VASSILIU Pierre

Pierre Vassiliu en 1974 – Photo (c) Marie Vassiliu

Le chanteur français Pierre VASSILIU naît le 23 octobre 1937 à Villecresnes. Il se passionne dès son plus jeune âge pour les chevaux et les concours hippiques. Il se destine donc à être jockey. Il apprend le métier à Chantilly et parvient à gagner six courses. Sur le site d’un hippodrome, le jockey rencontre deux cavaliers qui ont pour nom Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, humoristes de leur état. Pierre leur déclare écrire des chansons dans ses moments de temps libre. Ecoutant celles-ci, les deux compères encouragent notre homme à présenter son répertoire dans les cabarets parisiens. Après 29 mois de service militaire passés comme photographe durant la guerre d’Algérie, il revient à Paris et présente ses chansons, parfois un peu grivoises pour l’époque, au petit conservatoire de la chanson de Mireille le 5 décembre 1961.

Il parvient à signer un contrat phonographique et à enregistrer une première chanson en 1962: « Armand ». Le disque se vend à 150.000 exemplaires et c’est un très gros succès.

Cette popularité soudaine lui permet de se retrouver rapidement sur la scène parisienne de l’Olympia en janvier 1964 où il chante en première partie de la soirée consacrée aussi à Sylvie Vartan, Trini Lopez et les Beatles. Dans la foulée, Pierre Vassiliu entame une tournée d’été avec Françoise Hardy, Jacques Dutronc et Johnny Hallyday. Pendant quelques années, il enchaîne les succès peu conformistes et drôles comme « Ivanhoé » ou « La femme du sergent » avant de connaître un léger passage à vide.

Il change de maison de disques en 1970 et signe un contrat chez Barclay où il enregistre l’album « Amour Amitié » qui marque un tournant dans la carrière de Pierre Vassiliu qui se montre plein d’une tendresse toute particulière.

Et, dans la même lignée, un 45-tours de 1971 révèle « Dans ma maison d’amour ». Une version particulière de cette chanson est livrée sur un plateau de télé français où Vassiliu est accompagné au piano par Gilbert Montagné qui connaît alors son premier grand succès international avec sa chanson « The fool ».

En 1973, le nouvel album du chanteur dévoile sa passion récente pour la musique brésilienne. Il connaît ainsi à nouveau le succès avec « J’ai trouvé un journal dans le hall de l’aéroport » puis, surtout, avec « Qui c’est celui-là ». L’opus se vend à plus de 300.000 exemplaires

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Pierre Vassiliu continue à enregistrer des albums par la suite mais ces derniers obtiennent une popularité moindre. Certains ne contiennent d’ailleurs souvent que des réenregistrements de ses grands succès. L’artiste s’installe au Sénégal entre 1985 et 1989 et il y ouvre un club de jazz. Il revient en France dans les années 1990. Et il faut attendre 2003 pour découvrir un nouvel album réalisé avec des griots Sénégalais: l’orchestre Kalone. En 2006, Pierre Vassiliu apprend qu’il est atteint de la maladie de Parkinson. Cela ne l’empêche pas de se produire avec les autres vedettes de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 (à voir ci-dessous). Ces spectacles constitueront cependant les dernières apparitions publiques de l’artiste qui se retire à Mèze, dans l’Hérault. Car, le 17 août 2014, il décède dans un établissement hospitalier de Sète à l’âge de 76 ans.

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17 FEVRIER

Pierre Tisserand en 1980

17 février 1936 : Naissance, à Maisons Alfort, du chanteur français Pierre TISSERAND. Après avoir vécu les années de guerre de son enfance en Franche-Comté, près de Vesoul, il suit des études d’instituteur. Puis, au début des années 1960, il se décide à chanter. Il n’enregistre toutefois son premier 45-tours de quatre titres chez Barclay qu’en 1966. Parmi ces chansons, il y a « L’Homme fossile » qui deviendra un succès du répertoire de Serge Reggiani. Après de nombreux essais infructueux, une dizaine de 45-tours, il connaît un succès aussi rapide qu’éphémère en interprétant en 1971 « Dis madame s’il vous plaît », une superbe balade chantée avec une voix très chaleureuse.

Ensuite porteur d’une moustache gauloise et taillé comme un bûcheron, il laisse aussi des chansons à Christine Sèvres, Francesca Solleville ou Magali Noël. De temps en temps, il enregistre un album comme « A bout portant », « Comme le temps file », « Si l’on vivait comme autrefois » en 1975, « Pieds et poings liés » en 1976, « Le châle de soie » en 1978 et « Douceur » en 1980. Le reste du temps, il peint, écrit des pièces de théâtre ou des romans. Le dernier paru en date a pour titre « La péniche à cinq pattes ». En 2000, un CD compilation de 19 chansons, enregistrées entre 1966 et 1980, est commercialisé et est rapidement épuisé. Trois ans plus tard, Pierre Tisserand se remet à la chanson en sortant son premier compact original: « Les mammifères ». Une nouvelle étape artistique musicale qui reste toutefois sans suite à ce jour.
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Gérard Rinaldi sur scène en 2011 (c) Passion Chanson

17 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI. Après avoir accompagné le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes », il devient le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies comme celle de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »).

L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède à Briis-sous-Forges le vendredi 2 mars 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphôme.
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Alice Dona en 1976

17 février 1946 : Naissance, à Maisons Alfort, de la chanteuse française Alice DONA qui, après avoir été une élève du « Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille », connaît quelques succès à l’époque « yé-yé » comme interprète: « Mon train de banlieue » ou « Les garçons ».

Pour Alice, Donadelle de son vrai nom, il y a ensuite une période où la composition prend le pas sur l’interprétation. Elle compose ainsi quelques chansons pour Claude François avant de devenir la compositrice attitrée de Serge Lama dans les années 1970. Ces succès lui permettent d’ailleurs de réaliser son retour à la chanson en tant qu’interprète dans la seconde partie des années 1970 sur un terrain qu’elle partage avec Marie-Paule Belle. Ses chansons traitent alors souvent des mêmes thèmes nostalgiques et comiques: « L’antistar » ou « Chanson hippocalorique ». Dans les années 1980, le vent tourne à nouveau et Alice se lance dans la découverte des jeunes talents en créant une école à l’image de ce que fit Mireille bien des années plus tôt. Son école révèle, à l’époque, un groupe vocal: « Génération » qui enregistre, notamment, des versions très « variétés » de chansons de Brassens. Alice Dona enregistre à nouveau des albums à la fin des années 1990 et un hommage à Gilbert Bécaud en 2002. Quatre ans plus tard, elle joue au théâtre où elle donne la réplique à Philippe Chevallier dans « Ce soir ou jamais », pièce de Philippe Hodara et Bruno Chapelle. Elle est nommée commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres français en janvier 2010. Elle rejoint les tournées « Age tendre et tête de bois » en 2012. Un an plus tard, elle sort un nouvel album intitulé « Mes petites madeleines »: il s’agit d’un ensemble de reprises qu’elle interprète parfois en duo avec des artistes comme Bénabar, Mimie Mathy, Michel Delpech ou, bien sûr, Serge Lama. En octobre 2014, pour ses 50 ans de carrière, un double CD « L’essentiel » est commercialisé et il constitue un beau panorama de son parcours artistique.
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17 février 1953 : Jacques BREL enregistre un disque 78-tours à Bruxelles. Il y grave deux titres: « La foire » et
« Il y a ».

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Pochette album 2010

17 février 1980 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Catherine MAJOR révélée en France au cours du festival « Alors Chante » de Montauban (F) en 2004 où elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. Auparavant, elle est la lauréate auteur-compositeur-interprète du Festival en chanson de Petite-Vallée 2002 en Gaspésie au Québec. Son premier album, « Par-dessus bord », paraît en 2004. Il reçoit un très bon accueil des professionnels et de multiples récompenses. C’est la consécration pour cette artiste, musicienne depuis l’âge de quatre ans. Au Québec, son deuxième album, « Rose sang », sort en janvier 2008 et connaît un beau succès commercial avec plus de 20.000 exemplaires vendus. « Rose sang » sort finalement en Europe le 25 janvier 2010. Cette commercialisation permet à Catherine Major de présenter ses chansons sur scène. Notamment en première partie du spectacle consacré à Nougaro par Maurane au Cirque Royal de Bruxelles où est alors présent son célèbre compatriote auteur Luc Plamondon. En 2012, son troisième album intitulé « Le désert des solitudes » est commercialisé en France. Trois ans plus tard, elle sort un nouvel opus, « La maison du monde », au Québec.
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7 FEVRIER

SYLVA Berthe7 février 1885 : Naissance, à Lambézellec, de la chanteuse française Berthe SYLVA, sous le nom de Berthe Francine Ernestine Faquet. Fille d’un marin et d’une couturière, Berthe Faquet passe son enfance à Brest avant de devenir femme de chambre. Elle n’a que seize ans lorsqu’elle devient maman d’un petit garçon dont elle ne s’occupera pas: il sera éduqué par ses grands-parents. On ne sait que très peu de choses sur les origines de la carrière de chanteuse de Berthe Sylva qui dateraient de 1910. Elle aurait aussi enregistré un premier disque en 1920: « L’enfant de la misère ». Mais, à partir de 1928, année où elle chante au Caveau de la République à Paris, sa biographie s’étoffe. C’est là qu’elle se fait remarquer par l’accordéoniste et compositeur Léon Raiter qui l’invite à interpréter, dans le studio de Radio Tour Eiffel, des chansons qu’il lui compose et qu’elle enregistre sur des disques 78-tours. En 1929, elle enregistre ainsi « Le racommodeur de faïence » qui se vend à 200.000 exemplaires en deux ans. Berthe Sylva profite de ce succès rapide pour effectuer des concerts dans de nombreuses salles parisiennes et en province française. Un an plus tard, c’est la sortie d’autres chansons comme « Frou frou » et « C’est mon gigolo ». Puis les succès s’enchaînent: « Du gris » (1931), « Le tango des fauvettes » (1931), « La légende des flots bleus » (1931), « La voix de maman »(1932), « Rends-moi mon papa » (1932), « Les mômes de la cloche » (1933), « Les nocturnes » (1934), « Le p’tit Boscot » (1935), « Comme un moineau » (1935) et « Arrêter les aiguilles » (1937). En 1937 aussi, elle enregistre ce qui reste son « standard » éternel et immortel: « Les roses blanches ». Elle atteint ainsi, en enregistrant cette chanson composée par Léon Raiter en 1926, un sommet dans l’art de la chanson réaliste de l’entre-deux guerres.

