4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
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Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
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STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.

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JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.

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1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
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29 JANVIER

Sacha DISTEL en 1985

29 janvier 1933 : Naissance, à Paris, de Sacha DISTEL, guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d’origine russe par son père qui était un chimiste émigré en France. Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu du musicien Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. C’est son oncle, Ray Ventura, qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui seront déterminants pour son avenir: Henri Salvador par exemple. Sacha Distel est ainsi d’abord reconnu comme guitariste de jazz avant de se lancer dans la chanson à la fin des années 1950. Son premier succès est énorme: « Scoubidou » en 1959.

C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc. On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel enregistre un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.

Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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Roméo en 1975 (c) Christian Deville

29 janvier 1962 : Naissance du chanteur français ROMEO révélé très jeune, en 1973, grâce au succès de la chanson « Maman ». Roméo, de son vrai nom Georges Brize, est, à l’époque, le concurrent direct de Noam, autre enfant chanteur. Il est lancé par le producteur Claude Carrère mais sa carrière doit s’arrêter lorsque sa voix mue. Il serait aujourd’hui journaliste et a essayé de revenir à la chanson en se produisant au cours de galas nostalgiques. Les succès de Roméo, entre 1973 et 1975, avaient pour titres: « Maman », « Je veux être un homme », « Ton petit amoureux », la reprise de « Petit papa Noël » ou « Juste un petit baiser ». Une compilation de tous ces titres est sortie en CD dans les années 2000.

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Georges Van Parys

29 janvier 1971 : Décès, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS à l’âge de 68 ans. Né le 7 juin 1902 à Paris, il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys va s’orienter vers la musique de film et composer des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire et « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon. Mais d’autres mélodies viennent aussi étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.

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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Claude Piron commence sa carrière en 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins « When » devenu « Viens » en français (également interprété par Richard Anthony). Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom. Puis, en 1960, il forme le groupe Danny Boy et ses Pénitents en s’entourant de quatre musiciens portant tous une cagoule. Deux ans plus tard, ils se produisent pendant 8 mois avec le cirque Pinder et, en 1967, ils participent à la tournée « L’Épopée du rock » avec Vince Taylor. En 2004, Danny Boy reprend ses concerts et, depuis 2006, il est accompagné par les « Guitar Express ». Parmi les succès enregistrés par Danny Boy entre 1961 et 1967, il y a « Je ne veux plus être un dragueur », « Croque la pomme » ou encore la reprise du fameux « Locomotion » de Little Eva chanté aussi par Sylvie Vartan (en 1962). Accompagné par un groupe appelé « Les Vinyls », Danny Boy a fait un retour sur scène en 2004. Deux ans plus tard, il se produit régulièrement sur la scène parisienne du Petit Journal (Montparnasse) en compagnie des « Guitar Express ». Puis, il rejoint un moment la tournée nostalgique « Rock’n’Roll Legend », aux côtés de Vic Laurens et de Mike Shannon notamment.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

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Le disque de 1999

22 janvier 2004 : Décès, à Paris, de l’acteur et occasionnel chanteur français Ticky HOLGADO. Né à Toulouse le 24 juin 1944, il y passe son enfance et une partie de son adolescence. A seize ans, Joseph (c’est son vrai prénom) se lance dans la musique sous le pseudonyme de Ricky James au sein du groupe Les Candies. Ce sont les années 1960, les groupes musicaux sont légion et tous ne connaissent pas le succès des Chaussettes Noires, des Chats Sauvages ou des Pirates. La formation de Ricky James explose et Joseph Holgado se retrouve dans une autre aventure musicale nommée « d’Oc d’Aïl » au cours de laquelle son faux prénom de Ricky est modifié en Ticky. Il se fait des connaissances dans le petit milieu du show-business français et il devient ainsi le secrétaire particulier de l’idole montante Claude François. Au milieu des années 1960, il devient aussi le secrétaire de Johnny Hallyday et du groupe Martin Circus de Gérard Blanc. En 1974, il enregistre, sous le pseudonyme de Léon, un 45 tours dont le titre principal est « C’est chouette les clubes ».

Et, un an plus tard, c’est sous le nom de Tiky qu’il sort un autre vinyle avec les chansons « Je vis comme je t’aime » et « Ma lolita d’amour » avant de revenir au nom de Léon pour enregistrer « Rugby twist » en 1979. A partir de 1980, Ticky Holgado est attiré par le septième art et il apparaît dans bon nombre de films du cinéma français signés Claude Berri, Gérard Oury ou Claude Lelouch entre autres. Il délaisse alors la musique mais celle-ci le passionne toujours et, en 1999, il enregistre un disque avec le groupe les Clap Shooters: « Je fais ce qui me plaît » et « Sois cool avec ta nana ». A partir de l’an 2000, Holgado lutte contre un cancer du poumon dont il se dit guéri en 2003. Mais une rechute l’emporte définitivement le 22 janvier 2004. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise (45e division).
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François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
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22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
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20 JANVIER

 

Vadim Piankov en 1999

20 janvier 1963 : Naissance, à Krasnodar, du chanteur russe Vadim PIANKOV. Il passe son enfance et son adolescence dans une ville provinciale soviétique sous l’ère Brejnev. Pour échapper à une certaine morosité ambiante, Vadim se tourne vers le théâtre dans la ville de Saratov. Toujours plus ambitieux, il décide ensuite de partir à la conquête de Moscou où il rentre dans la meilleure école de cinéma de Russie, le VGIK. Et c’est là qu’il découvre l’oeuvre de Jacques Brel avec son monde poétique, rebelle, sarcastique, plein d’amour, de compassion, de haine et de protestation. Gorbatchev est alors au pouvoir. Vadim découvre la langue française grâce à ces chansons et il commence à s’attaquer au répertoire de Brel en traduisant ses chansons. Il les chante ensuite devant des spectateurs intrigués sur le Vieil Arbat, la rue moscovite devenue pendant « la perestroïka » un lieu d’expression artistique sans censure.

La chanson lui permet de poursuivre ses études, d’approfondir son talent d’interprète et de rencontrer de nouveaux publics. Entretemps, Boris Eltsine a pris les rênes de la Russie et c’est l’époque de l’ouverture pour ceux qui osent. C’est donc tout à fait logiquement que Vadim s’installe en Belgique. Dans les cabarets et boîtes à chansons de Bruxelles, il chante du Brel et du Barbara mais aussi des compositions personnelles. L’une de celles-ci est retenue pour être présentée au concours « Pour la gloire » de la RTBF, télévision francophone publique belge: « Nocturne » en 1998. Si les textes originaux de Piankov sont rédigés en français et en russe, il chante aussi les poètes français et russes: Musset, Aragon, Apollinaire, Pasternak, Pouchkine ou Vladimir Vissotski. Entre 1995 et 2005, il enregistre six albums. Artiste dans l’âme, Vadim Piankov est aussi comédien. Un second métier qu’il exerce également en France où il décide de vivre à la fin des années 2000. Pour en savoir plus sur Vadim Piankov et écouter ses chansons les plus récentes, n’hésitez pas à visiter son site internet en CLIQUANT ICI.
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Benjamin Biolay en 2017

20 janvier 1973 : Naissance, à Villefranche-sur-Saône, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Benjamin BIOLAY. Sa mère est la petite-fille de Joseph Opinel, le fondateur de la célèbre fabrique de couteaux, et son père est clarinettiste amateur. Ses études se déroulent correctement au collège Notre-Dame de Mongré dans sa ville natale. Il s’intéresse assez tôt à la musique en pratiquant le violon et, ce qui est plus rare, le tuba grâce à sa présence au sein d’une fanfare locale. Mais le garçon est plutôt avide d’expériences musicales supplémentaires et il récolte deux premiers prix de trombone au conservatoire tout en jouant de la guitare de manière autodidacte. Après un petit détour par le lycée Saint-Exupéry de Lyon, Benjamin s’installe à Paris où il essaie de vivre de sa passion pour la musique. Il crée alors le groupe Matéo Gallion qui enregistre un disque live en 1994.

