2 MAI

Serge Reggiani en 1968 – Photo (c) Annie Noël

2 mai 1922 : Naissance, à Reggio d’Emilie (Italie), du chanteur et comédien français Serge REGGIANI. Fils d’un coiffeur et d’une ouvrière, c’est à l’âge de huit ans que le petit Serge découvre la France où la famille s’installe en Normandie pour fuir le fascisme montant en Italie. Ayant déménagé à Paris et après avoir essayé la coiffure dans les pas de son père, il s’inscrit au Conservatoire du cinéma puis au Conservatoire national d’art dramatique. Et c’est pendant la seconde guerre mondiale qu’il commence sa carrière de comédien en jouant, notamment, dans « Britannicus » et « Les parents terribles ». A la Libération, naturalisé français en 1948, il se tourne vers le cinéma et joue aux côtés de Simone Signoret dans « Casque d’or » en 1952. C’est chez Simone Signoret et Yves Montand que, au début des années 1960, Serge Reggiani rencontre le producteur de chansons Jacques Canetti qui a notamment lancé la carrière de Jacques Brel. Ce dernier pense qu’il est doué pour la chanson et lui propose d’enregistrer un 33 tours avec des chansons de Boris Vian. Le disque est commercialisé en 1965 et connaît un franc succès.

Mais, paradoxalement, alors qu’il brille sur les planches de théâtre, Serge Reggiani a un trac fou lorsqu’il s’agit d’y interpréter des chansons. C’est donc avec une certaine angoisse qu’il accepte la proposition de Barbara pour assurer la première partie de son récital en 1966. La chanteuse va d’ailleurs aider le quadragénaire à travailler sa voix de baryton pour en tirer un profit maximum dans l’interprétation de ses chansons dont le répertoire va se développer. Les chansons de Vian vont beaucoup plaire aux jeunes qui préparent mai 1968 et les deux albums suivants de Serge vont vraiment le faire connaître auprès de toute une génération qui attend ce genre de chanson française dont les textes ne laissent pas indifférent. Pour l’écriture de ces derniers, l’interprète se tourne vers des auteurs reconnus comme Jacques Datin ou Georges Moustaki mais aussi vers des nouveaux venus qui ont pour nom Jean-Loup Dabadie, Pierre Tisserand ou Maxime Le Forestier. Plus tard, dans les années 1970, il choisit des chansons de Serge Gainsbourg et de Claude Lemesle. Ce dernier lui écrit bon nombre de succès comme « Le barbier de Belleville », « J’suis pas chauvin », « Venise n’est pas en Italie », etc. Au point de vue des compositeurs, Serge Reggiani se tourne vers des musiciens comme Michel Legrand ou Alain Goraguer. À la fin des années 1970, Serge Reggiani chante sur scène avec son fils Stéphan et sa fille Carine qui ont aussi embrassé la carrière de chanteur. En 1980, alors âgé de 35 ans, son fils Stéphan se suicide. C’est un énorme choc pour Serge qui va trouver dans le travail l’unique force lui permettant de lutter contre la dépression et la dépendance à l’alcool. Il enregistre ainsi de nombreux albums qui connaissent moins de succès mais qui recèlent de petits bijoux: « L’ogre » de Victor Hugo (sur le disque « Le zouave du pont de l’Alma » en 1982) ou « Théorème » de Salvatore Adamo (sur l’album « Elle veut » de 1984). Au cours des années 1990, il reprend goût à la vie et enregistre un album par an puis un tous les deux ans. Il se passionne aussi pour la peinture et expose régulièrement ses toiles. En 1995, il participe au concert « Les Enfoirés à l’Opéra-Comique » et il y chante « L’Italien » en duo avec Patrick Bruel. En 2002, pour ses 80 ans, de nombreux artistes participent à un album intitulé « Autour de Serge Reggiani »: Renaud, Sanseverino, Jane Birkin, Arno, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Juliette, Bénabar, Enrico Macias ou Michel Piccoli entre autres. En bonus de ce CD, on trouve un texte terriblement émouvant de Jean-Loup Dabadie récité par Serge sur une musique d’Alain Goraguer: « Le temps qui reste ». Le temps qu’il reste à l’artiste lui permet encore de recevoir une Victoire de la Musique d’honneur en 2003. Car, le 23 juillet 2004, Serge Reggiani nous quitte à Boulogne-Billancourt à la suite d’une crise cardiaque. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse auprès de ses parents et de son fils Stephan.
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LORIE en 2007