C’est aussi, un peu, son « chant du cygne », puisque peu après la sortie de cette chanson, l’artiste décide de s’installer à Marseille où, dans la pauvreté la plus totale, elle s’adonne à la boisson. Elle décède à l’âge de 56 ans, le 24 mai 1941, et elle est inhumée à Marseille grâce à sa maison de disques qui finance ses obsèques. Quelques années plus tard, sa dépouille est transférée à la fosse commune du cimetière Saint-Pierre car personne ne renouvelle la concession. Grâce aux matrices des disques de Berthe Sylva qui ont été particulièrement bien conservées, les rééditions de ses chansons ont été nombreuses à la grande époque des vinyles microsillons mais aussi à celle des disques laser et, désormais, à celle du téléchargement numérique. Parmi les succès de Berthe Sylva, il y a aussi « On n’a pas tous les jours vingt ans » qui a marqué plusieurs générations.
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GRECO Juliette - Pochette 20127 février 1927 : Naissance, à Montpellier, de la chanteuse française Juliette GRECO. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passser du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc. Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines », « La Rue des Blancs Manteaux », « Un petit poisson un petit oiseau », « Accordéon », « Je hais les dimanches », « Il n’y a plus d’après », « Jolie môme », « La javanaise », « La chanson des vieux amants », « Mon fils chante », « Déshabillez-moi » ou « Les Feuilles mortes » entre autres.

Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle chante Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014. Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.
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Pascal Auriat en 1976 (c) Alain Marouani7 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète et producteur de musique français Pascal AURIAT, de son vrai nom Jean-Paul Vuillerme. En tant qu’interprète, il enregistre une quinzaine de 45-tours et un 33-tours, avec des fortunes diverses, entre 1967 et 1982. C’est lui qui compose le célèbre « Il venait d’avoir 18 ans » que Dalida chante en 1974 sur des paroles de Pascal Sevran et Serge Lebrail. Il est ensuite le producteur de Linda De Suza avec qui il crée le label « Suzaur ». Constituant un duo éphémère des années 1980, David et Jonathan, qui connaissent alors des succès comme « Est-ce que tu viens pour les vacances ? », sont également produits par Pascal Auriat. Victime du SIDA, Pascal Auriat décède le 19 janvier 1989 à Suresnes.

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Pochette du seul grand véritable succès de Gérard BLANCHARD en 1982

7 février 1953 : Naissance, à Tours, du chanteur français Gérard BLANCHARD. Artiste dans l’âme, il apprend l’accordéon durant son enfance et veut s’en servir pour jouer du rock à la manière de Clifton Chénier par exemple. Sa passion pour le dessin et la peinture le pousse à s’inscrire aux Beaux-Arts en 1967. Après avoir effectué son service militaire, il pratique divers petits métiers de toutes sortes. Mais ces pérégrinations hasardeuses le ramènent à l’accordéon dont il joue dans les bals populaires régionaux. Puis, il pense à écrire et composer des chansons. Il fonde alors le groupe « Roxy Musette » en 1975. Cette formation est suivie par « Gueule d’amour » et « Jo BB Folk ». Se décidant à chanter seul au début des années 1980, il est remarqué dans un cabaret parisien par un directeur artistique de la maison de disques Barclay. Ce dernier lui donne l’occasion d’enregistrer un album, « Troglo Dancing », qui sort en 1982. Un tube, « Rock Amadour », en est extrait. Il s’en vend 1.700.000 copies.

En 1983, son deuxième opus, qui porte le titre « Matinée Soirée », est récompensé au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Mais cet album signe déjà le déclin de Gérard Blanchard que le public ne suit plus vraiment. Et ce malgré un retour fracassant en 1987 avec « Elle voulait revoir sa Normandie ». En 1989, il est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle en France. Quatre albums sortent encore entre 1991 et 2003 parallèlement à des tournées et de nombreux concerts. Il est encore sur scène à plusieurs reprises en 2010. En 2011, Gérard Blanchard produit lui-même deux albums. L’un est composé de chansons originales (« La peau du cancre ») et l’autre est un hommage à Georges Brassens. Deux ans plus tard, le 24 juin 2013, il se produit au Théâtre du Petit Saint-Martin à Paris.
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Victoires de la musique 1994 (Christian Morin et Nagui)

7 février 1994 : Les 9e Victoires de la Musique, présentées par Christian Morin et Nagui, sont remises à Paris. Elles récompensent Luc Plamondon pour « Starmania » qui est élu spectacle musical de l’année pour la nouvelle version présentée à Mogador, l’originale datant de 1978. Alain Souchon reçoit deux Victoires: comme interprète masculin de l’année et pour sa chanson « Foule Sentimentale ». L’album de l’année récompense Eddy Mitchell pour « Rio Grande » alors que Renaud est primé pour l’album de musique traditionnelle avec « Renaud cante el Nord ». Le concert de l’année est celui de Johnny Hallyday au Parc des Princes et le videoclip est celui d’Alain Chamfort « L’ennemi dans la glace » réalisé par Jean-Baptiste Mondino. Chez les dames, Maurane est décrétée artiste francophone de l’année, un titre qui récompense le meilleur artiste interprète ou meilleur groupe francophone non-français selon les critères d’un collège de professionnels. Cette récompense sera supprimée en 1997. Toujours chez les dames, Barbara est sacrée artiste interprète féminine de l’année. Enfin, dans la catégorie « jeune public », c’est Sabine Azéma qui remporte la Victoire pour « Aladdin et la lampe merveilleuse » devant Henri Dès et Richard Bohringer alors que la nomination de Dorothée pour son spectacle à Bercy est copieusement huée par le public de la soirée.
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7 février 2011 : Sortie de l’album de Lucie BERNARDONI « Mélancosmiaque ». Il s’agit du deuxième opus de la chanteuse. L’artiste est sortie de l’aventure « Star Ac » en 2004 après avoir affronté Grégory Lemarchal en finale. C’est ce qui lui donne l’occasion d’enregistrer un premier album moins bien assumé que ce « Mélancosmiaque » qui, bien que produit par des internautes passionnés, ne connaît toutefois qu’un succès d’estime. Vous pouvez lire l’article de « Passion Chanson » consacré à cet album en CLIQUANT ICI.
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22 SEPTEMBRE

Colette Deréal dans les années 1960 – Photo (c) P. Fournier

22 septembre 1927 : Naissance, à Saint-Cyr l’Ecole (Seine-et-Marne) de l’actrice et chanteuse française  Colette DEREAL, sous le nom de Colette Denise de Glarélial. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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22 septembre 1940 : Naissance, à Solbjerg au Danemark, de l’actrice et chanteuse Anna KARINA sous son vrai nom de Hanne Karin Bayer. Très jeune, encore adolescente, elle entame une carrière artistique dans son pays natal. Elle y décroche des petits rôles dans des courts métrages et des spots publicitaires. Puis elle chante occasionnellement dans les cabarets et se fait aussi engager comme mannequin. En 1957, elle débarque à Paris où elle rencontre Coco Chanel qui lui trouve son pseudonyme: Anna Karina. Elle est alors remarquée par le réalisateur Jean-Luc Godard qui l’épouse et la fait tourner dans quelques uns de ses films. D’autres cinéastes vont ensuite asseoir confortablement la carrière cinématographique d’Anna Karina en France et à l’étranger. Depuis 1962, à l’occasion, Anna Karina chante quelques génériques des films qu’elle tourne: « La chanson d’Angela » (1962) ou « La vie s’envole » avec Claude Brasseur (1963) par exemple. En 1967, à l’initiative de Serge Gainsbourg, elle enregistre sept chansons de sa comédie musicale « Anna ». Parmi elles, il y a le désormais célèbre « Sous le soleil exactement ».

Elle revient ensuite de manière épisodique à la chanson comme lorsqu’elle se produit au Palace à Paris en 1980. Ou encore lorsqu’elle enregistre tout un album de nouvelles chansons signées Philippe Katerine en 2000: « Une histoire d’amour ». En 2006, Anna Karina est également présente sur la scène du Printemps de Bourges pour rendre hommage à Serge Gainsbourg aux côtés d’Alain Chamfort et de Keren Ann entre autres. Elle se consacre ensuite à la rédaction de contes musicaux qui paraissent sur disques compacts : il y a « Le vilain petit canard » en 2010 et « La petite sirène », d’après Andersen (avec Jeanne Cherhal, Katerine et Barbara Carlotti entre autres) en 2013. Anna Karina décède des suites d’une complication post-opératoire dans un hôpital parisien le samedi 14 décembre 2019.
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En 1982 – Photo (c) Olivier Poivre

22 septembre 1941 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française d’origine portugaise Catherine RIBEIRO. Fille d’immigrés portugais installés en France dans les années 1920, elle connaît, dès son plus jeune âge les affres de la seconde guerre mondiale. Avec un comportement étonnant de la part de sa mère qui l’enferme seule dans l’obscurité d’une cave pendant les bombardements. Le sort semble déjà s’acharner sur la jeune enfant qui, à l’âge de quatre ans, perd son petit frère malade. Et puis, il y a le comportement sexuel humiliant d’un ami de la famille qui n’entraîne que peu de réaction de la part de sa mère. L’enfance de Catherine, qui se déroule à Saint-Fons (près de Lyon), est donc difficile et teintée de pauvreté. A seize ans, elle croit pouvoir enfin s’échapper de la grisaille quotidienne en rencontrant un jeune homme qui lui promet des jours meilleurs. Mais il n’en est rien et ce sera pire : internée en hôpital psychiatrique et soumise à de fréquents électrochocs. La musique et l’écriture deviennent alors une sorte de thérapie et une porte de sortie vers un avenir moins sombre. Mais, fraîchement débarquée à Paris du haut de ses 22 ans, elle suit d’abord des cours d’art dramatique avant de se faire remarquer par le cinéaste Jean-Luc Godard qui la remarque pour lui proposer de tourner dans son film « Les Carabiniers ». Ensuite, cette aventure cinématographique terminée, elle revient à la musique et réussit à enregistrer quelques chansons de divers auteurs-compositeurs sur des disques commercialisés par Estudio (label portugais) et Barclay entre 1964 et 1966. Parmi ces titres, plusieurs sont des adaptations françaises de chansons de Bob Dylan. Plutôt bien vue des programmateurs de radio de l’époque, Catherine Ribeiro est assimilée à la jeune vague des « yés-yés » et se retrouve ainsi sur la mythique photo des 47 idoles du magazine « Salut les Copains » réalisée le 12 avril 1966 par Jean-Marie Périer. Peu après, l’artiste prend ses distances avec le show-business français qui commence à l’effrayer. Le comédien Patrice Moullet, qui fut son partenaire dans le film de Godard, lui demande alors de poursuivre l’écriture de poèmes et lui propose de les mettre en musique. Cette idée la séduit mais ne l’empêche pas de tenter de se suicider et d’être hospitalisée au début de l’année 1968. Dès sa sortie de l’établissement, elle commence à réaliser une maquette de ses chansons avec le groupe « 2 bis ». Le travail séduit les responsables de la firme discographique Festival qui lui permettent de commercialiser deux albums très originaux. Les chansons y sont en effet décrites comme comportant des paroles et des textes accessoires servant juste à la musique qui se décline de manière déstructurée bien loin du traditionnel duo refrain-couplet. Dès 1970, le groupe « 2 bis » est rebaptisé « Alpes ». Catherine Ribeiro devient la maman d’une fille, Ioana, en 1971. Puis, elle reprend l’enregistrement de disques et d’albums qui seront toujours passés sous silence par les grandes stations de radio traditionnelles françaises publiques, privées et périphériques. Pourtant, avec le groupe « Alpes », la chanteuse va enregistrer neuf albums et se produire dans de nombreuses grandes salles de spectacles, ainsi que dans plusieurs églises et édifices religieux, en France et ailleurs dans le monde : Belgique, Suisse, Yougoslavie, Algérie, Cuba, Espagne, etc. En 1977, Catherine Ribeiro a envie de rendre hommage à l’une des idoles de son enfance et commercialise l’album « Le blues de Piaf » qui reçoit le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Dans la foulée l’artiste s’attaque à des textes de Jacques Prévert qu’elle décline en chansons pour l’opus suivant. La même année, elle est à l’affiche du premier Printemps de Bourges.

