28 FEVRIER

 

Olivier Despax au début des années 1960

28 février 1939 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur et musicien français Olivier DESPAX. Guitariste de talent, il est remarqué par Eddie Barclay qui lui propose de former un groupe: « Les Gamblers ». En septembre 1962, la formation enregistre un disque de madison, la danse à la mode avec le twist.

Les morceaux n’obtiennent aucun succès et Olivier entre alors dans l’orchestre de Claude François qui est en passe de devenir une vedette. En 1964, il joue aussi avec Franck Alamo. Puis, il s’oriente tout naturellement vers une carrière de chanteur de charme tout en décrochant quelques petits rôles au cinéma. Ses succès en tant que chanteur, de 1963 à 1970, ne seront toutefois pas légion. Olivier Despax est décédé le 10 avril 1974 à Villejuif des suites d’une longue maladie.
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Jeanne Mas en 1984 – Photo (c) Paul Bella

28 février 1958 : Naissance, à Alicante en Espagne, de la chanteuse française Jeanne MAS. A 18 ans, elle s’inscrit à l’Université de Paris-Nanterre pour apprendre l’espagnol et l’italien. Parallèlement à ces études, elle suit des cours de danse, de chant et de piano. Ayant tout plaqué l’année suivante pour partir en Italie, elle y monte un groupe punk et tourne dans des pubs pour la télé. Quelques disques sont enregistrés sans succès dans ce pays. De retour en France, c’est en 1984 que Jeanne Mas connaît la gloire grâce à sa chanson « Toute première fois ».

La chanteuse va ensuite enchaîner les tubes tout au long des années 1980: « Johnny Johnny », « Cœur en stéréo » réalisé par Daniel Balavoine et Andy Scott, « En rouge et noir » et « Sauvez-moi ». Jeune maman, Jeanne Mas revient, début 1989, avec un album plus engagé: « Les crises de l’âme ». L’opus se classe n°1 en France et permet à son interprète de devenir la première artiste féminine française à se produire à Bercy. Le disque suivant, « L’art des femmes », est un échec commercial en 1990. Un an plus tard, la première compilation des succès de la chanteuse est certifiée disque d’or. Puis en 1994 sort un single dance: « C’est pas normal ». Deux ans après, elle arbore un look nouveau avec des cheveux longs rouges et un album résolument rock peu apprécié du grand public. En 2000, un label indépendant lui permet de sortir l’album « Désir d’insolence ». Dans la foulée, elle remonte sur scène à l’Olympia de Paris le 22 mai 2001. Deux ans plus tard, sort « Les amants de Castille », un concept sur le thème du Cid de Corneille. 2004 et 2005 voient sortir des compilations de succès et des remixes de « Toute première fois » et « Johnny Johnny ». De 2006 à aujourd’hui, ce ne sont pas les enregistrements, pourtant nombreux, qui ont fait l’actualité de Jeanne Mas. Mais plutôt, pour elle aussi, sa participation à différents spectacles évoquant les années 1980 avec nostalgie. En mars 2017, l’artiste commercialise son seizième album intitulé « PH » dont le premier extrait a pour titre « Slash & moi ». Et huit mois plus tard, c’est un CD de cinq titres qu’elle propose à la vente sur internet. L’opus s’intitule « Autrement » et reprend la chanson de Gérard Blanc « Une autre histoire » ainsi que « Poupée Psychédélique » initialement interprétée par Thierry Hazard au début des années 1990. Un nouvel album intitulé « Love » est prévu pour mars 2020 et une tournée de concerts est ensuite prévue en France et en Belgique.
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René Simard en 1974

28 février 1961 : Naissance, à Chicoutimi au Québec, du chanteur canadien René SIMARD. A l’âge de neuf ans déjà, il gagne un concours de chant à la télévision de Québec. Dans la foulée de cette récompense, il enregistre un premier album qui connaît un grand succès avec des chansons comme « L’oiseau » ou « Santa Lucia ». En 1972, le jeune artiste remporte deux trophées au Gala des artistes québécois. Au Festival international de la chanson à Tokyo en 1974, René Simard remporte le premier prix d’interprétation. Il s’agit du trophée Frank Sinatra que lui remet le chanteur américain en mains propres. En décembre de la même année, il est à l’affiche de l’Olympia à Paris en première partie de Daniel Guichard. Il connaît alors un certain succès en Europe francophone en surfant sur la vague des très jeunes chanteurs que sont Noam ou Roméo. L’un de ses « tubes » a pour titre « Maman laisse-moi sortir ce soir ».

En 1976, il est choisi pour interpréter la chanson officielle des Jeux olympiques d’été. Sa carrière va ensuite être exclusivement tournée vers le Canada et les Etats-Unis. Ses spectacles seront d’ailleurs conçus « à l’américaine ». René Simard va aussi présenter des émissions télévisées et tâter du cinéma.
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Marianne Oswald

28 février 1985 : Décès, à Limeil-Brévannes dans le Val-de-Marne, de la chanteuse et actrice française Marianne OSWALD. Née le 9 janvier 1901 à Sarreguemines, elle est orpheline de ses parents juifs émigrés de Pologne à l’âge de seize ans. Et elle est placée dans un pensionnat de la ville allemande de Munich. Elle commence à chanter dans les cabarets du Berlin des années 1920. Elle quitte l’Allemagne pour Paris en 1931 à cause de la montée du nazisme. Inspirées d’un expressionnisme allemand très exotique, ses chansons se font remarquer en France. Elle enregistre des disques dès 1932. Puis elle se produit au « Boeuf sur le Toit » et dans d’autres établissements parisiens en vue. Après avoir interprété du Bertold Brecht et du Kurt Weill, une rencontre avec Jacques Prévert lui permet d’enregistrer des chansons avec des textes de ce dernier. Elle chante aussi du Cocteau. Sa carrière d’actrice est interrompue dans l’oeuf par la guerre. Elle part aux Etats-Unis de 1940 à 1946. A son retour, elle reprend le chemin des plateaux de cinéma jusqu’en 1958 où elle joue dans « Sans famille ». Par la suite, elle produit des émissions de télé pour les enfants. Quelques unes de ses chansons ont pour titre « En m’en foutant », « Sourabaya Johnny », « Le jeu de massacre », « Anna la bonne » ou « Les bruits de la nuit ».

