FEVRIER 2020

ALEXIS HK
VITTEL (F – 88 800), Espace Alhambra, à 20h.30 le mercredi 19.
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SAULE
NAMUR (B – 5000), Le Delta, à 20h.30 le mercredi 19.
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ALEXIS HK
CHAMPAGNOLE (F – 39 300), L’Oppidum, à 20 heures le jeudi 20.
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JANE BIRKIN
BRUXELLES (B – 1000), Cirque Royal, à 20 heures le jeudi 20.
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ALAIN SOUCHON
SAINT-ETIENNE (F – 42 000), Le Zénith, à 20 heures le jeudi 20.
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MICHEL DRUCKER (« De vous à moi »)
BRUXELLES (B – 1180), Centre Culturel d’Uccle, à 20 h. 15 le jeudi 20.
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AXELLE RED
AARTSELAAR (B – 2630), CC t’Aambeeld, à 20 h. 15 le jeudi 20.
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JANE BIRKIN
MONS (B – 7000), Théâtre Royal, à 20 heures le vendredi 21.
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AXELLE RED
BLANKENBERGE (B – 8370), Cultureel Centrum, à 20 heures le vendredi 21.
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ALAIN SOUCHON
GRENOBLE (F – 38 100), Summum, à 20 heures le vendredi 21.
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ALEXIS HK
IRIGNY (F – 69 540), Le Sémaphore, à 20 h. 30 le vendredi 21.
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SYLVIA MUND
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le vendredi 21.
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MARCEL ET SON ORCHESTRE
PARIS (F – 75 009), Olympia, à 20 heures le samedi 22.
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ALEXIS HK
CHATEAURENARD (F – 13 160), Salle de l’Etoile, à 20 heures le samedi 22.
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ANGE + MIRA CETII
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le samedi 22.
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AXELLE RED
VILVOORDE (B – 1800), CC Het Bolwerk, à 20 h. 30 le samedi 22.
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LA MARMAILLE DE MANO SOLO
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le samedi 22.
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VERONIC DICAIRE
LIEGE (B – 4000), Le Forum, à 20 heures le mercredi 26.   !!! COMPLET !!!
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USSAR + TOM POISSON
PARIS (F – 75 018), Les Trois Baudets, à 20 h. 30 le mercredi 26.
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AXELLE RED
MOUSCRON (B – 7700), Centre Culturel, à 20 h. 30 le jeudi 27.
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SOPHIE LE CAM + BODIE
IVRY-SUR-SEINE (F – 94 200), Forum Léo Ferré, à 20 h. 45 le jeudi 27.
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JEAN-LOUIS AUBERT
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le vendredi 28.
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AXELLE RED
HERZELE (B – 9550), CC De Steenoven, à 20 h. 15 le vendredi 28.
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MARCEL ET SON ORCHESTRE
SOISSONS (F – 02 200), Le Mail, à 20 h. 30 le vendredi 28.
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L’IDOLE DES JEUNES
TOULOUSE (F – 31 300), Le Zénith, à 20 heures le samedi 29.
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MARCEL ET SON ORCHESTRE
AUXERRE (F – 89 000), Le Silex, à 20 heures le samedi 29.
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AXELLE RED
BRUGGE (B – 8000), Concertgebouw, à 20 heures le samedi 29.

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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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3 FEVRIER

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte.

Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
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Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
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STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.

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JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.

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1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
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8 JANVIER

 

Anny Gould : pochette de disque en 1957

8 janvier 1920 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Anny GOULD. Dans les années 1950, elle se distingue en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). On le sait moins mais, en 1954 déjà, puis en 1964, Anny Gould interprète aussi des chansons étrangères adaptées en français par Jacques Brel : « Va toi qui t’en vas » (1954) et « Sans toi » (1964).

Dans les années 2000, elle apparaît encore régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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Pascal Obispo en 2012

8 janvier 1965 : Naissance, à Bergerac en Périgord, du chanteur français Pascal OBISPO. Fils de Max Obispo, ancien joueur de football de Bordeaux, il vit son adolescence à Rennes avec sa mère après le divorce de ses parents en 1978. Scolarisé au Lycée Émile-Zola, il découvre le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il joue et se passionne dès lors pour la musique pop et rock en appréciant particulièrement le groupe local Marquis de Sade. Il apprend à jouer de la basse et franchit le pas en 1983 en créant la formation Words of Goethe avec des copains. Après son service militaire, Pascal devient le bassiste d’un groupe de new wave: Evening Legions. En 1988, il rejoint, comme bassiste, le band new wave Senso dont il devient par la suite le chanteur. C’est le premier album de ce groupe qui sera, finalement et après maintes discussions, le premier opus du chanteur sous son nom. Le disque sort en 1990 et est intitulé « Le long du fleuve ». Il ne connaît qu’un succès d’estime. La popularité de son deuxième opus, commercialisé en 1991, est différente: des chansons comme « Plus que tout au monde », « Les mains qui se cherchent » et « Laurelenn » l’installent comme une des valeurs sûres des prochaines années. Et il confirme en effet avec des « tubes » comme « Tu vas me manquer », « Tombé pour elle », « Personne », « Où et avec qui tu m’aimes », « Il faut du temps », « Lucie », « Assassine », « Soledad », « Millésime », « Pas besoin de regrets », « Fan », « Zinédine », « Rosa », « 1980 » ou « Le drapeau ». Sa chanson « L’important c’est d’aimer » est même enregistrée en anglais par le chanteur américain Lionel Richie. Toujours à l’affût d’aventures musicales innovantes malgré un style de mélodie qui lui est bien particulier, Pascal Obispo sort en 2009 un album concept au thème écologique: « Welcome to the magic world of Captain Samouraï Flower ». Un long titre anglais pour des chansons bien françaises. Fin 2012, Pascal Obispo fête ses 20 ans de chanson en commercialisant, sous différentes formes, une compilation de succès, d’inédits (« Tu m’avais dit ») et, aussi, d’interprétations personnelles de chansons écrites par lui-même pour d’autres chanteurs. A l’automne 2013 sort un album de chansons originales, « Le grand amour », dont le premier extrait envoyé aux radios a pour titre « D’un Ave Maria ». Cette chanson est accompagnée d’un clip video émouvant réalisé par Pascal Obispo lui-même. Vous pouvez le visionner en CLIQUANT ICI. Fin 2014, un titre annonce le nouvel opus, « Billet de femme », prévu pour février 2016: « Le secret perdu » à visionner ci-dessous.

L’été 2016 est marqué par une grande tournée où l’artiste est accompagné par un orchestre symphonique. Et, en décembre de la même année, Obispo annonce la création d’un nouveau spectacle musical qui sera présenté à partir d’octobre 2017 à Paris, en province ainsi qu’à l’étranger: « Jésus, de Nazareth à Jérusalem ». En octobre 2018, le chanteur franchit un pas supplémentaire dans sa carrière: il abandonne sa première maison de disques pour enregistrer un nouvel album aux tendances plus pop-électro-rock dont le titre est tout simplement « Obispo ».
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Daddy K en 2011

8 janvier 1968 : Naissance du rappeur belge DADDY K à Bruxelles sous le nom d’Alain Deproost. Il est aux côtés de Benny B. lors de l’enregistrement de « Vous êtes fous », « Parce qu’on est jeunes » et « Dis-moi bébé », de gros succès du début des années 1990. Il tente par la suite une carrière solo qui ne répond pas à ses espérances malgré un certain succès recueilli par le titre « Up and down » en 1995.

Et c’est comme DJ qu’il est toujours actif lors de soirées ou sur la radio privée belge « Contact » notamment. Ses activités se sont ensuite étendues dans le cadre de grands rendez-vous et festivals mondiaux de la musique techno et dance, au point de se hisser parmi les DJ’s les plus célèbres des années 2010.
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Loulou Gasté dans les années 1940

8 janvier 1995 : Décès, à Rueil-Malmaison, du compositeur français Louis, dit « Loulou », GASTE à l’âge de 87 ans. Né le 18 mars 1908 à Paris, il est d’abord guitariste dans l’orchestre de Ray Ventura. Puis il se met à composer des chansons qu’Yves Montand place notamment à son répertoire. Il signe d’ailleurs plus de 1.000 oeuvres pour plein d’artistes. Mais sa véritable interprète s’appelle Jacqueline Enté qui a pris pour pseudonyme Line Renaud. Des dizaines de succès vont ainsi être enregistrés, dès la fin des années 1940, par la demoiselle d’Armentières: « Ma cabane au Canada », « Etoile des Neiges », « Ma p’tite folie », etc. C’est pour elle aussi qu’il compose, un jour, la chanson « Pour toi » qui sera plagiée par Morris Albert pour en faire un tube mondial en 1975: « Feelings ». Ce titre est alors repris en français par Mike Brant sous le titre « Dis-lui » et par Roch Voisine en 1990 sous son titre original. Line et Loulou finissent par se marier et leur destin artistique comme personnel est irrémédiablement lié jusqu’à ce jour de janvier 1995.

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John William dans les années 1960

8 janvier 2011 : Décès, à Antibes, du chanteur franco-ivoirien John WILLIAM. Né le 9 octobre 1922 à Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, il avait 88 ans. John William s’appelait réellement Ernest Armand Huss et on peut comprendre qu’il ait choisi un pseudonyme pour se lancer dans la chanson. Né d’un père alsacien, il est enlevé à sa mère ivoirienne à l’âge de 18 mois. Il est alors élevé par une lointaine parente en Seine-et-Marne (F). Après des études dans un pensionnat, il travaille dans les usines automobiles de Boulogne-Billancourt. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mêlé à un attentat contre un atelier allemand. Interrogé et torturé sans succès par la Gestapo, il est ensuite déporté dans un camp de concentration en Allemagne en 1944. A la libération, il ne veut plus retourner travailler en usine. Il songe plutôt à devenir chanteur et prend le pseudonyme de John William. Il s’inscrit dans plusieurs concours et, en 1952, il remporte le grand prix d’interprétation de Deauville avec la chanson « Je suis un nègre ». Peu de temps après, il enregistre « Si toi aussi tu m’abandonnes », la chanson du film « Le train sifflera trois fois », adaptation de « High Noon » composée par Dimitri Tomkin. Il consacre ensuite une partie de son répertoire au gospel en important en France un genre méconnu que sa voix chaude et grave sert à merveille. Les années 1960 et l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yé » met à mal sa carrière qu’il essaie d’adapter aux rythmes du moment avec peu de succès. Son interprétation de la musique du film « Le jour le plus long » ne laisse toutefois pas insensible. En 1966, c’est de nouveau l’adaptation française d’une chanson de film qui lui rend une gloire éphémère mais marquante. Il interprète alors « La chanson de Lara » du film « Docteur Jivago » dont le rôle principal est tenu par Omar Sharif. Pour la petite histoire, ce « tube » monumental inspire même la maman de Lara Fabian dans le choix du prénom de sa fille. La vidéo ci-dessous montre John William interprétant cette chanson au cours de l’émission télévisée française « Au coin du feu » présentée par Cora Vaucaire ici au côté du chanteur. Archive retrouvée et diffusée par Mélody TV.

