BOCCARA Frida

Frida Boccara en 1984

La chanteuse française Frida BOCCARA est née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc où ses parents se trouvent à ce moment-là. Elle grandit dans une famille où l’on adore la musique. Et l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. N’écoutant que son courage et ses aspirations, elle part dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Elle décide de s’inscrire au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Et elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’en suit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregistre 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour » (Isabelle Aubret), « Souviens-toi des Noëls de là-bas » (Enrico Macias) et « Johnny Guitar ».

Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale.

Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », la chanson « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses.

Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, elle meurt à Paris des suites d’une infection pulmonaire. Elle est inhumée au cimetière de Bagneux. En 1998, son fils, né en 1975, tente, lui aussi, une carrière dans la chanson sous le nom de Tristan Boccara et, malgré un premier titre (« J’aurais besoin de te dire ») qui connaît un petit succès, il ne semble pas avoir poursuivi ses activités de chanteur.

A voir ci-dessous : Tristan Boccara reçu par Pascal Sevran dans l’une de ses émissions de la télévision française en 1997…

 

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10 JANVIER

 

Bernard Sauvat en 1977

10 janvier 1941 : Naissance, à Casablanca (Maroc), du chanteur français Bernard SAUVAT. Il interprète quelques « tubes » au début des années 70 comme « L’amour il faut être deux » (1972), « La robe verte » (1973) et, surtout, « Le professeur est un rêveur » (1974).

Ce dernier succès est d’ailleurs presque autobiographique puisque Bernard a quitté l’enseignement des maths au Maroc pour se tourner vers la chanson en France, encouragé par Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des disques Az dans les années 1960. Près de 30 ans plus tard, un autre de ses succès de 1974, « L’Amitié », devient l’hymne des « Staracadémiciens » de TF 1. En 2009, Bernard Sauvat participe, avec d’autres chanteurs des années 1970, à l’aventure du spectacle « Age tendre et tête de bois ». Au cours de cette tournée, à Dunkerque, il subit une lourde chute qui le prive de scène pendant quelques mois. Au début de l’année 2012, il commercialise un album de nouvelles chansons intitulé « Les potes poètes de Barbizon ». En septembre 2014, il publie un livre autobiographique: « Et dire que j’ai chanté tout ça ». Quelques mois plus tard, un nouvel album de l’artiste est disponible à la vente : « Le professeur chante pour les enfants ». Bernard Sauvat fête alors ses 50 ans de carrière en proposant deux spectacles à Beyrouth en février 2016. Puis, un nouvel opus est distribué en septembre : « La poésie à fleur de mots ». Alors qu’il travaille avec l’auteur Frank Thomas sur le projet d’une comédie musicale depuis des années, le disque reprenant les chansons de « Retour à l’Auberge Ganne » est édité en septembre 2017. En 2018, un nouveau spectacle est proposé en octobre au théâtre Dejazet à Paris et il est basé sur les chansons de l’album « Mes silences d’autrefois » publié quelques semaines plus tôt.
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Sapho

10 Janvier 1950 : Naissance, à Marrakech, au Maroc, de la chanteuse française SAPHO. De son vrai nom Danielle Ebguy, Sapho est une artiste française qui chante dans plusieurs langues: français, arabe, anglais, espagnol et hebreu. Son enfance se déroule au Maroc avant que l’adolescente ne débarque à Paris. Attirée par la chanson, elle fréquente le Petit Conservatoire de Mireille sous le nom de « Bergamotte », un personnage de chanteuse québécoise qu’elle crée de toute pièce. En hommage à la poétesse grecque antique Sappho, elle décide de choisir ce pseudonyme, avec un « P » de moins, pour enregistrer son premier album en 1977. A la même époque et en parallèle, elle fait partie de « La Bande à Basile » et du groupe « Odeurs », formations auxquelles elle collabore vocalement. Avec plusieurs cordes à son arc, Sapho écrit alors des romans et participe à un opéra avant de présenter un spectacle de reprises de Léo Ferré en flamenco en 2005.