En 1982, alors que le groupe « Alpes » s’est dissout, elle connaît un moment de gloire en restant trois semaines à l’affiche du théâtre parisien de Bobino. Elle y interprète des titres personnels anciens et nouveaux ainsi que quelques reprises de Jacques Brel et Edith Piaf. Son contrat discographique avec Philips se termine en 1985 et elle décide d’autoproduire l’album « Percuphonante » en 1986. Deux ans plus tard, elle participe, avec Jacques Higelin notamment, à un hommage à Léo Ferré pendant les Francofolies de La Rochelle. Mais elle connaît quelques soucis avec sa fille Ioana en proie à des problèmes de drogue. En 1992, un album est enregistré en public et porte le titre « L’amour aux nus ». Elle tente de se suicider en septembre 1992 et, l’été suivant, elle est à l’affiche des Francofolies de La Rochelle et commercialise un nouveau disque compact : « Fenêtre ardente ». Catherine Ribeiro reste très active dans les années 1990 et se produit dans de nombreux festivals dont « Alors, chante ! » à Montauban en 1999. En 2002, l’artiste formule le projet de reformer le groupe « Alpes » avec Patrice Moullet mais il n’en sera rien. Elle réussit cependant à créer une nouvelle formation avec l’aide d’un ancien membre de « Alpes », Francis Campello, et elle remonte sur scène avec des chansons nouvelles et des titres plus anciens en 2005. Et, en 2008, elle fait son retour à Paris sur la scène du Bataclan. En 2009, Claude Demoulin, qui fut maire de Sedan entre 1983 et 1989 et que Catherine avait épousé en 1984, décède. Elle décide, apparemment selon le désir de son fils né en 1985 et de la compagne de son mari décédé, de quitter Sedan pour s’installer avec un homme de radio en Allemagne. En 2013, sa fille Ioana décède à 41 ans, des suites du SIDA. Totalement bouleversée par cet événement, Catherine Ribeiro n’a plus repris le chemin des scènes et des studios depuis. Les dernières nouvelles que l’on a de la chanteuse datent de février 2020 quand elle est hospitalisée en Allemagne suite à un accident vasculaire cérébral.
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En 2001

22 septembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 propose, à 21h50, une soirée spéciale GAROU. Autour de l’artiste-vedette québécois révélé par la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » trois ans plus tôt, de nombreux invités seront présentés par Flavie Flament : Liane Foly, Patrick Bruel, Gérald De Palmas, Zazie, Marc Lavoine, Maxime Le Forestier, Hélène Ségara, Patrick Fiori, Julie Zénatti, Luck Mervil, Luc Plamondon, Roch Voisine, Natasha St-Pier, Dan Bigras, Céline Dion et Dany Brillant entre autres.
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Frank Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour ») et un autre en 1970 (« Mélancolie »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »). Par la suite, il compose quelques musiques de films dont celle, en 1993, d’un long-métrage franc-belge signé Didier van Cauwelaert qui a pour titre « Les amies de ma femme » et dans lequel jouent notamment Michel Leeb, Christine Boisson, Catherine Arditi, Nadia Farès, Dominique Lavanant, Jacques François et Fabienne Guyon.
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Mochélan lors de la finale de la Biennale de la Chanson Française le 20 septembre 2012 à Bruxelles (c) Passion Chanson

20 septembre 2012 : Finale, au Cirque Royal de Bruxelles, de la Biennale de la Chanson Française. Depuis le mois d’avril, de nombreux candidats se sont présentés aux sélections publiques organisées en Wallonie et à Bruxelles. Il y avait ainsi : Les Femmes ZiZies, Mélanie Isaac, Baptiste Brunello, Siddhartha Björn, Mandaye, MaThéo, Les R’tardataires, Aurore D., Vanessa F., Piangerelli, Les filles de Hiro Hito, Nezrine, Coline, Guillaume de Lophem, Manu et les Condouristes, Djinn Saout, Caroline 2000, Taxidermists, Geiger Neutrino, Barbarie Boxon, Philippe Tasquin, Léa Cohen, Les Fils de l’autre, La Baleine, Besac Arthur, Jullian, Keita Takei, Aurélie Dorzée, Olivier Juprelle, Blackberry D., Airco, Pistolazer, Mon Réal, Chicago, Mochélan, Dan T., Billy Joe, Anne-Sophie Thunus, Nicolas Donnay, Les Herbes Folles. Pour en savoir plus sur la finale du 20 septembre 2012 au Cirque Royal de Bruxelles et les lauréats, veuillez CLIQUER ICI.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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2 SEPTEMBRE

Henri Tachan en 1981 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1939 : Naissance, à Moulins, de l’auteur-compositeur-interprète français Henri TACHAN, de son vrai nom Henri Tachdjian. Sa scolarité se déroule dans un pensionnat puis dans un lycée parisien. Il entre ensuite à l’école hôtelière de Thonon-les-Bains et se fait embaucher comme serveur à l’hôtel Ritz de Paris. A 23 ans, il part pour le Canada où il pratique la même activité au Québec. Après son boulot quotidien, il va « Chez Clairette » à Montréal où il récite des poèmes au cours de soirées littéraires. Un soir, l’un de ses spectateurs s’appelle Jacques Brel et il lui conseille de s’essayer à la chanson. Il suit ce conseil avisé et commence donc à agrémenter ses poèmes de musique pour en faire des chansons. Il revient alors en France avec l’idée fixe d’enregistrer ses chansons sur un disque. Et il le fait dès 1965 avec un premier album directement commercialisé par Barclay. Celui-ci connaît d’emblée un succès qui lui fait obtenir le Grand Prix de l’Académie du disque Charles-Cros d’une part et qui permet à son chanteur de se produire en première partie de Juliette Gréco à l’Olympia de Paris d’autre part. Des premières parties d’artistes renommés, Henri Tachan va en faire un certain nombre par la suite: Isabelle Aubret et Félix Leclerc en 1968, Pierre Perret en 1970 et Georges Brassens en 1972. Il prend donc son temps avant de se présenter en vedette face au public. En 1969, il se classe deuxième en représentant la France au Festival de la Chanson de Sopot en Pologne. Il y chante « La table habituelle ». En 1975, il obtient enfin un passage en tête d’affiche sur la scène de l’Olympia le temps d’un soir. Et, la même année, il reste deux semaines au Théâtre de la Ville. En 1978, une de ses chansons obtient quelques diffusions sur certaines radios: « La tendresse ».

Si Tachan a mis du temps pour être reconnu par le public, c’est aussi parce que son répertoire très original n’a pas séduit le plus grand nombre. De grande qualité, son humour noir n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Et ses chansons, musicalement influencées par Beethoven ou Schubert, sont généralement de petites oeuvres appréciées par assez peu de gens. Et c’est dommage. Point de vue textes, les thèmes sont eux aussi assez peu racoleurs et évoquent les travers de notre société. On peut dire sans risquer de se tromper que Tachan est aussi un artiste sanguin qui alterne son écriture entre coups de coeur et coups de gueule. Pas étonnant dès lors que, jusqu’ici, les media s’y soient peu intéressés. Et, encore une fois, c’est dommage car ils privent ainsi un grand nombre de personnes de la possibilité de faire connaissance avec un artiste entier qui mérite mieux. Le 30 juillet 2015, Henri Tachan semble volontairement mettre fin à sa carrière de chanteur en participant, au cours du Festival « Chansons de parole » de Barjac, à un spectacle qui lui est consacré par Yves Jamait: « Au revoir Tachan ».
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Gilles Marchal en 1982 – Photo (c) Joël Laffay

2 septembre 1944 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète et écrivain Gilles MARCHAL. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Alain Tomasi dans les années 1980

2 septembre 1960 : Naissance, à Pont-de-Loup, du chanteur belge Alain TOMASI. Passionné dès son enfance par la musique et la chanson, il s’inscrit au Conservatoire de Bruxelles dont il sort diplômé en 1978. Un an plus tard, il enseigne les percussions et anime les soirées dansantes en interprétant les grands standards du genre. Accompagné par son orchestre, il se produit notamment au Palladium de Baisy-Thy. A la guitare, il commence alors à composer quelques mélodies qu’il se voit bien interpréter en tant que chanteur à part entière. Bien ancré dans son époque et sachant ce qu’il veut, il crée d’abord son propre studio d’enregistrement en 1985 pour y réaliser son premier 45 tours qui reprend une chanson de Claude Barzotti: « Elle ». Il enregistre ensuite d’autres chansons de Barzotti comme « T’amo e t’amero » qui sont programmées sur certaines radios belges. En 1987, il effectue une courte tournée de promotion au Canada. Au début des années 1990, il surfe sur la vague des artistes belges promotionnés par l’émission télé « Dix qu’on aime » de la chaîne privée belge RTL-TVI. Il connaît ainsi son premier succès grâce à la médiatisation de sa chanson « Petite Canadienne » en 1991.

