9 FEVRIER

9 février 1945 : Naissance, à Bénouville en Normandie, du chanteur français Gérard LENORMAN. Né d’un père inconnu, soldat allemand, Gérard vit une grande partie de sa jeunesse en Auvergne chez sa grand-mère qui remplace une maman plutôt ingrate qui lui donne toutefois son vrai nom : Lenormand (avec un « d »). A douze ans, il écrit une chanson: « Le Vagabond ». A l’ombre des volcans auvergnats, il apprend le métier de tourneur et il découvre la musique par l’intermédiaire des bals du samedi soir, une véritable école d’endurance pour un chanteur. Une nuit, au retour de l’une de ces prestations, sa voiture quitte la route et Gérard se retrouve à l’hopital pour de longs mois de soins et de rééducation. Il en profite pour composer et écrire les chansons qui seront des succès bien plus tard.

En 1968, il rencontre Brigitte Bardot qui apprécie ses mélodies au point d’enregistrer l’une de celles-ci: « La fille de paille ». Il décide de s’installer à Paris. En 1969, Julien Clerc tient le rôle principal de la comédie musicale « Hair » à Paris. Mais ses disques commencent à bien se vendre et il doit abandonner le spectacle. C’est Lenorman qui est appelé à le remplacer en 1970 sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il enregistre un premier 33 tours avec « Le Vagabond » (déjà sorti en 45-tours en 1967) et « La fille de paille » mais aussi des chansons de « Hair ». Le succès est mitigé. Il change d’équipe et s’entoure d’un staff bien rodé qui travaille notamment avec Joe Dassin: Jean-Jacques Souplet est le directeur artistique et Bernard Estardy le preneur de son. Le chef d’orchestre et arrangeur musical se nomme Guy Mattéoni et travaillera plus tard avec Dave, Francis Cabrel et Céline Dion avant de composer « Nuit de folie » pour « Début de soirée » et de devenir, dans les années 2000-2010, le chef d’orchestre de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Le deuxième album de Gérard Lenorman, qui sort à la fin de l’année 1972, devient rapidement une compilation de ses premiers véritables succès: on y retrouve « Il », « De toi », « Le petit prince », « Les matins d’hiver », « Les jours heureux » et « La fête des fleurs ». La carrière de l’artiste est lancée. Elle se poursuit avec une multitude de « tubes »: « Si tu ne me laisses pas tomber », « Le magicien », « Quelque chose et moi », « Et moi je chante », « Le funambule », « La ballade des gens heureux », « Michèle », « Gentil dauphin triste », « Un ami », « L’enfant des cathédrales », « Lilas », « Dieu est amoureux », « Boulevard de l’océan », « Si j’étais président », « La petite valse », « Warum mein vater », etc.

En 1983, Lenorman enregistre « On a volé la rose » alors que François Mitterrand, le socialiste, est Président de la république française depuis deux ans. Certains programmateurs « frileux » n’osent pas diffuser cette chanson sur les ondes et, lentement, Gérard Lenorman se raréfie sur les antennes radiophoniques françaises. Depuis cette époque, le chanteur continue d’enregistrer des albums et participe au concours Eurovision de la chanson en 1988, à Dublin, avec « Chanteur de charme ». Il poursuit également ses concerts aux quatre coins de la francophonie. Une bonne chose car c’est assurément sur scène que Lenorman a préservé sa dimension maximale. En 2011, l’artiste effectue un retour magistral en surfant sur la mode des albums de duos et en enregistrant un opus astucieusement intitulé « Duos de mes chansons ». Tout un répertoire du patrimoine de la chanson francophone est ainsi (re)découvert par toute une génération de jeunes artistes, comme Zaz et Grégoire, et un nouveau public qui vient remplir les salles de spectacles. Le disque reste en tête des ventes françaises pendant plusieurs semaines. Fin 2012, une version spécialement québécoise de cet album de duos est commercialisée au Canada. Au même moment, une nouvelle édition de « Duos de mes chansons » permet de redécouvrir « Soldats ne tirez pas » que Gérard partage avec Mikelangelo Loconte, « La petite valse » avec Elisa Tovati et « Gentil dauphin triste » avec Tale of Voices. Au début de l’année 2015, au cours d’une émission télévisée de France 3 « Du côté de chez Dave » où il apparaît au côté de Serge Lama, il dévoile une chanson d’un nouvel album à paraître où il a collaboré avec l’auteur de « Je suis malade ». Inversement, une chanson composée par Lenorman (« Hop tempo ») se trouve sur l’album de Serge Lama (« Où sont passés nos rêves ») qui est commercialisé à la fin 2016..
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29 JANVIER