2 mai 1982 : Naissance, au Plessis-Bouchard, de la chanteuse et comédienne française LORIE sous le nom de Laure Pester. Fille d’un programmateur à la radio privée française RTL, Dominique Pester, elle se passionne pour le patinage artistique dès ses six ans. Elle consacre toutes ses heures de liberté à cette activité et manque de peu les championnats de France de 1996 suite à une blessure au genou qui l’oblige d’ailleurs à ranger ses patins. Véritablement séduite par cette première passion artistique qu’elle doit délaisser, elle songe immédiatement à devenir chanteuse. Pour ce faire, elle s’inscrit à des cours de musique et apprend la guitare et le piano. En 1997, elle enregistre une première chanson avec laquelle elle se présente à l’émission de télé française « Hit Machine » diffusée sur la chaîne privée M6. Mais le résultat ne correspond pas à ses espérances et la jeune artiste multiplie les castings et les auditions jusqu’au jour où elle rencontre le producteur Johnny Williams. C’est alors l’époque des premiers grands succès de la chanteuse américaine Britney Spears et Williams aspire à produire la première artiste qui applique ses recettes à la française en chantant et en dansant simultanément. Le producteur croit fermement que Lorie est cette perle rare et il lui fait enregistrer une chanson intitulée « Près de moi ». Ne parvenant pas à convaincre les maisons de disques de sa découverte, il décide de placer le titre gratuitement à la disposition des internautes en 2000. En deux mois, « Près de moi » est téléchargé plus de 15.000 fois et son interprète signe alors un contrat avec Epic pour un single qui est commercialisé le 2 mai 2001, jour anniversaire de Lorie. La presse pour les jeunes s’empare de la personnalité de la jeune fille et oblige finalement les radios à céder à la pression populaire et à programmer la chanson: « Près de moi » se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Pour ne pas perdre le bénéfice de cette popularité importante, Lorie enregistre un album, « Près de toi », sur lequel se trouvent les titres « Je serai ta meilleure amie » et « Toute seule ». Les ventes de ce CD dépassent le million d’exemplaires et sont récompensées par un triple disque de platine. Lorie est nommée dans la catégorie « groupe ou artiste révélation de l’année » aux Victoires de la Musique en 2002. Le succès va se poursuivre lors de la sortie de l’album suivant, « Tendrement », à la fin de l’année 2002. L’opus est promotionné par les singles « J’ai besoin d’amour » et « A 20 ans ». Le succès de Lorie est désormais international et atteint un grand nombre de pays européens. Au cours de l’été 2003, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson sur un tempo estival qui est l’un des tubes de cette année-là: « Sur un air latino » est vendu à plus de 600.000 exemplaires. Et c’est très judicieusement que ce titre est ajouté sur une nouvelle version de l’album « Tendrement » qui est commercialisée pour les fêtes de fin d’année. Entretemps, Lorie a entamé une nouvelle carrière sur scène et sa première tournée baptisée « Lorie live tour », où elle danse et chante avec une énergie sans pareil, dure neuf mois. Ensuite, son premier album, « Près de toi » sort au Japon avec quelques versions anglaises de ses chansons. Avec son troisième album qui sort en 2004, Lorie prend un virage plus rock délaissant un peu son image de chanteuse pop pour les ados. Le public la suit toutefois et achète en masse le premier single intitulé « Week-end ». Ce sera encore le cas pour « La positive attitude » quelques mois plus tard mais beaucoup moins par la suite pour le titre « Ensorcelée ». Une deuxième tournée de 120 concerts est alors programmée: le « Week-end Tour » au cours de laquelle elle se produit cinq fois à Bercy. Pendant ces spectacles, Lorie interprète une chanson de Jean-Jacques Goldman, « C’est plus fort que moi », qui sort en single. En 2005, Lorie commercialise la première compilation de tous ses tubes sur laquelle figurent aussi trois titres inédits. Quelques semaines plus tard, le même best of sort en DVD avec tous les clips video de la chanteuse qui récolte un énorme succès. A la fin de l’année 2005, le nouvel album de Lorie est différent des précédents et, malgré des influences nouvelles diverses comme le rap, s’appelle « Rester la même ». Le virage n’est pas évident à négocier pour l’artiste et elle décide d’arrêter sa collaboration avec le producteur de ses débuts Johnny Williams. Désormais, elle désire être sa propre productrice et enregistrer les chansons qu’elle choisit elle-même. C’est ce qu’elle fait en 2007 en sortant l’album « 2lor en moi » qu’elle confectionne avec Frédéric Chateau, alias Asdorve, qui lui donne des sonorités plus électro comme par exemple le titre « Je vais vite ». L’opus se vend à plus de 100.000 exemplaires. Après une nouvelle tournée qui commence en octobre 2008, Lorie décide de faire une pause de trois ans au cours de laquelle elle va s’orienter vers une carrière de comédienne au cinéma et au théâtre. Elle revient à la chanson en novembre 2011 pour commercialiser son sixième album, « Regarde-moi », qui reste marqué par les influences électro de Frédéric Chateau avec qui elle travaille à nouveau. Les ados qui appréciaient l’artiste dans les années 2000 ont grandi et leurs goûts musicaux ne les poussent plus vers le nouveau répertoire de Lorie. L’album est d’emblée un échec commercial et le contrat avec sa maison de disques est rompu. A la fin 2012, c’est donc à nouveau à son compte que Lorie produit un album, « Danse », où elle reprend dans des versions « latinos » des grands succès de la chanson francophone comme « Le coup de soleil » de Cocciante ou « L’amour à la plage » de Niagara. Les ventes se révèlent un flop cuisant et la tournée qui était prévue en 2013 est annulée par manque de réservations. Consciente de cette dégringolade du succès, Lorie décide de reprendre sa carrière de comédienne qui connaît un pic de popularité en 2017 avec sa participation à la série télévisée française « Demain nous appartient ». Dans la foulée, l’artiste revient à la chanson avec un nouvel album intitulé « Les choses de la vie » en novembre 2017. Le 9 mars 2019, alors que la chanteuse a annoncé qu’elle se retirait provisoirement de la distribution de « Demain nous appartient », Lorie entame une tournée intitulée « Des choses à se dire » au Trianon de Paris puis à Lille, Lyon, Annecy, Sète ou encore Genève. Elle y interprète ses plus grands tubes ainsi que les titres de son dernier album. De nouvelles chansons de Lorie sont attendues pour le courant de l’année 2020.
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Eddy De Pretto (2e en partant de la droite) lors de sa participation à « Du haut des airs » aux Francofolies de Spa en 2014 (c) Passion Chanson