Parallèlement à ses activités au sein de cette formation, Benjamin fait la connaissance d’un maximum d’artistes pour lesquels il se propose de travailler. Ami du regretté Hubert Mounier, le chanteur de l’Affaire Louis’Trio, il écrit des arrangements pour un album du groupe en 1995. Il se fait alors remarquer par la maison de disques EMI qui lui signe un contrat pour des premiers singles qui ne se vendent pas énormément en 1997 et 1998. En 1999, il est à la base de l’album qui va révéler la chanteuse Keren Ann: « La biographie de Luka Philipsen » sur lequel se trouve la chanson « Jardin d’hiver ». Pour elle, il écrit et compose des morceaux mais il réalise aussi l’opus. Henri Salvador est touché par le travail du duo et leur confie la mise en oeuvre de son nouvel album « Chambre avec vue » qui signe un retour triomphal de l’artiste en 2000 avec, notamment, son interprétation toute personnelle de « Jardin d’hiver ». Il commence alors à préparer un nouvel album pour lui-même mais il s’occupe aussi des albums de Raphaël, de sa soeur Coralie Clément, d’Hubert Mounier ainsi que de celui de Lulu avec Bambou Gainsbourg. Sans oublier l’opus « Mieux qu’ici bas » qu’il réalise pour Isabelle Boulay qui en vend 1.500.000. Enfin, en mai 2001, Benjamin Biolay sort son premier album qui a pour titre « Rose Kennedy ». D’emblée remarqué et apprécié par les professionnels, le disque est sacré album révélation de l’année aux Victoires de la Musique en 2002. En 2003, son deuxième album a pour titre « Négatif » et est fortement influencé par l’univers musical de Serge Gainsbourg. Les albums vont alors se succéder tous les deux ans et l’artiste va prendre un soin tout particulier à les rendre à chaque fois différents musicalement d’abord et ensuite au niveau des thématiques abordées. Ils ont pour titres « A l’origine »(2005), « Trash Yéyé » (2007) et « La superbe » (2009). Quelques mois après la sortie ce dernier disque, il reçoit la Victoire de l’artiste interprète masculin de l’année et la Victoire de l’album de chansons. Benjamin se lance alors dans une grande tournée à travers la France, l’Espagne et l´Amérique du Sud. En 2012, le sixième opus de Benjamin Biolay s’appelle « Vengeance » et il y interprète des chansons en duo notamment avec Vanessa Paradis, Oxmo Puccino ou Orelsan. En 2013, il réalise et produit le sixième album de Vanessa Paradis, « Love Songs », dont il écrit et compose huit titres. Il y interprète aussi un duo avec la chanteuse : « Les roses roses ». Il accompagne ensuite Vanessa en tournée sur le « Love Songs Tour » en tant que musicien. Ces activités expliquent la pause un peu plus longue que le chanteur s’accorde avant de commercialiser l’album « Palermo Hollywood » qui sort en 2016. La galette numérique reçoit la Victoire de l’album de chansons lors des Victoires de la musique 2017. En mai 2017, il réitère l’expérience qui lui a permis de travailler en Argentine en 2016 et il y enregistre le disque intitulé « Volver ».
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20 janvier 1977 : Naissance, à Renaix, de l’interprète belge MELODY sous le nom de Nathalie Lefèbvre. La fillette grandit à Saint-Sauveur, entre Tournai et Ath, où son entourage lui trouve une voix étonnante. Elle se présente donc très jeune à des concours de chant et, lors d’une fête locale, Jean-Pierre Millers, le compositeur de Corinne Hermès, craque pour le talent de la gamine. Il la présente à un ami: le producteur Orlando, le frère de Dalida, qui fait signer un contrat à l’adolescente. A douze ans, la jeune fille pulvérise les hit parade de l’été 1989 avec « Y’a pas que les grands qui rêvent », une chanson dont le texte est écrit par le journaliste et chroniqueur Guy Carlier et la musique composée par Jean-Pierre Millers. Elle devient rapidement une vedette et son succès ne s’arrête pas là puisque quelques singles et deux albums permettent de mieux la faire connaître ensuite avec les titres « Chariot d’étoiles », « Le prince du roller » ou le très émouvant « Mamie ». Trop jeune peut-être pour supporter le poids d’une telle popularité sur ses frêles épaules, Mélody quitte l’univers de la chanson, en 1994, aussi vite qu’elle y est arrivée. C’est Orlando, le frère de Dalida, qui avait « lancé » Mélody. Toujours à l’affût de nouveaux talents depuis la disparition de sa soeur, il devait ensuite découvrir Hélène Ségara dont il finit par s’occuper exclusivement pendant des années. Depuis cette époque de grands succès, Nathalie (ex-Mélody) semble s’être mariée, être maman, et vivre dans sa ville natale de Renaix. Ci-dessous, une vidéo de « Y’a pas que les grands qui rêvent » en 1989.

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En 1992

20 janvier 2003 : Décès, à son domicile de Dreux, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Née le 17 novembre 1963 à Cayenne en Guyane, d’une mère guyanaise et d’un père martiniquais, Edith passe les trois premières années de sa vie en Guyane avant de vivre son enfance en Martinique. Elle y est bercée par la musique de son frère aîné qui est guitariste et qui lui permet de chanter dans son groupe de folk-rock. Et ses parents lui font connaître très tôt les chansons d’Edith Piaf, de Jacques Brel ou de Charles Aznavour. A quatorze ans, elle se retrouve en région parisienne où elle vit avec sa mère à Saint-Denis. Elle continue à s’intéresser à la musique et au zouk tout en se consacrant ensuite, du mieux qu’elle peut, à ses études de droit. De rencontre en rencontre, elle s’immisce de plus en plus dans le milieu artistique et musical français en devenant choriste de studio. Elle fait alors la connaissance de bon nombre de musiciens de zouk comme ceux du groupe Kassav. C’est ainsi grâce au groupe La Mafia qu’elle se produit avec lui sur scène aux Antilles en 1984. Là-bas, elle sympathise avec l’artiste Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Arrangeur et producteur, il devient son pygmalion mais aussi le père de ses jumeaux Chris et Matthieu. De plus en plus « connue » dans le métier, elle est sollicitée, en 1987, par le groupe Malavoi pour remplacer Marie-José Alié victime d’une indisponibilité inopinée lors des concerts de la formation au Zénith de Paris. Tout à fait convaincante, Edith Lefel part alors en tournée avec Malavoi et multiplie les activités. Elle est ainsi choriste de Philippe Lavil lorsqu’elle enregistre son premier album en 1988: « La Klé ». Elle y interprète notamment un duo avec Ralph Thamar: « SOS mémé ». Sa carrière est véritablement lancée et elle se produit à de nombreuses reprises en Afrique. En 1992, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) lui attribue le trophée de la meilleure chanteuse de l’année pour son deuxième opus « Mèci ». Le 11 mai 1996, alors que son troisième album, « Rendez-vous », vient de sortir, Edith Lefel réalise un rêve d’enfant en chantant sur la scène de l’Olympia de Paris. En mai 1999, lors d’une tournée à la Martinique, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman. La même année sort le disque « A fleur de peau » caractérisé par deux reprises peu banales: « Si j’étais un homme » de Diane Tell en version zouk et « L’hymne à l’amour » de Piaf en mode salsa. Il faut ensuite attendre décembre 2002 pour découvrir l’album suivant qui a pour titre « Si seulement ». Elle s’y entoure de grands talents de la musique zouk et enregistre aussi quelques mélodies plus intimistes qui mettent en valeur ses grandes capacités vocales.

Tout va pour le mieux pour Edith Lefel qui se prépare donc à repartir en tournée en 2003. Mais, le 20 janvier de cette année 2003, la chanteuse s’écroule à son domicile de Dreux, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Ses obsèques ont lieu le 25 janvier 2003 en l’Eglise Saint-Sulpice de Paris et son corps est ensuite inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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18 JANVIER

18 janvier 1920 : Naissance, à Ecaussinnes, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL sous le vrai nom de Gérard Wauters. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir ». Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur base d’anciennes chansons et de poésie.

« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard a ainsi livré quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre, Julos Beaucarne, mais aussi, notamment, les chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au théâtre royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël sera aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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GRIBOUILLE en 196

18 janvier 1968 : Décès, à Paris, de la chanteuse française GRIBOUILLE à l’âge de 26 ans. Née le 17 juillet 1941 à Lyon, son vrai nom était Marie-France Gaité. A l’âge de seize ans, elle se fait remarquer par ses chansons dans sa ville natale. Elle part alors à Paris pour y tenter sa chance mais doit effectuer diverses petites tâches pour vivre. Elle fait la connaissance d’une présentatrice de la télévision française qui lui trouve du talent et décide de l’aider en l’introduisant dans le milieu artistique de la chanson. Grâce à ces contacts, elle propose ses chansons au public du cabaret parisien « Le Boeuf sur le toit » où elle est, entre autres, repérée par Jean Cocteau qui l’apprécie et lui dessine le portrait. Ses chansons sont alors écrites par des artistes comme Charles Dumont, Jacques Debronckart ou Georges Chelon. Mais c’est elle-même qui écrit ses plus grands succès comme « Mathias » ou « Ostende ».

