ESTARDY Bernard

Bernard Estardy dans son célèbre studio, le CBE à Paris

Le musicien, producteur, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY naît le 19 septembre 1939 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). Après un cursus scolaire normal, le jeune homme se présente à l’ESTP, l’Ecole Supérieure des Travaux Publics de Paris, où il se destine à être ingénieur civil. Mais sa passion pour la musique et sa maîtrise des claviers le pousse à devenir l’organiste d’un jeune chanteur français de blues-jazz au début des années 1960: Nino Ferrer.

Il est aussi le bassiste du groupe qui accompagne Nancy Holloway sur scène aux côtés du guitariste Georges Chatelain. En 1966, avec Georges Chatelain et sa soeur Janine Bisson, Bernard Estardy crée le studio d’enregistrement CBE, les initiales de Chatelain, Bisson et Estardy. De jeunes interprètes vont bien vite profiter de cette nouvelle infrastructure technique. Parmi eux, certains, pourtant talentueux, ne resteront pas dans les mémoires : Michel Corringe et Christian Géant par exemple. Mais d’autres enregistreront, au studio CBE, les chansons qui seront le départ d’une belle carrière. Ce sera le cas pour Laurent Rossi ou Gilles Marchal par exemple.

Gilles Marchal et Bernard Estardy au studio CBE en 1968

Ses premiers succès confortent Bernard Estardy dans ses projets et le studio prend de l’ampleur. Gérard Manset y réalise ses deux premiers albums en 1968 et 1970. La vedette qui débarque ensuite au studio est Sheila pour y enregistrer « Ma vie à t’aimer » en 1970.

Michel Sardou est la jeune vedette montante qui vient, également en 1970, pour y réaliser le premier album de sa carrière prometteuse avec des titres comme « J’habite en France », « Les bals populaires », « Et mourir de plaisir », « Les Ricains » et « Petit ».

Michel Sardou restera longtemps fidèle à l’ingénieur du son qui travaillera sur ses plus grands tubes comme, par exemple, « Les lacs du Connemara ».
En 1971, ce sont, notamment, Hervé Vilard, Alain Barrière, Guy Mardel, Marcel Amont, Françoise Hardy et Ringo qui franchissent la porte du 95 de la Rue Championnet pour y enregistrer leurs succès du moment.

Ensuite, tous les artistes les plus en vue de la chanson francophone se donnent rendez-vous au studio de Bernard Estardy : Michel Delpech (1972), Gérard Lenorman (1972), le groupe Petit Matin (« T’as tout dit dis madame » en 1973), Alain Chamfort (1973), Roméo (1973), Art Sullivan (1973), Pierre Charby (1973) ou encore Pierre Groscolas (et son fameux « Lady Lay » en 1974). En 1972, Claude François enregistre « Le lundi au soleil » chez Bernard Estardy avec qui il se lie d’amitié. Toutes les chansons suivantes de Clo-Clo sortiront du studio CBE jusqu’à l’ultime succès posthume de 1978 : « Alexandrie Alexandra ».

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L’année 1975 est sans aucun doute une année faste pour le studio dont les sessions accueillent Dave (pour son premier album avec « Du côté de chez Swann », « Mon coeur est malade », « Dansez maintenant », etc.), Mireille Darc (pour « La femme d’un ange »), Santiana, Sacha Distel, Julie Bataille, les Compagnons de la Chanson et, surtout, Joe Dassin qui y interprète son plus grand tube : « L’été indien ».

Après cet énorme succès, Joe Dassin, qui jusque là avait beaucoup travaillé aux Etats-Unis et en Angleterre, va prendre l’habitude d’enregistrer ses disques chez CBE jusqu’à son décès en 1980. Joe Dassin est d’ailleurs le compositeur du « Bougalou du loup-garou » que Carlos enregistre là en 1976. Et, en 1977, Bernard Estardy compose avec Joe le fameux « Big Bisou » pour le même Carlos !

Alors que Joe Dassin cartonne avec « L’été indien » durant tout l’été 1975, un autre artiste partage avec lui les sommets du hit parade. Il s’agit de Nino Ferrer qui, pour sa chanson « Le Sud » retrouve, le temps d’un disque, le collaborateur de ses débuts qui coproduit le disque.

Entre-temps et toujours en 1975, Dalida commence aussi à fréquenter le studio pour y enregistrer, notamment, « J’attendrai » puis, plus tard, « Monday tuesday laissez-moi danser » et plein d’autres titres très connus de son répertoire jusqu’à son décès en 1987.

La fin des années 1970 voit encore défiler des artistes comme Richard Anthony , Charlotte Julian, Romina Power et Al Bano, Gérard Palaprat, Allain (Turban), Timothy, Shake (« You know I love you »), etc.

C’est aussi l’époque où Bernard Estardy aménage un chalet à Saint-André-des-Alpes où il installe un nouveau studio. Les artistes qui ont la chance d’y travailler trouvent l’endroit idyllique. Sur la pochette de son disque « Nostracarlus » sorti en 1981 (avec la chanson « SOS tendresse » composée par Estardy), Carlos écrit :  » Enregistré à 1200 m d’altitude, là où le son est plus pur, le studio est branché sur des batteries alimentées par des panneaux solaires. Quand le soleil disparaît, on met en marche un groupe électrogène alimenté par des bouteilles de gaz. On peut donc dire « sans rire » que ce disque est le premier au monde à avoir été fait entièrement au soleil et au gaz… »

Au début des années 1980, Estardy est à l’origine du grand retour gagnant d’Herbert Léonard dont il réalise l’album « Pour le plaisir ».

Quelques mois plus tard, il est derrière les premiers succès de Pierre Bachelet : « Elle est d’ailleurs » et « Les corons » ainsi que « Louise » pour Gérard Berliner.

En 1982, c’est aussi grâce à Bernard Estardy qu’un jeune chanteur italo-belge fait une percée fulgurante dans les hit-parade francophones: Claude Barzotti connaît son premier grand succès international avec la chanson « Madame » ré-arrangée par l’ingénieur du son français.

En 1985, le tube de l’été, « Tout doucement » de Bibie, est aussi réalisé par notre homme et, la même année, un jeune interprète du nom de Marc Lavoine enregistre chez lui « Elle a les yeux revolver ».

En 1987, c’est pour Jean Guidoni qu’il arrange la majorité des nouvelles chansons de son album « Tigre de porcelaine ». A la même époque, à la demande de Didier Barbelivien et de François Bernheim mais aussi de Gérard Depardieu qui produit son premier album, Bernard Estardy est à la base de la carrière de Patricia Kaas en enregistrant « Mademoiselle chante le blues ».