Cette popularité lui donne l’opportunité d’enregistrer son premier album en 1992: « Le rockmantique ». Des succès comme « Couleur toujours » et « Les violons de la nuit » y figurent. Deux autres albums sont encore commercialisés par la suite: « Je rêve » en 1994 et « Si tu y crois » en 1995. La chanson hommage à John Lennon, « John est parti », se trouve sur ce dernier opus. Avec la disparition du programme « Dix qu’on aime », Alain Tomasi, comme beaucoup d’autres artistes belges de la même promotion, ne va pas être suffisamment soutenu par les autres médias que sont la radio et la presse. Et le public va s’en écarter peu à peu. Grâce à son studio d’enregistrement et à ses capacités musicales, Alain Tomasi se reconvertit alors dans les spots publicitaires et les bandes sonores diverses. En 2006, le chanteur se présente aux élections de sa localité d’Aiseau-Presles sur la liste des libéraux du Mouvement Réformateur et il devient conseiller communal avant de démissionner en septembre 2011.
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3 JUILLET

3 juillet 1942 : Naissance, à Paris, de Claude Moine dit Eddy MITCHELL, chanteur français. Son père travaille dans les transports public parisiens et sa mère est employée de banque. Son père est un passionné de cinéma qui y emmène souvent le petit Claude et ce dernier va prendre goût pour les westerns américains. La musique devient aussi une passion pour Claude lorsqu’il découvre le rock and roll et Elvis Presley en 1953. A la fin de ses études secondaires, Claude va effectuer diverses petites professions dont celle de coursier pour une banque dont l’agence est située à proximité du Golf Drouot. Cet endroit branché permet aux jeunes de se retrouver pour écouter de la musique « dans le vent ». Claude y apprécie les disques américains que l’on y découvre avant tout le monde. En 1958, le pionnier du rock and roll, l’Américain Bill Haley se produit à Paris avec son orchestre « The Comets ». Claude se dit qu’il se verrait bien, lui aussi, en chanteur de rock français et il décide de former un groupe pour jouer dans les bals: Eddy Dane et les Danners. Cette formation évolue au fil des changements de musiciens et s’appelle ensuite « les Five Rocks » avant de devenir les « Cinq Rocks ». Leur musique séduit Henri Leproux, le patron du Golf Drouot, qui leur demande de venir jouer chez lui. Petit à petit, Claude Moine pense qu’il faut avoir un nom plus américain pour chanter du rock même si c’est en français. Il choisit ainsi le pseudonyme d’Eddy Mitchell. A ce moment, un de ses amis, Jean-Philippe Smet, commence à enregistrer des disques sous le nom de Johnny Hallyday. Il décide donc, lui aussi, de tenter sa chance auprès des maisons de disques et il choisit Barclay qui est la première dans la liste alphabétique du bottin. En novembre 1960, il se présente à une audition avec ses quatre compères des « Cinq Rocks » et il décroche un contrat de trois ans. Ils enregistrent immédiatement un premier disque qui sort en janvier 1961 sous le nom des « Chaussettes Noires » car Eddie Barclay a obtenu un accord promotionnel pour leur disque avec la firme de chaussettes Stemm. Ce qui est, finalement, le premier groupe français de rock and roll connaît immédiatement le succès. Il est de tous les rendez-vous des jeunes et se produit à plusieurs reprises au Palais des Sports de Paris. Le 1er mars 1962, Claude Moine est appelé à effectuer son service militaire à Montlhéry et à Paris. Et ce sont ensuite les autres « Chaussettes Noires » qui sont appelés à leur tour sous les drapeaux. Malgré ces activités contraignantes, chacun met du sien pour poursuivre les enregistrements mais cela devient de plus en plus difficile. Et, petit à petit, Eddy Mitchell commence à enregistrer des chansons en solo avec un style éloigné du rock pur et dur. Cette situation va durer pendant quelques mois: jusqu’à la fin de l’année 1963 quand le chanteur décide de se séparer des « Chaussettes Noires » qui poursuivent leur chemin sans lui mais en lui intentant un procès au passage. Désormais seul sur scène et sur disque, Eddy Mitchell oriente volontairement son répertoire vers la variété-rock francophone. Il recueille un très grand succès en 1964 avec « Toujours un coin qui me rappelle » et, ensuite, en 1965, avec « Alice ».

Suivant la mode, Eddy Mitchell évolue aussi vers le rythm’n’blues tout en restant résolument rock et, jusqu’au début des années 1970, ses ventes de disques redeviennent plutôt confidentielles. Sur une idée de son manager Jean Fernandez, il part pour Nashville en 1974 où il redécouvre le rock qui a évolué. Il décide d’y enregistrer un album qui a pour titre logique « Rocking in Nashville ». Il y mélange des rythmes rock et des mélodies country qui font mouche lors de la sortie de l’opus en France: « Je vais craquer bientôt », « C’est la vie mon chéri », « A crédit et en stéréo » ou « C’est un rocker » sont à nouveau des « tubes ». Cet album du retour gagnant est suivi en 1975 de « Made in USA », lui aussi enregistré à Nashville, qui contient le hit « Une terre promise ». D’autres 33 tours sont encore enregistrés en Louisiane comme « Sur la route de Memphis » en 1976 et le cultissime « La dernière séance » en 1977. A partir de ce moment, Eddy Mitchell ne quitte plus jamais la tête du peloton des chanteurs français les plus populaires. La liste des chansons plébiscitées par le public s’allonge au fil des ans: « Il ne rentre pas ce soir » (1978), « Tu peux préparer le café noir » (1979), « Couleur menthe à l’eau » (1980), « Le cimetière des éléphants » (1982), « Nashville ou Belleville » (1984), « Lèche-botte blues » (1989), « Rio Grande » (1993), « Un portrait de Norman Rockwell » (1996), « J’aime pas les gens heureux » (1999), « J’aime les interdits » (2003), etc.

En novembre 2009, il annonce que sa tournée de concerts 2010-2011 est la dernière de toute une série qu’il a menées de main de maître depuis les années 1960. Et il se produit à travers la France, la Suisse et la Belgique avant d’effectuer ses trois dernières représentations sur la scène de l’Olympia de Paris. Le 15 juin 2013, Eddy Mitchell rejoint son ami de toujours, Johnny Hallyday, qui fête ses 70 ans sur la scène du palais des sports de Bercy à Paris, et interprète une chanson en duo avec lui. En octobre 2013, Eddy Mitchell sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis: « Héros ». En novembre 2014, il rejoint Johnny Hallyday mais aussi Jacques Dutronc sur la scène de Bercy pour quelques concerts exceptionnels nommés « Les Vieilles Canailles ». En octobre 2015, Eddy Mitchell sort son trente sixième album studio: « Big Band ». En mars 2016, accompagné par un big band de 17 musiciens, l’artiste retrouve, avec un plaisir non dissimulé, la scène et son public au Palais des Sports de Paris: il n’est cette fois plus question de tournée d’adieu. Mieux: au printemps 2017, il retrouve ses compères Dutronc et Hallyday pour une tournée des « Vieilles Canailles » en France et en Belgique. L’un de ses concerts, celui de Paris-Bercy, est retransmis en direct sur la chaîne privée de télé française TF1 le samedi 24 juin 2017. La même année, Eddy Mitchell, également surnommé Schmoll, sacrifie à la mode des duos avec un album intitulé « La même tribu ». Parmi les artistes invités, il y a, bien sûr, Johnny Hallyday mais aussi Alain Souchon, Renaud, Julien Clerc, Arno, Jacques Dutronc, Christophe ou encore Brigitte. Un deuxième volume de cet opus est commercialisé un an plus tard alors que Johnny Hallyday est décédé le 6 décembre 2017. Les duos sont cette fois interprétés en compagnie de Calogero, Véronique Sanson, Pascal Obispo, Juliette Armanet, Maxime Le Forestier, Héléna Noguerra, William Sheller, Cécile de France ou encore, notamment, Michel Jonasz
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Michel Polnareff en 1972 – Photo (c) Tony Frank

3 juillet 1944 : Naissance, à Nérac, de l’auteur, compositeur et interprète français Michel POLNAREFF. Le petit Michel est élevé dans la musique puisque son père était le compositeur Léo Poll qui a écrit de nombreux succès notamment pour Mouloudji et Edith Piaf. A quatre ans, il commence à étudier le piano. Exceptionnellement, alors qu’il est âgé de onze ans, il reçoit le premier prix de solfège du Conservatoire de Paris. En 1964, il quitte le foyer familial pour entamer une vie de musicien de rue qui fait la manche en reprenant des chansons connues à l’aide de sa guitare. Un an plus tard, il s’inscrit à un concours de rock qui a lieu à la Locomotive, club parisien branché, et il gagne un contrat avec la firme de disques Barclay. Le jeune Polnareff refuse le prix. Sur les conseils d’un ami, il finit cependant par accepter la sortie d’un disque sur le label Az. Mais il exige la participation de Jimmy Page à la guitare et de John Paul Jones à la basse. La chanson, « La poupée qui fait non », est enregistrée à Londres avec les musiciens en question et elle est un énorme « tube » dès sa sortie en France en mai 1966.

Après ce coup d’essai qui est un coup de maître, Michel Polnareff enchaîne les « tubes » à grande vitesse: « Love me please love me », « Sous quelle étoile suis-je né ? », « Le roi des fourmis », « Le bal des Laze », « Tous les bateaux tous les oiseaux » ou « Dans la maison vide ». Parallèlement à ses succès discographiques, Polnareff se révèle un excellent chanteur sur scène et ses prestations constituent de grands moments de spectacle. Le début des années 1970 est difficile pour l’artiste qui se sent obligé de chanter « Je suis un homme » pour répondre à certaines critiques. Agressé lors d’un concert à Périgueux (F), il est ensuite très affecté par le suicide de Lucien Morisse qui était le directeur des disques Az lorsqu’il signa son premier contrat. Polnareff annule alors une tournée et se retrouve à jouer du piano dans l’orchestre de Johnny Hallyday au Palais des Sports de Paris en 1971. Il y apparaît, pour la première fois, coiffé de boucles blondes et chaussant de grosses lunettes aux branches blanches. C’est à cette époque qu’il compose aussi ses premières musiques de films: pour « Ca n’arrive qu’aux autres » de Nadine Trintignant et « La folie des grandeurs » de Gérard Oury. En 1972, Michel Polnareff se produit à l’Olympia en fin d’année: il y chante « Holidays » et « On ira tous au paradis », les succès du moment, dans une mise en scène très futuriste. Mais ce qui défraie la chronique, c’est l’affiche annonçant ses concerts et sur laquelle le chanteur dévoile ses fesses. Elle lui vaut de répondre d’attentat à la pudeur devant la justice et de devoir s’acquitter d’une amende de 60.000 francs français (+ ou – 9.000 euros). En 1973, après une tournée internationale importante, Polnareff découvre que son agent l’a escroqué, a mis les voiles en emportant la caisse et, surtout, n’a pas payé ses impôts. Il décide alors de s’exiler aux Etats-Unis et s’installe à Los Angeles. Là-bas, il enregistre un album en anglais qui porte le titre de « Fame à la mode ». Ne pouvant remettre les pieds en France pour des raisons fiscales, il décide de se produire en Belgique, à Forest-National, où de nombreux admirateurs français ont fait le voyage. Quelques mois plus tard, il sacrifie à la mode disco en composant un instrumental qui est la musique du film « Lipstick ». Puis, en 1977, il compose la chanson « Lettre à France » dont le texte, écrit par Jean-Loup Dabadie, évoque la nostalgie de son pays natal. Il revient d’ailleurs en France en 1978 pour assister au procès concernant sa dette fiscale. L’album, « Coucou me revoilou », qu’il sort à cette époque, n’obtient pas le succès escompté mais il se rattrape trois ans plus tard avec l’opus « Bulles » qui retient l’attention des medias pour les chansons « Radio » ou « Tam tam ». En 1984, Polnareff décide de s’installer à nouveau en France et il y reste pendant dix ans. Il y produit nombre de chansons et de musiques de films qui vont connaître des succès inégaux: « Viens te faire chahuter », « Goodbye Marylou », « LNA HO » ou « Kama sutra ». Après une opération de la cataracte qui lui rend la vue qu’il avait partiellement perdue, il repart aux Etats-Unis et enregistre, à Los Angeles, l’album « Roxy » en 1995. La fin des années 1990 et le début de la décennie suivante ne sont pas des plus riches pour Polnareff et il faut attendre 2006 pour voir l’artiste annoncer son retour sur scène en France. Le 2 mars 2007, à Bercy, Michel Polnareff revient sur une scène française après trente-quatre ans d’absence. Ce retour de l’artiste à la crinière blonde et aux lunettes blanches attire plus d’un million de spectateurs sur la tournée de 60 dates qui suit Bercy. En mars 2007, il reçoit une Victoire d’honneur pour son oeuvre. Puis, Michel Polnareff adopte un petit garçon dont il a d’abord cru, à tort, être le père naturel. Sept ans après son dernier passage sur scène, Michel Polnareff participe à un documentaire musical où il raconte les moments clés de sa vie. Ce dernier est projeté simultanément à 20 heures dans plusieurs salles de cinéma européennes le 5 juin 2014. L’artiste travaille ensuite à l’enregistrement d’un album de nouvelles chansons au studio ICP de Bruxelles. En décembre 2015, un extrait de ce futur album est envoyé aux radios: il s’agit d’une chanson de Noël intitulée « L’homme en rouge ». Mais le reste de l’opus se fait attendre et, malgré cela, la tournée de plusieurs mois qui est prévue démarre bien le 30 avril 2016 à Epernay. Le 30 novembre 2018, l’album tant attendu est commercialisé et son titre en dit long : « Enfin ! ».
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3 juillet 2004 : Alors que Francis CABREL est en tête des ventes d’albums en Belgique francophone avec « Les beaux dégâts », d’autres artistes entrent dans ce classement avec leur dernier opus. C’est le cas de KOOL SHEN (« Dernier round », 22e), de Pascal OBISPO (« Fan Studio », 15e) et de ROHFF (« Fierté des nôtres », 10e).

