Souffrant d’un cancer du pancréas, ARNO se retire pendant quelques mois

Depuis novembre 2019, le chanteur belge Arno sait qu’il est atteint d’un cancer du pancréas pour lequel il va devoir être opéré. Du coup, l’artiste a dû annuler treize concerts de la tournée « Santéboutique », du nom de son dernier album, qu’il vient d’interrompre après un passage au Trianon de Paris. Son retour à Bruxelles pour son opération et la chimiothérapie qui va lui succéder va éloigner Arno de la scène pour un minimum de six semaines à partir de ce 12 février 2020.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , ,

Le chanteur belge Franck Olivier est hospitalisé et a été opéré du foie

Franck Olivier en 1983

Le chanteur de variétés belge, vedette des années 1970 et 1980, Franck Olivier a été hospitalisé et opéré ce lundi 20 janvier pour une tumeur du foie. Selon sa compagne, la chanteuse de country canadienne Marcelle Alexis, l’opération a été longue et l’artiste a été plongé dans un coma artificiel à la sortie de celle-ci. Franck Olivier avait révélé sa maladie dans les colonnes des journaux du groupe Sud Presse en novembre dernier. Il se disait confiant et vouloir se battre sans relâche contre la maladie.
.
Né le 26 août 1948 à Gozée près de Charleroi sous le nom de Claude Vangansbeck, c’est avec un diplôme de kinésithérapeute en poche, et doté d’une belle voix puissante, qu’il devient chanteur. Il se fait connaître au début des années 1970 avec des chansons comme « Bella romantica » (1973), « Tu m’oublieras » (1974) et « Schoubidou be baby » (1974). Il travaille ensuite avec Claude François de 1975 à 1977: engagé dans son écurie (« Flèche »), il assume quelques premières parties de l’artiste et sort, notamment, le disque « Si tu m’avais laissé le temps » (1975). En 1980, il a l’idée de reprendre les grandes chansons des Platters qu’il adapte en français et il connaît ainsi le succès avec « Après » (« My prayer »). La même année, il enregistre une chanson fortement inspirée de l’univers musical des Platters et il obtient un disque d’or avec « Souviens toi d’Only You ». Deux ans plus tard, il réédite l’exploit avec l’adaptation française d’un autre titre américain: « Tic tac ». Franck devient alors l’interprète de génériques de séries animées pour la télé: « Le Retour d’Albator » (générique français d’Albator 84) ainsi que « Astro, le petit robot » en 1984. Il anime aussi une émission pour enfants, « La Bande à Grobo », sur Radio Télévision Luxembourg. En 1985, il représente le grand duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la Chanson aux côtés de Ireen Sheer et de Margo, avec le titre « Children, kinder, enfants ». Cette chanson se classe 13e. A la suite d’un grave accident de la route survenu à Brugelette en Belgique, où une victime est à déplorer, il fait le point sur sa carrière et part pour le Québec où il devient un artiste majeur pendant quelques années. Il y fonde, en 1986, le label Trans Euro Music et s’installe à Saint-Sauveur-des Monts dans les Laurentides. Il décroche un disque d’or au Canada avec la chanson « Amoureux de vous Madame ». Puis, il fait découvrir Lara Fabian, une artiste belge émigrée comme lui au Québec. Il compose pour elle quelques-unes des chansons de son premier album paru au Québec. Et il enregistre un duo avec elle: « L’amour voyage ». Dans les années 1990, il connaît encore quelques succès discographiques au Canada. En 1992, il s’installe en Floride pendant trois mois et est à l’affiche du cabaret « La vie en Rose ». En 1994, il se produit au fameux « Caesar’s Palace » de Las Vegas » à l’occasion d’un grand rassemblement de Vietnamiens des Etats-Unis car Franck s’est fait connaître dans ce pays par des succès en duo avec de très grandes stars vietnamiennes. Durant la décennie suivante, il chante beaucoup au cours de croisières organisées sur le fleuve Saint-Laurent au Québec. Il suit des cours de chant lyrique. Au Québec, Franck Olivier s’occupe aussi de la carrière de sa compagne, la chanteuse de country Marcelle Alexis. Une compilation en triple CD de 64 de ses meilleures chansons sort au Québec sous le titre « 25 ans de chansons et d’amour » en 2001. Il revient alors épisodiquement en Europe pour participer à quelques galas nostalgiques comme la « tournée des romantiques » qui, en Belgique, réunit autour de lui des artistes comme Christian Vidal, Alain Delorme et Baldo. En 2010, il décide de retourner vivre dans son pays natal, la Belgique, où il s’installe près de Binche. Il s’y produit encore régulièrement lors de diverses manifestations et fêtes locales ou régionales. Il y chante notamment ses grands succès mais aussi les chansons de l’album « Je ne pense qu’à elles » sorti en 2013. En 2016, il rend hommage à Michel Delpech en commercialisant un album de reprises des grands succès du chanteur disparu. Franck Olivier s’installe alors à Silenrieux, à quelques kilomètres de Charleroi, où il enregistre ses chansons dans le studio qu’il a équipé des dernières technologies numériques.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , ,

La petite fille a les yeux bleus qui pleurent : Art SULLIVAN est décédé

Photo (c) Roland Liénart

Le chanteur belge, célèbre dans les années 1970 dans les pays francophones et au Portugal, Art SULLIVAN est décédé d’un cancer du pancréas dans la nuit de ce vendredi 27 décembre 2019.
.
Né le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude, il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ».

La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années.

Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976).

Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ».

Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Il est alors prévu une série de concerts au Portugal en 2020 pour fêter ses 45 ans de succès dans ce pays. Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , ,

Véronique SANSON ne reprendra pas ses concerts avant février 2019

Véronique Sanson en 2013

Déjà obligée d’annuler toute une série de concerts depuis la rentrée 2018, la chanteuse Véronique Sanson s’est vue contrainte d’annuler onze nouveaux spectacles prévus à partir de fin novembre. C’est le traitement de sa tumeur qui l’oblige ainsi à un repos supplémentaire d’au minimum trois mois selon son producteur Gilbert Coullier. Et ce sont, plus particulièrement, les effets secondaires dus à la radiothérapie qui la forcent à cette période de  repos supplémentaire.
.

De ce fait, bien entendu, la chanteuse de 69 ans ne pourra pas assurer la seconde partie de sa tournée. Sont ainsi annulés les onze concerts prévus à partir du 30 novembre dont les quatre spectacles parisiens à la Salle Pleyel en décembre. Les billets sont remboursables dans les points de vente où ils ont été achetés.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , ,

Décès de Michel DELPECH: la fin d’une lutte acharnée

Michel Delpech en 1988

Michel Delpech en 1988

L’année 2016 commence très mal pour la chanson francophone : Michel Delpech est décédé ce samedi 2 janvier. Cela fait trois ans que l’artiste luttait de toutes ses forces contre un cancer de la langue et de la gorge. Mais, une fois de plus, le combat a été inégal contre la bête chantée avec tant de lucidité et de véracité par Stromae.
.
Michel Delpech laisse des dizaines de chansons qui resteront, pour beaucoup d’entre nous, comme des balises dans une vie souvent rythmées par ses mélodies. Pour la génération du « baby boom », celle de la fin des années 1950, il sera toujours celui qui a dépeint avec sensibilité l’adolescence des petits bistrots estudiantins avec « Chez Laurette ». Ensuite, il fait découvrir les hippies en 1969 avec « Wight is wight ». Puis, en 1971, à l’heure des premiers émois amoureux, il chante « Pour un flirt ». Deux ans plus tard, il traduit en chanson la situation de bon nombre de couples avec « Les divorcés ». Enfin, personne n’a oublié son fameux « Que Marianne était jolie » que François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage de ce début janvier.
.
Michel Delpech était né le 26 janvier 1946 à Courbevoie. A presque 20 ans, il est propulsé chanteur à succès avec « Chez Laurette » mais il lui faut attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après l’immense « tube » « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler en ayant pour titres : « Que Marianne était jolie », « Les divorcés », « Le chasseur », « Tu me fais planer », « Le Loir et Cher ». Puis, après une période personnelle et professionnelle difficile passant notamment par la dépression, Michel Delpech revient au premier plan en évoluant artistiquement selon ses désirs. Ce retour est couronné de succès avec la sortie, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétés en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Cet opus donne même lieu à un spectacle enregistré au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène. En 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer et ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que Delpech n’en a plus que pour quelques mois.
Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini…
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , ,

Selon ses propres paroles, Françoise HARDY est « revenue à la vie »

 

Françoise Hardy en 2010 – Photo (c) Benoît Peverelli

Depuis dix ans, Françoise Hardy se bat avec courage contre un lymphome. Depuis des années, elle ne cache d’ailleurs plus qu’elle souffre de ce cancer du système lymphatique qui pompe beaucoup d’énergie à ceux qui en souffrent.
En mars dernier, elle a été victime d’une chute et son état de santé s’est ensuite détérioré rapidement avec de multiples fractures et un placement préventif dans un coma artificiel pendant huit jours.
Actuellement, la chanteuse va mieux et se repose dans une clinique parisienne où elle suit sa deuxième chimiothérapie depuis dix ans. Etonnée mais heureuse, l’artiste a affirmé, sur les ondes de la radio périphérique française RTL, être littéralement « revenue à la vie ».
.
.
.

Tags: , , , , , , , ,

Michel Drucker annonce le décès proche de Michel Delpech

Michel Delpech à Charleroi (B) le 13 janvier 2012 pour Age Tendre et Tête de Bois

Michel Delpech à Charleroi (B) le 13 janvier 2012 pour Age Tendre et Tête de Bois (c) Passion Chanson

Depuis le début de l’année 2013, Michel Delpech se bat contre un cancer de la langue et de la gorge. Soigné rapidement et efficacement, son état s’était amélioré à la fin 2014 et le chanteur se croyait plutôt guéri. C’était sans compter sur la rechute survenue en avril 2015. Son ami Michel Drucker qui prend de ses nouvelles très régulièrement a, ce samedi 13 juin, délivré un message très pessimiste de la part de l’artiste. Ce dernier aurait en effet appris de ses médecins que son état s’était aggravé et que la maladie aurait probablement raison de Michel Delpech avant le mois de septembre.

Le chanteur, qui s’était juré de refaire un disque et de remonter sur scène dès qu’il irait mieux, aurait demandé à son ami présentateur de faire en sorte que, quoi qu’il arrive, le public ne l’oublie pas et pense à lui dans les moments très éprouvants qu’il est en train de vivre.

.

.

.