En 1966, elle interprète ses chansons sur la scène parisienne de Bobino où elle assure la première partie de François Deguelt. Ses textes ne sont pas toujours très souriants: « Si j’ai le coeur en berne » (1964) ou « Mourir demain » (1965) par exemple. En 1968, le 18 janvier, alors qu’elle est en pleine gloire, Gribouille se suicide en absorbant des barbituriques et de l’alcool. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux.
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Yvonne Printemps

18 janvier 1977 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS à l’âge de 82 ans. De son vrai nom Yvonne Wigniolle, elle est née à Ermont le 25 juillet 1894. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier. Elle est d’ailleurs inhumée à ses côtés au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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26 DECEMBRE

Régine en 1984 – Photo (c) A. Robert

26 décembre 1929 : Naissance, à Anderlecht en Belgique, de la chanteuse française REGINE, sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Aznavour, Salvador et Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les p’tits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).

En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte. A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ». Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso). Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983). En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Quatre ans plus tard, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres. Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

26 décembre 1930 : Naissance, à Vaucresson, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Et grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès. A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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26 décembre 1958 : Naissance de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent MALONE sous le vrai nom de Vincent Barrès. Dès sa plus tendre enfance, il est confronté au choix de l’apprentissage d’un instrument de musique et il préfère la trompette et la flûte au piano. Puis, après des études quelque peu écourtées, il se tourne vers la guitare et devient professeur de musique à Toulouse. A 18 ans, il « monte » à Paris et y forme le big band V.O. avant de composer des musiques pour le Théâtre de Créteil et d’arranger des thèmes musicaux pour des téléfilms en 1977. Un an plus tard, il lui est demandé de réaliser le premier disque d’une jeune chanteuse qui ne connaît pas le succès espéré. Parallèlement à ces activités, il est pianiste de bar au « Port du Salut » pendant un an. Ses rencontres artistiques l’amènent à enregistrer lui-même un disque 45 tours (« Hélène » en 1979) puis un deuxième qui connaît un certain succès avec le titre « Margareth » (en 1982). Cette légère popularité le conduit sur le plateau de l’émission télévisée « Champs-Elysées » de Michel Drucker. Mais cette carrière frémissante de chanteur soliste est menée de front avec l’aventure musicale du groupe « Odeurs » qui enregistre notamment « Le cri du kangourou » en 1983. En tant que musicien Vincent (Malone) Barrès participe alors à de nombreux enregistrements de disques dont certains, comme percussionniste, avec Renaud. Le producteur Claude Pascal continue à s’intéresser à lui en tant que chanteur et il lui propose d’enregistrer un album qui ne récolte pas un grand succès. Mais certaines de ses chansons permettent alors à l’artiste de se produire sur scène aux côtés d’autres débutants comme Patrick Bruel ou Marc Lavoine. A ce moment, il lui est proposé de composer la musique d’une pub pour la petite voiture citadine Austin Métro : « Elle est belle c’est un style, la Métro ». Il vient de mettre les pieds dans le domaine de la publicité pour une dizaine d’années aux côtés d’autres compositeurs comme Richard Gotainer. Fin des années 1980, il se décide à enregistrer un album thématique intitulé « Vincent Malone, le roi du merengue ». Alors père de trois enfants, il commercialise un deuxième tome : « Vincent Malone, le roi des papas » qui reçoit le Prix de la chanson pour enfants décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français). Il n’ira pas plus loin dans le développement thématique et devra réaliser plusieurs volumes du « roi des papas » tant le succès est grand auprès du jeune public et des parents. La saga « Le roi des papas » va se développer à partir de 1992 et se décliner en une dizaine d’albums enregistrés en 20 ans. Vincent Malone propose alors des spectacles très colorés et interactifs qui ont déjà, notamment, fait le bonheur des jeunes spectateurs des Francofolies Juniors de Spa en Belgique. Son aventure auprès des enfants se poursuit alors avec l’écriture de nombreux livres adaptés à ce public qui apprécie fortement cette littérature particulière.

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22 DECEMBRE

VALENTIN Jacky22 décembre 1951 : Naissance du rocker belge Jacky VALENTIN sous le véritable nom de Jacques Theunis. Fils du fantaisiste wallon Denis Theunis et de la chanteuse lyrique Andrée Barras, il a quatorze ans lorsqu’il débute, sous le pseudo de Jacky, dans les revues, opérettes et cabarets au sein de la troupe de ses parents : « La Compagnie Mosane ». C’est au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1974. Ce dernier lui conseille alors vivement de choisir le pseudonyme de Jacky Valentin et lui permet d’enregistrer un premier 45-tours avec les titres « Si je t’aime » et « Stéphanie ». En 1976, le premier rock qu’il commercialise s’intitule « Bâti sur un rock ».

Mais, malgré tous ses efforts et peut-être parce que la grande époque du rock est passée, Jacky ne connaît jamais de vrai succès discographique contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était déjà présent dans les charts des années 1960. Cela dit, le chanteur a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Liégeois de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé, en 1985, un hymne: « Allons les rouge et bleu ». Il est décédé des suites d’une longue maladie le lundi 23 mars 2015 dans la matinée.
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Vanessa Paradis - Pochette Love Songs 2013

Vanessa Paradis – Pochette Love Songs 2013

22 décembre 1972 : Naissance, à Saint-Maur-des-Fossés, de la chanteuse et actrice française Vanessa PARADIS. Très jeune, Vanessa se passionne pour la musique et la chanson dans une famille où ces disciplines artistiques sont appréciées. Lorsqu’elle a huit ans, ses parents l’inscrivent à l’émission de télé française « L’école des fans ». Et le 3 mai 1981, elle se retrouve sur la scène du théâtre de l’Empire à Paris aux côtés du présentateur Jacques Martin pour y interpréter « Emilie Jolie » de Philippe Chatel.

Deux ans plus tard, les Forbans lui écrivent une chanson qu’elle présente sans succès au cours d’un festival en Italie en 1985: « La magie des surprises parties ». La même année, il lui est proposé d’être l’une des choristes sur l’album du compositeur et interprète Franck Langolff. Ce dernier remarque les potentialités artistiques de la jeune Vanessa et l’idée germe en lui de lui écrire une chanson bien spécifique. Avec le parolier Etienne Roda-Gil, le projet se concrétise en 1987 et Vanessa enregistre « Joe le taxi ». Le succès est immédiat et immense pour l’adolescente de quatorze ans qui voit sa chanson en tête des hit parade français, belges, québécois, suisses, israéliens et même britanniques. De plus, le disque sort aux Etats-Unis en 1989 et il en est aussi réalisé une version espagnole.

A l’automne 1987, un deuxième 45-tours de Vanessa Paradis est mis en vente: « Manolo Manolete ». Le succès est toujours au rendez-vous et va encore s’amplifier avec la sortie du premier 33 tours de la chanteuse et les chansons « Marilyn & John », « Maxou », « Coupe Coupe » et « Mosquito ». Avec sa popularité qui ne lui attire pas que des amis, Vanessa est contrainte d’arrêter ses études en 1989. C’est à ce moment qu’elle reçoit la Victoire de la Musique de l’interprète féminine de l’année 1989. La même année, Serge Gainsbourg confie à l’animateur de télé Nagui qu’il aimerait écrire pour Vanessa Paradis. Nagui fait donc en sorte que les deux artistes puissent se rencontrer. Ils s’accordent tous deux pour que Gainsbourg écrive les textes sur les musiques de Franck Langolff. Le deuxième album intitulé « Variations sur le même t’aime » est commercialisé en mai 1990. Les chansons « Tandem » et « Dis-lui toi que je t’aime » le propulsent sur les ondes radiophoniques francophones et en font un gros succès commercial que Gainsbourg ne vit que peu de temps puisqu’il disparaît le 2 mars 1991. Depuis qu’elle a commencé à avoir un succès international, Vanessa Paradis fait beaucoup de rencontres. Au début des années 1990, elle fait la connaissance du chanteur et musicien américain Lenny Kravitz qui lui propose de réaliser et écrire son troisième album. Ce dernier ne comporte que des chansons en anglais et il est probable que Vanessa est conseillée en ce sens pour enfin élargir son public à l’international. Mais, assez curieusement, c’est en France que l’opus se vend le mieux en 1992. Après une grande tournée mondiale, la chanteuse propose un album live dont le premier extrait envoyé aux radios en 1994 est une reprise des « Cactus » de Jacques Dutronc. A ce moment, l’artiste est de plus en plus sollicitée par le cinéma et elle se consacre aussi à la petite famille qu’elle partage avec l’acteur américain Johnny Depp. Ceci explique l’absence de tout nouveau disque de Vanessa Paradis pendant huit ans. C’est donc en 2000 que sort le quatrième album de Vanessa: « Bliss ». Cette fois, le travail est réalisé par plusieurs artistes comme Bashung, M et Johnny Depp. Les chansons qui le marquent ont pour titres « Commando » ou « Pourtant ».