A partir de 1968, John William quitte progressivement les planches de music-hall pour chanter dans les églises. En 1970, il se produit régulièrement au cours des traversées transatlantiques du paquebot France et cela lui vaut un public d’Américains intéressé. Trois ans plus tard, il est le chanteur principal de la comédie musicale « Show boat » et il y interprète un classique: le fameux « Ol’man river ». Les années passent et sa passion pour la chanson reste intacte. En 1986, il chante avec sa fille Maya et, en 2005, il effectue une tournée d’adieu à la Martinique. La même année, le 16 décembre, il est fait chevalier de la Légion d’honneur à Paris.
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Bruno Fecteau

8 janvier 2011 : Décès du musicien québécois Bruno FECTEAU à la suite d’un malaise cardiaque à 52 ans. Né en 1959 à Rimouski, Bruno Fecteau y fait ses premières études musicales auprès des sœurs du Saint-Rosaire. Ensuite, il étudie au Conservatoire de musique de Québec. Mais le grand public va surtout le connaître comme directeur musical et pianiste de Gilles Vigneault à partir de 1994. Compositeur, orchestrateur, arrangeur et réalisateur, il est alors aussi impliqué dans le volet formation auprès des participants au « Festival en chanson de Petite-Vallée », en Gaspésie. Il rencontre à ce moment l’interprète québécoise Paule-Andrée Cassidy avec qui il travaille. Par la suite, Paule-Andrée devient sa compagne et la maman de son fils Pierre. L’album « Lever du jour » de Paule-Andrée Cassidy, auquel Bruno a collaboré, reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros en 2006.

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14 DECEMBRE

Henri Dès en 2011

14 décembre 1940 : Naissance, à Renens, de l’auteur-compositeur-interprète suisse Henri DES sous son vrai nom de Henri Destraz. Henri suit une scolarité sans histoire et effectue ensuite son service militaire comme tout bon citoyen helvète. Il part alors à Paris pour y assouvir la passion qu’il nourrit pour la musique et la chanson. Il n’hésite pas ainsi à chanter dans les rues et dans les cafés en s’accompagnant à la guitare. De rencontres en rencontres, il finit par se faire remarquer et il est sélectionné pour représenter la Suisse au concours Eurovision en 1970. Il s’y classe quatrième. Ses chansons personnelles intéressent un producteur et Henri, qui choisit le pseudonyme et diminutif Dès pour nom, va ainsi enregistrer une douzaine de disques qui vont lui permettre, notamment, de se présenter au Festival de la Chanson Française de Spa. Lorsque son fils Pierrick atteint l’âge d’apprécier la musique et la chanson, Henri lui écrit quelques chansons et comptines. L’artiste se rend alors compte que le créneau de la chanson pour jeune public existe mais qu’il n’est pas très bien achalandé. A l’époque, seul Steve Waring s’y est essayé mais on ne peut pas parler de grande popularité pour l’auteur de « La grenouille ». Henri Dès essaie donc de convaincre sa maison de disques de sortir un album de ses chansons pour les enfants. Les producteurs se tâtent et refusent le projet tel que présenté en demandant des concessions que le chanteur ne peut accepter. Il décide donc de créer sa propre maison de disques qu’il baptise du prénom de son épouse: « Marie-Josée Productions ». Son premier album, intitulé « Cache-Cache », est commercialisé en 1977 au moment où une chanteuse française s’accapare de plus en plus le jeune public: Chantal Goya. Mais, très vite, il va apparaître que les deux artistes n’évoluent pas sur le même terrain et Henri Dès va rapidement se créer un univers qui enchante autant les parents que leurs enfants. Ses albums se vendent par milliers même si certaines chansons sont préférées: « La petite Charlotte » (1979), « La glace au citron » (1988) et « Le petit zinzin » par exemple.

Il se met à remplir les théâtres de France, de Suisse et de Belgique et se retrouve à de nombreuses reprises sur la scène de l’Olympia de Paris. En 35 ans de chanson pour le jeune public, Henri Dès sort quelque 25 albums, une dizaine de DVD et quelques livres. En 2013 sort encore le disque « Casse-pieds » bien dans la lignée de sa longue carrière. En 2014, Henri Dès crée sa propre radio sur le web avec plus de 250 de ses chansons à déguster sans jingle ni publicité 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Vous pouvez l’écouter en CLIQUANT ICI. Le 27 novembre 2019, Henri Des subit un infarctus à son domicile. Grâce au massage cardiaque pratiqué par sa compagne, le chanteur est ranimé et hospitalisé. Le 16 janvier 2020, l’artiste annonce qu’il va mieux et qu’il devrait remonter sur scène le 19 avril près de Genève.
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Jane Birkin en 1987 – Photo (c) Pierre Jean Rey

14 décembre 1946 : Naissance, à Londres, de l’actrice et chanteuse anglaise Jane BIRKIN. Elle est la fille d’un commandant de la marine militaire britannique, la Royal Navy, et d’une actrice ayant pour nom Judy Campbell. Elle passe une grande partie de sa jeunesse dans un internat de l’île de Wight puis, à 18 ans, elle se retrouve, aux côtés de Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling, à l’affiche du film « Le Knack… et comment l’avoir » de Richard Lester. Cette première expérience est couronnée de succès et la jeune femme est engagée pour le film « Blow up » d’Antonioni qui décroche la Palme d’or au festival de Cannes. Désirant pousser plus loin son aventure d’actrice, elle décide de partir en France encore toute auréolée de son succès à Cannes. Après de nombreux essais infructueux, elle finit par être embauchée pour un rôle dans le film « Le slogan » de Pierre Grimblat. Au cours du tournage, elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg. En 1968, ils finissent par tomber amoureux et Jane devient la compagne de Serge pendant une dizaine d’années. En 1969, Serge a l’idée de leur faire enregistrer ensemble un duo sulfureux qui va être un énorme succès: « Je t’aime moi non plus ». D’autres suivront comme « La décadanse » et « 69 année érotique ». Ses activités dans la chanson francophone, grâce à Gainsbourg, ne vont jamais empêcher Jane de poursuivre sa carrière cinématographique et, plus tard, d’entamer des prestations au théâtre. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les émissions télévisées comme celles des célèbres Maritie et Gilbert Carpentier. A la fin des années 1970, elle quitte Serge Gainsbourg et le couple hyper-médiatique explose. Parmi les grands succès de Jane, on peut citer « Di dou di doo dah », « Ex-fan des sixties » (1978) ou « Baby alone in Babylone » (1983).

N’ayant jamais franchi le pas de rencontrer son public, elle le fait en 1987, pour ses 40 ans, sur la scène parisienne du Bataclan. En mars 1991, Jane Birkin perd Serge Gainsbourg, qui disparaît le 2 mars, et son père David Birkin qui décède le 7 mars. Après la mort de Gainsbourg, Jane Birkin reprend ses chansons et enregistre plusieurs albums dont « Versions Jane » et « Arabesque ». Avec ces nouvelles versions, elle part en concert partout dans le monde: en Europe mais aussi en Asie à Tokyo, aux Etats-Unis à New York et même en Palestine. Pour renouveler et diversifier son répertoire, Jane s’adresse alors à de nombreux compositeurs en vogue pour lui réaliser quelques albums qui marchent bien: Mickaël Furnon (de Mickey-3-D), MC Solaar, Marc Lavoine, etc. Les auteurs choisis ont pour nom, entre autres, Etienne Daho, Zazie, Cali, Arthur H ou Alain Souchon. L’artiste franchit un nouveau cap en novembre 2008 lorsqu’elle enregistre un album dont, pour la première fois, tous les textes sont de sa plume: « Enfants d’hiver ». C’est, en fait, la mise au jour de toute une série d’écrits collectionnés depuis ses années d’internat et, du coup, le côté autobiographique du travail est forcément très prononcé. En 2012, Jane Birkin connaît de graves problèmes de santé qui l’obligent à annuler sa tournée européenne. Elle est contrainte, alors, à se reposer et à éviter la fatigue de concerts trop nombreux. Mais, au fil du temps, sa passion pour la chanson la rappelle en studio et sur scène pour créer, à Troyes, le 26 octobre 2016, le spectacle « Gainsbourg symphonique » où l’artiste interprète les plus grands titres de son ancien compagnon avec des orchestrations symphoniques. Un album de ces chansons est enregistré avec l’orchestre de la radio de Varsovie et est commercialisé en février 2017.
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Chantal Eden en 1998

14 décembre 1958 : Naissance de l’auteure, compositrice et interprète française Chantal EDEN sous le nom de Chantal Bertin. Ce n’est qu’à l’approche des 40 ans que Chantal se destine à faire de son métier ce qui était jusque là une passion: la musique et la chanson. Elle enregistre ainsi un premier album en 1998: « Le chemin du bonheur ». Cet album, pourtant produit et enregistré en France, va trouver son véritable public en Belgique francophone. Chantal Eden y effectue quelques émissions sur la radio publique nationale, la RTBF, et son album se retrouve parmi les meilleures ventes du pays. Dans la foulée de ce premier succès, une autre chanson reçoit alors les faveurs du public belge: « La vigne de mon père » en 1999. Quelques mois plus tard, un deuxième album, intitulé « Plus loin », permet à l’artiste de se présenter sur scène, toujours en Belgique, au Trocadéro de Liège, au Théâtre Royal de Mons ou, en 2002, aux Francofolies de Spa. Ce sont souvent des rencontres et des faits divers qui permettent ensuite à la chanteuse de trouver l’inspiration de ses chansons: il y a ainsi « Deux enfants de Guinée » inspirée par l’histoire de Yaguine et Fodé retrouvés morts dans le train d’atterrissage d’un avion ayant quitté l’Afrique pour l’Europe. Et il y a aussi « Rencontre » inspirée par Jacques Salomé. Alors qu’elle s’évertue à écrire des textes qui dénoncent et tentent de lutter contre l’injustice de manière globale, Chantal Eden va aussi commettre des chansons sur commande qui soutiennent tantôt les voyageurs en camping-car, tantôt les boulangers. Après la sortie de sept albums et d’un DVD live, elle écrit un livre (« Le monde a besoin de vous ») et une série de contes pour enfants: « Le voyage de Giorgio ». Le 17 novembre 2014, elle annonce la sortie, en Belgique où elle réside alors, d’un double album de 27 titres intitulé « Le ciel et la terre ». Et, entourée d’une nouvelle équipe, elle propose à nouveau des spectacles depuis octobre 2016. Ensuite, ce sont des concerts-conférences qu’elle propose suite à l’écriture d’une nouvelle série de contes intitulée « Le monde de Hopi » et basée sur une civilisation nommée « peuple de la paix ».