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28 février 2007 : Le festival « Mars en chansons » de Charleroi (B) démarre avec le spectacle du Belge Christian GODART interprétant avec talent les oeuvres de Boby Lapointe. Jusqu’au 31 mars, une quantité impressionnante de concerts vont avoir lieu dans divers endroits de la ville la plus peuplée de Wallonie. Des artistes de toute la Francophonie vont y présenter leurs chansons: Joachim JANNIN (B), CLARIKA (F), VIS A VIES (F), Michèle BERNARD (F), Mary M. (B), KHABAN (F), DIMITRI (B), NERY (F), EVASION (F), Léonie LOB (F), Daphné D. (B), Pascale DELAGNES (B), ENTRE DEUX CAISSES (F), ERNO (B), JOFROI (B), Alexandre DESILETS (QC), MIMOSA (QC), ALCAZ (F), François VE (CH), K (CH), Nathalie RENAULT (AC), VISHTEN (AC), Gérald GENTY (F), Benoît DOREMUS (F), Renan LUCE (F), Alix LEONE (B), Marie CHERRIER (F), Catherine MAJOR (QC), Samir BARRIS (B), Yann PERREAU (QC), SAULE (B), Hughes MARECHAL (B), Véronique PESTEL (F), Ivan TIRTIAUX (B), Coline MALICE (B), Hervé LAPALUD (F), LE MONDE DE MANILLE (B), LUNDI 7 HEURES (B), Vincent DELBUSHAYE (B), ZOE (B), Joël FAVREAU (F) et Paule-Andrée CASSIDY (QC).
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Bashung : Pochette CD Bleu Pétrole 2008

28 février 2009 : Lors de la cérémonie de remise des Victoires de la Musique, Alain BASHUNG en décroche trois pour son album « Bleu Pétrole » sorti en 2008. Ses remerciements sonnent comme un adieu émouvant et courageux à son public: il est en effet en phase terminale d’un cancer du poumon qui le terrassera le 14 mars 2009.
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28 février 2013 : Décès du chanteur français Daniel DARC retrouvé mort à son domicile parisien. L’ex- chanteur du groupe Taxi Girl serait décédé à la suite de l’absorption d’alcool et de médicaments. Né le 20 mai 1959 à Paris, Darc est très influencé par le mouvement punk de la fin des années 1970 et c’est à cette époque qu’il devient le chanteur du groupe Taxi Girl entre 1978 et 1986. Le groupe n’enregistre cependant qu’un seul album et récolte un fameux succès avec « Cherchez le garçon ». Daniel entame ensuite une carrière de chanteur soliste et, avec l’aide de son complice Jacno, il enregistre un premier album intitulé « Sous influence divine » en 1987. Alors que sa popularité s’est étiolée dans les années 1990, Daniel Darc revient au premier plan en 2004 avec l’album « Crève Coeur ». Grâce à cet album, il reçoit, à 45 ans, une Victoire de la musique comme révélation de l’année. Fin 2011, il sort l’album « La Taille de mon âme » avec, notamment, le single « C’est moi le printemps ».
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20 JUIN

Anne Sylvestre en 2001

20 juin 1934 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française Anne SYLVESTRE. Cette auteure, compositrice et interprète née sous le nom d’Anne-Marie Beugras passe d’abord son enfance à proximité de sa ville natale. Puis, ses parents s’installent à Paris où elle suit des cours littéraires. Mais la chanson va bien vite l’intéresser: elle se produit à la fin des années 1950 au cabaret parisien de « La colombe » puis, entre autres, au théâtre des Trois Baudets. Forte du succès rencontré par ses chansons personnelles, elle les enregistre sur un 33 tours en 1959 et le titre « Mon mari est parti » passe souvent sur les radios françaises. Le disque lui permet d’obtenir le prix de l’Académie Charles-Cros en 1960.

La popularité d’Anne Sylvestre s’amplifie de jour en jour et, en 1962, elle se produit à deux reprises sur des scènes parisiennes: d’abord en première partie de Jean-Claude Pascal à Bobino et, ensuite, en lever de rideau de Gilbert Bécaud à l’Olympia. En octobre de cette année-là, Anne Sylvestre se lance dans l’écriture de chansonnettes destinées aux enfants: les Fabulettes. Le créneau des chanteurs pour jeune public est alors inexistant et, ce faisant, Anne Sylvestre s’aventure sur un chemin qui va mobiliser son attention pendant des années. Le premier album de ces Fabulettes sort en 1963 et est immédiatement couronné de succès. Elle enregistre des chansons pour enfants jusqu’en 1967. En 1969, elle interprète en duo avec Boby Lapointe une chanson qu’elle a écrite: « Depuis l’temps que j’l’attends mon prince charmant ». Le début des années 1970 est marqué par des changements de firmes de disques et la création de sa propre maison de production qui commercialise cinq albums entre 1975 et 1986. Reconnue comme une chanteuse « avec guitare et pied sur le tabouret », Anne Sylvestre délaisse son instrument de prédilection pour se produire sur scène entourée de musiciens en 1986. Un an plus tard, en compagnie de la chanteuse québécoise Pauline Julien, elle crée en Belgique le spectacle « Gémeaux Croisés » qui sera présenté notamment à Tournai avant de tourner en France et au Québec. Et puis, en 1989, elle joue à Paris dans le spectacle « La ballade de Calamity Jane » dont elle a écrit les chansons. Dans les années 1990, elle propose quelques concerts au Canada où le public attend sa venue depuis un moment. En 1998, elle fête ses 40 ans de chansons sur la scène de l’Olympia. Elle enregistre deux albums en 2000 et 2003 et un troisième pour ses 50 ans de chansons en 2007. En janvier 2011, elle est sur la scène du théâtre de l’Européen à Paris pendant quatre soirées. Elle y est accompagnée par Nathalie Miravette au piano. Un an plus tard, l’artiste, qui est toujours friande d’expériences musicales nouvelles avec la jeune génération, crée un nouveau spectacle avec Agnès Bihl. Le concept a pour titre « Carré de dames » et il mêle le répertoire des deux chanteuses accompagnées de leurs pianistes: Nathalie Miravette et Dorothée Daniel. En avril 2014, les organisateurs du Printemps de Bourges rendent hommage à la chanteuse bientôt octogénaire en l’invitant à se produire sur l’une des scènes du festival. Le 13 novembre 2015, l’artiste est horrifiée d’apprendre que son petit-fils Baptiste est parmi les 90 personnes décédées lors de la tuerie terroriste de la salle du Bataclan à Paris. En 2019, elle participe à l’album du jeune Gauvain Sers en chantant avec lui un duo intitulé « Y’a pas de retraite pour les artistes ».
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20 juin 1980 : L’auteur, compositeur et interprète belge Paul LOUKA se produit, dans le cadre du Festival d’été de Québec, au Petit Théâtre du Champlain à Québec. Il y propose le spectacle intitulé « Avec ou sans veston » qu’il a créé en Belgique, à Liège, au théâtre du Nouveau Gymnase, en février 1980.

