MARTIN Jacques

Jacques Martin en 1978 – Photo (c) G. Spitzer

Le fantaisiste, chanteur et homme de télévision français Jacques MARTIN naît à Lyon le 22 juin 1933. Son père est un industriel qui joue de sept instruments de musique. Les études du petit Jacques sont assez difficiles et il finit par se retrouver chez les Jésuites. A l’âge de seize ans, il songe sérieusement à faire du théâtre. Finalement, c’est la télévision qui va l’attirer dans les années 1950. Et c’est à Strasbourg qu’il entame des activités de présentateur tout en faisant partie d’une troupe de théâtre satirique. Au début des années 1960, avec d’autres jeunes humoristes comme Jean Yanne, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, il se lance dans l’écriture de parodies de chansons. Parallèlement à ses activités télévisuelles, il va d’ailleurs se consacrer à la chanson de manière plus sérieuse. C’est ainsi qu’il se retrouve, notamment, en première partie de Jacques Brel à l’Olympia de Paris. Il écrit aussi une comédie musicale en 1968: « Petitpatapon » qui est un solide échec. En 1975, il enregistre un album qui regroupe des reprises de grandes chansons françaises (« Le piano de la plage » de Charles Trenet) et des créations originales comme « Il pleut sur mes lunettes ».

Passionné de bel canto, d’opéra et d’opérette, il se fait aussi plaisir dès qu’il le peut en reprenant des airs lyriques lors des émissions de variétés qu’il présente. Et, en 1978, il enregistre même, avec Jane Rhodes et Rémy Corazza, une version de l’opérette « La Belle Hélène » de Jacques Offenbach. A la télévision, en 1969, il présente les émissions « Midi-Magazine » et « Midi Chez Vous » avec Danièle Gilbert jusqu’en 1972. Ensuite, durant un an, il est aux côtés d’Evelyne Pagès pour une émission télévisée appelée « Taratata » mais qui n’a rien à voir avec le programme proposé par Nagui et Gérard Pullicino bien des années plus tard.

En janvier 1975, Jacques Martin s’entoure d’une solide équipe de joyeux drilles pour présenter le dominical « Petit rapporteur ». Il y a là Stéphane Collaro, Pierre Bonte, Piem, Pierre Desproges et Daniel Prévost qui, chaque dimanche, épluchent à leur manière l’actualité de la semaine. La troupe se fend parfois de quelques chansons populaires qui deviennent rapidement des « tubes » sur disques: « A la pêche aux moules » et « Mam’zelle Angèle ».

A cette époque, Jacques Martin est l’un des présentateurs télé les plus populaires de France avec Guy Lux et Michel Drucker. En 1977, il prend les rênes d’une nouvelle tranche d’émissions hebdomadaire sur Antenne 2. « Bon dimanche » est un concept qui commence vers midi pour se terminer vers 22 heures 30 après ce que l’on n’appelle pas encore un « prime time » de chansons. Des programmes différents se succèdent tout au long de l’après midi avec, notamment, la célèbre « Ecole des fans » où un chanteur est invité à apprécier la performance des enfants interprétant ses succès. Vanessa Paradis y passe comme candidate en 1981 à l’âge de huit ans.

Le soir, « Musique and Music », enregistrée le samedi après-midi au Théâtre de l’Empire à Paris, fait la part belle aux artistes déjà installés, comme Serge Gainsbourg, et révèlent, par exemple en 1977, un certain Laurent Voulzy avec « Rockollection » ou, un an plus tard, Richard Cocciante avec « Marguerite ».

La formule de ce programme s’arrête un moment et Jacques Martin en profite pour proposer des spectacles basés sur le principe de l’Ecole des Fans en province et aussi en Belgique où son amitié avec un autocariste, Francis Colignon, l’amène à se produire souvent à La Bouverie dans la région de Mons. Dans les années 1980, Antenne 2 lui propose de reprendre ses émissions dominicales, ce qu’il fait avec « Dimanche Martin ». Ces activités télévisées vont ainsi se poursuivre jusqu’en 1998.

A ce moment, après avoir appris que le programme cesserait bientôt, Jacques Martin est victime d’un accident vasculaire cérébral qui le paralyse. Gardant des séquelles qui le diminuent physiquement, Jacques Martin se retire dans sa maison de Neuilly. Puis, pour les besoins de sa santé, il s’installe à Biarritz en novembre 2006. Et c’est là qu’il décède des suites d’un cancer généralisé le 14 septembre 2007. Il est inhumé au cimetière de la Guillotière dans sa ville natale de Lyon le 20 septembre 2007.

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PAVAROTTI Luciano

Luciano PAVAROTTI

Le ténor italien Luciano PAVAROTTI naît le 12 octobre 1935 à Modène. Il est le fils d’un boulanger chanteur et d’une employée dans une fabrique de cigares. Après des études de chant, sa carrière à l’opéra commence en Italie en 1961. Mais ses qualités vocales le font rapidement connaître dans toute l’Europe. En 1963, on lui demande d’effectuer le remplacement de Giuseppe Di Stefano au pied levé à Londres: c’est son premier pas vers la consécration internationale. Le chef d’orchestre allemand Herbert Von Karajan est subjugué et lui demande de jouer à la Scala de Milan en 1965. Quatre ans plus tard, le premier enregistrement phonographique de Luciano Pavarotti est réalisé à Rome. Puis, en 1972, ce sont les Etats-Unis qui découvrent le ténor au Metropolitan Opera de New York. Il y interprète avec brio « Ah ! mes amis, quel jour de fête ! », air extrait de « La fille du régiment », opéra-comique de Gaetano Donizetti sur un livret de Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges et Jean-François Bayard. Cette performance lui vaut 17 rappels.

Au début des années 1980, il met sur pied « The Pavarotti International Voice Competition » qui s’adresse aux jeunes artistes. A la fin de chaque épreuve, il donne un récital où il chante avec les gagnants. Il poursuit une carrière mondiale éblouissante au cours de laquelle il essaie inlassablement de rendre populaire l’art lyrique et la musique classique. C’est dans ce cadre qu’il s’associe à Placido Domingo et à José Carreras pour proposer les concerts et albums des Trois Ténors qui vont connaître un énorme succès au début des années 1990.

Au cours de sa carrière également, Luciano Pavarotti n’a de cesse d’enregistrer et de participer à des duos réalisés avec des chanteurs issus de la pop musique anglo-saxonne. Cette expérience sera même étendue à des artistes francophones comme Céline Dion ou Florent Pagny.

Sa forme physique et vocale commençant à décliner, Pavarotti envisage une tournée mondiale d’adieu en 2004 qui passe une dernière fois par Paris et le Palais omnisports de Bercy. La dernière apparition publique du ténor italien sur une scène a lieu le 10 février 2006 lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver à Turin en Italie.

Un cancer du pancréas l’oblige alors à ralentir ses activités et, le 6 septembre 2007, il décède dans sa propriété de Modène où il a demandé à revenir.
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microsillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.

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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ».

Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente. La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI. Au cours de l’année 2018, l’artiste déclare ne plus vouloir se consacrer qu’au théâtre.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoit, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». L’artiste diversifie alors ses activités en composant des jingles et génériques radiophoniques ainsi que des musiques publicitaires. Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016. Depuis, le chanteur poursuit une carrière où il semble totalement réaliser ce qu’il apprécie. Sur YouTube, on peut ainsi, notamment, trouver un superbe duo où il reprend, avec Philippe Lafontaine, « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand en mode bossa nova.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de onze ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de deux albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards récompense la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition se voit remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE obtient la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: VivaCité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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Adamo Décibel Music Award d’honneur en 2018

26 janvier 2018 : Les D6bels Music Awards sont remis à Liège. Récompensant les artistes de la scène musicale belge francophone, ils sont décernés à quatre artistes francophones parmi les douze lauréats. Sont ainsi primés : Roméo ELVIS pour le meilleur album et le meilleur artiste hip hop, CABALLERO & JEANJASS comme meilleur groupe musical, DELTA pour la meilleure chanson française et BALOJI pour le meilleur concert. Enfin, Salvatore ADAMO reçoit un prix d’honneur récompensant sa carrière.
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Michel Legrand en 2015

26 janvier 2019 : Décès, à Paris, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND à l’âge de 86 ans. Il voit le jour le 24 février 1932 à Bécon-les-Bruyères et il est un enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Il est aussi, plus tard, le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970).

Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Au début des années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque.

Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Brigitte, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ».
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

24 janvier 2009 : Décès, à Paris, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC. Né à Paris le 8 décembre 1947, il a seize ans en pleine époque « yé-yé » quand il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.

En 1972, le groupe fait partie de la distribution du disque relatant l’opéra-rock « La Révolution Française ». Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène ». La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980. Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires. Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’ont plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ». En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité s’amoindrit pour faire de Gérard Blanc une des idoles des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, le 24 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » est commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.
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18 JANVIER

18 janvier 1920 : Naissance, à Ecaussinnes, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL sous le vrai nom de Gérard Wauters. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir ». Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur base d’anciennes chansons et de poésie.

« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard a ainsi livré quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre, Julos Beaucarne, mais aussi, notamment, les chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au théâtre royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël sera aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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GRIBOUILLE en 196

18 janvier 1968 : Décès, à Paris, de la chanteuse française GRIBOUILLE à l’âge de 26 ans. Née le 17 juillet 1941 à Lyon, son vrai nom était Marie-France Gaité. A l’âge de seize ans, elle se fait remarquer par ses chansons dans sa ville natale. Elle part alors à Paris pour y tenter sa chance mais doit effectuer diverses petites tâches pour vivre. Elle fait la connaissance d’une présentatrice de la télévision française qui lui trouve du talent et décide de l’aider en l’introduisant dans le milieu artistique de la chanson. Grâce à ces contacts, elle propose ses chansons au public du cabaret parisien « Le Boeuf sur le toit » où elle est, entre autres, repérée par Jean Cocteau qui l’apprécie et lui dessine le portrait. Ses chansons sont alors écrites par des artistes comme Charles Dumont, Jacques Debronckart ou Georges Chelon. Mais c’est elle-même qui écrit ses plus grands succès comme « Mathias » ou « Ostende ».

En 1966, elle interprète ses chansons sur la scène parisienne de Bobino où elle assure la première partie de François Deguelt. Ses textes ne sont pas toujours très souriants: « Si j’ai le coeur en berne » (1964) ou « Mourir demain » (1965) par exemple. En 1968, le 18 janvier, alors qu’elle est en pleine gloire, Gribouille se suicide en absorbant des barbituriques et de l’alcool. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux.
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Yvonne Printemps

18 janvier 1977 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS à l’âge de 82 ans. De son vrai nom Yvonne Wigniolle, elle est née à Ermont le 25 juillet 1894. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier. Elle est d’ailleurs inhumée à ses côtés au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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22 DECEMBRE

VALENTIN Jacky22 décembre 1951 : Naissance du rocker belge Jacky VALENTIN sous le véritable nom de Jacques Theunis. Fils du fantaisiste wallon Denis Theunis et de la chanteuse lyrique Andrée Barras, il a quatorze ans lorsqu’il débute, sous le pseudo de Jacky, dans les revues, opérettes et cabarets au sein de la troupe de ses parents : « La Compagnie Mosane ». C’est au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1974. Ce dernier lui conseille alors vivement de choisir le pseudonyme de Jacky Valentin et lui permet d’enregistrer un premier 45-tours avec les titres « Si je t’aime » et « Stéphanie ». En 1976, le premier rock qu’il commercialise s’intitule « Bâti sur un rock ».

Mais, malgré tous ses efforts et peut-être parce que la grande époque du rock est passée, Jacky ne connaît jamais de vrai succès discographique contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était déjà présent dans les charts des années 1960. Cela dit, le chanteur a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Liégeois de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé, en 1985, un hymne: « Allons les rouge et bleu ». Il est décédé des suites d’une longue maladie le lundi 23 mars 2015 dans la matinée.
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Vanessa Paradis - Pochette Love Songs 2013

Vanessa Paradis – Pochette Love Songs 2013

22 décembre 1972 : Naissance, à Saint-Maur-des-Fossés, de la chanteuse et actrice française Vanessa PARADIS. Très jeune, Vanessa se passionne pour la musique et la chanson dans une famille où ces disciplines artistiques sont appréciées. Lorsqu’elle a huit ans, ses parents l’inscrivent à l’émission de télé française « L’école des fans ». Et le 3 mai 1981, elle se retrouve sur la scène du théâtre de l’Empire à Paris aux côtés du présentateur Jacques Martin pour y interpréter « Emilie Jolie » de Philippe Chatel.

Deux ans plus tard, les Forbans lui écrivent une chanson qu’elle présente sans succès au cours d’un festival en Italie en 1985: « La magie des surprises parties ». La même année, il lui est proposé d’être l’une des choristes sur l’album du compositeur et interprète Franck Langolff. Ce dernier remarque les potentialités artistiques de la jeune Vanessa et l’idée germe en lui de lui écrire une chanson bien spécifique. Avec le parolier Etienne Roda-Gil, le projet se concrétise en 1987 et Vanessa enregistre « Joe le taxi ». Le succès est immédiat et immense pour l’adolescente de quatorze ans qui voit sa chanson en tête des hit parade français, belges, québécois, suisses, israéliens et même britanniques. De plus, le disque sort aux Etats-Unis en 1989 et il en est aussi réalisé une version espagnole.

A l’automne 1987, un deuxième 45-tours de Vanessa Paradis est mis en vente: « Manolo Manolete ». Le succès est toujours au rendez-vous et va encore s’amplifier avec la sortie du premier 33 tours de la chanteuse et les chansons « Marilyn & John », « Maxou », « Coupe Coupe » et « Mosquito ». Avec sa popularité qui ne lui attire pas que des amis, Vanessa est contrainte d’arrêter ses études en 1989. C’est à ce moment qu’elle reçoit la Victoire de la Musique de l’interprète féminine de l’année 1989. La même année, Serge Gainsbourg confie à l’animateur de télé Nagui qu’il aimerait écrire pour Vanessa Paradis. Nagui fait donc en sorte que les deux artistes puissent se rencontrer. Ils s’accordent tous deux pour que Gainsbourg écrive les textes sur les musiques de Franck Langolff. Le deuxième album intitulé « Variations sur le même t’aime » est commercialisé en mai 1990. Les chansons « Tandem » et « Dis-lui toi que je t’aime » le propulsent sur les ondes radiophoniques francophones et en font un gros succès commercial que Gainsbourg ne vit que peu de temps puisqu’il disparaît le 2 mars 1991. Depuis qu’elle a commencé à avoir un succès international, Vanessa Paradis fait beaucoup de rencontres. Au début des années 1990, elle fait la connaissance du chanteur et musicien américain Lenny Kravitz qui lui propose de réaliser et écrire son troisième album. Ce dernier ne comporte que des chansons en anglais et il est probable que Vanessa est conseillée en ce sens pour enfin élargir son public à l’international. Mais, assez curieusement, c’est en France que l’opus se vend le mieux en 1992. Après une grande tournée mondiale, la chanteuse propose un album live dont le premier extrait envoyé aux radios en 1994 est une reprise des « Cactus » de Jacques Dutronc. A ce moment, l’artiste est de plus en plus sollicitée par le cinéma et elle se consacre aussi à la petite famille qu’elle partage avec l’acteur américain Johnny Depp. Ceci explique l’absence de tout nouveau disque de Vanessa Paradis pendant huit ans. C’est donc en 2000 que sort le quatrième album de Vanessa: « Bliss ». Cette fois, le travail est réalisé par plusieurs artistes comme Bashung, M et Johnny Depp. Les chansons qui le marquent ont pour titres « Commando » ou « Pourtant ».