1989 est l’année de l’enregistrement de « Y’a pas que les grands qui rêvent » pour la jeune chanteuse belge Mélody. Les années 1990 ne seront pas inactives pour Bernard Estardy malgré le fait que les enregistrements n’ont plus autant recours aux synthétiseurs et aux sonorités électroniques bien marquées de notre réalisateur. Parmi les titres sur lesquels il travaille, il y a notamment « Le Jerk » de Thierry Hazard ainsi que les tubes de Didier Barbelivien et Félix Gray comme « A toutes les filles ».

En 1992, il mixe aussi la chanson « Nous on veut des violons » pour l’artiste Morgane qui défend les couleurs de la Belgique au concours Eurovision de la chanson. Et, au début des années 2000, il se consacre encore et toujours à essayer de promouvoir de jeunes artistes comme Isabelle de Castro pour qui il n’aura finalement pas le temps de concrétiser ses espoirs puisque, le 16 septembre 2006, celui que l’on appelait aussi « Le Géant », pour sa stature imposante, s’éteint à Paris. Sa fille Julie reprend la direction du studio à ce moment-là et elle publie, en 2018, une biographie de 400 pages sur son père sous le titre « Le Géant » (chez Gonzaï Media). Bernard Estardy a aussi laissé sa patte sur les oeuvres des artistes que nous n’avons pas encore cités : Demis Roussos, Gigliola Cinquetti, Gilbert Montagné, Nicoletta, Renaud Siry, Nathalie Lhermitte, René Joly, Mireille Mathieu, Lou Désesprit, Régine, André Peyron, Sapho, Bernard Menez, Jean-Jacques Lafon, Linda De Suza, Franck Olivier, Jaïro, Laurent Morain, Bernard Tapie, Caroline Grimm, Peter et Sloane, David et Jonathan, Céline Dion, Frank Alamo, Carol Arnauld, Patrick Topaloff, Ginette Reno, Jean Falissard, Jena-Pierre François, C. Jérôme, Enrico Macias, Christian Delagrange et François Valéry. Enfin, la biographie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas aussi les compositions de Bernard Estardy pour, entre autres, Nicoletta, Séverine ou Patricia Lavila. Ainsi que ses nombreux enregistrements de morceaux instrumentaux sous le titre « La formule du Baron » et quelques chansons comme « Pourquoi pas monsieur, pourquoi pas » en 1975.

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HOLLOWAY Nancy

Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

La chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY naît le 11 décembre 1932 à Cleveland, dans l’Ohio aux Etats-Unis sous le nom de Nancy Brown. Son père est cuisinier et sa mère est une institutrice qui chante aussi du gospel dans les églises. Ils sont les parents de dix enfants dont Nancy. Cette dernière épouse un jeune homme répondant au nom d’Holloway alors qu’elle a seize ans. Le mariage tourne court après trois mois mais Nancy gardera toujours le nom de son époux. Sans véritable but, la jeune femme quitte alors Cleveland pour New York où elle effectue quantité de petits métiers pour vivre. Alors qu’elle est standardiste dans un hôtel, elle rencontre le responsable d’une troupe de danse, Larry Steele, qui est subjugué par la beauté de ses jambes. Alors qu’elle ne sait pas danser, Nancy prend des cours et finit par être engagée chez les « Beige Beauties » pendant plus d’un an. Puis, avec l’argent qu’elle a pu amasser, elle décide de se rendre en Europe et tombe amoureuse de Paris. En 1954, alors qu’elle est attablée avec des copains au bar du « Mars Club » et que ses finances s’amenuisent, on lui propose de chanter pour ne pas payer l’addition. Elle monte sur la scène et son interprétation d’un vieux blues américain séduit le patron qui l’engage pour d’autres soirées. Les rencontres et des réseaux artistiques lui permettent alors de se produire comme chanteuse dans d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne et le Liban. En 1957, Nancy Holloway revient chanter à Paris au « Mars Club » qui lui a porté chance. Et elle décide, trois ans plus tard, de s’installer définitivement dans la capitale française. Entre-temps, la chanteuse a rencontré André Pousse qui est alors l’un des responsables du « Moulin Rouge » et elle y est engagée pour chanter. En pleine ascension vers un succès de plus en plus évident, Nancy en franchit les étapes en se produisant à l’ABC de Paris en 1961 avant d’être l’une des invitées d’Albert Raisner dans son programme télévisé « Age tendre et tête de bois ». En 1961 encore, toujours très ambitieuse, elle décide aussi d’ouvrir son propre club à la Rue Saint-Florentin : « Chez Nancy Holloway ». A partir de cette année-là enfin, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de « tubes » anglo-saxons : « Hey Pony », « Elle a des yeux d’ange », « Le boogie du bébé », « Venez les copains », « The twist », « Be bop a lula », « Les barbouses » ou « Viens danser le twist ».

Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. En 1962, avec un bassiste qui a pour nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari et qui ne s’appelle pas encore Nino Ferrer, elle chante aux Folies Pigalle. Et elle débute au cinéma dans le film « Ballade pour un voyou » de Jean-Claude Bonnardot. Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec « T’en vas pas comme ça », adaptation française de « Don’t make me over » interprété initialement par Dionne Warwick.

Dans la foulée de ce « tube » elle est sur la scène de l’Olympia de Paris le 2 avril 1963 pour une émission de radio « Musicorama » présentée par Jacques Martin sur la station périphérique française Europe 1. Elle y interprète trois chansons dont « Derniers baisers » et, bien sûr, « T’en vas pas comme ça ».

Elle est en vedette américaine aux côtés d’Eddy Mitchell. Et, six mois plus tard, elle chante de nouveau à l’Olympia aux côtés de Gilbert Bécaud. En 1964, la chanteuse poursuit l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans « Cherchez l’idole », réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle y chante « Prends garde à toi ».

Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films « Le Bluffeur » de Sergio Gobbi (1964), « Le Gentleman de Cocody » de Christian-Jaque (1965) ainsi que « Jeu de massacre » d’Alain Jessua (1967). En 1968 Nancy est en Roumanie et tourne dans une comédie musicale policière intitulée « Coups de feu sur les portes » où elle interprète deux chansons : « Bonjour Bucarest » et « Hop Sasi La La ».

