29 DECEMBRE

 

Eddie Defacq en 1966

29 décembre 1933 : Naissance, à Ixelles, de l’auteur, compositeur et interprète belge Eddie DEFACQ. Il ne connaît pas la musique mais, passionné par le jazz, il apprend la clarinette en autodidacte. Et, en 1954, il remporte, à Bruxelles, le prix Carlos de Radzitzky dans la discipline musicale de son instrument de prédilection. Un an plus tard, Eddie gagne le prix Benny Goodman et se décide alors à prendre des cours. Pendant des années, Eddie Defacq va vivre de sa clarinette en parcourant des pays comme la Suède, le Danemark, l’Italie, l’Egypte ou encore l’Afrique. En 1964, il revient en Belgique et décide de se lancer dans la chanson en enregistrant un premier album dont il signe tantôt les musiques, tantôt les textes et mélodies: « Ces petits riens », « Comme deux enfants » et « Paysans ».

Au même moment, avec l’aide de Jean Darlier qui s’occupe de la maison de disques Hebra, il a l’idée de faire enregistrer des chansons à ses deux filles de quatre et cinq ans qui ont pour prénoms Karine et Rebecca. Ces dernières sont alors les interprètes d’un « tube » belge extraordinaire: « Moi je dors avec Nounours dans mes bras », qui se vend à 600 000 exemplaires. Jusqu’en 1977, Eddie Defacq va enregistrer quantité d’albums dont certains titres restent dans nos mémoires de passionnés de chanson française: « Les mariniers », « Le nénuphar », « Wallonie », etc. A partir de 1978, il se consacre à la composition et au jazz. Il met aussi sur pied le « Eddie Defacq Quartet » puis le « Eddie Defacq Orchestra » qui enregistre un disque compact. Eddie Defacq s’en est allé le vendredi 12 juillet 2013 à la suite d’une infection pulmonaire, à Bouge, près de Namur. Il est inhumé à Saint-Gérard.
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MIREILLE au début des années 1960 – Photo (c) Wiesniak

29 décembre 1996 : Décès à Paris de la chanteuse et actrice française MIREILLE. Née le 30 septembre 1906 à Paris sous le nom complet de Mireille Hartuch dans une famille de musiciens, c’est naturellement que la petite fille apprend le piano. Passionnée de théâtre, elle décroche un rôle de figurante en Angleterre à l’âge de six ans. Elle se tourne ensuite vers la musique et voudrait devenir pianiste mais, ses mains étant trop petites, elle se contente de composer des mélodies sur cet instrument. A 22 ans, elle rencontre l’auteur Jean Nohain avec qui elle compose une comédie musicale de cinq heures intitulée « Fouchtra » et qui, en fonction de sa durée et de son étrangeté, n’est pas montée. Ayant appris l’anglais, Mireille décide de partir aux Etats-unis où elle va rester deux ans: le temps de se produire à Broadway et à Hollywood où elle tourne notamment avec Buster Keaton en 1931. A la grande surprise de sa compositrice, une mélodie de la comédie musicale « Fouchtra » est enregistrée par le duo Pills et Tabet sous le titre « Couchés dans le foin ». Cela devient l’un des grands succès de l’année 1932 et Mireille rentre en France où elle est demandée pour composer d’autres chansons destinées à des vedettes comme Maurice Chevalier ou Jean Sablon. Mais elle décide aussi d’enregistrer quelques titres avec Pills et Tabet: « Ce petit chemin » ou « C’est un jardinier qui boîte ».

Et, en 1934, elle commence une carrière de chanteuse soliste et se produit, accompagnée d’un piano, sur les scènes parisiennes de l’A.B.C., l’Alhambra et Bobino. La guerre va obliger Mireille et son mari, le philosophe Emmanuel Berl, d’origines juives, à fuir la capitale française occupée. Ils s’installent donc en Corrèze où Mireille va entrer en résistance en prenant la tête du Comité de Libération. Après la seconde guerre mondiale, elle va continuer à écrire des chansons pour Yves Montand notamment et enregistrer encore quelques disques comme un album de ses succès réorchestrés en jazz en 1962. Sacha Guitry, qui est de ses amis, lui conseille un jour de mettre ses grandes connaissances artistiques à la disposition des jeunes artistes en devenir. Dès 1955, elle crée ainsi « Le petit conservatoire de la chanson » qui fait l’objet d’un programme de radio avant de devenir un rendez-vous télévisé de 1960 à 1974. Cette école hors du commun va révéler toute une série de chanteurs et chanteuses parmi lesquels on peut citer Alice Dona, Françoise Hardy, Frida Boccara, Yves Duteil, Hervé Cristiani et Alain Souchon. A 70 ans, elle est sur la scène du Printemps de Bourges en 1976 où elle interprète ses succès mais aussi des nouvelles chansons figurant sur un album produit par Michel Berger: « J’ai changé mon piano d’épaule ». Près d’un an avant son décès, qui survient à Paris le 29 décembre 1996, Mireille se produit encore au théâtre parisien de Chaillot.
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19 NOVEMBRE

Jodie Foster – Pochette du 45 tours de 1977

19 novembre 1962 : Naissance, à Los Angeles, de l’actrice, réalisatrice et productrice américaine Jodie FOSTER. Elle obtient son premier rôle dans une série télé américaine avant d’être révélée au cinéma par le film « Taxi Driver » en 1976. La même année, elle joue, aux côtés de Mort Shuman, dans le film « La petite fille au bout du chemin ». Ayant effectué toutes ses études en français, elle parle la langue de Molière sans aucun accent. C’est ce qui la convainc probablement de tourner un film en France, « Moi fleur bleue », avec Jean Yanne et Bernard Giraudeau. Elle en enregistre la chanson en français et cette dernière devient un grand succès de l’année 1977: « Je t’attends depuis la nuit des temps ». Elle participe à cette occasion à un show télévisé français de Maritie et Gilbert Carpentier aux côtés de Joe Dassin et puis aussi, en compagnie de Danyel Gérard, à une émission « Midi-Première » où elle se livre (un peu) sur sa déjà longue carrière d’actrice au micro de Danièle Gilbert (à voir ci-dessous). Elle n’a jamais réédité le fait de chanter en français depuis.

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19 novembre 2012 : Sortie d’un nouvel album du chanteur belge SAULE. Il a pour titre « Géant » et cela colle bien avec la stature de l’artiste. Du fruit de sa rencontre avec Charlie Winston sont nées des chansons produites par ce dernier. Le premier titre envoyé aux radios est « L’économie des mots ». Mais, déjà, le duo franco-anglais « Dusty men », interprété par le chanteur et son producteur, s’impose.

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7 NOVEMBRE

Graeme Allwright en 1966 – Photo (c) Aubert

7 novembre 1926 : Naissance, à Wellington, du chanteur et auteur-compositeur néo-zélandais Graeme ALLWRIGHT. Etrange destin que celui de ce jeune comédien venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique chez lui en Nouvelle-Zélande, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc. Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), Tom Paxton (« Sacrée bouteille ») ou Pete Seeger (« Le trimardeur »). Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000). Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des medias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens. Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.
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Tito Puentes en 2012

7 novembre 1928 : Naissance à La Havane du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES. « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin. Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie. Il décède le 8 juin 2017 à Montpellier (F).
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En 2001

7 novembre 1982 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Kelly JOYCE. Kelly fait partie d’une famille descendant des rois bantous du Congo par son père et d’une famille aristocratique brésilienne par sa mère. Baignant dans la musique dès son plus jeune âge, elle a toujours été une admiratrice des chanteuses noires comme Josephine Baker ou Grace Jones. Vivant en Italie, c’est dans ce pays qu’elle enregistre, en 2001, le « tube » aussi puissant qu’éphémère: « Vivre la vie » qui n’est pas forcément un exemple de texte parfaitement rédigé en français. L’album sur lequel se trouve cette chanson se vend très bien mais les suivants, sortis en 2004 (« Chocolat »), 2009 (« Hallô ») et 2012 (« Jazz Mon Amour Pour l’Afrique ») beaucoup moins.
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Julos en 1993

Julos en 1993

7 novembre 1995 : L’auteur, compositeur, poète et interprète belge Julos BEAUCARNE est au Canada. Ce soir-là, il participe au spectacle « La nuit fabuleuse » qui rend hommage à la chanteuse française Anne SYLVESTRE en la salle Pierre Mercure. Le lendemain 8 novembre, Julos donne un mini-récital en solo dans le cadre du festival « Coup de coeur francophone » toujours à Montréal.
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24 OCTOBRE

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

24 octobre 1927 : Naissance, à Toulon, du chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf. La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils. Lorsque la vague des chanteurs « yé-yé » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François. Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc. Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »). Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique. Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier. Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978). Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982. Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français). En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « L’Olympia » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit. Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ». Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud.
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Jean-Claude Pascal dans les années 1970 – Photo (c) Jean-Daniel Lorieux

24 octobre 1927 : Naissance, à Paris, de l’acteur, chanteur et écrivain français Jean-Claude PASCAL sous le nom de Jean-Claude Villeminot. Son père étant décédé quelques mois après sa naissance, Jean-Claude est élevé par sa mère dans le milieu aisé de riches industriels du textile. Après une enfance paisible et une scolarité normale, il termine la guerre en s’engageant dans la division blindée de l’armée française menée par le général Leclerc. Il est de ceux qui libèrent la ville de Strasbourg et il en est récompensé par la Croix de guerre en 1945. Après la guerre, il s’installe à Paris où il commence à travailler pour l’entreprise textile de son oncle. Créateur et créatif, il se fait embaucher comme modéliste-dessinateur chez les couturiers Hermès puis Dior et Piguet. Il se permet aussi, de temps en temps, de poser comme modèle grâce à son physique de jeune premier. Se faisant des amis dans le monde du théâtre, il s’intéresse à la création de costumes puis au jeu d’acteur tout simplement. En 1948, il s’inscrit au célèbre Cours Simon et prend pour pseudonyme Jean-Claude Pascal, question d’éviter à sa famille de voir le nom des Villeminot associé au milieu des saltimbanques. Un an plus tard, Jean-Claude est sur scène pour sa première expérience théâtrale aux côtés d’Edwige Feuillère dans « La Dame aux camélias ». Il multiplie alors les prestations sur les planches mais il est aussi très vite demandé par le cinéma. Les décennies 1950 et 1960 le voient ainsi tourner une multitude de films à succès. En 1955, il s’oriente vers une nouvelle occupation artistique: celle de chanteur. La première mélodie qu’il enregistre a pour titre « Je voudrais » et elle est écrite par Charles Aznavour. Il va alors prendre le temps de se constituer un répertoire avant de se présenter face à un public: celui du théâtre parisien de Bobino en 1961. Interprète, il choisit lui-même les auteurs de ses chansons parmi des talentueux jeunes: Ferrat et Gainsbourg notamment. En 1961, il est sollicité pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au concours Eurovision de la chanson à Cannes. Le 18 mars, il remporte l’épreuve en interprétant « Nous les amoureux », un texte de Maurice Vidalin sur une musique de Jacques Datin.