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20 juin 1984 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète franco-israélien AMIR sous le nom complet de Laurent Amir Khlifa Khedider Haddad. Né d’un père d’origine tunisienne et d’une mère marocaine juive, il vit sa prime enfance à Sarcelles avant de partir vivre en Israël à l’âge de huit ans. Son parcours scolaire est tout à fait correct et il se destine à être dentiste lorsque sa passion pour la musique et la chanson le pousse à s’inscrire à un télé-crochet. La finale de ce concours télévisé israélien lui permet de se faire connaître comme chanteur en 2006. Tout en poursuivant ses études, il parvient à enregistrer un premier album en 2011 où il reprend notamment en hébreu les chansons « J’te l’dis quand même » de Patrick Bruel et « Désenchantée » de Mylène Farmer. Amir décide alors de revenir en France et d’y tenter sa chance en tant qu’artiste. Pour ce faire, il participe au casting du télé-crochet « The Voice » sur la chaîne privée française TF1. Il est sélectionné et participe à l’émission dès janvier 2014. C’est Jenifer qu’il désigne comme coach vocal et il atteint la finale pour terminer à la troisième place derrière Kendji Girac et Maximilien Philippe. Il enregistre alors le duo « Le soleil de ma vie » avec Camille Lou qui figure sur l’album « Forever gentleman » à la rentrée de 2014. Fort de cette nouvelle et rapide popularité, Amir entre en studio pour préparer un premier opus personnel en français. Suivant l’exemple d’autres pays qui ont agi de cette manière, et avec brio, les années précédentes, Nathalie André, la directrice des divertissements de la chaîne de télévision publique France 2, décide d’envoyer un candidat de « The Voice » au concours Eurovision de la Chanson en 2016. Et son choix se porte sur Amir qui représente donc la France à Stockholm le 14 mai 2016 avec le titre « J’ai cherché ». Cette chanson figure sur le premier album du chanteur commercialisé fin avril 2016: « Au coeur de moi ». Amir se classe sixième au concours Eurovision 2016.

La carrière d’Amir semble bien démarrer et les récompenses s’accumulent déjà pour lui: meilleur artiste français aux MTV Europe Music Awards et révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards en novembre 2016. En 2017, l’artiste rejoint la troupe des Enfoirés pour son célèbre spectacle annuel. En octobre de cette année-là, Amir sort son deuxième album qui a pour titre « Addictions » et qui remporte un succès encore plus important que le premier. Fin 2018, l’opus « Addictions » est réédité avec quatorze nouveuax titres dont « Longtemps » et « Cinq minutes avec toi » sont des succès. Au sortir du confinement imposé par la propagation du coronavirus Covid-19 au début de l’année 2020, Amir présente le titre principal de son nouvel album, « La fête », le 12 juin 2020 au cours de l’émission télévisée de TF1 « La chanson de l’année » qui se déroule sans public dans la cour du Palais Royal à Paris.
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Mochélan en 2013 aux Francofolies de Spa (c) Passion Chanson

20 juin 2010 : La finale du concours musical « l’Envol des Cités » 2010 se tient au Théâtre Royal de Mons (B). Les seize artistes ou groupes participants ont invité un nombreux public à venir les rejoindre. A l’issue d’une tournée de sept concerts organisée d’avril à mai dans les grandes villes du Hainaut, quatre groupes ou artistes sont récompensés parmi lesquels le slammeur francophone Mochélan, de Charleroi, qui reçoit le Prix du Jury pour le titre « Notre ville ».

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FACIR20 juin 2013 : « Les états généreux de la musique » se tiennent à Bruxelles (B) à l’initiative de la FACIR, la Fédération des Auteurs, Compositeurs et Interprètes Réunis. Pendant toute une soirée, des dizaines d’artistes, chanteurs et musiciens, belges francophones échangent des idées concernant leur présent et, surtout, leur avenir artistique. Y assistent également des organisateurs de festivals, des programmateurs de spectacles, des producteurs de disques, des recruteurs de talents, des managers de labels, des diffuseurs, des journalistes, des administrateurs de la société des auteurs belges (SABAM), des personnes des médias, des responsables politiques et des directeurs de lieux culturels. Malgré les conclusions volontaristes de ce grand rassemblement inédit et malgré la volonté de présenter ces conclusions au monde politique juste avant les élections de législatives de mai 2014, les belles idées de la FACIR semblent ne pas avoir vraiment trouvé d’écho à ce jour dans une société où le pouvoir économique et l’argent ont plus de poids que le pouvoir des rêves et la culture.
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Céline Dion