Sacha DISTEL en 1985

29 janvier 1933 : Naissance, à Paris, de Sacha DISTEL, guitariste de jazz, compositeur et chanteur français d’origine russe par son père qui était un chimiste émigré en France. Par sa mère, Andrée Ventura, Sacha Distel est le neveu du musicien Ray Ventura. Il commence par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse, en 1963, la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. C’est son oncle, Ray Ventura, qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui seront déterminants pour son avenir: Henri Salvador par exemple. Sacha Distel est ainsi d’abord reconnu comme guitariste de jazz avant de se lancer dans la chanson à la fin des années 1950. Son premier succès est énorme: « Scoubidou » en 1959.

C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française et tout le monde se souvient des célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc. On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel enregistre un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Ce sont toutes des adaptations françaises de « tubes » étrangers signés Stevie Wonder, Burt Bacharach ou Smokie entre autres.

Le 28 avril 1985, le chanteur est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et reste handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. Il décède au Rayol-Canadel-sur-Mer (F) le 22 juillet 2004. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973. En janvier 2014, quelques mois avant le dixième anniversaire de la mort Sacha Distel, son fils Laurent annonce la sortie prochaine d’un autre coffret de DVD avec d’autres extraits d’émissions de télé.
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Roméo en 1975 (c) Christian Deville

29 janvier 1962 : Naissance du chanteur français ROMEO révélé très jeune, en 1973, grâce au succès de la chanson « Maman ». Roméo, de son vrai nom Georges Brize, est, à l’époque, le concurrent direct de Noam, autre enfant chanteur. Il est lancé par le producteur Claude Carrère mais sa carrière doit s’arrêter lorsque sa voix mue. Il serait aujourd’hui journaliste et a essayé de revenir à la chanson en se produisant au cours de galas nostalgiques. Les succès de Roméo, entre 1973 et 1975, avaient pour titres: « Maman », « Je veux être un homme », « Ton petit amoureux », la reprise de « Petit papa Noël » ou « Juste un petit baiser ». Une compilation de tous ces titres est sortie en CD dans les années 2000.

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Georges Van Parys

29 janvier 1971 : Décès, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS à l’âge de 68 ans. Né le 7 juin 1902 à Paris, il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys va s’orienter vers la musique de film et composer des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire et « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon. Mais d’autres mélodies viennent aussi étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.

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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Après que l’homme l’ait délaissé pour Birkin, BB n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film culte érotique: « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée par Francis Lai. Cela restera la seule incursion de l’artiste dans la chanson francophone. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

