DECEMBRE 2016

PASCAL OBISPO
BORDEAUX (F – 33 000), Patinoire Mériadeck, à 20 heures le jeudi 1er.
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NICOLAS MICHAUX
LIEGE (B – 4000), Reflektor, à 20 heures le jeudi 1er.
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PASCAL OBISPO
PAU (F – 64 000), Zénith, à 20 heures le vendredi 2.
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CHRISTOPHE MAE
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le vendredi 2.
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JOFROI
HUY (B – 4500), Galerie CaD, à 20 heures le vendredi 2.
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SERGE UTGE-ROYO
SERAING (B – 4100), Centre Culturel, à 20 heures le vendredi 2.
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MIOSSEC + BAPTISTE W HAMON
BOBIGNY (F – 93 000), Canal 93, à 20 h. 30 le vendredi 2.
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PASCAL OBISPO
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le samedi 3.
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ZAZ
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le samedi 3.
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JOFROI
SAINT-SERVAIS (B – 5002), Maison Champagne, à 20 heures le samedi 3.
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WILLIAM SHELLER
BINCHE (B – 7130), Théâtre Communal, à 20 heures le samedi 3.
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CHANTAL EDEN
AYWAILLE (B – 4920), Eglise Notre-Dame de Dieupart, à 20 h. 30 le samedi 3.
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COEUR DE PIRATE
NAMUR (B – 5000), Théâtre Royal, à 20 heures le dimanche 4.
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MAITRE GIMS
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le lundi 5.
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PASCAL OBISPO
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le mardi 6.
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STARS 80 – 10 ANS DEJA
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 8.
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PASCAL OBISPO
AMIENS (F – 80 000), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 8.
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ZAZIE
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le jeudi 8.
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CALI
BRUXELLES (B – 1200), Wolubilis, à 20 heures le jeudi 8.
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AGE TENDRE (LINDA DE SUZA + GERARD LENORMAN + SHEILA + MARCEL AMONT + ISABELLE AUBRET + HUGUES AUFRAY + PASCAL DANEL + CHRISTIAN DELAGRANGE, etc.)
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 15 heures et 20 heures le vendredi 9.
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STARS 80 – 10 ANS DEJA
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 9.
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MICHAËL GREGORIO
BRUXELLES (B – 1020), Palais 12, à 20 heures le vendredi 9.
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PASCAL OBISPO
CLERMONT-FERRAND (F – 63 800), Zénith, à 20 heures le vendredi 9.
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L.E.J
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 20 heures le vendredi 9.
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LES CHORISTES
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le vendredi 9.
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NICOLAS MICHAUX
QUAREGNON (B – 7300), Maison culturelle, à 20 heures le vendredi 9.
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CALI
SERAING (B – 4100), Centre Culturel, à 20 heures le vendredi 9.
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PASCAL OBISPO
LIMOGES (F – 87 100), Zénith, à 20 heures le samedi 10.
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MAITRE GIMS
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le samedi 10.
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ZAZIE
LIEGE (B – 4000), Forum, à 20 heures le samedi 10.
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THOMAS DUTRONC
NAMUR (B – 5000), Théâtre Royal, à 20 h. 30 le samedi 10.
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CALI
TOURNAI (B – 7500), Maison de la Culture, à 20 heures le dimanche 11.
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LISA LEBLANC + ROSIE VALLAND
LIEGE (B – 4000), Reflektor, à 20 heures le mardi 13.
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LISA LEBLANC + ROSIE VALLAND
BRUXELLES (B – 1210), Rotonde du Botanique, à 20 heures le mercredi 14.
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LES INNOCENTS + SACHA TOOROP
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le mercredi 14.
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STARS 80 – 10 ANS DEJA
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 15.
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LES INNOCENTS
BINCHE (B – 7130), Salle St-Ursmer, à 20 heures le jeudi 15.
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PASCAL OBISPO
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le jeudi 15.
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AMIR
BRUXELLES (B – 1000), La Madeleine, à 20 heures le vendredi 16.
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LES INNOCENTS + SACHA TOOROP
LOUVAIN-LA-NEUVE (B – 1348), Ferme du Biéreau, à 20 h. 30 le vendredi 16.
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CHANTAL GOYA
LYON (F – 69 003), Bourse du Travail, à 14 h. 30 le samedi 17.
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LARA FABIAN
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le samedi 17.
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LES INNOCENTS
MARCHE-EN-FAMENNE (B – 6900), Maison de la Culture, à 20 heures le samedi 17.
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PASCAL OBISPO
PARIS (F – 75 012), AccorHotels Arena Bercy, à 20 h. 30 le samedi 17.
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CHANTAL GOYA
LYON (F – 69 003), Bourse du Travail, à 14 h. 30 le dimanche 18.
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AGNES COLLET
PARIS (F – 75 020), Théâtre de Ménilmontant, à 15 h. 30 le dimanche 18.
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KENDJI GIRAC
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 17 heures le dimanche 18.
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LARA FABIAN
STRASBOURG (F – 67 082), Palais des Congrès, à 18 heures le dimanche 18.
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ZOE l’aspiratrice
BINCHE (B – 7130), Théâtre Communal, à 18 heures le dimanche 18.
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RENAUD
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le lundi 19.
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LAURENT VIEL
PARIS (F – 75 008), Théâtre des Maturins, à 21 heures le lundi 19.
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RENAUD
MARSEILLE (F – 13 004), Le Dôme, à 20 heures le mardi 20.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le mardi 20.
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RESISTE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le mercredi 21.
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DAMIEN SAEZ
PARIS (F – 75 011), Bataclan, à 20 heures le mercredi 21.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le mercredi 21.
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DAMIEN SAEZ
PARIS (F – 75 011), Bataclan, à 20 heures le jeudi 22.
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TOP 50 PARTEZ EN LIVE
BRUXELLES (B – 1190), Forest-National, à 20 heures le jeudi 22.
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RESISTE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le jeudi 22.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le jeudi 22.
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DAMIEN SAEZ
PARIS (F – 75 011), Bataclan, à 20 heures le vendredi 23.
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RESISTE
LILLE (F – 59 000), Zénith Arena, à 20 heures le vendredi 23.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le vendredi 23.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 16 et 19 heures le samedi 24.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 16 heures le dimanche 25.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le mardi 27.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le mercredi 28.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le jeudi 29.
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NICOLAS BACCHUS
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le jeudi 29.
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MONONC’ SERGE
MONTREAL (QC – H2X 2S6), Club Soda, à 20 h. 30 le vendredi 30.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 20 h. 45 le vendredi 30.
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NICOLAS BACCHUS
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le vendredi 30.
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CHANSON PLUS BIFLUOREE
PARIS (F – 75 009), Théâtre La Bruyère, à 16 heures et 20 h. 30 le samedi 31.
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ERIC TOULIS + LOU VOLT
AIX-EN-PROVENCE (F – 13 100), Théâtre, à 20 h. 30 le samedi 31.
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NICOLAS BACCHUS
TOULOUSE (F – 31 300), Le Bijou, à 21 h. 30 le samedi 31.
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Le duo Frero Delavega se séparera par un dernier concert à Bordeaux