20 juin 2016 : Premier concert de la chanteuse canadienne Céline DION en Europe après le décès de son mentor et mari René Angélil en janvier 2016. Elle le présente au Sportpaleis d’Anvers en Belgique où elle déclare: « Je ne peux m’empêcher de penser à René, il est là, avec nous. Je tiens à vous remercier pour tous vos mots, vos regards, vos sourires. Les enfants et moi, nous allons bien, alors tout va bien. Les larmes ont laissé la place aux sourires. Je suis là pour passer du temps avec vous, je n’ai pas l’intention de quitter la scène« . Le spectacle est le premier d’une tournée décidée avant le décès de René et qui prend l’allure d’un hommage à celui qui a découvert Céline Dion à l’âge de douze ans pour en faire une star mondiale aux quelque 240 millions d’albums vendus en 35 ans de carrière. A Anvers, Céline commence son show avec la chanson « Encore un soir » écrite par Jean-Jacques Goldman pour évoquer les derniers moments du couple. Puis elle enchaîne avec ses « tubes » éternels et quelques chansons d’un nouvel album à paraître d’ici quelques mois. Comme cette reprise de la chanson « Ordinaire » de Robert Charlebois ou d’autres titres signés pour elle par Serge Lama ou Francis Cabrel. Après Anvers, la star mondiale de la chanson s’arrêtera à Paris-Bercy pour neuf soirées avant de rejoindre son Québec natal.
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10 JUIN

PATACHOU en 1965

10 juin 1918 : Naissance, à Paris, sous le nom de Henriette Ragon, de la chanteuse et actrice française PATACHOU. Elle passe son enfance dans sa ville natale puis effectue divers boulots avant de reprendre un cabaret de Montmartre auquel elle donne le nom de Patachou. Particularité anecdotique de l’endroit: les hommes qui s’y présentent cravatés voient la patronne leur couper la cravate avec des ciseaux. La jeune femme profite de l’endroit pour y pousser la chansonnette et, très vite, les journalistes la rebaptisent Patachou. Elle accueille aussi des jeunes artistes dans son cabaret comme un certain Georges Brassens dont elle va interpréter des chansons comme « Le bricoleur » ou « La chasse aux papillons ». Elle enregistre même un duo avec lui: « Maman, papa ». Le succès de ses disques oblige rapidement Patachou à fouler d’autres planches que celles de son cabaret. Elle tourne en France, dans les pays francophones et puis dans le monde entier: à Londres, Stockholm, New York, Montréal, Tokyo et Hong Kong. Parallèlement à ses activités de chanteuse, Patachou oriente aussi sa carrière avec succès vers le cinéma et la télévision. Parmi les grands succès chantés par Patachou, on retiendra « La Complainte de la butte » (créée par Cora Vaucaire), « Bal chez Temporel » (de Guy Béart), « Jolie môme » (de Léo Ferré), « La bague à Jules », « Rue Saint Vincent », « Tire l’aiguille » et « À Saint-Lazare ».

Patachou était la mère de l’auteur, compositeur et interprète Pierre Billon qui a connu le succès dans les années 1970 (« La Creuse ») et qui a, notamment, écrit de nombreuses chansons pour Johnny Hallyday et Michel Sardou. Elle meurt le 30 avril 2015 à son domicile de Neuilly-sur-Seine, à l’âge de 96 ans. Elle est inhumée le 7 mai 2015 au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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10 juin 1942 : Naissance à Saïgon, en Indochine, de la chanteuse et actrice française Chantal GOYA sous le vrai nom de Chantal de Guerre. Elle passe son enfance à Remiremont dans les Vosges mais c’est à Paris qu’elle suit ses études secondaires avant de passer son bac dans un lycée français de Londres. De retour en France, elle se fait quelques amis comédiens et parvient à être engagée comme figurante en 1963 dans le film « Charade » de Stanley Donen. Cette année-là, elle épouse l’auteur-compositeur-interprète Jean-Jacques Debout qu’elle a rencontré quelques mois plus tôt. A l’époque, elle fait du mannequinat pour le magazine « Mademoiselle Age Tendre » que le créateur de « Salut les Copains », Daniel Fillipacchi, vient de lancer. De cette occupation à la chanson, il n’y a qu’un pas que Chantal va allègrement franchir avec l’aide de son mari. Elle enregistre un 45 tours totalement dans la lignée de l’époque yé-yé: « C’est bien Bernard le plus veinard » et « Une écharpe une rose ».