En 2001, la tournée des concerts passe par les scènes parisiennes de l’Olympia et du Zénith. La chanteuse est aussi présente, l’été, aux trois Francofolies: celle de La Rochelle en France ainsi que celles de Spa en Belgique et de Montréal au Canada. Comme c’est devenu une habitude, les enregistrements publics de cette tournée sont repris sur une galette numérique qui sort en novembre 2001. A nouveau pour des raisons cinématographiques et familiales, Vanessa fait une pause discographique jusqu’en 2007, date de la sortie de l’album « Divinidylle » sur lequel Matthieu Chédid (M) a beaucoup travaillé entouré d’Alain Chamfort, Brigitte Fontaine, Thomas Fersen ou Jean Fauque. Ce disque qui contient « L’incendie » et « Dès que j’te vois » permet à son interprète de recevoir deux Victoires de la Musique. Le « Divinidylle Tour » démarre en octobre 2007 et fait l’objet d’un CD et d’un DVD live qui sera récompensé aux Victoires de la Musique en 2009. A cette époque, Vanessa Paradis est sollicitée par Louis Chédid et elle accepte de jouer le rôle de la poupée « Made in Asia » dans le conte musical pour enfants « Le soldat rose ». A la fin de l’année 2009 sort le premier album « Best of » de l’artiste. Ce disque est l’occasion pour la chanteuse de présenter ses succès en version acoustique sur la scène de la Cigale à Paris en novembre 2009 puis dans différents lieux et festivals durant l’été 2010. L’un de ces rendez-vous avec le public est immortalisé « Une nuit à Versailles ». En octobre 2011, Vanessa interprète en duo avec M la chanson du film d’animation « Un monstre à Paris »: « La Seine ». Le 13 mai 2013, à 40 ans, Vanessa Paradis sort un double album produit par Benjamin Biolay: « Love songs ». Les chansons sont ensuite présentées au public parisien du Casino du 5 au 13 novembre 2013 avant d’être emmenées en tournée dans toute la francophonie. Les fans de la chanteuse doivent ensuite encore patienter cinq ans pour apprécier de nouvelles chansons enregistrées sur l’opus « Les sources » qui est commercialisé en novembre 2018.
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18 DECEMBRE

Laurent Voulzy – Pochette album 2008

18 décembre 1948 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Laurent VOULZY dont le vrai prénom est Lucien. Son père est un homme d’affaires originaire de la Guadeloupe tout comme sa mère qui part vivre à Paris, seule avec son fils, afin de devenir chanteuse et danseuse. Lucien vit alors à Nogent-sur-Marne d’abord chez une nourrice puis chez sa maman qui a finalement abandonné tout projet artistique et s’est remariée. Enfant puis adolescent, Lucien baigne dans la musique: créole d’abord puis anglo-saxonne en écoutant la radio. Il n’a dès lors qu’une envie: jouer de la musique et ce au détriment de ses études. Il se rapproche de la maison des jeunes de Nogent et il y organise des concerts. A quatorze ans, il fonde le groupe des « Tigers » dont il est le batteur. Par la suite, c’est à la guitare basse qu’on le retrouve au sein du groupe des « Ellences » et à la guitare électrique avec le « Mark Robson Sound ». Puis, il est le meneur du groupe « Temple de Venus » avant d’entamer une carrière de chanteur de manière très difficile. En 1967, il présente l’une de ses premières compositions, « Timide », à un concours qu’il remporte à Nogent. Décidément plus à l’aise dans la formation de groupes musicaux, il fonde cette fois le groupe « Le poing » qui, malgré de nombreux concerts dans toute la France, n’enregistre pas de disque. Pour gagner sa vie, le musicien Lucien Voulzy accompagne les stars du moment sur scène: il devient même le chef d’orchestre de Pascal Danel qui cartonne alors avec « La plage aux romantiques » et « Kilimandjaro ». Après son service militaire qu’il effectue en 1968, il signe son premier contrat pour une firme discographique sous le nom d’artiste de Laurent Voulzy. Mais ce n’est pas gagné pour autant car les 45 tours qu’il enregistre à partir de 1972 ne se vendent pas: « Folle de toi » (1972), « La sorcière » (1973), « Milady » (1974), « La fille en papier » (1975) et « Les radios qui chantent » (1976). Au fil du temps qui passe, Laurent a la chance de pouvoir compter sur une maison de disques qui ne s’impatiente pas et qui, en plus, lui donne l’opportunité de rencontrer, en 1974, un autre apprenti-chanteur nommé Alain Souchon. Ce dernier écrit des textes étonnants sur les musiques de Voulzy et il les interprète avec succès dès 1974 dans des chansons comme « J’ai dix ans », « S’asseoir par terre » ou encore « Bidon » (1976). Fin 1976, avec son acolyte Souchon, Voulzy songe à une chanson qui serait une sorte de medley des grandes chansons anglo-saxonnes qui ont bercé les étés de son enfance et de son adolescence. Il lie ces extraits musicaux par une mélodie dont le texte est imparable: « un truc qui m’colle encore au coeur et au corps ». La chanson s’appelle « Rockollection », elle sort en mai 1977 et elle est un tube d’été européen.

Parallèlement à sa carrière de compositeur à succès entamée pour Alain Souchon, Laurent Voulzy doit maintenant poursuivre une carrière d’interprète qui prend un envol assez inattendu. Il enchaîne les succès avec « Bubble star » (1978), « Paris-Strasbourg » (1978), « Karin Redinger » (1979), « Le coeur grenadine » (1979), « Cocktail chez mademoiselle » (1980), « Idéal simplifié » (1982), « Bopper en larmes » (1983), « Désir désir » (avec Véronique Jannot en 1984), « Les nuits sans Kim Wilde » (1985), « Belle-île-en-mer Marie-Galante » (1986), « My song of you » (1986), « Le soleil donne » (1988), « Le pouvoir des fleurs » (1993), « Le rêve du pêcheur » (1993) ou « La fille d’avril » (2002). En 1993, l’artiste reçoit une Victoire de la musique pour son album « Caché derrière » et le Grand Prix de la Chanson française attribué par la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français (SACEM). La même année, Laurent Voulzy prouve qu’il est aussi un homme de scène en produisant des spectacles imposants où les guitares sont partout. Il semble avoir atteint un certain paroxysme dans l’aspect visuel de ses concerts dans les années 2000 et, en 2012, avec le spectacle issu de l’album concept « Lys and love » dont le titre phare est « Jeanne ». En 2002, il reçoit une seconde Victoire de la musique cette fois pour l’album « Avril ». En juin 2006, Laurent Voulzy sort un album de reprises de chansons estivales intitulé « La septième vague » et il connaît alors un beau succès avec « Derniers baisers », adaptation française datant des années 1960 d’un tube anglo-saxon de la même époque: « Sealed with a kiss ». Deux ans plus tard, jour pour jour, l’album Recollection célèbre le trentième anniversaire de son premier grand succès: « Rockollection » dont une nouvelle version est alors enregistrée. Le 24 novembre 2014, Laurent réalise le vieux rêve d’enfin enregistrer un album en duo avec son complice de 40 ans: Alain Souchon. L’opus est lancé par la chanson « Derrière les mots » qui est d’emblée un grand succès tout comme la tournée de concerts que les deux compères doivent prolonger ensuite. En 2017, 40 ans après une première version sans succès, la chanson « Timide » se retrouve en introduction du neuvième album studio de Laurent Voulzy consacré à la musique brésilienne: « Belem ». A partir de septembre 2018, l’artiste est de retour pour une nouvelle série de concerts exceptionnels dans les églises et cathédrales. L’occasion de découvrir son répertoire revisité en résonance avec ces lieux uniques. Fin 2019, un double CD et un DVD sont commercialisés : ils permettent de retrouver l’ambiance de ces spectacles mystiques à l’occasion de celui qui a été enregistré dans l’abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie.
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18 décembre 1962 : Alors que la chanson « Belles belles belles » vient de sortir avec succès, Claude FRANCOIS propose son premier concert à Paris. Il chante en effet à l’Olympia en première partie du groupe The Spotnicks et de la chanteuse DALIDA.
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Pauline Ester – Pochette du best of en 2006

18 décembre 1963 : Naissance, à Toulouse, de la chanteuse française Pauline ESTER sous le véritable nom de Sabrina Ocon. Dès son plus jeune âge, la fillette chante tout le temps avec ses parents, un père andalou et une mère d’origine espagnole. Elle suit les cours du lycée Bellevue mais s’intéresse bien vite à la danse classique dont elle suit des cours. Mais c’est toujours la musique qui l’intéresse et l’adolescente découvre les classiques de la pop anglaise avant de se passionner pour les rythmes contemporains et le mouvement punk. A 20 ans, elle rencontre un guitariste dont elle tombe amoureuse : Frédéric Loizeau. Ils décident de former un groupe qui fait le tour de tous les lieux musicaux de Toulouse. Sabrina découvre alors le jazz d’Ella Fitzgerald et le blues de Ray Charles. Elle choisit alors le patronyme artistique de Sabrina O et elle se produit au festival « Alors, Chante! » de Montauban puis au Printemps de Bourges. En 1989, grâce à des chansons écrites en collaboration avec Fred Loizeau, elle décroche l’opportunité d’enregistrer un album chez Polydor. L’artiste change de nom et devient Pauline Ester, histoire de ne pas être confondue avec la chanteuse italienne Sabrina qui, à ce moment, cartonne avec le « tube » « Boys ».