2 mai 1993 : Naissance, à Créteil, de l’auteur-compositeur-interprète français Eddy DE PRETTO. Son père est chauffeur de poids-lourd et sa mère est technicienne de laboratoire. Il passe son enfance dans sa cité natale et, pour sortir du carcan de la banlieue, il prend des cours de chant, de piano et de théâtre dès l’âge de douze ans. Puis, quelques années plus tard, il fréquente l’Institut Supérieur des Arts de la Scène à Paris. Eddy a 17 ans quand il joue le rôle de Jules César dans une publicité télévisée française. Et, parallèlement à ses débuts dans le théâtre et le cinéma, il compose et écrit ses premières chansons. Il commence aussi à se produire sur scène tout près de chez lui à la Maison des Jeunes et de la Culture de son quartier. Il multiplie alors ses expériences musicales qui lui font rencontrer des journalistes et des professionnels qui s’intéressent à sa personne. Serge Beyer, le rédacteur en chef du magazine gratuit « Longueur d’Ondes » est de ceux-là et il sélectionne Eddy De Pretto pour représenter la France et participer à l’opération « Du haut des airs » en 2014. Aux côtés de la Belge Dyna B., de la Canadienne Amélie Laroque et du Suisse Jérôme Acherman, le jeune artiste interprète des chansons francophones selon le principe du concours-concept créé par le Québécois François Guy proposé sur scène au Québec, en France, en Suisse et en Belgique (aux Francofolies de Spa) au cours de l’été. Et son succès s’amplifie avec une participation au Printemps de Bourges, dont il remporte le prix des Inouïs. Il se fait aussi remarquer en octobre 2017 au Festival Off des Nuits de Champagne à Troyes. Il vient alors de commercialiser un premier disque intitulé « Kid » et il se produit sur scène en s’accompagnant d’un batteur et de son smartphone dans lequel il a stocké ses accompagnements sonores. En janvier 2018, il est l’invité de Nagui dans l’émission Taratata sur la chaîne télévisée France 2 et il y interprète « Comme un boomerang » de Serge Gainsbourg en duo avec Julien Doré. Au cours du même mois, il chante « Random », le premier titre de son premier album qui sort quelques semaines plus tard. Le mois suivant, Eddy De Pretto est candidat à la Victoire de la Musique dans la catégorie « Révélation scène de l’année ». A peine commercialisé depuis une semaine, son album s’est déjà vendu à près de 15.000 exemplaires. L’artiste se lance dans une tournée qui réunit les petites salles (Eden à Charleroi en Belgique le 16 novembre 2018), les salles moyennes (Ancienne Belgique de Bruxelles le 31 janvier 2019) et les énormes halles de concert (Palais 12 à Bruxelles le 9 mars 2019).

