POIRET Jean

Jean Poiret

Le réalisateur, auteur, metteur en scène, scénariste, acteur et chanteur très occasionnel français Jean POIRET naît à Paris le 17 août 1926. Son père est ouvrier dans une verrerie et sa mère travaille dans la comptabilité. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, Jean s’inscrit aux cours d’art dramatique où il rencontre Michel Serrault avec qui il constitue un excellent duo de fantaisistes pendant des années. Dès 1953, il obtient des rôles au cinéma grâce à des réalisateurs comme André Hunnebelle, Henri Verneuil, François Truffaut ou Claude Chabrol entre autres. Par la suite, et simultanément à ses activités cinématographiques, il est à l’affiche de nombreuses pièces du théâtre de boulevard. Il écrit aussi certains vaudevilles retentissants dont le plus célèbre reste probablement « La cage aux folles ». En 1961, une des nombreuses péripéties humoristiques de Jean Poiret consiste à graver sur disque une parodie de la chanson de Jacques Brel « La valse à mille temps ». Grâce à son inspiration talentueuse, Jean Poiret en fait une histoire de maquignon négociant en bétail: « La vache à mille francs ». La chanson parodique obtient le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros en 1962.

Le 14 mars 1992, Jean Poiret nous quitte à la suite d’une crise cardiaque pour laquelle il a été amené d’urgence à l’Hôpital Foch à Suresnes. Il a alors 65 ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
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11 FEVRIER

 

Pochette de l’album de 2009

11 février 1943 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur et interprète français Serge LAMA. Son papa, Georges Chauvier, est chanteur d’opérette et premier prix du conservatoire de Bordeaux. L’enfance se passe dans la cité bordelaise puis à Paris où son père décide de tenter sa chance au début des années 1950. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le paternel et le jeune Serge est bientôt contraint de suivre ses parents loin des feux de la rampe. Il finit par fuguer du domicile familial d’Issy-les-Moulineaux pour vivre de petits jobs. En 1962, il effectue son service militaire en Algérie. Il y écrit des chansons qui feront l’objet, plus tard, de ses premiers enregistrements. De retour à Paris, il passe quelques auditions et se retrouve, le jour de ses 21 ans, au cabaret « L’Ecluse » où il chante avant Barbara. Une idylle se noue entre Serge et la pianiste de Barbara: Liliane Benelli. La chanteuse Renée Lebas remarque l’artiste et l’aide à enregistrer un premier super 45 tours en 1964 qui reprend, entre autres, la chanson « A quinze ans ». Dans la foulée, il passe en lever de rideau de Brassens et de Barbara à Bobino. Le 21 novembre 1964, il effectue son premier passage à la télévision française dans l’émission « Jeunesse oblige ». Alors qu’il assure la première partie de la tournée d’été de Marcel Amont, Serge Lama est victime d’un grave accident de la route en Provence le 12 août 1965. Deux personnes sont retirées sans vie de la carcasse du véhicule écrasé contre un arbre. Il s’agit du conducteur Jean-Claude Ghrenassia, frère d’Enrico Macias, et de Liliane Benelli, la fiancée de Serge qui, lui, est hospitalisé très grièvement blessé. Le 7 décembre 1965, une soirée de soutien est organisée pour lui à l’Olympia. Les participants ont pour nom Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel. En mai 1966, alors que les séjours à l’hôpital se multiplient, il rencontre un jeune pianiste envoyé par Régine: Yves Gilbert. C’est lui qui compose bientôt la majeure partie des grands succès de Lama. Les enregistrements de disques reprennent pour Serge Lama: « Les ballons rouges » en 1967 ou encore « D’aventures en aventures » qui est un véritable succès en 1968.