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3 juillet 2010 : Les amateurs belges de bonne chanson francophone sont déçus: le festival « Mars en Chansons » de Charleroi dépose le bilan et son association est mise en liquidation. Le principal élément dont a souffert le festival est la perte de spectateurs. L’édition 2010 a véritablement connu un recul de son nombre d’entrées en dépit d’une belle programmation, des concerts proposés à la Ruche de Marcinelle et malgré les efforts du nouveau directeur Michaël Fries qui a succédé au fondateur Claude Bonte.
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13 JUIN

Danielle Messia au début des années 1980 - Photo (c) Jean Lebreton

Danielle Messia au début des années 1980 – Photo (c) Jean Lebreton

13 juin 1985 : Décès à Paris de la chanteuse française Danielle MESSIA des suites d’une leucémie. Née le 27 octobre 1956 à Jaffa sous le vrai nom de Danièle Mashiah, elle a deux ans lorsque ses parents quittent Israël pour la France où ils emménagent dans la région parisienne. En 1960, ses parents divorcent et son père va s’installer aux Etats-Unis pendant que Danielle reste à Paris avec sa soeur et sa maman. Elle aime beaucoup la musique et se passionne pour le folk dès son adolescence. A Orléans où elle est inscrite à la Faculté, elle rencontre d’autres passionnés du genre musical et ils forment ensemble le groupe « Les Grattons Laveurs ». Un premier disque est enregistré en 1970 grâce au chanteur Morice Bénin pour lequel Danielle est choriste de temps à autre. A presque 20 ans, Danielle a envie de prendre son envol artistique seule. Elle part, la guitare sur le dos, à la conquête de l’Europe en faisant la manche en Autriche, en Roumanie et en Italie avant de revenir en France en 1978. Là, elle chante dans le métro, sur les trottoirs et dans les maisons de la culture. Elle essaie aussi de se produire dans les cabarets spécialisés en matière de chanson mais elle essuie toujours des refus. Elle parvient quand même à se faire engager à « L’Ecume » pour les fêtes de fin d’année 1978 et elle y rencontre le musicien Eddy Schaff qui découvre chez elle un potentiel brut à travailler. Il lui fait prendre des cours de chant et travailler sa technique vocale. Le but est de lui faire enregistrer un premier disque pressé à mille exemplaires. Forte de cette première expérience, elle invite 200 personnalités du show-business à découvrir ses chansons: seules deux personnes répondent à l’appel. Parmi elles, il y a Maurice Marouani qui la propose aux disques Barclay et lui permet ainsi d’enregistrer un premier album: « Il fait soleil » sort en 1981 de manière plutôt discrète. Son deuxième album, qui est commercialisé en 1982, obtient les faveurs de quelques programmateurs de radio qui apprécient « De la main gauche ».

En 1983, elle enregistre une reprise intéressante de « Il voyage en solitaire » de Gérard Manset. En octobre de la même année, elle se retrouve sur la scène parisienne de l’Olympia pour les « Olympiades de la chanson ». Elle connaît alors un succès plus large avec « Le paradis des musiciens » que la chanteuse Isabelle Aubret interprète à son tour près de 20 ans plus tard. En 1984, elle quitte Barclay et signe chez Wea son troisième album intitulé « Carnaval » qui sort en 1985. Elle participe au Printemps de Bourges et au festival « Équinoxe en Bretagne » mais, peu de temps après, la leucémie, qui la ronge depuis des mois, s’aggrave. Le 13 juin 1985, Danielle Messia décède à l’âge de 28 ans. Elle est enterrée dans le cimetière du Père-Lachaise à Paris.
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LUX Guy13 juin 2003 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de l’animateur et producteur de télévision français Guy LUX à l’âge de 83 ans. Né le 21 juin 1919 à Paris, il suit des études à l’école des Arts Appliqués et aux Beaux-Arts avant de se tourner vers la chanson en tant que parolier. A l’aube de la seconde guerre mondiale, alors qu’il a 20 ans, Guy Lux est mobilisé puis fait prisonnier avant de s’évader et de rejoindre la Résistance française puis les troupes alliées. Après la guerre, il ouvre une quincaillerie dans la région parisienne mais il ne rêve que de jeux qu’il propose à la paroisse de son village. Au fil de ses rencontres, Guy Lux finit par proposer une idée originale de jeu à la radio française et cette dernière est acceptée en 1952. Avec l’apparition et l’évolution de la télévision dans les années 1950, c’est finalement vers ce media que Guy Lux se tourne pour y proposer des formules de jeux populaires. Ainsi, dès le début des années 1960, il va lancer quantité de nouvelles émissions ludiques à la télévision française: « La roue tourne », « Intervilles », « Inter-neige » et « Jeux sans frontières » entre autres. Par la suite, Guy Lux intègre ses jeux dans des émissions de chansons et de variétés. De 1965 à 1968, il présente « Le Palmarès des chansons » avec Anne-Marie Peysson.

Cette émission légendaire est suivie par « Domino », « Ring parade », « Système 2 » et « Cadet Rousselle » qu’il anime aux côtés de Sophie Darel. Tenté par le cinéma, Guy Lux va réaliser un film qui ne sera pas un best seller: « Drôles de zèbres » avec, entre autres, Claude François et Alice Sapritch. Les variétés façon Guy Lux ne plaisent pas au pouvoir de gauche qui se met en place en 1981 et l’homme est renvoyé du service public de la télévision française. Mais son écartement sera très provisoire puisque, deux ans plus tard, il revient sur FR3 avec « Cadence 3 », une émission typiquement de son cru. Presque 20 ans après avoir créé ce jeu télévisé, il lance une formule renouvelée du célèbre « Intervilles » sur FR3 en 1985. Et c’est à nouveau le succès pour cette émission estivale. De temps en temps, entre les émissions et les jeux télévisés, Guy Lux revient à ses premières amours en écrivant des chansons. Il le fait notamment pour Bezu en signant son « tube » « A la queue leu leu ». A partir de 1991, à contre-coeur, Guy Lux disparaît progressivement des écrans de télé. Il continue cependant à produire et à imaginer des émissions de télévision mais quelque chose est brisé au fond de lui. Il décède, un peu oublié par ses pairs, le 13 juin 2003.
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Karim Gharbi à la biennale de la chanson française en 2010

13 juin 2010 : la demi-finale de la Biennale de la chanson française, un concours de jeunes talents, a lieu au Palace de La Louvière (B). Les candidats présents ont pour nom Pierre Simon (ex-Clandestine), Coenguen, Capucine, Mademoiselle Périlleux et Karim Gharbi. La finale est prévue pour le mois de septembre à Bruxelles.

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16 MAI

Pierre Destailles dans les années 1950

16 mai 1909 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Pierre DESTAILLES. Né Pierre André Jules Desfoux, il se fait remarquer dans le domaine de la chanson française en popularisant, en 1950, le célèbre refrain « Tout ça parce qu’au bois de Chaville ». Cette chanson raconte l’histoire plutôt coquine de la cueillette du muguet du 1er mai.

Pierre Destailles est également l’auteur et interprète de la chanson « La Mouche » qui relate les aventures agitées d’un couple qui tente d’occire une mouche dans sa chambre conjugale. Pierre Destailles est décédé le 31 mars 1990 aux Clayes-sous-Bois dans les Yvelines (France).
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EILEEN en 1969 – Photo (c) G. Spitzer

16 mai 1941 : Naissance, à New York, de la chanteuse américaine EILEEN, Eileen Goldsen de son vrai nom. Fille d’un éditeur musical américain réputé, elle décroche un diplôme en langues à Los Angeles en 1963. Parlant très bien le français, elle s’établit à Paris un an plus tard. Elle décide alors d’adapter en français quelques succès américains et en enregistre quelques-uns. Lucien Morisse, directeur de la radio périphérique française Europe 1, la fait engager par Disc AZ chez qui elle enregistre un premier 45 tours avec le titre « Prends ta guitare ». Le succès de ce premier essai est mitigé et il faut attendre un deuxième disque avec la chanson « Une grenouille dans le vent » pour qu’elle se fasse vraiment remarquer du public français en 1965. Son plus grand hit reste cependant la chanson « Ces bottes sont faites pour marcher », adaptation française du tube de Nancy Sinatra « These boots are made for walking ».

Elle sort une dizaine de 45 tours entre 1964 et 1969 dont la plupart des mélodies sont composées par elle-même. Fin 1965, elle épouse le producteur et auteur-compositeur Jack Robinson et, en avril 1966, elle est l’une des 46 vedettes « yé-yés » françaises figurant sur la mythique photo réalisée par François Périer. Elle délaisse un peu la chanson dans les années 1970 avant de faire un retour éphémère en 1982 avec le titre « Galactic Fred » qui n’obtient que très peu de succès. Elle poursuit ensuite ses activités musicales en fondant et en gérant une société d’éditions musicales basée à Paris.
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Nicole Rieu en 1986 – Photo (c) Michèle Laurent

16 mai 1949 : Naissance, à Chaumont, de la chanteuse française Nicole RIEU. Au milieu des années 1960 elle fait partie du groupe « Les Spits ». En 1969, Lucien Morisse, directeur d’Europe 1 et des Disques AZ, la remarque lors d’une audition et lui propose un contrat discographique. Elle abandonne ses études pour enregistrer un premier 45 tours avec l’arrangeur et orchestrateur Jean Musy. Auteure, compositrice, elle interprète ses propres chansons à l’Olympia de Paris en première partie de Daniel Guichard au début des années 1970. Les disques qu’elle sort ensuite ne connaissent pas le succès. En 1973, elle est repérée par Eddie Barclay qui lui assure qu’elle a du talent et qu’il va tout faire pour que ça se sache. Elle signe un nouveau contrat avec lui et, effectivement, son premier 45 tours chez Barclay, « Je suis », est un énorme tube de l’année 1974. La chanson révèle au grand public toute la portée cristalline de son exceptionnel grain de voix.

