SEVRES Christine

Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

La chanteuse et comédienne française Christine SEVRES naît sous l’identité de Jacqueline Christine Boissonnet le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962 avec des chansons de Ferrat comme « La fête aux copains ».

 

Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse réalisé avec l’aide des arrangeurs Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public.

Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ».

En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse.

A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
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MAGNY Colette

Colette Magny en 1965

La chanteuse et auteure-compositrice-interprète française Colette MAGNY naît le 31 octobre 1926 à Paris. Intéressée très tôt par la musique, elle ne songe pas à en faire un métier et suit des études de secrétariat. Ces activités lui permettent ainsi de décrocher un boulot de secrétaire bilingue auprès de l’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques. Et puis, un jour, elle décide de consacrer sa vie à sa passion: la chanson. Ca tombe plutôt bien puisque sa voix lui permet de prendre une place unique dans le paysage de la chanson française de la moitié des années 1960. Au milieu de la cohorte des « yé-yés » qui envahissent les ondes, sa voix puissante et jazzy lui permet d’obtenir un grand succès avec la chanson « Melocoton » en 1963.

Elle parcourt alors les différents cabarets parisiens de chanson depuis quelques années. En 1964, elle commercialise un album qui a pour titre « Les Tuileries ». Le succès de « Melocoton » ne va pas changer les plans de carrière de Colette Magny qui ne cherche pas à être une idole des années 1960 mais plutôt une chanteuse de folk-songs à la française.

L’album « Avec » est commercialisé en 1966 grâce à Mouloudji qui le produit et, un an plus tard, elle enregistre ainsi un troisième album qui a pour titre « Vietnam 67 » et qui n’a pas pour but de laisser l’auditeur indifférent.

Elle est, l’année suivante, l’une des chanteuses marquantes des événements de mai 1968 en interprétant « Lorsque s’allument les brasiers » ou « Aurons-nous point la paix ? » qui sont repris sur le disque « Magny 68-69 ».

D’autres opus sont ensuite mis sur le marché: « Feu et rythme » (1970), « Répression » (1972), « Transit » (1974), « Thanakan » (1981) et « Chansons pour Titine » (qui ne comprend presque exclusivement que des titres en anglais en 1983). Elle s’installe alors à Verfeil (F) où elle fonde l’association culturelle « Act 2 » avec laquelle elle crée en 1987 le festival « Des croches et la lune ». Poursuivant son chemin de chanteuse engagée, Colette Magny enregistre encore, en 1989, l’opus « Kevork ou le délit d’errance » où elle traite du péril écologique et des injustices de l’époque.

Six ans après un dernier recueil de chansons (« Inédits »), Colette Magny meurt le 22 juin 1997 à Villefranche-de-Rouergue.

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LAMOUREUX Robert

Robert Lamoureux dans les années 1960

Le comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français Robert LAMOUREUX naît le 4 janvier 1920 à Saint-Mandé. La fonction de chanteur est peut-être celle qui caractérisait le moins l’artiste. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, étaient plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés.

On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il a exigé de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui était le titre de l’un de ses écrits. C’est depuis que la chanson de Claude François s’intitule désormais « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
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COLUCHE

L’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris sous le nom de  Michel Colucci. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche impose, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire. Parallèlement à ses activités d’humoriste, Coluche s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse », de Claude Zidi, aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin » de Claude Berri. Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos » dont il assure l’introduction parlée.

Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ».

Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Et il a lui-même tâté de la musique à chaque fois qu’il en a eu l’occasion. Il a ainsi participé à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ».

La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ».

Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

Coluche meurt le 19 juin 1986 à Opio (Alpes-Maritimes, France) dans un accident où sa moto est percutée par un poids lourd.

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DEMY Jacques

Jacques Demy

Le réalisateur français Jacques DEMY naît le 5 juin 1931 à Pontchâteau. Il figure parmi les personnalités marquantes de la chanson française reprises sur ce site web pour sa réalisation de nombreux films musicaux mythiques comme « Les Parapluies de Cherbourg », « Les Demoiselles de Rochefort » et « Une chambre en ville ». Il doit certainement cette passion pour la musique et la chanson à ses parents qui, dès son plus jeune âge, l’emmènent au cinéma mais aussi à des soirées d’opérettes ou d’opéras. A l’âge de huit ans, il apprend ainsi le violon. Il se fait remarquer, comme réalisateur de cinéma, à la fin des années 1950 en s’accrochant au train de la « nouvelle vague ». Cependant, un peu comme ceux de Claude Lelouch, les films de Jacques Demy accordent une grande place à la musique. Il a ainsi souvent fait appel à Michel Legrand pour en composer la trame. Seule exception: la bande originale de « Une chambre en Ville » qui a été composée par Michel Colombier.