Trois ans plus tard, elle sort un album intitulé « Universelle ». Il contient un véritable mélange d’influences qui vont du rock au funky en passant par le reggae et la musique arabo-andalouse. Sapho est une chanteuse de variétés dans la version la plus noble du terme. Mais elle n’est pas une chanteuse à succès. Elle prend toute sa dimension sur scène en faisant vivre les chansons qu’elle grave sur des disques comme dans autant d’écrins à ouvrir pour mieux en apprécier la texture. En octobre 2018, elle rend hommage très sobrement, grâce à des enregistrements piano-voix, à l’une de ses idoles en commercialisant l’album « Sapho chante Barbara ».
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10 janvier 1985 : Naissance, à Cernay, du chanteur et accordéoniste français Claudio CAPEO sous le vrai nom de Claudio Ruccolo. D’origine italienne, il découvre la musique en famille et apprend à jouer de l’accordéon dès l’âge de six ans. Ses parents l’encouragent dans cette voie et il participe à de nombreux concours dans toute l’Europe. A seize ans, adolescence oblige, il se passionne pour le rock métal et fait partie d’un groupe éphémère. Une fois cette aventure musicale terminée, il revient à l’accordéon pour rejoindre une formation de jazz africain pendant deux ans. En dehors de sa passion pour la musique, Claudio exerce le métier de menuisier décorateur à temps plein. Mais son accordéon n’est jamais bien loin et, un jour de 2008, un collègue lui conseille fortement de chanter en s’accompagnant de son instrument. Il suit le conseil et forme un groupe qui enregistre deux albums et se produit un peu partout en Europe. Au cours d’un concert donné au printemps de Bourges, une personne avisée lui conseille de participer au crochet télévisé de la chaîne privée française TF1 « The Voice la plus belle voix ». C’est ce qu’il fait en 2016 sans son accordéon pour obtenir un avis professionnel sur ses qualités vocales. Enrôlé dans l’équipe de Florent Pagny, il est éliminé au cours des duels. Mais cette expérience télévisuelle l’a fait remarquer par un public nombreux et, aussi, par un directeur de label, Sébastien Saussez qui lui propose de commercialiser un album de chansons originales. C’est très bien vu puisque l’opus reste cinq semaines en tête des ventes françaises et est récompensé par un disque de platine. Il est surtout porté par les titres « Un homme debout », « Ca va ça va », « Riche » et « Dis-le moi ».

Ce sont ces chansons qui attirent un très nombreux public là où il passe en concert comme notamment, le 20 juillet 2017 aux Francofolies de Spa en Belgique. Poursuivant le chemin que le succès lui a tracé, Claudio Capeo commercialise un nouvel album intitulé « Tant que rien ne m’arrête » à la rentrée 2018 et celui-ci est bien annoncé par de nombreuses radios qui en diffusent le premier extrait : « Ta main ».
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10 janvier 1985 : Le chanteur italo-belge Frédéric FRANCOIS reçoit un disque d’or pour son album contenant les succès « Mon coeur te dit je t’aime » et « On s’embrasse on oublie tout ». Le précieux objet lui est remis dans le cadre prestigieux des salons de l’hôtel Astoria à Bruxelles.

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PERRINE & JEANMI en 2006

PERRINE & JEANMI en 2006

10 janvier 2007 : Jusqu’au 13 janvier, le duo PERRINE & JEANMI se produit tous les soirs sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. Lauréats de la Biennale de la chanson française, à Bruxelles en 2004, Perrine et Jeanmi livrent un concert très inspiré dans une configuration acoustique minimale: « Délicate Attention ».
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Livret de l’album live posthume sorti en 2011

10 janvier 2010 : Décès, à Paris, du chanteur et musicien français Mano SOLO. Né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Manu Cabut, il est fils du dessinateur Cabu (Jean Cabut) assassiné lors de l’attentat du magazine français Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. C’est en 1980 que Mano Solo effectue ses premiers pas de musicien comme guitariste au sein d’un groupe punk appelé les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y a « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 1997, « Internationale Shalala » en 1999 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Mais les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo décède le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note-Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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10 janvier 2011 : Patrick FIORI entame une grande tournée des petites salles en Belgique francophone. Le plus récent album de Patrick Fiori est sorti en septembre 2010. Emmené par un titre composé par Jean-Jacques Goldman, « Peut-être que peut-être », l’opus a été aussi bien accueilli par les médias que par le public. C’est la crise et le début d’une année est toujours une période financièrement difficile. Fiori a donc décidé de se produire de manière intimiste dans des salles plus petites et rarement fréquentées par des artistes de sa carrure. En pleine maturité, le chanteur offre un moment unique de partage et d’intimité à ses fans et aux autres. Jusqu’au 21 janvier, sa tournée l’emmène à Louvain-la-Neuve, Colfontaine, Verviers, Namur, Seraing, Bruxelles, Braine-le-Comte, Ath et Braine l’Alleud.
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29 OCTOBRE

