30 NOVEMBRE

Ray Briffeuil en 2001

30 novembre 1931 : Naissance, à La Bouverie, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Après avoir mené des études musicales, Raymond Briffeuil crée l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu qui décède à Mons le 24 mars 2014.

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Marc Aryan en 1975

30 novembre 1985 : Décès, à Ohain en Belgique, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN. Il naît le 14 novembre 1926 à Valence, dans la Drôme en France, sous le vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive » en 1979. En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Philippe Luthers

30 novembre 2007 : Décès, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Né le 28 juillet 1955, il s’adresse, dès le milieu des années 1970, à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman. Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct. Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche » avec les frères Taloche. Alors chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans.
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Bruno Coquatrix

30 novembre 2010 : la capitale française possède désormais sa rue Bruno Coquatrix. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l’a inaugurée en présence de Popeck, Charles Aznavour et Salvatore Adamo. Ces 2 derniers artistes ont très souvent fréquenté les planches de l’Olympia, le célèbre music-hall dirigé par Bruno Coquatrix entre 1954 et 1979. Cette rue est bien évidemment située à proximité de la salle de spectacles du Boulevard des Capucines. Décédé en avril 1979, Bruno Coquatrix a d’abord été révélé comme auteur-compositeur à succès. Il a ensuite été producteur et directeur d’un label, les disques Versailles, avant de prendre la direction de Bobino, puis de l’Olympia qui porte toujours le nom de son ancien propriétaire.

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