Durant la fin des années 1950 et la décennie 1960, Jean-Claude Pascal va enregistrer de nombreux 33 tours sur lesquels il grave un bon nombre de reprises de grandes chansons françaises comme « Les feuilles mortes » (Montand), « L’absent »(Bécaud), « C’est si bon » (Montand), « Les amants » (Piaf), « Il n’y a plus d’après » (Béart) ou encore « Chez Laurette » (Delpech). Au début des années 1970, il va réduire ses enregistrements de disques pour revenir au théâtre mais aussi, et c’est nouveau, à la télévision. Il va ainsi apparaître dans des séries françaises dont la plus célèbre sera sans doute « Le chirurgien de Saint-Chad » dont il interprète le générique en 1976. Vingt ans après sa victoire au concours Eurovision de la chanson en 1961, la télévision luxembourgeoise RTL lui demande de représenter à nouveau le pays au cours de cette compétition. Il y présente la chanson « C’est peut-être pas l’Amérique » qui se classe 11e. Deux ans plus tard, en 1983, il enregistre cette fois une série de chansons originales qu’il grave sur un dernier album. Après la sortie de ce disque, il se lance dans l’écriture en rédigeant une autobiographie et des romans. Au début des années 1990, il apprend qu’il est atteint d’un cancer de l’estomac. Et, le 5 mai 1992, il décède à 64 ans dans une chambre de l’hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne.
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Michel Chevalier en 1975 – Photo (c) Tony Frank

24 octobre 1952 : Naissance, à Pau, de l’interprète français Michel CHEVALIER. Son enfance se déroule dans les Pyrénées où il se passionne pour la musique et se retrouve, avec des copains, dans un groupe nommé « Les Shake’s » en 1969. Il est l’un des deux chanteurs de la formation avec un certain Daniel Balavoine. En 1971, le groupe se sépare et Balavoine rejoint « Purple Eruption » puis « Présence » alors que Michel Chevalier « monte » à Paris pour y jouer dans le groupe « Variations » à la place de Joe Leb. A partir de 1972, grâce au producteur Georges Aber qui fut une idole des années 1960, il enregistre une dizaine de 45 tours qui vont être de grands succès radiophoniques: « Je veux t’aimer », « Hey mama », « Je suis libre d’aimer », « Femme », « J’ai rêvé », « Extra extra ». Jusqu’à la fin des années 1970, il commercialise deux 33 tours. Puis, Michel Chevalier va se recentrer sur son métier de choriste et de musicien en travaillant sur scène et en studio pour des artistes comme Johnny Hallyday, Charles Aznavour ou Nana Mouskouri entre autres. En 1986, il participe à un projet musical d’Alain Boublil qui est gravé sur un album intitulé « Chevaliers des étoiles, une aventure musicale du 21e siècle ». Michel Chevalier y apparaît aux côtés de Maurane et de BJ Scott notamment. Actuellement, l’artiste vivrait aux Etats-Unis où il travaillerait beaucoup grâce à ses capacités vocales fort appréciées.
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Gino Cavaliere en 1981 – Photo (c) Guy Demoustier

24 octobre 1958 : Naissance du chanteur belge d’origine italienne Gino CAVALIERE. Il passe son enfance dans le Borinage, à Quaregnon, dans l’ombre de Salvatore Adamo qui est un voisin mais aussi une idole. Fin des années 1970, sous le simple prénom de Gino, il sort un premier 45 tours avec deux titres : « Pourquoi m’as-tu quitté » et « Sandy ». Puis, au début des années 1980, avec l’aide du guitariste du célèbre Salvatore, Jérôme Munafo, il décroche l’opportunité d’enregistrer une chanson qui est une reprise d’un « tube » italien: « Reviens vers moi ». Ce titre est fortement diffusé par les radios belges dites « libres » à l’époque. Dans la foulée, avec l’aide d’Alex Busanel, il sort un deuxième disque plus rythmé qui va connaître un succès plus important: « J’arrive » en 1982. Gino Cavalière multiplie alors les apparitions sur les podiums de la Belgique francophone mais il ne décroche pas le succès tant espéré hors des frontières. En 1983, un autre 45 tours connaît une belle popularité avec la chanson « Merci bien ». Le succès de Gino Cavalière ne survit pas à la disparition des radios libres malgré une belle voix et des chansons sans prétention mais plutôt bien réalisées. Depuis cette époque, l’artiste continue à se produire dans les fêtes locales et au cours d’animations diverses. En 2017, il sort une compilation de ses plus belles chansons d’amour qui est disponible en écoute sur les plateformes digitales légales.
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Charles Level en 1964 - Photo (c) Nisak

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

24 octobre 2015 : Décès, à Rueil Malmaison, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. Né à Cherbourg le 17 juin 1934, c’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc. A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision.
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19 OCTOBRE

Pochette album 1985

19 octobre 1948 : Naissance, à Kikwit au Congo, de l’auteur-compositeur-interprète belge Philippe ANCIAUX. Très jeune, Philippe aime raconter des histoires et les mettre en musique. Il apprécie aussi fortement son terroir et sa langue: le wallon. Fort de cette expérience-là, il s’inscrit tout naturellement au Grand-Prix de la Chanson Wallonne en 1976. Il y remporte le Grand Prix et le prix de la Presse. Sur des mélodies douces, tendrement folk ou d’influence bossa, il se crée un répertoire où les textes balancent entre tendresse et colère. Sa voix, musclée, peut porter les messages les plus forts mais aussi véhiculer les mots les plus doux. Il peut convaincre pour lutter contre les injustices sociales. Et il peut émouvoir sur des sujets aussi sensibles que l’enfance bafouée. L’interprète oscille aussi toujours entre les histoires en wallon et les récits en français. Ses disques sont ainsi toujours plus ou moins mixtes. En 1979, il participe avec d’autres « folkeux » au célèbre festival du « Temps des Cerises » à Couvin (Belgique). Après avoir parcouru la petite Wallonie dans tous les sens, Philippe Anciaux exporte son talent sur les scènes de la francophonie: France, Suisse et Québec.

Ses chansons abordent des thèmes plus internationaux mais sont toujours aussi engagées en faveur d’un monde meilleur. Ses textes en français se balancent aussi de plus en plus sur des rythmes latino: « Bahia » en 1982 et « Coquin cafard » en 1985. Dans les années 1980, il participe, avec d’autres artistes belges, à deux créations d’Albert-André Lheureux: « Brel en mille temps » et « Marilyn et Staline vont en avion ». Au début de la décennie 1990, Philippe Anciaux se retire de la scène et devient directeur du Foyer Culturel de Seraing dans la banlieue de Liège en Belgique. Le 21 septembre 1991, dix ans après la disparition du chanteur à la pipe, il participe, au théâtre de La Louvière (B), à un hommage télévisé de la RTBF: « Brassens Vivant ». Il y interprète la « marche nuptiale » de Georges Brassens et se retrouve aux côtés d’autres artistes belges comme Pierre Rapsat, Philippe Lafontaine, Paul Louka, Héléna Lemkovitch, Joseph Reynaerts, Claude Semal ou Zap Mama entre autres. En 2006, Philippe Anciaux décroche un rôle d’acteur dans le film belge « La raison du plus faible » de Lucas Belvaux. Il se chuchote depuis quelque temps que l’artiste serait en train de préparer son retour en tant que chanteur avec un nouvel album. En attendant, il se produit encore souvent sur scène où il interprète son propre répertoire et quelques reprises comme celle, superbe, de « Tante Sarah », chanson du regretté Paul Louka.
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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple. Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA.
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1er OCTOBRE

DANI en 1970

1er octobre 1944 : Naissance, à Castres, de la chanteuse et comédienne française DANI, née Danièle Graule. Fille d’un cordonnier et d’une vendeuse de chaussures, Danièle, aînée de trois enfants, aurait pu se destiner, elle aussi, à la maroquinerie ou la cordonnerie. Mais ce sont plutôt les arts qui la passionnent et, dès qu’elle le peut, à 19 ans, elle quitte Perpignan pour Paris. Son but est de s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts mais, en 1963, elle est engagée par le magazine « Jours de France » pour y faire des photos. Suite à cela, on lui propose de devenir mannequin et elle obtient de petits rôles dans des films. En 1965, la réalisatrice et productrice Daidy Davis Boyer propose à Danièle d’être figurante dans le scopitone de la chanson « Tout se passe dans les yeux » interprétée par Dick Rivers. Cette incursion dans le monde de la chanson lui donne envie de passer une audition organisée par la maison de disques Pathé Marconi. Du coup, elle a l’opporunité d’enregistrer, en 1966, un premier disque super 45 tours avec, notamment, la chanson « Garçon manqué ».