D’autres disques sortent encore dans les mois qui suivent puis Chantal est à nouveau appelée par le cinéma. Elle tient son premier véritable rôle dans « Masculin féminin » de Jean-Luc Godard en 1966. Ensuite, l’épouse de Jean-Jacques Debout va pouponner pendant quelques années et un peu oublier sa vie artistique propre. Jusqu’en 1972 lorsque le chanteur Guy Mardel lui propose d’enregistrer un duo qui va être un succès: « Prends une rose ». En 1975, elle participe amicalement à une émission de variétés réalisée par Maritie et Gilbert Carpentier. Ces derniers lui demandent de créer une chanson originale pour les besoins du show: Jean-Jacques Debout et Roger Dumas lui proposent « Adieu les jolis foulards ». La mélodie est plaisante et les réactions des téléspectateurs sont immédiates. Le lendemain, les disquaires sont pris d’assaut mais ils ne peuvent de suite assumer la demande car le disque n’est pas encore pressé. Dans les semaines qui suivent, la chanson se classe en tête des hit parade de France et de Belgique. Amusé par cette aventure, le couple la poursuit en se tournant vers la chanson s’adressant au jeune public: un créneau jusque là peu exploité sauf par Henri Dès ou, plus épisodiquement, par d’autres comme Anne Sylvestre. C’est ainsi que le personnage de Marie-Rose va être inventé. De nombreux spectacles sont alors mis en scène avec pour décor, notamment, une forêt magique ou un soulier qui vole. Mais, en 1985, au terme d’une émission de télé française présentée par Patrick Sabatier et intitulée « Le jeu de la vérité », le comportement de la chanteuse lui est reproché et son public se rétrécit comme une peau de chagrin. Ses disques ne se vendent plus, la médiatisation se raréfie et les spectacles ne sont plus aussi prestigieux. Chantal Goya s’accroche alors et poursuit sa carrière sans faille. En 2000, elle accepte de se produire dans une discothèque parisienne branchée. L’accueil est sensationnel et de nombreuses boîtes de nuit de province réclament l’artiste à l’invitation, notamment, de la communauté gay qui l’apprécie fortement. A sa grande surprise, Chantal Goya se découvre un nouveau public qui, souvent, se révèle être celui qui remplissait les salles de spectacles vingt ans plus tôt. C’est à ce moment aussi que le réalisateur français Gabriel Aghion lui propose de jouer son propre rôle dans le film « Absolument fabuleux ». Extrait de la bande originale du film, « Becassine is my cousine » est un succès des ventes. Remise en selle par cette nouvelle popularité, Chantal Goya reprend le chemin des studios d’enregistrement et des salles de concerts. Elle fête ses 30 ans de scène en 2009. Et, depuis, elle tourne régulièrement sur toutes les scènes francophones. Elle y interprète les grands succès de Marie-Rose: « Voulez-vous danser grand-mère », « Un lapin », « La poupée », « Bécassine », « C’est Guignol », « Monsieur le Chat Botté », « Mon Pinocchio », « Pandi-Panda », etc. En 2013, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, Chantal Goya leur permet d’acheter, à un prix très raisonnable, l’intégrale de ses chansons: soit 285 titres repris sur 21 CD. En 2015, elle revient avec un nouvel album relatant « Les Aventures fantastiques de Marie-Rose » qu’elle décline en un spectacle présenté au Théâtre de Paris d’octobre 2015 à janvier 2016.
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10 juin 2008 : Déjà atteint du cancer du poumon qui aura raison de lui le 14 mars 2009, Alain BASHUNG entame une série de concerts à l’Olympia de Paris.

 

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Ginette Garcin dans les années 1960

10 juin 2010 : Décès, à Nanterre, de l’actrice et chanteuse française Ginette GARCIN à l’âge de 82 ans. Ginette naît le 4 janvier 1928 à Marseille au sein d’une vieille famille gérant l’établissement des bains populaires du Petit Pavillon. Elle y chante régulièrement alors qu’elle est encore enfant et, à l’âge de 14 ans, elle franchit un pas important en se faisant engager dans une opérette qui est présentée au Variété Casino de Marseille avec Reda Caire. Deux ans après la Libération, Ginette est à Paris où elle se fait remarquer par Jacques Hélian qui la fait débuter comme chanteuse dans son orchestre de variétés. Elle y forme un duo avec Jean Marco entre 1947 et 1951, date à laquelle elle quitte la formation musicale. Elle travaille alors avec le compositeur Loulou Gasté et entame une carrière de comédienne à Rouen. Elle ne délaisse cependant pas la musique qui reste son activité principale puisqu’elle est l’une des premières interprètes à chanter Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle enregistre plusieurs titres sur disque dans les années 1960. Ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que Ginette Garcin va se tourner vers le théâtre, le cinéma et la télévision pour y jouer des pièces, y tourner des films et participer à des séries et des téléfilms. En 1990, elle écrit une pièce de théâtre intitulée « Le clan des veuves » qui va connaître un énorme succès et où elle est en scène aux côtés de Jackie Sardou pendant quatre ans. En 1995 toutefois, grâce au musicien belge Jean-Pierre Sarot, elle enregistre un dernier album où elle est la chanteuse d’un big band et où elle reprend les titres qui ont fait son succès avec Jacques Hélian à la fin des années 1940. Deux ans plus tard, l’artiste est à l’affiche d’une comédie musicale écrite par Michel Legrand et Didier Van Cauwelaert sur la base d’une oeuvre de Marcel Aymé : « Le Passe-muraille ». Jusqu’à sa mort en 2010, Ginette Garcin va presque totalement se consacrer au théâtre et reprendre, sans Jackie Sardou entre-temps disparue, « Le clan des veuves » en 2006 aux théâtre des Bouffes-Parisiens. Elle meurt à 82 ans des suites d’un cancer du sein le 10 juin 2010 dans un hôpital de Nanterre. Son corps est incinéré le 14 juin 2010 au crematorium du Mont Valérien à Paris.


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21 AVRIL

21 avril 1915 : Naissance, à Chihuahua au Mexique, de l’acteur américain Anthony QUINN. Après avoir obtenu de très nombreux petits rôles alimentaires dans des productions d’Hollywood, il ne trouve sa réelle place au cinéma qu’à partir de 1953 avec des films comme « Viva Zapata », « La Strada » de Fellini, « Lawrence d’Arabie » ou « Zorba le Grec ». Parallèlement à cette longue et importante carrière d’acteur, Anthony Quinn enregistre parfois des chansons, souvent en anglais, comme « I love you you love me » en 1967 ou « Life itself will let you know » en 1981. Et puis, en 1976, il interprète, en compagnie de l’actrice française Dominique Sanda et en français approximatif, « Nous deux c’est fini », une mélodie à la Barry White avec un texte de Boris Bergman.

Anthony Quinn est décédé à Boston aux Etats-Unis le 3 juin 2001.

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Pochette de l’album « Après » en 2012

21 avril 1947 : Naissance, à Muskegon, du chanteur américain Iggy POP. Fondateur du groupe « The Stooges », Iggy Pop est surnommé « l’iguane » car il a traversé toutes les modes des années 1960 à aujourd’hui en surfant sur les vagues du rock, de la pop, du punk et de la grunge music. Si Iggy Pop trouve sa place ici, c’est parce qu’il nourrit une certaine admiration pour des chansons françaises. Au point d’enregistrer « Les feuilles mortes » et « Je sais que tu sais » sur son album « Préliminaires » sorti en 2009. Et puis, en 2012, il est allé plus loin encore en enregistrant l’opus « Après » où il reprend, entre autres, Et si tu n’existais pas » de Joe Dassin, « La Javanaise » de Serge Gainsbourg, « La Vie en Rose » d’Édith Piaf, « Les Passantes » de Georges Brassens et « Syracuse » d’Henri Salvador.

