MARTIN Jacques

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

Le fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN naît à Lyon le 22 juin 1933. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il va d’ailleurs se consacrer à la chanson de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1975, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (« Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales comme « Il pleut sur mes lunettes ».

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en reprenant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est aux côtés d’Evelyne Pagès pour une émission télévisée appelée « Taratata » mais qui n’a rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard.

En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ».

A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur Antenne 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier la performance des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans.

Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes déjà installés, comme Serge Gainsbourg, et révèlent, par exemple en 1977, un certain Laurent Voulzy avec « Rockollection » ou, un an plus tard, Richard Cocciante avec « Marguerite ».

La formule de ce programme s’arrête un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998.

A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière dans sa ville natale de Lyon le 20 septembre 2007.

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11 MARS

 

Claude François en 1965 (c) Jacques Aubert

11 mars 1978 : Décès, à Paris un samedi après-midi, par électrocution dans sa salle de bains, du chanteur français Claude FRANCOIS. Idole parmi les idoles, star française et mythe de la chanson populaire francophone, Claude François n’a jamais été égalé et, plus de 40 ans après sa disparition, ses succès sont toujours présents chez les disquaires, dans les programmes de radio et sur ces « dancefloor » que l’on appelait avant les pistes de danse. En à peine quinze ans de carrière, cet artiste, né à Ismaelia en Egypte le 1er février 1939, a compris tout ce que le show-business pouvait apporter à un jeune homme talentueux en quête de reconnaissance artistique. L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de succès enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie aussi de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche » : Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance également dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et n’obtient pas un franc succès dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Pour ce magazine, le chanteur se passionne pour la photographie et, sous le pseudonyme de François Dumoulin, réalise des clichés de très jolies demoiselles légèrement (dé)vêtues. Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde adapté en anglais par Paul Anka sous le titre « My way », interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » ainsi que « Alexandrie Alexandra ».

Entre 1962 et 1978, le chanteur a enregistré 363 chansons sur 27 albums et vendu 35 millions de disques. Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1.188 concerts. Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission télévisée de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs comme avec lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012. En 2018, à l’occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, une intégrale très complète est commercialisée et comprend 20 CD avec 360 titres dont de nombreuses versions introuvables, des interviews, et un livret de 48 pages contenant des photos rares et des textes exclusifs. Pour la même occasion, Fabien Lecoeuvre publie une biographie, « Claude François, 14.284 jours », et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l’artiste, compile, pour la première fois ses souvenirs dans un livre: « J’y pense et puis j’oublie ». La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a regroupé les notes de service, souvent incendiaires, que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose « Claude François, Je reviendrai comme d’habitude ». Les deux fils de l’artiste, Claude Jr et Marc François, annoncent aussi pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père mais celle-ci semble tarder à voir le jour.
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Place Claude François à Paris (c) Celette

11 mars 2000 : Quelques centaines de fans et des proches comme certaines Clodettes, Ticky Holgado, Danièle Gilbert, Alain Chamfort, Patrick Juvet ou Michèle Torr assistent à l’inauguration de la Place Claude François dans le 16e arrondissement de Paris, juste en face de l’endroit où se trouvaient les bureaux de l’artiste dans un immeuble du boulevard Exelmans. La cérémonie se tient en présence de Xavière Tiberi, épouse du maire de Paris alité, de Pierre-Christian Taittinger, maire du 16e arrondissement, et des deux fils du chanteur accompagnés de leur mère.
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11 mars 2011 : C’est la première soirée de la 16e édition du festival « Le Quesnoy en chanteurs » qui se tient dans le Nord de la France, à Le Quesnoy près de Valenciennes jusqu’au 25 mars 2011. Stéphane Hirschi, directeur du festival, se plaît à rappeler les ingrédients qui ont forgé l’identité de la manifestation: « esprit, amitié, goût de la découverte et, aussi, les doubles plateaux d’artistes qui sont un mariage des talents et des saveurs artistiques sous les auspices de la curiosité et des révélations ». La plupart des concerts ont lieu au Théâtre des trois chênes. La série commence par une soirée d’hommage à Boris Vian, le 11 mars, avec Presque Oui, Serge Utge-Royo, Clarika, Agnès Bihl, Gérard Morel, Yves Jamait et Anne Sylvestre notamment. Le mardi 15 mars, le spectacle est d’abord haïtien avec « Joyshanti » qui est suivi du concert de Gérard Morel et sa clique. Samedi, le 19 mars, le poète québécois Richard Desjardins partage l’espace scénique avec Michel Arbatz. Le mardi 22 mars, ce sont les régionaux du duo « Presque Oui » qui ouvrent le bal juste avant le groupe « Vis à Vies« . Enfin, le vendredi 25 mars, ce sont les révélations du festival « Alors Chante » de Montauban en 2010, les « Vendeurs d’Enclumes« , qui assurent la première partie de Louis Chédid. Mais le festival du « Quesnoy en chanteurs » c’est aussi le développement des concerts hors les murs à l’université de Valenciennes les mercredis avec Pascale Delagnes, voisine venue de Belgique, le 16 mars; Stéphane Balmino, ex-chanteur de Kabann le 23 mars; et le régional ch’ti William Schotte le 6 avril. Enfin, deux « Chante-grange » ont lieu à Englefontaine avec Bernard Joyet le 12 mars et Rémo Gary le 18 mars.
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Les trois artistes sélectionnés au terme de cette journée d’auditions

11 mars 2017 : Dix groupes et artistes sont retenus pour les auditions du Parcours FrancoFaune qui ont lieu à la Maison de la création de Laeken (Bruxelles). Se produisent ainsi sur scène entre 11h00 et 18h00: Badi, Convok, Etienne-Etienne, Hélène Couvert, La Louve, Lux Montes, Major Dubreucq, Mini Sultan, David Votre Chazam et Wyndu. Au terme de la journée, trois artistes sont choisis pour être accompagnés jusqu’au prochain festival FrancoFaune: Badi, Hélène Couvert et Major Dubreucq.
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