Le chanteur convalescent reprend aussi le chemin de la scène: il y a celle de l’Ecluse, de l’Olympia (en première partie de Nana Mouskouri), d’une tournée avec Enrico Macias et de Bobino en lever de rideau de Georges Chelon. Ce n’est toutefois qu’en 1970, du 24 février au 16 mars, qu’il chante en vedette à Bobino. Il y interprète notamment « C’est toujours comme ça la première fois » et « Une île ». En avril 1972, Serge Lama se classe 10e pour la France au concours de l’Eurovision, à Dublin. Sa chanson est composée par Alice Dona et a pour titre « Un jardin sur la terre ». Avec cette musicienne, il va alors composer ce qui est sans doute son plus grand succès: « Je suis malade ». Cette chanson figure sur ce qu’on peut appeler un album mythique qui marque le début d’une longue carrière jalonnée de succès: « Chez moi », « Les petites femmes de Pigalle », « La vie lilas », « Mon ami mon maître », « L’Algérie », « Femmes femmes femmes », « Mon enfance m’appelle » ou « Souvenirs attention danger ». Le 23 septembre 1981, il devient le papa d’un petit Frédéric. En 1981 aussi, il réalise son rêve d’enfant: faire reconnaître son père comme un chanteur à part entière. Ils enregistrent ainsi ensemble l’album « Lama père et fils ». Un an plus tard, Serge Lama s’attaque à un projet extraordinaire: écrire avec Yves Gilbert une comédie musicale sur Napoléon. Le spectacle, précédé par l’album reprenant les chansons, reste à l’affiche du théâtre Marigny à Paris pendant près de deux ans. Avant l’une des représentations, l’artiste apprend le décès de son père dans un accident de voiture le 14 décembre 1984. Sa mère, gravement blessée, décède trois mois plus tard. La suite de la carrière de Serge Lama va prendre une tournure plus calme. Les albums vont se succéder mais les nouveaux artistes apparus dans les années 1980 effacent un peu ceux issus de la génération précédente. Serge Lama diversifie alors ses activités. En 1991, il joue au théâtre dans « La facture » de Françoise Dorin aux côtés d’Agnès Soral puis, en 1993, dans « Toâ » de Sacha Guitry. En novembre 1998, un orchestre symphonique est derrière lui sur la scène de l’Olympia de Paris. Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière en 2003, Serge se produit pour un concert unique à Bercy où le rejoignent de nombreux invités devant 12.000 spectateurs. La même année, bien avant les autres et la mode du genre, Serge enregistre un album de duos avec, notamment, Lara Fabian, Lynda Lemay et Anggun. L’opus intitulé « Pluri’elles » contient aussi un duo virtuel avec Dalida: « Je suis malade ». Quatre ans plus tard, le chanteur effectue une tournée de 200 dates seul en scène accompagné par Sergio Tomassi à l’accordéon multiple: « Accordéonissi’mots ». Le 18e album original de Serge Lama, « L’âge d’horizon », sort fin 2009. En 2012, l’artiste fait une pause pour subir une opération de la hanche. En décembre, il sort un double album: « La balade du poète ». Ce dernier reprend des anciennes chansons réorchestrées et trois titres inédits écrits à l’adolescence. Le 11 février 2013, Serge Lama fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia de Paris. Et, en septembre de la même année, il se produit aussi au Grand Rex à Paris pour un concert télévisé. Il entame alors une longue tournée anniversaire dans tous les pays de la francophonie. Au début de l’année 2015, on apprend, au cours de l’émission télévisée française dominicale « Du côté de chez Dave » sur France 3, qu’il vient d’écrire la totalité des textes d’un nouvel album à paraître de Gérard Lenorman. Mais, bien avant cet album qui tarde à sortir, c’est Serge Lama qui demande une musique à Lenorman (« Hop tempo ») pour un disque commercialisé à la fin 2016. Il faut dire que l’opus « Où sont passés nos rêves » réunit toute une série de compositions élaborées sur des textes de Lama par Adamo, Bénabar, Carla Bruni, Francis Cabrel ou encore Pascal Obispo qui, ayant les mêmes origines que Serge, lui fournit la superbe mélodie de « Bordeaux ».

Fin 2019, l’artiste déclare que l’état de ses jambes est, de plus en plus, une source de tracas et qu’il renonce désormais aux tournées de concerts très fatigantes. Selon ses propos, il fera encore bien quelques apparitions très épisodiques en province mais il se produira surtout à Paris.
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Edmond Lefèvre en 1982

11 février 1995 : Décès, à Mons, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Né à Chimay le 2 avril 1928, Edmond Lefèvre suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il a ainsi notamment tendu son micro à Johnny Hallyday, Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964) Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme radio de la RTBF sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va présenter des émissions, en soirée, aux titres divers comme « Chanson vole » (1982) ou « Escapades » par exemple. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi entre 14 et 16 heures, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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11 février 2002 : Le journaliste belge Eddy PRZYBYLSKI présente, à l’Os à Moëlle à Bruxelles, le livre qu’il vient de publier aux Editions du Roseau Vert sur « Brel à Bruxelles« . Il s’agit d’une façon originale de suivre les pas de l’auteur-compositeur-interprète Jacques BREL à travers les maisons où il a habité et les lieux qu’il a fréquentés dans la capitale belge.
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HANIN Roger - 45 tours des années 197011 février 2015 : Décès, à Paris, à la suite d’une détresse respiratoire, de l’acteur Roger HANIN. Né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française), il est le petit-fils d’un rabbin et le fils d’un fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait alors embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche un premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin endosse la peau du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971).