En 2001, la tournée des concerts passe par les scènes parisiennes de l’Olympia et du Zénith. La chanteuse est aussi présente, l’été, aux trois Francofolies: celle de La Rochelle en France ainsi que celles de Spa en Belgique et de Montréal au Canada. Comme c’est devenu une habitude, les enregistrements publics de cette tournée sont repris sur une galette numérique qui sort en novembre 2001. A nouveau pour des raisons cinématographiques et familiales, Vanessa fait une pause discographique jusqu’en 2007, date de la sortie de l’album « Divinidylle » sur lequel Matthieu Chédid (M) a beaucoup travaillé entouré d’Alain Chamfort, Brigitte Fontaine, Thomas Fersen ou Jean Fauque. Ce disque qui contient « L’incendie » et « Dès que j’te vois » permet à son interprète de recevoir deux Victoires de la Musique. Le « Divinidylle Tour » démarre en octobre 2007 et fait l’objet d’un CD et d’un DVD live qui sera récompensé aux Victoires de la Musique en 2009. A cette époque, Vanessa Paradis est sollicitée par Louis Chédid et elle accepte de jouer le rôle de la poupée « Made in Asia » dans le conte musical pour enfants « Le soldat rose ». A la fin de l’année 2009 sort le premier album « Best of » de l’artiste. Ce disque est l’occasion pour la chanteuse de présenter ses succès en version acoustique sur la scène de la Cigale à Paris en novembre 2009 puis dans différents lieux et festivals durant l’été 2010. L’un de ces rendez-vous avec le public est immortalisé « Une nuit à Versailles ». En octobre 2011, Vanessa interprète en duo avec M la chanson du film d’animation « Un monstre à Paris »: « La Seine ». Le 13 mai 2013, à 40 ans, Vanessa Paradis sort un double album produit par Benjamin Biolay: « Love songs ». Les chansons sont ensuite présentées au public parisien du Casino du 5 au 13 novembre 2013 avant d’être emmenées en tournée dans toute la francophonie. Les fans de la chanteuse doivent ensuite encore patienter cinq ans pour apprécier de nouvelles chansons enregistrées sur l’opus « Les sources » qui est commercialisé en novembre 2018.
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7 JUILLET

Marcel Merkès dans les années 1950

7 juillet 1920 : Naissance, à Bordeaux, du chanteur d’opérette français Marcel MERKES. Intéressé dès son plus jeune âge par l’art lyrique, et conscient de son potentiel vocal, il s’inscrit au Conservatoire de Bordeaux où il obtient plusieurs prix de chant. A 22 ans, il effectue ses premiers pas sur une scène dans le cadre d’un opéra présenté au Grand Théâtre de Bordeaux: « Manon » de Jules Massenet. C’est au Conservatoire de Bordeaux que Marcel rencontre Paulette Merval, chanteuse et violoniste, qu’il va épouser et avec qui il crée un duo mythique de l’opérette française. Ils vont ainsi se produire ensemble plus de 10.000 fois dans leur longue carrière. Parmi les nombreuses opérettes à l’affiche desquelles ils apparaissent, on peut citer « Rêve de Valse » d’Oscar Strauss, « Violettes impériales » de Vincent Scotto, « Rose-Marie » de Rudolf Friml, « La Veuve joyeuse » de Franz Lehar, « Michel Strogoff » de Jack Ledru, « Douchka » de Georges Garvarentz et Charles Aznavour et « Princesse Czardas » de Emmerich Kálmán. Marcel Merkès est décédé le 30 mars 2007 à Pessac.

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7 juillet 1945 : Mariage, à Paris à la mairie du 18e arrondissement, de Fernand SARDOU avec Jacqueline Labbé qui prendra pour pseudonyme Jackie ROLLIN puis Jackie Sardou. De leur union naîtra, le 26 janvier 1947, le chanteur et comédien Michel SARDOU.

 

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7 juillet 1959 : Naissance, à Liège, de l’auteur, compositeur et interprète belge Géry LIPPMAN. Né dans une famille où la chanson est importante, il écrit ses premières chansons à l’âge de 19 ans. Il crée alors avec des copains le groupe « Osmose » puis la formation « Acte 2 ». Sa passion pour Michel Polnareff et William Sheller l’amènent à jouer du piano et à finalement chanter en solo. Il enregistre deux 45 tours à la fin des années 1980 dont « Lady » qui récolte un petit succès. Il perfectionne ensuite ses connaissances musicales pour devenir arrangeur et professeur de piano. Mais, en 1997, il effectue un retour à la chanson et se produit, entre autres, aux Francofolies de Spa le 20 juillet. Il y revient le 19 juillet 2003, le 22 juillet 2006 et le 18 juillet 2008. Gery Lippman a, jusqu’ici, enregistré quatre albums: « Entre amours et voyages » en 2003, « Le surfeur des étoiles » en 2007, « Vaisseau fantôme » en 2013 et « La serrure » en 2017. Ce dernier opus, qui comprend dix chansons originales, est présenté au public en mars 2017 dans le cadre étonnant du nouveau musée de la Boverie à Liège. En 2019, Géry Lippman rend hommage à l’une de ses idoles en proposant un spectacle des chansons de Michel Polnareff le 23 juin à Malmedy (B) dans le cadre des fêtes de la musique.

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RITCHY en 1982

7 juillet 1964 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, du chanteur français RITCHY, de son vrai nom Laurent Manghi. C’est dans sa ville natale qu’il suit des cours d’opéra pendant deux ans au Conservatoire local. A 18 ans, le jeune Laurent est découvert par le producteur et animateur de télé français Guy Lux qui lui écrit une chanson et lui permet de signer un contrat discographique chez Vogue. Son premier 45 tours est un rock and roll d’inspiration sixties qui va se vendre à 700.000 exemplaires: « Poupée sucrée ».

Dans la foulée de ce rapide succès, Ritchy sort un deuxième 45 tours, « Rap’n’roll », qui se vend moins mais, en 1984, la chanson « Parle à mon coeur ma tête est malade » est à nouveau un « tube » avec 900.000 vinyles vendus. En 1985, il est engagé pour chanter des reprises de grands standards tous les dimanches dans l’émission « Thé dansant » de Jacques Martin. En 1986, après avoir fait la première partie d’Hervé Vilard sur le podium du Tour de France, il assure le même rôle à l’Olympia de Paris. C’est aussi cette année-là que la firme de disques Vogue fait aveu de faillite. Et Ritchy retrouve un contrat chez Polydor où, en 1987, il enregistre son sixième 45 tours, « Brunes blondes », dont les ventes sont plus faibles. Cette situation entraîne un nouveau changement de maison de disques et des chiffres de ventes qui s’étiolent avec le temps. En 1990, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Luis Mariano, c’est encore Guy Lux qui lui propose d’enregistrer un mégamix des chansons du roi de l’opérette qui sort chez Warner. Le 45 tours marche bien mais il n’y aura pas de suite. Commence alors pour Ritchy une très longue série de concerts entrecoupée, de temps en temps, d’invitations dans l’émission télé « La chance aux chansons » de Pascal Sevran. Entre 1992 et 2003, Ritchy travaille à l’écriture d’une comédie musicale intitulée « Chrysalis ou la légende du Louvre ». Début 2013, l’artiste a sorti un double CD, « Danse avec les sixties » où il reprend 30 succès des années 1960.
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Julien Doré en 2011

7 juillet 1982 : Naissance, à Alès, de l’auteur, compositeur et interprète français Julien DORE. Après une enfance et une adolescence plutôt calmes et classiques qui se déroulent dans le sud de la France, Julien se dirige vers les Beaux-Arts et poursuit des études en ce sens pendant cinq ans à Nîmes. Mais, depuis très longtemps, la passion majeure du garçon est la musique et il est logique qu’en 2002, il crée le groupe Dig Up Elvis sous le nom de Julien Goldy (ce qui veut dire doré en anglais). La formation tourne bien pendant quelques années dans la région natale de Julien. Puis, en 2006, l’artiste monte un autre projet qui a pour but de reprendre les grands succès de l’époque disco: « The Jean d’Ormesson disco suicide ». Parallèlement à cette nouvelle activité musicale, Julien décide de se présenter au casting du crochet télévisé français « La Nouvelle Star ». Il est sélectionné et atteint la finale en présentant, à chaque émission, une reprise décalée d’un succès de chanson française ou anglo-saxonne. En juin 2007, il quitte le concours en grand vainqueur. Il lui est alors permis d’enregistrer un premier album sous son nom et avec ses goûts personnels et excentriques: « Ersatz ». L’opus lui permet d’obtenir une Victoire de la Musique en 2008 (album révélation) et, au cours de la même soirée, il reçoit aussi la Victoire du meilleur video clip de l’année pour la chanson « Les limites ».