frero-delavega-2016Même si leur séparation ne bouleversera pas le paysage de la bonne chanson francophone, le duo Fréro Delavega a décidé de mettre un terme à ses activités. C’est Florian Delavega qui désire prendre du recul après quelques années vécues d’une manière trop rapide. Mais cela n’empêchera pas son compère, Jérémy Frérot, de poursuivre son chemin musical seul. Quoi qu’il en soit, tout en n’étant que les interprètes d’un répertoire qui ne laissera pas des traces éternelles, les deux artistes interpellent par leur parcours et, surtout, par la médiatisation qu’ils ont d’abord cherchée avant d’en subir les conséquences parfois fâcheuses. Car, emporté par la frénésie d’un succès qui en demande toujours plus, notre duo n’a finalement fait que reproduire, chanson après chanson et album après album, le même type de mélodie débitée au mètre. Et on peut comprendre que pour l’un de ces deux musiciens, la vie artistique ne soit pas celle qu’il était sans doute en droit d’attendre. La décision de se séparer professionnellement est donc honnête et, sans doute, sincère. Même si elle est d’emblée assortie d’une grosse opération commerciale visant à vendre de nouveaux albums réunissant les chansons déjà connues et, aussi, à réaliser une dernière grande tournée où les salles de spectacles seront, à coup sûr, remplies au plus vite. Et bien entendu, déjà annoncé comme étant l’ultime retour aux sources de Fréro Delavega, leur tout dernier concert est prévu à Bordeaux, la ville dont ils sont originaires, le 10 juin 2017.
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11 FEVRIER

 

Pochette de l’album de 2009

11 février 1943 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur et interprète français Serge LAMA. Son papa, Georges Chauvier, est chanteur d’opérette et premier prix du conservatoire de Bordeaux. L’enfance se passe dans la cité bordelaise puis à Paris où son père décide de tenter sa chance au début des années 1950. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le paternel et le jeune Serge est bientôt contraint de suivre ses parents loin des feux de la rampe. Il finit par fuguer du domicile familial d’Issy-les-Moulineaux pour vivre de petits jobs. En 1962, il effectue son service militaire en Algérie. Il y écrit des chansons qui feront l’objet, plus tard, de ses premiers enregistrements. De retour à Paris, il passe quelques auditions et se retrouve, le jour de ses 21 ans, au cabaret « L’Ecluse » où il chante avant Barbara. Une idylle se noue entre Serge et la pianiste de Barbara: Liliane Benelli. La chanteuse Renée Lebas remarque l’artiste et l’aide à enregistrer un premier super 45 tours en 1964 qui reprend, entre autres, la chanson « A quinze ans ». Dans la foulée, il passe en lever de rideau de Brassens et de Barbara à Bobino. Le 21 novembre 1964, il effectue son premier passage à la télévision française dans l’émission « Jeunesse oblige ». Alors qu’il assure la première partie de la tournée d’été de Marcel Amont, Serge Lama est victime d’un grave accident de la route en Provence le 12 août 1965. Deux personnes sont retirées sans vie de la carcasse du véhicule écrasé contre un arbre. Il s’agit du conducteur Jean-Claude Ghrenassia, frère d’Enrico Macias, et de Liliane Benelli, la fiancée de Serge qui, lui, est hospitalisé très grièvement blessé. Le 7 décembre 1965, une soirée de soutien est organisée pour lui à l’Olympia. Les participants ont pour nom Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel. En mai 1966, alors que les séjours à l’hôpital se multiplient, il rencontre un jeune pianiste envoyé par Régine: Yves Gilbert. C’est lui qui compose bientôt la majeure partie des grands succès de Lama. Les enregistrements de disques reprennent pour Serge Lama: « Les ballons rouges » en 1967 ou encore « D’aventures en aventures » qui est un véritable succès en 1968.

Le chanteur convalescent reprend aussi le chemin de la scène: il y a celle de l’Ecluse, de l’Olympia (en première partie de Nana Mouskouri), d’une tournée avec Enrico Macias et de Bobino en lever de rideau de Georges Chelon. Ce n’est toutefois qu’en 1970, du 24 février au 16 mars, qu’il chante en vedette à Bobino. Il y interprète notamment « C’est toujours comme ça la première fois » et « Une île ». En avril 1972, Serge Lama se classe 10e pour la France au concours de l’Eurovision, à Dublin. Sa chanson est composée par Alice Dona et a pour titre « Un jardin sur la terre ». Avec cette musicienne, il va alors composer ce qui est sans doute son plus grand succès: « Je suis malade ». Cette chanson figure sur ce qu’on peut appeler un album mythique qui marque le début d’une longue carrière jalonnée de succès: « Chez moi », « Les petites femmes de Pigalle », « La vie lilas », « Mon ami mon maître », « L’Algérie », « Femmes femmes femmes », « Mon enfance m’appelle » ou « Souvenirs attention danger ». Le 23 septembre 1981, il devient le papa d’un petit Frédéric. En 1981 aussi, il réalise son rêve d’enfant: faire reconnaître son père comme un chanteur à part entière. Ils enregistrent ainsi ensemble l’album « Lama père et fils ». Un an plus tard, Serge Lama s’attaque à un projet extraordinaire: écrire avec Yves Gilbert une comédie musicale sur Napoléon. Le spectacle, précédé par l’album reprenant les chansons, reste à l’affiche du théâtre Marigny à Paris pendant près de deux ans. Avant l’une des représentations, l’artiste apprend le décès de son père dans un accident de voiture le 14 décembre 1984. Sa mère, gravement blessée, décède trois mois plus tard. La suite de la carrière de Serge Lama va prendre une tournure plus calme. Les albums vont se succéder mais les nouveaux artistes apparus dans les années 1980 effacent un peu ceux issus de la génération précédente. Serge Lama diversifie alors ses activités. En 1991, il joue au théâtre dans « La facture » de Françoise Dorin aux côtés d’Agnès Soral puis, en 1993, dans « Toâ » de Sacha Guitry. En novembre 1998, un orchestre symphonique est derrière lui sur la scène de l’Olympia de Paris. Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière en 2003, Serge se produit pour un concert unique à Bercy où le rejoignent de nombreux invités devant 12.000 spectateurs. La même année, bien avant les autres et la mode du genre, Serge enregistre un album de duos avec, notamment, Lara Fabian, Lynda Lemay et Anggun. L’opus intitulé « Pluri’elles » contient aussi un duo virtuel avec Dalida: « Je suis malade ». Quatre ans plus tard, le chanteur effectue une tournée de 200 dates seul en scène accompagné par Sergio Tomassi à l’accordéon multiple: « Accordéonissi’mots ». Le 18e album original de Serge Lama, « L’âge d’horizon », sort fin 2009. En 2012, l’artiste fait une pause pour subir une opération de la hanche. En décembre, il sort un double album: « La balade du poète ». Ce dernier reprend des anciennes chansons réorchestrées et trois titres inédits écrits à l’adolescence. Le 11 février 2013, Serge Lama fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia de Paris. Et, en septembre de la même année, il se produit aussi au Grand Rex à Paris pour un concert télévisé. Il entame alors une longue tournée anniversaire dans tous les pays de la francophonie. Au début de l’année 2015, on apprend, au cours de l’émission télévisée française dominicale « Du côté de chez Dave » sur France 3, qu’il vient d’écrire la totalité des textes d’un nouvel album à paraître de Gérard Lenorman. Mais, bien avant cet album qui tarde à sortir, c’est Serge Lama qui demande une musique à Lenorman (« Hop tempo ») pour un disque commercialisé à la fin 2016. Il faut dire que l’opus « Où sont passés nos rêves » réunit toute une série de compositions élaborées sur des textes de Lama par Adamo, Bénabar, Carla Bruni, Francis Cabrel ou encore Pascal Obispo qui, ayant les mêmes origines que Serge, lui fournit la superbe mélodie de « Bordeaux ».