Frida Boccara en 1984

29 octobre 1940 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de la chanteuse française Frida BOCCARA. Originaires de Livourne en Italie, ses parents se trouvent au Maroc lorsque Frida pousse son premier cri dans une famille où l’on adore la musique. Du coup, on comprend aisément que l’enfance de la petite fille va être très occupée par le chant et la musique en général. Elle rencontre un jour, par hasard, le manager des Platters, Buck Ram, qui lui demande d’envoyer à Paris une bande magnétique avec des enregistrements de sa voix sur ses chansons préférées. Elle décide alors de partir dans la capitale française pour le rencontrer mais elle arrive alors qu’il vient de repartir en tournée avec les Platters. Profitant de sa présence dans la capitale française, elle s’inscrit au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille. Elle y fait plein de rencontres qui lui permettent finalement d’enregistrer, en 1961, un premier disque sur lequel figure la chanson « Cherbourg avait raison » qui obtient un très grand succès populaire et radiophonique.

S’ensuit toute une série de participations à des concours où elle se distingue un peu partout: Sopot, Barcelone, San-Remo, Rio de Janeiro, Mexico, Sofia, Tokyo, Split, Antibes-Juan les Pins, Utrecht et Palma de Majorque notamment. Elle enregsitre alors 45 tours sur 45 tours avec, souvent, des reprises comme « On n’a pas tous les jours vingt ans » (de Berthe Sylva) ou encore « Un premier amour », « Souviens-toi des Noëls de là-bas » et « Johnny Guitar ». Au fil du temps, elle se dirige de plus en plus vers un répertoire d’inspiration « classique ». En 1968, avec le titre « Cent mille chansons », elle accède au rang de vedette internationale. Et, pour garder cette popularité, il lui est proposé de représenter la France au concours Eurovision de la chanson en 1969. Elle accepte et choisit d’interpréter, sobrement dans une version « piano-voix », le titre « Un jour un enfant » d’Eddy Marnay et Emil Stern. Frida Boccara se classe première ex-eaquo avec trois autres chanteuses. Après cette victoire, elle poursuit une carrière internationale en interprétant des chansons basées sur des thèmes classiques composés par Vivaldi, Telemann, Rossini, Grieg, Smetana, Mozart, Bach, Beethoven, Brahms, Elgar et Haëndel entre autres. Mais elle diversifie aussi son répertoire en se tournant vers le jazz et le folk. En 1996, la chanteuse connaît de graves problèmes de santé. Le 1er août de la même année, à la suite d’une infection pulmonaire, elle meurt à Paris où elle est inhumée au cimetière de Bagneux.
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Georges Brassens – Photo (c) Ledru Sygma