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Jean-Pierre Pasqualini

28 septembre 1958 : Naissance à Marseille du journaliste, animateur de télévision et animateur de radio français Jean-Pierre PASQUALINI. Après avoir passé son enfance et une partie de son adolescence à La Ciotat, il passe son baccalauréat en 1977 et suit des études supérieures de tourisme. Cela lui permet de réaliser de nombreux voyages comme accompagnateur, guide, interprète, animateur de clubs et de centre de vacances ou encore commercial pour des voyagistes et des chaînes d’hôtel. A l’occasion, il donne des cours dans des écoles de tourisme et de commerce à Marseille et à Paris. Il publie aussi quelques livres de référence dans le domaine et organise, notamment, le premier Salon Mondial du Tourisme et des Voyages à Paris. A côté du tourisme et des voyages, Jean-Pierre Pasqualini a aussi une autre passion: la chanson. Et, comme beaucoup d’autres passionnés, il se retrouve à animer des émissions sur une radio libre au début des années 1980. Il y a d’abord Radio Golfe d’Amour à La Ciotat, Aubagne FM et Radio Swing à Bandol. Ces activités-là l’amènent notamment à rencontrer la chanteuse Martine Cerdan qui, devenue productrice de télévision à FR3 Marseille Provence, lui permet de participer à l’émission « Tremplin » en 1984. En 1992 Jean-Pierre Pasqualini lance « Platine magazine » qui deviendra, en l’espace de 20 ans, une référence en matière de chanson et de variétés françaises. À la fin des années 1990, il devient rédacteur en chef de Music Musiques sur France 3 Île-de-France, une émission télévisée hebdomadaire de variétés du samedi après-midi animée par Karine Lemarchand. Par la la suite, il est l’auteur de la série des neuf prime-times télé hebdomadaires d’été sur Antenne 2 : « Le temps d’une chanson », présentés par Frédéric Mitterrand avec des interviews réalisées par Franz-Olivier Giesbert. En 2003, celui que l’on surnomme désormais JPP rejoint la chaîne télévisée française de variétés payante « Mélody ». Il en devient le directeur des programmes dix ans plus tard. Reconnu à part entière comme un spécialiste de la chanson de variétés française, Jean-Pierre Pasqualini parcourt la francophonie comme membre de divers jurys de concours mais aussi comme journaliste relatant l’actualité de divers festivals tels que les Francofolies. Il est également régulièrement appelé à témoigner dans divers programmes télévisés francophones et il a signé plusieurs livres sur la chanson ainsi que la réalisation de compilations et de coffrets en CD et DVD. Il a été à la base des premiers enregistrements de Vincent Niclo et de Rodrigue Janois, il fait partie du collège des Victoires de la Musique depuis 1996 et de l’Académie Charles-Cros depuis 2009. Victime de la dématérialisation des médias au profit d’internet et de la dématérialisation des supports audio au profit des téléchargements sur le web, le magazine Platine est obligé d’arrêter sa publication en juin 2017 après 25 ans d’existence. Et Jean-Pierre Pasqualini se consacre alors presque entièrement à la chaîne Mélody TV.

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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. L’enfance de cet artiste hors du commun, né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand, se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de 15 ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. c’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil. Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh e hein quoi » en 1966. En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006. La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane. Après 200 représentations de « L’Aspiratrice » en 2017, elle conçoit et prépare avec Jean-Luc Fafchamps un nouveau spectacle qu’elle propose à Paris en 2018 : « Bémol ».
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600.000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La légende de Michauo » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ». A la fin de l’année 2018, le disque suivant permet à Nolwenn Leroy de se faire plaisir et d’interpréter à sa façon treize titres francophones des années 1970-1980. Toutes ces chansons ont connu un certain succès. Et si certaines d’entre elles sont toujours présentes sur les ondes, fussent-elles nostalgiques, (« So far away from LA » de Peyrac ou « Je t’aimais je t’aime je t’aimerai » de Cabrel), d’autres ont franchement le mérite d’avoir été revisitées par la chanteuse (« On est comme on est » de Renaud Detressan, « Jolie Louise » de Daniel Lanois, « La Rue Madureira » de Nino Ferrer ou « Sacré Géranium » que l’artiste interprète en duo avec son créateur Dick Annegarn).
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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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17 JUIN

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

17 juin 1934 : Naissance, à Cherbourg, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level décède le 24 octobre 2015 à Rueil Malmaison.
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Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

17 juin 1936 : Naissance, à Paris, du compositeur français Gérard BOURGEOIS dont le vrai prénom est Robert. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Fabienne Thibeault en 1988 – Photo (c) Garcia Stills