L’année suivante, la vie privée de Nancy Holloway est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de vingt mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle vient alors tout juste de finir le tournage du film « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », de Michel Audiard. Elle interrompt sa carrière et quitte Paris pour retourner auprès des siens aux États-Unis. En 1974, elle essaie de revenir, malgré tout, au premier plan avec un disque dont le titre principal est « Laisse-moi vivre ». Après un nouveau 45-tours en anglais, « Give girl a chance », qui est commercialisé en 1981, elle reprend les concerts et, fin 1982, Nancy repart pour une tournée qui la conduit en Côte-d’Ivoire, au Niger, au Tchad, au Gabon et au Congo. En 1988, elle enregistre « You are my yesterday », un titre produit par le Belge Eddy Luyckx. Et, dans les années 1990, elle participe à quelques émissions de télévision « La chance aux chansons » de Pascal Sevran comme, le 16 mars 1993, pour y interpréter « Paris mes amours ».

Ensuite, il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée des idoles vintage « Age tendre et tête de bois » qu’elle partage avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. Elle quitte la scène en 2008 en raison de problèmes de santé. Agée de 86 ans, Nancy Holloway décède le 28 août 2019 à Paris.

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FERRER Nino

Nino Ferrer dans les années 1970

Le chanteur, auteur et compositeur italo-français Nino FERRER naît le 15 août 1934 à Gênes en Italie sous le nom de Nino Agostino Arturo Maria Ferrari. Le jeune Nino passe d’abord son enfance en Nouvelle-Calédonie où son père travaille comme ingénieur. A l’âge de treize ans, il débarque en France où il est étudiant à Paris. Il mène de front des études d’ethnologie et d’archéologie préhistorique à la Sorbonne avec des activités artistiques comme la peinture et la musique. Après un tour du monde, il revient en France où il pratique le jazz, genre musical qu’il affectionne tout particulièrement. Il devient ainsi bassiste de quelques orchestres et accompagne ensuite des artistes comme Nancy Holloway. Il envoie alors régulièrement des compositions personnelles aux éditeurs de musique qui font la sourde oreille. En 1963, on lui propose enfin d’enregistrer lui-même une de ses mélodies et il connaît un premier succès d’estime avec la chanson « Pour oublier qu’on s’est aimé ».

Mais le premier véritable résultat positif de ses nombreux essais sera le titre « Mirza » en 1965.

Le succès populaire est alors fulgurant et rapide et il va obliger l’artiste à poursuivre dans la veine en enregistrant des chansons comme « Oh hé hein bon » et « Les Cornichons » par exemple.

Cette manière de satisfaire le show-business français ne va cependant pas lui plaire et, malgré des succès comme « Le téléfon » ou « Je voudrais être noir », il s’installe en Italie à partir de 1967.

Là-bas, il anime notamment une émission télévisée de variétés qui connaît une grande notoriété. En 1970, il revient en France et élève des chevaux dans le Sud-Ouest. Il y rencontre un musicien irlandais, Micky Finn, avec qui il se lance dans de nouvelles et originales aventures musicales. Ces dernières débouchent sur la sortie d’un nouvel album personnel intitulé « Métronomie » en 1971. Un 45-tours est extrait de l’opus. C’est « La maison près de la fontaine » qui se vend à plus de 500.000 exemplaires.

Désormais, Nino Ferrer va accomoder son répertoire de mélodies qu’il décide d’enregistrer comme il l’entend. L’une de celles-ci rencontre les faveurs d’un public énorme en 1975: « Le Sud ».

Cette nouvelle grosse popularité va à nouveau troubler le chanteur qui connaît encore des succès beaucoup moins importants avec « Chanson pour Nathalie » en 1976 et « Joseph Joseph » en 1978.

En 1982, il fait une brève incursion dans le cinéma de Jean-Pierre Mocky avec le film « Litan ». Quelques mois plus tard, Nino Ferrer enregistre un nouveau 33-tours qui ne connaît à nouveau pas le succès espéré malgré un excellent travail de composition et de production: « Rock’n’roll cow-boy ».

Au début des années 1990, la sortie de ses plus grands hits en disque compact permet au chanteur d’être à nouveau invité à prendre part à des émissions de radio et de télé. Dans la foulée de cette « re-connaissance » du public et des professionnels, il lui est proposé de commercialiser un nouvel album qu’il intitule « La désabusion » en 1993.

Mais c’est encore un échec au niveau des ventes et, malgré cela, Nino réalise encore un ultime album où les chansons sont cette fois écrites et chantées par l’un de ses fils, son épouse et lui-même: « La vie chez les automobiles ».

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Cinq ans après ce dernier opus, alors que sa mère est décédée deux mois plus tôt, Nino Ferrer profite d’une promenade au milieu des champs pour se donner la mort d’un coup de fusil dans le coeur. C’est le 13 août 1998 au soleil couchant que l’on retrouve son corps inerte dans la campagne du Quercy qu’il appréciait tant et où il vivait (à Montcuq) depuis 1976. Le grand regret de cet artiste hors du commun a toujours été d’avoir, selon lui, composé près de 200 chansons pour que les gens n’en retiennent que trois.
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CALOGERO

Calogero en 2010

Le chanteur, compositeur et musicien français CALOGERO naît sous le vrai nom de Calogero Joseph Salvatore Maurici le 30 juillet 1971 à Échirolles, près de Grenoble. D’origines siciliennes, ses parents se sont installés dans la région de l’Isère où Calogero grandit avec sa soeur et ses deux frères. Les racines italiennes sont bien sûr à la base de la passion de la famille pour la musique et, dès l’âge de 15 ans, l’idée de constituer un groupe démange l’apprenti plombier Calogero qui sollicite son frère, Gioacchino, et un ami dénommé Francis Magiulli. A trois, ils fondent « Les Charts » en 1987. Et, quelques mois plus tard, au cours d’une de leurs prestations, ils se font remarquer par France Gall qui les apprécie et par Philippe Gaillard, producteur qui leur procure un contrat discographique. Entre 1989 et 1997, les Charts vont enregistrer cinq albums dont les quatre premiers connaissent un succès ascendant. En 1991, les ventes du second opus intitulé « Notre monde à nous » permet aux trois compères d’obtenir un disque d’or.

Mais, en 1997, l’album « Changer » n’obtient pas la même popularité et entraîne la dissolution du trio. Il est temps alors, pour Calogero, le bassiste gaucher, de penser à une carrière de chanteur soliste. En 1999, il commercialise un premier disque qui recèle la complicité de Pascal Obispo et de Zazie. L’album a pour titre « Au milieu des autres » et permet à l’artiste d’effectuer quelques prestations en première partie de chanteurs plus installés. Le second opus, éponyme, sort en 2002 et est annoncé par les succès « En apesanteur » et « Prendre racine » que les radios diffusent intensément. Plus d’un million d’exemplaires en sont vendus et il faut désormais compter avec le nom de Calogero dans la chanson francophone.

