1963, elle enregistre un duo avec Gilbert Bécaud: « Toi ». Quelques mois plus tard, elle part avec la troupe des Folies Bergères aux USA. Lorsqu’elle revient en France en 1966, le réalisateur de cinéma Claude Lelouch et le compositeur Francis Lai lui proposent d’enregistrer, en duo avec Pierre Barouh, la chanson issue du thème principal du film « Un homme et une femme ».

Puis, pour des raisons commerciales, elle prend le pseudonyme anglo-saxon de Tuesday Jackson lorsqu’on lui demande, en 1968, d’interpréter la chanson du film « Les jeunes loups » de Marcel Carné: « I’ll never leave you » qui marche bien. Un an plus tard, après avoir enregistré d’autres chansons en anglais, elle connaît à nouveau le succès en français cette fois avec « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse ». En 1970, elle joue aux côtés de Mouloudji et de Régine dans la comédie musicale « La neige en été » au théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris. A partir de 1974, Nicole Croisille va se concentrer de plus en plus sur sa carrière de chanteuse qui va s’accélérer. Elle enregistre ainsi le deuxième album de sa carrière et connaît de grands succès avec des extraits de celui-ci comme « La vie facile » (de Maxime Le Forestier), « Ne t’en fais pas la vie change » ou encore « Parlez-moi de lui ». Pendant quelques années, les « tubes » s’accumulent pour la chanteuse: « Téléphone-moi » (1975), « Une femme avec toi » (1975), « Je ne suis que de l’amour » (chanson du film « Histoire d’O » en 1975), « J’ai besoin de toi, j’ai besoin de lui » (1976), « Emma » (1976), « La garonne » (1978) et « Fané, fini, foutu » (1978). En 1981, elle est l’interprète de la chanson du nouveau film de Claude Lelouch « Les Uns et les Autres ». Sept ans plus tard, Claude Lelouch lui propose de jouer dans « Itinéraire d’un enfant gâté », film dans lequel elle interprète « Qui me dira ». Nicole Croisille se passionne ensuite pour le jazz, qu’elle a toujours apprécié, et les mélanges rythmiques. Elle se tourne ainsi vers le répertoire de Claude Nougaro et reprend notamment avec beaucoup de subtilité une chanson comme « Assez ». En 2003, elle revient sur la scène de l’Olympia à l’occasion du festival de la Rose d’Or où elle retrouve des artistes comme Dave, Esther Galil, Gérard Blanc ou Julie Pietri. Elle y est à nouveau dans le même cadre un an plus tard avec d’autres chanteurs comme Daniel Guichard, Jeane Manson, Christian Delagrange ou Gilles Dreu. En 2006, elle propose un spectacle intitulé « Nougaro, le jazz et moi » au théâtre de Dix Heures à Paris avant de le présenter, quelques mois plus tard, au Grand Rex à Paris. Un album est consacré aux chansons de ce spectacle. « Bossa d’hiver » est ensuite le titre du disque qu’elle enregistre en 2008. En octobre 2011 et en janvier 2012, elle se produit à de nombreuses reprises sur la scène de l’Alhambra à Paris. En septembre 2015, Nicole Croisille est à l’affiche de la comédie musicale « Irma la Douce » sur la scène du théâtre de la Porte-Saint-Martin aux côtés de Laurent Deutsch et de Marie-Julie Baup. Elle poursuit ensuite ses activités théâtrales et musicales avec, notamment, « L’Opéra de quat’sous » de Weill et Brecht en 2016. En 2019, elle est sur la scène du Théâtre de la Michodière à Paris pour y jouer dans « N’écoutez pas Mesdames », de Sacha Guitry, aux côtés de Michel Sardou. L’année suivante, elle propose un nouveau tour de chant intitulé « La Croisille s’amuse ».
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Sophie Hecquet en 1973 - Photo (c) Georges Giaufret

Sophie Hecquet en 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

9 octobre 1944 : Naissance, à Dax, de la chanteuse ainsi qu’animatrice de radio et de télévision française SOPHIE (Sophie Hecquet) sous le vrai prénom d’Arlette. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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France Gall en 1981 - Photo (c) Dominique Isserman

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

9 octobre 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Edith Piaf & Théo Sarapo