Tags: , , , , , ,

15 FEVRIER

 

Georgette Lemaire en 1966 – Photo (c) Patrick Bertrand

15 février 1943 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Georgette LEMAIRE. Elle vit une enfance modeste et des études plutôt bonnes et se passionne très vite pour la chanson. Tous les dimanches, elle chante à Saint-Ouen, dans la banlieue de Paris, des « monuments » réalistes comme « Le Dénicheur » par exemple. Sur le conseil de sa maman, Georgette s’inscrit, en 1965, au célèbre « Jeu de la chance ». Pendant cinq semaines et à la demande du public, elle revient de dimanche en dimanche dans cette émission télévisée française de Raymond Marcillac. Elle décroche un contrat avec la maison de disques Philips. Un an plus tard, Barclay engage une autre lauréate du même concours: Mireille Mathieu. Les deux chanteuses à l’organe puissant seront souvent mises en opposition. Mireille privilégie sa carrière avant tout. Georgette épouse un certain Daniel dont elle aura deux fils. Les premiers succès de Georgette Lemaire sont signés par Charles Dumont: « A faire l’amour sans amour » et « Et si c’était vrai ». Sa première tournée d’été est un beau succès. En 1967, elle est à l’affiche de Bobino en vedette américaine de Georges Brassens. Un an plus tard, elle passe à l’Olympia de Paris en première partie d’Enrico Macias. C’est à ce moment qu’elle enregistre une chanson signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran: « Vous étiez belle, madame », un carton.

Divorcée de son premier mari, elle épouse alors son pianiste Bob Sellers qui sera le père de son troisième enfant en 1969, année où elle passe en vedette lors d’un Musicorama à l’Olympia de Paris. C’est en 1969 aussi qu’elle enregistre un de ses plus grands succès sur le mode valse: « Des millions d’amoureux ». Les décennies suivantes sont moins exaltantes pour Georgette. Elle est, en 1976, invitée d’honneur dans un spectacle de Julio Iglesias à l’Olympia. En 1980, elle sort un album avec dix chansons composées par Charles Aznavour. En 1986, elle est faite chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture français Jack Lang. En 1989, son amitié avec le Président de la république française François Mitterrand lui permet d’obtenir un poste de chargée de mission. Les années passent et, en 2009, un nouvel album intitulé « Inoubliable » sort avec dix titres inédits. Dans la foulée, en 2010, Georgette Lemaire rejoint la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois » où elle rejoint Charles Dumont mais aussi Michelle Torr, Sheila et Hervé Vilard. En 2014, la chanteuse retrouve le chemin des studios pour enregistrer l’album « Paris Jazz » qui, comme son nom l’indique, lui permet d’interpréter des reprises en jazz de chansons évoquant Paris: « Mademoiselle de Paris », « Les grands boulevards », « Pigalle », « Sous le ciel de Paris », « Un gamin de Paris », « La complainte de la butte », etc.
.
**********
.

Emile Wandelmer en 1990

15 février 1949 : Naissance, à Rabastens, du chanteur et musicien français Emile WANDELMER. C’est d’abord dans un groupe de bal que le jeune Emile se fait engager en 1966: les Goldfingers. Les soirées se multiplient dans la région de Toulouse et les musiciens vivent bien de cette aventure. Au début des années 1980 toutefois, la tentation est de plus en plus forte pour eux de présenter leurs compositions propres. En 1984, ils franchissent le pas en enregistrant, sous le nom de Gold, un premier 45 tours: « Plus près des étoiles ».

Ce titre est d’emblée un énorme succès. Les galas, mais aussi la promotion et les passages en radio et en télé, deviennent de plus en plus nombreux. La formation d’Emile n’en reste pas là et enregistre d’autres « tubes » comme « Capitaine abandonné », « Ville de lumière », « Calicoba » ou « Rio de janvier ». En 1990, alors que le succès du groupe périclite, Emile décide de quitter « Gold ». Le groupe poursuit son chemin sans son chanteur mais, sans lui, il ne sera plus jamais ce qu’il fut: une formation populaire. Emile Wandelmer, quant à lui, s’essaie à une carrière solo et se paie le luxe d’un premier album enregistré à Los Angeles avec de grandes pointures de la musique californienne. Le disque ne répond pas à ses attentes et le public n’y retrouve pas le chanteur de « Gold ». Après de nombreuses autres aventures musicales, Emile finit par former avec Mario, un copain musicien du groupe « Images », le concept « Emile & Images ». Nous sommes en 1999 et, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, une compilation est enregistrée avec les « tubes » de chacun des deux groupes puisque « Images » avait connu de grands succès comme, entre autres, « Les démons de minuit » ou « Maîtresse ». Un medley est aussi sur toutes les ondes: « Jusqu’au bout de la nuit ». Les albums plus personnels d’Emile Wandelmer qui suivent n’obtiennent jamais le même succès malgré des chansons signées Goldman ou Le Forestier. Avec « Emile & Images », le chanteur revient sur scène dans le cadre de tournées nostalgiques comme « RFM Party 80 » en 2012.
.
**********
.

Nathalie Lhermitte en 1986 – Photo (c) Claude Caudron

15 février 1966 : Naissance de la chanteuse française Nathalie LHERMITTE ou LERMITTE. Son père est alors pianiste et accordéoniste mais aussi chef d’orchestre d’une formation régionale picarde : « Les Sunshines ». Dès l’âge de six ans, elle rejoint son père sur scène pour chanter avec son groupe de variétés rock. Tous les samedis soir, elle chante ainsi sur scène jusqu’à l’age de seize ans. A 12 ans, elle enregistre un tout premier disque où figure une chanson écrite par son père : « Magic plane ». Elle interprète d’ailleurs ce titre dans l’émission télévisée de FR3 « Les jeux de 20 heures » sous le simple nom de Nathalie. A seize ans, elle part à Paris pour terminer ses études dans un lycée où elle apprend des rudiments de comédie qui vont lui permettre de décrocher un petit rôle dans un téléfilm. Mais c’est aussi à ce moment qu’elle rencontre l’auteure Vlyne Buggy et l’animateur-compositeur Julien Lepers qui viennent tout juste tous les deux de signer le tube « Pour le plaisir » d’Herbert Léonard. Ensemble, ils lui proposent d’enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Nathalie Lhermitte en 1982 avec la chanson intitulée « Il y a des jours comme ça ».

