25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Claude Piron commence sa carrière en 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins « When » devenu « Viens » en français (également interprété par Richard Anthony). Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom. Puis, en 1960, il forme le groupe Danny Boy et ses Pénitents en s’entourant de quatre musiciens portant tous une cagoule. Deux ans plus tard, ils se produisent pendant 8 mois avec le cirque Pinder et, en 1967, ils participent à la tournée « L’Épopée du rock » avec Vince Taylor. En 2004, Danny Boy reprend ses concerts et, depuis 2006, il est accompagné par les « Guitar Express ». Parmi les succès enregistrés par Danny Boy entre 1961 et 1967, il y a « Je ne veux plus être un dragueur », « Croque la pomme » ou encore la reprise du fameux « Locomotion » de Little Eva chanté aussi par Sylvie Vartan (en 1962). Accompagné par un groupe appelé « Les Vinyls », Danny Boy a fait un retour sur scène en 2004. Deux ans plus tard, il se produit régulièrement sur la scène parisienne du Petit Journal (Montparnasse) en compagnie des « Guitar Express ».Puis, il rejoint un moment la tournée nostalgique « Rock’n’Roll Legend », aux côtés de Vic Laurens et de Mike Shannon notamment.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ». Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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15 JUIN

LOPEZ Francis15 juin 1916 : Naissance, à Montbéliard, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard dans les années 1970, « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé. Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.

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Guy Bedos en 1990 – Photo (c) Marianne Rosenthiel

15 juin 1934 : Naissance, à Alger (Algérie), de l’humoriste et artiste de music-hall français Guy BEDOS. Surtout connu et reconnu pour ses sketches, l’artiste a aussi fait quelques incursions dans la chanson surtout en récitant des textes acérés (souvent signés Jean-Loup Dabadie) sur des musiques douces. Tout le monde se souvient du « tube » de l’été 1973 interprété avec Sophie Daumier: « La drague » sur un air de slow.

Mais il y a eu ensuite, en 1975, la parodie de « L’été indien » de Joe Dassin: « Le tube de l’hiver ». Enfin, en 1978, Bedos a aussi enregistré « Discomedia » et « Machotango ». Anecdote: lors de l’une des célèbres émissions télévisées françaises de Gilbert et Maritie Carpentier (« Numéro 1 »), Guy Bedos a interprété et dansé « La drague » en compagnie de… Joe Dassin. Et, pour l’occasion, la prestation en play-back s’est effectuée sur le disque original diffusé à une vitesse ralentie pour rendre plus « mâle » la voix de Sophie Daumier!

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15 juin 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’acteur français Claude BRASSEUR, Claude Espinasse de son vrai nom. Fils de Pierre Brasseur, il a tourné dans près de 100 films. Parmi ces films, il y a « Dragées au poivre » qui lui permet d’enregistrer une chanson en duo avec Anna Karina en 1963: « La vie s’envole ».

Mais Claude Brasseur a déjà tâté de la chanson avant cela en enregistrant une chanson de Guy Béart, « Le matin je m’éveille en chantant », en 1960. Un premier essai qui n’a pas été un succès. Passionné d’aventures et de sport moteur, l’homme va se lancer dans l’aventure du rallye automobile « Paris-Dakar » en 1983. Il remporte l’épreuve comme co-pilote du champion belge Jacky Ickx. Pour marquer le souvenir de cette aventure, il sort un disque au moment où Daniel Balavoine se tue en hélicoptère sur le « Paris-Dakar » en 1986. L’enregistrement qui est un texte récité sur une musique bien contemporaine de l’époque a pour titre: « Chasseur de rêves ».
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15 juin 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY, Jean-Philippe Smet de son vrai nom. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny quittait ce monde à 74 ans, dans sa maison de Marne-la-Coquette suite à un cancer des poumons.
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Demis Roussos en 1990

15 juin 1946 : Naissance, sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, du chanteur grec Demis ROUSSOS. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès. Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

15 juin 2006 : Décès, chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, de l’humoriste français Raymond DEVOS. Né le 9 novembre 1922 à Mouscron, il est le fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue. Le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là: à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline ainsi que du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, il va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il y travaille la technique du mime. A la libération, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets. Après cette aventure musicale, Raymond Devos se tourne définitivement vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passera jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon.
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15 juin 2011 : Sortie de la face A de l’album « A l’Ouest » de Paul PERSONNE. Il s’agit d’un projet atypique qui se décline sous la forme d’un dyptique constitué de deux disques compact: le « face A » qui sort donc le 15 juin et le « face B » qui sera commercialisé le 15 septembre 2011. « Passion Chanson » a chroniqué cet album et vous pouvez lire l’article en CLIQUANT ICI.

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