C’est le début d’une belle carrière de chanteuse dont l’un des coups d’éclat est la reprise de la chanson de Georges Milton, « Papa vient d’épouser la bonne », en 1968: plus d’un million d’exemplaires vendus. Sous le pseudonyme de Dani, l’artiste se veut être la plus complète possible et se présenter à son public sur scène. En 1970, elle passe à l’Alhambra de Paris puis à Bobino en 1971. Par la suite et jusqu’en 1974, elle devient meneuse de revue à l’Alcazar de Paris. Dans le même temps, elle décroche toute une série de rôles au cinéma et à la télévision. En 1974, elle doit représenter la France au concours Eurovision de la Chanson avec « La vie à 25 ans ». Mais le décès du président de la république française Georges Pompidou quelques jours avant la compétition annule sa participation. Qu’à cela ne tienne, la chanson obtient un joli succès radiophonique dans les pays francophones. L’année suivante, ayant signé un contrat discographique avec la maison Flèche appartenant à Claude François, elle assume la première partie de la tournée de ce dernier. Puis, sans doute inspirée par Régine, elle acquiert un night club parisien qu’elle gère jusqu’au début des années 1980. C’est à ce moment qu’elle sombre véritablement dans certaines addictions comme la drogue. Après un long séjour en famille dans le Vaucluse, elle revient à Paris pour y tenir des boutique de fleurs avec une nette préférence pour les roses. En 1993, elle rompt son silence pour sortir un album rock intitulé « N comme Never Again ». En 2001, Etienne Daho apprend que la fleuriste possède un texte que Serge Gainsbourg a écrit pour elle en 1975 et qui est resté inédit: « Comme un boomerang ». Et il insiste pour qu’elle accepte d’enregistrer le morceau en duo avec lui. Elle le fait et c’est un véritable « retour gagnant » pour Dani qui, dans la foulée, se décide à revenir dans les studios de prise de son. Sa première maison de disques en profite également pour sortir un CD best of qui permet aux amateurs de se procurer à nouveau les enregistrements originaux de Dani en qualité numérique. Puis, la chanteuse se lance dans la sortie d’albums contenant des chansons nouvelles et originales: « Tout Dépend Du Contexte » en 2003, « Laissez-moi rire » en 2005 et « Le Paris de Dani », album consacré à la capitale française, en 2010.
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Jeane Manson en 1979 – Photo (c) Leonard De Raemy

1er octobre 1950 : Naissance, à Cleveland (Ohio), de la chanteuse américaine Jeane MANSON. Avec un père écrivain et une mère artiste qui chante et peint, elle passe sa prime enfance au Mexique avant de se rendre en Californie où elle apprend la musique et suit des cours de théâtre. Elle obtient quelques rôles au cinéma et pose nue dans les pages centrales du magazine Playboy en août 1974. Puis, pour oublier un mariage raté, elle part pour l’Europe et y obtient quelques rôles dans des films français comme « Bons baisers de Hong Kong » avec les Charlots. Fin 1975, l’actrice fait connaissance de l’auteur, compositeur et producteur français Jean Renard. Ce dernier est alors inconsolable de la mort de Mike Brant qu’il a révélé au grand public quelques années plus tôt. Jean Renard a aussi beaucoup travaillé avec Sylvie Vartan et Johnny Hallyday. Il trouve en Jeane Manson une chanteuse formidable qui, dans la lignée de Petula Clark, va séduire autant par son accent et son talent que par sa beauté. Et il voit juste. Surtout lorsqu’il lui livre, paroles et musique, un titre qui va déferler sur les ondes radios durant tout l’été 1976: « Avant de nous dire adieu ».

L’effet Jeane Manson est immédiat et les succès vont s’enchaîner comme des perles sur un collier: « Une femme » (1976), « La chapelle de Harlem » (1977), « Ce n’est qu’un au revoir » (1977), « Fais-moi danser » (1978), « Fly to New York city » (1979) et « Vis ta vie » (1979). En 1979, elle est choisie pour représenter le Grand-Duché de Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson à Jérusalem: le titre « J’ai déjà vu ça dans tes yeux » se classe 13e sur 19. Après cette rafale de « tubes », la carrière de Jeane Manson va s’apaiser. L’artiste diversifie alors ses activités et se tourne, par exemple, vers le spectacle musical comme, en 1986 et 1988, « L’homme de la Mancha » dont la première a lieu à Nantes. En 1992, on retrouve Jeane Manson à l’affiche de l’opérette « Dédé » au Théâtre des Célestins à Paris puis, quelques mois plus tard, dans « Trois valses » d’Oscar Strauss à l’Opéra de Marseille. En 1998, elle enregistre une version très personnelle du « Con te partiro » de Boccelli: « Partir avec toi », un titre qu’elle interprète en duo avec le chanteur belge Yvhann Cevic. En 2002, elle entre en studio pour créer une nouvelle version de son premier succès « Avant de nous dire adieu » de nouveau en duo avec Yvhann Cevic. Sachant monter depuis son plus jeune âge, Jeane Manson donne alors des spectacles musicaux en chantant à cheval au Cirque d’Hiver Bouglione en 2006. Dans la catégorie du théâtre musical, on la retrouve en 2007 dans « Sans famille » à l’Opéra de Nice. A la fin de l’année 2010, elle est au programme du Cirque Joseph Bouglione à Chatou en France: elle y chante, danse, monte à cheval et fait le clown. Au début 2011, elle présente à Vernon un nouveau concert acoustique constitué de gospel, de negro-spirituals, de classique et de chansons d’amour: « Spiritual love ». Puis, en 2012, elle rejoint la saison 7 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». La même année, elle reprend son rôle dans une nouvelle version de « L’Homme de la Mancha » au Théâtre des Variétés à Paris. Et, en 2012 encore, elle sort une compilation de trois CD qui contiennent ses plus grands succès et une chanson nouvelle inédite composée par Claude Barzotti: « Est-ce qu’on s’aime encore ? ». Deux ans plus tard, un nouvel opus intitulé « Viviré » est disponible en deux versions: espagnole et française. Il reprend de grands succès éternels comme « L’été indien » (Joe Dassin), « Aranjuez mon amour » (Richard Anthony) ou « Embrasse-moi » (Julio Iglesias). En mars 2016, Jeane Manson commercialise un nouvel opus en français: « Amour le soleil du coeur ».
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STROMAE en 20141er octobre 2015 : STROMAE est le premier artiste belge, francophone de surcroît, à se produire au légendaire Madison Square Garden de New York pour un spectacle qui affiche complet. Le Bruxellois s’exprime en français mais aussi en anglais durant le show. Et il ne peut s’empêcher de glisser quelques références au plat pays face à un public où se trouvent le premier ministre belge Charles Michel et le ministre des affaires étrangères Didier Reynders. Stromae termine son spectacle avec « Alors on danse » et « Papaoutai ». Qualifié de « mélange de Michael Jackson et Jacques Brel » par le New York Times, Stromae effectue un ultime rappel a capella de la chanson « Tous les mêmes ».
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Charles Aznavour en 2004

1er octobre 2018 : Décès, à Mouriès, dans le sud de la France, de l’auteur, compositeur, interprète et acteur français d’origine arménienne Charles AZNAVOUR. Né à Paris le 22 mai 1924, d’un père nommé Micha Aznavourian, baryton tenant un restaurant arménien à Paris, et d’une mère comédienne prénommée Knar, le petit Charles est élevé au milieu des artistes qui fréquentent le resto de ses parents. Et Shahnourh Varinag (c’est le vrai prénom de Charles) songe très vite à appartenir à leur univers. Après l’adolescence, il se lie d’amitié avec le musicien Pierre Roche et, ensemble, ils commencent à se produire sur scène. En 1946, Edith Piaf les remarque et décide de les engager avec les Compagnons de la Chanson pour tourner en France et aux Etats-Unis. C’est toutefois au Québec qu’ils se distinguent le plus et c’est là qu’ils vont finalement s’installer pendant 18 mois. Ils donnent des concerts chaque semaine « Au Faisan Doré » à Montréal et, jusqu’en 1950, le duo enregistre de nombreux disques 78 tours. De retour à Paris, c’est Gilbert Bécaud, jeune débutant, qui va composer et interpréter les chansons dont Charles Aznavour écrit le texte. Mais sa volonté est d’être un interprète lui-même malgré la critique qui est virulente à son égard et qui estime qu’il n’a pas de voix. En 1956 cependant, le vent tourne à la faveur d’un récital donné à Casablanca où le public l’adule. Cette reconnaissance l’encourage et le propulse sur la scène de l’Olympia de Paris où sa chanson « Sur ma vie » devient son premier succès populaire en France. Il réussit alors à créer d’autres titres qui vont lui permettre de poursuivre ses concerts et l’enregistrement de disques. En 1960, alors qu’il passe à l’Alhambra de Paris, il séduit l’assistance avec « Je m’voyais déjà »: une chanson sur la vie des jeunes artistes qu’Yves Montand vient de refuser. Le « jeune premier » a en fait 36 ans et voit enfin s’éloigner l’époque de la « vache enragée ». Mieux: en quelques années, il va devenir une valeur sûre de la chanson française dont il va même être l’un des ambassadeurs dans le monde. Parmi les titres qui vont assurer sa popularité, il y a: « Tu t’laisses aller » (1960), « Il faut savoir » (1961), « Les comédiens » (1962), « La mamma (1963) », « For Me Formidable » (1964), « Que c’est triste Venise » (1964), « La Bohème » (1965), « Emmenez-moi » (1967) ou « Désormais »(1969). En 1962, Charles Aznavour écrit « Retiens la nuit » qui est un grand succès pour Johnny Hallyday et qu’il reprend plus tard, à la fin des années 1970, dans une version disco. Et, deux ans plus tard, il offre « La plus belle pour aller danser » à Sylvie Vartan. Dans les années 1970, il maintient son succès avec des chansons comme « Mourir d’aimer » (1971), « Non je n’ai rien oublié » (1971), « Les plaisirs démodés » (1972), « Comme ils disent » (1972), « Nous irons à Vérone » (1973), « She (tous les visages de l’amour) » (1974), « Ils sont tombés » (1975), « Mes emmerdes » (1976) ou « Camarade » (1977). Et les années 1980 ne sont pas en reste même si les « tubes » d’Aznavour deviennent moins fréquents: « Ca passe » (1980), « Une première danse » (1982) ou « Toi contre moi »(1987). En 1988, un épouvantable tremblement de terre ravage son pays d’origine: l’Arménie. Face à la détresse de tout un peuple, il crée la fondation « Aznavour pour l’Arménie » et il fait enregistrer sa chanson « Pour toi Arménie » par plus de 80 artistes francophones. Le succès est phénoménal. En 1995, Aznavour rachète les éditions musicales Raoul Breton qui détiennent la majeure partie des chansons de Charles Trenet. En 1996, il découvre la chanteuse québécoise Lynda Lemay et décide de l’aider pour la faire connaître en Europe francophone. Deux ans plus tard, il enregistre l’album « Jazznavour » où, avec la complicité de grands musiciens, il transforme quelques uns de ses grands succès en mélodies jazz. En 2001, son nom est donné à une place dans le centre d’Erevan, la capitale arménienne. Pour le remercier de l’action entamée par sa fondation en 1988, une statue lui est même érigée à Gyumri, la ville d’Arménie la plus touchée par le Séisme de cette année-là. En 2006, Aznavour donne un concert en plein air à Erevan devant plus de 100 000 personnes. Le 26 décembre 2008, le président de la République d’Arménie, Serge Sargsian, confère au chanteur français la citoyenneté arménienne. Et, en février 2009, il accepte le poste d’ambassadeur d’Arménie en Suisse. Charles Aznavour est également le représentant permanent de l’Arménie auprès de l’ONU à Genève. Le 6 mars 2010, Charles Aznavour préside la 25e édition des Victoires de la musique à Paris et il reçoit, ce jour-là, une Victoire d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour les 90 ans de l’artiste, sa firme de disques met sur le marché, en mai 2014, un coffret des 90 grands succès du chanteur depuis ses débuts. Et, dans le même temps, 32 CDs gravés chronologiquement sont commercialisés pour être vendus séparément et reconstituer l’intégrale des chansons de Charles Aznavour de ses débuts à 2014. Pour ses 91 ans, en 2015, Charles Aznavour sort un album de chansons nouvelles au ton nostalgique intitulé « Encores » avec un « s » à l’américaine pour évoquer les rappels du public d’outre-Atlantique. Une série de six concerts est alors prévue entre le 15 et le 27 septembre 2015 au Palais des Sports de Paris. Parallèlement à ses activités de chanteur, Charles Aznavour a également mené une carrière exemplaire de comédien en tournant des films pour le cinéma et des séries pour la télévision. Il a ainsi joué dans plus de 60 films. L’artiste est décédé chez lui dans les Alpilles (sud de la France) au cours de la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2018. Il avait 94 ans.
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26 SEPTEMBRE

