Fondateur du café-théâtre « La Soupape » à Bruxelles, Michel Van Muylem est décédé

Michel Van Muylem dans les années 2010

Le fondateur et animateur du célèbre café-théâtre « La Soupape » de Bruxelles, Michel VAN MUYLEM, est décédé le samedi 8 août 2020 à Bruxelles à l’âge de 73 ans des suites d’une longue maladie. Né en 1947, il fréquente d’abord l’Athénée de Saint-Gilles (Bruxelles) jusqu’en 1958 puis l’Athénée Robert Catteau de Bruxelles avant de suivre des études de droit à l’ULB (Université Libre de Bruxelles) de 1964 à 1970. Après une brève activité de professeur d’anglais, il est engagé, pour ses qualités de juriste, dans la succursale belge d’une multinationale américaine. Mais depuis quelques années, Michel rêve de pouvoir assouvir la passion pour le théâtre qu’il nourrit depuis son séjour à l’université. Et, en 1978, il se décide à acheter un garage situé à proximité de la Place Flagey à Ixelles (Bruxelles) pour en faire une petite salle de spectacles d’une cinquantaine de places. L’objectif est d’emblée de proposer à de jeunes comédiens et comédiennes, puis à de jeunes chanteurs et chanteuses, de venir faire leurs premiers pas sur scène devant un petit mais vrai public. Et comme il s’agit véritablement pour Michel Van Muylen de décompresser après un travail quotidien plutôt monotone, il appelle ce lieu « La Soupape ». Alors, en tant que passionné, Michel ne va pas attendre que les artistes viennent à lui. Il va écumer les bars et les petits endroits bruxellois pour y dénicher celui ou celle qui viendra enrichir de son talent les soirées de La Soupape. Sur le conseil d’un ami qui lui parle d’une soirée d’anniversaire, il va ainsi découvrir une certaine Claudie Claude qui va devenir plus tard Claude Maurane puis Maurane tout court. En 1979, alors qu’elle a 18 ans, la future diva de la chanson française impose déjà sa personnalité artistique aux spectateurs de La Soupape. Et, comme à cette époque, tout est possible, d’autres jeunes, qui ont pour nom Yolande Moreau, Bruno Coppens, Angélique Ionatos ou Marc De Hollogne (en 1979), foulent les planches de ce petit lieu empreint de poésie, de musique et d’humour. Dès le début, c’est la convivialité qui a tout de suite été l’atout principal de cette salle. Un endroit où le public peut dialoguer avec les artistes après leurs prestations. Et où les soirées se prolongent souvent jusqu’aux petites heures.

La Soupape à Bruxelles

Une ambiance que tous les artistes ayant fréquenté l’endroit n’oublient jamais. La preuve : au début des années 1990, Maurane, devenue une star internationale, revient à La Soupape pour chanter, sans demander de cachet, deux soirs de suite. La vente des billets d’accès sert à financer la location d’un piano à queue pour que son complice musicien Arnould Massart puisse l’accompagner. Michel Van Muylem s’investit de plus en plus dans sa mission de découvreur de talents et de spécialiste de la chanson francophone et, en 1995, il participe à l’écriture du Dictionnaire de la Chanson en Wallonie et à Bruxelles paru aux Editions Mardaga. Il aime l’écriture et profite de son statut pour publier, par l’envoi d’une lettre d’information (newsletter) ou par l’intermédiaire du site web de La Soupape, de nombreux « coups de gueule » contre le traitement négligé de la culture et de la chanson par les responsables politiques mais aussi par les médias (radio et télévision publiques en tête). Il estime alors que la carrière des artistes actuels est inversée et que la multiplication des télécrochets (Star Academy, Nouvelle Star, The Voice, etc.) renforce son sentiment qu’il faut d’abord obtenir une notoriété avant de songer à l’élaboration d’un répertoire. Il déplore aussi que la production d’un disque précède une tournée faite pour promotionner l’album à peine commercialisé. Et il regrette enfin que, du coup, le contact avec le public se fasse à la fin du processus et non tout au début comme c’est le cas lors de la prestation de jeunes artistes prometteurs dans les cabarets. Ainsi, au début des années 2000, alors que le principe des crochets télévisés prend de l’ampleur, Michel Van Muylem va s’investir un peu plus encore dans la formation de chanteurs au sein des Ateliers Chanson de Bruxelles aux côtés de Martine Kivits et Jean-Luc Fafchamps.