Mais il ne s’agit pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il apparaît en tant que chanteur-bagnard dans une émission télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. Il décède le 11 février 2015 à Paris et il est ensuite inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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2 JANVIER

 

Michel PAJE en 1965

2 janvier 1945 : Naissance, à Paris,  du chanteur français Michel PAJE, sous son vrai nom de Michel Roy. Il vit à Paris et est scolarisé au pensionnat de St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. Puis, il essaie de gagner sa vie en prestant divers petits boulots comme employé d’assurances ou éclairagiste dans un cabaret. Mais son penchant artistique le pousse à apprendre le chant ainsi qu’à suivre des cours d’art dramatique. Ses rencontres le font alors se diriger vers la chanson et, dans le style « yé-yé » de l’époque, il enregistre « Nous on est dans le vent » en 1963 et connaît un grand succès avec cette chanson.

En 1964, il est récompensé lors d’un festival à Rennes et, deux ans plus tard, il est sur la photo mythique de tous les jeunes artistes réalisée pour le magazine « Salut les copains » par Jean-Marie Périer. Entre 1963 et 1966, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours avec moins de succès puis part au Canada où il présente le programme télévisé « A la page ». Il y enregistre aussi quelques disques en duo avec la jeune actrice Danielle Ouimet. Il revient en France au début des années 1970 et sort encore quelques disques sous le nom d’Alain Jory dont une version chantée du tube instrumental des Associés en 1972: « Il était une plage ». Il officie aussi comme animateur et réalisateur pour la radio Europe 1 et il compose aussi des musiques pour des publicités. Dans les années 2000 et 2010, il se consacre beaucoup au doublage de pubs et de films ainsi qu’à la réalisation de bandes annonces. Il est, en outre, la voix off de BFM TV.
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La pochette du 45 tours à succès de Vivien SAVAGE en 1984

2 janvier 1955 : Naissance, à Boulogne-Billancourt du chanteur français Vivien SAVAGE sous le vrai nom de Jérôme Pilet-Desjardins. Sa carrière de musicien commence avec sa participation à des groupes de rock underground. Puis, au fil des rencontres, il écrit des chansons pour l’interprète française Marie Myriam qui a remporté le concours Eurovision de la chanson en 1977. Il se présente, en 1983, au World Song festival de Tokyo où il remporte un prix. En 1984, il enregistre le titre « La p’tite lady » qui est immédiatement un énorme succès.

En 1987, Vivien Savage sort un album, « Benhur, Vénus et les pirates… » qu’il présente sur les scènes du festival de Bourges et celle des Francofolies de La Rochelle, aux côtés de Jean-Louis Aubert et Alain Bashung dont il assure la première partie. Vivien Savage enregistre aussi un duo avec Alain Souchon la même année. En 1992, il connaît à nouveau un pic de popularité avec le titre « C’est qu’le vent ». Et son deuxième album, « Le voyage du North’son » sort en 1993. Il se retire ensuite de la chanson et il faut attendre les années 2000 pour le retrouver sur scène lors de la tournée RFM Party 80. L’artiste vit un moment en Asie puis revient s’installer en France pour se consacrer à la littérature et écrire un premier roman, « L’argent est le roi », qui est publié au printemps 2016. La même année, le chanteur fait un nouveau retour sur scène à l’occasion du spectacle nostalgique « Partez en live avec le Top 50 ».
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Antoine Chance en 2014

2 janvier 1983 : Naissance, à Etterbeek (Bruxelles), du chanteur belge Antoine CHANCE sous le véritable nom de Antoine Geluck. Fils du célèbre dessinateur et créateur du « Chat », Philippe Geluck, Antoine naît dans un milieu d’artistes et, dès l’âge de six ans, suit des cours de piano. Ses choix s’orientent un peu plus encore vers la musique quand, à douze ans, il passe à la guitare électrique et reprend, notamment, les « tubes » de Nirvana. Six ans plus tard, une fois son bac obtenu, il part vivre un an en Angleterre pour y étudier la musique dans une école pop. Il y rencontre des musiciens, joue dans des bars, prend des cours d’harmonie et de solfège. De retour en Belgique, Antoine délaisse un temps la musique et se tourne vers des études plus classiques en s’inscrivant à l’IAD, l’Institut des Arts de Diffusion. Mais la musique lui manque bien vite. Il intègre alors le Jazz Studio d’Anvers, l’école de musique par laquelle sont passés certains membres des groupes dEUS et Puggy. Riche de ces nouvelles expériences, Antoine fonde le groupe Coco Royal et, accompagné d’amis musiciens, il se produit de plus en plus sur les scènes belges et françaises. Il se perfectionne aussi en suivant les « Ateliers des Francos » à Spa en Belgique. Au fil du temps cependant, il lui semble de plus en plus évident qu’une carrière de soliste devient incontournable. Antoine choisit alors le pseudonyme de Chance, traduction française du mot flamand « geluk », sur le conseil du regretté producteur, musicien et homme de radio belge Marc Moulin. Antoine Chance décide de composer les chansons de son premier album en s’entourant d’auteurs connus comme Jacques Duvall ou Marcel Kanche entre autres. Le tout est ensuite contrôlé par le producteur français Renaud Létang et donne naissance à un premier titre plébiscité par les radios et les télés francophones en 2014: « Fou ».