9 octobre 1962 : Mariage d’Edith PIAF avec Théo SARAPO. Le jeune homme grec passe ses soirées à Saint-Germain-des-Prés au début des années 1960 lorsqu’il est présenté à Edith Piaf par un ami. La chanteuse l’embauche promptement comme secrétaire. Mais elle est toutefois aussi séduite par la voix du jeune homme et par sa personnalité toute entière. Elle l’encourage et lui fait suivre des cours de chant afin qu’il puisse interpréter des chansons sur une scène. C’est aussi Edith Piaf qui lui fait choisir le pseudonyme de Sarapo qui veut dire « je t’aime » en grec prononcé à la française. Edith Piaf est déjà gravement malade lorsqu’elle épouse Théo Sarapo à la mairie du 16e arrondissement de Paris. Elle a 46 ans et lui 20 de moins. Le mariage religieux a lieu en l’église orthodoxe grecque. Quelque temps après leur mariage, le couple enregistre une chanson ensemble: « A quoi ça sert l’amour ? ». La santé de la chanteuse déclinant de jour en jour, Théo loue une villa à Grasse pour s’occuper de son épouse jusqu’au décès de cette dernière un an après leur mariage le 10 octobre 1963.

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En 1964 – Photo (c) Dworkine

9 octobre 1978 : Décès, à Paris de l’auteur, compositeur, interprète, réalisateur et acteur belge Jacques BREL. Né à Schaerbeek (Bruxelles) le 8 avril 1929, Jacques est élevé dans la cartonnerie familiale et n’est pas un grand fan de l’école. Mais il a quand même une préférence pour la langue française: à quinze ans à peine, il écrit déjà des poèmes et il crée une troupe de théâtre au sein d’un mouvement de jeunesse catholique. Dès qu’il est en âge de travailler, son père l’engage au service commercial de la fabrique de carton. Mais Jacques n’est pas fait pour ça et rêve d’autres horizons: il sera chanteur. Et c’est en autodidacte qu’il compose ses premières mélodies sur sa guitare ou sur le piano de la maison. Alors qu’il vient d’épouser « Miche », il commence à chanter en 1950. Pendant trois ans, il n’aura de cesse de convaincre son entourage du bien fondé de ses chansons. En vain. Mais il ne se décourage pas et, en 1953, Jacques Brel envoie une maquette, réalisée à ses frais sur un 78 tours, au découvreur de talents français Jacques Canetti. Ce dernier est aussi le propriétaire du théâtre des Trois Baudets à Paris et, ayant écouté les chansons de Brel, il l’invite à venir s’y produire. Jacques quitte alors foyer et famille pour vivre seul dans la capitale française. De petit contrat en petit contrat, il se retrouve en lever de rideau des spectacles de l’Olympia de Paris dont le directeur, Bruno Coquatrix, finit par remarquer la détermination du chanteur. A Bruxelles, Brel se produit à l’Ancienne Belgique en première partie du chanteur flamand Bobbejaan Schoepen. Et, ailleurs, il précède sur scène des artistes comme Dario Moreno ou Philippe Clay. Parallèlement à ce début de carrière sur les planches, Jacques Brel publie ses premiers disques et, en 1956, il fait la rencontre de François Rauber, un pianiste qui deviendra l’orchestrateur de ses chansons. Avec lui, il enregistre son premier grand succès: « Quand on n’a que l’amour ». Un an plus tard, Jacques Brel se lie d’amitié avec un autre musicien qui, lui, sera son accompagnateur sur scène: Gérard Jouannest. Ce dernier composera également un bon nombre de musiques pour et avec Jacques. Le deuxième 33 tours de Brel reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1957 et, un an plus tard, l’artiste est à l’Olympia. Les galas et les enregistrements de disques vont alors se multiplier. En 1959, Brel est tête d’affiche à Bobino et il y crée « Ne me quitte pas ». Les succès s’enchaînent ensuite pendant quinze ans: « Le plat pays », « La Fanette », « Les Vieux », « Jef », « La valse à mille temps », « Mathilde », « Les bourgeois », « Madeleine », « Ces gens-là » ou encore « Amsterdam » dont il n’existera jamais qu’un enregistrement public réalisé en 1964. Alors qu’il a 37 ans, Jacques Brel décide de faire ses adieux à la scène et, même si la date symbolique de ceux-ci correspond à un concert à l’Olympia de Paris en 1966, le chanteur honore les contrats prévus pendant encore environ un an. C’en sera fini des spectacles de l’artiste mais l’homme a encore beaucoup de projets artistiques en tête: enregistrer des disques mais aussi jouer au cinéma puis réaliser des films. Il obtient ainsi le rôle principal d’un film d’André Cayatte en 1967: « Les risques du métier ». De retour d’un voyage aux Etats-Unis où il était tombé en admiration devant ce spectacle musical, Jacques Brel décide d’adapter en français et de monter sur scène « Don Quichotte de la Mancha » qui devient « L’homme de la Mancha ». Les représentations ont lieu en octobre 1968 au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Jacques y apparaît en héros aux côtés de Sancho Pança dont le rôle est interprété par Dario Moreno. Mais, alors que le spectacle est prévu à Paris en décembre, Dario Moreno décède subitement le 1er décembre. Et c’est Robert Manuel qui reprend son rôle au pied levé. En 1969, l’acteur Brel tourne dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro. En même temps, il suit des cours d’aviation et pilote de petits avions de tourisme. Puis, il passe de l’autre côté de la caméra pour réaliser les films « Frantz » avec Barbara en 1971 et « Far West » en 1973. Ces deux longs métrages tournés en Belgique ne sont pas des succès. Avant de partir vivre aux îles Marquises, Jacques Brel tourne encore dans « L’aventure c’est l’aventure » de Claude Lelouch et joue le rôle de François Pignon dans « L’emmerdeur » d’Edouard Molinaro sur un scénario de Francis Veber. En 1974, il s’installe aux îles Marquises avec l’ex-danseuse Madly Bamy mais il faut l’opérer d’un cancer du poumon. La maladie ne le quittera plus et, en 1977, il enregistre un tout dernier album après cinq ans d’absence. Ce disque est un succès énorme dont il ne profite que quelques mois car, en juillet 1978, son cancer s’aggrave et il est rapatrié à Paris où il s’éteint le 9 octobre 1978. L’artiste repose au cimetière d’Atuona, Hiva Oa, aux îles Marquises, à quelques pas du peintre Paul Gauguin.
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MC Solaar