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La Samaritaine Bruxelles2 mai 2007 : Jusqu’au 6 mai, toute une série d’artistes fête les 22 ans du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Pour mettre à l’honneur la grande chanson française du répertoire, il y a notamment ANOUK, Stéphanie BLANCHOUD, Fabienne COPPENS, Vincent DELBUSHAYE (ci-dessous dans une prestation de la même année 2007, en février, au cours des Entre Vues proposées au Botanique à Bruxelles), Hughes MARECHAL, Claude SEMAL et Philippe TASQUIN.

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28 AVRIL

Scopitone (c) Joe Mabel

28 avril 1918 : Naissance de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER qui était, à l’origine, une imprésario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant les clips des chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).

Ces clips sont des petits films tournés en décors naturels généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Michel Delpech, etc. La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977. A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire. La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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Jacques Dutronc en 1984 – Photo (c) A. Florent

28 avril 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Jacques DUTRONC. A la fin de ses études, en pleine période « yé-yé », il est le guitariste du groupe « El Toro et les Cyclones ». Comme compositeur, il signe « Le temps de l’amour » et « Va pas prendre un tambour » pour Françoise Hardy. Puis, en 1966, il se lance comme chanteur soliste et obtient du succès dès ses premiers disques. Bras droit de Jacques Wolfsohn alors directeur artistique chez Vogue, il reçoit un texte de Jacques Lanzmann à mettre en musique pour un artiste à la mode. Le morceau ne convient pas à l’interprète en question mais la maquette réalisée par Jacques récolte tous les suffrages. De manière inattendue, c’est donc lui qui va enregistrer « Et moi et moi et moi » et en faire un succès immédiat.

Sa carrière se poursuit alors avec des « tubes » comme « Les cactus », « J’aime les filles », « Les playboys », « Il est cinq heures », « L’hôtesse de l’air », « L’Arsène », « Le petit jardin », « Gentleman cambrioleur », « La ballade du bon et des méchants », etc. Parallèlement à la chanson, à partir de 1973, Dutronc va réaliser un beau parcours au cinéma qu’il commence avec « Antoine et Sébastien ». A partir des années 1980, ses disques vont se raréfier autant que ses shows en public. Il y a toutefois le disque « Merde in France » en 1984 et l’album « C’est pas du bronze » écrit avec la collaboration de Serge Gainsbourg quelques mois plus tard. Puis, en 1995, il y a « Brèves rencontres » et, en 2003, « Madame l’existence ». Très éloigné du show-business, Jacques Dutronc effectue toutefois un premier retour sur scène en 1992 puis un autre en 2010. A chaque retour, le public est au rendez-vous d’une tournée de spectacles où les nouvelles chansons sont rares. En novembre 2014, Jacques est même sur la scène de Bercy (Paris) pour s’y produire de manière exceptionnelle avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday dans le spectacle des « Vieilles canailles ». Contre toute attente, une tournée de ces « Vieilles Canailles » est aussi mise sur pied pour l’été 2017 dans les grandes villes des pays francophones européens. Le 30 mars 1981, Jacques Dutronc a épousé la chanteuse Françoise Hardy avec qui il vivait depuis 1967 et qui lui a donné un fils, Thomas, le 16 juin 1973. Cela fait maintenant des années que l’homme a quitté Paris pour la Corse où il coule des jours plutôt paisibles.
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Ginette Reno en 1988 – Photo (c) Caroline Hayer