L’opus de Pauline est emmené par la chanson « Il fait chaud » et devient un énorme succès grâce à « Oui je l’adore » puis « Le monde est fou » et « Une fenêtre ouverte ». En octobre 1992, la chanteuse sort un deuxième album dont le titre est « De l’autre côté ». Quelques chansons comme « Les hommes à genoux » et « Sur ton répondeur » obtiennent les faveurs de quelques programmateurs de radio mais le succès de ce second opus est plus faible que celui du premier. Faut-il dès lors y voir la raison pour laquelle Pauline Ester s’est alors longuement éclipsée du paysage de la chanson francophone ? En tous cas, ce n’est que quatorze ans plus tard qu’elle apparaît à nouveau avec un album compilation de ses succès et trois inédits. En 2007, dans la foulée de cet album, elle interprète les chansons du film « New Délire » avec Mathilda May et Pascal Légitimus, l’ex-« inconnu » qui fut aussi son compagnon pendant sept ans jusqu’en 2003. En 2010, Pauline Ester retrouve les joies de la scène en proposant un nouveau spectacle en duo acoustique avec son complice des débuts Fred Loizeau. D’octobre 2014 à juillet 2015, elle participe à la tournée « Stars 80 L’Origine », avec d’autres artistes marquants des années 1980 comme Lio, Emile et Images, Julie Pietri, Cookie Dingler, François Feldman, Jean-Pierre Mader ou encore Les Avions.
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Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

18 décembre 2001 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de Gilbert BECAUD à l’âge de 74 ans des suites d’un cancer. Né le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly, le chanteur et compositeur français passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les enregistrer lui-même. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspiré. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1968), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Totalement heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui inaugure la réouverture de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100.000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Il s’éteint à bord de la péniche « Aran » sur laquelle il a vécu et qui est amarrée à Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud (cliquer ICI pour lire l’article). Et les hommages se poursuivent avec des albums dédiés du Québécois Mario Pelchat (2015), de Pascal Danel et de Gilbert Montagné en 2016.
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Léo Marjane dans les années 1930

18 décembre 2016 : Décès, à Barbizon, d’une crise cardiaque, de la chanteuse française Léo MARJANE à l’âge de 104 ans. Née à Boulogne-sur-Mer le 26 août 1912 sous le nom de Thérèse Gendebien, elle passe son enfance en Allemagne puis en Autriche en suivant son père diplomate qui décède lorsqu’elle a six ans. A Vienne, elle s’inscrit au conservatoire et elle y suit des cours de violon et de piano. Puis, de retour en France, à Marseille, elle se dirige vers le music-hall et, âgée de quinze ans, elle remporte un concours organisé à l’Alcazar. Elle prend alors le pseudonyme de Rita Karoly pour se produire en duo avec un chanteur dans un répertoire fait de chansons fantaisistes, d’acrobaties et de danse. Elle se fait de plus en plus remarquer comme chanteuse et est engagée en Egypte, au Caire, au cabaret « Le Perroquet » en 1932. Elle choisit alors définitivement le nom de Léo Marjane et revient à Paris où elle récolte un certain succès en se produisant sur diverses scènes telles que celles de l’Alhambra, du Petit Casino, de Bobino et de l’ABC entre autres. Sa voix chaude et sa diction parfaite sont très appréciées du public qui découvre une nouvelle façon de chanter dans son chef. L’artiste commence aussi à enregistrer ses premiers disques mais il faut attendre 1937 pour que l’un de ceux-ci soit un succès: « La chapelle au clair de lune », adaptation française de « In the chapel in the moonlight ». Cette popularité soudaine incite sa maison de disques Pathé Marconi à lui faire graver immédiatement d’autres chansons anglo-saxonnes: « Begin the beguine » et « Night and day » en 1938. C’est au cours de l’un de ses enregistrements que Léo Marjane aurait inventé la technique du bas de soie placé devant le micro pour amortir certaines syllabes: un procédé que beaucoup d’autres chanteurs ont utilisé par la suite. Curieusement, Léo Marjane poursuit des tournées dans le monde entier, notamment au Brésil et aux Etats-Unis où elle chante le jazz des compositeurs locaux. Pendant l’occupation allemande de la France durant la seconde guerre mondiale, elle devient une très grande vedette et possède deux cabarets: « L’Ecrin » et « Chez Léo Marjane ». C’est à cette époque, en 1942 précisément, que Léo Marjane enregistre « Seule ce soir », un immense succès qui restera sa carte de visite à jamais. Cette chanson, peu anodine, est de suite adoptée par des milliers de femmes françaises qui ont un mari prisonnier de guerre en Allemagne. Lors de la Libération, la chanteuse est poursuivie pour s’être produite, pendant le conflit, dans des endroits fréquentés par l’occupant allemand. Se défendant en prétendant qu’elle n’aurait pas pu faire autrement, qu’elle n’aurait pas pu interdire aux officiers allemands de venir la voir en concert et qu’il fallait qu’elle gagne sa vie, elle est finalement acquittée au terme d’un procès qui ternira son image. Elle modifie alors son pseudonyme en Marjane tout court. Mais elle est frappée d’interdiction de travailler pendant les années qui suivent la guerre et, jusqu’en 1951, ses disques conservés dans les archives de Radio France sont tous estampillés censuré. Lucide, elle décide d’arrêter momentanément la scène en 1949. Mais elle reprend le chemin des studios d’enregistrement dans les années 1950 et elle interprète alors du Louiguy (« Mademoiselle Hortensia »), du Jean Constantin (« Mets deux thunes dans le bastringue »), du Bécaud (« Je veux te dire adieu ») ou du Ferré (« Monsieur mon passé »). Les années 1950 sont également celles où Marjane obtient quelques rôles dans des films français. En 1959, elle tente une rentrée au concert Pacra, à Paris, mais elle ne s’y produit que quelques jours. Elle s’éloigne alors du métier artistique jusqu’en 1969 où un bref retour médiatique ne connaît pas de suite. Marjane se consacre alors à sa famille et à sa première passion: l’équitation et l’élevage de chevaux qu’elle pratique à Barbizon, près de Fontainebleau. C’est là qu’elle meurt des suites d’une crise cardiaque le 18 décembre 2016 à l’âge de 104 ans.
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Alain Barrière en 2006 (c) Jean-Charles Guillo