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Albin de la Simone en 2017

14 décembre 1970 : Naissance, à Amiens, de l’auteur-compositeur-interprète et arrangeur français Albin DE LA SIMONE sous le nom complet d’Albin l’Eleu de la Simone. Il passe son enfance et son adolescence dans le département de la Somme avant de se destiner à un métier artistique et de suivre les cours d’arts plastiques au célèbre Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où a aussi étudié un certain Dany Boon. Sa passion pour la musique lui vient très tôt de son père qui fut clarinettiste de jazz dans l’orchestre New Orleans « les Barbecues » dans les années 1960. Du coup, après ses études belges, Albin suit des cours d’arrangement et d’orchestration au CIM de Paris. C’est d’ailleurs comme compositeur et pianiste de jazz qu’il entame véritablement sa carrière artistique. Il fait ainsi partie d’un quintet qui est finaliste du Concours national de jazz de la Défense en 1995. Entre 1995 et 2000, il accompagne sur scène Salif Keïta et Angélique Kidjo dans leurs tournées internationales et travaille sur les enregistrements et disques de Miossec, Keren Ann, Alain Souchon, Vanessa Paradis, Raphaël ou Jean-Louis Aubert entre autres. Ces expériences musicales avec des chanteurs lui font prendre conscience qu’il peut aussi écrire des chansons et il commence à le faire à la fin des années 1990. Et c’est en 2003 qu’il franchit le pas de se produire sur scène en y interprétant quelques chansons en première partie de la tournée de Mathieu Boogaerts au Japon. En septembre de la même année, il sort ainsi son premier album où il interprète notamment la chanson « Patricia » en duo avec Alain Souchon. Et Albin de la Simone, le chanteur, est programmé aux Francofolies de la Rochelle de 2004. Quelques mois plus tard, en mai 2005, l’artiste confirme tout le bien que l’on dit de lui dans un deuxième album qui a pour titre « Je vais changer ». Il y interprète ses propres compositions et deux reprises qui ne passent pas inaperçu: « Elle fréquentait la rue Pigalle » du répertoire d’Edith Piaf et « Ces mots stupides », chanson réinterprétée en duo avec Jeanne Cherhal d’une adaptation de Sacha Distel et Joanna Shimkus du titre « Somethin’ Stupid » initialement créée par Frank et Nancy Sinatra. A la fin de l’année 2006, il participe à l’aventure du conte musical pour enfants « Le Soldat Rose » en jouant le rôle de Cousin Puzzle. Après avoir suivi Vanessa Paradis en tournée aux claviers en 2007, Albin de la Simone sort son troisième opus en avril 2008: « Bungalow ». 2009 et 2010 sont des années marquées par des concerts, des réalisations d’albums pour d’autres, de nouvelles expériences musicales et scéniques diverses. En 2011, il présente ses futures nouvelles chansons aux trois Francofolies: Spa, La Rochelle et Montréal. Son quatrième album, « Un homme », est chez les disquaires en février 2013 et, dans la foulée, l’artiste propose des concerts non sonorisés avec la violoniste Anne Millioud-Gouverneur et la violoncelliste Maëva Le Berre. Ces spectacles tourneront jusqu’à la fin 2014 en France et en Belgique. En 2013 encore, il est de ceux qui rendent hommage à Alain Bashung au Centquatre à Paris avec Kent, Brigitte Fontaine, Miossec et Chloé Mons notamment. En février 2014, Albin de la Simone est nommé aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélation scène ». Et, en novembre de la même année, il effectue une tournée au Québec. 2017 est l’année de la sortie de son cinquième album studio: « L’un de nous ». Les 12, 13 et 14 mai de cette année-là, il est mis à l’honneur par la Maison de la Culture de Tournai (B), où il a effectué ses études artistiques, et il se produit tout un weekend en compagnie de Nicolas Michaux, Françoiz Breut et Bastien Lallemant.
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14 décembre 2001 : La chaîne de télévision privée française TF1 consacre une soirée spéciale à Florent PAGNY. Intitulé « Double je », le programme est présenté par Flavie Flament accompagnée de Kad et Olivier. Autour de Florent Pagny, il y a les artistes qui interprètent des duos avec lui sur l’album « 2 » qui est commercialisé le lendemain: David Hallyday, Patrick Bruel, Pascal Obispo, Eddy Mitchell, Lara Fabian, Marc Lavoine, Isabelle Boulay, Cécilia Cara et Natasha St-Pier.
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5 NOVEMBRE

Leny Escudero en 1972 - Photo (c) Birgit

Leny Escudero en 1972 – Photo (c) Birgit

5 novembre 1932 : Naissance, à Espinal (Espagne), de l’auteur, compositeur et interprète français Leny ESCUDERO. Son père est un gitan républicain espagnol. Ses parents, analphabètes, fuient l’Espagne ravagée par la guerre civile en 1939. Ils se réfugient en France, à Mayenne, où le petit Leny entre à l’école communale. Sans formation ni métier particulier, il passe sa jeunesse, devient communiste et se marie dans la même région avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il effectue alors divers petits boulots pour survivre: terrassier et carreleur notamment. Passionné de guitare, il n’est pas rare que Leny chante en caressant les cordes de son instrument de prédilection. Et sa façon de chanter retient l’attention de quelques personnes qui lui proposent de se produire dans des cabarets parisiens dès 1957. Jacques Canetti est de ceux-là et il permet à l’artiste de chanter dans son théâtre des Trois Baudets. Leny finit par se faire remarquer par un producteur, Léo Missir, et il enregistre un premier 45 tours de quatre chansons en 1962. Les titres « Pour une amourette » et « Ballade à Sylvie » deviennent immédiatement des grands succès à contre-courant des rythmes rock et twist qui envahissent alors les hit-parade.

Cette popularité est inattendue et déstabilisante: Leny Escudero ne la vit pas très bien. En pleine ascension, l’artiste abandonne tout pour effectuer un voyage qui va l’emmener aux quatre coins du monde. En Afrique, il développe même un projet humanitaire pour construire une école en pleine brousse. Il revient ensuite à la chanson mais le succès populaire ne sera plus jamais au rendez-vous malgré une carrière plutôt bien remplie. Il faut dire aussi que les thèmes de ses chansons ne sont plus très légers et retiennent plus l’attention des passionnés et professionnels de la chanson que celle du grand public. En 1971, l’album « Escudero 71 » est d’ailleurs récompensé par le Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros. Ses chansons évoquent notamment la guerre d’Espagne, les dictatures, la maltraitance de notre planète et la fuite du temps. Sa carrière musicale lui permet aussi ensuite de participer à quelques bandes originales de films. Et il obtient également quelques rôles au cinéma et à la télévision. En 1997, il enregistre l’album « Leny Escudero chante la Liberté » où il reprend des titres comme « L’affiche rouge » (Aragon/Ferré), « Le chant des partisans »(Kessel/Druon) ou encore « Le déserteur » (Vian). En mars 2013, une autobiographie est éditée par « Le Cherche midi »: « Ma vie n’a pas commencé ». Mais cette vie s’achève néanmoins le 9 octobre 2015 à la suite d’une insuffisance pulmonaire. Il meurt à 82 ans à son domicile de Giverny près de Vernon.
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Joe Dassin dans les années 1970 - Photo (c) Bernard Leloup

Joe Dassin dans les années 1970 – Photo (c) Bernard Leloup

5 novembre 1938 : Naissance, à New York, du chanteur et compositeur franco-américain Joe DASSIN. Il est le fils du réalisateur Jules Dassin et de la violoniste Béatrice Launer. L’enfance de Joseph (dit « Joe ») se déroule là où son père décide de s’installer en fonction de ses activités. C’est donc à New York et Los Angeles d’abord avant l’Europe avec la Suisse et la France. La scolarité de Joe est, du coup, un peu particulière mais elle lui permet de pratiquer les langues et la géographie. Après avoir passé son bac à Grenoble, il part pour le Michigan pour y suivre des études d’ethnologie. Une fois ses études terminées, il revient en France où il effectue divers petits boulots sans trop savoir ce qu’il veut faire exactement. En 1962, il est ainsi figurant dans un film de son père: « Topkapi ». Il effectue un bon nombre de rencontres dans le milieu artistique et se destine au journalisme en écrivant des articles comme correspondant en France pour le « New Yorker » ou le magazine « Playboy ». Dans le même temps, il double en français les films américains qui débarquent en Europe et il fait encore un peu de figuration dans quelques films comme « Nick Carter et le trèfle rouge ». Il tombe amoureux de Maryse Massiera qui lui présente une amie travaillant pour la firme de disques CBS: Catherine Régnier. Cette dernière est intéressée par une bande magnétique que Maryse lui confie où une chanson est enregistrée par Joe: « Freight train », un classique folk américain. Les responsables de CBS France marquent aussi leur intérêt pour le chanteur et, à la fin de l’année 1964, Joe Dassin enregistre son premier 45 tours avec quatre titres dont « Je change un peu de vent », la version française de « Freight train ».