28 avril 1946 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Ginette RENO. Adolescente, la jeune Ginette rêve de faire carrière dans la chanson et elle participe ainsi au concours de découvertes organisé au Café de l’Est à Montréal. Cette participation lui permet d’enregistrer un premier album dès 1962. Deux ans plus tard, après avoir remporté le titre de découverte féminine de l’année au Gala des artistes québecois, elle obtient l’opportunité de se produire en Angleterre, aux États-Unis et en France. A partir de 1962, Ginette Reno enregistre presque un album par an. En France et en Europe francophone pourtant, les disques de Ginette ne se vendent qu’à partir de la fin des années 1970 où elle connaît de grands succès comme « J’ai besoin d’un ami », « Je ne suis qu’une chanson », « J’ai besoin de parler », « Paris-Québec », « La deuxième voix », « L’essentiel » ou « Remixer ma vie ».

Au début des années 1990, elle se lance dans une carrière cinématographique au Canada. Puis, Ginette Reno se fait un peu moins présente pour revenir en 2009 avec un album intitulé « Fais-moi la tendresse ». Et, en 2011, son opus a pour titre « La musique en moi » avec des chansons signées entre autres par Didier Barbelivien. Au cours de l’été 2014, Ginette Reno effectue un passage remarqué dans l’émission télévisée « L’été indien », coprésentée par Michel Drucker et Julie Snyder sur les rives du Saint-Laurent à Montréal. Elle semble avoir complètement récupéré de la crise cardiaque dont elle a été victime en janvier 2014 alors qu’elle se trouvait en Floride. En octobre 2018, la chanteuse revient, au Québec, avec un nouvel opus intitulé « A jamais » et comprenant treize titres originaux écrits notamment par Jacques Veneruso, Rick Allison, Didier Golemanas, Luc Plamondon, Romano Musumara et Lynda Lemay. Elle présente cet album au public européen francophone au cours de l’année 2019.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

28 avril 1985 : Sacha DISTEL est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et ne s’en sort qu’au prix de longues rééducations. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Vous pouvez lire la biographie de Sacha Distel en CLIQUANT ICI.
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Olivia RUIZ à Bruxelles toute auréolée du succès de son album de 2005

28 avril 2006 : Le festival des Nuits Botanique commence à Bruxelles. Jusqu’au 7 mai, il va accueillir des dizaines d’artistes d’expression francophone parmi lesquels ANAÏS, Daniel HELIN, MICKEY-3D, ETE 67, Samir BARRIS, Claire DITERZI, Joseph D’ANVERS, SAULE, DEBOUT SUR LE ZINC, Les TETES RAIDES, ARTHUR H, DA SILVA, Ariane MOFFAT, KATERINE, Dominique A, CAMILLE, LIO, Olivia RUIZ ou encore Marie WARNANT.

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Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

28 avril 2015 : Décès, à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F), du musicien et chanteur français Serge KOOLENN des suites d’un cancer. Né le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne ». Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978). La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio.
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5 AVRIL

 

MISTINGUETT

5 avril 1875 : Naissance, à Enghien-les-Bains, de la chanteuse et actrice française MISTINGUETT sous le vrai nom de Jeanne Bourgeois. Elle passe son enfance dans un milieu familial plutôt modeste à Soisy-sous-Montmorency. Elle est très tôt intéressée par les arts et décide de suivre des cours de chant et de théâtre. C’est ainsi qu’à peine âgée de dix ans, elle est engagée au Casino de Paris en lever de rideau de la revue qui y est alors présentée. Elle a mis le pied à l’étrier et Jeanne ne quittera plus le milieu du music-hall parisien qu’elle va fréquenter désormais sous le pseudonyme de Mistinguett. A partir de 1897, c’est comme chanteuse comique qu’elle va être appréciée du public de l’Eldorado pendant dix ans. Par la suite, elle se retrouve à l’affiche des revues du Moulin Rouge ou encore des Folies Bergère aux côtés de Maurice Chevalier dont elle tombe amoureuse. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. A la libération, en 1918, Mistinguett est engagée comme meneuse de revues au Casino de Paris jusqu’en 1925. Simultanément, Mistinguett exporte son talent: en 1923, elle est l’invitée d’honneur du bal du Copacabana Palace à Rio au Brésil. Délaissant Maurice Chevalier, elle fréquente alors un jeune dessinateur nommé Charles Gesmar qui va réaliser les affiches de la « Miss » qui resteront immortelles. Charles décède en 1928 à l’âge de 28 ans. C’est aussi dans les années 1920 que Mistinguett enregistre ses grands succès de chansons que restent « Ca c’est Paris », « Mon homme » ou encore « Valencia ».