Quelques mois plus tard, Nicole Rieu confirme sa popularité en multipliant les succès. Il y a « Et bonjour à toi l’artiste » qui représente la France au concours Eurovision 1975 mais aussi « Ma maison au bord de l’eau », « En courant », « Je m’envole » et « La vie ça danse ». En 1978, elle participe, avec Jean-Michel Caradec et Nicolas Peyrac, à la comédie musicale « Le Rêve de Mai » à l’occasion du dixième anniversaire des événements de Mai 1968. A Cannes en 1979, au MIDEM, Marché International du Disque et de l’Edition Musicale, elle reçoit le Prix de l’Hexagone d’Or avec la chanson « La goutte d’eau » qu’elle interprète magistralement. Dans les années 1980, Nicole Rieu fait une pause pour se consacrer à sa famille et revient ensuite en enregistrant de temps à autre un album au succès très limité. Au début des années 1990, elle publie un disque qui est pour elle l’occasion de réenregistrer ses succès des années 1970. En 2002, elle tient le rôle principal dans le spectacle musical « Marie-Madeleine » mis en scène par Michael Lonsdale. Cinq ans plus tard, elle propose un nouvel album original acoustique intitulé « En voix ». C’est l’occasion pour elle de se produire au Théâtre du Renard à Paris. Depuis, Nicole Rieu a multiplié les enregistrements d’albums: « Jardins » en 2008, « Noël, chants d’espoir » en 2008, « Femmes » en 2010. En 2012 et 2013, elle a rejoint l’aventure musicale de « Age tendre et tête de bois », la tournée des idoles, saison 7. Elle sort un deuxième volume de l’album « Jardins » en février 2014 et l’opus suivant, qui sort deux ans plus tard, a pour titre « Où vont les mots ». En janvier 2018, c’est au jeune public que l’artiste s’adresse dans un nouvel album dont le titre est « Nicole Rieu et les enfants, jours de fête ». Fin de la même année le tome 3 des albums « Jardins » est commercialisé avec de nouvelles chansons originales de l’artiste.
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Django Reinhardt dans les années 1950

16 mai 1953 : Décès, à Samois-sur-Seine, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour le 23 janvier 1910 à Liberchies près de Charleroi en Belgique. Ce village accueille d’ailleurs chaque année, autour de la date commémorative de sa mort, le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Le musicien a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone comme, dès 2007, le répertoire de Thomas Dutronc par exemple. Et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. Ecoutez et visionnez ainsi, ci-dessous, la chanson qui lui rend hommage et enregistrée par Sacha Distel en 1972 : « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django et un festival qui a fêté son 50e anniversaire en 2018. En mai 2017, le film français « Django » est réalisé par Etienne Comar et relate la carrière de Django Reinhardt. Il est particulièrement axé sur l’époque de la seconde guerre mondiale et sur les problèmes rencontrés alors par les gens du voyage face au nazisme. Le rôle du musicien est tenu par Reda Kateb qui joue aux côtés de l’actrice belge Cécile de France.
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TOHAMA dans les années 1950

16 mai 1995 : Décès, à Bruxelles, de la chanteuse TOHAMA. Née le 18 novembre 1920 à Neuilly-sur-Seine (F) sous le vrai nom de Nadia Altmann, elle est la fille du peintre Alexandre Altmann qui meurt le 14 septembre 1932. Au décès de son père, elle quitte Paris pour Bruxelles où elle va vivre avec sa mère. Quatre ans plus tard, elle travaille comme dessinatrice dans un atelier de couture. Elle fait alors la connaissance d’un fantaisiste belge très en vue qui lui propose de jouer dans une revue qui a pour titre « Reviens faire la file ». C’est à ce moment qu’elle choisit le pseudonyme de Tohama qui signifie « je t’aime » en tahitien. Elle reçoit à ce moment une proposition pour l’enregistrement d’un disque et son premier 78-tours sort ainsi en 1937. Lors d’un concert à Bruxelles en 1939, elle rencontre le chef d’orchestre Lulu Langlois qui la séduit. Ensemble, ils vont véritablement construire la carrière de la chanteuse. Il lui compose ainsi son premier et plus grand succès: « Tu m’apprendras ». Alors que Tohama vend elle-même ses disques dans les cafés de Bruxelles où elle chante, elle est remarquée par le représentant de la firme de disques Decca qui lui propose de distribuer son disque. Le succès est énorme et elle signe un contrat discographique grâce auquel elle enregistre plus de 500 disques durant les années 1940 et 1950. Son répertoire, marqué par la gouaille de sa voix joyeuse, est très varié et est constitué de chansons originales mais aussi de reprises telles que « Ma p’tite folie » (Line Renaud) ou « Je te le le » (Maria Candido). Son interprétation de « La petite Marie » est d’ailleurs l’un de ses plus grands succès.

La popularité de Tohama est alors importante en Belgique mais aussi en France. Elle s’installe un moment à Paris et devient une bonne copine d’Edith Piaf. Sur scène, bien avant Annie Cordy, elle montre un dynamisme et une exubérance jusque là peu courants dans les tours de chant traditionnels. Dans les années 1980, elle apparaît encore sporadiquement dans quelques émissions de télévision et sur scène dans des spectacles nostalgiques.
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Mick Micheyl dans les années 1950

16 mai 2019 : Décès, à Montmerle-sur-Saône, de la chanteuse et sculptrice française Mick MICHEYL. Née le 8 février 1922 à Lyon sous le nom de Paulette Jeanne Renée Michey, elle passe sa jeunesse dans sa ville natale et y fréquente l’École des Beaux-arts. Elle devient ainsi peintre-décoratrice et se laisse convaincre par un condisciple de faire du théâtre et de la musique au sein d’une troupe éphémère. Au fil du temps, elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle tente sa chance en participant à un concours qu’elle gagne à l’ABC de Paris avec « Le marchand de poésie », un titre qu’elle a écrit et composé elle-même. Forte de ce premier succès, elle se produit dans des cabarets parisiens comme L’Echelle de Jacob. Au cours d’un gala organisé par la police locale de Villeurbanne, Mick Micheyl rencontre la chanteuse Lisette Jambel et lui présente une chanson qu’elle a écrite et composée : « Ma maman ». Lisette Jambel décide de l’enregistrer et en fait un succès. Mick l’enregistre à son tour quelques mois plus tard et se voit diffusée sur les radios françaises. Les années 1950 sont celles de la popularité pour Mick Micheyl qui se produit à de nombreuses reprises dans les salles parisiennes de l’Alhmabra, de Bobino mais aussi du Moulin Rouge et du Concert Pacra. Elle touche véritablement à la gloire grâce à la chanson « Un gamin de Paris » qui en fait réellement une vedette. Patachou, Mouloudji et Yves Montand enregistrent à leur tour le titre qui devient un standard de la chanson française connu jusqu’aux Etats-Unis grâce à l’interprétation de Robert Clary. Touchant un peu à tout dans le milieu du music-hall, Mick Micheyl devient ensuite meneuse de revue au Casino de Paris et est souvent invitée des émissions de télévision présentées par Jean Nohain (« 36 chandelles » notamment). D’ailleurs, comprenant l’importance que ce média prend dans la vie quotidienne des Français, elle devient elle-même productrice d’émissions au cours desquelles, au début des années 1970, elle aide à faire connaître de jeunes artistes prometteurs comme Daniel Guichard ou Dave. Mais, en 1974, elle décide d’abandonner toute activité musicale et télévisuelle pour se consacrer à sa passion pour la sculpture sur acier. Elle expose ses oeuvres à Paris au début des années 1980 et devient une célébrité dans la sphère de sa spécialité. En octobre 2009, à 87 ans, elle organise encore une exposition qu’elle présente comme la dernière à Paris. Victime de projections de limaille de fer dans les yeux, l’artiste déclare en effet avoir perdu partiellement la vue. Elle décide alors de se rendre dans une maison de retraite proche de sa ville natale de Lyon, à Montmerle-sur-Saône. C’est là qu’elle décède le 16 mai 2019 à l’âge de 97 ans.
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13 MAI

AGLAE en 1957

13 mai 1933 : Naissance, à L’Epiphanie au Québec, de la chanteuse et comédienne canadienne AGLAË. Née Jocelyne Deslongchamps, la jeune chanteuse débute à l’âge de seize ans dans des cabarets montréalais sous le nom de Josette France. Et c’est là, en 1949, que le chanteur et pianiste français Pierre Roche, qui travaille alors avec le jeune Charles Aznavour, la découvre. C’est le coup de foudre et ils se marient en 1950. En 1952, elle suit le musicien et s’installe avec lui à Paris. A partir de cette année, elle va enregistrer des chansons qui vont la rendre très populaire. Avec Michel Legrand, elle enregistre une chanson de Lionel Daunais qui a pour titre « Aglaé ». Le morceau atteint un tel succès que la vedette québécoise Félix Leclerc conseille à la jeune femme de prendre ce nom comme pseudonyme d’artiste. Sa popularité l’amène à chanter dans les music-halls parisiens de Bobino et de l’Olympia. Très vite, sa carrière prend des proportions internationales et elle se produit en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ses caractéristiques vocales et ses goûts l’orientent ensuite vers l’opérette et elle apparaît en 1955 aux côtés de Tino Rossi dans « Méditerranée » de Francis Lopez. En 1960, elle joue aussi au théâtre de l’ABC à Paris dans « Coquin de printemps » de Guy Magenta. En 1963, elle quitte Paris pour retourner vivre au Québec.

Au Canada, elle enregistre plusieurs succès: « Marie-toi », « À présent tu peux t’en aller », « Dans mes bras oublie ta peine » en 1964 et « On se quitte » ou « La bague au doigt » en 1965. Si Aglaé décide de mettre un terme à sa carrière de chanteuse en 1966, elle apparaît encore ensuite sur des compilations discographiques comme en 1975 à l’occasion de la « Soirée Québécoise du Temps des Fêtes ». Aglaë a ensuite poursuivi son travail de comédienne au Canada et ce jusqu’à sa mort à l’âge de 50 ans le 19 avril 1984 à Montréal.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

13 mai 1967 : dernier concert en France de Ria BARTOK. Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, Ria Bartok connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle a enregistré des disques entre 1963 et 1965. Elle décède dans un incendie en 1970.