Ce n’est pas un grand succès mais les producteurs persévèrent et Joe sort un deuxième disque en 1965 avec le titre « Je vais mon chemin » qui ne se vend pas mieux. Cependant, l’artiste est régulièrement invité à la télévision en tant que fils de Jules Dassin essayant de « faire le chanteur ». Dès lors, une troisième chance lui est donnée en décembre 1965 avec une chanson qui, cette fois, va connaître un beau petit succès radiophonique: « Bip bip ». Le succès de cette mélodie dépasse les frontières de la France et Dassin est ainsi invité notamment pour une émission télévisée en Belgique à la RTB. Ce premier véritable succès est encourageant et un producteur, Jacques Plaît, décide de s’occuper de la carrière du chanteur. Joe épouse Maryse Massiera en 1966 et anime une série d’émissions sur la country music (« Western story ») sur Radio Luxembourg à Paris. Les 45 tours suivants vont commencer à se vendre de plus en plus: « Ca m’avance à quoi », « Comme la lune », « Guantanamera » et « Excuse me lady ». Parallèlement, Joe Dassin commence à se produire sur scène et notamment à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. 1967 est véritablement l’année de la consécration pour l’artiste qui récolte un succès phénoménal avec « Les Dalton ». Il compose alors la chanson « Bébé requin » que France Gall interprète avec succès. Puis, il enregistre la fameuse version française de « Ode to Billie Joe » de Bobbie Gentry: « Marie-Jeanne ». Les « tubes » vont alors s’enchaîner aux « tubes »: « La bande à Bonnot » (1968), « Siffler sur la colline » (1968), « Ma bonne étoile » (1968) et « Le petit pain au chocolat » (1969). Le 1er avril 1969, Joe est victime d’un infarctus qui va l’obliger à ralentir quelque peu le rythme de ses activités sur scène où il arbore désormais un superbe costume blanc comme à l’Olympia de Paris en octobre de la même année. Mais, très vite, le succès de ses disques le happe à nouveau: « Les Champs-Elysées » (1969), « Le chemin de papa » (1969), « C’est la vie Lily » (1970), « Billy le Bordelais » (1970), « L’Amérique » (1970), « Cécilia » (1970), « La fleur aux dents » (1971), « L’équipe à Jojo » (1971), « Fais la bise à ta maman » (1971), « Elle était oh » (1972), « Taka takata » (1972), « La complainte de l’heure de pointe » (1972), « Salut les amoureux » (1972) et « Le moustique » (1973). En 1973, l’artiste connaît un léger ralentissement dans les ventes de ses disques. Cela le rend dubitatif par rapport à la suite de sa carrière. Les chansons sont toutefois diffusées sur les radios et ont pour titres « Je t’aime je t’aime » (1973), « Quand on a seize ans » (1973), « Les plus belles années de ma vie » (1974), « Fais-moi de l’électricité » (1974) et « Si tu viens au monde » (1974). Il compose à ce moment des chansons qui deviennent les plus gros succès de son ami Carlos: « Señor météo » et « Le Bougalou du loup-garou ». A la fin de l’année 1974, Joe Dassin commercialise un nouvel album qui est annoncé par le retour à un succès très important: « Si tu t’appelles mélancolie ». Mais c’est la seule chanson de l’opus à devenir un succès avec, dans une moindre mesure, « Vade Retro ». Au début de l’année suivante, Joe repère une chanson italienne interprétée par le groupe Albatros: « Africa ». Ce groupe est emmené par un certain Toto Cutugno que Joe demande à rencontrer pour réaliser avec lui une version française de cette chanson qui ne peut, selon le chanteur, que déboucher sur un succès. Et c’est bien vu puisque « L’été indien » reste, à ce jour, le plus grand « tube » de la carrière de Joe Dassin avec près d’un million de disques vendus en France et le double dans le monde entier. Il est toujours difficile de sortir indemne d’un tel succès mais cela n’effraie pas Joe qui enchaîne avec un album intitulé « Le costume blanc » à la fin de l’année 1975. Et l’opus renferme de nouveaux « tubes » inoubliables comme « Ca va pas changer le monde », « Il faut naître à Monaco », « Et si tu n’existais pas » et « Salut ». Dans la foulée, une des chansons les plus populaires de l’été 1976 est « Il était une fois nous deux »: 400.000 45-tours vendus. Quelques mois plus tard, avec la complicité des Italiens Toto Cutugno et Vito Pallavicini, il publie un 33-tours intitulé « Le jardin du Luxembourg » dont une face entière est consacrée à la chanson éponyme qui dure plus de douze minutes. Dans le reste des chansons présentes sur le disque, il y a « A toi » et « Le café des trois colombes » qui récoltent un beau succès. Après son divorce avec Maryse Massiera en mai 1977, Joe Dassin parcourt les scènes de la francophonie avec un nouveau titre pour l’été: « Et l’amour s’en va ». Et l’hiver de cette année-là est marquée par l’histoire d’une chanson qui se déroule dans le vieux Québec: « Dans les yeux d’Emilie ». En janvier 1978, l’artiste épouse Christine Delvaux qui devient bientôt la maman de ses deux enfants: Jonathan (né le 14 septembre 1978) et Julien (né le 22 mars 1980). La fin de l’année 1978 marque les 15 ans de chanson de Joe Dassin qui commercialise donc l’album « Quinze ans déjà ». Ce dernier contient de fort jolies chansons qui bénéficient de quelques diffusions sporadiques en radio malgré l’excellente « Un lord anglais » composée par William Sheller. Et c’est à nouveau une mélodie italienne qui va lui permettre de décrocher la timbale durant l’été 1979. A contre-courant de la mode disco, Joe Dassin met tout le monde d’accord avec une chanson douce adaptée de « Blu » de Luciano Angeleri: « Le dernier slow ». Face à tous ces hauts et ces bas, l’artiste n’a plus qu’une idée: réaliser un album totalement à son goût. Il part donc aux Etats-Unis dans le but d’enregistrer des chansons de blues et de country en français et presque toutes composées par Tony Joe White. Le public francophone boude littéralement cet album dans lequel il ne se reconnaît pas et dans lequel il ne reconnaît pas le Joe Dassin de « L’été indien » ou de « L’Amérique ». Au début de 1980, l’opus sort en anglais dans une trentaine de pays. Les voyages dûs à l’enregistrement et à la promotion de cet album sont épuisants. Son coeur se rappelle à ses mauvais souvenirs et Joe multiplie les malaises pendant l’énorme tournée qu’il a mise sur pied. En juillet, il est victime d’un infarctus et est hospitalisé à Neuilly puis il prend enfin deux semaines de repos à Tahiti. Le 20 août, alors qu’il se prépare au repas de midi dans un restaurant de Papeete, Joe Dassin s’écroule et meurt sous les yeux ébahis des convives impuissants. Le corps de l’artiste est inhumé au cimetière juif d’Hollywood à Los Angeles, le Hollywood Forever Cemetery. Les chansons, très populaires, de Joe Dassin continuent à être fredonnées par des milliers de personnes. Grâce au maintien de la mémoire assuré par ses fils Julien et Jonathan, elles connaissent même de nouvelles versions comme celles remixées avec un orchestre symphonique en 2010 pour les 30 ans de la disparition de l’artiste. Elles inspirent aussi les artistes contemporains comme Hélène Ségara qui enregistre, en 2013, un album de duos virtuels avec le regretté Joe Dassin.
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Sarclo en 2012

5 novembre 2012 : L’artiste suisse SARCLO commercialise un nouvel album intitulé « Gueuler partout comme un putois ». Lorsqu’on lui demande de présenter cet opus, voici ce qu’il en dit: « Ca me pendait au nez: depuis des décennies, je commençais des phrases par ‘à l’aube du troisième âge…’ pour déconner. Eh ben on y est. Ivre de ma fraîche liberté d’orphelin, je revendique pour moi et pour vous le plaisir durable de ne pas être sérieux. Les vilains mots le disputent aux jolis sentiments, et le rock and roll va au chagrin. Et depuis des décennies que je voulais chanter ‘It’s all right Ma’, eh ben je vous l’ai traduite. Et depuis des décennies que je voulais faire un disque avec quelqu’un qui aurait lu mes chansons avant de s’y mettre, je suis tombé sur Napoléon Washington. Je trouve que j’ai beaucoup de chance d’avoir fait ce disque, et ça n’a aucune espèce d’importance. »

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5 novembre 2012 : Le nouvel album francophone de Céline DION a pour titre « Sans attendre » et sort ce jour. Il a été annoncé par le single à succès « Parler à mon père », rapidement suivi par « Le miracle ». Cet album « français » était attendu depuis des années par les fans de la chanteuse québécoise. Et, de fait, il s’avère rapidement comme l’une des meilleures ventes de cette fin d’année 2012. Livrées sur mesure par des auteurs compositeurs qui connaissent bien la diva, les chansons sont terriblement efficaces tout en restant honnêtes et adpatées au public de l’Europe francophone. Toute en retenue sur certaines mélodies, la voix de Céline reste un joyau unique en son genre. L’album est un véritable opus de variétés, dans le sens noble du terme, où chacun peut y trouver son compte. Ceux qui, par exemple, avaient apprécié la chanson « Vole », en son temps, seront totalement émus par celle consacrée aux « petits pieds de Léa » qui, une fois de plus, trahit la grande humanité de cette star internationale.
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5 OCTOBRE

Marie Laforêt en 1971 – Photo (c) Just Jaeckin

5 octobre 1939 : Naissance, à Soulac-sur-Mer en France, de la chanteuse et actrice suisse Marie LAFORET, née Maïtena Marie Brigitte Douménach. Elle est la fille de l’industriel Jean Douménach qui est prisonnier en Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Maïtena, sa soeur et sa mère sont obligées de trouver refuge à Cahors et à Lavelanet, commune d’origine de son grand-père. En mai 1945, toute la famille s’installe, avec le père revenu, à Valenciennes dans le Nord de la France. Jean Douménach y dirige alors un atelier de constructions ferroviaires pendant une dizaine d’années avant de ramener tout le monde à Paris. Après des études plutôt religieuses, Maïtena commence à s’intéresser à l’art dramatique qui devient une sorte de thérapie par rapport à un traumatisme vécu dans son enfance. En 1959, un peu par hasard et pour y remplacer sa soeur, elle s’inscrit au concours de la radio Europe 1 « Naissance d’une étoile ». Elle le remporte et obtient ainsi l’opportunité de jouer dans le film « Liberté » de Louis Malle qui ne sera finalement jamais tourné. Qu’à cela ne tienne, désormais remarquée par les gens du métier, elle va très vite jouer aux côtés d’Alain Delon et Maurice Ronet dans « Plein soleil » de René Clément. Pendant trois ans, Marie décroche de nombreux rôles dans des films français avant de se tourner, à nouveau un peu par hasard, vers la chanson. Elle enregistre un premier 45 tours qui devient l’un des grands succès francophones de l’année 1963: « Les vendanges de l’amour », chanson écrite par Danyel Gérard.

