30 NOVEMBRE

Marc Aryan en 1975

30 novembre 1985 : Décès, à Ohain en Belgique, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN. Il naît le 14 novembre 1926 à Valence, dans la Drôme en France, sous le vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ». Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive » en 1979. En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Philippe Luthers

30 novembre 2007 : Décès, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Né le 28 juillet 1955, il s’adresse, dès le milieu des années 1970, à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman. Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct. Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche » avec les frères Taloche. Alors chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans.
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Bruno Coquatrix

30 novembre 2010 : la capitale française possède désormais sa rue Bruno Coquatrix. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l’a inaugurée en présence de Popeck, Charles Aznavour et Salvatore Adamo. Ces 2 derniers artistes ont très souvent fréquenté les planches de l’Olympia, le célèbre music-hall dirigé par Bruno Coquatrix entre 1954 et 1979. Cette rue est bien évidemment située à proximité de la salle de spectacles du Boulevard des Capucines. Décédé en avril 1979, Bruno Coquatrix a d’abord été révélé comme auteur-compositeur à succès. Il a ensuite été producteur et directeur d’un label, les disques Versailles, avant de prendre la direction de Bobino, puis de l’Olympia qui porte toujours le nom de son ancien propriétaire.

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5 AOUT

Bruno COQUATRIX

5 août 1910 : Naissance, à Ronchin dans le Nord de la France, de Bruno COQUATRIX, auteur, compositeur, directeur de l’Olympia de Paris et maire de Cabourg (F) de 1971 à 1979. Bruno Coquatrix a d’abord écrit plus de 300 chansons, dont « Clopin-clopant » pour Pierre Dudan en 1947.

Il compose aussi quelques opérettes entre 1946 et 1950 et il devient l’imprésario de Jacques Pills et de Lucienne Boyer. Après avoir dirigé le music-hall Bobino à Paris, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia située sur le boulevard parisien des Capucines. Tous les grands noms de la chanson vont y être engagés: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy ou Yves Montand. Décédé le 1er avril 1979, Bruno Coquatrix a été inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. Le 30 novembre 2010, une rue de Paris lui a été dédiée à proximité de l’Olympia.

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5 août 1948 : Naissance, à Shawinigan, de la chanteuse, actrice, réalisatrice, scénariste et productrice québécoise Carole LAURE, Carole Champagne de son vrai nom. Elle obtient ses premiers rôles d’actrice au début des années 1970. Sa rencontre avec Lewis Furey l’oriente vers le cinéma musical puis vers la musique, la chanson, la danse et le spectacle musical. Depuis 1977, elle enregistre ainsi des disques qui sont commercialisés au Canada comme en Europe. Elle s’est produite de nombreuses fois dans des music-halls parisiens comme l’Olympia, le Bataclan, le Théâtre de la Porte St-Martin ou le Théâtre Dejazet. Elle a aussi participé à des tournées internationales qui l’ont emmené jusqu’au Japon et aux Etats-Unis. Elle a enregistré plusieurs albums contenant quelques chansons interprétées en français. Son plus grand succès dans la langue de Molière reste sans doute « Danse avant de tomber » en 1990.
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1er AVRIL

 

Marcel Amont en 2010

1er avril 1929 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur et fantaisiste français Marcel AMONT, de son vrai nom Marcel Miramon. Alors qu’il se prépare pour des études de professeur d’éducation physique, il chante dans les bals de la région et il apprend aussi le saxophone. A 22 ans, il « monte » à Paris, décidé à se tourner vers l’artistique plutôt que vers la gymnastique. De passage dans les cabarets de la « ville lumière », il est d’abord boudé par le public mais il se fait remarquer par les professionnels. Et, en 1956, il est engagé pour chanter en première partie de la grande Edith Piaf. Le succès public est cette fois au rendez-vous et il se voit obligé de sortir un premier disque. Celui-ci est enregistré en public et il est d’emblée récompensé par le Prix de l’Académie Charles Cros. En 1962, tout auréolé de la popularité de son disque le plus récent où il interprète, notamment, des chansons de Claude Nougaro, Marcel Amont se retrouve sur la scène de Bobino à Paris en vedette. Désormais, le répertoire du chanteur va régulièrement osciller entre chansons drôles et mélodies douces: « Le Mexicain » et « Bleu blanc blond » par exemple.