29 octobre 1981 : Décès, à Saint-Gély-du-Fesc (F), de de l’auteur, compositeur et interprète français Georges BRASSENS. Né à Sète le 22 octobre 1921, Georges est élevé dans un quartier populaire de sa ville natale entouré de sa famille dont la mère est originaire du sud de l’Italie. Son père est maçon et aime la chanson comme tout le monde à la maison. On écoute les mélodies de Mireille, Tino Rossi et Ray Ventura. A quatre ans déjà, le petit Brassens est scolarisé, ce qui n’est pas du tout courant à l’époque. Puis il entre à l’école communale deux ans plus tard et poursuit sa scolarité au collège où il n’est pas vraiment un élève modèle. Pour le sanctionner de ses mauvais résultats, sa mère refuse de l’inscrire au cours de solfège. A quinze ans, il est initié à la poésie par son professeur de français et il lui confie les quelques bouts de texte qu’il lui est déjà arrivé d’écrire. L’adolescent découvre de nouveaux horizons musicaux avec le jazz américain et les chansons de Charles Trenet. Mais il n’échappe pas à la crise de son âge et se retrouve vite au poste de police pour avoir commis quelques vols au sein de sa famille. Suite à ces événements, il ne reprend pas ses études et, au moment où la guerre éclate, il quitte ses parents pour tenter sa chance à Paris. Dans la capitale française, il est logé chez sa tante Antoinette où se trouve un piano dont il apprend à jouer grâce à une méthode. Il décroche un boulot de manoeuvre chez Renault mais suite à un bombardement allemand, l’usine est fermée et Brassens retourne à Sète. Mais sa place n’est pas là et il repart, quelques mois plus tard, à Paris où il hante la bibliothèque municipale. Il y récolte des influences qui vont l’aider à écrire ses premiers recueils de poésie qui sont publiés timidement avec l’argent de ses proches. En 1943, Georges Brassens est convoqué à la mairie pour être envoyé au STO, le service du travail obligatoire mis en place par l’occupant allemand pour que les citoyens français travaillent pour eux. Il est donc envoyé à Basdorf en Allemagne dans l’usine des moteurs d’avions BMW. Il y écrit des chansons et lit des bouquins. En mars 1944, bénéficiant d’une permission de quinze jours, il retourne en France et ne revient plus en Allemagne. Il lui faut alors se cacher et c’est Jeanne Planche, une tante, qui va l’héberger avec son mari Marcel chez elle. Cinq mois plus tard, à la libération de Paris, Georges décide de rester chez Jeanne et repart à la conquête de la bibliothèque municipale. Son hôte lui permet d’acheter une première guitare qui va lui être rapidement volée. Puis, en 1946, au décès de sa tante Antoinette, il récupère son piano. Il fréquente alors des anarchistes avec qui il va créer un groupe libertaire. Il publie, à compte d’auteur, un roman: « La lune écoute aux portes ». En 1947, il rencontre une jeune femme d’origine estonienne qu’il baptise « Pupchen ». Elle sera la seule conquête féminine de Brassens avec qui il ne se mariera jamais et qu’il fréquentera, sans habiter avec elle, jusqu’à la fin de sa vie. C’est le chansonnier Jacques Grello qui encourage Brassens à passer des auditions avec la guitare qu’il lui a achetée. Désormais, à partir de 1951, l’artiste compose et s’accompagne de cet instrument. Sur scène, il est timidement fixé à sa guitare et il ne rêve que d’une chose: donner ses chansons à d’autres interprètes. Découragé, il est amené, par deux copains, à se produire chez la chanteuse Patachou qui tient un cabaret à Montmartre. Patachou est rapidement conquise par le talent hors du commun de cet interprète qui chante ses textes et ses musiques. Et elle le presse de présenter ses chansons au public de l’endroit qui les découvre avec étonnement, stupeur et plaisir. La nouvelle de la découverte de ce chanteur fait vite le tour du Paris musical. Le directeur artistique Jacques Canetti en est informé et il fait signer à Brassens un contrat phonographique avec la firme Philips. Le 19 mars 1952, il enregistre sur disque « Le Gorille » et « Le mauvais sujet repenti ». Et les titres suivants sont « Le parapluie » et « La mauvaise réputation » que Georges Brassens interprète à la télévision naissante en avril.