Ce coup d’essai est alors rapidement transformé avec la sortie de toute une série de « tubes » qui vont durablement installer l’artiste aux yeux verts dans le paysage de la chanson francophone. Il y a « Viens sur la montagne » (1964), « La tendresse » (1964), « La bague au doigt » (1965), « Manchester et Liverpool » (1966), « Ivan Boris et moi » (1967) et « Que calor la vida » (1968). A partir de ce moment, Marie Laforêt désire changer de style et enregistre des chansons plus authentiques inspirées par la musique du monde. Mais cela ne marche pas et les chiffres de ventes s’écroulent. Elle est obligée, en 1972, de changer de maison de disques et de revenir à un répertoire plus apprécié du grand public. C’est ainsi qu’elle enregistre en 1973 l’adaptation française d’un titre anglo-saxon (« Rain rain » de Simon Butterfly) qui devient un « tube » monumental sous le titre « Viens viens ».

Puis, en 1974, c’est une autre reprise, cette fois d’une mélodie country américaine (« No charge »), qui va jouer sur la corde sensible de millions de mamans francophones pour devenir un énorme succès: « Cadeau ». Les années passent et Marie Laforêt connaît d’autres succès comme « Mais je t’aime » ou « Arlequin » et puis, en 1977, elle rend un hommage aux Beatles dans le retentissant « Il a neigé sur Yesterday ». L’année suivante, Marie Laforêt s’installe à Genève et demande la nationalité suisse qu’elle acquiert. En 1979, elle fait son retour au cinéma dans « Flic ou voyou » où elle côtoie Belmondo et Galabru. Elle joue alors dans de nombreux films dont « Tangos, l’exil de Gardel », prix du jury au Festival de Venise en 1985. Deux ans auparavant, en 1983, elle se retrouve à nouveau dans les hit-parade avec un 45 tours dont la chanson « Y’a pas d’raison » est un succès. Point de vue musique, Marie Laforêt ne se manifeste plus ensuite avant 1993 où elle sort un album dont elle écrit tous les textes: « Reconnaissances ». Au début des années 2000, Marie Laforêt se tourne vers le théâtre en interprétant, notamment, le rôle de Maria Callas dans « Master Class ». En septembre 2005, elle revient à la chanson sur scène, après 33 ans d’absence, au théâtre des Bouffes-Parisiens et c’est un triomphe. Dans la foulée, une grande tournée internationale d’adieu est prévue pour 2007 mais des problèmes de santé contraignent la chanteuse à l’annuler. Marie Laforêt est décédée le samedi 2 novembre 2019 à Genolier en Suisse un mois après son 80e anniversaire.
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Sophie Favier en 1984 – Photo (c) Michel Moreau

5 octobre 1963 : Naissance, à Lyon, de l’animatrice de télé, actrice et chanteuse française Sophie FAVIER. Dans sa prime jeunesse, l’ambition de Sophie est de devenir danseuse. Après le décès de son père en 1978, elle passe son bac et se destine à devenir avocate. Mais, en 1981, alors qu’elle est en vacances à Saint-Tropez, elle fait la connaissance d’une collaboratrice du présentateur de télévision Stéphane Collaro qui l’invite à passer un casting pour l’émission « Co-co boy ». Sa plastique fait mouche et elle devient danseuse « Coco-Girl » sur TF1. Elle accepte alors de réaliser des photos de nus pour divers magazines et tourne dans quelques films érotiques du début des années 1980. En 1983, elle devient chroniqueuse auprès de Christophe Dechavanne dans l’émission « Ciel mon mardi » sur TF1. C’est en 1984 qu’elle fait ses premiers pas dans la chanson en tant qu’artiste à part entière. Le titre « Aujourd’hui plus qu’hier » ne se vend pas au moment de sa sortie même s’il se trouve, depuis, sur quelques compilations comme « titre-culte » des années 1980.

Sophie Favier attend douze ans avant de recommencer l’expérience avec plus de succès cette fois. Le titre « Il me tape sur les nerfs » (adaptation française du « Tic Tic Tac » de Carrapicho) se vend bien même si l’album qui va le suivre (« Par curiosité ») verra le soufflet se dégonfler. Quelques titres extraits de ce disque sont toutefois radiodiffusés: « Bye bye » (1997), « Qu’est-ce que tu paries » (1998) et « A la claire-fontaine » (1999). Sa dernière expérience discographique remonte à 2010 avec sa participation à la chanson « Chatroulette » de Max Boublil. En novembre 2017, elle présente les concerts nostalgiques de la croisière « Age tendre » proposée par la société Coyote Productions dont Christophe Dechavanne est le directeur.
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26 SEPTEMBRE

Philippe Lavil en 1989 – Photo (c) Agence Stills

26 septembre 1947 : Naissance, à Fort-de-France en Martinique, du chanteur français Philippe LAVIL. Né sous le nom de Philippe Durand de La Villejégu du Fresnay, il est un descendant des « békés », ces colons français qui ont fui le régime du roi Louis XV en 1750. Ses parents sont alors les exploitants d’une bananeraie. A l’âge de treize ans, Philippe est envoyé en France dans un pensionnat de la Drôme. Et, par la suite, son prof d’anglais, qui n’est autre que le chanteur néo-zélandais Graeme Allwright, l’initie également à la chanson. Vivement intéressé par cette découverte, Philippe Lavil s’achète une guitare et décide de devenir chanteur. Mais ses parents ont d’autres projets d’avenir pour lui et il suit les cours d’une école de commerce durant trois ans. Le virus musical est cependant le plus fort et il parvient à enregistrer un premier 45 tours en 1969: « A la califourchon ». Le disque n’est pas un succès. Mais Eddie Barclay chez qui il vient de sortir ce premier disque croit en l’artiste et lui permet de commercialiser un second vinyle avec la chanson « Avec les filles je ne sais pas » qui est l’un des grands « tubes » français de 1970.

Désormais, Philippe Lavil n’est plus un inconnu et sa popularité ravit les journaux à sensation de l’époque que l’on ne qualifie pas encore de « people ». C’est ainsi qu’il apparaît à la une de cette presse comme le fiancé de la princesse Caroline de Monaco notamment. Après ce premier grand succès, Lavil compose beaucoup pour d’autres artistes, comme Gérard Lenorman, avant de reprendre le chemin des studios. Il le fait en 1977 pour enregistrer un album dont deux titres obtiennent les faveurs des radios: « Hey Mister Lee » et « Février de l’année dernière ». Puis, à nouveau, Philippe Lavil s’absente des médias pour revenir, tel un boulet de canon, avec un énorme « tube » signé Didier Barbelivien et Michel Héron en 1982: « Il tape sur des bambous » qui se vend à près de deux millions d’exemplaires. Sa carrière est cette fois bien lancée et il ne compte pas la lâcher. Il va ainsi enregistrer succès sur succès: « Elle préfère l’amour en mer », « La chica de Cuba », « Jamaicaine », « Elle tricote des pulls pour personne », « Savana Kumba » ou encore « Kolé Séré » en duo avec Jocelyne Béroard en 1987. Depuis cette période faste, Lavil n’a de cesse de mélanger musicalement ses racines et ses influences dans ses chansons qui, toutes, ont un parfum d’exotisme. Ses albums « Retour à la case créole » (2002), « Calypso » (2007) et « La part des anges » (2011) en sont des exemples parfaits. En 2012, il rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » comme parrain de la saison 7. Et, cinq ans plus tard, il remet le couvert pour participer à la nouvelle formule du spectacle « Age tendre ».
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Johny Fostier en 1976

26 septembre 1951 : Naissance du musicien et chanteur belge Johnny Callens mieux connu sous le nom d’artiste de Johny FOSTIER. Musicien de bal originaire de la région de Tournai en Belgique, il fait partie, avec trois autres compères dont le Français Alain Delorme, du groupe Crazy Horse qui enregistre de grands succès populaires durant la première partie des années 1970. Après la dissolution du groupe, il entreprend, comme Alain Delorme, une carrière de chanteur soliste dont la popularité n’égale toutefois jamais celle des Crazy Horse. Entre 1977 et 1984, Johny enregistre toute une série de 45 tours dont certains titres marchent bien: « Viens dans mes bras » (1981), « L’autoroute de l’amour » (1981), « La petite Aurélie » (1983) ou « Viens le temps d’une danse » (1984).

Lorsque, au début des années 1990, des compilations compactes du groupe « Crazy Horse » sortent à la faveur de la nostalgie des seventies, Johny Fostier s’insurge contre la promotion qu’en fait le seul Alain Delorme en tant que chanteur du groupe. Redevenu ensuite Johnny Callens, le musicien s’occupe désormais de gérer un réseau de boulangeries-patisseries dans les régions de Tournai et Mouscron. De temps à autre, il se produit encore lors de l’une ou l’autre fête locale comme, par exemple, le 21 juin 2015, à Wattrelos dans le nord de la France. Ou encore le 21 juillet 2019, à l’occasion de la fête nationale belge, sur un podium à Mouscron en compagnie de Jean-Pierre Mader et Philippe Lafontaine.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

26 septembre 1981 : Naissance, à Uccle (B), de la chanteuse et comédienne belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD. Son père étant de nationalité suisse, elle vit son enfance en région romande à Bionay dans le canton de Vaud. Puis c’est en Belgique qu’elle passe sa jeunesse près de Nivelles et, la passion du théâtre la dévorant, elle entre au Conservatoire de Bruxelles. En juin 2002, elle est diplômée et obtient le prix de déclamation. Alors qu’elle décroche assez vite un bon nombre de rôles au théâtre, elle se laisse aller à la chanson et s’inscrit au concours « Musique à la Française » qu’elle remporte en 2004. La même année, elle se classe deuxième à la Biennale de la chanson française de Bruxelles. Ces deux distinctions lui permettent de participer à quelques festivals de renom en 2005: « Alors, Chante ! » à Montauban (F), Francofolies de Spa (B), le Coup de Coeur Francophone de Montréal (Qc) et, aussi, les Jeux de la Francophonie à Niamey au Niger. Dans la foulée, Stéphanie sort son premier album qui a pour titre « A coeur ouvert ». Même si elle consacre beaucoup de son temps à la chanson, la jeune femme désire aussi écrire pour le théâtre. Et on ne peut vraiment lui donner tort puisque, en 2006, sa pièce « Dans tes bras » reçoit le prix Georges Vaxelaire de l’Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique. Le 5 septembre de la même année, Stéphanie la chanteuse se produit pendant quatre jours sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine ». Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Quelques mois plus tard, au cours de l’été 2007, elle décide de faire une pause pour explorer d’autres horizons musicaux en vue de l’enregistrement d’un deuxième album. Cet opus intitulé « Insomnies » sort en 2009 et s’avère plus poétique ainsi que musicalement différent avec des ambiances sonores très travaillées. Il permet à l’artiste de repartir sur les scènes de Belgique et d’ailleurs: aux Francofolies de Spa et au Brussels Summer Festival entre autres.