Philippe Lavil en 1989 – Photo (c) Agence Stills

26 septembre 1947 : Naissance, à Fort-de-France en Martinique, du chanteur français Philippe LAVIL. Né sous le nom de Philippe Durand de La Villejégu du Fresnay, il est un descendant des « békés », ces colons français qui ont fui le régime du roi Louis XV en 1750. Ses parents sont alors les exploitants d’une bananeraie. A l’âge de treize ans, Philippe est envoyé en France dans un pensionnat de la Drôme. Et, par la suite, son prof d’anglais, qui n’est autre que le chanteur néo-zélandais Graeme Allwright, l’initie également à la chanson. Vivement intéressé par cette découverte, Philippe Lavil s’achète une guitare et décide de devenir chanteur. Mais ses parents ont d’autres projets d’avenir pour lui et il suit les cours d’une école de commerce durant trois ans. Le virus musical est cependant le plus fort et il parvient à enregistrer un premier 45 tours en 1969: « A la califourchon ». Le disque n’est pas un succès. Mais Eddie Barclay chez qui il vient de sortir ce premier disque croit en l’artiste et lui permet de commercialiser un second vinyle avec la chanson « Avec les filles je ne sais pas » qui est l’un des grands « tubes » français de 1970.

Désormais, Philippe Lavil n’est plus un inconnu et sa popularité ravit les journaux à sensation de l’époque que l’on ne qualifie pas encore de « people ». C’est ainsi qu’il apparaît à la une de cette presse comme le fiancé de la princesse Caroline de Monaco notamment. Après ce premier grand succès, Lavil compose beaucoup pour d’autres artistes, comme Gérard Lenorman, avant de reprendre le chemin des studios. Il le fait en 1977 pour enregistrer un album dont deux titres obtiennent les faveurs des radios: « Hey Mister Lee » et « Février de l’année dernière ». Puis, à nouveau, Philippe Lavil s’absente des médias pour revenir, tel un boulet de canon, avec un énorme « tube » signé Didier Barbelivien et Michel Héron en 1982: « Il tape sur des bambous » qui se vend à près de deux millions d’exemplaires. Sa carrière est cette fois bien lancée et il ne compte pas la lâcher. Il va ainsi enregistrer succès sur succès: « Elle préfère l’amour en mer », « La chica de Cuba », « Jamaicaine », « Elle tricote des pulls pour personne », « Savana Kumba » ou encore « Kolé Séré » en duo avec Jocelyne Béroard en 1987. Depuis cette période faste, Lavil n’a de cesse de mélanger musicalement ses racines et ses influences dans ses chansons qui, toutes, ont un parfum d’exotisme. Ses albums « Retour à la case créole » (2002), « Calypso » (2007) et « La part des anges » (2011) en sont des exemples parfaits. En 2012, il rejoint la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » comme parrain de la saison 7. Et, cinq ans plus tard, il remet le couvert pour participer à la nouvelle formule du spectacle « Age tendre ».
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Johny Fostier en 1976

26 septembre 1951 : Naissance du musicien et chanteur belge Johnny Callens mieux connu sous le nom d’artiste de Johny FOSTIER. Musicien de bal originaire de la région de Tournai en Belgique, il fait partie, avec trois autres compères dont le Français Alain Delorme, du groupe Crazy Horse qui enregistre de grands succès populaires durant la première partie des années 1970. Après la dissolution du groupe, il entreprend, comme Alain Delorme, une carrière de chanteur soliste dont la popularité n’égale toutefois jamais celle des Crazy Horse. Entre 1977 et 1984, Johny enregistre toute une série de 45 tours dont certains titres marchent bien: « Viens dans mes bras » (1981), « L’autoroute de l’amour » (1981), « La petite Aurélie » (1983) ou « Viens le temps d’une danse » (1984).

Lorsque, au début des années 1990, des compilations compactes du groupe « Crazy Horse » sortent à la faveur de la nostalgie des seventies, Johny Fostier s’insurge contre la promotion qu’en fait le seul Alain Delorme en tant que chanteur du groupe. Redevenu ensuite Johnny Callens, le musicien s’occupe désormais de gérer un réseau de boulangeries-patisseries dans les régions de Tournai et Mouscron. De temps à autre, il se produit encore lors de l’une ou l’autre fête locale comme, par exemple, le 21 juin 2015, à Wattrelos dans le nord de la France.
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Stéphanie Blanchoud en 2006

Stéphanie Blanchoud en 2006

26 septembre 1981 : Naissance, à Uccle (B), de la chanteuse et comédienne belgo-suisse Stéphanie BLANCHOUD. Son père étant de nationalité suisse, elle vit son enfance en région romande à Bionay dans le canton de Vaud. Puis c’est en Belgique qu’elle passe sa jeunesse près de Nivelles et, la passion du théâtre la dévorant, elle entre au Conservatoire de Bruxelles. En juin 2002, elle est diplômée et obtient le prix de déclamation. Alors qu’elle décroche assez vite un bon nombre de rôles au théâtre, elle se laisse aller à la chanson et s’inscrit au concours « Musique à la Française » qu’elle remporte en 2004. La même année, elle se classe deuxième à la Biennale de la chanson française de Bruxelles. Ces deux distinctions lui permettent de participer à quelques festivals de renom en 2005: « Alors, Chante ! » à Montauban (F), Francofolies de Spa (B), le Coup de Coeur Francophone de Montréal (Qc) et, aussi, les Jeux de la Francophonie à Niamey au Niger. Dans la foulée, Stéphanie sort son premier album qui a pour titre « A coeur ouvert ». Même si elle consacre beaucoup de son temps à la chanson, la jeune femme désire aussi écrire pour le théâtre. Et on ne peut vraiment lui donner tort puisque, en 2006, sa pièce « Dans tes bras » reçoit le prix Georges Vaxelaire de l’Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique. Le 5 septembre de la même année, Stéphanie la chanteuse se produit pendant quatre jours sur la scène bruxelloise de « La Samaritaine ». Elle y est accompagnée par Vincent Noiret à la contrebasse, Lucia Capobianco au piano, Philippe Reul à la guitare et Jean-François Assy au violoncelle. Quelques mois plus tard, au cours de l’été 2007, elle décide faire une pause pour explorer d’autres horizons musicaux en vue de l’enregistrement d’un deuxième album. Cet opus intitulé « Insomnies » sort en 2009 et s’avère plus poétique ainsi que musicalement différent avec des ambiances sonores très travaillées. Il permet à l’artiste de repartir sur les scènes de Belgique et d’ailleurs: aux Francofolies de Spa et au Brussels Summer Festival entre autres. A la rentrée 2009, elle assure la première partie de quelques concerts où Maurane rend hommage à Claude Nougaro. Puis Stéphanie a aussi l’opportunité de se produire au Maroc, en Pologne et en Hongrie. En 2011, elle part aux Etats-Unis, à Los Angeles, où elle enregistre quelques titres qui se retrouvent sur un disque sorti sous le nom de “Blanche” et produit par Robert Carranza. Elle s’isole à nouveau par la suite et séjourne un moment au Cap-Vert. Elle y compose la plupart des chansons de l’opus « “Les Beaux Jours“ qu’elle présente le 31 mars 2015 lors d’un concert presté au Botanique à Bruxelles. Le chanteur belge Daan a écrit avec Stéphanie le morceau « Décor » et ils l’interprètent ensemble sur l’album. L’année 2015 est aussi marquée par le tournage d’une série télévisée belge, « Ennemi public », dont Stéphanie est le personnage principal. Et elle revient au théâtre en 2017 avec une pièce qu’elle a écrite et qui est mise en scène par Daphné Dheur, une autre comédienne-chanteuse belge: « Je suis un poids plume ».
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Tino Rossi dans les années 1950 – Photo (c) Rimis