Le troisième album est simplement appelé « 3 » et est celui de la confirmation de la popularité du chanteur avec des titres comme « Yalla », « Si seulement je pouvais lui manquer » et « Face à la mer », un duo avec le rappeur Passi. Pour ce travail dont les ventes dépassent à nouveau le million d’unités, Calogero est accueilli avec le tapis rouge à la cérémonie des 19e Victoires de la Musique où il est sacré « meilleur artiste masculin » et reçoit le trophée des mains de Jean-Luc Delarue et Guillaume Durand le 28 février 2004.

Après une tournée de concerts triomphale qui parcourt l’Europe francophone en 2005, le chanteur part pour l’Italie et s’installe dans une maison de Toscane le temps d’y enregistrer ce qui sera son quatrième album : « Pomme C ». Tous les textes des nouvelles chansons à enregistrer sont écrits par Zazie dans le but de garder une unité globale. La crise du disque et du téléchargement étant passée par là, les chiffres de vente de cet opus dépassent à peine les 300.000 copies. Le disque suivant, « L’embellie », qui sort en 2009, se vend un peu mieux avec plus de 400.000 exemplaires et il est caractérisé par le travail de plusieurs auteurs : Jean-Jacques Godman, Grand Corps Malade, Dominique A ou Marc Lavoine.

S’en suit une tournée acoustique où, s’accompagnant à la guitare ou au piano, Calogero se produit dans des salles de spectacle à contenance moyenne. Onze ans après ses débuts de chanteur soliste, une compilation de ses grands succès est commercialisée sous la forme d’un double CD. L’objet s’appelle « V.O.-V.S. » (Versions originales-Versions symphoniques) et, si le premier volume renferme les versions originales et un inédit signé Jean-Jacques Goldman (« C’est d’ici que je vous écris »), le second présente les mêmes titres enregistrés avec un orchestre symphonique. Cette expérience musicale nouvelle amènera inévitablement Calogero à la reproduire sur scène en 2011 avec, à la clé, la captation d’un CD et DVD live. Artiste atypique avide de nouveaux frissons, Calogero se joint alors à Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon pour réaliser un projet éphémère qui a pour nom Circus en 2012 et dont le titre phare est « Sur le fil ».

Cette année-là, un faits divers ébranle le chanteur : un double meurtre a été commis dans sa ville natale d’Echirolles sans mobile véritable. Cette tragédie va lui inspirer une chanson qui devient le titre d’un album qui sort en 2014 : « Un jour au mauvais endroit ». Extrait de l’opus qui s’appelle « Les Feux d’artifice », le morceau est qualifié de chanson originale de l’année lors des Victoires de la Musique le février 2015. Parmi les singles qui portent les ventes de l’album à plus de 700.000, il y a « Le Portrait », « Avant toi » et « J’ai le droit aussi ».

Fruit d’une rencontre avec le groupe français « Cats on Trees », Calogero commercialise un single avec le duo en mai 2015 : « Jimmy » est à la fois interprété en anglais et en français. Ensuite, il faut attendre avril 2017 pour entendre les radios diffuser un titre annonçant un futur album de l’ex-Charts : « Je joue de la musique », une véritable rengaine qui flirte de manière ouverte et évidente avec les mélodies les plus entêtantes de feu Michel Berger. Le 14 juillet 2017, à Nice, il interprète sa chanson « Les feux d’artifice » en hommage aux victimes de l’attentat qui a eu lieu l’année précédente sur la Promenade des Anglais. Il le fait à la demande des parents et proches de ceux qui ont été fauchés par un camion fou après le feu d’artifice de la fête nationale. Trois ans après sa création, la chanson prend un sens que Calogero n’imaginait pas lors de son écriture. Et l’interpréter seul au piano devant toutes ces personnes éplorées est insurmontable. L’émotion est trop forte et l’artiste éclate en sanglots avant la fin du morceau.

Un mois plus tard, l’album annoncé est dans les bacs : il s’agit de « Liberté chérie » dont les hits ont pour nom « On se sait par cœur », « Fondamental », « 1987 » et « Voler de nuit ». Fin mars 2020, alors qu’il est confiné chez lui comme tout le monde à cause de la propagation du coronavirus Covid-19, Calogero écrit et compose une chanson inspirée par la situation étrange que l’on vit tous. Il la poste sur le web et les réseaux sociaux et elle a pour titre « On fait comme si ».

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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Pour en savoir plus sur sa carrière et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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22 JUILLET

Cora Vaucaire en 1963 - Photo (c) Nisak

Cora Vaucaire en 1963 – Photo (c) Nisak

22 juillet 1918 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Cora VAUCAIRE sous le nom de Geneviève Collin. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Mireille Mathieu en 1984

Mireille Mathieu en 1984

22 juillet 1946 : Naissance, à Avignon, de la chanteuse française Mireille MATHIEU. Aînée d’une famille de quatorze enfants, elle vient en aide à ses parents en travaillant dès son adolescence dans une usine d’enveloppes. Son père, un tailleur de pierres admirateur d’opéra, l’éveille très tôt à la musique et à la chanson. Edith Piaf est alors l’artiste de référence pour la jeune Mireille qui décide de devenir chanteuse. A l’âge de seize ans, elle postule ainsi pour un concours organisé par la municipalité d’Avignon: « On chante dans mon quartier ». Et, pour cette édition de 1962, elle se distingue en terminant deuxième derrière une jeune débutante du nom de Michèle Torr. Avec opiniâtreté, elle s’inscrit une seconde fois à ce concours en 1964 et elle le remporte en interprétant « La vie en rose » d’Edith Piaf. Cette victoire permet à la jeune Mireille de multiplier ses expériences sur les scènes régionales et elle participe au télé-crochet de l’émission « Télé-Dimanche » sur la première chaîne française en 1965.