A la rentrée 2009, elle assure la première partie de quelques concerts où Maurane rend hommage à Claude Nougaro. Puis Stéphanie a aussi l’opportunité de se produire au Maroc, en Pologne et en Hongrie. En 2011, elle part aux Etats-Unis, à Los Angeles, où elle enregistre quelques titres qui se retrouvent sur un disque sorti sous le nom de “Blanche” et produit par Robert Carranza. Elle s’isole à nouveau par la suite et séjourne un moment au Cap-Vert. Elle y compose la plupart des chansons de l’opus « “Les Beaux Jours“ qu’elle présente le 31 mars 2015 lors d’un concert presté au Botanique à Bruxelles. Le chanteur belge Daan a écrit avec Stéphanie le morceau « Décor » et ils l’interprètent ensemble sur l’album. L’année 2015 est aussi marquée par le tournage d’une série télévisée belge, « Ennemi public », dont Stéphanie est le personnage principal. Et elle revient au théâtre en 2017 avec une pièce qu’elle a écrite et qui est mise en scène par Daphné Dheur, une autre comédienne-chanteuse belge: « Je suis un poids plume ».
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Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

26 septembre 1983 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, du chanteur français Tino ROSSI à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du pancréas. Né le 29 avril 1907 à Ajaccio (Corse, France), Constantin, dit « Tino », est attiré dès son plus jeune âge par la chanson. Et sa voix, particulièrement claire, ne laisse pas son entourage indifférent. L’école n’est pas la plus grande passion du jeune Constantin qui, une fois adolescent, profite plus de ses dons vocaux pour séduire les jeunes filles. C’est ainsi qu’à l’approche de ses 20 ans, il tombe amoureux d’une violoniste qu’il accompagne sur le continent et qu’il épouse. Il devient le papa d’une fille prénommée Pierrette puis divorce. Après un bref retour sur l’île de beauté, Tino arrive cette fois à Marseille avec une deuxième épouse. Il y accomplit divers petits boulots provisoires et alimentaires. Il déménage à Aix-en-Provence où il fait la connaissance d’un tourneur: Louis Allione. Ce dernier lui permet de se produire dans des petites salles de la région où on présente Tino Rossi comme « le roi des chanteurs de charme ». En 1932, il enregistre, à Marseille, un disque gadget qui sert de cadeau à sa maman. Mais un producteur parisien est dans la boutique où Tino grave sa voix sur ce disque en fer blanc et il le convie à « monter » à Paris pour y réaliser un « vrai » disque. Il est en effet épaté par la tessiture du jeune homme dont les cordes vocales présentent en fait une anomalie lui permettant de couvrir deux octaves et demi. Deux chansons sont gravées sur ce premier disque « professionnel »: « O Ciuciarella » et « Ninni Nanna ». De retour à Marseille, l’artiste est engagé plusieurs jours à l’Alcazar et au Théâtre des Variétés. Tout cela l’amène assez naturellement à signer un premier contrat avec une maison de disques. Et c’est chez Columbia qu’il enregistre son premier « tube »: « Le tango de Marilou ». Parallèlement à cet engouement discographique, sa carrière prend aussi une ampleur étonnante sur scène. Il se produit ainsi un peu partout en France mais aussi en Belgique. A Paris, il chante à l’ABC et au Casino. Son physique fait réellement « craquer » la gent féminine dont il devient l’idole. Et les producteurs de cinéma, bien conscients du profit à en tirer, vont faire appel à Tino Rossi qui, dès 1936, tourne dans « Marinella », un film écrit et réalisé autour de sa personne. Et c’est un véritable triomphe. C’est l’époque du « Front Populaire » en France et Tino chante même pour des grévistes. Les radios des Etats-Unis diffusent alors les disques. Sa chanson « Vieni Vieni », enregistrée par de grands orchestres populaires américains, se classe en tête du hit-parade de l’époque: « Top tune of the week ». Le chanteur est alors appelé à se produire aux USA pour quelques récitals et intéresse Hollywood qui lui propose des rôles au cinéma. Mais Tino a le blues de la France et ne se plaît pas outre-Atlantique. Il décline les offres pourtant alléchantes qui lui sont faites. Le chanteur revient donc en France quelques mois avant l’éclatement de la seconde guerre mondiale. Il travaille dans la zone libre de la France et tourne ainsi en 1941 dans le film « Le soleil a toujours raison » où il interprète « Le chant du gardian ». Ensuite, malgré la guerre, Tino Rossi continue à travailler, tournant même un film en 1943 pour la Continental allemande: « Mon amour près de toi » de Richard Pottier. Avec d’autres artistes toutefois, il fait, à sa manière, de la résistance en prenant part à de nombreux actes de bravoure. En 1946, enfin libérée des contraintes de la guerre, l’industrie cinématographique reprend ses activités et, pour Tino Rossi, le film s’appelle « Destins » toujours réalisé par Richard Pottier. Il y chante une berceuse oubliée et retrouvée par ses auteurs Henri Martinet et Raymond Vincy: « Petit papa Noël ». Alors qu’il va poursuivre ses activités d’acteur jusqu’en 1954, il chante, pour la première fois, « Petit Papa Noël » en public sur la scène de l’A.B.C. en 1948. Le succès de cette chanson ne va jamais fléchir au point de la voir devenir un grand classique de Noël dans les pays francophones. A 47 ans, Tino Rossi arrête le cinéma et tente l’aventure nouvelle de l’opérette. Ses premiers pas dans « Méditerranée » de Francis Lopez et Raymond Vincy en 1955 sont un triomphe. Il mène désormais cette carrière en parallèle avec l’enregistrement de chansons. En 1963, il connaît à nouveau un succès discographique étonnant avec « Le temps des guitares » en pleine époque « yé-yé ». Six ans plus tard, il revient une dernière fois en chanteur d’opérette fouler la scène du Mogador à Paris pour « Le Marchand de soleil ». Au début des années 1970, Tino Rossi se retire petit à petit mais effectue encore des galas, des tournées et des enregistrements. Il est aussi de plus en plus présent sur les écrans de télévision français en participant à des émissions de Jean-Christophe Averty, Maritie et Gilbert Carpentier, Guy Lux ou Jacques Chancel. A la fin de l’année 1982, le chanteur corse propose une série de concerts pour ses 50 ans de carrière dans la salle de ses débuts: le Casino de Paris. Il y présente des nouvelles chansons comme « La guerre des gosses » et le fait pendant près de deux mois. Le dernier spectacle a lieu le 2 janvier 1983 et constitue l’ultime apparition de Tino Rossi sur scène. Il lutte alors déjà contre la maladie et le cancer du pancréas qui l’oblige à être hospitalisé pour une lourde opération en mars. Très affaibli, le chanteur finit par succomber le 26 septembre 1983. Ses obsèques sont nationales et célébrées trois jours plus tard en l’église parisienne de la Madeleine. Mais c’est à Ajaccio, en sa terre natale de Corse, que Tino Rossi est finalement inhumé après que le corbillard a traversé une grande partie de l’île salué de village en village par des milliers de personnes. Au cours de sa carrière, Tino Rossi aurait vendu près de 700 millions de disques dans le monde dont un très grand nombre de « Petit Papa Noël ».
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26 septembre 1985 : Lors de l’émission « Y’en aura pour tout le monde » sur la radio Europe 1 à Paris, l’humoriste Coluche lance le concept des « Restos du Coeur ». Cette initiative sera approuvée par des chanteurs comme Jean-Jacques Goldman qui lancera l’idée d’un disque puis d’un concert caritatif.
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5 SEPTEMBRE

Denise Fabre dans les années 1960

5 septembre 1942 : Naissance, à Cagnes-sur-Mer, de la présentatrice de télévision française Denise FABRE. Elle passe son enfance à Nice et se destine à devenir hôtesse de l’air. Mais, alors qu’elle a 19 ans, le hasard fait qu’elle répond à une petite annonce pour un concours qui lui permet de devenir présentatrice à Télé Monte-Carlo. Elle se pique au jeu de ce nouveau média qu’est la télévision et se décide à y faire carrière en montant à Paris dès 1964. Elle entre alors à l’ORTF où elle est speakerine sur la deuxième chaîne. Parallèlement à ses activités télévisuelles, elle écrit aussi dans France-Soir et anime l’émission matinale de France-Inter. Elle cotoie le milieu de la chanson et du show-business français en présentant, entre autres, les émissions « Télé-Dimanche ». En avril 1978, elle présente, aux côtés de Léon Zitrone, le Concours Eurovision de la Chanson qui se déroule au Palais des Congrès de Paris. En 1982, à l’occasion de la Coupe du Monde de football qui se déroule en Espagne, elle enregistre la chanson officielle de l’équipe française « Ollé la France » vendue au profit de l’Unicef.

En 2008, elle se lance en politique pour le parti français de centre-droit UMP. Et elle devient adjointe au maire de Nice chargée du rayonnement de la ville. En 2009 et 2010, elle présente sur scène la troisième et la cinquième saison de la tournée des idoles « Age tendre et têtes de bois ». Et, en 2014, elle remet le couvert pour rejoindre la troupe des artistes de « Age tendre, rendez-vous avec les stars ».
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5 septembre 1993 : La RTBF, télévision publique francophone belge, propose une émission spéciale intitulée « C’est ma vie » et consacrée à Salvatore ADAMO. Ce reportage-portrait est diffusé à l’occasion de l’anniversaire tout proche de l’auteur-compositeur-interprète qui fêtera ses 50 ans et ses 30 ans de carrière le 1er novembre 1993.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

5 septembre 2006 : jusqu’au samedi 9, la chanteuse belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD se produit sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine« . Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Au même moment, la chanteuse est mise en avant par le poète, auteur, compositeur et interprète belge Julos Beaucarne comme un des jeunes talents francophones de son pays.