Nathalie sort ensuite un disque en duo avec Herbert en 1983 avec le titre « Tendrement ». Fin 1984, elle assure, avec Herbert Léonard, la première partie des spectacles de Michel Leeb à l’Olympia de Paris. D’autres vinyles sont ensuite commercialisés jusqu’en 1987 avec un succès très limité. 1989 va marquer pour Nathalie ses premiers pas dans la comédie musicale: elle joue le rôle de Cristal dans « Starmania » pendant trois ans au théâtre Marigny à Paris mais aussi à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Quelques mois après, elle tient le rôle de Wendy dans « Peter Pan » au Casino de Paris. Au milieu des années 1990, elle séjourne près de deux ans en Angleterre où elle peaufine son expérience artistique et musicale. En 1997, on la retrouve dans le spectacle « Piaf je t’aime » au théâtre Comédia. Elle y incarne la chanteuse. Son nom a perdu son « H » et Lhermitte est devenu Lermitte. En 2002, elle est Oliver Twist dans la comédie musicale tirée du roman de Charles Dickens. En 2003, elle participe aux « lumières du Music Hall » où elle évoque sur scène Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Trenet et Georges Brassens. Piaf lui colle d’ailleurs à la peau puisque, à la fin des années 2000, elle monte seule le spectacle « Piaf en rose et noir ». Entre 2010 et 2013, elle participe régulièrement à l’émission télé « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Elle y évoque notamment Edith Piaf chaque semaine à l’approche du 50e anniversaire de sa disparition. Entre 2015 et 2018, elle fait partie de la troupe de « La Petite Fille Aux Allumettes » au Théâtre du Palais-Royal à Paris. En 2015, elle interprète une chanson d’hommage à Piaf qui lui est tout spécialement écrite et composée par Frédéric Zeitoun et Francis Lai. C’est le point de départ de l’écriture d’un nouveau spectacle intitulé « Piaf, ombres et lumière » qu’elle présente jusqu’en 2017. Cette année-là, elle monte et propose une nouvelle aventure musicale autour des grandes chansons célèbres : « Tubes forever ». Mais c’est encore avec le personnage d’Edith Piaf que Nathalie Lermitte s’envole vers le Brésil (en 2018) ou Dubaï et la Chine (en 2019) en participant à « Piaf, the show ».
.
**********
.

Axelle RED en 2010

15 février 1968 : Naissance, à Hasselt, de la chanteuse belge Axelle RED, de son vrai nom Fabienne Demal. Son père est avocat de profession et homme politique communal (échevin du parti de centre droit Open-VLD) à Hasselt. Elle débute dans la chanson à l’âge de quinze ans sous le pseudonyme de Fabby et enregistre, en anglais, les 45-tours « Little girls » en 1983 puis « Back to Tokyo » en 1985. Elle change ensuite de pseudo et devient Axelle pour connaître un gros succès en Belgique en 1989: « Kennedy Boulevard » qu’elle ne remonte pas autant que les bretelles de son top dans le clip ci-dessous…

Cette chanson est suivie d’un autre hit, toujours en Belgique: « Aretha et moi » qui, déjà, marque la passion de la jeune artiste pour la soul music. Son premier succès au delà des frontières belges date de 1993: c’est « Sensualité ». Devenue Axelle Red, avec une chevelure rousse et un diplôme en droit, elle entame alors véritablement une carrière jallonée de « tubes »: « Elle danse seule », « Je t’attends », « Le monde tourne mal », « Ma prière », « Rester femme », « Ce matin », « Parce que c’est toi », « Temps pour nous », « Naïve », etc. En 2002, à la suite des attentats du World Trade Center à New York, elle enregistre un duo avec Renaud : « Manhattan Kaboul ». Sa passion pour la soul music et le rhythm and blues l’amènent à commercialiser un double album en anglais en 2009. Cet album, encensé par les spécialistes du genre, l’éloigne cependant un peu de son public de base qui continue toutefois à la suivre lors des concerts où Axelle Red s’affirme de jour en jour. Parallèlement à ses activités artistiques, Axelle est ambassadrice auprès de l’Unicef et s’intéresse surtout aux problèmes des femmes dans le monde. Son engagement lui permet de recevoir le titre de « commandeur de l’ordre de la Couronne » de Belgique des mains du roi Albert II en 2007. C’est la deuxième distinction qu’elle reçoit après celle de « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres » en France un an plus tôt. Axelle est récompensée à Paris par les Victoires de la Musique en 1999 et 2003. Elle est la maman de trois filles. En 2013, la chanteuse commercialise un nouvel album en français intitulé « Rouge ardent » qui, en renouant avec la tradition musicale de ses grands succès, ne réussit toutefois pas à retrouver la popularité de ses chansons d’antan. Fin 2015, sort « Acoustic », le premier album sur lequel Axelle Red reprend en toute simplicité ses tubes et d’autres titres qui auraient dû être des singles. La tournée du même nom propose cette formule aux spectateurs belges, français, suisses et québecois en 2016. Un nouvel album est en chantier en 2017 et une chanson en est extraite pour être distribuée aux médias ainsi que pour être téléchargée sur le web: « Who’s gonna help you » qui, malgré son titre en anglais, est rédigée en français sur une mélodie et un rythme électro. Cet opus en français est mise en vente en 2018 et a pour titre « Exil ». En mars 2019, le succès radiophonique est véritablement de retour pour Axelle à l’occasion de la sortie d’un duo avec le chanteur français Ycare : « D’autres que nous ». En 2020, Axelle Red poursuit inlassablement sa tournée de concerts (« Electro acoustic tour ») qui l’amène dans de nombreuses petites salles de Belgique et d’ailleurs.
.
**********
.