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Album posthume de 2008

Album posthume de 2008

13 mai 1983 : Naissance, à La Tronche, du chanteur français Grégory LEMARCHAL. Alors qu’il est à peine âgé de 20 mois, les médecins découvrent qu’il est victime de la mucoviscidose. Et, comme un défi lancé à la mort, le petit garçon puis l’adolescent n’aura de cesse de repousser les limites imposées par ses problèmes respiratoires importants. Il pratique le basket-ball puis la danse de rock acrobatique. Intéressé par la chanson, il se présente à la sélection du crochet télévisé « Graines de stars » sur la chaîne privée française M6. En y interprétant « Le chanteur » de Balavoine, il ne se qualifie pas mais devient un peu connu dans sa région natale de Grenoble. A seize ans, cela lui permet de passer en lever de rideau de concerts locaux où des artistes célèbres se produisent. Les propositions artistiques et les castings se multiplient comme ceux de la comédie musicale « Adam et Eve » et de « Belles belles belles » en 2003. Mais sa résistance physique l’empêche à chaque fois de se lancer dans pareille aventure. Alors, il se tourne vers la Star Academy de la chaîne de télé privée française TF1 à laquelle il participe dès septembre 2004. Et il va vraiment marquer l’émission de ses prestations par ses qualités vocales exceptionnelles soulignées par tous ses partenaires de duos: Hélène Ségara, Serge Lama ou Patrick Bruel entre autres. Ayant franchi toutes les étapes avec brio, il finit par remporter la finale le 22 décembre 2004 face à Lucie Bernardoni et il est ainsi le premier garçon à remporter la Star Academy française. Cette victoire lui permet d’enregistrer un album, « Je deviens moi », qui sort en 2005 et qui comporte un « tube »: « Écris l’histoire ».

Grâce aux ventes extraordinaires, l’album est certifié double disque d’or en France. A ce moment, nouveau défi, Grégory Lemarchal part en tournée avec la Star Academy durant trois mois. En janvier 2006, il est consacré Révélation francophone de l’année aux NRJ Music Awards. Malgré la fatigue qui s’accumule, sa passion le pousse à effectuer ensuite une tournée de l’Europe francophone en mai et juin 2006, avec un passage très remarqué de trois jours à l’Olympia de Paris. Ce concert fait l’objet de la sortie d’un album à la fin 2006. La santé de Grégory décline de plus en plus mais il trouve encore la force de participer à l’émission célébrant la 100e soirée de la Star Academy en janvier 2007. Quelques semaines plus tard, le jeune chanteur annonce faire une pause dans sa carrière pour mieux préparer son deuxième album dont il enregistre les premières chansons en mars. Le 30 mars 2007, il rejoint Hélène Ségara sur scène pour la première date de sa tournée et il interprète avec elle « Vivo per lei ». Son état de santé se dégrade alors subitement et il est hospitalisé d’urgence le 2 avril à l’hôpital Foch de Suresnes. Une greffe des poumons est absolument nécessaire pour le guérir. Mais celle-ci tarde et, le 29 avril, il est placé dans un coma artificiel en attendant la greffe qui n’arrivera finalement pas. A 23 ans, Grégory Lemarchal meurt le lundi 30 avril 2007 à 13 heures. Ses obsèques se déroulent en la cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry le 3 mai 2007. Il est inhumé au cimetière de Sonnaz, près de Chambéry. Des albums posthumes constitués d’inédits, de reprises et de titres non commercialisés sortent en 2008 (« La voix d’un ange ») et 2009 (« Rêves »). Depuis juin 2007, ses parents ont constitué « l’association Grégory Lemarchal » dans le but de lutter contre la mucoviscidose. Et, régulièrement, des hommages télévisés sont rendus au jeune chanteur afin de créer des appels à la solidarité et aux fonds.
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Eddie Barclay en 1960 (c) Herman Léonard

13 mai 2005 : Décès, à Paris, de Eddie BARCLAY, né Edouard Ruault le 26 janvier 1921. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique et pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’éteint à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui a importé en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. C’est lui aussi qui découvre, fait enregistrer, donne la chance et développe la carrière d’un nombre impressionnant de vedettes françaises : Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc. C’est lui, enfin, qui crée aussi, en France, le service promotion qui permet aux labels discographiques d’offrir des exemplaires de disques aux radios pour qu’elles les programment éventuellement. Malgré la célèbre intuition de l’homme au cigare, certains artistes n’ont toutefois connu le succès qu’après être passé dans l’écurie Barclay: c’est le cas de Michel Sardou et de Dave par exemple. Il est inhumé au cimetière marin de Saint-Tropez.

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24 AVRIL

Dick Rivers – Pochette « Gran Tour » en 2012

24 avril 1945 : Naissance, à Nice, du chanteur français Hervé Fornieri qui a pris pour pseudonyme Dick RIVERS. Fan d’Elvis Presley, il a d’ailleurs emprunté son prénom de scène au nom d’un des personnages joués par le King au cinéma. A peine âgé de quinze ans, il fonde « Les Chats Sauvages », un groupe qui va être l’un des premiers à pratiquer le rock and roll en France. Entre mai 1961 et juin 1962, ces musiciens vont enregistrer une centaine de titres: du rock mais aussi du twist, rythme très à la mode en 1962. En septembre de cette année-là, Dick Rivers décide de voler de ses propres ailes et largue le groupe. Dès le début de sa carrière de soliste, que ce soit par des adaptations ou des titres originaux, le chanteur va tenir le haut du pavé et s’installer solidement pour des dizaines d’années dans le paysage français de la chanson.

Dans les années 1960, grâce à ses bonnes relations avec Daidy Davis Boyer, Dick Rivers va tourner quantité de scopitones de ses chansons. Ce petit film de cinéma ainsi appelé scopitone était l’ancêtre du clip video. Il permettait à tout un chacun de visionner ses chansons préférées sur un appareil s’apparentant à un juke-box. Dick fera aussi de la figuration dans les scopitones de certains autres chanteurs. Ses succès sont nombreux et le chanteur s’adapte aux modes en interprétant notamment du rhythm’n’blues à la fin des années 1960. Alors que la décennie 1970 laisse craindre le pire pour un chanteur de rock, Dick Rivers s’en tire plutôt bien en restant fidèle à son style (« Maman n’aime pas ma musique ») ou en s’orientant vers la musique country (« Faire un pont », adaptation de « Country roads »). Ces années-là sont celles où Dick Rivers fait appel à Bashung pour la réalisation de trois albums. Les Chats Sauvages se reforment le temps d’un disque qui sort en 1982 sans grand succès. En 1983, sa carrière prend un autre virage encore avec des chansons signées Barbelivien (« Nice Baie des Anges »). Au tout début des années 1990, l’artiste se lance dans l’aventure du conte musical avec un double album consacré à l’histoire inventée d’une chanteuse virtuelle: Linda Lu Baker. Ce disque est pour Dick l’occasion de partager un gospel avec le Golden Gate Quartet (« Ainsi soit-elle ») mais il lui offre aussi l’opportunité d’interpréter un titre de mambo (« Sale mambo ») et un autre de salsa! Parmi les collaborateurs de l’opus se trouve aussi un certain Francis Cabrel. Au même moment, Dick Rivers raconte le rock comme personne sur Radio Monte Carlo. Comme Johnny Hallyday, le rival de ses débuts, le chanteur niçois n’a alors de cesse de rencontrer de nouveaux auteurs et compositeurs dont il fait éclore le talent. Ceux-ci ont pour nom Benjamin Biolay, M, Joseph d’Anvers ou Mathieu Boogaerts. Dick Rivers fête ses 50 ans de carrière en mai 2011. Pour l’occasion, il sort un album (cliquer ici pour voir la chronique) mais aussi un livre : Mister D. La tournée qu’il effectue à travers toute la France en 2012 est immortalisée par un DVD : « Le gran’ tour ». En 2014, l’album « Rivers » lui permet d’entrevoir une nouvelle tournée de concerts. Mais celle-ci est annulée en raison d’une chute dont le chanteur est relevé avec un traumatisme crânien. Le 28 octobre 2017, les téléspectateurs de France 2 sont heureux de retrouver Dick Rivers bon pied bon oeil pour participer, au Zénith de Paris, à la soirée célébrant les 25 ans de l’émission « Taratata » de Nagui. Et puis, au début 2018, l’artiste confirme son retour en forme en apparaissant dans un clip très déjanté de Julien Doré: « Africa », une reprise étonnante du célébrissime tube de Rose Laurens en 1982. Dick Rivers est décédé, à Paris, des suites d’un cancer le jour de ses 74 ans: le 24 avril 2019.
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Ronnie Bird en 1967 – Photo (c) André Berg

24 avril 1946 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur de rock français Ronnie BIRD. Après avoir arrêté ses études, Ronald Méhu décide, avec l’accord de son père, de se lancer dans la chanson sous le nom de Ronnie Bird, ce qui fait plus anglo-saxon. Suite à un séjour à Londres où il oublie de se faire couper les cheveux, il enregistre son premier disque en 1964 avec une coiffure à la Beatles: « Adieu à un ami », un hommage au rocker américain Buddy Holly.

Il connaît alors quelques succès comme « Le pivert » mais sa popularité reste trop limitée à son goût. Il décide ainsi d’interrompre sa carrière après cinq ans. Toutefois, entre 1968 et 1972, il participe à l’adaptation française de la comédie musicale Hair aux côtés de Julien Clerc puis de Gérard Lenorman. Plus étonnant: en 1989, il signe le texte de la chanson « Precious Things » interprétée en duo par Ray Charles et Dee Dee Bridgewater.
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Claude Dubois en 1989 – Photo (c) Pierre Terrasson

24 avril 1947 : Naissance, à Montréal, du chanteur québécois Claude DUBOIS. Alors qu’il est une véritable star au Canada, Claude Dubois n’est, en Europe francophone, connu principalement que pour son interprétation magistrale du « Blues du businessman » (« J’aurais voulu être un artiste ») dans la version originale de l’opéra-rock « Starmania » en 1978. Pourtant, à peine âgé de douze ans, il est le membre du groupe « Les Montagnards » quand il enregistre un album de chansons western. Puis, cinq ans plus tard, il chante presque tous les soirs au « Patriote », une boîte à chansons montréalaise. Claude Dubois enregistre quelques disques en 1966 puis il délaisse la chanson pour y revenir lorsque ses voyages l’amènent en France. Il sort quelques disques arrangés par François Rauber, l’orchestrateur de Jacques Brel, mais le succès n’est pas au rendez-vous de ces 45 tours publiés chez Barclay. Dans les années 1970, il se tourne vers la musique rock californienne et finit par être remarqué par Luc Plamondon qui est en train d’écrire « Starmania » avec Michel Berger. En 1978, il décroche ainsi le rôle de l’homme d’affaires Zéro Janvier dans l’opéra-rock où il interprète le fameux « Blues du businessman » avec le succès que l’on sait.