Elle y est remarquée par l’impresario Johnny Stark qui a déjà travaillé avec Tino Rossi ou Johnny Hallyday. Il lui propose un contrat qui va la contraindre à travailler beaucoup pour, déjà, se présenter à l’Olympia de Paris en décembre 1965. Elle y chante en première partie de Dionne Warwick et Sacha Distel. L’année suivante, elle revient au music-hall parisien du Boulevard des Capucines mais, cette fois, en vedette grâce à ses premiers succès qui ont pour titre « Mon crédo », « Qu’elle est belle » ou « Viens dans ma rue ». La popularité de Mireille Mathieu dépasse alors très vite les frontières de la France et de l’Europe et elle se retrouve, en 1966, invitée du show télévisé de la star américaine Ed Sullivan où elle est présentée comme la digne héritière de Piaf. La même année, elle interprète « Paris en colère », chanson du film « Paris brûle-t-il ? » qui évoque la Libération sur une musique de Maurice Jarre. Sa carrière internationale s’élargit encore lorsqu’elle est invitée à participer à la « Royal Performance » à Londres devant la reine Elizabeth II en 1967. Tout en gardant son répertoire de succès francophones (« La dernière valse », « Les bicyclettes de Belsize », « J’ai gardé l’accent », etc.), Mireille Mathieu se produit alors sur les scènes du monde entier: Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Allemagne et, plus tard, URSS, Japon et Mexique. Ses tubes s’enchaînent alors: « Acropolis Adieu » (1971), « La Paloma Adieu » (1973), « Tous les enfants chantent avec moi » (1975), « Mille Colombes » (1977), « Santa Maria de la Mer » (1978), « A Blue Bayou » (1978), « Une femme amoureuse » (1980), « Bravo tu as gagné » (1981), « Together we’re strong » (en duo avec Patrick Duffy, le Bobby Ewing de Dallas, en 1983), etc. La chanteuse d’Avignon enregistre aussi des thèmes de films comme celui de « Love Story » (« Une histoire d’amour ») en 1971 et se voit offrir deux chansons originales par le maestro italien Ennio Morricone en 1974. A la fin des années 1980, Mireille Mathieu effectue une tournée en Chine et sa carrière française commence à péricliter malgré quelques albums matures très bien produits. En 1993, pour le 30e anniversaire de la disparition d’Edith Piaf, elle consacre tout un album à celle qui fut l’un de ses modèles avoués: elle en vend 100.000 exemplaires. Trois ans plus tard, elle se produit avec succès à Los Angeles à l’Universal Amphitheatre. En 2002, à l’occasion de la sortie d’un nouvel album aux chansons très personnelles, « De tes mains », la chanteuse entreprend sa première tournée en France, Suisse et Belgique depuis 20 ans. Le 9 mai 2005, elle chante sur la Place Rouge de Moscou pour le soixantième anniversaire de la victoire des alliés sur l’Allemagne. En novembre de la même année, elle chante dix soirs de suite à l’Olympia de Paris pour ses 40 ans de carrière. Elle y reçoit une récompense exceptionnelle: un disque de rubis pour ses 112 millions d’albums vendus dans le monde. Le 6 mai 2007, Mireille Mathieu interprète, dans des conditions épouvantables, « La Marseillaise » sur la place de la Concorde à Paris pour la victoire aux élections présidentielles de son ami Nicolas Sarkozy. La fin des années 2000 voit la carrière de la chanteuse se dérouler presque exclusivement en Russie, Autriche, Pologne, Lituanie, Lettonie, Estonie, Ukraine et en Allemagne. Fin 2012, à l’approche du 50e anniversaire de la mort d’Edith Piaf, Mireille Mathieu sort un nouvel album d’hommage à Edith Piaf qui ne contient, en fait, que deux nouveaux enregistrements, les autres étant ceux du disque de 1993 simplement recopiés sur le « nouveau » CD. Depuis, la chanteuse commercialise régulièrement des compilations qui regroupent des thématiques comme l’album « Mireille Mathieu chante Ennio Morricone » sorti en 2015 par exemple. En 2018, l’artiste enregistre son quarantième album studio en français. L’opus s’intitule « Mes classiques » et comprend 18 titres de facture classique signés Tchaikovsky, Brahms, Fauré, Schubert, Tarrega, Offenbach, Mozart, Haendel, Franck ou encore Verdi. Le 20 avril 2019, Mireille Mathieu est invitée à chanter l’Ave Maria au cours d’un concert diffusé sur la chaîne de télévision publique France 2 à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris.
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Jérôme Cotta: pochette de l'album sorti en 1998

Jérôme Cotta: pochette de l’album sorti en 1998

22 juillet 1999 : A 33 ans, le chanteur français Jérome COTTA (qui deviendra plus tard JEHRO) participe pour la première fois aux Francofolies de Spa en Belgique. Il y présente, dans le cadre du Salon Bleu du casino, les chansons de son premier album intitulé « L’arbre et le fruit ». Ce soir-là, les Francofolies de Spa accueillent aussi, à guichet fermé, les spectacles de Philippe LAFONTAINE et Angelo BRANDUARDI.

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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

22 juillet 2004 : Décès, au Rayol-Canadel-sur-Mer (F), du chanteur français Sacha DISTEL des suites d’un cancer de la peau. Né le 29 janvier 1933 à Paris, il est d’origine russe par son père, chimiste émigré en France. Sa mère, Andrée Ventura, est la soeur du célèbre chef d’orchestre et musicien Ray Ventura. C’est son oncle qui va l’initier au jazz et lui faire rencontrer des personnages qui sont déterminants pour son avenir : Henri Salvador par exemple. Sacha commence donc par être guitariste de jazz dans les boites de Saint-Germain-des-Prés. Puis, il fait ses débuts de chanteur en 1958 au casino d’Alger. Son premier succès sera énorme: « Scoubidou » en 1959. C’est également l’époque de « Mon beau chapeau », de « Personnalités » et « Ouah Ouah Ouah Ouah ». A partir de 1962, il anime des émissions de variétés à la télévision française: les célèbres « Sacha Show ». Il adapte et reprend bon nombre de succès anglo-saxons et gagne ainsi le coeur des Français mais aussi et surtout celui des Françaises. C’est que ce fringant dandy chante bien: « Scandale dans la famille », « Monsieur Cannibale », « La belle vie », etc.