15 février 1982 : Naissance, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre, de la chanteuse française Elodie FREGE. Après une enfance marquée par la musique et la danse, et un brevet de guitare classique en 1998, elle fait partie de la promotion 2003 de la Star Academy saison 3. Elle gagne ainsi l’opportunité d’enregistrer un premier album qui se vend à 150.000 exemplaires. Le premier single qui en est extrait est un « tube »: « De l’eau ». L’album suivant, en 2006, est marqué par le succès de « La ceinture » mais ne réitère pas le score de son prédécesseur. Le 4 octobre 2010 sort son troisième album: « La fille de l’après-midi ». Entretemps, Elodie s’est aussi lancée dans le cinéma avec un rôle dans le film « Potiche » de François Ozon en 2010. En juin 2013, Elodie Frégé sort son quatrième album intitulé « Amuse bouches » et elle bénéficie, à partir de la rentrée de la même année, de quelques passages, remarqués par son élégance glamour, à la télévision française. Depuis lors, Elodie Frégé est passée maître(sse) dans l’art d’être présente dans la majorité des albums d’hommage enregistrés par des artistes français (Claude François, Alain Chamfort, Walt Disney, Renaud…) et dans un maximum d’émissions de télévision.
.
**********
.

Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

15 février 2005 : Décès, à Suresnes, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET des suites d’un cancer du poumon. Né à Paris le 25 mai 1944, il se fait d’abord connaître pour la musique des films érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970. Il se tourne ensuite progressivement vers la chanson et connaît un « tube » estival en 1975 avec « L’Atlantique ». Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » (1981) et, surtout, « Les corons » (1982). Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « En l’an 2001 », « Marionnettiste », « Vingt ans », »Pleure pas Boulou », « Flo » (en duo avec Florence Arthaud), etc. Son dernier album est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix. En 2008, son épouse perpétue l’oeuvre de Pierre Bachelet en commercialisant un album ultime de chansons mixées et finalisées de manière posthume: « Essaye ». On y trouve une version très étonnante des « Corons » enregistrée avec le choeur des supporters de foot du RC Lens.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
.
**********
.

Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
.
**********
.

Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
.
**********
.

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière. Une nouvelle aventure à laquelle il ajoute, en 2020, celle d’un spectacle consacré aux années 1980 avec, notamment, la chanteuse Sloane.

.
**********
.

Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976.

Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

7 JANVIER

Photo (c) KoS

7 janvier 1993 : Le music-hall parisien de l’Olympia est classé monument historique culturel par le ministre de la Culture français, Jack Lang. Bâti cent ans plus tôt au 28 du boulevard des Capucines dans le 9e arrondissement de Paris, l’Olympia est le plus ancien music-hall parisien encore en activité. Ayant connu des fortunes diverses, c’est en 1953 qu’il devient une salle de spectacle où Gilbert Bécaud est le premier artiste à se produire. Le chanteur français reste d’ailleurs un fervent adepte de cette scène jusqu’à sa mort en 2001. En 1995, Michel Sardou établit le record de durée d’un artiste sur scène en restant à l’affiche pendant six mois. Au début des années 1990, il est prévu de démolir le bâtiment qui accueille le music-hall dans le cadre de la restructuration du quartier. L’acte posé par Jack Lang en 1993 va obliger les promoteurs immobiliers à préserver l’endroit en le reconstruisant à l’identique quelques mètres plus loin. C’est le 14 avril 1997 qu’a lieu le dernier concert dans l’ancienne salle de l’Olympia avant sa destruction. Quant au nouveau music-hall, il ouvre ses portes en novembre 1997 avec un spectacle très symbolique de Gilbert Bécaud. Si la salle et la scène sont restées quasiment pareilles, les coulisses ont un peu changé et l’Olympia a surtout pu profiter des dernières adaptations techniques nécessaires pour cette infrastructure désormais à la page.

.
**********
.

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

7 janvier 2018 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, où elle était hospitalisée pour une récidive de son cancer, de la chanteuse française France GALL à l’âge de 70 ans. A sa naissance à Paris le 9 octobre 1947, l’artiste se prénomme réellement Isabelle Geneviève Marie Anne. Elle naît dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment écrit « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts de Piaf ou de Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg. Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais. A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ». La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat. Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de mai 1968 qui l’effraient. En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall. La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas. En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde. Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse. Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes. Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978). L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ». Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988). Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle. France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015. A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 JANVIER

 

Michel PAJE en 1965

2 janvier 1945 : Naissance, à Paris,  du chanteur français Michel PAJE, sous son vrai nom de Michel Roy. Il vit à Paris et est scolarisé au pensionnat de St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Puis, il essaie de gagner sa vie en prestant divers petits boulots comme employé d’assurances ou éclairagiste dans un cabaret. Mais son penchant artistique le pousse à apprendre le chant ainsi qu’à suivre des cours d’art dramatique. Ses rencontres le font alors se diriger vers la chanson et, dans le style « yé-yé » de l’époque, il enregistre « Nous on est dans le vent » en 1963 et connaît un grand succès avec cette chanson.