17 juin 1952 : Naissance, à Montréal, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Fabienne THIBEAULT. Ayant très tôt envisagé de devenir chanteuse, c’est donc un peu logiquement qu’elle s’inscrit au Festival de la chanson de Granby au Québec. Elle y décroche la troisième place avant de revenir en 1974 pour remporter le concours. Elle se fait de plus en plus remarquer sur les scènes de Montréal et des environs grâce à sa voix très particulière et, en 1976, elle décroche un contrat phonographique avec la firme Kébec-Disques. Elle enregistre trois albums en l’espace de quelques mois et ils vont tous récolter un grand succès au Québec. L’auteur québécois Luc Plamondon la remarque et pense que ses qualités vocales peuvent lui permettre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’opéra-rock qu’il est en train d’écrire sur la musique du Français Michel Berger: « Starmania ». Fabienne Thibeault accepte et cela la fait immédiatement connaître en France car le spectacle est un immense succès pour ses chansons diffusées en radio: « Le Monde est stone », « Un garçon pas comme les autres (Ziggy) » et « Les Uns contre les autres ».

Une fois l’aventure de « Starmania » terminée, Fabienne Thibeault parvient à connaître des succès personnels qui vont l’installer durablement dans le paysage de la chanson francophone: « Secrétaire de star », « Je voudrais faire cette chanson » et « J’irai jamais sur ton island ». Elle enregistre aussi quelques grands standards de la chanson française qu’elle va chercher dans les répertoires de Jacques Brel, Mouloudji ou Charles Trenet. En 1985, elle décide de s’installer en France. Elle connaît ainsi de nouveau un grand succès en interprétant, en duo avec Richard Cocciante, « Question de feeling ». Et, en 1987, son « tube » a pour titre « Chaleur humaine ». Les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse qui se partage à nouveau entre son Québec natal et l’Europe. Avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, elle propose alors des spectacles et des disques racontant l’histoire de certaines régions de France. Elle consacre aussi une grande partie de son temps à s’intéresser à la vie rurale et agricole française. Ces activités lui ont inspiré une comédie musicale qui a pour titre « Notre terre » et qui tient en huit albums. En 2009, elle participe à la saison 4 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, elle fait partie, aux côtés de Renaud Hantson, Nathalie Lermitte, Damien Sargue, Cécilia Cara, Nuno Resende, Lââm et Mikelangelo Loconte notamment, des artistes qui enregistrent la chanson « Un faux départ » pour le collectif « Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés ». En avril 2019, le label discographique québécois Propagande décide de commercialiser en CD les onze albums vinyles enregistrés par la chanteuse entre 1977 et 1985.
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Marc Durant en 2013

17 juin 1957 : Naissance, à Haine-Saint-Paul, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone.

Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités. En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de trois titres sur lequel se trouve une reprise bilingue de Jacques Brel : « If you go away/Ne me quitte pas ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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LIO en 1986 – Photo (c) Rajik

17 juin 1962 : Naissance, à Mangualde au Portugal, de la chanteuse et actrice belge LIO. Vanda Maria Ribeiro est le vrai nom de cette fille d’officier portugais au service du président autoritaire Salazar dans les années 1960. Les parents de Vanda divorcent en 1968 et la petite fille suit sa maman qui émigre en Belgique, à Charleroi. Son adolescence va se dérouler à Bruxelles et, à 17 ans, elle envisage sérieusement de tenter l’aventure de la chanson sous le pseudonyme de Lio. C’est grâce au regretté musicien et animateur de radio belge Marc Moulin qu’elle enregistre un premier 45 tours qui va définitivement bouleverser sa vie: le « Banana Split » est un « tube » international. La carrière de Lio aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’intelligence de son producteur et sur l’opiniâtreté de la chanteuse. Elle enchaîne ainsi les hits: « Amoureux solitaires », « Sage comme une image », « Plus je t’embrasse » et « Zip-a-doo wah ». Sa rencontre avec Alain Chamfort va encore enrichir un peu plus son répertoire de « lolita »: sur l’album « Pop Model » de 1986, elle assure sa popularité avec « Les brunes comptent pas pour des prunes », « Fallait pas commencer » et « Je casse tout ce que je touche ».