Fin 2019, l’artiste déclare que l’état de ses jambes est, de plus en plus, une source de tracas et qu’il renonce désormais aux tournées de concerts très fatigantes. Selon ses propos, il fera encore bien quelques apparitions très épisodiques en province mais il se produira surtout à Paris.
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Edmond Lefèvre en 1982

11 février 1995 : Décès, à Mons, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Né à Chimay le 2 avril 1928, Edmond Lefèvre suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il a ainsi notamment tendu son micro à Johnny Hallyday, Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964) Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme radio de la RTBF sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va présenter des émissions, en soirée, aux titres divers comme « Chanson vole » (1982) ou « Escapades » par exemple. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi entre 14 et 16 heures, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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11 février 2002 : Le journaliste belge Eddy PRZYBYLSKI présente, à l’Os à Moëlle à Bruxelles, le livre qu’il vient de publier aux Editions du Roseau Vert sur « Brel à Bruxelles« . Il s’agit d’une façon originale de suivre les pas de l’auteur-compositeur-interprète Jacques BREL à travers les maisons où il a habité et les lieux qu’il a fréquentés dans la capitale belge.
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HANIN Roger - 45 tours des années 197011 février 2015 : Décès, à Paris, à la suite d’une détresse respiratoire, de l’acteur Roger HANIN. Né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française), il est le petit-fils d’un rabbin et le fils d’un fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait alors embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche un premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin endosse la peau du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971).

Mais il ne s’agit pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il apparaît en tant que chanteur-bagnard dans une émission télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. Il décède le 11 février 2015 à Paris et il est ensuite inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, il avait 88 ans. John William s’appelait réellement Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à l’âge de 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin. Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse toutefois pas insensible. En 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète alors « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Pour la petite histoire, ce « tube » monumental inspire même la maman de Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. La vidéo ci-dessous montre John William interprétant cette chanson au cours de l’émission télévisée française « Au coin du feu » présentée par Cora Vaucaire ici au côté du chanteur. Archive retrouvée et diffusée par Mélody TV.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour chanter dans les églises. En 1970, il se produit régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris.
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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.

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17 OCTOBRE

SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

17 octobre 1933 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Jeanine Deckers mieux connue sous le nom de SOEUR SOURIRE. Elle passe une jeunesse plutôt calme dans la pâtisserie de ses parents entre une mère autoritaire et un père soumis. Elle veut devenir professeur de dessin mais ça ne marche pas et, finalement, elle entre dans les ordres. Elle choisit celui des Dominicaines en 1959 et elle devient sœur Luc-Gabriel au couvent de Fichermont près de Waterloo. Elle y écrit des chansons qui font le bonheur de quelques-unes des pensionnaires du couvent. Sa chanson « Dominique » arrive aux oreilles avisées d’un producteur qui estime que, au-delà de la mélodie très intéressante, le personnage de cette soeur chantante pourrait être porteur comme l’avait été, quelques années plus tôt, celui du Père Duval en France. Ses supérieures acceptent de lui faire enregistrer un disque qui peut devenir une source de revenus intéressante pour le couvent et l’ordre des Dominicaines. Mais, sur le contrat signé avec la firme de disques Philips, il est bien précisé que ni son nom ni son image ne peuvent apparaître sur les pochettes des vinyles. Le nom de « Soeur Sourire » est choisi et devient la propriété de l’éditeur des disques ainsi que du couvent. Ce sont les mêmes signataires du contrat qui empochent les droits d’auteurs et les royalties normalement dévolus à l’auteur-compositeur et interprète. Par un concours de circonstances extraordinaire, la chanson connaît un succès mondial en 1963: en Europe, en Amérique, en Océanie et en Afrique du Sud. « Dominique » est une des rares chansons francophones à se classer en tête des ventes de disques aux Etats-Unis en décembre 1963.