18 décembre 2019 : Décès, à Carnac, de l’auteur-compositeur-interprète français Alain BARRIERE à la suite d’une crise cardiaque. Il y était alité depuis plusieurs mois après avoir subi quatre accidents vasculaires cérébraux qui l’avaient beaucoup affaibli ces dernières années. Il avait 84 ans depuis un mois. Né, en effet, le 18 novembre 1935 à La Trinité-sur-Mer sous le nom d’Alain Bellec, il est élevé en Bretagne dans le milieu de la pêche. Cette dernière activité l’intéresse plus que l’école mais la rencontre d’un instituteur va éveiller sa curiosité lui donner le goût des études. Son baccalauréat en poche, il part pour Angers où il entre à l’Ecole nationale des ingénieurs des arts et métiers en 1955. Passionné par la musique de Django Reinhardt, il achète sa première guitare et commence à composer. Immobilisé par la tuberculose qui nécessite du repos, il tue le temps en écrivant et composant des chansons. Persuadé qu’il a des chances de se faire remarquer grâce aux mélodies qu’il crée, il s’inscrit, en 1961, au concours du Coq d’or de la chanson française. Il franchit les différentes éliminatoires pour se retrouver en finale sur la scène de l’Olympia de Paris où il interprète « Cathy ». Même s’il ne termine pas dans les premiers, il a la chance de se faire remarquer par un producteur qui lui fait signer un contrat avec la firme de disques RCA. Un an plus tard, il est à nouveau sur la scène de l’Olympia où, cette fois, il propose cinq de ses chansons en première partie de Colette Renard. Son nom commence à être connu dans le milieu artistique mais le public n’est pas encore au rendez-vous. En 1963, il parvient à se faire sélectionner pour représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Elle était si jolie » et se classe cinquième. Sa chanson devient un « tube » populaire en France et ailleurs. C’est le véritable début d’une belle et longue carrière. Alors qu’il est, une fois de plus, à l’affiche de l’Olympia en première partie de Paul Anka en septembre 1963, il est en train de composer et d’écrire ce qui est le plus grand succès de sa carrière: « Ma vie » qui est commercialisé en 1964. La même année, il passe, enfin, en vedette à l’Olympia. « Ma vie » est aussi un « tube » dans divers pays d’Amérique du Sud et en Italie avec la version italienne (« Vivro ») qu’Alain Barrière enregistre pour ce marché. Par la suite, l’artiste va enchaîner les succès pendant deux décennies: « Les guinguettes » (1966), « Emporte-moi » (1968), « À regarder la mer » (1970), « Rien qu’un homme » (1971), « Pour la dernière fois » (1973), « Le Bel amour » (1973), « Séduction 13 » (1974), « Tu t’en vas » en duo avec Noëlle Cordier (1974), « Mon improbable amour » (1975), « Si tu te souviens » (1976), et « Amoco » (1978). Cette dernière chanson relate, sur un rythme disco typiquement contemporain, le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz qui pollue les côtes de la Bretagne. En 1975, Alain Barrière se lance dans la construction, à Carnac en Bretagne, d’un complexe reprenant un théâtre, une discothèque et un restaurant: le « Stirwen ». Mais, deux ans plus tard, les difficultés financières du complexe s’accentuent et le chanteur part s’installer aux Etats-Unis pour échapper, un temps, au fisc français. En 1981, il revient dans son pays natal mais les deux albums qu’il enregistre n’ont pas le succès escompté. Il quitte à nouveau la France pour le Canada cette fois. Le 11 janvier 1989, Alain Barrière est l’invité de Jean-Pierre Foucault pour son émission télévisée « Sacrée Soirée » sur TF1 à Paris. Il s’y plaint de ses problèmes financiers et fiscaux et a la « surprise » d’être mis en contact directement avec le ministre français des finances de l’époque Michel Charasse. Peu satisfait des réponses de l’homme politique, l’artiste reste toutefois en France et se résigne à apurer ses dettes. Il met alors des années à reprendre le chemin des scènes et des studios. Il le fait en 1998 en sortant un disque de chansons nouvelles: « Barrière 97 ». La même année, il se produit dans la salle Pleyel à Paris. Puis, il faut à nouveau attendre quelques années et 2006 pour voir arriver dans les bacs « La compilation authentique ». Un an plus tard, il entame une grande tournée française et enregistre un CD de grandes chansons telles que « Ne me quitte pas », « La Mer » ou « Les copains d’abord ». En 2011, Alain Barrière annonce qu’il va faire ses adieux à la scène le 10 septembre à la-Trinité-sur-Mer, là où il est né. Malheureusement, cinq jours avant le rendez-vous, il est contraint d’annuler le concert pour raisons de santé. Les deux accidents vasculaires cérébraux dont il a été victime auparavant l’empêchent désormais de rester sur scène pendant près de deux heures. Début décembre 2019, son épouse Anièce, avec qui il vit depuis près de 40 ans, décède à la suite d’un cancer du pancréas. Pour ne pas l’affecter plus alors qu’il est souffrant, sa fille Guenaëlle n’annonce pas le décès de sa mère à son père. Mais ce dernier meurt d’une crise cardiaque le mercredi 18 décembre.
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12 DECEMBRE

Lucienne Vernay en 1958

12 décembre 1919 : Naissance, à Alger (Algérie), sous le nom de Lucienne Torres, de l’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY. Elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique d’Alger. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de France Inter (ex Radio France) à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ». Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le grand-prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont notamment écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie.

En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ». Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone Langlois au « Coq de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian. En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus. Cette œuvre a été reprise par le groupe « Debout sur le Zinc » en janvier 2012. En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors. Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède finalement le 23 mars 1981.
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STELLA en 1967 – Photo (c) Chorenslup

12 décembre 1950 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STELLA sous son nom complet de Stella Zelcer. Ses études fondamentales à peine terminées, Stella enregistre, à treize ans, un premier disque « yé-yé » qui n’en a que l’apparence. Elle chante ainsi « Les parents twist » qui se moque des parents en prise avec le jeunisme.

Toutes ses chansons contribuent alors à dresser un tableau parodique de l’époque où elle vit. Pendant cinq ans, elle va sortir, avec succès, toute une série de 45 tours qui égratignent un peu l’univers de ses collègues « yé-yé ». Car sa grande qualité est d’écrire des parodies de chansons « yé-yé » sur des musiques de son oncle Maurice Chorenslup. L’un de ses titres les plus flagrants est « Le folklore auvergnat » qui se rapporte au succès de Sheila « Le folklore américain ». Sa carrière sous le nom de Stella s’arrête en 1969 et presque tous ses 45-tours ont eu la chance d’être réédités en CD. Au début des années 1970, Stella se marie avec le batteur Christian Vander. Elle rejoint alors le groupe de rock français Magma avec lequel elle chante et où elle incarne l’Organïk Kommandeür. En 1978, elle est l’une des choristes de France Gall sur scène dans son spectacle « Made in France ». Treize ans plus tard, elle se remet à composer et sort son premier album solo, « D’épreuves d’amour », sous le nom de Stella Vander. Par la suite, elle enregistre trois albums avec le quartet de la pianiste Lydia Domancich. En avril 2017, elle chante toujours sur scène avec le groupe Magma au Roadburn Festival de Tilburg aux Pays-Bas.
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En 2010

12 décembre 1972 : Naissance, à Greenfield Park au Québec, du chanteur canadien Kevin PARENT. Il passe son enfance en Gaspésie et fréquente l’École secondaire de Carleton-sur-Mer. A treize ans, il décide d’apprendre la guitare par lui-même et il se met à jouer de la guitare électrique. Trois ans plus tard, il écrit et compose des chansons qu’il interprète dans des bars du Québec où il chante aussi des oeuvres de Cat Stevens ou Bob Dylan entre autres. Au début des années 1990, il s’inscrit au concours « Le pouvoir de la chanson » où il se fait remarquer par un producteur. Ce dernier lui propose d’enregistrer un album qui sort en 1995 sous le titre « Pigeon d’argile ». Le coup d’essai est un coup de maître puisque le disque se vend à plus de 375 000 exemplaires au Québec.

Kevin Parent prend alors le temps de travailler sur son second album qui est commercialisé au Canada en 1998: « Grand parleur, petit faiseur » dont 350 000 copies sont achetées. Avec cet opus, le chanteur essaie de traverser l’Atlantique et de se faire connaître en Europe. Il propose même des concerts en France et en Belgique mais le succès n’est jamais vraiment au rendez-vous des Européens francophones. En 2001, son troisième album est intitulé « Les vents ont changé » et trouve moins d’acquéreurs que les deux précédents. Parent se lance alors dans une tournée de 18 mois qui donne naissance à un disque « live » reprenant ses grands succès. Depuis, Kevin Parent s’est aussi orienté vers le cinéma et les séries télévisées. Sa carrière de chanteur lui a permis jusqu’à ce jour de récolter une dizaine de Félix qui sont, au Québec, l’équivalent des Victoires de la Musique en France. Son ultime album paru au Québec en 2014 a pour titre « Face à l’ouest ».
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TAL en 2013 – Pochette album