26 septembre 1983 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, du chanteur français Tino ROSSI à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du pancréas. Né le 29 avril 1907 à Ajaccio (Corse, France), Constantin, dit « Tino », est attiré dès son plus jeune âge par la chanson. Et sa voix, particulièrement claire, ne laisse pas son entourage indifférent. L’école n’est pas la plus grande passion du jeune Constantin qui, une fois adolescent, profite plus de ses dons vocaux pour séduire les jeunes filles. C’est ainsi qu’à l’approche de ses 20 ans, il tombe amoureux d’une violoniste qu’il accompagne sur le continent et qu’il épouse. Il devient le papa d’une fille prénommée Pierrette puis divorce. Après un bref retour sur l’île de beauté, Tino arrive cette fois à Marseille avec une deuxième épouse. Il y accomplit divers petits boulots provisoires et alimentaires. Il déménage à Aix-en-Provence où il fait la connaissance d’un tourneur: Louis Allione. Ce dernier lui permet de se produire dans des petites salles de la région où on présente Tino Rossi comme « le roi des chanteurs de charme ». En 1932, il enregistre, à Marseille, un disque gadget qui sert de cadeau à sa maman. Mais un producteur parisien est dans la boutique où Tino grave sa voix sur ce disque en fer blanc et il le convie à « monter » à Paris pour y réaliser un « vrai » disque. Il est en effet épaté par la tessiture du jeune homme dont les cordes vocales présentent en fait une anomalie lui permettant de couvrir deux octaves et demi. Deux chansons sont gravées sur ce premier disque « professionnel »: « O Ciuciarella » et « Ninni Nanna ». De retour à Marseille, l’artiste est engagé plusieurs jours à l’Alcazar et au Théâtre des Variétés. Tout cela l’amène assez naturellement à signer un premier contrat avec une maison de disques. Et c’est chez Columbia qu’il enregistre son premier « tube »: « Le tango de Marilou ». Parallèlement à cet engouement discographique, sa carrière prend aussi une ampleur étonnante sur scène. Il se produit ainsi un peu partout en France mais aussi en Belgique. A Paris, il chante à l’ABC et au Casino. Son physique fait réellement « craquer » la gent féminine dont il devient l’idole. Et les producteurs de cinéma, bien conscients du profit à en tirer, vont faire appel à Tino Rossi qui, dès 1936, tourne dans « Marinella », un film écrit et réalisé autour de sa personne. Et c’est un véritable triomphe. C’est l’époque du « Front Populaire » en France et Tino chante même pour des grévistes. Les radios des Etats-Unis diffusent alors les disques. Sa chanson « Vieni Vieni », enregistrée par de grands orchestres populaires américains, se classe en tête du hit-parade de l’époque: « Top tune of the week ». Le chanteur est alors appelé à se produire aux USA pour quelques récitals et intéresse Hollywood qui lui propose des rôles au cinéma. Mais Tino a le blues de la France et ne se plaît pas outre-Atlantique. Il décline les offres pourtant alléchantes qui lui sont faites. Le chanteur revient donc en France quelques mois avant l’éclatement de la seconde guerre mondiale. Il travaille dans la zone libre de la France et tourne ainsi en 1941 dans le film « Le soleil a toujours raison » où il interprète « Le chant du gardian ». Ensuite, malgré la guerre, Tino Rossi continue à travailler, tournant même un film en 1943 pour la Continental allemande: « Mon amour près de toi » de Richard Pottier. Avec d’autres artistes toutefois, il fait, à sa manière, de la résistance en prenant part à de nombreux actes de bravoure. En 1946, enfin libérée des contraintes de la guerre, l’industrie cinématographique reprend ses activités et, pour Tino Rossi, le film s’appelle « Destins » toujours réalisé par Richard Pottier. Il y chante une berceuse oubliée et retrouvée par ses auteurs Henri Martinet et Raymond Vincy: « Petit papa Noël ». Alors qu’il va poursuivre ses activités d’acteur jusqu’en 1954, il chante, pour la première fois, « Petit Papa Noël » en public sur la scène de l’A.B.C. en 1948. Le succès de cette chanson ne va jamais fléchir au point de la voir devenir un grand classique de Noël dans les pays francophones. A 47 ans, Tino Rossi arrête le cinéma et tente l’aventure nouvelle de l’opérette. Ses premiers pas dans « Méditerranée » de Francis Lopez et Raymond Vincy en 1955 sont un triomphe. Il mène désormais cette carrière en parallèle avec l’enregistrement de chansons. En 1963, il connaît à nouveau un succès discographique étonnant avec « Le temps des guitares » en pleine époque « yé-yé ». Six ans plus tard, il revient une dernière fois en chanteur d’opérette fouler la scène du Mogador à Paris pour « Le Marchand de soleil ». Au début des années 1970, Tino Rossi se retire petit à petit mais effectue encore des galas, des tournées et des enregistrements. Il est aussi de plus en plus présent sur les écrans de télévision français en participant à des émissions de Jean-Christophe Averty, Maritie et Gilbert Carpentier, Guy Lux ou Jacques Chancel. A la fin de l’année 1982, le chanteur corse propose une série de concerts pour ses 50 ans de carrière dans la salle de ses débuts: le Casino de Paris. Il y présente des nouvelles chansons comme « La guerre des gosses » et le fait pendant près de deux mois. Le dernier spectacle a lieu le 2 janvier 1983 et constitue l’ultime apparition de Tino Rossi sur scène. Il lutte alors déjà contre la maladie et le cancer du pancréas qui l’oblige à être hospitalisé pour une lourde opération en mars. Très affaibli, le chanteur finit par succomber le 26 septembre 1983. Ses obsèques sont nationales et célébrées trois jours plus tard en l’église parisienne de la Madeleine. Mais c’est à Ajaccio, en sa terre natale de Corse, que Tino Rossi est finalement inhumé après que le corbillard a traversé une grande partie de l’île salué de village en village par des milliers de personnes. Au cours de sa carrière, Tino Rossi aurait vendu près de 700 millions de disques dans le monde dont un très grand nombre de « Petit Papa Noël ».
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26 septembre 1985 : Lors de l’émission « Y’en aura pour tout le monde » sur la radio Europe 1 à Paris, l’humoriste Coluche lance le concept des « Restos du Coeur ». Cette initiative sera approuvée par des chanteurs comme Jean-Jacques Goldman qui lancera l’idée d’un disque puis d’un concert caritatif.
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24 SEPTEMBRE

Bernard Haillant en 1985 – Photo (c) Christophe Chauvet

24 septembre 1944 : Naissance, à Nancy, du chanteur français Bernard HAILLANT. Les premiers pas dans la chanson de Bernard Haillant se font en 1969 au sein du groupe Crèche qu’il fonde avec Jo Akepsimas, Mannick, Jean Humenry et Gaëtan de Courrèges. En même temps, il entame une carrière de chanteur soliste qu’il va encore plus développer lors de la dissolution du groupe. Au total, il enregistre une dizaine d’albums pour lesquels il reçoit deux prix de l’Académie Charles Cros: en 1982 et en 2001. Les thèmes abordés par Bernard Haillant sont très divers, sérieux et humains. Sa voix est puissante et, dans ses enregistrements, est toujours mise en avant pour faciliter l’audibilité des textes qui, ici, ont une grande importance. Cette façon de travailler, qui ne correspond à aucune tendance et mode, a la particularité de rendre les chansons de Bernard Haillant intemporelles. Mais, du coup, ces chansons ont toujours très peu de chances d’être diffusées sur les radios qui pourraient les rendre « populaires ». Et, avec le temps, Haillant est devenu un artiste apprécié par une certaine catégorie d’afficionados de la chanson française qui a finalement constitué son public de prédilection. En 1970, il bénéficie toutefois d’une légère médiatisation de sa chanson « Le jour où nous serons vieux ».

Pendant toute sa carrière, le chanteur s’attache aussi à jouer d’un maximum d’instruments sur ses enregistrements: guitare, percussions, flûte ou violon par exemple. Bernard Haillant décède le 17 avril 2002 à Paris. Une intégrale en CD des albums de Bernard Haillant sort à la fin des années 2000 et elle est présentée lors du festival « Chansons de Paroles » à Barjac (Ardèche) à l’initiative de Jofroi, chanteur et alors organisateur de la manifestation.
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Bruno Brel en 2003

24 septembre 1951 : Naissance, à Bruxelles, de Bruno BREL, chanteur et écrivain belge. Fils de Pierre, le frère « aventurier » de Jacques Brel, Bruno grandit dans l’ombre du talent de son oncle qu’il admire. Il ne songe dès lors qu’à devenir chanteur et il possède effectivement un talent qu’il commence à dévoiler dans quelques cabarets de Bruxelles à partir de 1967. Encore jeune, il peaufine ses chansons avant de les présenter, au milieu des années 1970, à Jacques Canetti, celui-la même qui avait lancé la carrière de son oncle 20 ans plus tôt. Le producteur lui propose alors d’enregistrer un premier album en 1977, date à laquelle Bruno Brel décide de s’installer à Paris.