Alors qu’il redevient anonyme dans les pays francophones européens, Claude Dubois garde son succès au Québec malgré le fait qu’il y soit condamné pour possession de stupéfiants en 1981. L’album « Sortie Dubois » est une des grosses ventes de disques de l’année 1982. En 2007, l’artiste sort l’album « Duos Dubois » dans lequel il réenregistre plusieurs de ses chansons avec des chanteurs et chanteuses comme Céline Dion, Patrick Bruel, Natasha St-Pier, Richard Desjardins, Lynda Lemay ou Francis Cabrel entre autres. En 2011, Claude Dubois rejoint la tournée française des idoles « Age tendre et tête de bois ». Accompagné d’un orchestre symphonique, il y interprète bien sûr l’incontournable « Blues du businessman » mais aussi une superbe chanson: « Si Dieu existe ». Faisant partie de la même tournée, Annie Cordy remarque cette chanson qu’elle intègre dans son album sorti en 2012. A la fin de l’année 2016, alors que Claude Dubois est l’un des invités de l’émission télévisée québécoise « Tout le monde en parle », il déclare être atteint d’un cancer de la moelle osseuse et que les médecins lui donnent encore trois ans à vivre. Heureusement, fin 2018, il dit aller mieux et que la maladie semble s’être arrêtée. Depuis, il arpente à nouveau les scènes du Québec avec dynamisme et sourire.
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Véronique Sanson en 1977 – Photo (c) Daniel Decamps

24 avril 1949 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteure, compositrice et interprète française Véronique SANSON. Fille de membres actifs de la Résistance durant la seconde guerre mondiale, elle et sa soeur Violaine porteront des prénoms commençant par la lettre « V » de Victoire après la libération. Les deux soeurs suivent très tôt des cours de piano et s’orientent toutes deux vers une carrière musicale. C’est donc tout naturellement qu’elles créent un groupe avec un troisième musicien qui a pour nom François Bernheim. Ensemble, ils enregistrent, sous le nom des Roche Martin, deux 45 tours comprenant chacun quatre titres. Cela se passe en 1967 et le succès de ces deux disques est quasi nul. Le groupe se dissout très vite après la sortie du deuxième disque. En 1969, Véronique Sanson entame sa carrière de chanteuse soliste avec la chanson « Le printemps est là ». Le succès n’est pas au rendez-vous de ses premières chansons et l’artiste change de maison de disques. Cela va lui être bénéfique puisque son compagnon, Michel Berger, va lui produire un premier album, « Amoureuse », qui sera une vraie révélation en 1972.

Plutôt décidée à s’imposer, Véronique Sanson n’hésite pas à enregistrer et à commercialiser un deuxième album dans la même année: « De l’autre côté de mon rêve ». C’est donc avec, déjà, un solide répertoire qu’elle assure les premières parties des concerts de Michel Polnareff ou de Julien Clerc. Véronique quitte alors Michel Berger pour épouser l’artiste américain Stephen Stills le 14 mars 1973. Et, de ce fait, elle déménage aux Etats-Unis où elle va enregistrer ses albums suivants comme « Le maudit » en 1974. A la fin des années 1970, Véronique Sanson est une vedette incontournable de la chanson francophone: ses textes et ses musiques sont d’une qualité remarquable. Mais le début de la décennie suivante est marqué par son divorce avec Stephen Stills et son retour en France qui signifie aussi un manque d’inspiration. Il faut attendre 1985 pour voir un nouveau 33 tours de Véronique Sanson chez les disquaires: « C’est long c’est court ». Mais, à partir de cet instant, c’est reparti et, trois ans plus tard, la chanteuse atteint même un sommet dans les textes polémiques. « Allah », écrite comme une chanson pacifiste, est considérée comme sacrilège par ceux qui condamnent les « Versets sataniques » de Salman Rushdie. Et Véronique doit être protégée après avoir reçu des menaces de mort. A la fin de l’année 1989, lorsque Jean-Jacques Goldman met sur pied la première tournée des Enfoirés, la chanteuse est la seule femme du quintet aux côtés de Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Michel Sardou. En 1990, elle tente une nouvelle expérience scénique: « Symphonique Sanson ». Deux ans plus tard, l’album « Sans regrets » est mené par la chanson « Rien que de l’eau » qui est un succès récompensé par une Victoire de la Musique en 1993. 1995 voit la sortie d’un album en public enregistré aux Francofolies de La Rochelle avec des duos: « Comme ils l’imaginent ». Et, la même année, Véronique Sanson épouse l’humoriste Pierre Palmade dont elle divorce en 2001. Le début des années 2000 est également marqué par un album hommage à Michel Berger disparu en 1992: « D’un papillon à une étoile ». Un album « live » suit la tournée avec les chansons de Berger. Autre étape importante pour la chanteuse: en octobre 2007, elle est l’invitée d’honneur des fameuses « Nuits de Champagne » à Troyes et elle y chante accompagnée par 900 choristes. Elle y découvre le charme des polyphonies et s’en sert lors de ses spectacles suivants où les choristes occupent une place plus importante. Trois ans plus tard sort l’album « Plusieurs lunes ». 40 ans après sa sortie, le premier album de Véronique Sanson est réédité en CD dans un coffret spécial de luxe où se côtoient les chansons originales remasterisées, des bonus inédits et un DVD enregistré lors d’un concert ayant eu lieu à Bruxelles en décembre 2011. Elle reçoit une nouvelle Victoire de la Musique le 8 février 2013 mais cette fois pour honorer l’ensemble de sa carrière. En 2014, une compilation reprenant les chansons de « l’époque américaine » de Sanson est commercialisée. Elle est l’occasion pour la chanteuse de remonter sur scène dans le cadre d’une tournée où elle reprend exclusivement ces titres-là enregistrés initialement aux Etats-unis à la fin des années 1970. En novembre 2016 sort le quinzième album studio de Véronique Sanson avec des chansons originales. Il porte le titre « Dignes, dingues, donc » et est promotionné par la chanson « Et je l’appelle encore », écrite par Véronique et composée par son choriste belge Mehdi Benjelloun. Cette dernière est nommée dans la catégorie « chanson originale de l’année » et Véronique comme artiste interprète féminine de l’année aux Victoires de la Musique de l’Année 2017. Elle entame alors une grande tournée de concerts qui est interrompue à la rentrée 2018 pour soigner une tumeur qui l’oblige aussi à se reposer durant quelques mois. Et, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs, la chanteuse reprend ses spectacles en pleine forme à partir de février 2019.
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La pochette du CD live sorti en 2011

24 avril 1963 : Naissance, à Châlons-sur-Marne, sous le nom de Emmanuel Cabut, du chanteur français Mano SOLO. C’est en 1980 que Manu Cabut, fils du dessinateur Cabu, intègre, comme guitariste, un groupe punk: les Chihuahuas. Six ans plus tard, il apprend qu’il est séropositif. Au début des années 1990, alors que le temps presse, il se décide à interpréter ses textes. Son premier album enregistré sous le nom de Mano Solo, « la Marmaille nue », sort en 1993 et se vend à 100.000 exemplaires. Un deuxième album sort deux ans plus tard et a pour titre « Les Années sombres ». La même année, en 1995, l’artiste annonce publiquement au Bataclan de Paris qu’il a contracté le SIDA. Les enregistrements de disques vont se poursuivre à un rythme régulier ensuite mais avec des succès divers. Il y aura « Frères Misère » en 1996 suivi de quelques enregistrements publics (« Je sais pas trop » en 97, « Internationale Shalala » en 99 et « La Marche » en 2002) mais aussi « Dehors » en 2000 et « Les Animals » en 2004. Deux ans plus tard, Mano Solo ne renouvelle pas son contrat avec la maison de disques Warner. Pour son nouvel album, « In The Garden », sorti en mars 2007, il propose aux internautes de l’aider par une souscription destinée à payer les frais de promotion une fois l’album réalisé. La souscription lancée le 18 septembre s’avère peu concluante: il n’y a que 2.800 souscripteurs par internet. Et les 35.000 exemplaires vendus dans les bacs remboursent la banque du prêt contracté par l’artiste pour produire l’opus. Sans plus. Le 28 septembre 2009 sort un nouvel album, le dernier: « Rentrer au port ». Le chanteur entame alors une série de concerts à l’Olympia de Paris mais le 12 novembre, il doit être hospitalisé. Mano Solo meurt le 10 janvier 2010 à l’âge de 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise. En novembre 2011 sort l’enregistrement du dernier concert de Mano à l’Olympia en 2009. Les bénéfices des ventes sont versés à l’association « Fazasoma » qui vient en aide à la population malgache et que Mano Solo soutenait depuis 2006. Une collection de livrets de toutes les chansons de Mano Solo pour piano, chant et guitare sort en 2012 aux Éditions Capte Note – Planète Partitions. Artiste complet, Mano Solo dessinait et peignait notamment les pochettes de ses albums. Il écrivait aussi et, avec l’argent de la musique, avait monté sa propre société d’édition (« La Marmaille nue »). Il publia, en 1995, un recueil de poèmes (« Je suis là ») et, en 1996, un roman (« Joseph sous la pluie »). Ces deux ouvrages ont été rassemblés dans un livre, « Joseph sous la pluie », publié par Points en janvier 2012.
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24 avril 1973 : Naissance de la chanteuse belge Anik NAK. A 21 ans, la jeune néerlandophone Anik Vandercruyssen enregistre, sous le pseudonyme subtil Anik Nak, un album avec une partie des musiciens du groupe de rock Machiavel très célèbre en Belgique. Sur cet opus intitulé « Voilà », Roland De Greef et Mario Guccio lui confectionnent, en français, des chansons sur mesure: « Je te veux » ou encore « Tout est magnifique ». Le succès très faible de ces chansons, malgré quelques passages sur les ondes belges et des concerts aux Francofolies de Spa, au Dour Music Festival ou au Marktrock, oblige la jeune femme à se tourner vers d’autres projets comme le théâtre. En 1998, elle suit les cours de l’école internationale de théâtre « De Kleine Academie » et elle tourne ensuite dans quelques films comme « Hombres Complicados » de Dominique Deruddere ou « Friday Fishday » de Jan Bucquoy.
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Jofroi en 1976

24 avril 1976 : Le 15e festival de la chanson française d’Obourg a lieu ces samedi 24 et dimanche 25 avril dans la petite localité belge située près de Mons. Au programme: le groupe « Nuit câline à la villa mon rêve », JOFROI, Paul LOUKA, Catherine LARA et Maxime LE FORESTIER.

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24 avril 2001 : Jusqu’au 29 avril, la chanteuse KEREN ANN assure la première partie du spectacle d’Henri SALVADOR à l’Olympia de Paris. Il faut dire que celle qui a permis à « Monsieur Henri » de revenir au devant de la scène avec sa chanson « Jardin d’hiver » a également enregistré un premier album intitulé « La biographie de Luka Philipsen ».
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24 avril 2019 : Décès, à Paris, le jour des ses 74 ans, du chanteur français Dick RIVERS à la suite d’un cancer. Sa biographie se trouve ci-dessus à la date de sa naissance : le 24 avril 1945.
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