Julien Doré poursuit, simultanément à sa nouvelle carrière de chanteur soliste, quelques expériences musicales rock avec des copains musiciens et il prend donc le temps de préparer un deuxième album qui est finalement commercialisé en 2011: « Bichon ». Le disque est encore plus décalé que le premier et il est composé de quelques duos inattendus comme celui qui requiert la participation de l’accordéoniste française Yvette Horner. Deux ans plus tard, l’album « Love » recèle de nouvelles perles telles « Paris-Seychelles » ou « Chou Wasabi ». En 2015, il reçoit la Victoire de la Musique récompensant l’artiste masculin de l’année. Un an plus tard, le nouvel opus de Julien Doré a pour titre étrange « & ». Des titres comme « Le lac » ou « Coco Câline » procurent un grand succès à l’artiste qui en profite pour entamer une carrière au Japon. En mars 2017, l’artiste commercialise un album qui reprend, en versions acoustiques, quelques-uns de ses grands succès mais, aussi, des reprises originales comme le fameux « Africa » de Rose Laurens interprété dans un improbable duo avec Dick Rivers. Au fil du temps, Julien Doré s’affirme donc comme un artiste incontournable du paysage de la chanson francophone du 21e siècle. Et il s’est aussi distingué au cinéma dans quelques films de bonne facture.
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André Dassary en 1961 – Photo (c) Vallois

7 juillet 1987 : Décès, à Biarritz, du chanteur français André DASSARY, de son véritable nom André Deyhérassary. Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, il est destiné très tôt par son père aux métiers de l’hôtellerie et, après un stage dans sa ville natale et touristique, il poursuit son apprentissage à Londres et à San Sebastian. Rappelé à Bordeaux pour y effectuer un long service militaire en 1932, il s’inscrit au conservatoire de la ville afin d’obtenir des sorties autorisées pour fréquenter les cours. Il y suit des cours de chant et décroche un premier prix de chant mais aussi d’opérette, d’opéra comique et d’opéra. Son séjour sous les drapeaux lui procure aussi l’opportunité de pratiquer assidûment le sport: il devient champion d’athlétisme et pratique le rugby avant de devenir professeur d’éducation physique. Il entreprend alors des études de kinésithérapeute. Mais il participe aussi de temps en temps à des concours de chant pour assouvir son autre passion. Et c’est au cours d’un crochet radiophonique qu’il se fait remarquer, en 1938, par les artistes Danielle Darrieux, Pascali et Ray Ventura. Ce dernier l’engage au sein de son orchestre réputé et André y fait ses premiers pas de chanteur sous le pseudonyme de Dassary. Avec Ray Ventura et ses Collégiens, il devient populaire en tournant également deux films pour le cinéma: « Feux de Joie » en 1938 et « Tourbillons de Paris » en 1939. Au début de la seconde guerre mondiale, il est prisonnier en Allemagne jusqu’en 1941. A sa libération, de retour à Paris, il entame une carrière de chanteur soliste en participant à l’opérette « L’auberge qui chante ». Il interprète aussi une chanson à la gloire du maréchal Pétain et du régime pro-allemand de Vichy. Ce titre, « Maréchal, nous voilà », lui vaut d’ailleurs quelques ennuis après la guerre. Mais, malgré cela, ce sont sa capacité et sa technique vocales qui vont lui valoir de bien vite gravir les échelons de la célébrité. Il diversifie alors son répertoire en passant de l’opérette à la chanson traditionnelle pour se produire en récital à l’ABC de Paris après la guerre. Le succès est désormais son quotidien et, en 1952, il reçoit un disque d’or pour certifier la vente d’un million de microsillons. L’année suivante, André Dassary est à l’affiche, en province, de l’opérette « Chanson Gitane ». La tournée l’emmène en Belgique où il est victime d’un terrible accident de la route au carrefour de Noirchain à Frameries près de Mons. Il est transporté dans un état grave à la clinique locale où il reste de nombreuses semaines. En remerciement pour les bons soins reçus, il revient à Frameries pour y chanter lors de la messe de minuit à Noël. Dans la localité, le croisement des routes où a eu lieu l’accident porte désormais le nom de « carrefour Dassary ». Ensuite, les tournées se succèdent pour le chanteur dans tous les pays francophones et sur le continent africain. Il nous quitte le 7 juillet 1987 à Biarritz. Parmi ses grands succès, on retiendra particulièrement « Ramuntcho » enregistré en 1944.
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7 juillet 1987 : Naissance, à Valence, du chanteur et compositeur français Gaël FAURE. En tant que fils d’un fermier et d’une infirmière, son enfance n’est pas teintée de musique mais plutôt marquée par la nature et les dérèglements de la société entre autres. A quatorze ans, il assiste à un concert du groupe Louise Attaque et se rend compte qu’il existe une activité qui commence à le passionner: la musique. Nous sommes en 2001 et il achète sa première guitare pour apprendre progressivement et lentement, en autodidacte. Laissant un peu de côté la composition, il se destine à être architecte-paysagiste lorsqu’il s’inscrit au casting du crochet télévisé français « Nouvelle Star ». Il parvient à atteindre la demi-finale du programme et il commence à recevoir des propositions pour jouer dans des téléfilms, dans des comédies musicales ou pour enregistrer des chansons. Mais tout cela ne l’enchante guère. Il préfère se lancer sur scène en 2007 en présentant ses propres compositions. Il peaufine ces dernières afin de pouvoir les enregistrer et les enfermer ensuite dans un disque compact. Pour ce faire, il travaille avec un producteur indépendant, Serge Khalifa, et ce premier album intitulé « Jardin de ville » sort en août 2008. Enregistré à Paris et à Londres, il est réalisé avec la collaboration de Nadia Farès et obtient un bon succès de vente et d’écoute sur les plateformes numériques. Gaël Faure multiplie alors les prestations scéniques en France et en Belgique où il vit un moment, à Bruxelles. A partir de 2012, l’artiste travaille avec d’autres musiciens comme Tété, Ben Ricour ou Barcella afin de proposer un deuxième album qui est commercialisé au début de l’année 2014: « De silences en bascules ». L’artiste met ensuite trois ans pour écrire et préparer l’opus suivant annoncé en 2017 par les titres « La saison » et « Ereinté ». Ce troisième disque de Gaël Fauré, réalisé avec l’aide, notamment, de Pierre et Charles Souchon, est intitulé « Regain » et est commercialisé en janvier 2018.
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7 juillet 2000 : les artistes belges Daniel HELIN et Philippe LAFONTAINE sont à l’affiche du 33e Festival d’été de Québec. Ils se produisent au cours de la même soirée sur la scène du Parc de la Francophonie. La veille, ce sont les Québécois de La CHICANE et Eric LAPOINTE qui ont enflammé le site du Manège militaire. Au programme de la manifestation, qui dure jusqu’au 15 juillet, on note aussi, notamment, les prestations de Sylvain LELIEVRE (Qc), de Gilles VIGNEAULT (Qc), des COWBOYS FRINGANTS (Qc), de Plume LATRAVERSE (Qc), de Luce DUFAULT (Qc), de Luck MERVIL (Qc), de Chloé SAINTE-MARIE (Qc), des FABULEUX ELEGANTS (Qc), de Daniel BOUCHER (Qc), de Robert CHARLEBOIS (Qc), de Jo LEMAIRE (B), de Fabiola TOUPIN (Qc), de Laurence JALBERT (Qc), de Dan BIGRAS (Qc) et de Sacha DISTEL (F).
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7 juillet 2001 : Le Dour Festival, en Belgique, accueille quelques artistes et groupes francophones ces samedi 7 et dimanche 8 juillet. Sont ainsi à l’affiche, entre autres, K2R RIDDIM, MASSILIA SOUND SYSTEM, ALPHA BLONDY, FONKY FAMILY, STARFLAM et DISIZ LA PESTE.
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7 JUIN

Georges Van Parys

7 juin 1902 : Naissance, à Paris, du compositeur français Georges VAN PARYS. Il apprend le piano dans sa jeunesse et découvre, en pleine adolescence, des compositeurs comme Ravel et Debussy qui resteront toujours ses modèles. Dès 1924, il utilise ses talents de pianiste pour accompagner des chanteuses comme Arletty, Lucienne Boyer ou Yvonne George. Trois ans plus tard, il change de registre et se lance dans la composition d’opérettes qui vont obtenir un certain succès: « Lulu » et « L’eau à la bouche » par exemple. Avec l’avènement du cinéma parlant, Georges Van Parys s’oriente vers la musique de film et compose ainsi des centaines de thèmes. Parallèlement à ces activités cinématographiques, il se met aussi à composer des chansons dont certaines vont devenir de grands classiques de la chanson française: « Comme de bien entendu » est interprétée par Arletty et Michel Simon et « La complainte de la butte » est chantée par Cora Vaucaire.