Le résultat est encourageant car les mélodies sont belles et les textes prouvent, s’il en était besoin, que le français est une langue qui « sonne » aussi bien, musicalement, que le sempiternel et omniprésent langage de Shakespeare. Mais si ce premier album solo bénéficie d’une très bonne diffusion radiophonique en Belgique francophone et d’une bonne promotion sur certains plateaux de télévision français, les ventes ne suivent pas et le succès est mitigé. Sans perdre courage, Antoine Chance abandonne ensuite son prénom pour proposer, en 2018, une première chanson de type électro (« Si vivante ») extraite d’un nouvel opus qui devrait être commercialisé bientôt.
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Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

Michel Delpech en 1987. Photo (c) Juliette Pont

2 janvier 2016 : Décès, à Puteaux en région parisienne, du chanteur français Michel DELPECH des suites d’un cancer de la gorge. C’est sous le nom complet de Jean-Michel Bertrand Delpech que le futur artiste naît le 26 janvier 1946 à Courbevoie. Il est le premier né d’une famille de trois enfants fondée par un chromeur de métaux et une « femme au foyer » (comme on le dit à l’époque). Son enfance est partagée entre la région parisienne où il est né et la région de l’Aube où vivent ses grands parents maternels ainsi que la Sologne où se trouvent ses aïeux paternels. Au moment de sa scolarité, le petit Jean-Michel suit ses parents qui déménagent dans le Val d’Oise et il fréquente un collège puis un lycée de Pontoise. Il est alors de plus en plus passionné de musique et de chanson. Il apprécie particulièrement des artistes comme Luis Mariano, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud. Cela l’amène à créer un petit orchestre avec des copains d’études en 1963. Et, aussi, à quitter le lycée en 1964 pour tenter sa chance et passer une audition chez Vogue, maison de disques qui recherche des jeunes talents pour succéder à la vague des yé-yés qui s’essoufle. Cela se passe bien et il lui est proposé d’enregistrer un premier 45 tours avec la chanson « Anatole » qui sort donc en 1964. Michel Delpech a trouvé son nom d’artiste et il fait alors connaissance avec un compositeur de chansons : Roland Vincent. Il soumet à ce dernier un texte qu’il a écrit et où il se rappelle son adolescence, les années de lycée et le petit bistrot où les étudiants se retrouvaient à la fin des cours : « Chez Laurette ». La mélodie de Roland Vincent est superbe et colle merveilleusement aux paroles mais le disque qui sort en 1965, s’il passe pourtant beaucoup à la radio et fait connaître son interprète, n’est pas un succès de vente.