MC Solaar

9 octobre 2001 : Pour l’émission de la chaîne privée TF1 « Stars à domicile » qui a pour but de surprendre des téléspectateurs français en amenant chez eux la star dont ils sont de grands admirateurs, Flavie Flament accueille ce soir Dany BRILLANT, Isabelle BOULAY, LAAM et MC SOLAAR.
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Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

9 octobre 2015 : Décès, à Giverny dans l’Eure (F), du chanteur, auteur et compositeur Leny ESCUDERO. Né le 5 novembre 1932 à Espinal de parents analphabètes qui fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. La famille se réfugie en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Le fameux découvreur de talents Jacques Canetti est de ceux-là et il propose à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Et Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, qui lui propose d’enregistrer un premier 45-tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade. Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles Cros. Les thèmes de ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient aussi quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans » (Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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17 SEPTEMBRE

Denise Grey : pochette du 45 tours de 1986

17 septembre 1896 : Naissance, à Châtillon, de l’actrice française Denise GREY. Elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au grand écran, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès au cinéma pendant des années. Et, dans les années 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical.

L’oeuvre est écrite et composée par Jean-Paul Dréau qui a été, cinq ans plus tôt, l’auteur-compositeur de la chanson « Le coup de soleil » pour Richard Cocciante et d’un autre titre, « J’veux d’la tendresse », initialement interprété par Janic Prévost mais repris et enregistré ensuite par Elton John. Denise Grey meurt à Paris le 13 janvier 1996 sans atteindre les cent ans.
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Alain Delorme dans les années 1980

17 septembre 1950 : Naissance, à Roubaix, du chanteur français Alain DELORME sous le nom d’Alain Verstraete. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Armand Mestral dans les années 1950

17 septembre 2000 : Décès, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL. Né à Paris le 25 novembre 1917 sous le vrai nom d’Armand Zelikson, son père est d’origine russe et sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique du paternel et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il fréquente à nouveau la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse.

Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel »(« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans » ou encore « L’Internationale ». Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.

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Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

17 septembre 2011 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE à l’âge de 93 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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