12 décembre 1989 : Naissance, à Pardes Hana en Israël, de la chanteuse TAL sous le nom de Tal Benyezri. Elle voit le jour dans une famille de musiciens qui débarque en France pour y vivre lorsqu’elle a un an. Avec un père et un frère compositeurs et une mère chanteuse de musiques du monde, elle suit très vite des cours de chant. Puis, adolescente, elle apprend le piano et la guitare en autodidacte grâce à des méthodes. Elle écoute beaucoup les artistes qui inspirent ses parents : Stevie Wonder, Aretha Franklin et Ray Charles notamment. Elle fréquente aussi la compagnie des Sales Gosses pour s’accoutumer au théâtre. A 16 ans, elle rencontre et se lie d’amitié avec le chanteur pop-r’n’b français Gary Fico. Ce dernier lui permet de rencontrer des personnes qui vont l’amener à signer un contrat discographique pour un premier single intitulé « La musique est mon ange » en 2010. Elle prend alors le temps de développer ses talents de chanteuse et de danseuse sur scène. Elle figure ainsi en première partie des concerts parisiens d’Alicia Keys et de Christophe Maé. Alors qu’elle enregistre son premier album au cours de l’été 2011, le single « On avance » devient le premier véritable tube de Tal. Et, en novembre 2011, le titre suivant est un duo qu’elle a enregistré avec Sean Paul rencontré peu de temps auparavant : « Waya Waya ». Deux mois plus tard, les radios reçoivent deux versions d’une même chanson : « Le sens de la vie ». L’une de ces versions est acoustique et l’autre est interprétée en duo avec L’Algerino. Le premier album tant attendu de Tal est finalement placé dans les bacs en mars 2012 et il a pour titre « Le droit de rêver ». Les ventes s’élèvent rapidement à plus de 450.000 exemplaires. En octobre 2012, la jeune artiste participe à la compilation « Génération Goldman » où elle reprend « Envole-moi » en duo avec M Pokora. Les 18 et 19 décembre de la même année, Tal propose ses premiers concerts parisiens au Divan du Monde. Début 2013, elle est nommée aux Victoires de la musique dans la catégorie « Groupe ou artiste révélation du public » et « Album de musiques urbaines » pour son album « Le Droit de rêver ». Quelques mois plus tard, la chanteuse est du casting de l’album « Génération Goldman volume 2 » où elle interprète la chanson « Pas toi ». A peu près au même moment, Tal sort un nouveau single, « Danse », avec le chanteur Flo Rida. Il annonce l’opus « A l’infini » qui sort au début septembre et qui se vend à plus de 350.000 exemplaires. En mars de l’année suivante, l’artiste fait l’objet d’un documentaire réalisé pour le cinéma par François Goetghebeur à propos de ses concerts. La tournée « A l’Infini Tour » démarre à Paris avec six concerts au Palais des Sports et un autre au Zénith. En 2015, Tal se lance dans une série de spectacles acoustiques. L’année suivante, elle commercialise un album éponyme qui sort à l’automne et qui contient quelques titres en anglais. Placé chez les disquaires un peu avant la coupe du monde de football qui a lieu en France, son disque suivant a pour titre « Juste un rêve » et comporte la chanson « Mondial » écrite et composée pour soutenir l’équipe française des Bleus en 2018.
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Jean Richard en 1963

12 décembre 2001 : Décès à Ermenonville de l’acteur et directeur de cirque français Jean RICHARD Né le 18 avril 1921 à Bessines, il se passionne pour le dessin et commence à travailler comme caricaturiste dans des quotidiens régionaux d’information. Mais il rêve de devenir cavalier et ne parvient pas être accepté à l’école du Cadre Noir de Saumur. Alors, il se retrouve à « faire le comique » dans des cabarets de Lyon avant de créer une troupe de théâtre avec des amis. Après la seconde guerre mondiale, il se consacre à plusieurs activités du théâtre à la télevision en passant par le cirque, l’opérette et le cinéma. Il est ainsi surtout reconnu pour être le créateur du cirque Jean Richard mais aussi pour avoir développé un parc d’attractions et de loisirs dans la forêt d’Ermenonville: la Mer de Sable. Et puis, pour la télévision, il reste celui qui a incarné pendant plus de vingt ans le personnage de l’inspecteur Maigret, création de Georges Simenon. Mais Jean Richard enregistre aussi quelques chansons qui ne font pas de lui un chanteur inoubliable. Ainsi, en 1958, il enregistre des versions personnelles de grands succès du début du 20e siècle: « Les p’tits pois », « Viens poupoule » ou « La caissière du grand café ». Puis, en 1962, il enregistre, notamment, une reprise du « Tourbillon », chanson du film « Jules et Jim » immortalisée par Jeanne Moreau, et deux chansons dont les textes sont écrits par Marcel Achard: « Je suis un rigolo » et « Tango de la prohibition ». Il reçoit toutefois le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969 pour le disque « De la jungle à la piste ». Enfin, en 1983, il enregistre encore un 45 tours avec la chorale des écoliers de Bondy: « Dis moi Jean Richard » et « Tous les clowns sont nos amis ». Jean Richard décède à Ermenonville le 12 décembre 2001 où il est inhumé.
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11 DECEMBRE

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

11 décembre 1913 : Naissance, à Cherbourg, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS sous le vrai nom de Jean Alfred Villain-Marais. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère kleptomane est absente en raison de ses fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais a aussi tenté la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a eu « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « On oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué délivré sur une mélodie composée par François Valéry.

Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
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Jacques Douai en 1978 – Photo (c) JP Grabet

11 décembre 1920 : Naissance, à Douai, du chanteur français Jacques DOUAI sous son vrai nom de Gaston Tanchon qui a choisi comme pseudonyme le nom de sa ville natale du Nord de la France. Il passe son enfance dans la région où il est né et, après l’école primaire, il fréquente le conservatoire où il apprend la musique. Par la suite, il s’intéresse aux chorales et en dirige quelques-unes. Puis il s’intéresse au théâtre et à la danse. A 27 ans, il débarque à Paris et commence à chanter dans les cabarets dits « de la rive gauche » en s’accompagnant à la guitare. C’est à ce moment qu’il choisit son pseudonyme. Il est alors le premier interprète masculin à chanter « Les feuilles mortes » de Prévert et Kosma sur une scène. L’un des « patrons » de cabaret, Francis Claude, l’engage dans son établissement mais il lui permet aussi de se produire dans des émissions de la radio française. En 1951, des soucis de santé éloignent Jacques Douai de la scène pendant quelques années mais, en 1955, lorsqu’il reprend sa place, c’est pour enregistrer un premier album. Celui-ci a pour titre « Chansons poétiques anciennes et modernes » et obtient le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Interprétant notamment quelques mélodies du folklore français ancien et médiéval, il va être baptisé « le troubadour des temps modernes ». Dans les années qui suivent, Jacques Douai enregistre régulièrement des 33-tours où il explore le répertoire poétique national mais où il chante aussi des oeuvres de Ferré, Trenet, Brassens ou Brel. Le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros lui est encore décerné pour ces albums en 1962 et en 1968. En 2004, le 7 août, Jacques Douai décède à son domicile parisien.

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Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

11 décembre 1932 : Naissance, à Cleveland (Etats-unis), sous le nom de Nancy Brown, de la chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY. Très jeune, elle se destine à devenir danseuse et elle a près de 30 ans lorsqu’une tournée européenne l’amène à découvrir Paris où elle décide de s’installer. Le jazz est très en vogue dans la capitale française et elle est sûre que ses capacités vocales vont lui permettre de devenir l’une des vedettes du genre dans des cabarets comme le Mars Club et le Blue Note. Elle modifie son nom et s’appellera désormais Nancy Holloway. Dès 1961, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de «tubes» anglo-saxons : «Hey Pony», «Elle a des yeux d’ange», «Le boogie du bébé», «Venez les copains», «The twist», «Be bop a lula», «Les barbouses» ou «Viens danser le twist». Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. Grâce à ce succès plutôt rapide, elle chante en vedette au théâtre de l’ABC à Paris en 1961. Et elle est l’une des invitées du présentateur Albert Reisner au cours de la première émission télévisée française «Age tendre et tête de bois». Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec «T’en vas pas comme ça», adaptation française de «Don’t make me over» interprété initialement par Dionne Warwick.

En 1964, la chanteuse tente l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans «Cherchez l’idole», réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films «Le Gentleman de Cocody» de Christian-Jaque, «Jeux de massacre» d’Alain Jessua et «Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques» de Michel Audiard. Nancy Holloway va ensuite poursuivre l’enregistrement de 45-tours de manière régulière jusqu’en 1968. En 1969, sa vie privée est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de six mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle interrompt alors sa carrière avant d’essayer de revenir, malgré tout, au premier plan avec divers disques enregistrés en 1974 («Laisse-moi vivre»), 1981 («Give girl a chance») ou 1988 («You are my yesterday» produit par le Belge Eddy Luyckx). Il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée vintage «Age tendre et tête de bois» qu’elle partage à ce moment avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. En 2008, elle quitte la scène pour raisons de santé. Elle meurt à Paris le mercredi 28 août 2019.
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Enrico Macias au début des années 1980