Mais d’autres mélodies viennent étoffer les répertoires de Mouloudji, Danielle Darrieux, Maurice Chevalier, Fréhel et bien d’autres. Quelques unes de ces ritournelles sont d’ailleurs toujours reprises par des artistes contemporains comme Patrick Bruel ou Hélène Ségara. En 1968, il a reçu le Grand Prix de la Musique de la Société des Auteurs français pour l’ensemble de sa carrière. Georges Van Parys décède le 29 janvier 1971 à Paris et il est inhumé au cimetière de Villiers-sur-Marne.
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Jacques Hélian en 1958

7 juin 1912 : Naissance, à Paris, du chef d’orchestre français d’origine arménienne Jacques HELIAN, de son vrai nom Jacques Mikaël Der Mikaëlian. A seize ans, il songe très sérieusement à devenir dentiste mais sa rencontre avec Raymond Legrand, qui apprend le saxophone et qui vient d’épouser sa soeur, modifie son destin. Il abandonne ses études pour la musique et joue du saxophone ainsi que de la clarinette dans la formation de Roland Dorsay. Sa carrière se poursuit au sein d’autres orchestres de renom comme ceux de Jo Bouillon et de Ray Ventura avant qu’il ne forme son propre groupe musical. A ce titre, il enregistre plusieurs disques avant le conflit mondial de 1940. Prisonnier de guerre, il est libéré pour raison de santé en 1943 et il reconstitue très vite un petit band à son nom. A la Libération de Paris, son orchestre va connaître une très grande popularité grâce à la musique de la chanson « Fleur de Paris » qui devient une sorte d’hymne à la Libération.

A la suite de ce succès, sa formation enregistre des dizaines de morceaux entre 1945 et 1949. Les compositions sont alors principalement signées par Loulou Gasté et Henri Bourtayre. Et les chanteurs et chanteuses de la formation ont pour nom Zappy Max, Jean Marco ou Ginette Garcin. Ils sont alors accompagnés d’un groupe de choristes féminines: les Hélianes. En 1951, l’orchestre reçoit le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros pour la chanson « Tout est tranquille ». Jusqu’en 1956, les meilleurs jazzmen français et américains passent de temps en temps soutenir la formation de leurs talents. Comme c’est le cas pour l’orchestre de Ray Ventura, le groupe de Jacques Hélian joue aussi dans plusieurs films. Le dernier concert est donné le 15 mars 1957. Toutefois, jusqu’en 1979, l’orchestre poursuit sa route avec des musiciens de passage. Jacques Hélian meurt à Paris le 29 juin 1986.

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7 juin 1949 : Naissance, à Scheepdaal, du chanteur comique et acteur belge URBANUS, Urbain Servranckx de son vrai nom. Cet artiste est une véritable star chez les Belges néerlandophones. Un de ses gags a consisté à interpréter, en français (très) approximatif et avec un bel accent flamand, la chanson « Quand les zosiaux chantent dans le bois ». Ce fut un « tube » également dans la partie francophone du pays en 1980.

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Thierry Hazard en 1990

7 juin 1962 : Naissance, à Compiègne, du chanteur français Thierry HAZARD sous son vrai nom de Thierry Desforges. C’est à Sèvres que le petit Thierry passe son enfance. Au début des années 1980, il est le chanteur du groupe GPS (Garage Psychiatrique Suburbain). Mais, après la dissolution du groupe, c’est seul qu’il enregistre son premier 45 tours en 1989: « Poupée psychédélique ». Cette chanson passe un peu inaperçu. Thierry insiste cependant et propose un deuxième titre juste avant l’été 1990: « Le Jerk » est alors un « tube » absolu.

Etrange phénomène: dans la foulée du succès du « Jerk », Thierry Hazard va ressortir ensuite la chanson « Poupée psychédélique » et celle-ci se retrouve numéro 2 des ventes au Top 50 français en 1991. Sur l’album sorti à la fin de l’année 1990 et qui a pour titre « Pop Music », on retrouve ces deux chansons-là mais aussi d’autres succès du moment comme « Les brouillards de Londres », « Un jour c’est oui un jour c’est non » et « Les temps sont durs ». Des refrains qui rappellent tous l’insouciance de la fin des années 1960, le rhythm’n’blues et Nino Ferrer. Comme on ne modifie pas une recette qui plaît, Thierry Hazard propose un second album possédant une ambiance assez similaire au premier en 1993. L’opus a pour titre « Où sont passés les beatniks » et il connaît un succès beaucoup moindre que le précédent album. Thierry Hazard se laisse lentement oublier par la suite, refusant même de céder à la tentation des sirènes d’un show-business cultivant la nostalgie des années 1980 dans les années 2000.
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En 2005

7 juin 1963 : Naissance, à Clichy-sous-Bois (F), du ténor franco-italien Roberto ALAGNA. Elevé dans la tradition par des parents siciliens installés en France, c’est tout à fait naturellement que le petit Roberto chante de tout dans les réunions familiales: variétés, bel canto, chansons napolitaines et siciliennes. Sa rencontre avec un contrebassiste d’origine cubaine, Raphaël Ruiz, va tout changer. Cet homme, qui est aussi professeur de chant, va lui enseigner les bases du chant classique et lui faire connaître l’art lyrique. Jusqu’en 1985, date de la sortie d’un premier 45 tours (« Embrasse-moi »), Roberto interprète ses chansons dans les cabarets parisiens. Mais, en 1988, il s’inscrit au concours Pavarotti qu’il gagne. Et, dès lors, il est reconnu en tant que ténor. Comme tel, il va jouer dans « La Traviata » de Verdi puis se produire sur les plus grandes scènes lyriques mondiales: Scala de Milan, Metropolitan Opera de New York et Opéra Bastille de Paris entre autres. Depuis cette époque, Roberto Alagna a enregistré quantité de disques lyriques en français et en italien. En 2005, il sort un disque d’hommage à Luis Mariano qui se vend à 400.000 exemplaires. En juillet 2006, il crée, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, un opéra composé par son frère David: « Le dernier jour d’un condamné », adapté de l’oeuvre de Victor Hugo. Un an plus tard, à Marseille, avec sa deuxième épouse Angela Gheorghiu, il participe aussi à la création mondiale d’un opéra composé par Vladimir Cosma d’après Marcel Pagnol: « Marius et Fanny ». Depuis, Roberto Alagna apparaît régulièrement dans de nombreuses émissions de la télévision française et poursuit son chemin artistique sur toutes les scènes de la planète.
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Jean-Pierre François en 1990

7 juin 1965 : Naissance, à Pont-à-Mousson, du chanteur et footballeur français Jean-Pierre FRANCOIS. D’un milieu modeste avec un père ouvrier chaudronnier, entouré de trois soeurs et trois frères, sa première passion est le football dès son plus jeune âge. Il rejoint ainsi le club local du CS Blénod et réussit, par ailleurs, une formation de mécanicien d’entretien. Mais son talent de footballeur l’amène finalement à quitter sa Meurthe-et-Moselle natale pour taquiner le ballon rond dans les clubs de Dijon et de Bâle en Suisse avant de rejoindre l’AS Saint-Etienne où cela se passe mal entre lui et l’entraîneur Robert Herbin. A 23 ans, Jean-Pierre François claque la porte de l’équipe des « Verts » et même, définitivement, celle du football ! En pleine dérive professionnelle, mais aussi sentimentale, l’homme se rend sur la côte d’Azur où une grande partie de ses économies est dépensée en sorties de toutes sortes. Et c’est au cours de l’une des ces longues soirées que Jean-Pierre rencontre Didier Barbelivien qui, passionné de football, connaît le parcours sportif de son interlocuteur. L’auteur-compositeur-interprète lui propose alors de tenter la chanson et lui propose de faire un test de voix sur une chanson qu’il vient d’écrire et de composer : « Je te survivrai ». L’essai est convaincant et l’enregistrement devient, sur disque, l’un des plus gros « tubes » francophones de l’année 1989 avec plus de 500.000 exemplaires vendus. Profitant de l’engouement suscité par ce « hit », Jean-Pierre François se lance dans l’enregistrement d’un album qui sort en 1990: « Des Nuits ». L’artiste y grave un titre qui sera son second et dernier succès de chanteur: « Il a neigé sur les lacs ». Il quitte alors le monde du show-business où il se trouve trop exposé médiatiquement parlant. Il devient, pendant quelque temps, le gérant d’une discothèque à Saint-Cyprien et d’un restaurant à Cavalaire. Puis, en 2002, il renoue avec le foot pour devenir le président d’honneur du club de Ramatuelle. Et on a l’occasion de le revoir exceptionnellement, comme chanteur sur un plateau télé, lorsqu’il vient soutenir sa fille Sandy qui concourt en 2004 lors de la Star Academy 4 aux côtés du regretté Grégory Lemarchal. En 2008, Jean-Pierre François crée, pour le club de Ramatuelle, un centre de formation au football féminin. Et il n’est toujours plus question de chanson pour lui.
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En 2000