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21 avril 2016 : les Coups de coeur de la chanson francophone sont remis par l’Académie Charles-Cros dans le cadre du festival « Printival Boby Lapointe » au Théâtre de Pézenas (F). La marraine des Coups de coeur Chanson francophone 2016 est désignée comme étant CLARIKA avec son album « De quoi faire battre mon coeur ». Et, justement, dans la catégorie des albums français, les lauréats sont : Arman MELIES (« Vertigone »), Baptiste W. HAMON (« L’insouciance »), Benoît DOREMUS (« En tachycardie »), Chloé LACAN (« Ménage à trois »), David SIRE (« Je est un nous »), HIPPOCAMPE FOU (« Céleste »), IMBERT IMBERT (« Viandes d’amour »), LUCE (« Chaud »), SAGES COMME DES SAUVAGES (« Largue la peau ») et Valérian RENAULT (« Laisse couler »). Enfin, parmi les artistes issus plus largement de la Francophonie, les vainqueurs sont LiA (Suisse) pour « Quand l’homme s’endort », Nicolas MICHAUX (Belgique) pour « A la vie, à la mort », Sarah TOUSSAINT-LEVEILLE (Québec) pour « La mort est un jardin sauvage » et Toma SIDIBE (Grand Sud) pour « Bal Poussière ».

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16 AVRIL

Charlie Chaplin en 1972 (c) DP

16 avril 1889 : Naissance, à Londres, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique  Charlie CHAPLIN. Il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark. Charlie Chaplin est décédé le 25 décembre 1977 à Corsier-sur-Vevey en Suisse.

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16 avril 1908 : Naissance, à Paris, du musicien, compositeur et chef d’orchestre Ray VENTURA. Alors qu’il est toujours étudiant, le jeune Raymond Ventura fonde un orchestre de jazz avec des copains de lycée. Très vite, il se rend compte qu’il existe, dans les pays anglo-saxons, des formations musicales qui proposent des chansons humoristiques qui s’apparentent à de véritables sketches lorsqu’elles sont jouées sur scène. Raymond Ventura rencontre alors d’autres jeunes passionnés de musique, de textes et d’humour: Paul Misraki, Loulou Gasté, Alix Combelle et Coco Aslan. Ils décident ensemble de constituer un groupe dont le nom leur colle à la peau: les Collégiens. Et, dès 1929, ils enregistrent un premier disque. Mais c’est sur scène que l’orchestre va prendre toute sa dimension en se produisant à de nombreuses reprises dans les music-halls parisiens des années 1930. En 1936, Ray Ventura et ses Collégiens connaissent un premier grand succès: « Tout va très bien Madame la Marquise ».

En 1941, la guerre battant son plein, Ventura se réfugie dans la France non occupée et il enregistre quelques disques en Suisse. Mais l’ambiance raciste de l’époque vis-à-vis de certains musiciens oblige la troupe à quitter la France pour l’Amérique du Sud où de nouvelles chansons sont gravées sur disques. Après la seconde guerre mondiale, l’orchestre est remanié et de jeunes musiciens enregistrent de nouveaux succès comme « La mi-août » en 1949. Le cinéma s’intéresse aussi aux Collégiens qui tournent quelques films musicaux. Les années 1950 sont plus difficiles pour les formations musicales de ce genre et Ray Ventura dissout le groupe pour se consacrer à l’édition musicale. A ce titre, il sera l’un des premiers à croire en Georges Brassens. D’anciens Collégiens vont tenter des carrières en solo: Henri Salvador et Henri Genès y parviendront fort bien. A la fin des années 1960, Ray Ventura se retire sur l’île espagnole de Palma de Majorque où il décède le 29 mars 1979 à l’âge de 70 ans. Sa dépouille repose dans le cimetière parisien des Batignolles. En 1993, son neveu, Sacha Distel, décide de reprendre, sur un album, les grands succès de Ray Ventura en s’entourant d’une bande de nouveaux Collégiens dont font partie des personnalités du show-business et de la télévision comme Sim, Salvatore Adamo, Jean-Pierre Foucault, Henri Salvador, Michel Legrand, Michel Drucker, Guy Marchand, Carlos, Philippe Lavil, Jacques Martin, Claude Brasseur, Jean Yanne, Darry Cowl, Michel Fugain, Paul Misraki, etc.
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USTINOV Peter - Pochette 45 t16 avril 1921 : Naissance, à Londres, du comédien, écrivain et metteur en scène britannique Peter USTINOV. Homme aux talents multiples parlant plusieurs langues, il portait un certain intérêt pour la musique. Sans véritablement se livrer à l’exercice de la chanson proprement dit, Peter Ustinov enregistra un 45 tours en 1988 à l’initiative du producteur belge Eddy Luyckx qui avait déjà réalisé le même type d’opération avec Anthony Quinn ou Alain Delon. Il s’agissait d’un texte de Pierre Delanoë récité sur une musique d’Alec Mansion et Roger Jouret (alias Plastic Bertrand): « Paix aux hommes de bonne volonté » que vous pouvez écouter sur le site web « Bide et Musique » en cliquant ICI. L’acteur était très concerné par l’UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance. Peter Ustinov est décédé le 29 mars 2004 à Bursins, près de Nyon en Suisse où il résidait depuis 1957. Ses obsèques eurent lieu en présence d’une représentante de Kofi Annan, le secrétaire général des Nations-Unies de l’époque.
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Boby Lapointe en 1966