Pendant l’été, il chante en première partie des Frères Jacques et de Patachou au cours d’une grande tournée qui passe en France, en Suisse et en Belgique. En septembre, le directeur du théâtre parisien des Trois Baudets, qui est aussi Jacques Canetti, l’engage pour un nombre de soirées indéterminé. Le succès est tel que d’autres lieux de spectacles, plus grands, le sollicitent. Il en est ainsi de Bobino qui l’accueille en février 1953 puis en octobre de la même année où, cette fois, il est en haut de l’affiche. Auparavant, à la fin de l’année 1952, Patachou a enregistré un nouvel album intitulé « Patachou chante Brassens » pour lequel l’artiste lui confectionne une chanson sur mesure: « Le bricoleur ». Il enregistre aussi avec elle un duo intitulé « Maman papa ». Le public parisien réclame de plus en plus le poète sur scène et ce dernier s’exécute en 1954: il se produit cette fois à l’Olympia à deux reprises avant, une fois encore, Bobino. Quelques mois plus tard, Georges fait la connaissance du poète Paul Fort dont il a mis un texte en musique à ses débuts: « Le petit cheval ». Il va par la suite composer d’autres mélodies sur les paroles du poète: « Comme hier » et « La marine ». Ensuite, toujours en 1955, il se produit à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. En 1956, Brassens est sollicité par le réalisateur René Clair pour tourner dans le film « Porte des Lilas » aux côtés de Pierre Brasseur et Dany Carrel: il accepte. Deux ans plus tard, l’artiste achète le moulin de la Bonde qui se trouve dans les Yvelines pour y accueillir un maximum d’amis: Henri Colpi, Marcel Amont, Jacques Brel, Lino ventura, Raymond Devos, Bourvil, Georges Moustaki, Guy Béart et bien d’autres. En avril 1962, c’est à Bobino que Brassens fête ses dix ans de carrière en pleine période « yé-yé ». Les nouveaux chanteurs de cette génération n’effraient pas l’artiste qui, avec une constance inébranlable, continue à chanter ses poésies accompagné par sa guitare et la contrebasse de Pierre Nicolas. A la fin de l’année, il est à l’affiche de l’Olympia avec Nana Mouskouri en première partie. C’est la dernière fois qu’il se produit dans le temple du music-hall parisien: il ne supporte en effet pas du tout que le directeur Bruno Coquatrix l’oblige à honorer son contrat jusqu’au bout malgré de très douloureuses coliques néphrétiques. Le 31 décembre, il apprend la mort de sa mère. Du 21 octobre 1963 au 10 janvier 1964, après avoir été opéré des reins, Georges Brassens est à nouveau sur la scène de Bobino où viennent le rejoindre, en alternance, Serge Lama, Barbara, Boby Lapointe, Michèle Arnaud et Brigitte Fontaine. En 1965 sort un film d’Yves Robert qui a pour titre « Les Copains ». Le générique est une chanson spécialement composée par Brassens: « Les copains d’abord ». Le 28 mars de cette année-là, Louis Brassens, le papa de Georges, décède. En octobre, sur la scène de l’ABC à Paris où est enregistrée l’émission de radio Musicorama sur Europe 1, Georges réalise un de ces rêves: chanter avec Charles Trenet. En mai 1967, il doit subir une deuxième opération aux reins. Un an plus tard, il reste en retrait des événements de mai 1968 qu’il suit de manière lointaine. Le 6 janvier 1969, Brassens est invité à prendre part à une interview qui reste célèbre de par ses intervenants puisqu’il y a aussi, autour de la table dressée par le journaliste français François-René Cristiani, Jacques Brel et Léo Ferré. Après un nouveau passage à Bobino en octobre, il répond favorablement à la demande de son ami le réalisateur Henri Colpi pour qui il compose, écrit et interprète la chanson du film « Heureux qui comme Ulysse » dans lequel joue Fernandel. Au début des années 1970, le moulin de Crespières est vendu et Brassens s’installe en Bretagne à Lézardrieux. D’octobre 1972 à janvier 1973, il accueille à nouveau des amis sur la scène de Bobino. Il y a parmi eux des jeunes talents prometteurs comme Maxime Le Forestier et Philippe Chatel ou d’autres artistes plus aguerris comme le Belge Paul Louka. A l’invitation d’un professeur de français de Cardiff, aux Pays de Galles, Georges Brassens donne ses deux premiers concerts en Grande-Bretagne en octobre 1973. Le 20 mars 1977, sans le savoir, Brassens chante pour la dernière fois sur la scène de Bobino à Paris. L’homme est en effet de plus en plus affaibli par des douleurs abdominales. Des analyses plus poussées lui révèlent un cancer de l’intestin qui se généralise bientôt. En novembre 1980, il subit une intervention chirurgicale à Montpellier. Et une autre opération doit être pratiquée quelques mois plus tard à Paris cette fois. Ses problèmes de santé ne l’empêchent pas de continuer à écrire et composer des chansons. Les enregistrements se font toutefois plus rares: il y a une participation au conte musical de Philippe Chatel « Emilie Jolie » en 1979 et un album où il enregistre les chansons de son enfance en 1980. Quelques jours après son soixantième anniversaire, son état général se dégrade et il décède le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc. Il est enterré « au pied de son arbre » dans le cimetière « des pauvres » à Sète. A sa mort, quinze nouvelles chansons sont prêtes à être enregistrées. C’est son ami Jean Bertola qui les fait connaître, à titre posthume, au grand public pour perpétuer le souvenir de Georges Brassens. L’album qui contient notamment les chansons « Pour me rendre à mon bureau » et « La maîtresse d’école » est un grand succès de ventes en 1982. Entre 1952 et 1976, Georges Brassens a enregistré quatorze albums avec des chansons populaires françaises dont les plus connues ont pour titres « Le Gorille », « Les Copains d’abord », « Chanson pour l’Auvergnat », « Les Amoureux des bancs publics », « La Mauvaise Réputation », « Je me suis fait tout petit », « Les Trompettes de la renommée », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète », « La Non-Demande en mariage », « Le Parapluie », « La Chasse aux papillons », « J’ai rendez-vous avec vous », « Brave Margot », « Il n’y a pas d’amour heureux », « Fernande », « Mourir pour des idées » ou « Le roi des cons ».
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Robert Lamoureux dans les années 1960