7 juin 2001 : Décès, à Dakar au Sénégal, de la chanteuse américaine Carole FREDERICKS. Née le 5 juin 1952 à Springfield (Massachusetts, USA), elle quitte sa région natale à 20 ans pour la Californie où, en accomplissant divers petits travaux, elle commence à chanter. A 27 ans, elle décide de partir tenter sa chance en France. C’est plutôt une bonne idée puisque, dès son arrivée au pays de Voltaire, ses capacités vocales lui permettent d’enregistrer un premier album: « Black Orchid ». Mais c’est surtout comme choriste qu’elle va être très appréciée et, à ce titre, elle va devenir un pilier de studio pour des artistes tels que Thiéfaine ou Gainsbourg dans les années 1980, Johnny Hallyday, Michel Sardou ou Céline Dion dans la décennie 1990. Et puis, en 1990, sa popularité augmente d’un cran lorsqu’elle rejoint Jean-Jacques Goldman et Michael Jones pour former un trio mémorable avec eux. Jusqu’en 1994, Fredericks-Goldman-Jones publient deux albums studio et deux albums live. Ils effectuent trois tournées dans les pays francophones européens. Ses nombreuses activités musicales n’empêchent alors pas Carole de répondre à l’invitation de l’un de ses amis, Alain Delorme, pour qui elle pose sa voix extraordinaire sur une nouvelle version de « Romantique avec toi ». En 1996, alors qu’elle est devenue une vedette à part entière en France, le public est comblé lorsqu’elle répond à ses attentes en enregistrant l’album « Springfield ». L’opus propose quatorze chansons aux styles blues et gospel en anglais dont elle signe les textes. En 1999, un deuxième album paraît sous le titre « Couleurs et parfums » et, cette fois, il est chanté en français. Le premier titre à en avoir été extrait pour les radios est « Personne ne saurait », que Carole interprète avec Poetic Lover, et c’est un « tube ». Les singles suivants auront pour titres: « Qu’est-ce qui t’amène », « Respire » et « Le prix à payer ». Alors que sa carrière solo est en plein devenir, la chanteuse américaine est terrassée par une crise cardiaque en sortant de scène à Dakar (Sénégal), le 7 juin 2001. Les efforts pour la ranimer restent vains. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Montmartre. A Montreuil, ville française de Seine-Saint-Denis, une rue porte le nom de Carole Fredericks depuis 2008.
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15 MAI

ARLETTY – Photo Collection Christophe L

15 mai 1898 : Naissance, à Courbevoie, de Léonie Bathiat qui deviendra l’actrice et chanteuse française ARLETTY. Enfant, elle est inscrite dans une institution privée de Clermont-Ferrand qui lui prodigue une bonne éducation. Elle se dirige ensuite vers la sténographie mais la première guerre mondiale chamboule son destin. Son fiancé meurt au combat et, en 1916, son père décède écrasé par un tramway. Léonie, son frère et sa mère quittent Clermont-Ferrand pour la région parisienne. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un banquier qui la séduit et l’amène à fréquenter la haute société parisienne. De rencontres en rencontres, elle devient mannequin puis monte sur les planches pour jouer dans des revues. En 1930, elle obtient un premier rôle au cinéma dans « La douceur d’aimer ». Mais elle va surtout se révéler comme chanteuse et fantaisiste en 1932 dans l’opérette « Un soir de réveillon » de Raoul Moretti. A partir de ce moment, elle joue dans de nombreuses oeuvres du même genre musical: « O mon bel inconnu » et « Au bonheur des dames » entre autres. Après avoir tourné, pour le cinéma, la fameuse réplique de l’Atmosphère dans « Hotel du Nord », elle joue dans « Circonstances atténuantes » de Jean Boyer. Elle interprète la chanson de ce film qui devient un succès: « Comme de bien entendu » en compagnie d’Andrex, Dorville et Michel Simon.

Et elle enregistre aussi d’autres standards de l’époque comme « La java » ou « Mon homme » qu’elle reprend à la célèbre Mistinguett. Après la seconde guerre mondiale, Arletty est arrêtée pour avoir entretenu une liaison avec un officier allemand. Elle est emprisonnée à Drancy puis à Fresnes. Mais, bien vite, elle reprend le chemin des théâtres et des plateaux de cinéma dans les années 1950 et 1960. En 1966, elle perd la vue et doit se résoudre à interrompre sa carrière artistique. Elle prête néanmoins encore sa voix à de nombreux commentaires de reportages. À partir de 1984, elle soutient activement l’Association des Artistes Aveugles. Elle meurt le 23 juillet 1992 à Paris. Elle est inhumée au cimetière de Courbevoie.
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Marcel De Keukeleire dans les années 1960

15 mai 1922 : Naissance, à Mouscron, de l’accordéoniste, éditeur et producteur belge Marcel DE KEUKELEIRE. Il se fait connaître un peu dans sa région frontalière natale en pratiquant l’accordéon. Puis, après la guerre, il devine l’engouement que va susciter le développement de la musique enregistrée et il s’installe comme disquaire à la rue de la Marlière à Mouscron. Un peu à la manière dont Eddie Barclay le fait en France, il saisit l’importance des éditions musicales et c’est de cette manière qu’il déniche des grands succès anglo-saxons pour les lancer en Europe en se procurant leurs droits d’utilisation. C’est lui qui est ainsi à la base du succès de « Strangers in the night » de Frank Sinatra en Belgique et en France. Par la suite, il pousse encore un peu plus son implication dans les affaires musicales en devenant le dénicheur puis le producteur des jeunes talents du Nord de la France et de la Belgique. Il découvre ainsi le groupe Crazy Horse qui, de la scène des bals régionaux, est propulsé en quelques disques à l’Olympia. Producteur des disques Elver, il est également à la base du succès du regretté Christian Adam en 1973 avec « Si tu savais combien je t’aime ». Puis, ce sont les Chocolat’s qui conquièrent le monde avec « Brasilia Carnaval » tout comme Jacky James, avec « Ne pleure pas Jeannette » et « Take my heart », mais aussi et surtout Patrick Hernandez avec « Born to be alive ». Ces succès sont parfois partagés, au niveau de la production, avec son ancien professeur de natation, le Français Jean Van Loo. Enfin, en 1981, Marcel De Keukeleire « donne » au Belge Jean-Jacques Lionel l’occasion d’interpréter une chanson basée sur un morceau d’accordéon originaire d’Autriche et cela devient le tube « La danse des canards ». Une façon pour cet ancien accordéoniste de, discrètement, revenir à ses origines. Marcel De Keukeleire, dans son souci de toujours aider les artistes, n’a eu de cesse de multiplier les activités dans ce sens. Il s’est fortement impliqué au sein de la société d’auteurs belges, la SABAM, mais aussi en aidant ou créant d’autres associations, parfois éphémères, comme le centre Annie Cordy à Bruxelles de Jean Martin dans les années 1980 par exemple. Marcel De Keukeleire est décédé le 20 novembre 1986.

En 2004, l’œuvre et la vie de Marcel De Keukeleire ont fait l’objet d’un documentaire intitulé « Marcel Superstar » réalisé par Olivier Monssens. Vous pouvez d’ailleurs le visionner en CLIQUANT ICI pour vous rendre sur le site web de Kaos Productions.
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Mireille Darc en 1968

15 mai 1938 : Naissance, à Toulon, de l’actrice française Mireille DARC, de son vrai nom Mireille Aigroz. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Jean-Claude Annoux en 1968 – Photo (c) P. Bertrand

15 mai 1939 : Naissance, à Beauvais, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Claude ANNOUX. Pour en savoir plus sur son parcours artistique et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Maria Miel en 1981

15 mai 1963 : Naissance de la chanteuse belge Maria MIEL sous le vrai nom de Maria Miele. En 1980, alors âgée de 17 ans, Maria fait ses débuts avec un 45 tours dont les chansons sont écrites par le parolier de Frédéric François: Marino Atria. Frédéric François est d’ailleurs de ceux qui croient en cette jeune chanteuse liégeoise d’origine italienne qui connaît son premier « tube » en Belgique avec « Va », adaptation française de « E salutala per me ».