Michel Van Muylen en 1988 lors des dix ans de la Soupape

A la fin des années 1990, il rejoint aussi l’équipe de La Biennale de la Chanson Française de Bruxelles et son café-théâtre accueille bon nombre de lauréats et de candidats à chaque édition. Il sera encore de la partie lorsque la Biennale se transformera en festival Francofaune ensuite. Pour Michel Van Muylem, l’aventure de La Soupape a duré 42 ans : jusqu’à sa mort ce 8 août 2020. Selon ses propos, son principe était toujours le même pour engager les invités de ses soirées : « Si des artistes ont des qualités mais qu’ils ne me sont pas sympathiques, ils ne m’intéressent pas. Je fais cela par plaisir, et uniquement par plaisir. »
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Voici une (toute) petite partie de ces artistes belges et étrangers accueillis à La Soupape depuis 1978 : Isabelle Rigaux, Michel Arbatz, Bernard Haillant, Maurane, Willam Sheller, Morice Benin, Ann Gaytan, Marc de Hollogne, Jean Vasca, Claudine Dailly, Pierrot Debiesme, Jean-Jacques Nyssen, Aline Dhavré, Bernard Delpierre, Laurent Berger, Zoé, Philippe Anciaux, Joachim Jannin, Marie-Sophie Talbot, Jacques-Ivan Duchesne, François Spi, Fabienne Coppens, Johan Verminnen, Robin, Adrénaline, Claude Semal, Vincent Delbushaye, Christiane Stéfanski, Jacques Bertin, Dimitri, Martine Kivits, Michel Bühler, Daniel Hélin, Daria de Martynoff, Jim Corcoran, Damien Hurdebise, Anne Cretens (Nanou), Gérard Delahaye, Vincent Trouble, Lara Fabian, Philippe Lafontaine, Vadim Piankov, Sylvie Tremblay, Pipou, Bruno Brel, Véronique Pestel, Hughes Maréchal, Pascal Charpentier, Pascale Vyvère, Marc Lelangue, Vincent Hattert, Anouk, Philippe Tasquin, etc.
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31 MAI

Lydia Verkine en 1977 – Photo (c) Edgar Clark

31 mai 1949 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française d’origine arménienne Lydia VERKINE. Son premier album intitulé « Daddy » sort en 1973. Le succès est vite au rendez-vous grâce à des programmations sur les chaînes de radio françaises, comme Europe 1, de titres tels que « Lève-toi soleil » (1973) ou « Ouvre tes mains » (1975).

Elle apparaît aussi à quelques reprises dans des émissions de variétés à la télévision française. En 1976, elle participe au célèbre Festival de la Chanson Française de Spa (B) où elle se retrouve aux côtés d’autres candidat.s.es qui ont pour nom Daria de Martynoff, Marie-France Roussel ou Colin Verdier. Deux ans plus tard, Lydia Verkine fait partie du casting de la première version du spectacle musical « Starmania » à Paris. Malgré l’enregistrement de quelques albums et d’une dizaine de 45 tours entre 1973 et 1982, les chansons de Lydia Verkine n’ont, à ce jour, pas été rééditées en CD. En 2011, Lydia Verkine refait surface grâce à deux nouvelles chansons en français dont les vidéos sont postées sur YouTube : « Mama » et « My love’s gone away ». L’occasion de se rendre compte que la chanteuse n’a rien perdu de ses qualités vocales et de son peps.

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Pascale Vyvere (c) Igloo Records

31 mai 1966 : Naissance de la chanteuse, comédienne et musicienne belge Pascale VYVERE. Encore étudiante, Pascale apprend le solfège, l’harmonie, le piano et l’accordéon. Intéressée par la chanson, elle s’inscrit aux Ateliers Chanson de Bruxelles où elle suit les cours de Martine Kivits et Jean-Luc Fafchamps. Elle cherche sa voie pendant un moment avant de rencontrer Romain Didier et Allain Leprest qui lui conseillent d’écrire des chansons et de les interpréter seule. Respectant leur recommandation, elle conçoit un spectacle qu’elle présente pendant des mois dans son pays natal mais aussi en France et en Suisse. Ce concert est conçu de manière à être présenté tantôt dans une formule piano-voix, tantôt soutenu par deux ou quatre musiciens. Pascale Vyvere se produit ainsi dans les salles bruxelloises de la Samaritaine et de la Soupape mais aussi à Paris au Sentier des Halles et au Théâtre l’Européen. Elle remporte le Prix du Sentier des Halles et de l’Adami au Tremplin des Hauts-de-Seine en 1993 ainsi que le Prix des Auditeurs au Concours International RTBF/France-Inter/RSR de la Chanson française, à Liège en 1994. Elle propose aussi ses chansons dans de nombreux festivals comme les Nuits Botanique à Bruxelles et les Francofolies de Spa où elle chante au Salon Bleu du Casino en 1994 et 1997. Elle sort, en 1997, un album qui a pour titre « Je Vous Attends » avec la complicité de Gwenaël Micault, Christophe Vervoort, Jean-Pierre Catoul, Romain Didier, Poney Gross, Patrick Deltenre, Pierre Michaud et Philippe Navarre entre autres. En 2001, elle participe à la soirée de fête à Allain Leprest dans le cadre du festival « Mars en Chansons » à Charleroi (B). Simultanément à ses activités de chanteuse, Pascale Vyvère est très active comme comédienne. Elle est ainsi à l’affiche, à Bruxelles et en province, de nombreuses pièces de théâtre de genres très différents. Ses différentes compétences artistiques l’amènent souvent à participer à des spectacles pluridisciplinaires. Elle est ainsi à l’affiche de l’opérette « L’Auberge du Cheval Blanc » dans une mise en scène très moderne de Dominique Serron en février 2015 en Belgique, à Charleroi et à Liège. L’année suivante, elle joue le rôle de Marguerite, aux côtés de José Van Dam, dans « Le maître des illusions » de Thierry Debroux à Bruxelles.

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La pochette de l’album de Pauline

31 mai 2010 : Sortie du deuxième album de PAULINE, qui a obtenu un très grand succès deux ans plus tôt avec « Allo le monde ». Elle a composé les douze titres de l’album et signé le texte de onze chansons. L’opus a pour titre La vie du bon côté.

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