C’est Jacques Demy qui écrit lui-même les textes. Et, dans deux cas, il est allé jusqu’à réaliser des films entièrement chantés: « Les Parapluies de Cherbourg » (avec Catherine Deneuve) et « Une chambre en ville ». Il est d’ailleurs le seul réalisateur français à avoir obtenu un succès international dans le domaine du film musical. Avec, d’une part, « Les Parapluies de Cherbourg », qui reçut la Palme d’Or au festival de Cannes et le prix Louis Delluc en 1964.

Et avec, d’autre part, la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » (avec Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Danielle Darrieux, Michel Piccoli, Jacques Perrin, Gene Kelly et George Chakiris en 1967). Jacques Demy meurt le 27 octobre 1990 du sida à Paris, mais son décès est d’abord annoncé, suivant sa volonté, comme consécutif à un cancer.

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MESSIA Danielle

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

La chanteuse française Danielle MESSIA naît le 27 octobre 1956 à Jaffa, en Israël, sous le vrai nom de Danièle Mashiah. Alors qu’elle a deux ans, ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans, où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seuls deux journalistes répondent à l’appel. Parmi eux, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et qui lui permet ainsi d’enregistrer un premier album, « Il fait soleil », qui sort en 1981 de manière plutôt discrète.

Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset.

En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ».

Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard.

En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea pour son troisième album intitulé « Carnaval » daté de 1985.

Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Son corps est enterré dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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CASSEL Jean-Pierre

Jean-Pierre Cassel dans les années 1970

Le danseur, acteur et chanteur Jean-Pierre CASSEL naît le 27 octobre 1932 à Paris, du sous le vrai nom de Jean-Pierre Crochon. Il est le fils d’un médecin et d’une chanteuse d’opéra. Après une scolarité peu brillante, il décide de se tourner vers le théâtre et s’inscrit au cours Simon. Il obtient aussi déjà quelques rôles de figurant. Il peaufine également sa passion pour la danse au point de se faire engager pour le film « La route joyeuse » en 1954 aux côtés du célèbre Gene Kelly. Il devient alors une véritable vedette du cinéma qui est sollicitée par de grands réalisateurs français et internationaux. Par la suite, il se produit au théâtre dans des pièces signées Molière mais aussi Marcel Achard entre autres. Il fait souvent des apparitions à la télévision française pour y chanter et danser en compagnie d’amis comme Sacha Distel dans « Sacha Show » ou « Top à Cassel » en 1964 par exemple ainsi que dans d’autres émissions musicales de Maritie et Gilbert Carpentier.

En 1972, c’est aussi à la télévision française qu’il interprète, en duo avec Michel Legrand qui en a composé la musique, la « Chanson de Maxence » extraite de la bande originale du film « Les demoiselles de Rochefort » réalisé par Jacques Demy.

En 1986, il fait partie des artistes qui enregistrent sur disque, avec Linda De Suza, les chansons du spectacle musical « La valise en carton ». Cassel est également prévu dans le casting du spectacle qui doit se jouer sur scène et qui est un échec.

Passionné de music-hall depuis toujours, il conçoit en 2005 un spectacle auquel il rend hommage à Serge Gainsbourg qu’il a bien connu au temps des vaches maigres des années 1950. Il y interprète, façon jazz, des chansons du Gainsbourg de 1963 avec trois inédites composées spécialement pour lui à l’occasion d’un show télévisé: « Cliquediclac », « Viva la pizza » et « La la la la ». Atteint d’un cancer, il meurt dans la soirée du 18 avril 2007 à Paris.

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FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.

Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».

C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.

A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).

Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.

En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier

En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».

A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.

Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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BARDIN Catherine

Catherine Bardin en 1979

La chanteuse française Catherine BARDIN naît le 25 octobre 1954. Fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin, elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson.

Entre 1978 et 1983, elle enregistre une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs » (1979) et « 18eme étage » (1980).

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Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude.

Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma où elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris. Catherine Bardin décède le 8 février 2010 dans les environs de Bourges en France.
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IDIR

En 2017

L’auteur-compositeur-interprète et musicien IDIR naît le 25 octobre 1949 à Ait Yenni, en Kabylie, sous le vrai nom de Hamid Cheriet. Fils de berger, il est élevé dans une région d’Algérie où la tradition berbère est vivace. Sa maman et sa grand-mère sont des poétesses conteuses que l’on vient écouter de loin. Une activité qui va favoriser, chez le jeune Hamid, l’amour du mot, du texte et de l’oralité. La musique l’intéresse aussi : celle qu’il apprend à jouer sur la flûte qu’il a lui-même taillée dans un roseau. Pourtant, lorsqu’il s’agit de penser à une profession et à des études, c’est vers les sciences, et plus particulièrement la géologie, qu’il se tourne pour espérer une carrière dans l’industrie du pétrole. Adolescent, au lycée d’Alger où il étudie, il se familiarise avec la guitare folk que lui présente un coopérant français. Gardant en lui cette passion qu’il possède depuis qu’il est tout petit pour la musique et le chant, Hamid n’hésite pas, en 1973, lorsqu’il se trouve sollicité par hasard pour remplacer au pied levé la chanteuse Nouara dans un studio de Radio Alger. Et, en quelques secondes, il fait de cette berceuse dont il est le compositeur son premier grand succès : « Rsed A Yidess » (« Que vienne le sommeil »). Sa popularité soudaine l’oblige à graver cette chanson sur un disque 45 tours où figure aussi « A Vava Inouva » (« Mon papa à moi »).

Et, alors qu’il remplit ses obligations militaires, le succès de ces deux chansons dépasse les frontières de l’Algérie. C’est ainsi qu’en 1975, les responsables de la maison de disques Pathé Marconi l’invitent à venir à Paris pour lui produire un premier album. Le titre « A Vava Inouva », qui figure sur ce premier 33 tours sorti en 1976, connaît alors la gloire dans 77 pays et est traduit dans quinze langues. Dans la foulée de cette notoriété nouvelle, Idir cède aux sollicitations mercantiles de sa maison de disques et commercialise un nouvel album en 1979 : « Ayarrach Negh » (« À nos enfants »). Les concerts s’enchainent aussi et cette mise en lumière n’est pas totalement au goût de cet artiste qui aime composer pour lui et d’autres mais qui n’est pas totalement dans la démarche que veut lui faire suivre le show-business. Il décide alors de se retirer de la vie publique en donnant quelques rares spectacles de temps à autre. Son absence va durer une dizaine d’années et va être interrompue par la sortie d’un CD compilation de 17 chansons extraites de ses deux premiers albums. Mais la volonté d’Idir est de ré-enregistrer ses titres avec une qualité plus contemporaine. Après une âpre bataille juridique avec son ancien producteur, il obtient le droit de le faire et en profite pour remonter sur scène comme au New Morning à Paris en février 1992. En 1993, Idir commercialise un nouvel album où il même instruments traditionnels et sonorités modernes : « Les chasseurs de lumière ». Il présente ses nouvelles chansons au public parisien de l’Olympia en juin. Mais le vrai retour à la musique avec la sortie d’un nouveau disque a lieu six ans plus tard, en 1999, avec la commercialisation de l’album « Identités » où il rend hommage à différentes cultures en invitant à chanter avec lui des artistes aussi divers que Manu Chao, Dan Ar Braz, Zebda, Maxime Le Forestier, Geoffrey Oryema ou Gilles Servat. Le 8 juillet 2001, il met sur pied une soirée au Zénith de Paris où de nombreux artistes viennent sur scène pour soutenir la révolte du peuple kabyle face au pouvoir algérien. En 2002, une compilation est éditée sous le titre « Deux rives, un rêve » : on y trouve des titres inédits dont « Pourquoi cette pluie » écrit et composé par Jean-Jacques Goldman.

La sortie de cet album est suivie d’une tournée de concerts à travers toute la France. Pour les trente années de carrière d’Idir en 2005, un CD live accompagné d’un double DVD est commercialisé qui retrace son parcours de la Kabylie aux théâtres du monde entier. Deux ans plus tard, alors que la France est en pleine campagne pour les élections présidentielles, Idir signe un album fort des symboles républicains : « La France des couleurs ». Il signe la plupart des chansons avec la collaboration de jeunes artistes comme Grand Corps Malade, Zaho ou Akhenaton entre autres. Il faut ensuite attendre 2013 pour découvrir l’opus suivant qui a pour titre « Adrar Inu » (« Ma montagne »), une oeuvre plus intimiste s’apparentant à un retour aux sources de l’artiste. Quatre ans plus tard, le disque « Ici et ailleurs » réunit autour d’Idir une série de chanteurs français qu’il apprécie et qui l’apprécient : Francis Cabrel, Patrick Bruel, Bernard Lavilliers, Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Tryo, Gérard Lenorman, Grand Corps Malade et, pour un duo virtuel celui-là, Henri Salvador. Idir va alors chercher au fond de chaque mélodie partagée son côté oriental qu’il souligne en y ajoutant, en partie, la traduction kabyle du texte original.