Les chansons suivantes vont connaître un succès équivalent et ses disques bénéficient d’une sortie en France: « J’ai toujours besoin de toi » (1981), « Coeur à coeur » (1982), « Je t’aimerai n’importe où » (1984) et « Coupable d’aimer » (1985). Interprétant exclusivement des chansons d’amour, elle se place dans la continuité des chanteuses des années 1960 comme Patricia Carli ou Claudia Sylva. Alors qu’elle connaît quelques difficultés à se maintenir au top des chanteuses belges des années 1980, elle va d’ailleurs reprendre le succès « J’ai pleuré » de Claudia Sylva en 1987. Et, trois ans plus tard, elle reprend à nouveau un « tube » des années 1960 popularisé cette fois par Pétula Clark: « Coeur blessé ». Ensuite, à la manière de ce que faisait la chanteuse belge Lily Vincent des années plus tôt, elle enregistre des medleys de standards de la chanson repris sous les titres « Tangos souvenirs » et « Slows souvenirs ». Ces derniers disques lui permettent de faire une apparition au début des années 1990 dans la mythique émission télé belge « Dix qu’on aime » sur la chaîne privée RTL-TVI. A la fin des années 1990, Maria Miel s’installe sur la Côte d’Azur. Et, le 25 janvier 2013, le chanteur Frédéric François annonce avec tristesse, sur sa page Facebook, que Maria Miel est décédée. Son frère, Pino Miele, qui entretient le souvenir de Maria grâce à une page YouTube (où l’on découvre des vidéos réalisées quelques mois avant son décès), nous apprend qu’elle est partie à la suite d’un cancer à l’âge de 49 ans.
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David Charvet en 1997

15 mai 1972 : Naissance, à Lyon, de l’acteur et chanteur français David CHARVET. Il passe son enfance avec sa mère divorcée à Boulogne-Billancourt. Ensuite, il rejoint son père installé aux États-Unis pour affaires. Là-bas, il est d’abord mannequin et, à 19 ans, il est engagé pour un rôle dans la série télé « Alerte à Malibu » avant de la quitter en 1995. Un an plus tard, il est embauché pour la série « Melrose Place » pendant deux saisons. En 1997, à 25 ans, il se lance dans la chanson et sort en France un premier single en anglais: « Should I Leave », chanson écrite avec Félix Gray, qui connaît un grand succès. Quelques mois plus tard, son deuxième disque est en français: « Regarde-toi » et est également bien diffusé par les radios francophones. A ce moment, David Charvet veut poursuivre sa carrière de chanteur mais il n’est pas satisfait de son travail. Du coup, il part préparer son second album à Los Angeles et, en 2002, celui-ci est commercialisé. Les chansons qui le composent sont interprétées tantôt en français, tantôt en anglais. Les premiers extraits de cet opus intitulé « Leap of faith » ont pour nom « Jusqu’au bout » et « Apprendre à aimer ». Sa popularité de chanteur faiblit alors et l’album qu’il enregistre en 2004 obtient un succès plus mitigé. Il a pour titre « Se laisser quelque chose » et les chansons sont presque toutes interprétées en français. Depuis, ses activités musicales se sont un peu raréfiées malgré la sortie d’un single en anglais en 2010.
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Géraldine Cozier en 2011 lors de Du haut des airs à Spa (B)

15 mai 1981 : Naissance à Charleroi de la chanteuse belge Géraldine COZIER. Originaire de Châtelet, elle commence son parcours musical dès l’âge de cinq ans dans les académies et conservatoires de Châtelineau, Tamines et Charleroi avec le piano classique, le solfège, l’histoire de la musique et le chant d’ensemble. Dix ans plus tard, elle essaie le chant lyrique mais elle se passionne aussi pour la chanson. Et, à 18 ans, elle se présente comme candidate au télé-crochet « Pour la gloire » organisé par la télévision publique belge RTBF. Elle y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanteuse pour son interprétation bluesy du légendaire tube des Animals « The house of the rising sun ». Elle rencontre Cécile Delamarre qui lui écrit le texte des chansons qu’elle propose lors du concours Franc’Off des Francofolies de Spa en 2002. Elle y décroche la deuxième place. Géraldine s’entoure alors d’excellents musiciens expérimentés pour proposer un tout premier spectacle lors du festival « Mars en Chansons » de Charleroi en 2003: « Mosaïque ». Par la suite, l’artiste fait une halte dans le domaine du jazz en créant un trio féminin du nom de Swallows. En 2005, la rencontre avec le musicien belge Stéphane Martini permet à Géraldine de concevoir un nouveau projet de chanson qui lui fait assurer la première partie d’un concert de Philippe Lafontaine. Ensuite, les compositions se multiplient et s’affinent pour en arriver à la conception d’un premier album autoproduit et commercialisé au début de l’année 2009. En 2011, elle représente la Belgique à l’occasion du concours-concept québécois d’interprètes francophones « Du haut des airs ». Cette expérience scénique lui permet de se produire au Canada, en Suisse, en France et en Belgique. Parallèlement à cela, la chanteuse donne des cours de voix pour différentes associations et met sur pied des ateliers d’éveil musical et de solfège ludique pour les enfants. Elle travaille aussi en tant que coach vocale pour divers concours. Et puis, elle crée aussi un concept de spectacle vocal de rue avec Sarah Klénès: « les Superluettes » que l’on peut notamment apprécier en 2015 au festival d’Obourg 2.0 près de Mons (B). Lors des Francofolies de Spa en juillet 2015, Géraldine Cozier propose un nouveau projet musical dont le nom est Ilia. Et elle se classe deuxième du concours Franc’Off. Depuis, c’est sous ce nom d’Ilia que la chanteuse poursuit sa route avec un répertoire francophone qu’elle espère bien vite graver sur un disque.
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15 mai 2004 : Alors que le top 3 des ventes d’albums en Belgique francophone est occupé par Jane BIRKIN (3e avec « Rendez-vous »), CALOGERO (2e avec « 3 ») et Michel SARDOU (1er avec « Du plaisir »), cinq albums en français entrent dans les 50 meilleures ventes. Ce sont les CD d’ELSA (43e avec « De lave et de sève »), des GAUFF AU SUC’ (41e avec « Un dernier pour la route »), de KOOL SHEN (39e avec « Dernier round »), d’Isabelle BOULAY (36e avec « Tout un jour ») et de MICHAL (22e avec « De l’or et des poussières »).
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15 mai 2007 : Jusqu’au 20 mai, le festival « Alors, chante! » bat son plein à Montauban (F). Parmi les artistes présents cette année, il y a notamment Karpatt, Adrienne Pauly, Damien Robitaille, Massilia Sound System, Abd al Malik, Mick est tout seul, les Ogres de Barback, Aldebert, Mano Solo, Jacques Higelin, Bratsch, Debout sur le zinc, Riké, Jeanne Cherhal, Louis Bertignac, Arno, Sanseverino, Jean-Louis Murat, Karkwa, Thomas Fersen, David Lafore, la Crevette d’acier, Mell, Emily Loizeau, K, Renan Luce, Chloé Sainte-Marie, Grand Corps Malade, Magyd Cherfi, Monsieur Roux, Benoît Dorémus, Batlik, Daphné, Imbert Imbert et Saule.
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7 MARS

 

7 mars 1927 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Après avoir vécu dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet, il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle. Il est décédé à Issy-Les-Moulineaux le 13 décembre 2007 d’une crise cardiaque. Ci-dessous, Philippe Clay interprète son célèbre succès « La quarantaine ». Dans cette vidéo, le chanteur explique l’origine de la chanson et pourquoi cette chanson a été écrite en 1971 avant de l’interpréter. Il s’agit d’un extrait de l’émission « Médiation » de François de Closets diffusée sur la chaîne privée française TF1 et dont le sujet est : « Bien vieillir, Vivre vieux, Vivre longtemps, La discrimination des seniors ».

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7 mars 1939 : Naissance, à Paris, du chanteur français d’origine arménienne Danyel GERARD, de son vrai nom Gérard Daniel Kherlakian. Si l’on excepte Henri Salvador qui pratique la parodie du rock’n’roll américain au milieu des années 1950 sous le pseudo d’Henri Cording, Danyel Gérard est véritablement l’un des premiers chanteurs de rock français. Son premier disque est « D’où reviens-tu Billie Boy » en 1958.