Les Américains font une vedette de Soeur Sourire qu’ils baptisent « The Singing Nun ». La chanteuse entreprend alors une tournée mondiale contre l’avis de sa hiérarchie qui ne désire toujours pas que l’on dévoile son visage. Le contrat est rompu et, après mûre réflexion mais à contre-coeur, Soeur Sourire quitte les ordres. A partir de 1967, libérée de toute contrainte contractuelle, elle décide de se lancer dans une nouvelle carrière de chanteuse sous le pseudonyme de Luc Dominique. Elle enregistre alors des chansons très engagées dans lesquelles elle s’en prend aux mères, aux hommes qu’elle juge violents et dominateurs, à l’Église catholique romaine, au conservatisme et à la pilule contraceptive qu’elle magnifie. Ses disques ne se vendent que très peu et elle gagne sa vie en donnant des cours de guitare ou en travaillant avec les enfants autistes. En 1976, elle pense pouvoir faire un « come-back » aux Etats-Unis en profitant de sa notoriété passée mais il n’en est rien. En 1981, sur une idée du regretté Gilles Verlant, elle accepte de faire la promotion de la version remixée de son « tube » « Dominique ». Mais cela ne marche à nouveau pas et Jeanine Deckers va de plus en plus s’isoler du monde extérieur pour vivre avec son amie Annie Pécher. Le fisc belge lui réclame alors l’argent qu’elle aurait dû logiquement toucher de ses ventes de « Dominique ». Mais le contrat entre le couvent et la firme de disques mentionné par Jeanine Deckers n’émeut pas les contrôleurs des impôts qui font mine de ne pas comprendre. Finalement, les soeurs Dominicaines lui rendront la part d’argent qui lui revient mais il n’en sera rien de la part de la maison de disques qui a pourtant empoché une très grosse portion des revenus de « Dominique ». Les dettes et les intérêts de celles-ci se cumulent et Jeanine et sa compagne sombrent dans une sévère dépression où l’alcool et les médicaments constituent un cocktail très dangereux. Les deux femmes décident alors ensemble de mettre un terme à leur vie le 29 mars 1985. Leurs corps seront découverts le lendemain.
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François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

17 octobre 1944 : Naissance, à Paris, sous l’identité véritable d’Alain Roux, du chanteur, auteur-compositeur, poète,  musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER. Son père décède alors qu’Alain est âgé de deux ans. Après une scolarité basique qui se déroule sans trop de souci, il décide d’apprendre à jouer sur la guitare de son frère parti au service militaire. Il écrit d’emblée une vingtaine de chansons qu’il se décide à interpréter en duo avec son frère dès que ce dernier revient. On est en 1962, le duo s’appelle « Gouate & Mallat » et il développe le concept des « chansons flash ». Deux ans plus tard, Alain rencontre Georges Brassens à Paris au terme d’un spectacle présenté à Bobino. Brassens l’encourage à persévérer dans le domaine de la chanson. En 1967, il se retrouve au Club Med où, en tant qu’animateur, il chante tous les soirs. Un an plus tard, séduit lui aussi par l’artiste, Alain Barrière produit son premier disque qu’il enregistre sous le pseudonyme de François Corbier. En mai 1968, il chante dans les usines françaises en grève aux côtés de Maxime Le Forestier et Georges Moustaki. Après avoir effectué des premières parties de concerts pour Michel Sardou et Serge Lama, il rencontre, en 1970, l’homme de radio français et futur créateur des Francofolies Jean-Louis Foulquier. Il lui conseille l’humour satirique plutôt que la chanson et Corbier devient chansonnier. Il écume alors les cabarets parisiens du genre pendant une quinzaine d’années. En 1982, la directrice de l’Unité Jeunesse de la télé française Antenne 2, Jacqueline Joubert, le remarque dans un cabaret. Elle l’engage pour co-animer, avec Dorothée, les émissions « Récré A2 » destinées au jeune public. Au fil du temps, Corbier va devenir un personnage incontournable de l’émission où il improvise souvent des chansons à partir des mots communiqués par les enfants. Contre toute attente, en 1986, sa chanson « Le nez de Dorothée » va devenir un énorme tube et rester une chanson culte des années 1980 en France.

Entre 1987 et 1991, il est l’un des rôles-clé dans la sitcom « Pas de pitié pour les croissants » diffusée sur TF1 dans le « Club Dorothée ». Il y poursuit aussi sa carrière de chanteur pour enfants et sort plusieurs 45 tours jusqu’en 1995. A la fin de l’émission en 1997, il revient à la scène et à la chanson française plus traditionnelle de ses débuts et, quatre ans plus tard, dans cette veine, il sort l’opus « Carnet Mondain ». Il se remet alors à chanter dans des petits endroits où la chanson francophone est appréciée et cela marche. Il enchaîne aussi l’enregistrement de plusieurs albums qui ont pour titre « Toi, ma guitare et moi » (live en 2003), « Tout pour être heureux » où il chante notamment en duo avec Nicole Rieu (2005), « Presque parfait » (2009) et « François Corbier en concert » (2012). Entretemps, en 2010, il rejoint à deux reprises sa copine Dorothée lors de ses retours gagnants sur scène à l’Olympia et à Bercy: il y chante avec elle « Le nez de Dorothée ». Deux ans plus tard, François Corbier publie son autobiographie intitulée : « Vous étiez dans Dorothée ? Non à côté ». En novembre 2012, il sort un CD-live enregistré à Lyon et le 5 février 2015, il sort un nouvel album intitulé « Vieux lion » avec treize chansons inédites. Peu de temps après, l’artiste apprend qu’il est atteint d’un cancer et, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, François Corbier décède à l’hôpital d’Évreux. Il est inhumé au cimetière de Serez, dans l’Eure, où il vivait depuis trente ans.
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Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

17 octobre 2017 : Décès à Bois Le Roy, dans l’Eure (F), suite à une légère chute qui l’avait affaiblie, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX  à l’âge de 100 ans. Née le 1er mai 1917 à Bordeaux, elle était, en tant qu’actrice, l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de films. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs film pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, elle s’éteint de manière paisible dans son sommeil.
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3 SEPTEMBRE

Isabelle Mayereau dans les années 1980

3 septembre 1947 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteure, compositrice et interprète française Isabelle MAYEREAU. Née dans un milieu plutôt bourgeois, elle fabrique elle-même sa première guitare avec quelques bouts de bois et de la ficelle durant son enfance. Adolescente, elle apprend à jouer de cet instrument grâce à un professeur espagnol qui lui fait découvrir Paco Ibanez mais aussi Georges Brassens. Elle écrit et compose quelques chansons sans prétention. Car sa priorité va aux études de stylisme qu’elle a entreprises à 18 ans. Par la suite, elle pense que les chansons qu’elle compose pourraient profiter à des interprètes intéressés avant qu’on ne lui conseille de les chanter elle-même. A 30 ans, elle signe ainsi un premier contrat discographique et enregistre un 33 tours avec ses propres chansons. Ce premier opus attire un peu l’attention de certains programmateurs de radio et chroniqueurs musicaux, sans plus. En 1978, il lui est proposé de représenter la France avec la chanson « Tu m’écris » au Festival International de la Chanson Française de Spa (B). Elle y remporte le premier prix, ce qui lui permet de bénéficier d’une promotion importante sur les radios publiques de langue française (France, Belgique, Suisse, Canada) pour son deuxième album « Souffle en l’air ».