On le sait moins mais, au début des années 1960, Sacha Distel a enregistré un 33 tours complet avec des chansons écrites pour lui par Jacques Brel, Georges Brassens, Serge Gainsbourg ou Charles Trenet. Après une idylle très médiatisée avec Brigitte Bardot, il épouse en 1963 la skieuse Francine Bréaud avec laquelle il aura deux fils, Laurent, né en 1964, et Julien, né en 1967. Jusqu’au milieu des années 1980, Sacha Distel reste très populaire avec des mélodies plus que célèbres: « Toute la pluie tombe sur moi », « Le soleil de ma vie » en duo avec Brigitte Bardot, « Vite chérie vite », « Le père de Sylvia », « La porte d’en face », « Ma femme », « Je t’appelle pour te dire que je t’aime », etc. Le 28 avril 1985, il est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et restera handicapée à vie. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Sacha Distel est l’un des rares artistes français à avoir mené une carrière parallèle en Angleterre. C’est ce qui lui a permis, notamment, de tenir le rôle principal de la comédie musicale « Chicago » à Londres en 2001. Trois ans plus tard, après avoir déjà lutté à plusieurs reprises contre la maladie, Sacha Distel perd son ultime combat contre un cancer de la peau. La mémoire de Sacha Distel et de ses oeuvres est perpétuée par l’un de ses fils, Laurent Distel. A la fin de l’année 2012, ce dernier a commercialisé un superbe coffret de trois DVD reprenant les grands moments du « Sacha Show », ces émissions de variétés mythiques présentées à la télé française par son père entre 1962 et 1973.
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22 juillet 2011 : Dans le cadre des Francofolies de Spa (B), le salon bleu du casino accueille la soirée des « Trois Francos » où les spectateurs peuvent apprécier gratuitement les concerts d’artistes envoyés par les Francofolies de La Rochelle (F), celles de Montréal (Qc) et, bien sûr, celles de Spa. Pour La Rochelle, Albin DE LA SIMONE débarque dans les Ardennes belges avec les chansons d’un nouvel album intitulé « Bungalow ». Le Québec envoie la chanteuse Marie-Pierre ARTHUR pour qui c’est la première visite à Spa. La chanteuse est aussi bassiste et son répertoire se déploie dans un country-rock francophone novateur. Enfin, c’est Sacha TOOROP qui est proposé par les Francofolies belges. Après avoir pas mal bourlingué du côté de la pop anglo-saxonne, Sacha a sorti un premier album en français il y a quelques mois et accompagne Axelle Red sur scène en 2011. Au cours de cette soirée exceptionnelle, Albin DE LA SIMONE reprend le célèbre « Vertige de l’amour » de Bashung à voir ci-dessous.

Et pour savoir ce qui s’est passé aux Francofolies de Spa ce 22 juillet 2011, veuillez cliquer ICI.
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7 MAI

Frank Michaël au début des années 1990

7 mai 1947 : Naissance, à Parme en Italie, du chanteur belge Franco Gabelli mieux connu sous le nom de Frank MICHAËL. A peine âgé de trois ans, le jeune Franco quitte sa région natale avec sa famille pour s’installer à Seraing, près de Liège, où son père trouve du boulot à la mine. Son enfance se déroule pareille à celles de beaucoup d’autres jeunes d’origine italienne dans les régions ouvrières de Belgique comme les Siciliens Salvatore Adamo ou Frédéric François par exemple. Et Franco rêve de musique et de chansons. C’est pour ça que, adolescent, il apprend l’accordéon et s’inscrit à divers concours de chant où il se fait remarquer pour son talent. Mais il faut bien gagner sa vie et il travaille dans le secteur électronique. Fin 1973, il réussit toutefois à enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Frank Michaël. La chanson va être un très grand succès en Belgique et dans le Nord de la France: « Je ne peux vivre sans toi ».

Par la suite et pendant des années, Frank Michaël va vendre beaucoup de disques dans son pays d’adoption: « Dites-lui que je l’aime », « Tu m’as trop fait attendre », « Ballade pour un je t’aime », « Un garçon pleure » ou « Souviens-toi de ma chanson ». Pendant toutes ces années, Frank Michaël chante partout où il peut: sur des podiums radiophoniques, sur des scènes de quartier, dans des salles de fêtes et des théâtres. Les firmes de disques se succèdent pour Frank qui enregistre chez RCA et Philips avant de signer, en 1984, chez Vogue France. A partir de ce moment, tout va s’emballer. Deux chansons vont connaître un succès international: « Entends ma voix » et « San Angelo ». Et les portes des théâtres de France s’ouvrent devant lui. Son public est essentiellement féminin et Frank cultive d’ailleurs l’amour de ce public. Mais, assez curieusement, les medias français boudent le chanteur alors qu’en Belgique, à cette époque, les radios locales et privées le diffusent autant que les radios publiques nationales. A partir de cet instant, il commence à être un très grand vendeur de disques. Etonnamment passionné par le rock and roll, il voue une véritable admiration pour Elvis Presley et pour Johnny Hallyday. Il s’efforce d’ailleurs d’orienter son répertoire vers la musique country et parvient, pour ce faire, à rencontrer Michel Mallory qui est un des spécialistes du genre en France. Et, toujours à la recherche d’une certaine notoriété auprès de personnes qui ne l’apprécient pas particulièrement, il réussit à obtenir avec fierté des chansons signées par Charles Aznavour ou Salvatore Adamo. Les titres de Frank Michaël oscillent alors constamment entre la mélodie de charme sirupeuse, la ballade country ou la musique qui invite à la valse: en 1997, il obtient un énorme succès avec « Toutes les femmes sont belles ». En 2003, il se décide enfin à rendre hommage à son idole et sort l’album « Thank you Elvis » où il reprend quinze « tubes » du « King » en français et en italien. Et, depuis, Frank Michaël commercialise environ un album par an. Quant à ses spectacles, ils attirent toujours, dans les Zénith et autres Palais des Sports, un public féminin. Celui-ci a toutefois un peu vieilli mais n’a rien perdu de sa vitalité pour tendre au chanteur le mouchoir qu’il humecte, à chaque prestation, d’un peu de sueur.
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Véronique Jannot en 1986 – Photo (c) Richard Melloul

7 mai 1957 : Naissance, à Annecy, de la comédienne et chanteuse française Véronique JANNOT. Elle est encore étudiante lorsqu’elle est recrutée pour un casting organisé par la réalisatrice de télévision Cécile Aubry. Elle obtient ainsi le premier rôle féminin de la série « Le jeune Fabre » aux côtés de Mehdi à l’âge de quinze ans. Elle multiplie ensuite les expériences théâtrales et audio-visuelles avant d’apparaître au cinéma avec Alain Delon dans le film « Le toubib » en 1979. Alors qu’elle est la vedette de la série télé « Pause Café », elle tente l’expérience de la chanson au milieu des années 1980. C’est Pierre Bachelet qui l’y pousse en lui composant « J’ai fait l’amour avec la mer » en 1982 après avoir interprété « L’Atlantique » en duo avec elle.