Il s’agit alors de l’adaptation d’un titre américain écrite par Boris Vian. Mais les jeunes Français ne sont pas encore prêts pour ce genre musical nouveau qu’ils découvriront vraiment grâce à Johnny Hallyday en 1960. A ce moment, Danyel effectue son service militaire en Algérie et il rate la vogue française du rock. Qu’à cela ne tienne, il prend sa revanche en 1962 quand il est consacré roi du twist avec des chansons comme « Petit Gonzales », « La leçon de twist » ou « Le Marsupilami ». En 1963, l’artiste s’entoure de l’orchestre « les Champions » pour enregistrer un 45 tours qui va connaître un grand succès: « Je ». Les « tubes » s’enchaînent alors: « Memphis Tennessee », « D’accord d’accord » ou « Il pleut dans ma maison ». En 1964, Danyel Gérard écrit « Les vendanges de l’amour », un succès pour Marie Laforêt. Après un autre « tube » écrit pour Hervé Vilard en 1966 (« Fais-la rire »), il se consacre à l’édition de chansons et quitte un peu le devant de la scène. Il y revient en 1970, barbu et arborant un chapeau qui ne le quittera plus. Il devient un des premiers chanteurs français à travailler son look et il interprète alors « Butterfly » qui reste son plus grand tube à ce jour. En France comme à l’étranger puisque plusieurs versions sont enregistrées dans différentes langues. Près de quinze millions de 45 tours sont vendus de ce titre. Avec « Butterfly », la carrière de Danyel Gérard reprend vigueur et il vogue de succès en succès dans la décennie 1970: « L’Arménien », « Un grand amour », « Passionnément », « Les temps changent », « Mélodie Mélodie » ou « Marylou ». Passionné de musique country, Danyel Gérard profite de la mode des radios privées pour créer sa propre station, « Music Box », en 1981. Il délaisse un peu la chanson malgré l’enregistrement de deux albums qui connaissent un succès mitigé. En 2007, Danyel Gérard rejoint l’équipe de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » au cours de laquelle il balance un condensé de ses 40 ans de chanson. Il y participe à nouveau de nombreuses fois par la suite jusqu’en 2015. Il semble qu’il ait décidé depuis, à plus de 80 ans, de se retirer de la vie musicale.
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7 mars 1942 : Naissance, à Mannheim en Allemagne, de la chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ». En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.

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Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

7 mars 1946 : Naissance, à Frameries, du chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (1983). Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975). A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».

Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980. En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies »
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L’album de Corine (Marienneau) en 2002

7 mars 1952 : Naissance, à Paris, de la bassiste et chanteuse française Corine MARIENNEAU au milieu d’une famille comportant cinq filles dont sa soeur jumelle. Très jeune, à l’âge de quatre ans, elle suit des cours de piano et de danse. Elle essaie de devenir petit rat à l’Opéra de Paris mais elle ne réussit pas le concours. Adolescente, elle apprécie beaucoup la musique et plus particulièrement le gospel. C’est peut-être pour ça qu’à 20 ans, elle part pour les Etats-Unis où elle est fille au pair pendant un an dans une maison de Princeton (New Jersey). A son retour au pays natal, elle se tourne vers la danse contemporaine et les claquettes. Elle se paie ces cours en effectuant divers petits emplois. En 1974, elle loue une maison à Saint-Cloud et se retrouve entourée d’une série d’artistes et musiciens comme Valérie Lagrange et Jacques Higelin. Mais il y a aussi de jeunes musiciens de son âge dont le travail l’intéresse : Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Puis il y en a un autre qui se nomme Louis Bertignac et dont elle tombe amoureuse. Après un essai de liaison musicale au sein de la formation Shakin’ Street, les deux tourtereaux forment finalement le groupe Téléphone avec Aubert et Kolinka. Dans un milieu artistique totalement masculin, Corine va devenir la bassiste du groupe mais également souffrir de cette infériorité numérique féminine. Et lorsque, au niveau sentimental, Bertignac la délaisse quelque peu, c’est Aubert qui l’aide à surmonter une crise passant par une tentative de suicide. C’est d’ailleurs avec Jean-Louis Aubert qu’elle écrit la chanson « Le chat » pour Téléphone sur l’album « Dure limite » en 1982. En 1984, Corine commence à travailler pour d’autres artistes et projets comme les thèmes repris dans la musique du film « Subway » de Luc Besson ou celle de « Moi vouloir toi » réalisé par Patrick Dewolf qui lui offre aussi un premier rôle au cinéma. Le 23 novembre 1985 au Moulin Rouge de Paris, Daniel Balavoine remet à Téléphone la première Victoire de la musique de l’histoire dans la catégorie album rock de l’année pour « Un autre monde ». Et, encouragés par cette récompense nouvelle, les membres du groupe se rejoignent au château-studio de Miraval pour entamer l’enregistrement de l’album suivant prévu pour fin 1986. Pour faire patienter les fans et les médias, le groupe commercialise la chanson « Le jour s’est levé » qui se classe quatrième du top 50 en février 1986. L’ambiance au sein de Téléphone dégénère de jour en jour et, en mars 1986, Corine Marienneau propose un arrêt des activités pendant un an. Cette proposition ne fait pas l’unanimité et la fin du groupe est déclarée en avril de la même année. Alors que Jean-Louis Aubert se lance avec difficulté dans une carrière solo, Corine reste avec Louis Bertignac pour former le groupe « Les Visiteurs » avec d’autres musiciens tels que Serge Ubrette, Loy Ehrlich et Afid Saidi. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Les bêtes », que Corine a initialement composé pour Téléphone. Mais c’est le single « Ces idées-là » (écrit par Louis Bertignac) qui connait le succès, fin 1987, avec 400.000 exemplaires vendus. Désormais maman d’une petite fille, Corine participe avec Louis, en 1989, à une série initiée par la chaîne de télé Canal + : « Les jupons de la révolution » pour le bicentenaire de la Révolution française. Le second album de la bassiste avec Les Visiteurs est enregistré à Memphis et est un échec commercial à sa sortie en 1990. Début 1991, Corine Marienneau annonce la fin des « Visiteurs » pour s’éloigner provisoirement de la musique et se consacrer à sa vie de famille. Elle essaie ensuite de décrocher un rôle au cinéma mais cette activité-là n’est pas convaincante pour elle. En 1993, alors qu’elle commence à envisager l’enregistrement d’un album solo, elle rejoint Bertignac sur scène comme choriste dans la salle parisienne de Bobino. Et, un an plus tard, le 26 mai 1994, elle assiste à un autre concert de Bertignac qui l’invite à monter sur scène avec deux autres spectateurs qui ont pour nom Jean-Louis Aubert et Richard Kolinka. Reformé l’espace de quelques minutes, le groupe Téléphone livre quatre titres au public ce soir-là. Pour réaliser son premier et unique album personnel à ce jour, Corine Marienneau demande alors l’aide de Louis Bertignac mais celui-ci, fort occupé, ne peut y travailler tout de suite. Finalement, c’est en janvier 2002 que l’opus est commercialisé sous le simple titre « Corine ». Il est constitué de douze chansons musicalement légères interprétées avec une voix acidulée qui fait parfois penser à celle de Lio. Le disque n’est pas un succès de vente et reste très confidentiel dans les sphères professionnelles de la musique et de la chanson. En 2006, Corine Marienneau évoque ses souvenirs musicaux dans un livre intitulé « Le Fil du temps ». Alors que Bertignac, Aubert et Kolinka se retrouvent, sans lui en parler, sur scène pour former « Les Insus » fin 2015, Corine supervise cependant la remasterisation de toute la discographie de Téléphone qui regroupe cinq albums studios et deux lives accompagnés de trois disques de chansons hors albums et de raretés.
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La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

7 mars 2000 : Décès de la chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER à l’âge de 80 ans. Née à Bruxelles en 1920 où elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines, Angèle Guller passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Brassens, Brel, Bécaud et Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » qui accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Ferré, Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
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Jacqueline François en 1964

7 mars 2009 : Décès, à Courbevoie, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS. Née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. Le climat de l’époque s’y prête car les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Mais, c’est finalement le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, qui applaudit Mademoiselle de Paris. Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’a enregistrée plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents. Ses autres grands succès sont « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle a repris à son répertoire comme « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ».
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Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

7 mars 2010 : Décès, à Paris, de Patrick TOPALOFF à l’âge de 65 ans. Animateur, acteur et chanteur français né le 30 décembre 1944, Patrick Topaloff décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès. L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès. A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et il en fait « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus. Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète, en duo avec Sim, une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube. Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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7 mars 2011 : Sortie de l’album de Thomas FERSEN « Je suis au paradis ».
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