En 1979, Philippe Chatel lui demande de rejoindre les artistes qui vont enregistrer la première version sur disque de son conte musical « Emilie Jolie ». Elle y tient le rôle de la baleine de parapluie aux côtés de Georges Brassens, Henri Salvador, Robert Charlebois ou Sylvie Vartan. Avec d’excellentes chansons certes peu ou pas assez commerciales au goût de certains, Isabelle Mayereau ne va pas s’imposer par la suite comme une figure marquante de la chanson francophone malgré un univers doux et particulier. Jusqu’en 1987, elle enregistre encore cinq albums avant de faire une pause de dix ans pour revenir avec un huitième album intitulé « Juste une amertume » en 1997. Puis, elle attend encore douze ans pour l’opus suivant intitulé « Hors piste », un peu à l’image de ce qu’elle a toujours été. En 2010, Isabelle Mayereau est promue Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministre français de la Culture de l’époque Frédéric Mitterrand. Enfin, cadeau inespéré pour ses admirateurs de la première heure, ses neuf albums originaux sont réédités en CD dans un coffret intitulé « Parcours » en 2016.
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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin Agile » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950. Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg. Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970.

Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres. Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans. Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris. Il est alors incinéré au columbarium du cimetière du Père-Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.

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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.

Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ». Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017.
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85). Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara.
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14 JUILLET

DOROTHEE en 1989

14 juillet 1953 : Naissance, à Paris, de la chanteuse, actrice, productrice et animatrice de télévision française DOROTHEE. Sous le nom de Frédérique Hoschedé, elle naît dans le 16e arrondissement de la capitale française et passe son enfance à Bourg-la-Reine où elle suit des cours de danse et de piano. Son père est ingénieur et sa mère femme au foyer. A treize ans, en vacances en Grande-Bretagne, Frédérique découvre le rock and roll et les comédies musicales américaines et britanniques. Elle songe alors à travailler dans le milieu touristique et obtient, pour ce faire, une licence en anglais en 1972. Mais, entretemps, en 1971, elle joue un peu dans une troupe de théâtre amateur et elle se fait remarquer lors d’un concours par la productrice de télé française Jacqueline Joubert. C’est cette dernière qui lui propose, deux ans plus tard, d’être la partenaire d’une marionnette dans le programme télévisé des « Mercredis de la Jeunesse » sous le pseudonyme de Dorothée. En 1975, c’est dans « Les Visiteurs du mercredi » que Dorothée présente une rubrique qui ne dure pas plus de six mois. Après quelques mois de galère et divers petits boulots sans lendemain, elle revient à la télé française sur Antenne 2 où elle présente la liste des programmes de la journée et de la soirée entre 1977 et 1983. En 1978 cependant, Jacqueline Joubert la rappelle pour créer une nouvelle émission pour les enfants: « Récré A2 ».

C’est le début d’une nouvelle aventure que le succès va faire durer dix ans. Au début des années 1980, Dorothée apparaît au cinéma dans quelques films français à succès. Et, simultanément, elle accepte d’enregistrer un album qui a pour titre « Dorothée au pays des chansons ». Son répertoire est résolument orienté vers le jeune public et cela se confirme avec les 45 tours suivants: « Rox & Rouky » (1981), « Enfin Récré A2 » (1982), « La valise » (1982), « Hou la menteuse » (1983), « Les Schtroumpfs » (1983), « Allô allô Monsieur l’ordinateur » (1985), etc. Dorothée enchaîne donc ainsi tube sur tube. Dès le début, la chanteuse veut se produire sur scène et elle le fait déjà en avril 1981 à l’Olympia de Paris. Par la suite, elle sera à l’affiche de quelques comédies musicales créées autour de son personnage par Jean-Luc Azoulay: « Dorothée tambour battant » ou « On va faire du cinéma » par exemple. Entre 1981 et 1986, elle présente les émissions « Disney Dimanche » sur Antenne 2. Et, en mars 1985, elle lance le concept, nouveau en France, d’un talk show pour enfants en direct le matin: « Récré A2 Matin ». La même année, Dorothée reçoit la Victoire de la musique du meilleur album pour enfants pour « Les petits Ewoks ». L’année suivante, elle est sur la scène parisienne du Zénith pour 50 soirs d’affilée avant de partir en tournée en Belgique et en Suisse. En 1987, la chaîne de télé privée française TF1 lui propose de diriger l’unité des programmes jeunesse qui lance alors le « Club Dorothée »: un succès qui va durer dix ans. Elle anime et présente aussi de nombreux shows de soirée sur TF1: « Dorothée Show » (1987), « Le cadeau de Noël » (1991) ou encore « Dorothée Rock’n’Roll Show » (1993 et 1994). Elle y interprète des duos avec des stars comme Ray Charles, Henri Salvador ou Jerry Lee Lewis.

Sur scène, le « Dorothée World Tour 92 » reçoit un « Fauteuil d’or » pour ses 500.000 spectateurs et, jusqu’en 1996, 58 spectacles de Dorothée affichent complet à Bercy. La chanteuse va même jusqu’à se produire en Chine au début des années 1990. Et, en 1994, elle enregistre un album de country-rock aux Etats-Unis: « Nashville Tennessee ». A partir de ce moment, le succès de Dorothée va s’amoindrir. Au niveau discographique, les ventes d’albums vont drastiquement diminuer. Et puis, le 31 août 1997, TF1 se sépare de Dorothée et des productions AB pour la jeunesse. La chanteuse-animatrice se retire alors de la vie publique. Fin 2005 cependant, à l’invitation de Chantal Goya, Dorothée apparaît furtivement dans l’émission « Vivement Dimanche » de Michel Drucker sur France 2. Profitant de ce bref retour médiatique, le producteur Jean-Luc Azoulay décide de sortir un single avec un remix très tendance de « Hou la menteuse » qui se vend à 175.000 exemplaires. Suite à la sortie, en octobre 2007, du livre de Jacques Pessis intitulé « Les Années Dorothée », la chanteuse est cette fois l’invitée d’honneur de « Vivement Dimanche » qui récolte une audience de trois millions de téléspectateurs le 4 novembre 2007. L’artiste se lance alors dans de nouvelles aventures sur la TNT (télévision numérique terrestre) française. Début décembre 2009, elle annonce, dans un grand fracas médiatique, la sortie d’un nouvel album avec des chansons qu’elle compte présenter durant quatre soirs à l’Olympia en avril 2010. L’opus est commercialisé le 17 mars 2010 à la fois chez les disquaires et sur les plateformes de téléchargement. Deux extraits en assurent la promotion radiophonique: « On m’appelait Dorothée » et « Coup de tonnerre ». Le 18 décembre 2010, la chanteuse se produit pour un concert unique à Bercy qui fait l’objet d’un enregistrement pour un DVD qui est commercialisé un an plus tard. Elle fait aussi sporadiquement quelques apparitions à la présentation d’émissions de télévision. En 2014, un DVD intitulé « Dorothée: 30 ans de tubes, best of clips » est commercialisé et il contient de nombreux titres même inédits à l’époque des cassettes vidéo VHS. Au cours de l’été 2016, c’est un coffret de trois disques compacts qui est mis en vente: « Dorothée, l’essentiel » reprend 72 titres que la chanteuse a enregistrés entre 1980 et 2015.
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Luis Mariano en 1969 – Photo (c) Sam Lévin