Parce que le nombre de chansons est suffisant et que le talent de l’artiste est en plein devenir, Canetti lui produit un deuxième album en 1979 alors que Jacques Brel est décédé quelques mois plus tôt. Le répertoire étant conséquent et le petit succès des disques lui permettant de se faire connaître, Bruno Brel entame des tournées où il part à la conquête d’un public qui n’a pas les préjugés des medias par rapport à ses liens de parenté. Des liens que Bruno lui-même a parfois beaucoup de difficultés à effacer pour affirmer son prénom et son talent propre en tant qu’artiste. Il lui faudra ainsi des années avant de réellement assumer cette condition de neveu puisque, finalement, en 2001, il enregistre quelques reprises de « tonton Jacques » sur l’album « Moitié Bruno, moitié Brel ». Depuis, Bruno Brel continue à interpréter sur disque comme sur scène un subtil mélange de ses oeuvres et de celles de Jacques Brel. Ayant hérité du côté aventurier de ses parents qui l’emmenèrent tout petit en moto dans les déserts d’Afrique, Bruno s’inspire de son vécu pour écrire des chansons dont les textes sont toujours imagés et superbement construits avec humour, tendresse et sensibilité. Il s’est aussi livré au scénario de bandes dessinées (« Les moines ») et à l’écriture de livres comme « Le touareg blanc ». Parmi ses chansons les plus marquantes, on peut citer « Valse amusette » (1977), « Les émigrants » (1979), « Ce n’est pas vrai » (1988), « Tu étais toute nue » (1991) ou « La rivière bambou » (1994).
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Pierre Cosso en 1986 – Photo (c) Marc Lafon

24 septembre 1961 : Naissance, à Alger (Algérie), de l’acteur, chanteur et compositeur français Pierre COSSO. Il se révèle d’abord comme jeune comédien aux côtés de Sophie Marceau dans « La Boum 2 » en 1982. Et il enchaîne ensuite une carrière d’acteur sur les chapeaux de roues. Il poursuit également son parcours en jouant des personnages dans des séries télévisées. Dans les années 1980, Pierre Cosso enregistre aussi quelques 45 tours qui obtiennent un succès tout relatif avec des chansons ayant pour titres « Vis ta vie » (1986), « Emmène-moi » (1987) ou « Pioche » (1988). Pierre Cosso poursuit ses activités musicales dans les années 2000 en s’orientant vers une musique plus électro-ethnique permettant à ses compositions de figurer sur des compilations de « lounge music ». Aux dernières nouvelles, Pierre Cosso vit sur un bateau en famille à Tahiti loin de l’agitation médiatique des plateaux de cinéma et de télévision. Il alimente régulièrement son site internet de cartes postales paradisiaques et vous pouvez y accéder en CLIQUANT ICI. Son voilier, le Nusa Dua, accosté la côte italienne, Pierre accepte, en février 2016 de participer, sur la châine de télé publique RAI Uno, à l’émission « Danse avec les stars » jusqu’au 23 avril 2016. Il est désormais possible de louer le catamaran de Pierre Cosso pour une croisière inoubliable en Polynésie française.
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24 septembre 1992 : Sortie d’un nouveau magazine luxueux consacré à la chanson française. Ce sont les journalistes spécialisés Fred et Mauricette Hidalgo qui sont à la base de « Chorus » dont la première couverture est consacrée à Michel Jonasz. Elle devient très vite la revue de référence en couvrant l’actualité, le patrimoine et le devenir de la chanson d’expression française. La publication a cessé de paraître durant l’été 2009 suite à la mise en liquidation judiciaire de la société éditrice qui avait été reprise l’année précédente par un groupe de presse indépendant. Depuis, Fred Hidalgo poursuit ses activités de militant de la chanson francophone en alimentant un blog personnel: « Si ça vous chante ». Vous pouvez le visiter en CLIQUANT ICI.
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24 septembre 2011 : Talent prometteur de la nouvelle scène francophone belge, Antoine HENAUT sort son premier album « 36 000 ». L’opus est réalisé par Aurelio Mattern (de Lucy Lucy) et mixé par Maximin N’Java (de Suarez). Le premier single envoyé aux radios a pour titre « Inévitable ». Et il apparaît de plus en plus inévitable de penser qu’Antoine est dans une totale filiation avec Thomas Fersen.
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21 SEPTEMBRE

21 septembre 1983 : Naissance, à Dakar au Sénégal, de l’auteur, compositeur et interprète français YCARE sous le patronyme de Assane Attyé. Libanais d’origine, Sénégalais de naissance et Français d’adoption, Ycare a une enfance marquée par un grave accident. Immobilisé, il apprend la guitare et commence à écrire des chansons très tôt. Il débarque un jour en France pour suivre ses études supérieures. Et, simultanément, il présente ses chansons dans des cafés de Montpellier. Installé à Paris, il décroche un diplôme qui lui permet de devenir trader en matières premières. A ce moment, des amis, convaincus par ses talents artistiques de musicien et de chanteur, l’inscrivent aux auditions de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Il y effectue un superbe parcours pour terminer en quatrième position en 2008. Il part ensuite à Dakar où il enregistre une maquette dans le studio de Youssou N’Dour. Ces essais servent à alimenter son premier album, « Au bord du monde », qui sort le 29 juin 2009 avec un extrait immédiatement envoyé aux radios: « Alison ». Ce disque obtient, comme on dit poliment, un beau succès d’estime qui ne touche pas le grand public. Par contre, deux ans plus tard, la première chanson à être extraite du deuxième album d’Ycare se révèle rapidement être un « tube » et « Lap Dance » est un des grands succès de l’été 2011.

Cette popularité lui permet de se retrouver sur scène à de nombreuses reprises et d’être à l’affiche de certains festivals d’été comme les Francofolies de Spa (B) en juillet 2012. Un troisième opus dont le titre est « La Somone » sort en mars 2014. Ce dernier ne semble pas obtenir le succès populaire et médiatique attendu.L’année suivante, Ycare quitte sa maison de disques et devient indépendant. Il dit écrire trop de titres pour se contenter d’un album tous les trois ans. Il lance donc une collecte de financement participatif au terme de laquelle il récolte 36.232 € de la part de 663 contributeurs. Il s’engage alors dans une tournée acoustique où il s’accompagne à la guitare dans toute la France. Le 3 février 2016, Ycare se produit dans la salle de la Nouvelle Eve à Paris et il y enregistre un album en public qui est disponible chez les disquaires le mois suivant et qui a pour titre « Un tour sans fin ».
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En 1986

En 1986

21 septembre 1990 : Décès, à Forest, dans la banlieue de Bruxelles, du comédien et chansonnier belge Jacques LIPPE. Il naît à Nivelles le 19 avril 1925 et, après avoir suivi une formation pour devenir comédien, Jacques commence à se faire connaître en 1940 par des imitations de Fernandel. Il devient ensuite chansonnier mais le genre va s’essoufler à l’approche des années 1960. Ayant plusieurs cordes artistiques à son arc, Jacques Lippe s’oriente alors vers le théâtre et, surtout, la comédie. S’il a joué « le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, son rôle le plus marquant reste celui du père Beulemans dans la pièce typiquement bruxelloise « Le Mariage de Mademoiselle Beulemans ». En 1986, touché par la musique et le texte qu’on lui propose, il enregistre une chanson intitulée « Où es-tu mon bon vieux Bruxelles » qui lui colle parfaitement à la peau.

Deux ans plus tard, avec un autre comédien belge qui chante également, Léonil Mc Cormick, il crée le Théâtre de la Valette qui se trouve à Ittre près de Nivelles en Belgique. Jacques Lippe a aussi joué dans quelques films comme « Home sweet home » de Benoît Lamy en 1973 ou « L’oeuvre au noir » d’André Delvaux en 1988. Jacques Lippe meurt d’un cancer du poumon le 21 septembre 1990.
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21 septembre 1991 : Dix ans après la mort de l’auteur-compositeur et poète-interprète français Georges BRASSENS, des artistes belges francophones lui rendent hommage au cours d’un spectacle télévisé intitulé « Brassens Vivant » et présenté au Théâtre de La Louvière (B). Sont présents, pour reprendre les grands succès du grand Georges, Paul LOUKA (« Auprès de mon arbre » et « Bonhomme »), Philippe LAFONTAINE (« Brave Margot » et « Je m’suis fait tout petit »), Pierre RAPSAT (« La non demande en mariage »), Claude SEMAL (« Le gorille »), Koen DE CAUTER (« La princesse et le croque-notes »), Joseph REYNAERT (« Les amoureux des bancs publics »), Philippe ANCIAUX (« Marche nuptiale ») et Dieudonné KABONGO (« Une jolie fleur »). Au rayon des prestations sans doute les plus originales, il faut relever celle du groupe vocal ZAP MAMA (« Chanson pour l’Auvergnat ») et, surtout, celle d’Héléna LEMKOVITCH, rare femme à interpréter « Quatre-vingt quinze pour cent ». La soirée est diffusée en direct par la RTBF, télévision belge francophone.
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12 SEPTEMBRE

Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

12 septembre 1888 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Elevé dans la plus pure tradition du titi parisien et digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. Son succès populaire important est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes: « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire » par exemple.

Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais, au fil du temps, son étoile américaine pâlit et cela l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie, avec ironie, le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il sera un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique alors que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya. Ils auraient d’abord vécu à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Quatre ans plus tard, il parraine une toute jeune chanteuse qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois plus tard, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Mathé Altéry dans les années 1960 - Photo (c) Sam Levin

Mathé Altéry dans les années 1960 – Photo (c) Sam Levin

12 septembre 1927 : Naissance, à Paris, de la chanteuse soprano française Mathé ALTERY sous le vrai nom de Marie-Thérèse Altare. Elle est élevée dans le milieu artistique puisqu’elle est la fille du ténor Mario Altéry et la petite-nièce de Juliette Wermetz qui fut, notamment, la partenaire de Caruso à la Scala de Milan. C’est très jeune que Marie-Thérèse commence à chanter à Cherbourg où son père travaille alors. Elle devient rapidement une vedette locale et se lance dans des études musicales classiques. En 1950, elle est engagée comme choriste au Théâtre du Châtelet à Paris où elle est à l’affiche de l’opérette « Annie du Far-West ». Poursuivant son chemin artistique vers la reconnaissance, elle se distingue lors d’un concours de chanson organisé à Deauville en 1953. Le chef d’orchestre Raymond Legrand est de ceux qui la remarquent et il lui fait enregistrer la chanson « Les belles de nuit » du film réalisé par René Clair. De rencontres en rencontres, Mathé Altéry finit par décrocher sa participation au premier Concours Eurovision de la chanson organisé à Lugano en 1956. Elle y représente la France aux côtés de la chanteuse Dany Dauberson. Elle y interprète « Le Temps perdu ».