En 1937, elle fait ses premiers pas au cinéma dans le film « Rigolboche ». L’artiste se fait plus rare après la seconde guerre mondiale et elle décède le 5 janvier 1956 à Bougival. L’immeuble parisien qu’elle a occupé un moment au 24 du boulevard des Capucines porte une plaque le rappelant. Lors du cinquantième anniversaire de son décès en 2006, un hommage appuyé a été rendu à Mistinguett par la ville d’Enghien-les-Bains. Fin 2014, une comédie musicale française ayant pour titre « Mistinguett, reine des années folles » est mise sur pied avec l’époustouflante Carmen Maria Vega dans le rôle de la Miss.

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Vanessa Demouy en 2003

5 avril 1973 : Naissance, à Moulins, de l’actrice et mannequin française Vanessa DEMOUY. La mère de Vanessa, ex-mannequin, est alors directrice d’une agence. Vanessa fait de la danse classique jusqu’à ses quatorze ans avant de devenir mannequin professionnel. À 17 ans, elle commence à tourner dans quelques courts métrages et publicités. Mais c’est au début des années 1990 qu’elle acquiert une certaine notoriété grâce à de nombreux rôles dans des séries télévisées destinées aux adolescents : « Classe mannequin » (1993) mais aussi « Cœurs Caraïbes » (1995) et « Aventures Caraïbes » (1996). Vanessa Demouy a aussi fait une incursion assez discrète dans le domaine de la chanson francophone. En 1995, elle a enregistré neuf titres repris sur un album intitulé « Rêve de fille ». Et, en 2003, plus timidement, c’est un single qui est sorti: « De l’air ».

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5 avril 1985 : Le centre culturel du Botanique, à Bruxelles (B), accueille la finale du concours « Festival 85 » mis sur pied par la RTBF avec la collaboration de la société des auteurs belges, la SABAM. Sur 254 candidats, cinq finalistes s’affrontent au cours d’une soirée radiodiffusée sur la première chaîne de la RTBF et présentée par Guy Géron. Les jeunes artistes sont accompagnés par un orchestre dirigé placé sous la direction de Frank Fiévez. Pour encadrer les candidats et pour occuper le public durant les délibérations, les Gangsters d’Amour (avec Jeff Bodart), Jacques Nuovo, Elizabeth Granec, les Révérends du Prince Albert (avec Marc Morgan) et Claude Barzotti interprètent quelques-uns de leurs grands succès. Le classement du concours Festival 85 est annoncé par Jean Darlier, administrateur-délégué de la SABAM, en fin de soirée. C’est la chanteuse NANOU (Anne Cretens) qui gagne le crochet devant Jean-Paul Résimont (qui s’orientera vers la comédie ensuite), Denis Evrard, Giovanni, Philippe Tasquin et Yves Balhant. Le jury de cette soirée est composé de Philippe Longtain (RTBF Namur), Philippe Picard (disquaire), Eddy Przybylski (journaliste au quotidien La Dernière Heure), Pino Marchese (compositeur), Jacques Robin (SABAM), Myriam Forêt (RTBF Liège), Jean Darlier (SABAM) et Paul Bosch (Promotion Artistique Belge). La victoire d’Anne Cretens (Nanou) lui permet d’enregistrer un 45-tours quelques mois plus tard (« Un jour ou l’autre… pas » en 1987) et de participer le 13 juillet au Brosella Folk-Jazz Festival à Bruxelles. En 1989, elle enregistre à Paris un second disque sous le pseudonyme d’Anne Coster : « Soirée kitsch ».

Pochette disque de 1989 (c) Pierre Terrasson

Et c’est sous ce même nom qu’elle participe à la finale belge de sélection pour le concours Eurovision de la chanson où elle interprète « Elie » le 8 mars 1992. Quelques mois plus tard, l’artiste décède malheureusement d’un cancer.

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