Boby Lapointe en 1966

16 avril 1922 : Naissance, à Pézenas (Hérault), du chanteur français Boby LAPOINTE. Artiste et poète aussi étonnant que particulier, Boby Lapointe, dès son adolescence, prend plaisir à critiquer la société et surtout le clergé et les bourgeois. Passionné d’aviation et de sciences, il tente à de nombreuses reprises de construire des engins plus ou moins volants en se cassant la figure à presque tous les coups. Et puis, il entreprend des études en ce sens. Mais, à 20 ans, en pleine guerre, il est enrôlé en Autriche pour le Service du Travail Obligatoire. Qu’à cela ne tienne, il s’évade et, après moultes pérpéties, revient en France où il doit se cacher. Durant ces quelques mois, il se prend à écrire des chansons dans un style très particulier qui s’affirme ensuite comme le sien: il y mélange contrepèteries, calembours et jeux de mots. Il ne considère pas qu’il possède les qualités vocales d’un interprète et, en toute logique, Boby Lapointe propose d’abord ses chansons à d’autres artistes comme les Frères Jacques par exemple. Mais ces derniers, comme d’autres chanteurs, sont un peu étonnés voire effrayés par les textes tordus de Lapointe et ils refusent poliment la proposition. Une de ses mélodies est cependant acceptée par le réalisateur Gilles Grangier qui la fait chanter par Bourvil dans le film « Poisson d’avril » en 1956: « Aragon et Castille ».

Il n’en faut pas plus pour que Lapointe entame finalement sa carrière de chanteur dans les cabarets parisiens. C’est là que le cinéaste François Truffaut le remarque et pense à lui pour jouer le chanteur de bar dans le film « Tirez sur le pianiste » aux côtés de Charles Aznavour notamment. En 1960 et 1961, Boby Lapointe enregistre deux disques où l’on retrouve des chansons comme « Le Poisson fa », « Marcelle » ou « Aragon et Castille » qui connaissent enfin le succès. La popularité de l’artiste s’installe ensuite avec des titres comme « Ta Katie t’a quitté », « Comprend qui peut » ou encore « La Maman des poissons ».

Dans les années 1960, avec Georges Brassens, Boby Lapointe multiplie les tournées. Mais la vague des « yé-yés » ne lui permet plus d’enregistrer ses chansons qui ne concernent pas vraiment les jeunes de l’époque. Il se tourne vers le cinéma et, grâce à Claude Sautet, il joue quelques petits rôles dans divers films. A ce moment, un de ses admirateurs s’appelle Joe Dassin et décide de devenir son producteur. Il pousse Lapointe à signer un nouveau contrat discographique et à entamer une nouvelle tournée de concerts. Atteint d’un cancer, Boby effectue sa dernière prestation en public en première partie de son ami et fan Pierre Perret à Bobino. Le 29 juin 1972, Boby Lapointe meurt à Pézenas où il est inhumé.
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16 avril 1933 : Naissance, à Rocourt près de Liège, de l’artiste belge MARION. Humoriste, comédienne, animatrice mais aussi chanteuse à l’occasion, Marion (Georgette Mariot de son vrai nom) a d’abord suivi des études de théâtre. Ensuite, elle est devenue présentatrice à la radio belge dès 1959 puis à la télévision belge publique francophone: la RTB. À la fin des années 1960, elle est la voix de la célèbre marionnette Bébé Antoine qui endort des milliers d’enfants belges devant leur poste de télé. La popularité de Marion atteint probablement son apogée lorsqu’elle est la partenaire à la scène du regretté humoriste belge Stéphane Steeman. A deux, ils participent à de nombreuses émissions télévisées humoristiques en Belgique comme, par exemple, « Keskinvapa ». Avec Stéphane Steeman, Marion partage alors de nombreuses parodies de chansons comme « Marolles Marolles » consacrée au quartier bruxellois des Marolles sur le thème de « Paroles paroles » de Dalida et Alain Delon. En 1974, elle enregistre, seule cette fois, une autre parodie de Dalida « Belgigiqu’amoroso » et, plus sérieusement, une chanson intitulée « Une maman c’est fait pour ça ».
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Jean-François Michaël en 1976 - Photo (c) Jack Touroute

Jean-François Michaël en 1976 – Photo (c) Jack Touroute

16 avril 1946 : Naissance du chanteur français Jean-François MICHAËL. Sous son vrai nom de Yves Roze, il enregistre quelques 45 tours chez Polydor entre 1965 et 1967. En 1968, il est directeur artistique dans la maison de disques d’Eddie Barclay mais c’est le statut d’interprète qui l’intéresse. Il change alors de firme de disques et prend le pseudonyme de Jean-François Michaël pour enregistrer une chanson qui sera un énorme tube en 1969: « Adieu jolie Candy ». Cette chanson est composée par un jeune inconnu du nom de Michel Hursel derrière lequel se cache la véritable identité de Michel Berger. Dans la foulée de cette popularité soudaine, Jean-François Michaël va s’accrocher et connaître d’autres succès: « La vie continue » (1970), « Je pense à toi » (1970), « Adios querida luna » (1970), « Je veux vivre auprès de toi » (1971) et « Un an déjà » (1971). Puis, ses chansons vont moins bien marcher et Yves Roze va reprendre son véritable patronyme pour devenir réalisateur et producteur de disques à partir de 1975. En 1986, c’est lui qui convainc la princesse Stéphanie de Monaco d’enregistrer un disque: « Ouragan ». Il est son producteur pour deux albums. Par la suite, Jean-François ou Yves n’a de cesse de revenir à la chanson mais les nouvelles versions de ses succès d’antan ne lui permettent jamais de retrouver la gloire. Sauf lorsqu’il s’agit, pour lui, de participer à la tournée « Age tendre et tête de bois » dans les années 2000. Il a alors l’occasion de constater de visu que le public ne l’a jamais oublié.
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16 avril 1950 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Alain BRAINE. Après avoir tâté du théâtre, il enregistre un 45 tours en 1973: « Michaela ». Puis, il se présente comme chanteur au Festival de la chanson française de Spa (B) en 1976. La même année, il collabore avec le célèbre vibraphoniste liégeois Guy Cabay qui lui compose deux chansons. De la même manière, il écrit alors quelques chansons avec la regrettée Andrée Simons. Très intéressé par le jazz, Alain Braine rencontre Pierre Barouh et commence à tourner en Angleterre et au Québec notamment. Il sort un premier 33 tours en 1982: « Flamber ». Alors qu’on attendait de lui d’autres chansons et d’autres disques, Alain a fait le choix de s’installer au Québec et de délaisser la musique en tant que professionnel.
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Michel Blanc : le disque de 1986