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Christian Marin - Pochette d'un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

5 septembre 2012 : Décès, à Paris, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 60 « Les Chevaliers du Ciel ». Il était né le 8 février 1929 à Lyon. On le sait moins mais, entre 1962 et 1967 ainsi que dans les années 1970, il a enregistré quelques 45 tours qui n’ont pas eu un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » eut quand même droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip vidéo, en 1964. Lorsqu’il est décédé, Christian Marin venait de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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29 AOUT

Mikis Theodorakis

29 août 1925 : Naissance, sur l’île de Chios, du compositeur grec Mikis THEODORAKIS. L’artiste est surtout connu pour ses musiques de films telles que « Zorba le Grec », « Z » ou « Serpico » et certaines de ces mélodies sont devenues des chansons. Il a aussi souvent été à la une de l’actualité pour ses prises de position en matière de politique en Grèce. Il a été celui qui s’est élevé publiquement contre la dictature des colonels de 1967 à 1974 et aussi celui qui a toujours proné la paix mais aussi l’arrêt des corruptions politiques diverses dans son pays. Comme musicien, il a aussi composé un bon nombre de chansons pour des artistes de renommée internationale, souvent grecs, qui ont parfois interprété ses oeuvres en français. Mélina Mercouri a notamment interprété les chansons du film « Phaedra », Nana Mouskouri « Petits enfants du monde entier » (1965), Vicky Leandros « L’amour brillait dans tes yeux » (1973) ou Georges Moustaki « L’homme au coeur blessé » (1970). Le thème du film « Zorba le Grec » a eu de nombreux interprètes en français sous le titre « Chanson de Zorba » ou « Danse de Zorba »: Annie Cordy, Dalida et Henri Salvador par exemple.

Enfin, le nom de Mikis Theodorakis apparaît aussi dans les repertoires d’Edith Piaf (« Les amants de Teruel » du film du même titre en 1961) ou encore de Petula Clark (« Lune de miel » en 1959).
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GIBUS en 2012

29 août 1952 : Naissance, à Kinshasa (Congo), du chanteur pour jeune public belge GIBUS, Alain De Spiegeleer de son vrai nom. Dès l’âge de seize ans, il écrit et compose des chansons à destination des adultes pour qui il les chante en divers endroits de Bruxelles comme le « Cabaret aux chansons » ou « la Soupape ». Mais il chante aussi à Paris à l’Echelle de Jacob par exemple. Il suit alors des cours d’ébénisterie mais garde une préférence pour la musique. En 1978, alors que Chantal Goya et Henri Dès règnent déjà sur le domaine, il décide d’écrire et de composer des chansons pour enfants qu’il interprète sous le pseudonyme de Gibus. Quatre ans plus tard, il représente la RTBF (radio publique belge francophone) au concours « Chantons Français » qu’il remporte à Montréal. En 1985, il sort un 33 tours intitulé « Gibus et Caroline » avant qu’il ne consacre deux livres-cassettes où il raconte et chante deux contes de Carl Norac (en 1987 et 1988). En 1989 et 1990, deux compacts sortent chez Ariola: sous le titre « Petipata », et regroupent des chansons traditionnelles pour enfants. L’artiste franchit alors un autre cap en proposant ses chansons sur scène dans les spectacles: « Gibus, papa, maman et moi », « Moi c’que je veux c’est grandir », « Bidim-Boh » et « A pas feutrés ». Depuis 1994, il écrit des comptines pour petits enfants qui sont éditées dans des livres à puces musicales dont plus de 150.000 exemplaires ont déjà été vendus. En 1994, il est le lauréat du concours « Création Chansons Enfants 94 » à Namur (B). En 2001, il enregistre l’album « Noctambulines » avec les chansons du spectacle du même nom qu’il a créées un an plus tôt. En 2002, il participe au projet caritatif « Enfants solidaires » marqué par la chanson « J’suis p’tit » interprétée par Philippe D’Avilla, Pino Santoro et Nuno Resende, les trois chanteurs belges de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Il enregistre alors, avec une chanteuse nommée Anne, un CD de chansons traditionnelles de Noël. 2004 voit la sortie d’un nouvel album personnel appelé « Marimotou » et 2006 celle de l’opus « Des mots pour ». Gibus anime alors des ateliers d’écriture et d’exploitation de chansons avec des groupes d’enfants en milieu scolaire et parascolaire. Et il s’adresse aussi aux adultes avec des formations à l’écriture de chansons dans divers pays comme la Belgique, la Suisse, la France mais aussi le Chili et la Roumanie. Le 20 juillet 2015, il se produit dans le cadre des Francofolies Junior à Spa en Belgique avec le spectacle « Berceuses pour petits noctambules ».

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29 août 1960 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française ENZO ENZO dont le vrai nom est Körin Ternovtzeff. D’origine russe, son père est fonctionnaire. Et sa mère commerçante. Elle passe une enfance et une adolescence calmes pendant lesquelles elle se découvre une passion pour la littérature. A la fin des années 1970, elle aime la musique des punks et elle décroche un job de roadie pour des groupes de cette tendance musicale. En 1978, elle rencontre un certain Olivier qui va lui apprendre à jouer de la guitare basse. Avec Olivier à la guitare et Violaine à la batterie, Körin devient la bassiste du groupe Lili Drop. Un de leurs morceaux, « Sur ma mob » marche plutôt bien mais, dès 1981, le groupe explose.

La bassiste poursuit sa carrière seule et abandonne le rock pour se lancer dans la chanson. Elle signe un contrat discographique avec Virgin qui sort, en 1982, son premier 45 tours sous le pseudonyme de Korin Noviz: « Je veux jouer à tout ». Le succès n’est pas au rendez-vous et elle doit changer de maison de disques pour sortir un deuxième vinyl en 1984: « Blanche Neige » sous le pseudo d’Enzo Enzo chez CBS. Comme cela ne marche vraiment pas très fort, elle crée, avec le chanteur franco-espagnol Roé, un projet de flamenco-rock qui inclut, notamment, des musiques pour ballets. En 1988, toujours attirée par une carrière de chanteuse qui pourrait marcher, elle enregistre à nouveau un 45-tours sous le nom d’Enzo Enzo cette fois: « Pacifico ». Les professionnels commencent à s’intéresser à cette artiste à la voix chaude qui se situe entre le jazz, la musique latino et la chanson française. La firme BMG lui propose l’enregistrement d’un album qui devrait enfin la révéler au grand public. Celui-ci sort en 1990 et les radios en diffusent un premier extrait qui devient aussitôt un « tube »: « Les yeux ouverts », une adaptation en français d’un vieux titre des Mama’s & Papa’s « Dream a little dream ».

Ce succès est vite confirmé par un deuxième titre de l’album: « Deux minutes de soleil en plus ». Pour ce premier opus, Enzo Enzo s’est entourée notamment du chanteur français Kent qui va très souvent être présent dans son travail par la suite. Le 15 juillet 1991, la chanteuse est au programme des Francofolies de La Rochelle et, l’année suivante, ce sont les Francofolies de Montréal qui l’accueillent à leur tour. Les choses vont de mieux en mieux pour Enzo Enzo qui, en 1994, sort son deuxième album intitulé simplement « Deux ». Ce nouvel opus qui est lancé par la chanson « Juste quelqu’un de bien » va se vendre trois fois plus que le premier et, en octobre, elle se produit à deux reprises sur la scène parisienne du Bataclan. Forte de ce succès, elle reçoit, en février 1995, la Victoire de la musique de la meilleure interprète française. Cette année-là, elle crée un spectacle hors du commun en duo avec Kent. Au début de l’année 1997, le simple « Les idées bizarres » annonce un nouvel album qui donne l’occasion à l’artiste de se produire à Varsovie mais aussi au Vietnam et en Chine. Deux ans plus tard, elle reprend la route pour une nouvelle aventure musicale en duo avec Kent: « Enfin seuls ». Il faut alors attendre la fin de 2001 pour voir revenir Enzo Enzo avec un album tout doux pour lequel elle a fait appel à des paroliers expérimentés comme Allain Leprest, Jacques Duvall, Romain Didier et bien sûr Kent entre autres. La chanson phare de cet album-là est « Ils s’adorent ». La chanteuse va poursuivre sur cette voie pour le disque suivant qui est commercialisé en 2004. Les chansons de « Paroli » sont composées et écrites par Romain Didier, Daniel Lavoie, Kent, Serge Lama, Brice Homs, Allain Leprest et Marie Nimier notamment. Deux ans après ce disque, Enzo Enzo collabore à la « Cantate pour un coeur bleu » qui est créée à Fès au Maroc. Et, toujours en 2006, elle enregistre un disque pour enfants: « Chansons d’une maman ». En 2010, l’album « Têtue » est dans les bacs. Enzo Enzo y a travaillé avec Kent, Leprest et Didier bien sûr mais aussi avec Roé et Julien Clerc. Deux titres ont même été écrits de sa main: « A mardi » et « Les acacias ». Ajoutant la nouvelle corde du théâtre à son arc artistique, Enzo Enzo joue dans la pièce « Un pavé dans la cour » de Didier Caron au Théâtre Michel à Paris de septembre 2012 à janvier 2013. En mai 2013, elle crée le spectacle « Enzo Enzo chante Marie Nimier » où elle interprète, en les chantant ou en les récitant, des textes de l’écrivaine musiqués par Art Mengo, Alain Lanty et Daniel Lavoie. En 2017, la chanteuse participe à la tournée « Drôles de dames » aux côtés d’Eve Angeli, Sabine Paturel et Caroline Loeb. Ces artistes y interprètent leurs grands succès mais aussi ceux des autres, des années 1980 à nos jours, en solo, en duo ou ensemble. L’année suivante, Enzo Enzo partage un spectacle avec Laurent Viel au festival d’Avignon : « Chacun sa famille » est écrit par Pascal Mathieu et composé par Romain Didier.
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29 août 1992 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent« . Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par le parolier Jean-Pierre Lang, huit artistes se produisent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Eléonore BERNAIR et Pierre MARTIN, la Suisse par Pascal RINALDI et le groupe SAKARYN, la France par Janiece OLSEN et Marie-Laure BERAUD, et le Canada par Vicky MARCHAND et Mario CHENART. C’est le groupe SAKARYN qui remporte le concours avec la chanson « Clara ».