En 1964, il est récompensé lors d’un festival à Rennes et, deux ans plus tard, il est sur la photo mythique de tous les jeunes artistes réalisée pour le magazine « Salut les copains » par Jean-Marie Périer. Entre 1963 et 1966, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours avec moins de succès puis part au Canada où il présente le programme télévisé « A la page ». Il y enregistre aussi quelques disques en duo avec la jeune actrice Danielle Ouimet. Il revient en France au début des années 1970 et sort encore quelques disques sous le nom d’Alain Jory dont une version chantée du tube instrumental des Associés en 1972: « Il était une plage ». Il officie aussi comme animateur et réalisateur pour la radio Europe 1 et il compose aussi des musiques pour des publicités. Dans les années 2000 et 2010, il se consacre beaucoup au doublage de pubs et de films ainsi qu’à la réalisation de bandes annonces. Il est, en outre, la voix off de BFM TV.
.
**********
.

La pochette du 45 tours à succès de Vivien SAVAGE en 1984

2 janvier 1955 : Naissance, à Boulogne-Billancourt du chanteur français Vivien SAVAGE sous le vrai nom de Jérôme Pilet-Desjardins. Sa carrière de musicien commence avec sa participation à des groupes de rock underground. Puis, au fil des rencontres, il écrit des chansons pour l’interprète française Marie Myriam qui a remporté le concours Eurovision de la chanson en 1977. Il se présente, en 1983, au World Song festival de Tokyo où il remporte un prix. En 1984, il enregistre le titre « La p’tite lady » qui est immédiatement un énorme succès.

En 1987, Vivien Savage sort un album, « Benhur, Vénus et les pirates… » qu’il présente sur les scènes du festival de Bourges et celle des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Jean-Louis Aubert et Alain Bashung dont il assure la première partie. Vivien Savage enregistre aussi un duo avec Alain Souchon la même année. En 1992, il connaît à nouveau un pic de popularité avec le titre « C’est qu’le vent ». Et son deuxième album, « Le voyage du North’son » sort en 1993. Il se retire ensuite de la chanson et il faut attendre les années 2000 pour le retrouver sur scène lors de la tournée RFM Party 80. L’artiste vit un moment en Asie puis revient s’installer en France pour se consacrer à la littérature et écrire un premier roman, « L’argent est le roi », qui est publié au printemps 2016. La même année, le chanteur fait un nouveau retour sur scène à l’occasion du spectacle nostalgique « Partez en live avec le Top 50 ».
.
**********
.

Antoine Chance en 2014

2 janvier 1983 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur belge Antoine CHANCE sous le véritable nom de Antoine Geluck. Fils du célèbre dessinateur et créateur du « Chat », Philippe Geluck, Antoine naît dans un milieu d’artistes et, dès l’âge de six ans, suit des cours de piano. Ses choix s’orientent un peu plus encore vers la musique quand, à douze ans, il passe à la guitare électrique et reprend, notamment, les « tubes » de Nirvana. Six ans plus tard, une fois son bac obtenu, il part vivre un an en Angleterre pour y étudier la musique dans une école pop. Il y rencontre des musiciens, joue dans des bars, prend des cours d’harmonie et de solfège. De retour en Belgique, Antoine délaisse un temps la musique et se tourne vers des études plus classiques en s’inscrivant à l’IAD, l’Institut des Arts de Diffusion. Mais la musique lui manque bien vite. Il intègre alors le Jazz Studio d’Anvers, l’école de musique par laquelle sont passés certains membres des groupes dEUS et Puggy. Riche de ces nouvelles expériences, Antoine fonde le groupe Coco Royal et, accompagné d’amis musiciens, il se produit de plus en plus sur les scènes belges et françaises. Il se perfectionne aussi en suivant les « Ateliers des Francos » à Spa en Belgique. Au fil du temps cependant, il lui semble de plus en plus évident qu’une carrière de soliste devient incontournable. Antoine choisit alors le pseudonyme de Chance, traduction française du mot flamand « geluk », sur le conseil du regretté producteur, musicien et homme de radio belge Marc Moulin. Antoine Chance décide de composer les chansons de son premier album en s’entourant d’auteurs connus comme Jacques Duvall ou Marcel Kanche entre autres. Le tout est ensuite contrôlé par le producteur français Renaud Létang et donne naissance à un premier titre plébiscité par les radios et les télés francophones en 2014: « Fou ».

Le résultat est encourageant car les mélodies sont belles et les textes prouvent, s’il en était besoin, que le français est une langue qui « sonne » aussi bien, musicalement, que le sempiternel et omniprésent langage de Shakespeare. Mais si ce premier album solo bénéficie d’une très bonne diffusion radiophonique en Belgique francophone et d’une bonne promotion sur certains plateaux de télévision français, les ventes ne suivent pas et le succès est mitigé. Sans perdre courage, Antoine Chance abandonne ensuite son prénom pour proposer, en 2018, une première chanson de type électro (« Si vivante ») extraite d’un nouvel opus qui devrait être commercialisé bientôt.
.
**********
.

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

2 janvier 2016 : Décès, à Puteaux en région parisienne, du chanteur français Michel DELPECH des suites d’un cancer de la gorge. C’est sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech que le futur artiste naît le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.

La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

27 DECEMBRE

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

27 décembre 1901 : Naissance, à Berlin, de l’actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine Marlène DIETRICH sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célèbrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.

Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Prévert et Kosma. En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
.
**********
.