La décennie suivante voit le succès public s’estomper au niveau de la chanson où ellle s’oriente vers des choix de plus en plus personnels. Mais Lio, qui possède d’autres qualités artistiques, se tourne vers le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2001, elle crée un spectacle d’hommage aux chansons de Prévert qui lui permet de proposer des concerts dans toute la francophonie. En mars 2007, Lio rejoint les participants de la tournée nostalgique française « RFM Party 80 » et elle y participe durant quelques années. En 2007, elle est membre du jury de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Deux ans plus tard, elle enregistre un nouvel album avec des musiciens belges et le groupe Phantom de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. A la fin de l’année 2011, elle fait partie du jury de la première édition du crochet télévisuel « The Voice Belgique » à la RTBF, chaîne de télé publique francophone. Et, deux ans plus tard, elle commercialise un single qui doit préfigurer un nouvel album: « Poupée pop ». En 2018, un nouvel album de Lio est disponible et il rend hommage au grand chanteur et compositeur brésilien Dorival Caymmi dix ans après son décès. L’opus a pour titre « Lio canta Caymmi ».
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22 MAI

Charles Aznavour en 1980 – Photo (c) Alain Marouani

22 mai 1924 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français Charles AZNAVOUR sous le vrai patronyme de Shahnourh Varinag Aznavourian. Avec un père, Micha, baryton tenant un restaurant arménien à Paris et une mère, Knar, comédienne, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et il songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser.

Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais » (1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi » (1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100.000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui à Mouriès, dans les Alpilles (sud de la France) durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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Guy Marchand en 1986 – Photo (c) Tony Frank

22 mai 1937 : Naissance, à Paris, du chanteur et comédien français Guy MARCHAND. Fils d’un ferrailleur, il passe une enfance et une adolescence parisiennes sans problèmes à Belleville. Il apprend à jouer de la clarinette et c’est de cet instrument qu’il joue dans des cabarets de Saint-Germain-des-Prés alors qu’il est encore adolescent. Lors de son service militaire, il quitte Paris et s’oriente vers une carrière sous les drapeaux. Il intègre ainsi la Légion étrangère dans la section des parachutistes. A ce titre, il participe à la guerre d’Algérie. De retour en France, il exerce divers métiers dont celui de conseiller parachutiste pour le tournage du film « Le jour le plus long » en 1962. Cette approche du monde du cinéma lui fait rencontrer des personnes qui vont l’aider à s’orienter vers la chanson tant il est vrai qu’il possède une voix de crooner. En 1965, il enregistre ainsi ce qui reste l’un de ses plus grands tubes: « La passionnata ».

Presque au même moment, il fait ses premiers pas au cinéma. Il s’y fait remarquer dans de nombreux seconds rôles (« Boulevard du rhum » avec Ventura et Bardot) avant d’incarner, pour la télévision, le personnage du détective Nestor Burma. Après le succès de « La passionnata » et malgré ses activités cinématographiques, Guy Marchand continue d’enregistrer des chansons dont certaines sont encore dans toutes les mémoires: « Plein les bottes, les bottines et les boots » (1973), « Moi je suis tango » (1975), « Hey Crooner » (1977), « Relax » (1978), et puis, surtout, la mythique chanson reprise dans le film « Le Père Noël est une ordure »: « Destinée » en 1982. Par la suite, Guy Marchand se laisse entraîner par sa passion pour le jazz et enregistre, à partir de la fin des années 1990, des albums avec cette connotation musicale. Et c’est dans cette même veine qu’il sort, en 2012, un opus intitulé « Chansons de ma jeunesse » où il adapte, façon Marchand, quelques grandes chansons françaises.
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Dominique Walter en 1968