Après avoir laissé passer la vague des « yé-yés », Amont revient au premier plan du show business français au début des années 1970 en s’entourant des auteurs et compositeurs qui font alors les succès de Michel Delpech: Roland Vincent, Jean-Michel Rivat et Frank Thomas. Et il connaît ainsi un nouveau « tube »: « L’amour ça fait passer le temps » en 1971. Ce retour gagnant lui vaut de nouveaux spectacles à l’Olympia de Paris et, aussi, d’enregistrer quelques autres grands succès comme « C’est aujourd’hui dimanche » (1971), « Y’a toujours un peintre » (1973), « Le chapeau de Mireille » (de Brassens en 1975), « La musique est de retour » (1976) ou « Les chansons d’Italie » (1977). En 1974, une émission de la télé française lui est consacrée: « ToutankhAmont ». Et il participe à de nombreux shows télévisés de Guy Lux et des Carpentier. Dans les années 1980 et 1990, même s’il continue à enregistrer des 45 tours, il écrit aussi des livres sur la chanson. Au début des années 2000, un double CD de compilation publié par Universal permet de retrouver les succès de sa carrière dans leur version originale. Fièrement, Marcel Amont sort enfin un nouvel album en 2006: « Décalage horaire ». Peu après, il participe à de nombreuses reprises aux tournées « Age tendre et tête de bois ». En 2010, il figure sur « Les larmes de crocodile », l’album pour enfants d’Emma Daumas. Il lui écrit plusieurs textes et interprète un duo avec la chanteuse. Quelques musiques sont signées par son fils Mathias Miramon. Deux ans plus tard, il publie un livre de souvenirs: « Il a neigé ». Et il effectue un nouveau retour sur scène à l’Alhambra de Paris le 25 novembre 2012 pour fêter ses 60 ans de carrière. En 2014, Marcel Amont fait une apparition courte mais très remarquée dans la série télévisée française « Le sang de la vigne » aux côtés de Pierre Arditi au cours de l’épisode « Chaos dans le vin noir ». En novembre 2016, l’infatigable artiste prévoit de repartir sur les scènes de France avec la tournée « Age tendre ».
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Fred Hidalgo