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21 AOUT

Gérard Manset en 1980 – Photo (c) Nadine Manset

21 août 1945 : Naissance, à Saint-Cloud, de l’auteur, compositeur, interprète, peintre, photographe et écrivain français Gérard MANSET. Avec un père ingénieur dans l’aéronautique et une mère musicienne pratiquant le violon, Gérard vit en banlieue puis à Paris. A 19 ans, il s’inscrit à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Alors qu’il essaie de placer ses dessins auprès des agences de publicité, il apprend à jouer de la guitare, de la batterie et du piano en 1966. Le hasard des rencontres lui permet de placer quelques-unes de ses récentes compositions auprès d’interprètes français et québécois. Mais cela l’empêche de chanter lui-même ses propres oeuvres car il se fait éconduire par chaque producteur auquel il s’adresse pour enregistrer son propre disque. Agacé, il finit par produire lui-même, en 1968, un 45-tours où il grave la chanson « Animal on est mal ». Le disque est toutefois distribué et commercialisé par Pathé Marconi. Mais la date de sortie correspond au mouvement contestataire des jeunes en mai 1968 et les ventes sont presque nulles malgré une très forte programmation radiophonique due à la musique en continu diffusée par la radio publique française, France Inter, notamment. En 1969, Gérard Manset sort son premier album qui a pour titre « Animal on est mal » et qui se fait surtout remarquer des gens du milieu artistique. Il fréquente alors un autre chanteur atypique pour qui il va écrire tous les textes d’un album : René Joly qui obtient un grand succès avec « Chimène ». Gérard prend alors le temps de peaufiner son deuxième disque 33-tours qu’il veut être un album concept comme seuls les artistes anglo-saxons osent alors en faire. Et, en 1971, c’est la sortie de « La mort d’Orion », une sorte d’oratorio rock symphonique où figurent des artistes comme Anne Vanderlove et Giani Esposito, qui fait connaître la véritable originalité de son auteur-compositeur-interprète. Sans reproduire la sonorité exclusive de ce second album, Gérard Manset va poursuivre son chemin artistique hors du commun en réalisant d’autres disques surprenants dans son propre studio d’enregistrement installé chez lui. Et, jusqu’en 1975, son travail, quoique très apprécié des professionnels de la musique, va rester relativement confidentiel aux yeux du grand public. Mais, au cours de l’été 1975, Gérard Manset se retrouve en tête des hit-parade et des ventes de disques françaises où il côtoie Joe Dassin (L’été indien), Il était une fois (J’ai encore rêvé d’elle »), Nino Ferrer (« Le Sud ») ou Dave (« Dansez maintenant ») avec sa chanson « Il voyage en solitaire » : 300.000 copies en sont vendues.

En réaction à cette popularité médiatique qu’il n’apprécie guère, Manset refuse d’apparaître dans les émissions télévisées de variétés et s’enferme pour concocter l’album « Rien à raconter » qui est commercialisé en 1976. Par la suite, l’artiste va adopter une attitude beaucoup plus rock et multiplier ses occupations en se tournant vers le dessin, la peinture, la photographie et la littérature. Il parcourt aussi le monde en rassemblant ses anecdotes dans des carnets de voyage qui sont publiés. Un peu comme le fait le chanteur et navigateur Antoine, Gérard Manset profite alors de chacune de ses escales parisiennes pour enregistrer un album : environ un nouveau tous les ans jusqu’en 1985. A ce moment, il prend quelque distance avec la commercialisation de sa musique et se réoriente vers la peinture, la photographie et la publication d’un premier roman : « Royaume de Siam ». En 1988, l’apparition du disque compact permet aux firmes de disques de rééditer sur ce nouveau support numérique bon nombre d’albums vinyls. Gérard Manset ne veut pas laisser ce soin à ses propres éditeurs de faire le boulot et il se décide à remixer lui-même les sept albums enregistrés entre 1975 et 1982 pour les graver sur cinq CD. Seul manque à l’appel « La mort d’Orion » qui sera toutefois commercialisé sur support digital en 1996. Au moment de la digitalisation de ses albums 33 tours, il n’est toujours pas question de nouvelles chansons et il faudra attendre 1989 pour qu’un opus neuf soit enfin disponible à la vente. L’oeuvre s’appelle « Matrice » et est de tendance rock avec des textes plutôt pessimistes sur l’époque. Un certain public est capté par le travail de Manset qui s’écoule à plus de 100.000 exemplaires. Cette reconnaissance est aussi une renaissance pour l’auteur-compositeur et l’interprète Gérard Manset qui, en 1991, commercialise l’album suivant qui comporte des thèmes assez graves mais exotiques sous le titre « Tristes tropiques ». Trois ans plus tard, l’artiste enregistre son quinzième album qui s’intitule « La Vallée de la Paix » et qu’il décrit comme positif et en rupture avec l’image triste qu’il s’est forgée au fil du temps. Le directeur artistique Yves Bigot pense alors qu’il est temps que d’autres artistes rendent hommage à Gérard Manset en enregistrant quelques-unes de ses chansons : l’album « Route Manset » est publié en 1996 et reprend notamment des interprétations de Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Alain Bashung, Françoise Hardy, Francis Cabrel et Jean-Louis Murat. Ensuite Manset poursuit son chemin artistique en commercialisant des albums en 1998 (« Jadis et naguère »), 2004 (« Le langage oublié »), 2006 (« Obok ») et 2008 (« Manitoba ne répond plus »). Il quitte alors le label phonographique EMI chez qui il a publié 19 albums en près de 40 ans. Et c’est chez Warner que sort, en 2014, l’opus intitulé « Un oiseau s’est posé ». Il s’agit d’un double CD où l’artiste revisite quelques-unes de ses chansons et où figurent des duos avec dEUS, Axel Bauer et Raphaël entre autres. En 2016, l’opus suivant a pour titre « Opération Aphrodite » et mêle chansons et textes lus. A la fin de la même année, un coffret de 19 CD est mis en vente comme une intégrale excluant toutefois certains titres. Médaillé de l’Académie française en 2017, il reprend le chemin des studios quelques mois plus tard pour livrer son 22e album, « A bord du Blossom », en septembre 2018. Depuis le début des années 2000, Gérard Manset s’est aussi illustré pour ses collaborations diverses auprès de Jane Birkin, Indochine, Raphaël, Juliette Gréco, Florent Pagny, Alain Bashung, Julien Clerc, Axelle Red et Axel Bauer.
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Patrick Juvet en 1978 – Photo (c) Alain Marouani

21 août 1950 : Naissance, à Montreux, du compositeur et interprète suisse Patrick JUVET. Très tôt, le petit Patrick s’intéresse à la musique et, dès l’âge de six ans, il s’inscrit aux cours de piano du conservatoire de Lausanne. Titulaire d’un premier prix, il s’oriente plutôt ensuite vers les arts décoratifs lorsque, à 17 ans, on lui propose un job de mannequin à Dusseldorf en Allemagne. Quatre ans plus tard, il quitte l’Allemagne pour Paris où il est bien décidé à faire connaître ses talents de compositeur. Il rencontre le producteur Eddie Barclay qui est plutôt séduit et qui lui permet d’enregistrer un premier 45 tours en 1971: « Romantiques pas morts ».

Le succès de ce premier essai n’est pas énorme mais il suffit pour attirer l’attention des programmateurs de radio sur ce jeune artiste talentueux. Quelques mois plus tard, le flair de Barclay se justifie lorsque Patrick Juvet se paie le « tube » de l’été 1972 avec « La musica ». Claude François est positivement intrigué par le succès de cette chanson et passe une commande au musicien suisse qui s’exécute avec plaisir pour lui offrir une de ses chansons les plus populaires: « Le lundi au soleil ». Au même moment, avec le parolier Boris Bergman, il compose « L’amour qui venait du froid » pour Dalida mais cette mélodie ne marche pas. Qu’à cela ne tienne, il l’enregistre à son tour en modifiant un peu le texte et, avec le titre « Sonia », la chanson sera l’un des grands succès de l’été 1973. Entretemps, en mars de la même année, il représente la Suisse au concours Eurovision de la chanson, avec « Je vais me marier, Marie » qui termine à la 13e place. Alors qu’il vient de sortir son premier album intitulé « Love », Patrick Juvet, maquillé androgyne, propose un show pour le moins futuriste à l’Olympia de Paris en décembre 1973. En 1974, il enregistre un second album qui a pour titre « Chrysalide » et qui révèle un choriste à la voix haut perchée: un certain Daniel Balavoine. Un an plus tard, il fait la connaissance d’un jeune parolier, Jean-Michel Jarre, avec qui il compose quelques nouveaux succès: « Magic », « Faut pas rêver », « Les bleus au coeur » et « Où sont les femmes » qui est un titre résolument disco. Ce dernier genre musical passionne Patrick qui, pour mieux s’en imprégner, part vivre aux Etats-Unis où il rencontre deux producteurs français installés là-bas: Henri Belolo et Jacques Morali. Avec eux, il va enregistrer, en anglais, l’album « I love America » qui, grâce à la popularité du disco, va faire le tour du monde. Patrick Juvet ne retrouvera plus jamais un succès aussi important et planétaire que celui récolté avec cet opus mythique. Au début des années 1980, il réapparaît avec un disque à nouveau enregistré en français mais « Rêves immoraux » ne reçoit qu’un accueil mitigé. La drogue et l’alcool vont alors régulièrement s’inviter dans la vie du chanteur qui n’est plus présent dans les médias. En 1991, un nouvel album original est disponible dans les bacs sous le titre « Solitudes ». Mais le public ne veut pas de ce Juvet-là. Il réclame à corps et à cris de pouvoir retrouver ses meilleurs tubes sur des galettes numériques au son parfait. La maison de disques Universal va alors lui faire plaisir en multipliant la commercialisation de compilations diverses au cours des années 1990. Au coeur de cette époque creuse, Patrick Juvet se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé mais rock, de la manifestation n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. En 2002, Hélène Ségara choisit d’interpréter une des nouvelles compositions de Patrick Juvet: « Je rêve ». La chanson figure sur l’album « Humaine » sorti en 2003. Puis, le chanteur rejoint la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 mais aussi en 2009. En mai 2012, il inaugure à Chaumont (France) une rue qui porte désormais son nom. Et, en janvier 2018, il quitte temporairement Barcelone, où il vit désormais, pour retrouver ses collègues Sheila, Dave, Nicoletta ou Dick Rivers sur la route de la nouvelle tournée « Age Tendre ».
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21 août 2001 : sortie de l’album « Kékéland » de Brigitte FONTAINE. La chanteuse s’y présente avec humour comme la « reine des kékés ». Et, avec la reprise de la vieille chanson « Y’a des zazous » en compagnie de M, Mathieu Chédid, elle rend hommage au chanteur Andrex.

Exceptionnellement, Brigitte y a écrit deux chansons en anglais: « Kékéland » et « God’s Nightmare ». Enfin, grâce aux nombreuses collaborations avec Sonic Youth, Noir Désir, M ou les Valentins, l’album Kékéland permet la découverte de Brigitte Fontaine par un public plus jeune et plus large. Du coup, il est aussi le premier disque d’or certifié de l’artiste avec plus de 130.000 exemplaires vendus.

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