Laurent Voulzy s’intéresse alors à Véronique Jannot et il enregistre avec elle le duo qui est le « tube » de l’été 1984: « Désir désir ». D’autres chansons connaîtront de bons succès: « Aviateur » ou encore « Si t’as pas compris ». En 2012, après une longue période de cinéma, Véronique Jannot revient à la chanson par le biais d’un disque destiné aux enfants: « Tout doux ». Elle y interprète des comptines et partage quelques mélodies avec Henri Salvador (« Une chanson douce »), Yannick Noah, Gérard Lenorman ou Natasha St-Pier entre autres.
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Teri Moïse en 1999

Teri Moïse en 1999

7 mai 2013 : Décès, à Madrid en Espagne, de la chanteuse Teri MOISE à l’âge de 43 ans. L’artiste se serait donnée la mort dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne. Teri Moïse est née le 25 mars 1970 à Los Angeles (USA) de parents émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de 100.000 unités. Après ça, Teri Moïse disparaît du métier aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir alors ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce tragique jour du mois de mai 2013.
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Maurane en 2015

7 mai 2018 : Décès à Schaerbeek (Bruxelles) de la chanteuse belge MAURANE à l’âge de 57 ans. Née le 12 novembre 1960 à Ixelles sous le nom de Claudine Luypaerts, son père, Guy Luypaerts, est alors musicien, compositeur et directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est choisie par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » aux côtés de Philippe Lafontaine et Philippe Anciaux entre autres. C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1985, elle parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser ») et qui lui permet de se faire engager deux ans plus tard par Michel Berger pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ». En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia. Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ». Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida). Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien. Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec. En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale. De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005. La chanteuse est, enfin, une grande praticante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une grande adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité. Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment. Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Début 2018, elle remonte enfin sur scène dans la banlieue de Bruxelles avec un bonheur inégalable. Bonheur de courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel qui sort finalement, à titre posthume, en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge. Les funérailles de Maurane ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de son enfance.
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7 mai 2019 : Les autorités de la localité bruxelloise de Schaerbeek décident de baptiser le square où se trouve la maison de l’artiste du nom de Maurane. C’est là que, un an plus tôt, jour pour jour, la chanteuse s’est éteinte de manière subite (voir ci-dessus).
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25 MARS

 

Jean Sablon en 1961

25 mars 1906 : Naissance, à Nogent-sur-Marne, du chanteur crooner français Jean SABLON. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki.

Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon fut l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistra des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connut aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il faisait ses adieux à Paris. A 87 ans, Jean Sablon est décédé à Cannes (F) le 24 février 1994. Il a été inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, à la télévision française, Jean Sablon interprétait un de ses grands succès, « Je tire ma révérence » en duo avec le comédien français Jean Piat : séquence souvenirs à découvrir ci-dessous.

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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

25 mars 1931 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES, Jacqueline Christine Boissonnet de son vrai nom. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelle pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public français. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. En 1980, elle fait toutefois un rapide retour à la chanson afin de réenregistrer le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.

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Teri Moïse en 1999

25 mars 1970 : Naissance, à Los Angeles (USA), de la chanteuse Teri MOISE. Ses parents sont des émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de cent mille unités. Après ça, Teri Moïse disparaît de la circulation aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce 16 mai 2013 ou sa maison de disques annonce qu’elle est décédée. Sa mort remonterait au 7 mai 2013: un suicide dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne.
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7 MARS

 

7 mars 1927 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Après avoir vécu dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet, il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle. Il est décédé à Issy-Les-Moulineaux le 13 décembre 2007 d’une crise cardiaque. Ci-dessous, Philippe Clay interprète son célèbre succès « La quarantaine ». Dans cette vidéo, le chanteur explique l’origine de la chanson et pourquoi cette chanson a été écrite en 1971 avant de l’interpréter. Il s’agit d’un extrait de l’émission « Médiation » de François de Closets diffusée sur la chaîne privée française TF1 et dont le sujet est : « Bien vieillir, Vivre vieux, Vivre longtemps, La discrimination des seniors ».

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7 mars 1939 : Naissance, à Paris, du chanteur français d’origine arménienne Danyel GERARD, de son vrai nom Gérard Daniel Kherlakian. Si l’on excepte Henri Salvador qui pratique la parodie du rock’n’roll américain au milieu des années 1950 sous le pseudo d’Henri Cording, Danyel Gérard est véritablement l’un des premiers chanteurs de rock français. Son premier disque est « D’où reviens-tu Billie Boy » en 1958.

Il s’agit alors de l’adaptation d’un titre américain écrite par Boris Vian. Mais les jeunes Français ne sont pas encore prêts pour ce genre musical nouveau qu’ils découvriront vraiment grâce à Johnny Hallyday en 1960. A ce moment, Danyel effectue son service militaire en Algérie et il rate la vogue française du rock. Qu’à cela ne tienne, il prend sa revanche en 1962 quand il est consacré roi du twist avec des chansons comme « Petit Gonzales », « La leçon de twist » ou « Le Marsupilami ». En 1963, l’artiste s’entoure de l’orchestre « les Champions » pour enregistrer un 45 tours qui va connaître un grand succès: « Je ». Les « tubes » s’enchaînent alors: « Memphis Tennessee », « D’accord d’accord » ou « Il pleut dans ma maison ». En 1964, Danyel Gérard écrit « Les vendanges de l’amour », un succès pour Marie Laforêt. Après un autre « tube » écrit pour Hervé Vilard en 1966 (« Fais-la rire »), il se consacre à l’édition de chansons et quitte un peu le devant de la scène. Il y revient en 1970, barbu et arborant un chapeau qui ne le quittera plus. Il devient un des premiers chanteurs français à travailler son look et il interprète alors « Butterfly » qui reste son plus grand tube à ce jour. En France comme à l’étranger puisque plusieurs versions sont enregistrées dans différentes langues. Près de quinze millions de 45 tours sont vendus de ce titre. Avec « Butterfly », la carrière de Danyel Gérard reprend vigueur et il vogue de succès en succès dans la décennie 1970: « L’Arménien », « Un grand amour », « Passionnément », « Les temps changent », « Mélodie Mélodie » ou « Marylou ». Passionné de musique country, Danyel Gérard profite de la mode des radios privées pour créer sa propre station, « Music Box », en 1981. Il délaisse un peu la chanson malgré l’enregistrement de deux albums qui connaissent un succès mitigé. En 2007, Danyel Gérard rejoint l’équipe de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » au cours de laquelle il balance un condensé de ses 40 ans de chanson. Il y participe à nouveau de nombreuses fois par la suite jusqu’en 2015. Il semble qu’il ait décidé depuis, à plus de 80 ans, de se retirer de la vie musicale.
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7 mars 1942 : Naissance, à Mannheim en Allemagne, de la chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ». En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.