16 avril 1952 : Naissance, à Courbevoie, de l’acteur et réalisateur français Michel BLANC. Dès le lycée, le jeune Michel se destine à la comédie avec des copains qui ont pour nom Thierry Lhermitte, Christian Clavier et Gérard Jugnot. C’est ensemble qu’ils fondent finalement la troupe du Splendid qui crée au cinéma la mythique série des « Bronzés ». Les années 1980 lui permettent ainsi de devenir un acteur très en vue (dans « Tenue de soirée » de Bertrand Blier en 1986 par exemple) mais aussi un réalisateur qui s’affirme (« Marche à l’ombre » en 1984). C’est à cette époque que Michel Blanc enregistre, un peu comme un défi et pour se faire plaisir, une chanson au style jazzy avec une voix de crooner : « Le mec plus ultra ». L’oeuvre est signée par Patrick Michel et Gérard Presgurvic et obtient un beau succès radiophonique. Ce dernier restera toutefois sans lendemain puisque, comme d’autres acteurs tels Daniel Auteuil à la même époque, Michel Blanc n’ira pas plus loin dans sa carrière de chanteur.
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SLOANE en 1986 – Photo (c) Jean-Paul Théodule

16 avril 1957 : Naissance de la chanteuse SLOANE, de son vrai nom Chantal Richard. Sa grand-mère lui transmet sa passion pour le chant dès son plus jeune âge. Elle intègre ainsi la chorale de son école. Et, ayant décidé de faire son métier de la musique, elle fait partie de La bande à Basile à la fin des années 1970. Elle se fait aussi remarquer comme choriste et est notamment engagée par la toute jeune Céline Dion. En 1983, elle rencontre, dans un piano-bar parisien, le chanteur Jean-Pierre Savelli qui, depuis les années 1970, ne trouve pas la chanson qui va le propulser au sommet des hits. Savelli demande à Chantal d’interpréter une chanson en duo avec lui. Il s’appellera Peter et elle Sloane. Ensemble, ils chantent sans pudeur: « Besoin de rien envie de toi ». Le tube est immédiat. Il est suivi de quelques autres morceaux enregistrés par le couple comme « C’est la vie d’château avec toi » en 1985. Mais le succès n’est plus au rendez-vous et chacun des duettistes essaie de démarrer une vraie carrière de son côté. Jean-Pierre n’y parvient pas vraiment. Chantal essaie d’abord sous le nom de Merry Sloane, puis de Sloane et, enfin, de Slo-Anne. Sans plus de réussite que Jean-Pierre. En 1989, Sloane enregistre une chanson en duo avec Christian Delagrange: « Laissez les enfants rêver ». En 2009, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, Peter et Sloane participent à la tournée RFM Party 80 et, deux ans plus tard, le duo fait partie de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». En 2012, dans le film « Stars 80 », ils jouent leur propre rôle dans le cadre de la tournée RFM Party 80.
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Pia Colombo dans les années 1960

16 avril 1986 : Décès, à Nonancourt, de la chanteuse française Pia COLOMBO des suites d’un cancer. Née le 6 juillet 1934 à Homblières (Aisne) sous le nom d’Éliane Marie Amélie Colombo, son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon. En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45t de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon). Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part accomplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf. Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yéyés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertold Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964. Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste. Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès. Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971. Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, Mort Shuman et Marc Laferrière. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ». A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur. En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album. En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparâit chauve. Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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14 AVRIL

En 1960

14 avril 1997 : Alors que l’Olympia de Paris va être démoli pour être reconstruit à l’identique quelques mètres plus loin, a lieu le dernier spectacle de ce music-hall prestigieux du Boulevard des Capucines. Il s’agit d’une soirée tout à fait spéciale où des dizaines d’artistes se produisent devant les caméras de la télé française. Gilbert Bécaud, le « locataire » le plus assidu du bâtiment depuis son ouverture en 1954, ouvre les festivités. Un morceau du rideau rouge est remis en souvenir aux spectateurs invités.

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 Anne-Marie Peysson dans les années 1970

Anne-Marie Peysson dans les années 1970

14 avril 2015 : Décès, au Vésinet, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Née le 24 juillet 1935 à Saint-Didier en Dévoluy, elle se passionne très vite pour la radio et la télévision. Et c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fera une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois : « On est bien quand on est deux ».

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Albin de la Simone en 2017

14 avril 2017 : C’est au théâtre de Pézenas, dans le cadre du Printival Boby Lapointe, que sont attribués les Coups de Coeur 2017 de l’Académie Charles- Cros. Le parrain des Coups de cœur chanson francophone 2017 est Albin de la Simone pour son album « L’un de nous ». Les albums d’artistes français récompensés sont ceux de Clio (« Éponyme »), Erwan Pinard (« Obsolescence programmée »), Fishbach (« A ta merci »), Iaross (« Le cri des fourmis »), Katel (« Élégie »), Laura Cahen (« Nord »), Léopoldine HH (« Blumen im topf »), Octave Noire (« Néon »), Tim Dup (« Vers les ourses polaires ») et Volo (« Chanson française »). Pour les coups de coeur attribués aux artistes émanant du reste de la Francophonie, ils ont récompensé la Suissesse Charlotte Peut-être (« Act of man »), la Belge Lisza (« La vie sauvage »), le Québecois Louis-Jean Cormier (« Les grandes artères ») et, pour les territoires du Grand Sud et des Îles, Grèn Sémé (« Hors sol »).

 

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