Robert Lamoureux dans les années 1960

29 octobre 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, du comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français Robert LAMOUREUX. Né le 4 janvier 1920 à Saint-Mandé. La fonction de chanteur est peut-être celle qui caractérisait le moins l’artiste. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, étaient plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés.

On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il a exigé de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui était le titre de l’un de ses écrits. C’est depuis que la chanson de Claude François s’intitule désormais « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
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1er AOUT

 

Frida Boccara en 1984

1er août 1996 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Frida BOCCARA à la suite d’une infection pulmonaire. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Le 45 tours de 1990

1er août 2003 : Décès de la comédienne française Marie TRINTIGNANT des suites de coups portés par le chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, au cours d’une dispute survenue à Vilnius en Lituanie. Fille de Nadine et Jean-Louis, Marie était née à Neuilly-sur-Seine le 21 janvier 1962. Marie Trintignant a toujours été intéressée par la musique et la chanson. Au point d’enregistrer, quelques mois avant sa tragique disparition, un duo avec Thomas Fersen: « Pièce montée des grands jours ». Une façon de revenir à la musique puisque, en 1990 déjà, elle avait enregistré un 45 tours avec une chanson intitulée « L’amour partira demain » signée par Jean-François Fréret, Serge Perathoner et Jannick Top.

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1er août 2015 : Le site du Plan Incliné de Ronquières (B) se prépare à accueillir plus de 30.000 personnes ces 1er et 2 août à l’occasion de la quatrième édition du Ronquières Festival. Depuis sa création en 2012, le Ronquières Festival n’a cessé de grandir. Des 12.000 festivaliers présents lors de la première édition, l’événement a atteint le cap des 30.000 spectateurs et affiché complet en 2014. Vingt-deux groupes ou artistes solistes se produiront durant les deux journées sur les scènes situées de part et d’autre du Plan Incliné. Parmi les artistes francophones programmés, il y a SAULE, ALICE ON THE ROOF, LA SMALA, KYO, Christophe WILLEM, FRERO DELAVEGA, Antoine CHANCE, etc.

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27 MAI

Alain Souchon en 1977

27 mai 1944 : Naissance, à Casablanca au Maroc, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Alain SOUCHON. Sous le nom d’Alain Kienastn, il vit son enfance pendant six mois au Maroc puis en France, à Paris, et en Suisse d’où son père est originaire. S’il choisit, un jour, de changer son patronyme et de prendre celui de Souchon, c’est parce que ce nom est celui de son père biologique, amant puis second mari de sa mère. En 1959, de retour de vacances de neige avec ses parents, Alain est victime d’un accident de voiture au cours duquel son père perd la vie. Sa mère l’envoie alors étudier en Angleterre mais il reste sur place plus longtemps en pratiquant des petits boulots. De retour en France, il continue à multiplier les petits jobs et, finalement, il tente la chanson en se produisant dans de petites salles parisiennes. C’est ainsi qu’il se fait remarquer par un directeur artistique, Bob Socquet, qui lui conseille de se présenter au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973. Ce dernier a vu juste puisque sa chanson « L’amour 1830 » remporte le prix spécial de la critique et le prix de la presse.