11 décembre 1938 : Naissance, à Constantine, en Algérie française, du compositeur et chanteur français Enrico MACIAS sous le nom de Gaston Ghrenassia. Il est le fils de Sylvain qui était violoniste dans l’orchestre de Raymond Leyris dit Cheikh Raymond qui deviendra par la suite le beau-père d’Enrico Macias. Né dans un milieu musical juif algérien, Gaston est initié à la guitare par son cousin Jean-Pierre et des amis gitans qui le surnomment très vite Enrico. Après des études sans histoires, Gaston se destine à l’enseignement et est instituteur. Il ne preste toutefois pas longtemps puisque, très vite, il préfère pratiquer la musique dans l’orchestre de Cheikh Raymond. Mais, en juin 1961, ce dernier est assassiné et cela pousse la famille Ghrenassia à quitter l’Algérie pour la France et Argenteuil. En Méditerranée, sur le bateau qui l’amène en France, Gaston compose et écrit la chanson « J’ai quitté mon pays ». Une fois à Paris, l’homme ne revient pas à l’enseignement et il effectue divers petits boulots en espérant pouvoir, un jour, vivre de la musique et, de préférence, de sa musique. Il décroche ainsi quelques petits contrats dans des cabarets parisiens et finit par se faire remarquer pour assurer la première partie d’un concert de Gilbert Bécaud. Gaston Ghrenassia s’appelle désormais Enrico Macias: Enrico pour le prénom qui lui a été donné par ses amis gitans et Macias parce qu’une secrétaire de sa maison de disques a mal compris, au téléphone, le nom de Ghrenassia qu’elle a transformé en Macias. En 1962, l’Algérie est déclarée indépendante et des milliers de Français sont rapatriés dans leur pays d’origine. A la télévision française, l’émission d’actualités « Cinq colonnes à la une » fait appel au chanteur pour illustrer un reportage sur ces personnes forcées de revenir dans un pays où elles n’ont pas nécessairement vu le jour et qu’elles ne connaissent pas. Il y chante « Adieu mon pays » simplement accompagné à la guitare et il devient, en quelques instants, le symbole de l’exil des « Pieds-Noirs ». En 1963, il enregistre son premier 33-tours chez Pathé Marconi et les succès sont déjà nombreux comme « Enfants de tous pays ». Au fil du temps, le répertoire d’Enrico Macias va se révéler varié tout en privilégiant les textes où l’amour et la paix sont omniprésents. Il devient ainsi l’interprète de succès qui restent gravés dans l’histoire de la chanson française comme « Les gens du Nord », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Le mendiant de l’amour ». Mais il sait aussi donner une tournure plus légère à son répertoire avec des mélodies comme « Les millionaires du dimanche » ou « Les filles de mon pays ». Il se montre aussi parfois plus engagé dans ses textes en prônant la paix. C’est le cas dans la chanson « Un berger vient de tomber », écrite après l’assassinat du président égyptien Sadate au début des années 1980. Ou dans « La France de mon enfance » qui évoque l’Algérie française de ses premières années de vie et la condition des « Pieds Noirs » pas toujours reconnue à sa juste valeur. A la fin des années 1990, il se rend compte que ses chansons n’obtiennent plus le succès espéré et il se tourne vers ses origines en réalisant des enregistrements plus authentiques qui le font mieux connaître des spécialistes de la « musique du monde ». Perpétuant la tradition, il travaille aussi avec son fils et collabore avec des compositeurs et auteurs plus jeunes comme Art Mengo (« Oranges amères » en 2004). En 2012, pour satisfaire à la vogue du moment, Enrico réenregistre ses plus grands succès en duo avec ceux qu’il nomme ses amis. On y retrouve Cali, Carla Bruni, Mickaël Miro, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Dani et Corneille entre autres. Quatre ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons originales dont le titre générique est « Les Clefs ». En 2019, un nouvel album est en vente : il reprend toute une série de succès réenregistrés dans de nouvelles versions arrangées par le Al Orchestra.
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Anne Vanderlove en 1984 – Photo (c) Marthe Raillon

11 décembre 1943 : Naissance, à La Haye, de la chanteuse, auteure et compositrice néerlandaise Anne VANDERLOVE sous le nom d’Anna Van der Leeuw. Son père est artiste peintre et résistant néerlandais durant la seconde guerre mondiale. Il se fait arrêter et est déporté par les nazis à Buchenwald en Allemagne. Il survit à cette épreuve et rentre aux Pays-Bas alors que la mère d’Anna, d’origine bretonne, envoie sa fille chez ses parents qui vivent en France dans le Morbihan. Anna est donc élevée à Arradon, en Bretagne, où elle passe son enfance chez ses grands-parents maternels. Sa scolarité est tout à fait traditionnelle et correcte puis, à 20 ans, elle part pour Paris afin d’y entamer des études de philosophie. Mais c’est un diplôme d’institutrice qu’elle décroche finalement. Au moment où elle pense à se rendre à l’étranger pour se joindre à une mission humanitaire, elle est intriguée par quelques artistes poussant la chansonnette dans le métro et dans les rues. Elle pense qu’elle peut, elle aussi, composer des chansons et les interpréter sous le nom d’Anne Vanderlove. Du coup, en 1965, elle commence à proposer ses prestations Chez Georges, un établissement de Saint-Germain-des-Prés. Remarquée par un professionnel du disque, elle enregistre quelques-unes de ses compositions et, en 1967, elle connaît le succès avec la « Ballade en novembre ». A cette occasion, elle est récompensée par le Grand-Prix du Disque. Lors du soulèvement des étudiants et des mouvements de grève qui ont suivi en France en mai 1968, Anne Vanderlove chante dans les usines en grève et on la surnomme « la Joan Baez française ». Alors qu’elle connaît d’autres succès comme « Les petits cafés », elle ne s’entend plus avec les responsables de sa maison de disques et quitte le label. Après avoir participé à l’album « La mort d’Orion » de Gérard Manset en 1970, elle décide de produire elle-même ses disques. Deux ans plus tard, la chanteuse s’installe en Bretagne et produit donc quelques albums comme « La vie s’en va » (1981) qui reçoit l’Oscar de la chanson française. Des titres de ce disque-là et d’une dizaine d’autres sont repris sur une compilation en trois CD qui sort en 1987. Puis, Anne Vanderlove fait une pause avant d’enregistrer de nouveaux albums. Il y a « Bleus » (1997), « Silver » (1999), « Escales » (2000), « Femme de légende » (2003), « Rue Columbus » (2010) et « Pour toujours, nous serons Charlie » (2015). Très impliquée pour des causes humanitaires, sociales et environnementales, l’artiste a aussi collaboré, en 2000, au disque « Pour que tous les oiseaux vivent heureux » enregistré avec les enfants de l’école de La Rabine de Vannes et vendu au profit de l’association « Bretagne vivante » dont le but est de développer les actions de formation et d’éducation à l’environnement. En 2013, elle est nommée Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par la ministre de la Culture française Aurélie Filippetti. Le 30 juin 2019, Anne Vanderlove décède des suites d’un cancer auprès des siens dans la région du Finistère.
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Grégori Baquet en 2002

11 décembre 1970 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur, musicien, réalisateur et metteur en scène français Grégori BAQUET. Fils de l’acteur et violoncelliste Maurice Baquet, il suit les cours du lycée Molière à Paris. La fibre artistique prend ensuite le dessus et, à seize ans, il entame une carrière théâtrale en jouant, entre autres, aux côtés de Jacques Fabbri. En 1994, il est engagé pour jouer le rôle d’un jeune sportif dans la série télévisée « Extrême limite » dont il chante le générique. Cette nouvelle expérience dure un an. En 1995, il fait partie de la troupe de Roger Louret qui met en scène le spectacle musical « Les années twist ». Il poursuit son travail musical avec la troupe jusqu’en 1998 en étant encore à l’affiche des « Z’années zazous » et de « L’Arlésienne ». Simultanément, il est sollicité pour le tournage d’une autre série: « Une femme d’honneur » avec Corinne Touzet, entre 1996 et 1999. En 1997, il tourne aux côtés de Mireille Darc dans le film de Marion Sarraut: « L’ami de mon fils ». En 1998, il fait partie du spectacle « Les Insolistes » qui est présenté un an plus tard au Festival Off d’Avignon et qui, avec beaucoup d’humour et d’originalité, revisite les répertoires d’Offenbach, Scotto, Mireille et Nohain entre autres. En 2000, il est sélectionné pour rejoindre la troupe de la comédie musicale « Roméo et Juliette » de Gérard Presgurvic d’après William Shakespeare. Avec Philippe d’Avilla, Damien Sargue, Nuno Resende et Cécilia Cara, il va sillonner toute la francophonie jusqu’à la fin 2002. Il est alors l’un des trois interprètes, avec Sargue et d’Avilla, du « tube » « Les rois du monde » qui se vend à près de 1.500.000 exemplaires. En 2003, il participe au spectacle « Tous en scène contre la sclérose ». Puis, il consacre la plus grande partie de son temps au théâtre et au cinéma. En 2009, il est à l’affiche de la nouvelle version de « Hair » mise en scène par Ned Grujic au Trianon de Paris. En 2011, il fait encore une apparition dans le milieu de la chanson en interprétant « Memory » en duo avec Renaud Hantson sur l’album de ce chanteur. Depuis, c’est le théâtre, les séries télé et un peu de cinéma qui constituent les activités majeures de Grégori Baquet.
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