Le 4 janvier 2018, il est à Alger, après 38 ans d’absence, et il y chante pour le nouvel an berbère. Idir meurt le 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris, des suites d’une longue maladie pulmonaire.

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GIRARDOT Annie

Annie Girardot en 1981 – Photo (c) Gaya Bécaud

L’actrice française Annie GIRARDOT naît le 25 octobre 1931 à Paris d’un père inconnu. Elle va très vite orienter ses études pour faire le même métier que sa mère: celui de sage-femme. Dès son plus jeune âge, Annie est passionnée par le théâtre et la comédie et, bien vite, elle va se rendre compte que son existence peut être uniquement basée sur cette activité artistique. Elle entre au conservatoire parisien de la rue Blanche en 1949 et elle se produit déjà de temps à autre dans des spectacles humoristiques présentés dans les cabarets qui y sont consacrés. En 1954, elle sort du conservatoire avec deux premiers prix d’art dramatique et est engagée peu de temps après à la Comédie Française où elle reste jusqu’en 1960. Elle s’intéresse alors au cinéma et tourne d’abord quelques petits films avant de se retrouver à l’affiche de longs métrages de plus en plus importants. Sa carrière va alors prendre un essor fulgurant pour faire d’Annie Girardot une des stars du cinéma français des années 1960 et 1970. Elle profite de sa situation d’actrice très en vue pour tenter l’aventure de la chanson en interprétant quelques chansons issues des bandes originales des films qu’elle tourne.

En 1974, elle revient au théâtre avec ce que l’on n’appelle pas encore un « stand up ». La pièce s’appelle « Madame Marguerite » et va être un succès populaire pendant des années au point d’être encore jouée par Annie Girardot en 2004, trente ans plus tard. En 1977, alors qu’elle est à l’affiche d’un film de Dolorès Grassian aux côtés de Maria Pacôme et Bernard Fresson, elle en interprète le titre générique: « Le dernier baiser », une chanson signée Alice Dona et Serge Lama (qui interprète aussi le titre à l’époque).

Son expérience musicale se poursuit avec, en 1979, l’enregistrement d’un 45-tours où elle récite le texte « Absence prolongée ».

Au début des années 1980, l’actrice décide de faire une pause dans ses activités cinématographiques et se tourne vers la radio où elle anime une émission aux côtés de Stéphane Collaro sur la station française Europe 1: « Paroles de femmes ». Elle découvre alors la musique et la chanson grâce à son compagnon du moment: le musicien Bob Decout. C’est lui qui va réaliser, avec Gaya Bécaud, le fils de Gilbert, un album de chansons qui sort en 1981 avec un titre phare: « Bonhomme ». L’opus présente un mélange de mélodies chantées et de textes récités sur des musiques synthétiques tantôt planantes, tantôt rythmées. L’humour et l’émotion y sont bien présents. Le public et les médias ne se bousculent pas autour de ce 33 tours dont la vente reste confidentielle.

Ce ne sont pas les premiers pas d’Annie Girardot dans la chanson mais, jusque-là, il était surtout question d’enregistrer des chansons ayant trait aux films dans lesquels elle jouait. Elle saisit alors l’opportunité de monter, avec Bob Decout, un spectacle musical qui a pour titre « Revue et corrigée ». Les musiques sont signées par Catherine Lara et les costumes sont créés par Jean-Paul Gaultier. Annie Girardot porte beaucoup d’espoir dans ce spectacle et elle y engage tout son patrimoine financier. A l’affiche du Casino de Paris pendant un seul mois, en février 1982, le spectacle est un fiasco total et c’est un terrible échec qui affecte terriblement l’actrice chanteuse.

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C’est le début d’une longue traversée du désert malgré le tournage de quelques films qui ne sont plus des succès et l’aide acharnée d’un ami réalisateur: Claude Lelouch. Pour essayer de conjurer le sort, elle repart rencontrer le public sur les planches des théâtres avant de céder aux sirènes de la série télévisée française « Le vent des moissons » (TF1) en 1987. Les années 1990 sont difficiles aussi pour Annie Girardot et les projets artistiques se raréfient. Au début des années 2000, elle parvient à décrocher de nouveaux bons rôles comme dans le film « La pianiste » de Michael Haneke pour lequel elle récolte un César du meilleur second rôle féminin. En 2003, elle revient à la chanson sollicitée par Serge Lama qui enregistre un album de duos. Elle interprète à ses côtés « Je voudrais tant que tu sois là ».