22 mai 1942 : Naissance, à Paris, du chanteur français Dominique WALTER, né Dominique Gruère. Il est le fils de la chanteuse et productrice de télévision Michèle Arnaud et, de ce fait, il fréquente très tôt le milieu des artistes et des chanteurs. Sa maman est l’une des premières à découvrir Serge Gainsbourg, qui l’accompagne au piano, à la fin des années 1950. Et, du coup, quand il se lance dans la chanson en 1965, Dominique Walter est un des premiers interprètes masculins de Gainsbourg. Son plus gros tube reste d’ailleurs un titre de Gainsbourg en 1967: « Les petits boudins » qui sera repris avec succès par Robert Farel à la fin des années 1980.

A la même époque, il enregistre aussi une adaptation française de « Penny Lane » des Beatles. Quelques mois avant cette popularité, Dominique Walter représente la France au Concours Eurovision de la Chanson 1966 avec « Chez nous ». Ensuite, pendant un moment, il est aidé par Claude François qui l’engage dans son écurie « Flèche ». A partir des années 1970, il quitte la chanson pour ouvrir un restaurant à Paris. Ensuite, c’est à Palma de Majorque qu’il part vivre avec son épouse et leurs trois enfants. Sa fille, Clémence Arnaud, a été chroniqueuse dans l’une des émissions télévisées de Michel Drucker qui a travaillé, au début de sa carrière, avec sa grand-mère, la productrice Michèle Arnaud.
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Laurent Rossi en 1974

22 mai 1948 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur et producteur français Laurent ROSSI, fils du célèbre chanteur corse Tino Rossi. Comme pour tous les enfants de stars, il n’est pas facile pour le jeune Laurent de se faire un prénom dans le show-business français à l’ombre de son père. Pourtant, après quelques années de galère, à partir de 1968, date de la sortie de son premier disque, les choses s’améliorent en 1973 avec un premier succès: « Quelqu’un qui t’aime ».

A ce moment, il produit un groupe qui va signer le tube de l’été 1974 composé par Claude Morgan: le Bimbo Jet et « El Bimbo ». Mais cela ne l’empêche pas de connaître encore quelques bons succès en tant qu’interprète: « Jolie baby blue » (1974), « Notre histoire » (1974) et « L’amour est dans l’air » (reprise de « Love is in the air » de John Paul Young en 1978). Il enregistre quelques duos avec son père dont le plus connu est sans doute « Chantons la même chanson » en 1976. A la fin des années 1970, Laurent Rossi est victime d’un accident de la route qui lui laisse des cicatrices sur le visage. Il poursuit alors ses activités de producteur et, à la mort de son père en 1983, il gère la succession artistique de ce dernier. Il s’occupe ainsi notamment de la propriété du Scudo sur la route des Sanguinaires en Corse: une villa située dans une pinède au bord de mer qu’il transforme en une sorte de musée consacré à Tino Rossi. Le 20 août 2015, Laurent Rossi est retrouvé mort à son domicile parisien où il semble avoir été terrassé par une crise cardiaque. Laurent Rossi est inhumé dans le caveau familial du cimetière marin d’Ajaccio, sur la route des îles Sanguinaires, où reposent son père Tino, décédé en 1983 à 76 ans, et sa mère, l’actrice d’origine italienne Lilia Vetti décédée en 2003.
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22 mai 2003 : L’album de Jacques DUTRONC « Madame l’existence » fait son entrée en 20e position dans le classement des  meilleures ventes d’albums en Belgique francophone. La première place est alors occupée par l’opus de Florent PAGNY « Ailleurs land ».
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Pochette de l’album « Les beaux dégâts » de Francis Cabrel

22 mai 2004 : Alors que Michel SARDOU occupe la première position dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone avec « Du plaisir », d’autres artistes d’expression française entrent dans ce classement : il y a Carla BRUNI (avec « Quelqu’un m’a dit » 47e), GAROU (avec « Reviens » 28e) et Francis CABREL d’emblée 4e avec « Les Beaux Dégâts ».
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