Michel Piccoli au festival de Cannes en 1993 (c) Georges Biard

27 décembre 1925 : Naissance, à Paris, de l’acteur et comédien français Michel PICCOLI. Fils d’un violoniste, il ne se destine pourtant pas vraiment à la musique mais plutôt au théâtre en s’inscrivant au célèbre cours Simon. Dès la Libération, il entame une carrière cinématographique dans « Sortilèges » de Christian-Jaque. Puis, il fait partie de la compagnie Renaud-Barrault qui lui permet de faire du théâtre. Dans les années 1960 et 1970, il va devenir l’un des acteurs les plus marquants du cinéma français en se retrouvant à l’affiche de films comme « Le mépris », « Max et les Ferrailleurs », « Vincent François Paul et les autres », « Belle de jour », « Le charme discret de la bourgeoisie » ou encore « La grande bouffe ». En 1969, il joue aux côtés de Romy Schneider dans le film de Claude Sautet « Les choses de la vie ». A cette occasion, Michel Piccoli enregistre une intervention parlée dans la chanson du film interprétée par Romy Schneider: « La chanson d’Hélène ». Sept ans plus tard, en 1976, il enregistre sous son nom un 45-tours dont l’idée revient à Pierre Perret qui écrit les textes des deux morceaux parlés: « L’art d’aimer » et « Alors, c’est oui ? ».

La dernière apparition de Michel Piccoli dans le domaine de la chanson francophone a lieu en 2002. C’est cette année-là qu’il enregistre le texte de Boris Vian « Le déserteur » qu’il récite sur le disque hommage à Serge Reggiani: « Autour de Serge Reggiani ».
.
**********
.

Gérard Depardieu en 1980 – Photo (c) Alain Laure

27 décembre 1948 : Naissance, à Chateauroux, de l’acteur français Gérard DEPARDIEU. Gérard passe son enfance dans un milieu peu favorisé et ne fréquente pas l’école de manière assidue. Il cesse toute scolarité à l’âge de treize ans et vit une adolescence difficile où il doit se débrouiller en pratiquant divers larcins et contrebandes. Il participe aussi à des combats de boxe clandestins et il essaie ensuite de se faire engager pour divers petits métiers. En proie à une hyperémotivité pathologique révélée par un psychiatre de l’armée française, il est dispensé de service militaire et, avec un ami, il part pour Paris suivre des cours de théâtre en 1965. Dans la capitale française, il fait des rencontres dont celles d’Elisabeth Guignot qu’il épouse en avril 1970. La jeune femme lui permet de découvrir le monde de la bourgeoisie et lui présente bon nombre de ses connaissances dont Agnès Varda qui l’engage pour garder les enfants lorsqu’elle et son mari, Jacques Demy, s’absentent. C’est à ce moment que Gérard Depardieu découvre avec passion les grands textes classiques et fait des efforts prodigieux pour soigner son élocution ainsi que sa mémoire déficiente. Son premier rôle au cinéma est peu important mais c’est Michel Audiard qui le lui offre dans « Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques » en 1970. Il tente aussi l’aventure du théâtre et s’y fait remarquer par Marguerite Duras qui lui permet de jouer dans deux de ses pièces. De fil en aiguille, les rôles se multiplient pour Depardieu et, en 1974, c’est la consécration avec le film provocateur de Bertrand Blier « Les valseuses » où il joue aux côtés de Patrick Dewaere et Miou-Miou. Sa carrière cinématographique est alors lancée et va se poursuivre infailliblement, parsemée des frasques de ce personnage qui sera toujours « haut en couleurs ». En 1980, il tourne dans le film de Claude Berri « Je vous aime » où il partage l’affiche avec Catherine Deneuve, Jean-Louis Trintignant, Alain Souchon et Serge Gainsbourg. Ce dernier signe la musique du long métrage et demande à Depardieu d’interpréter l’une des chansons qu’il a composée à cet effet: « La p’tite Agathe ».

Gérard Depardieu découvre le monde de la chanson et se décide à enregistrer un 45 tours personnel, toujours en 1980, avec deux titres: « OK cafard » et « Quand y avait les Américains » signées par son épouse Elisabeth et le compositeur François Bernheim. Ce ne sera pas un grand succès commercial. Par contre, en 1986, l’aventure musicale qu’il va vivre avec Barbara, « Lily Passion », va lui permettre de partir en tournée dans tous les pays francophones d’Europe pour y présenter ce spectacle hors du commun qui est enregistré sur un double 33-tours. En 1987, Gérard Depardieu viendra en aide à son ami François Bernheim pour contribuer financièrement à la production des premiers disques de Patricia Kaas dont le fameux « Mademoiselle chante le blues ». Parmi ses autres expériences discographiques, il y a un duo avec le chanteur italien Zucchero en 1997 (« Un piccolo aiuto ») et une autre chanson partagée avec Jasmine Roy en 2009: « Rendez-vous in Paris ». Enfin, toujours dans le domaine de la chanson, il faut relever la prestation remarquable de Gérard Depardieu dans le film « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli sorti en 2006. En 2017, pour célébrer les 20 ans de la disparition de son amie Barbara, Gérard Depardieu commercialise un album des chansons de cette dernière où il est accompagné au piano par Gérard Daguerre. Et il les présente, avec beaucoup de tact et de sensibilité, sur scène aux Bouffes du Nord puis au Cirque d’Hiver à Paris.
.
**********
.