En septembre 2006, on apprend qu’Annie Girardot est atteinte de la maladie d’Alzheimer depuis une dizaine d’années. Et, de révélation en révélation, on sait désormais que, pour pallier les éventuels trous de mémoire lorsqu’elle joue, elle est équipée d’une oreillette par laquelle son texte lui est soufflé. Très diminuée physiquement et moralement, Annie Girardot est placée dans une maison médicalisée de Paris en 2008. A la fin de cette même année, elle enregistre un duo avec le chanteur belge Philippe Vancles: « A côté de sa Vie ».

Le disque est vendu au profit de l’association « Agir pour Alzheimer ». Après avoir joué dans 122 films, 54 téléfilms et 31 pièces de théâtre, Annie Girardot décède le 28 février 2011 à l’hôpital Lariboisière de Paris.

Ses obsèques ont lieu le 4 mars 2011 en l’église Saint-Roch de Paris avant l’inhumation au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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LASSO Gloria

Gloria Lasso en 1986

La chanteuse Gloria LASSO naît le 25 octobre 1922 à Villafranca del Penedes, en Espagne, de sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. La jeune Espagnole suit des études d’infirmière lorsqu’elle doit remplacer, au dernier moment, une chanteuse tombée malade mais prévue au programme de la soirée d’une radio de Barcelone. Cette opportunité réveille en elle une passion déjà solidement ancrée pour la musique et le chant. C’est en 1954 qu’elle débarque en France où un producteur estime que son accent mélangé à des mélodies latinos ne peut que récolter le succès.

Et c’est rapidement le cas puisque, dès 1955, Gloria connaît une grande popularité avec des titres comme « Comment vas-tu ? » (« Hola que tal »), « Étrangère au paradis » (1955), « Amour, castagnettes et tango » (1956), « Buenas noches mi amor » (1957), « Bon voyage » (1957), « Sois pas fâché » (1959) ou « Si tu reviens un jour » (1960).

En 1962, on lui demande de chanter au Mexique et elle y effectue une tournée qui est un triomphe. Elle décide alors de s’installer à Mexico et y décroche des contrats ainsi que dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux Etats-Unis. En 1972, elle tente un retour en France pour y enregistrer un album intitulé « A force d’espérer« . Le public ne l’a pas oublié mais il a pris de l’âge et son disque n’est pas un succès. Elle retourne alors vivre au Mexique. Pascal Sevran lui demande de revenir à nouveau en France en 1985 pour y enregistrer une série de ses émissions télé nostalgiques de « La chance aux chansons ». C’est dans ce cadre qu’elle a l’occasion de rencontrer une admiratrice qu’elle a inspiré dès le début de sa carrière : Dalida.

L’artiste en profite pour prester un récital unique à l’Olympia de Paris le 5 avril 1985. Par la suite, elle fait encore souvent le voyage entre la France et le Mexique en enregistrant des disques sur les deux continents. En 1986, elle interprète une adaptation en espagnol du succès des Rita Mitsouko « Marcia Baila » qui devient « Bailando con Marcia« . En 1990, elle se produit plusieurs jours de suite dans la salle parisienne du Bataclan. Et, l’année suivante, le 21 novembre 1991, elle est notamment sur scène à Charleroi, en Belgique, pour un spectacle consacré aux belles années du music-hall par Alain Vanek.

En 2002, son dernier album français sort sous le titre « Amor latino » qui comporte, notamment, la chanson « Hablando de amor ».

A la fin de l’année 2003, Gloria Lasso repart au Mexique auprès de sa fille Maria José car l’âge et la fatigue commencent à se faire sentir. Elle ne revient plus en France où elle doit pourtant achever un album qui comporte déjà cinq adaptations gypsies de ses plus grands succès. Le 11 novembre 2005, malgré un état physique qui se dégrade à 83 ans, elle est encore sur la scène du Cine Teatro de Cuernavaca au Mexique pour y présenter ce qui reste son ultime concert. Trois semaines plus tard, Gloria Lasso succombe à un infarctus le dimanche 4 décembre 2005 à son domicile de Cuernavaca. Elle est incinérée le lundi 5 décembre et ses cendres sont déposées dans la crypte de la Cathédrale de Cuernavaca. L’artiste a défrayé la chronique people avant l’heure pour ses six mariages avec des hommes à chaque fois plus jeunes qu’elle. Lorsqu’on lui posait la question de ces mariages successifs, elle parlait de fidélité, préférant se remarier avec un autre homme plutôt que de tromper le mari du moment. Elle n’avait aussi de cesse de rappeler que ses trois filles étaient nées du même père: elle ne pouvait en effet pas imaginer une seconde avoir des enfants avec des hommes différents !

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