Peu de temps après, elle se lance dans l’enregistrement de plusieurs disques de la série des treize: treize vieilles valses, treize airs d’opérette, treize valses de Vienne, etc. Parmi ces albums, celui des treize mélodies de la Belle Epoque remporte le prix de l’Académie Charles-Cros en 1957. Dans les années 1960, Mathé Altéry est la voix française de plusieurs comédies musicales américaines. Elle double ainsi Julie Andrews dans « La Mélodie du bonheur » en 1966 et Audrey Hepburn dans « My Fair Lady ». Elle est alors sollicitée pour chanter à Las Vegas mais elle refuse et préfère rester en France pour raisons sentimentales et un mariage célébré en 1966. La chanteuse effectue cependant de nombreuses tournées à l’étranger: au Canada, en Afrique du Sud ou en Scandinavie entre autres. De retour à Paris en 1970, elle est à l’affiche de l’opérette « Bon week-end Conchita » de Roland Arday. En 1975, elle enregistre des duos célèbres sur un album avec avec Lucien Lupi. Par la suite, Mathé Altéry se fait plus discrète sur scène: elle annonce, en 1988, qu’elle fait ses adieux en jouant dans « Rêves de Vienne » de Francis Lopez au théâtre parisien de l’Eldorado. Mais, le mercredi 7 décembre 1993, elle est à l’affiche des « Refrains oubliés du bonheur », un spectacle destiné aux seniors au Théâtre Royal de Mons en Belgique. C’est l’époque où les téléspectateurs français peuvent la revoir régulièrement dans les émissions de Pascal Sevran: « La chance aux chansons » et « Chanter la vie ». Fin de l’année 2006, elle est nommée chevalier de la Légion d’honneur française pour 57 ans d’activités professionnelles et artistiques. Avec l’apparition du disque compact à la fin des années 1980, de nombreuses compilations nous permettent de retrouver ses grands succès en version originale digitale restaurée.
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CARAVELLI en 1975 – Photo (c) H. Tullio

12 septembre 1930 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre et compositeur français CARAVELLI sous le nom de Claude Vasori. D’un père italien et d’une mère française, il apprend tôt la musique et se destine à en faire son métier. Et c’est à 26 ans qu’il songe sérieusement, sur les conseils du chef d’orchestre Ray Ventura, à fonder sa propre formation musicale. S’inspirant de l’avion « Caravelle » popularisé par la compagnie Air France, il décide de prendre pour pseudonyme le nom de Caravelli, question de sonner plus « italien ». Dès 1959, il commence à enregistrer des disques qui reprennent, de manière instrumentale, les grands succès du moment. Dans les années 1970, Caravelli enregistre un 33 tours tous les trois mois. Tous ses albums contiennent aussi, à chaque fois, un titre personnel composé par le chef d’orchestre. Parcourir la discographie de Caravelli permet ainsi d’établir un rapide panorama de la chanson française d’une certaine époque. Mais elle procure aussi l’occasion de se rendre compte de la richesse musicale de certaines mélodies qui tiennent très bien la route sans texte. En 1970, il est l’arrangeur des musiques du film « L’homme qui vient de la nuit » dont les chansons sont interprétées par Ivan Rebroff. Sur disque, il accompagne aussi les vedettes de la chanson française et de l’opérette comme Maurice Chevalier, Charles Trenet ou José Todaro. En 1973, Caravelli compose la chanson « Laisse-moi le temps » avec laquelle Romuald représente la France au festival chilien de Vina del Mar. Dans sa version anglaise, cette chanson sera ensuite enregistrée par Frank Sinatra sous le titre « Let me try again ». L’orchestre de Caravelli a aussi parcouru les routes de France et de Belgique pour se produire en concert à la fin des années 1970. En Belgique, où Claude Vasori recrute souvent ses musiciens, il est alors l’orchestre officiel d’une émission baptisée « Nos plus belles années » présentée par Jean-Claude Menessier à la RTBF, la télévision publique francophone. S’adaptant sans cesse aux nouvelles technologies et aux sonorités contemporaines, Caravelli fait évoluer son orchestre et y introduit des instruments électroniques dans les années 1980. A la fin de l’année 2002, il enregistre à Bruxelles ce qui sera son dernier album dont le titre est celui d’une chanson de Céline Dion: « A new day has come ».
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Michel Drucker – Photo (c) France 2 Pascalito

12 septembre 1942 : Naissance, à Vire, en Normandie, de l’animateur et producteur français Michel DRUCKER. Il est le fils d’un médecin de campagne juif d’origine roumaine installé dans le Calvados et d’une Autrichienne native de Vienne. Plutôt cancre appréciant la proximité du poêle à l’école, il ne fait pas des études remarquables mais il nourrit une passion pour le sport qui va l’amener à se rendre à Paris après son service militaire accompli à Compiègne et dans la capitale française. Il se fait engager à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Français en 1964. Il y est d’abord reporter sportif dirigé par Léon Zitrone, Pierre Desgraupes, Georges De Caunes et Roger Couderc. Et, malgré une courte apparition comme présentateur de l’émission musicale de variétés « Tilt » en 1964, il reste, jusqu’en 1975, cantonné dans le secteur des émissions sportives. Puis, il décide de consacrer ses émissions au show-business et à ceux qui font l’actualité de la chanson et du cinéma. Ses programmes ont d’abord pour titre « Les rendez-vous du dimanche ». Et c’est aux commandes de cette émission qu’il a la triste tâche d’annoncer le décès de Claude François le samedi 11 mars 1978 alors qu’il attend le chanteur pour des ultimes répétitions. Ensuite, il y a « Stars » sur TF1 puis, à partir de 1982, la mythique émission « Champs-Élysées » sur Antenne 2. Avec ces émissions, Drucker obtient une popularité et une notoriété qui lui permettent de recevoir des stars internationales mais aussi de partager l’amitié d’artistes comme Johnny Hallyday, Michel Sardou, Jean Ferrat, Salvatore Adamo ou Serge Gainsbourg. Epoux de l’ex-chanteuse et danseuse Dany Saval, il crée en 1984 la société de productions DMD (Dany et Michel Drucker). En même temps que cette carrière télévisuelle, Michel Drucker entame des activités radiophoniques à Paris sur RTL d’abord (« La Grande Parade » de 1976 à 1982) puis sur Europe 1 de 1983 à 1987. En 1990, le nouveau président d’Antenne 2 n’est guère inspiré en déclarant Drucker « has been ». Le producteur se tourne alors vers la chaîne privée TF1 où il obtient un succès considérable avec « Stars 90 ». En 1994, la chaîne publique Antenne 2 est devenue France 2 et Michel Drucker y revient pour un talk show quotidien de début de soirée où il révèle au grand public des artistes comme Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Cette émission intitulée « Studio Gabriel », du nom du Pavillon Gabriel que DMD Productions a acheté à deux pas de la Place de la Concorde, s’arrête en 1997. Un an plus tard, alors que l’état de santé de Jacques Martin ne lui permet plus d’assurer les programmes du dimanche après-midi sur France 2, c’est Drucker qui est sollicité et, le 20 septembre 1998, il présente le premier « Vivement dimanche ». Dans le même temps, l’animateur présente aussi des émissions ponctuelles et des soirées prestigieuses comme les remises de Molières, de Césars ou de Victoires de la Musique. De 2006 à 2007, il tente une nouvelle aventure un samedi soir par mois avec « Tenue de soirée » réalisée à chaque fois dans une ville différente sous un chapiteau transparent. Mais l’expérience s’arrête par manque de moyens. Le 20 mai 2006, il se trouve à Athènes pour commenter le concours Eurovision de la chanson pour la première fois. En 2008 et 2009, il revient à la radio dans les studios d’Europe 1. Puis, à la surprise générale, vingt ans après son interruption, il reprend l’émission « Champs-Elysées » le 13 novembre 2010. En 2012, il devient le présentateur d’une émission mensuelle sur France 2: « Le grand show ». Il y accueille à chaque fois une vedette de la chanson qui est la star de l’émission: Johnny Hallyday, Céline Dion, Florent Pagny ou Patrick Bruel, entre autres, en sont les invités. Durant le mois d’août 2014, il co-anime avec la présentatrice canadienne Julie Snyder un talk-show franco-québécois qui a pour titre « L’été indien ». Le couple y accueille des artistes comme Stromae, Isabelle Boulay, Francis Cabrel, Céline Dion, Patrick Bruel, Ginette Reno, Garou, Coeur de Pirate, Roch Voisine, Lynda Lemay, Robert Charlebois, etc. Très proche des artistes et des chanteurs, Michel Drucker n’a jamais caché son envie d’interpréter une chanson de temps à autre dans ses émissions. Il a ainsi participé de manière très brève à l’enregistrement de quelques chansons caritatives comme « La chanson des Enfoirés » en 1986, « Pour toi Arménie » en 1989, « Roumanie le soleil se lève à l’Est » en 1990 et « Un geste pour Haïti » en 2010. En 2015, l’animateur annonce vouloir franchir un pas de plus en préparant un « one-man show » qu’il compte présenter dans toute la France. Et, en juin 2016, il présente la dernière émission « Vivement dimanche » de l’après-midi. A partir de mois de septembre suivant en effet, Michel Drucker est toujours bien là le dimanche sur France 2 mais en avant-soirée pour un talk-show allongé. L’histoire n’est cependant qu’un éternel recommencement et, en septembre 2018, après avoir essayé d’autres formules sans succès, les dirigeants de France 2 demandent à Michel Drucker de reprendre les « Vivement Dimanche » de l’après-midi.
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Mylène Farmer en 1987 – Photo (c) Elsa Trillat