14 juillet 1970 : Décès, à Paris, du ténor espagnol Luis MARIANO d’une hémorragie cérébrale. Né sous la vraie identité de Mariano Eusebio González y García le 13 août 1914, il est le fils d’un mécanicien. Très vite, le petit Mariano s’intéresse au chant et s’inscrit à l’Orphéon Donostiarra de San-Sébastian où, vu ses capacités vocales, il est le ténor soliste. En 1937, il rejoint le groupe vocal basque « Eresoinka » et chante un peu partout en Europe. La guerre civile qui fait alors rage en Espagne oblige la famille à se réfugier en France, à Bordeaux. Alors qu’il se tourne vers le dessin et qu’il s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, il entre également au conservatoire bordelais en 1939. Pour subvenir à ses besoins, Mariano se fait engager comme plongeur au « Caveau des Chartrons ». Alors qu’il nettoie la vaisselle en chantant, le chef d’orchestre du cabaret, le célèbre Fred Adison, remarque qu’il possède une voix exceptionnelle. Il lui demande de délaisser la cuisine pour venir sur scène où ses prestations enchantent le public. Avec une lettre de recommandation en poche, il part pour Paris en 1942 et s’y adresse au professeur de chant lyrique Miguel Fontecha, grand ténor basque. Un an plus tard, il passe une audition à l’opéra comique et, en attendant le verdict, il chante des chansons de variétés à la radio où il est de plus en plus apprécié. La même année, en 1943 toujours, il décroche un rôle dans le film « L’escalier sans fin » où il interprète, sous le nom de Luis Gonzales, une chanson signée Loulou Gasté: « Seul avec toi ». En 1944, Luis Gonzales devient Luis Mariano et, un an plus tard, il enregistre ses premiers disques où il grave les standards « Amor amor » et « Besame mucho ». En novembre, il se produit au Théâtre de Chaillot à Paris au même programme qu’Édith Piaf et Yves Montand. Il fait alors la connaissance du compositeur Francis Lopez et de l’auteur Raymond Vincy qui vont lui permettre d’être à l’affiche de leur première opérette à la fin 1945: « La Belle de Cadix ». Le succès est tel que le spectacle va être présenté pendant plus de cinq ans. Le disque de l’opérette se vend à plus de 1.250.000 exemplaires.

A partir de ce moment, Luis Mariano devient un chanteur très populaire qui ne va pas se cantonner à l’opérette même si cela restera toujours son « fond de commerce ». En 1951, il est à l’apogée de sa carrière lorsqu’il joue « Le chanteur de Mexico » dont le thème principal est devenu un « tube » intemporel. Le cinéma va alors s’intéresser à notre homme et il va figurer dans une bonne vingtaine de films. De ce fait, sa réputation va devenir internationale et il va chanter dans le monde entier, notamment à Mexico. En 1959, Luis Mariano se retrouve sur la scène de l’Olympia où il interprète les airs célèbres de ses opérettes mais aussi des chansons. Avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » au début des années 1960, le chanteur Mariano va s’effacer au profit de la star de l’opérette qui va poursuivre sa carrière pour un public bien spécifique. Il se trouve notamment ainsi à l’affiche de « Visa pour l’amour » avec Annie Cordy en 1961 et du « Prince de Madrid » en 1967. En décembre 1969, il crée « La Caravelle d’Or » au théâtre parisien du Châtelet. Mais, après quelques mois, il doit abandonner son rôle à cause d’une maladie qui semble être une hépatite. Le 14 juillet 1970, il finit par être emporté par une hémorragie cérébrale consécutive au mal qui le ronge. Il décède à 55 ans dans une chambre de l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris. Sa tombe se trouve à Arcangues, village qu’il a chanté, en pays basque.
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Léo Ferré en 1982 – Photo (c) Hubert Grooteclaes

14 juillet 1993 : Décès, à Castellina in Chianti (Toscane, Italie), de l’auteur, compositeur, interprète, pianiste et poète franco-monégasque Léo FERRE à l’âge de 76 ans. Né le 24 août 1916 à Monaco, il est le fils du directeur du personnel du Casino de Monte-Carlo et d’une couturière d’origine italienne. Vivement intéressé par la musique, il intègre la Maîtrise de la cathédrale de Monaco à l’âge de sept ans. Puis, son oncle, directeur du théâtre du Casino de Monte-Carlo lui permet d’assister à des dizaines de spectacles musicaux qui vont le marquer à jamais. Il est ensuite placé en internat en Italie jusqu’à l’âge de seize ans où il peaufine ses connaissances musicales. Il y découvre aussi, en cachette, la littérature des « poètes maudits ». Il revient ensuite à Monaco et se fait engager comme critique musical pour le journal « Le Petit Niçois ». Cela lui permet, entre autres, de rencontrer le compositeur Maurice Ravel. Il décroche son baccalauréat de philosophie au lycée monégasque. A 19 ans, il se retrouve à Paris où il suit des études de droit tout en apprenant le piano en solitaire. Il obtient un diplôme en sciences politiques et rentre à Monaco en 1939. Juste à temps pour être mobilisé dans l’infanterie pour la seconde guerre mondiale. Il parvient cependant à composer un Ave Maria pour le mariage de sa soeur en 1940. Et il s’empare des textes d’une amie pour les mettre en musique. C’est avec ces chansons qu’il se présente publiquement pour la première fois au Théâtre de Monaco sous le nom de Forlane en février 1941. En 1945, Léo Ferré est marié et s’occupe d’une ferme sur les hauteurs de Monte-Carlo. Il effectue aussi divers boulots à la radio monégasque et y rencontre un jour Edith Piaf qui lui conseille de tenter une carrière de chanteur à Paris. Un an plus tard, il s’installe dans la capitale française et chante pendant trois mois au cabaret « Le boeuf sur le toit ». Il fait alors la connaissance de Jean-Roger Caussimon et met en musique quelques-uns de ses textes. En 1947, il part effectuer une tournée à la Martinique mais, sans le sou, il n’en revient que six mois plus tard. Sa situation financière et psychologique est d’ailleurs très précaire et va le rester pendant des années au cours desquelles il chante dans tout ce que Paris compte comme petits lieux de chanson. En 1950, il témoigne de sa situation personnelle dans la chanson « La vie d’artiste ».