En 1974, Alain rencontre un musicien qui exerce depuis quelque temps dans la variété au service, notamment, de Pascal Danel: Lucien Voulzy. Ce dernier n’a pas encore changé de prénom et apporte l’univers musical qui manque aux textes de Souchon. Cette collaboration va tout de suite donner de bons résultats: en 1975, la chanson « J’ai dix ans » fait véritablement connaître Alain Souchon. Et ce succès sera rapidement confirmé par des titres comme  » S’asseoir par terre » et, surtout, « Bidon » en 1976. L’artiste est alors considéré par la presse comme le chef de file de la nouvelle chanson française. Il se produit sur scène notamment à la Kermesse de la Bière de Maubeuge (Nord de la France) en juillet. En 1977, il signe le texte d’une chanson nostalgique destinée à son ami Voulzy qui l’enregistre sous le prénom de Laurent: le « Rockollection » est le méga-tube de l’été. A l’automne de cette année-là, Souchon sort son troisième album qui a pour titre « Jamais content » et qui renferme des succès comme « Poulailler song » et « Y’a d’la rumba dans l’air ». En 1978, le chanteur bouclé enregistre l’album mythique « Toto 30 ans rien que du malheur ». Le 33 tours contient des chansons fortes comme « Papa Mambo » (« On est foutu on mange trop »), « Le bagad de Lann Bihoué » (dans une superbe version longue), « L’amour en fuite », « Le dégoût », « J’étais pas là » ou « Frenchy bébé blues ». Un an plus tard, les lettres rouges de son nom s’accrochent à la façade du music-hall parisien de l’Olympia. Alors que l’album « Rame » est commercialisé en 1980, Alain Souchon fait ses premiers pas, prometteurs, au cinéma sous la houlette de Claude Berri dans « Je vous aime » avec Catherine Deneuve et Serge Gainsbourg. Trois ans plus tard, son sixième album, « On avance » est dans les bacs et il constitue un virage musical car l’empreinte de Voulzy est moins présente avec un seul titre composé. Les autres compositions sont signées par Yves Martin, Michel Jonasz, Louis Chédid ou Souchon lui-même. Le changement de style s’accentue en 1985 avec l’album « C’est comme vous voulez » pour lequel l’artiste change également de maison de disques. Les arrangements plus électroniques correspondent à l’époque des années 1980 et le grand succès a pour nom « Ballade de Jim ». C’est en Angleterre que l’opus suivant (« Ultra moderne solitude ») est enregistré et la chanson « Quand je serai KO » reçoit la Victoire de la meilleure chanson originale en 1990. Trois ans plus tard sort le premier disque compact d’Alain Souchon: « C’est déjà ça ». D’emblée, la chanson « Foule sentimentale » s’impose comme un tube sur toutes les radios francophones. Après une tournée triomphale malicieusement appelée « Défoule sentimentale », le chanteur prend du recul. Il faut ainsi attendre 1999 pour le voir revenir à la production discographique avec l’album « Au ras des pâquerettes » qui livre de bonnes mélodies comme « Le baiser » ou « Rive gauche » par exemple. Les albums suivants se font plus discrets au point de vue des ventes. Il y a, en 2005 « La vie Théodore » et, en 2008, « Écoutez d’où ma peine vient ». Dans ce dernier opus, le titre « Parachute doré » est le reflet d’une époque de crise financière mondiale. Souchon y dénonce avec humour les excès des grands patrons virés avec des indemnités faramineuses. En novembre 2011, il surprend encore en sortant un album intitulé « A cause d’elles ». Pour une association caritative qui lutte contre le cancer chez les enfants, Alain Souchon y interprète des mélodies que sa mère lui chantait dans son enfance. Dans la foulée de cet album, l’artiste a réalisé une très longue tournée en se produisant de manière acoustique dans de petites salles de province en 2012 et 2013. En 2014, après des années de collaboration et de travail, Alain Souchon et Laurent Voulzy décident d’enregistrer ensemble un album qui, dès sa sortie, atteint des sommets de vente. Dès le mois d’avril 2015, les deux compères entament une grande tournée sur les routes de la francophonie. Alain Souchon reprend le chemin des studios d’enregistrement en 2019 pour livrer l’opus « Ame fifties » avant d’annoncer une grande tournée de concerts pour l’année suivante. Tournée suspendue en mars 2020 en raison de la crise sanitaire due à la pandémie du coronavirus covid-19.