Paul Personne en 1985 – Photo (c) Serge Van Poucke

27 décembre 1949 : Naissance, à Argenteuil, du guitariste et chanteur français Paul PERSONNE sous le vrai nom de René-Paul Roux. Son père, ouvrier, joue parfois de l’harmonica et le petit René-Paul est impressionné. A la radio, l’enfant découvre la musique et les chansons d’Edith Piaf ou Charles Aznavour. Mais, bientôt, ces artistes là sont délaissés pour d’autres, plus jeunes, qui ont pour nom Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. Comme le petit veut faire de la musique, ses parents font ce qu’ils peuvent pour acheter un instrument pas trop cher: ils rachètent ainsi un accordéon à un voisin. Ce n’est pas vraiment ce dont rêvait René-Paul qui finit par se bricoler une batterie. Il réunit alors quelques copains amateurs de rock et il monte un premier groupe. En 1966, avec un certificat de mécanique en poche, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Il rejoint le groupe « L’origine » avec lequel il enregistre un premier 45-tours qui n’obtient pas de succès. Déçu, le jeune homme trouve du boulot dans l’industrie agro-alimentaire et se résigne à abandonner la musique. Quelques années plus tard cependant, une nouvelle opportunité musicale se présente à lui avec une troupe de théâtre qui lui propose de constituer un groupe de quinze musiciens: « La folle entreprise ». La formation a le temps d’enregistrer un 45-tours, « Pas des anges » avant de se dissoudre.

A nouveau déçu, René-Paul s’installe à Toulouse avec son épouse et sa fille mais le démon de la musique le hante toujours et plus particulièrement celui de la guitare. Il décide donc de se consacrer définitivement et exclusivement à cet instrument. En 1975, il crée le « Bracos Band » spécialisé dans le blues-rock. Le groupe se produit dans des clubs, des festivals, et enregistre un disque en 1977. Ce dernier reste au stade d’autoproduit car aucune firme de disques ne prend le risque de distribuer ce genre musical peu couru à l’époque. « Bracos Band » se dissout et le musicien forme le trio « Backstage » qui enregistre deux albums en anglais distribués par Vogue en 1979 et en 1980. Mais malgré le succès intéressant et une chronique dans les journaux spécialisés britanniques, les relations tendues entre le groupe et la maison de disques ont finalement raison de l’existence de « Backstage ». Cette dernière expérience collective va faire réfléchir le musicien-chanteur qui pense que, finalement, une carrière en solo et en français est peut-être la solution. Il compose et écrit toute une série de chansons à couleur blues-rock francophone qui séduisent les responsables de la firme CBS: le premier album solo de Paul Personne est commercialisé en 1982 avec des titres comme « Faut qu’ça bouge ». Mais les ventes ne décollent pas et les producteurs lui rendent son contrat. Alors qu’il est de retour dans sa famille à Toulouse, la chanteuse Nicoletta l’invite dans une émission de télé qui lui est consacrée. Sa prestation est appréciée et une responsable de Phonogram le contacte pour signer un nouvel album qui sort en 1983 sous le titre « Exclusif ». Les chansons « Comme un étranger » et « Ca va rouler » bénéficient de bons passages en radio et le disque se vend bien. En 1984, heureux, Paul Personne sort un troisième album intitulé « Barjo-land » mais ce bonheur est assombri par la disparition brutale de sa fille de dix ans en août de la même année. Malgré cela, un nouvel album est mis sur le marché en 1985: « 24/24 » avec des titres comme « J’veux pas attendre » ou « Faut qu’j’me laisse aller ». Il se produit alors à trois reprises à l’Olympia de Paris en mars 1986 avant de partir en tournée dans toute la France. Paul Personne s’installe alors dans le métier comme le spécialiste du blues et du rock hélas mieux reconnu par ses pairs et ses ex-idoles comme Johnny Hallyday et Eddy Mitchell que par le grand public. En 1987, l’artiste participe au Festival d’été de Québec où il est accueilli en vedette. Puis, en 1989, il enregistre l’album « La chance » avec la complicité du parolier Boris Bergman. Il tourne de plus en plus, persuadé à juste titre que sa musique prend toute son ampleur lorsqu’elle est jouée de manière vivante. Au fil du temps, Paul Personne se constitue ainsi un public de connaisseurs qui s’agrandit. En 1992, il réalise seul chez lui l’album « Comme à la maison ». Les radios se précipitent sur le single qui est un succès: « Le bourdon ». L’année suivante, il reçoit les honneurs des Francofolies de La Rochelle où est mise sur pied une « Fête à Paul Personne » avec des invités prestigieux. Il participe, en tant que musicien, à l’enregistrement de l’album « Rio Grande » d’Eddy Mitchell. Jusqu’en 2011, date de la sortie d’un double album livré en deux fois (« Personne à l’Ouest », faces A et B), Paul Personne enregistre encore une demi-douzaine d’albums en studio et l’équivalent en live. En septembre 2014, il commercialise un nouvel opus intitulé « Puzzle 14 » qui est le quatorzième album de l’artiste. Un an plus tard, c’est un album en public, « Electric Rendez-vous », qui est commercialisé et, en octobre 2016, il livre un album de blues, « Lost in paris blues band », enregistré avec la participation de musiciens et chanteurs de blues hors pair comme Beverly Jo scott par exemple. En 2019, l’opus suivant a pour titre « Funambule (ou tentative de survie en milieu hostile) » et il y est accompagné par quatre musiciens et une choriste.
.
**********
.

Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

27 décembre 2006 : Décès, à Poissy, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Né le 16 décembre 1918 à Paris, il suit des études de droit et devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors qu’il continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». C’est Marie Bizet qui va permettre à Pierre Delanoë de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est alors en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui deviendra, des années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien », ), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë a aussi été le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française: la SACEM. Il le fut de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
.
**********
.

Photo (c) Roland Liénart

27 décembre 2019 : Décès du chanteur belge, célèbre dans les années 1970 dans les pays francophones et au Portugal, Art SULLIVAN, d’un cancer du pancréas. Né le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude, il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ». La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019 dans la nuit.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

 Page 1 of 2  1  2 »