Suivant le conseil de Charles Trenet, il essaie d’écrire des chansons pour d’autres et ce sera le cas pour Edith Piaf ou les Frères Jacques par exemple mais aussi et surtout pour Catherine Sauvage qui va vraiment devenir une inconditionnelle de ses oeuvres. Il se sépare de son épouse et rencontre, en 1950, Madeleine Rabereau qui est très influente sur ses choix artistiques de l’époque. Léo Ferré signe alors un contrat phonographique avec « Le Chant du Monde » et, s’accompagnant lui-même au piano, il enregistre quatorze chansons dont certaines sont gravées sur des disques 78 tours. Cette année-là, il fait son unique apparition au cinéma dans un film britannique où il joue le rôle d’un pianiste. Parallèlement à ces activités, Léo Ferré anime aussi des émissions de radio sur « Paris Inter » depuis 1947 et, à cette occasion, il dirige pour la première fois un orchestre symphonique en 1951. Deux ans plus tard, l’artiste quitte « Le Chant du Monde » pour la maison de disques Odéon où il enregistre son premier 33 tours microsillon de 25 cm de diamètre. Le disque reprend sa chanson « Paris canaille » et « Le pont Mirabeau » de Guillaume Apollinaire. Catherine Sauvage enregistre à son tour « Paris Canaille » et en fait un succès qui permet enfin à Léo Ferré de respirer financièrement parlant. Au cours d’un tour de chant parisien à la fin de 1953, Léo rencontre le Prince Rainier de Monaco qui lui propose de créer « La Chanson du Mal-aimé » d’Appolinaire à l’Opéra de Monte-Carlo. Cela se fait le 29 avril 1954 et l’oeuvre sort sur un album en 1957. Disposant de plus de moyens, Ferré va enregistrer son deuxième album en 1954 mais, cette fois, il est accompagné par un grand orchestre qu’il dirige lui-même. Il connaît un succès croissant grâce à des chansons comme « Le piano du pauvre » et, conséquence directe de sa popularité, il se retrouve sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 1955, peut-être un peu trop tôt car le public ne suit pas. L’année suivante voit la sortie d’un troisième album de chansons avec « Pauvre Rutebeuf » qui va devenir un classique international repris par les plus grands artistes comme Nana Mouskouri bien plus tard. Ses deux albums suivants vont être consacrés aux poètes Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire. Et ces opus vont ranger Ferré dans le tiroir des chanteurs poètes musicalement exigeants. En janvier 1958, il passe en spectacle à Bobino et se présente au public parisien debout et détaché de son piano. Un nouvel album sort où se trouve le premier grand succès populaire de Léo Ferré: « Le temps du tango ». Son contrat discographique avec la firme Odéon vient à son terme en 1959 et, un an plus tard, l’artiste signe avec Eddie Barclay et s’adjoint la collaboration de l’orchestrateur Jean-Michel Defaye pour littéralement créer le son « Ferré » caractéristique de ses enregistrements des années 1960. Le premier album sorti sous le label de l’homme au cigare recèle quelques succès qui vont définitivement asseoir la carrière de Ferré: « Paname », « Jolie môme », « Comme à Ostende » et « Merde à Vauban ». Cet opus sera suivi en 1961 du mythique album composé de textes de Louis Aragon. A partir de ce moment, l’artiste va régulièrement se produire sur des grandes scènes parisiennes comme Bobino. C’est en 1961 aussi que Léo Ferré achète à un dresseur un chimpanzé qui répond au nom de Pépée ou plutôt qui devrait y répondre car l’animal est en fait peu discipliné et invivable. En 1968, l’animal est au centre de la discorde entre Léo et Madeleine qui reste seule avec Pépée une fois que Léo a quitté le domicile conjugal. Blessée, le chimpanzé ne se laisse pas approcher et Madeleine est contrainte de faire tuer la bête. Ce geste affecte terriblement Léo Ferré qui écrit alors la chanson « Pépée ». A ce moment, il se met à écrire des chansons qui critiquent la société bien pensante et également le pouvoir. En 1967, il flaire le changement en cours et s’adresse aux jeunes dans « Salut Beatnik ». En mai 1968, il chante à Paris, à la Mutualité, pour la Fédération anarchiste. Cela reste sa seule participation aux manifestations de l’époque. Il part vivre en Lozère puis en Ardèche avec une nouvelle compagne. En 1969, pour la première fois de sa carrière, Léo Ferré fait un carton avec un slow d’enfer: « C’est extra ». Les jeunes constituent alors une grande partie de son public et le chanteur va aller vers eux en expérimentant de nouvelles techniques d’interprétation qui ressemblent, bien avant l’heure, à du slam. Dans cette démarche, il côtoie des jeunes musiciens de rock anglo-saxons pour enregistrer des morceaux à New York mais, finalement, c’est vers le groupe français Zoo qu’il se tourne pour finaliser deux albums et effectuer une tournée. En 1970, un 45 tours est pressé avec une chanson refoulée du dernier album: « Avec le temps ». Contre toute attente cette chanson peu optimiste devient un succès énorme en très peu de temps et elle va traverser les frontières pour être reprise dans le monde entier par divers interprètes. La même année, Léo devient le papa de Mathieu dont il épouse la maman, Marie-Christine Diaz, en mars 1974. En 1972, Léo Ferré revient sur la scène de l’Olympia où il n’est plus apparu depuis 1955. Cela fait un moment que l’artiste est de plus en plus en désaccord avec son éditeur phonographique Barclay et, en 1974, c’est la rupture. Léo est alors contraint juridiquement au silence. Ses nouvelles chansons sont révélées au public par Pia Colombo qui les interprète à sa place. De la même manière, il enregistre en 1975 un album instrumental intitulé « Ferré muet dirige ». Quelques mois plus tard, son contrat lui est rendu par Barclay et il signe alors avec la maison CBS. A partir de 1976, ses disques sont presque toujours réalisés avec l’accompagnement de l’Orchestre symphonique de la radio télévision italienne publique, la RAI. Mais CBS trouve rapidement l’artiste trop peu rentable pour poursuivre l’aventure et, en 1979, la firme discographique le remercie. Ferré prend alors définitivement le parti de louer à ses frais les studios, les musiciens et les techniciens pour enregistrer des albums qu’il propose en distribution à différentes firmes de disques. En 1982, il participe au sixième Printemps de Bourges et, un an plus tard, il donne un concert au profit d’une radio alors menacée d’interdiction par l’état. Dans les années 1980, le public de ses concerts, qui durent parfois trois heures, se renouvelle constamment. Et, c’est en étant tout à fait fidèle à ses opinions qu’il inaugure le Théâtre Libertaire de Paris (TLP Dejazet) en y présentant un nouveau récital consacré aux poètes pendant six semaines en 1986. Un an plus tard, Léo Ferré part en tournée en France mais aussi en Allemagne, Italie, Belgique, Canada et Japon entre autres. Les Francofolies de La Rochelle organisent alors un spectacle « Fête à Léo » où interviennent notamment Jacques Higelin et Catherine Ribeiro. Et, toujours dans la même année 1987, il sort un double 33 tours: « On n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Après 1990, l’artiste conclut tous ses concerts par la chanson « Avec le temps » en disparaissant dans les coulisses. En mai 1992, il est l’invité d’honneur du festival « Alors, Chante ! » à Montauban (Tarn-et-Garonne, France). Il en profite pour assister à un maximum de spectacles et pour conseiller les jeunes artistes en découverte. A la fin de l’année 1992, l’artiste doit être hospitalisé et ne peut assumer ses nouveaux spectacles parisiens prévus au Grand Rex. Malade depuis des années, Léo Ferré s’affaiblit de plus en plus pour s’éteindre chez lui à 76 ans. Ses funérailles ont lieu à Monaco dans l’intimité.