1er avril 1949 : Naissance, à Dreux, du journaliste et éditeur français passionné de chanson francophone Fred HIDALGO. En 1980, il crée le magazine mensuel « Paroles et Musique » qui, très vite, trouve sa place auprès des amateurs de chanson. Douze ans plus tard, cette première grande aventure dans la presse musicale se poursuit avec le magazine « Chorus » sous-titré « Les cahiers de la chanson ». Mais la carrière journalistique de Fred a commencé beaucoup plus tôt et dans d’autres secteurs. On peut même dire que le premier fait marquant pour lui fut sa rencontre avec Frédéric Dard après qu’il lui ait écrit à l’âge de seize ans. En effet, cette rencontre débouche alors sur la création d’un bulletin d’information intitulé « Le Petit San-Antonien ». En toute logique, Fred Hidalgo est diplômé en journalisme en 1971 et entame très vite sa carrière professionnelle à « L’Action Républicaine » de Dreux. Effectuant ensuite son service national à l’Agence Gabonaise de Presse pendant deux ans, il reste dans ce pays où il crée avec son épouse Mauricette le premier journal – d’abord hebdomadaire puis quotidien – du pays: « L’Union » en 1974. Cette expérience africaine va se poursuivre à Djibouti avec la refonte de l’hebdomadaire « Le Réveil de Djibouti » à la fin des années 1970. En 1980, il rentre en France et lance, toujours avec son épouse, un magazine consacré à la chanson francophone: « Paroles et Musique ». En 1982, Fred Hidalgo se voit nommé directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture français. Il est aussi membre de la Commission consultative nationale pour la chanson et les variétés présidée par Charles Trenet. Cette commission a pour but d’émettre des propositions visant à mieux rendre compte de la réalité de la chanson française dans l’audiovisuel. Elle doit aussi contribuer à la définition d’une politique nationale pour la chanson et les variétés. Fred reste le directeur-rédacteur en chef de « Paroles et Musique » jusqu’en avril 1990. Le magazine disparaît alors après un rapprochement avec « L’Événement du Jeudi ». Parallèlement à ces occupations, Fred Hidalgo publie des biographies et des livres sur la chanson française. Il dirige aussi la série « Poésie et chansons » chez Seghers. Fin septembre 1992, Mauricette et Fred donnent naissance à la revue trimestrielle « Chorus » sous-titrée « les cahiers de la chanson ». Ce magazine ne ressemble à aucun autre. Il est luxueux et coûteux certes mais il ne sort que tous les trois mois et peut se ranger dans une bibliothèque: c’est un véritable livre à part entière, la « bible » que tout passionné de chanson française se doit de posséder. Pendant près de 20 ans, « Chorus » va prendre une place qu’aucun autre magazine n’occupera jamais: celle d’un découvreur de talents et d’un supporter des valeurs les plus sûres de la vraie chanson française. Malheureusement, avec l’air du temps, internet, un certain désintérêt du public pour la chanson et l’avènement d’une certaine presse gratuite, les difficultés vont s’accroître au point d’avoir raison de « Chorus » durant l’été 2009. Tout le milieu de la chanson se mobilise alors pour essayer de sauver la cause mais rien n’y fait. Depuis, Fred Hidalgo a rebondi en exploitant la technologie nouvelle du blog sur le net. Son site [http://sicavouschante.over-blog.com] est une véritable mine de renseignements sur tout ce qui a touché et touche à la chanson francophone. Pour « honorer leur parcours, action et engagement au service de la Culture française », Fred et Mauricette Hidalgo ont été faits chevaliers dans l’Ordre National du Mérite et dans l’Ordre des Arts et des Lettres le 29 septembre 2010. C’est Jean-Michel Boris, directeur artistique de l’Olympia pendant plus de 40 ans, qui leur a remis leurs insignes de chevaliers au théâtre parisien des Trois Baudets: tout un symbole.
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Bruno Coquatrix

1er avril 1979 : Décès, à Paris, de Bruno COQUATRIX, auteur, compositeur, directeur de l’Olympia de Paris et maire de Cabourg (F) de 1971 à 1979. Né à Ronchin, dans le Nord de la France, le 5 août 1910, Bruno Coquatrix a d’abord écrit plus de 300 chansons, dont « Clopin-clopant » pour Pierre Dudan en 1947. Il compose aussi quelques opérettes entre 1946 et 1950 et il devient l’imprésario de Jacques Pills et Lucienne Boyer. Après avoir dirigé le music-hall Bobino à Paris, il prend, en 1954, la direction de la salle de l’Olympia située sur le boulevard parisien des Capucines. Tous les grands noms de la chanson vont y être engagés: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Dalida, Édith Piaf, Annie Cordy ou Yves Montand entre autres. Décédé le 1er avril 1979, Bruno Coquatrix a été inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. Le 30 novembre 2010, une rue de Paris lui a été dédiée à proximité de l’Olympia.
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1er avril 2009 : Le chanteur belge Philippe VANCLES sort un nouvel album intitulé « Kamikaze ». Il contient douze titres que l’on peut qualifier d’électro-pop en français dans la lignée, par exemple, du répertoire de Calogero.
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