12 septembre 1961 : Naissance, à Pierrefonds au Québec, de la chanteuse française Mylène FARMER dont le vrai nom est Gautier. Son père est un ingénieur en ponts et chaussées français alors envoyé au Canada pour participer à la réalisation d’un barrage. Le travail est important et long et, du coup, toute la famille va s’installer au Québec où Mylène passe les huit premières années de sa vie. Ensuite, c’est le retour en France où tout le monde emménage à Ville d’Avray près de Paris. L’adolescence de Mylène se déroule entre Paris et la Bretagne où elle passe régulièrement ses vacances. Elle veut alors s’orienter vers l’équitation et devenir monitrice. Mais, finalement, c’est au cours Florent à Paris qu’elle aboutit avec l’ambition de devenir comédienne. Elle effectue alors divers petits boulots pour vivre. Après une brève carrière de mannequin, elle est engagée, au cours d’un casting en 1984, par Laurent Boutonnat pour devenir l’interprète d’un titre qu’il a composé et qu’il produit: « Maman a tort ». Elle décide alors de prendre un pseudonyme et elle choisit le nom d’une actrice américaine des années 1930: Frances Farmer. Le disque est apprécié des radios et devient un grand succès populaire. Un deuxième 45 tours est enregistré chez RCA en 1985 mais le titre « On est tous des imbéciles » marche moins bien que le premier et la firme de disques rend son contrat à Mylène Farmer. Du coup, son troisième vinyle sort chez Polydor à la fin de l’année 1985: « Plus grandir » n’est à nouveau pas un grand succès. Tout va changer en 1986 avec la commercialisation du premier album de Mylène Farmer qui va être porté par la chanson « Libertine ». La sortie du 45 tours est appuyée par un clip video tourné avec beaucoup de moyens et où la chanteuse rousse apparaît nue. Le morceau est un véritable « tube » et lance réellement la carrière de l’artiste. Dans la foulée, Mylène Farmer va voguer de succès en succès avec des titres comme « Tristana » (1987), « Sans contrefaçon » (1987), « Pourvu qu’elles soient douces » (1988), « Ainsi soit-je » (1988), « Désenchantée » (1991), « Je t’aime mélancolie » (1991), etc. La chanteuse amasse aussi les récompenses diverses comme les Victoires de la Musique par exemple. En 1989, Mylène Farmer fait ses premiers pas sur scène et elle innove totalement en présentant un spectacle chorégraphié et scénarisé. La tournée qui suit cette première expérience est un véritable triomphe public. Depuis, la carrière de la chanteuse s’est poursuivie d’une manière plutôt linéaire avec des albums au succès constant et des tournées de mega-concerts à guichets fermés. Entre 1986 et 2012, l’artiste a enregistré neuf albums en studio dont le dernier a pour titre « Monkey me ». Un nouvel opus, « Interstellaires », est commercialisé fin 2015 et il est annoncé par un single interprété en duo avec Sting: « Stolen car ». Il marque un nouveau tournant dans la carrière de Mylène: l’abandon de Laurent Boutonnat en tant que compositeur. En mars 2017, après plus de 30 ans de collaboration, l’artiste quitte la firme phonographique Polydor et Universal Music pour enregistrer son prochain album chez Sony Music. Ce nouvel opus se fait cependant attendre mais il est toutefois annoncé par deux titres sortis début 2018: « Rolling Stone » et « N’oublie pas », un duo avec la chanteuse LP.
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Claude Semal en 2006

12 septembre 2006 : l’auteur-compositeur-interprète belge Claude SEMAL est sur la scène du cabaret « La Samaritaine » à Bruxelles. Jusqu’au samedi 16, il y présente « Enfant de solo », un seul-en-scène plein d’histoires et de chansons, avec une guitare électrique pour Rossinante et un poisson rouge pour rossignol. Le spectacle est mis en scène par Laurence Warin.

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Rachid Taha en 1998

12 septembre 2018 : Décès, à Paris, du chanteur algérien Rachid TAHA d’une crise cardiaque la nuit pendant qu’il dormait à son domicile. Né le 18 septembre 1958 à Saint-Denis-du-Sig (aujourd’hui Sig) près d’Oran en Algérie, le jeune Rachid déménage pour l’Alsace où il suit ses parents à l’âge de dix ans. Il vit ensuite quelque temps dans les Vosges où sa scolarité est plutôt turbulente. C’est à ce moment qu’il apprend à écrire et à parler l’arabe littéraire en écoutant les chansons de la célèbre Oum Kalsoum. Il suit alors des études de comptabilité et accomplit divers petits boulots avant de s’installer à Lyon où il finit par travailler en usine. Il rencontre alors Mohammed Moktar Amini qui est passionné de musique comme lui et, ensemble, ils fondent le groupe « Carte de Séjour ». Ils sont rejoints, en 1982, par Jérôme Savy et ils  enregistrent leur premier album, « Rhorhomanie », en 1984. Leur répertoire prône l’intégration et la tolérance envers les immigrés. Le groupe connaît son premier grand succès en 1986 avec la reprise, formidablement personnelle et significative, de la chanson « Douce France » de Charles Trenet. L’aventure de « Carte de Séjour » s’arrête en 1989 et Rachid Taha poursuit sa route seul en enregistrant un premier album intitulé « Barbès » en 1991. Le succès est certain mais il atteint vraiment son paroxysme en 1998 avec la chanson « Ya Rayah ». La même année, il enregistre sur un album le spectacle qu’il a partagé avec Khaled et Faudel: « 1,2,3 Soleils ». Les opus suivants de Rachid Taha reçoivent tous un bon accueil des médias et du public: « Tékitoi » (2004), « Diwan 2 » (2006), « Bonjour » (2009) ou encore « Zoom » (2013).
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10 SEPTEMBRE

André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

10 septembre 1912 : Naissance, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Très tôt son père le destine aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique de Biarritz, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend des études de kinésithérapeute mais participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour satisfaire une autre de ses passions. C’est au cours de l’un de ces crochets radiophoniques qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Et c’est finalement au sein de l’orchestre réputé de ce dernier qu’André va faire ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec la formation de Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Le titre « Maréchal, nous voilà » lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste hospitalisé de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944 dont une video amusante en noir et blanc, malheureusement incomplète, se trouve ci-dessous.

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Mireille Dumas – Photo (c) Charlotte Schousboe – France 3

10 septembre 1953 : Naissance, à Chartres, de la productrice et animatrice de télévision française Mireille DUMAS. Son enfance se déroule en province où elle est élévée par sa mère suite au décès de son père alors qu’elle a trois ans. Professionnellement, elle commence par faire du théâtre avant de réaliser des documentaires pour la télévision dans les années 1980. En 1991, elle crée sa société de production, « MD productions ». Cette dernière se spécialise dans les documentaires télévisés sociétaux. Puis, un an plus tard, Mireille Dumas se tourne vers un projet d’émissions de rencontres plus intimistes où les invités se révèlent au plus profond d’eux-mêmes: « Bas les masques ». A partir de cette date, la productrice va accueillir un nombre impressionnant de personnalités venant se confier sur des sujets parfois très personnels. C’est ainsi que de nombreux artistes et chanteurs francophones de renom seront au programme de ses émissions: Michel Sardou, Enrico Macias, Gilbert Montagné, etc. En 2000, elle lance un nouveau concept du même type: « Vie privée vie publique » sur France 3. Le 12 mars 2012, confirmant une certaine affection pour la chanson et les chanteurs, c’est elle qui est choisie pour présenter sur France 3, en compagnie de Cyril Féraud, le 57e Concours Eurovision de la chanson en direct de Bakou en Azerbaïdjan. Cette opération a d’ailleurs été reconduite en 2013 à Malmö en Suède. A partir de ce moment, la chaîne de télévision publique France 3 diffuse régulièrement les émissions de Mireille Dumas consacrée à des stars de la chanson francophone comme Michel Sardou par exemple.
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Pochette du single de 1997 « Bye bye »

10 septembre 1970 : Naissance, à Yaoundé au Cameroun, du rappeur français MENELIK aussi appelé MNLK et dont le vrai nom est Albert Tjamag. A l’âge de neuf ans, le petit Albert immigre en France où il est scolarisé à Paris. Il s’intéresse à la littérature et à la musique et, au cours de ses études à l’université en 1990, il rencontre Claude M’Barali, le futur MC Solaar, qui partage ses passions. Ce dernier s’apprête à enregistrer son premier disque, « Bouge de là », et Ménélik le suit dans cette nouvelle aventure musicale. Il enregistre alors un morceau qui figure sur une compilation rap: « Un petit rien de jazz ». Cela lui permet de se faire connaître sur le devant de la scène rap-jazz qui est très prisée, notamment, par les Britanniques. Sa popularité lui permet ainsi de sortir un premier album en 1995: « Phénoménélik ». On y trouve des chansons qui vont devenir des succès: « Tout baigne » et « Quelle aventure ».

Et l’artiste assure la première partie des concerts de MC Solaar qui, entretemps, est devenu une vedette. En 1996, Ménélik reçoit une Victoire de la Musique comme révélation masculine de l’année. Fort de ses premiers succès le rappeur enregistre un deuxième album disponible en 1997. Les deux premiers morceaux qui en sont extraits ne sont pas de nature à confirmer la popularité de Ménélik: « Faut se lâcher » et « Je me souviens » ne sont pas des tubes. Il faut donc attendre un troisième extrait remixé pour revoir Ménélik bien classé dans les ventes de disques avec « Bye bye ». 750.000 exemplaires du single sont vendus en l’espace de six mois. La préparation de l’album suivant avec ses différents voyages entre l’Europe et les Etats-Unis est très difficile et se termine par une grande dispute au sein de l’équipe. L’opus intitulé « OQP » sort toutefois mais il passe plutôt inaperçu tout comme l’album suivant qui est commercialisé un an plus tard: « E-Pop ». Petit à petit, Ménélik se désintéresse un peu de la musique au profit d’autres passions comme la création graphique, le lancement d’une ligne de vêtements, la photographie et le design. Toutefois, en 2008, Ménélik revient à la musique avec un nouvel album intitulé MNLK Project. Deux ans avant de déclarer qu’il arrête ses activités musicales. Pourtant, en 2017, il est de retour avec un morceau intitulé « Liquide » qui est extrait d’un nouvel album appelé « Qlassiks ». En 2018, il fait partie de la tournée « L’âge d’or du rap français » qui fait notamment escale, de façon exceptionnelle en Belgique, à La Louvière le 23 juin pour la finale du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ».
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Bernard Degavre en 2006

Bernard Degavre en 2006

10 septembre 2006 : l’auteur, compositeur et interprète belge Bernard DEGAVRE se produit à 18h00 sur la scène de La Samaritaine à Bruxelles. S’accompagnant à l’harmonica et à la guitare, il est entouré de Guy Stroobant (guitare acoustique et banjo), Pierrot Debiesme (guitare acoustique, électrique et guitare-synthé), Barry Mc Neese (basse) et Philippe Mobers (batterie et percussions).

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