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MARKA en 2010

27 mai 1961 : Naissance, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète  belge Serge Van Laeken mieux connu sous le nom de MARKA. Il entame sa carrière musicale au sein de groupes punk bruxellois avant de rejoindre la formation « Allez Allez » en 1981. En 1983, il fonde le groupe « Les Cactus ». A cette époque, il porte souvent un polo avec une pub pour un saucisson d’Ardenne belge (Marcassou) et ses copains l’appellent Marka. En 1992, il enregistre donc son premier album solo sous le pseudonyme de Marka: « Je vous dis tout ». Avec la chanson « Je tu il », le CD est édité chez Play It Again Sam (PIAS).

EEn 1995, il signe un contrat pour trois albums avec Columbia France. Le premier sort en 1996 sous le titre générique « Merci d’avance » et est connu grâce à « Accouplés », « La poupée barbu », « Les mondains », « Nos amis les riches » ou « Je prête à confusion » sans oublier « La berceuse de Kiki ». Le second album Columbia est enregistré en 1997 et s’intitule comme sa chanson phare: « L’Idiomatic ». Et la trilogie Columbia se termine avec l’opus « L’homme qui aimait la scène », un « live » enregistré à l’AB Club de Bruxelles en juin 1998: il y interprète « Caroline » qu’il emprunte de manière très personnelle à son ami MC Solaar. Dès le début du 21e siècle, Marka change de firme de disques et sort chez Viva Disc un album (« A nous deux ») enregistré en public au Botanique avec la participation de son épouse la comédienne et chanteuse Laurence Bibot. La même année, il compose l’hymne officiel des Francofolies de Spa (B) qui est programmé sur le site du festival pour introduire chaque concert. Ce morceau musical sera régulièrement remis à jour par Marka au fil des éditions suivantes. En 2001 sort l’album « Avant-Après » avec, entre autres, « Comment te le dire » et « Je parle ». En 2003, on trouve dans les bacs une compilation qui sort sous le nom de « C’est tout moi » avec quatre titres inédits dont « Reine et roi ». L’album « Aktion Man » qu’il sort en 2006 lui permet d’effectuer une tournée dans les pays asiatiques et il chante à Tokyo, Pékin et Hanoï notamment. Toujours avide d’horizons musicaux nouveaux, c’est vers Cuba que Marka s’oriente ensuite et, en 2008, avec le groupe La Sonora Cubana, il enregistre un album de sonorité salsa. Il se rend à Cuba pour des concerts et le voyage fait l’objet d’un documentaire télévisé, « Senor Marka » diffusé sur la chaîne publique belge RTBF. En 2010, il travaille avec les paroliers Jacques Duvall et Thierry Robberecht sur un nouveau projet de jazz mélodique et de « swing crooner big band » en français pour l’album « Made in Liège » de Marka and his Blue Orchestra. Cinq ans plus tard,le chanteur commercialise un nouvel album en anglais: « Days of wine and roses ». En 2016, Marka se mobilise pour défendre la cause des sans-abris en organisant, en Belgique francophone, des concerts dont les recettes sont versées à des associations de terrain. En 2017, le groupe Allez Allez se reforme autour de Marka pour se produire dans quelques festivals estivaux belges. Le talent se perpétue puisque les deux enfants de Marka et Laurence Bibot se sont lancés avec succès dans la musique et la chanson: la fille s’appelle Angèle et le fils Roméo Elvis.
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CABREL Aurélie - Pochette album 201427 mai 2014 : Aurélie CABREL sort son deuxième album, « A la même chaîne », pour lequel son papa lui offre trois chansons dont le premier single « Bref, s’aimer ». Les douze morceaux sont réalisés par le Belge Esthen (sauf « Tout l’indiffère ») avec qui l’interprète affiche une belle complicité artistique. Selon Aurélie: « Nous n’avons pas les mêmes références et nous nous complétons parfaitement« . Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et Francis Cabrel qui a signé « Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».

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1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Comme actrice, elle est l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de longs métrages. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs films pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, suite à une légère chute qui l’a affaiblie, Danielle Darrieux s’endort définitivement, à l’âge de 100 ans, à son domicile de Bois Le Roy, dans l’Eure (F).
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Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

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Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès.

Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
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L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
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