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14 juillet 1996 : Alors qu’il traverse une époque plutôt creuse, Patrick JUVET se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival rock de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé de la manifestation, n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. Moins de succès donc pour Patrick Juvet à Dour que sur le plateau de télévision de l’émission d’Arthur sur TF1 où il est très apprécié par les invités de la soirée parmi lesquels on peut reconnaître Pascal Obispo (chevelu), Michèle Bernier, Michel Field, Vanessa Demouy, Richard Gotainer, Ophélie Winter, Dave et Mouss’Diouf. A voir ci-dessous.

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14 juillet 2000 : Dans le cadre du 33e Festival d’été de Québec et pour la fête nationale française deux chanteuses, l’une québécoise et l’autre belge, Fabiola TOUPIN et Jo LEMAIRE rendent hommage ensemble à Edith Piaf pour un spectacle présenté dans le Parc de la Francophonie.

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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou. De leur union naîtra, le 26 janvier 1947, le chanteur et comédien Michel SARDOU.

 

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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Michel Polnareff et William Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège. En 2019, Géry Lippman rend hommage à l’une de ses idoles en proposant un spectacle des chansons de Michel Polnareff le 23 juin à Malmedy (B) dans le cadre des fêtes de la musique.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux qui lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ».

Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré, réalisé avec l’aide, notamment, de Pierre et Charles Souchon, est intitulé « Regain » et est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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7 juillet 2001 : Le Dour Festival, en Belgique, accueille quelques artistes et groupes francophones ces samedi 7 et dimanche 8 juillet. Sont ainsi à l’affiche, entre autres, K2R RIDDIM, MASSILIA SOUND SYSTEM, ALPHA BLONDY, FONKY FAMILY, STARFLAM et DISIZ LA PESTE.
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4 JUILLET

Georgette Plana en 1978 – Photo (c) Vogue Pascal Carqueville

4 juillet 1917 : Naissance, à Agen (Sud-Ouest), de la chanteuse française Georgette PLANA. En 1967, alors qu’elle a 50 ans, Georgette Plana atteint les sommets des ventes de disques en France avec « Riquita ».

Il s’agit d’une chanson du répertoire francophone du début du 20e siècle reprise par l’artiste qui enregistre alors tout un 33 tours de classiques de la chanson réaliste française. Parmi ces chansons, il y a aussi « La femme aux bijoux », « Le dénicheur », « Du gris » ou « Les nocturnes ». C’est elle qui « déclenche », à l’époque, la mode des anciennes chansons remises au goût du jour. Des groupes comme les Sunlights enregistrent ainsi avec succès « Les roses blanches » et les Charlots reprennent, entre autres, « Sur la commode ». Quelques mois avant mai 1968, les jeunes artistes essaient ainsi de séduire encore parents et grands parents en leur proposant une nouvelle lecture des chansons de leur jeunesse. C’est à Bordeaux que Georgette Plana effectue ses premiers pas de danseuse de music-hall avant de rejoindre Paris en 1941. Elle chante à l’Alhambra de Paris avec Bourvil en 1942 et enregistre alors bon nombre de chansons avant de se retirer du show business à la fin des années 1940.

Elle mène alors une vie de famille tranquille et s’occupe de ses deux enfants. Mais la passion de la chanson refait surface quelque vingt ans plus tard lorsqu’elle enregistre, en 1967, le fameux album évoqué ci-dessus. Ses qualités vocales ne sont pas irréprochables mais elle possède ce grain de gouaille qui convient parfaitement au répertoire qu’elle interprète. Elle connaît ainsi encore le succès avec « La fille du bédouin », « La valse brune » ou « E Viva Espana » composée par le Belge Léo Caerts. Sur ses enregistrements, Georgette est parfois accompagnée par le célèbre accordéoniste français Aimable. En 1969, elle enregistre un duo avec Antoine: « Je t’offre un verre » et, cinq ans plus tard, elle est de la tournée française du podium d’Europe 1 aux côtés des Martin Circus. Le 10 mars 2013, à l’âge de 95 ans, Georgette Plana décède à L’Isle-Adam, au nord-ouest de Paris.
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André Claveau dans les années 1960 - Photo (c) Sam Lévin

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

4 juillet 2003 : Décès, à Agen, du chanteur français André CLAVEAU. Né le 17 décembre 1911 à Paris, il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Chez moi ». Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau multiplie ainsi les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur anime une émission de variétés sur Radio Paris. Cette activité-là lui vaudra d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « Marjolaine », « Deux petits chaussons », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë. Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle génération des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Comme actrice, elle est l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de longs métrages. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs films pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, suite à une légère chute qui l’a affaiblie, Danielle Darrieux s’endort définitivement, à l’âge de 100 ans, à son domicile de Bois Le Roy, dans l’Eure (F).
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Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

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Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

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Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès.

Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
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L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
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