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Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

7 mars 1946 : Naissance, à Frameries, du chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (1983). Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975). A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».

Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980. En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies »
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L’album de Corine (Marienneau) en 2002

7 mars 1952 : Naissance, à Paris, de la bassiste et chanteuse française Corine MARIENNEAU au milieu d’une famille comportant cinq filles dont sa soeur jumelle. Très jeune, à l’âge de quatre ans, elle suit des cours de piano et de danse. Elle essaie de devenir petit rat à l’Opéra de Paris mais elle ne réussit pas le concours. Adolescente, elle apprécie beaucoup la musique et plus particulièrement le gospel. C’est peut-être pour ça qu’à 20 ans, elle part pour les Etats-Unis où elle est fille au pair pendant un an dans une maison de Princeton (New Jersey). A son retour au pays natal, elle se tourne vers la danse contemporaine et les claquettes. Elle se paie ces cours en effectuant divers petits emplois. En 1974, elle loue une maison à Saint-Cloud et se retrouve entourée d’une série d’artistes et musiciens comme Valérie Lagrange et Jacques Higelin. Mais il y a aussi de jeunes musiciens de son âge dont le travail l’intéresse : Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Puis il y en a un autre qui se nomme Louis Bertignac et dont elle tombe amoureuse. Après un essai de liaison musicale au sein de la formation Shakin’ Street, les deux tourtereaux forment finalement le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka. Dans un milieu artistique totalement masculin, Corine va devenir la bassiste du groupe mais également souffrir de cette infériorité numérique féminine. Et lorsque, au niveau sentimental, Bertignac la délaisse quelque peu, c’est Aubert qui l’aide à surmonter une crise passant par une tentative de suicide. C’est d’ailleurs avec Jean-Louis Aubert qu’elle écrit la chanson « Le chat » pour Téléphone sur l’album « Dure limite » en 1982. En 1984, Corine commence à travailler pour d’autres artistes et projets comme les thèmes repris dans la musique du film « Subway » de Luc Besson ou celle de « Moi vouloir toi » réalisé par Patrick Dewolf qui lui offre aussi un premier rôle au cinéma. Le 23 novembre 1985 au Moulin Rouge de Paris, Daniel Balavoine remet à Téléphone la première Victoire de la musique de l’histoire dans la catégorie album rock de l’année pour « Un autre monde ». Et, encouragés par cette récompense nouvelle, les membres du groupe se rejoignent au château-studio de Miraval pour entamer l’enregistrement de l’album suivant prévu pour fin 1986. Pour faire patienter les fans et les médias, le groupe commercialise la chanson « Le jour s’est levé » qui se classe quatrième du top 50 en février 1986. L’ambiance au sein de Téléphone dégénère de jour en jour et, en mars 1986, Corine Marienneau propose un arrêt des activités pendant un an. Cette proposition ne fait pas l’unanimité et la fin du groupe est déclarée en avril de la même année. Alors que Jean-Louis Aubert se lance avec difficulté dans une carrière solo, Corine reste avec Louis Bertignac pour former le groupe « Les Visiteurs » avec d’autres musiciens tels que Serge Ubrette, Loy Ehrlich et Afid Saidi. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Les bêtes », que Corine a initialement composé pour Téléphone. Mais c’est le single « Ces idées-là » (écrit par Louis Bertignac) qui connait le succès, fin 1987, avec 400.000 exemplaires vendus. Désormais maman d’une petite fille, Corine participe avec Louis, en 1989, à une série initiée par la chaîne de télé Canal + : « Les jupons de la révolution » pour le bicentenaire de la Révolution française. Le second album de la bassiste avec Les Visiteurs est enregistré à Memphis et est un échec commercial à sa sortie en 1990. Début 1991, Corine Marienneau annonce la fin des « Visiteurs » pour s’éloigner provisoirement de la musique et se consacrer à sa vie de famille. Elle essaie ensuite de décrocher un rôle au cinéma mais cette activité-là n’est pas convaincante pour elle. En 1993, alors qu’elle commence à envisager l’enregistrement d’un album solo, elle rejoint Bertignac sur scène comme choriste dans la salle parisienne de Bobino. Et, un an plus tard, le 26 mai 1994, elle assiste à un autre concert de Bertignac qui l’invite à monter sur scène avec deux autres spectateurs qui ont pour nom Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Reformé l’espace de quelques minutes, le groupe Téléphone livre quatre titres au public ce soir-là. Pour réaliser son premier et unique album personnel à ce jour, Corine Marienneau demande alors l’aide de Louis Bertignac mais celui-ci, fort occupé, ne peut y travailler tout de suite. Finalement, c’est en janvier 2002 que l’opus est commercialisé sous le simple titre « Corine ». Il est constitué de douze chansons musicalement légères interprétées avec une voix acidulée qui fait parfois penser à celle de Lio. Le disque n’est pas un succès de vente et reste très confidentiel dans les sphères professionnelles de la musique et de la chanson. En 2006, Corine Marienneau évoque ses souvenirs musicaux dans un livre intitulé « Le Fil du temps ». Alors que Bertignac, Aubert et Kolinka se retrouvent, sans lui en parler, sur scène pour former « Les Insus » fin 2015, Corine supervise cependant la remasterisation de toute la discographie de Téléphone qui regroupe cinq albums studios et deux lives accompagnés de trois disques de chansons hors albums et de raretés.
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La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

7 mars 2000 : Décès de la chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER à l’âge de 80 ans. Née à Bruxelles en 1920 où elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines, Angèle Guller passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Brassens, Brel, Bécaud et Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » qui accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Ferré, Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
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Jacqueline François en 1964

7 mars 2009 : Décès, à Courbevoie, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS. Née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. Le climat de l’époque s’y prête car les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Mais, c’est finalement le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, qui applaudit Mademoiselle de Paris. Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’a enregistrée plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents. Ses autres grands succès sont « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle a repris à son répertoire comme « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ».
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Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

7 mars 2010 : Décès, à Paris, de Patrick TOPALOFF à l’âge de 65 ans. Animateur, acteur et chanteur français né le 30 décembre 1944, Patrick Topaloff décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès. L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès. A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et il en fait « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus. Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète, en duo avec Sim, une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube. Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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7 mars 2011 : Sortie de l’album de Thomas FERSEN « Je suis au paradis ».
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