La même année, Michel Delpech est engagé dans la troupe de la comédie musicale « Copains-clopant » qui est présentée à Paris, d’abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase. L’artiste y fait la rencontre d’une chanteuse qui devient son épouse l’année suivante : Chantal Simon avec qui il partage le thème principal du spectacle. La chanson « Chez Laurette » est reprise dans la comédie musicale et elle devient un peu plus populaire. En 1966, le succès de Delpech s’intensifie avec l’enregistrement de la chanson « Inventaire 66 » mais aussi grâce aux prestations qu’il effectue en première partie de Jacques Brel qui fait ses adieux à l’Olympia de Paris. Johnny Stark, alors impresario de Mireille Mathieu, décide de lui donner un coup de pouce et l’emmène pour une tournée internationale où il assure les levers de rideau de la chanteuse d’Avignon jusqu’en URSS et aux USA. En 1968, le compositeur Jean-Jacques Debout met en musique le texte « Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit » et cette chanson obtient le Grand Prix du disque de chanson française. Le succès s’amplifie donc petit à petit pour Michel Delpech mais il va lui falloir attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après les immenses « tubes » « Wight is Wight » et « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler et il passe en vedette à l’Olympia de Paris pendant trois semaines en janvier 1972. La fin de cette année-là est marquée par le succès de « Que Marianne était jolie ». En 1973, Michel Delpech et Chantal Simon, qui ont eu deux enfants, se séparent : avec son co-parolier Jean-Michel Rivat, qui vit lui aussi une rupture amoureuse, ils écrivent la chanson « Les Divorcés ». Le texte aborde un sujet très contemporain qui touche plusieurs centaines de milliers de personnes : autant de 45-tours sont vendus de ce titre phare de la carrière du chanteur. La popularité de l’artiste s’installe alors définitivement avec « Je l’attendais », « Le chasseur », « Ce fou de Nicolas », « Tu me fais planer », « La fille avec des baskets » ou « Le Loir et Cher ». Mais ces succès n’éludent pas le mal-être qui s’est emparé du chanteur depuis son divorce et qui va s’amplifier avec le suicide de son ex-épouse. La période est très difficile sur le plan personnel et professionnel. Elle passe par la dépression, la consommation d’alcool et de stupéfiants ainsi que par la quête d’une spiritualité parfois douteuse qui pourrait le « guérir ». En 1979, alors qu’il est en pleine tourmente, il sort un album de reprises en français de tubes « anglo-saxons » comme « Trente manières de quitter une fille », « Kodachrome », « C’est ta chanson », « T’as un ami » ou « Daniel » et un titre original composé par Julien Lepers : « Vu d’avion un soir ». Calmement, lentement mais sûrement, Michel Delpech poursuit alors sa carrière avec des chansons intéressantes et plus mûres mais qui ne créent pas l’engouement d’antan pour le public. Il faut ainsi attendre 1985 pour que le titre « Loin d’ici » le ramène dans les meilleures ventes de disques. La même année, il épouse Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, une artiste peintre et médium rencontrée quelques mois plus tôt. En 1986, un nouvel album est dans les bacs : « Oubliez tout ce que je vous ai dit ». Ce dernier opus vinyle de sa carrière est composé d’une série de chansons orchestrées de manière très contemporaine avec des sonorités complètement électroniques. La suite du répertoire de Delpech va être gravé sur disque compact et l’opportunité est belle, en passant sous le label Tréma, de réenregistrer tous ses grands succès pour les faire figurer sur un CD de compilation en 1989. Un an plus tard, la chanson « J’étais un ange », signée par Didier Barbelivien, se vend très bien et l’album « Les voix du Brésil », qui est commercialisé en 1991, bénéficie aussi d’une belle promotion en radio et en télévision dans les pays francophones. Après six ans d’absence médiatique et publique, Michel Delpech publie l’album « Le roi de rien » en 1997. Certains des titres sont écrits par des artistes de la nouvelle génération comme Pascal Obispo ou Jean-Louis Murat. Désormais, le chanteur évolue artistiquement selon ses désirs. Et, après la sortie de l’opus « Comme vous » en 2004, et des concerts au Festival des Vieilles Charrues ou aux Francofolies de La Rochelle, le succès est à nouveau au rendez-vous avec l’enregistrement, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétées en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Le disque donne même lieu à un spectacle enregistré, sur CD et DVD, au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène et, mieux, son fils Emmanuel, né en 1990, l’accompagne comme guitariste. Deux ans plus tard, l’artiste sort un album de chansons nouvelles qui font référence à sa nouvelle condition de « Sexa ». Puis, en 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer de la langue et de la gorge. Ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux: il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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17 DECEMBRE

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

17 décembre 1911 : Naissance, à Paris, du chanteur français André CLAVEAU. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Chez moi ». Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « Marjolaine », « Deux petits chaussons », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë. Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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Jean-Claude Drouot en 1965 – Photo (c) Roger Bernard

17 décembre 1938 : Naissance, à Lessines, de l’acteur belge Jean-Claude DROUOT. A quinze ans, il découvre Luis Mariano, le bonheur de chanter et celui d’avoir une voix. Il chante à la chorale de l’église de Deux-Acren notamment. Puis, il se dirige vers l’art dramatique et, après une formation théâtrale à l’ULB, Université Libre de Bruxelles, il joue dans quelques pièces. Il est ensuite engagé pour le rôle de Thierry la Fronde dans un feuilleton télévisé français qui récolte un énorme succès. C’est lors de cette expérience télévisuelle que Jean-Claude s’essaie vraiment à la chanson en interprétant les thèmes du feuilleton comme « La marche des compagnons » en 1964. L’année suivante, il sort un autre 45 tours avec quatre titres dont « La chanson pour Barbara » et « Si la bouche vous en dit », deux chansons écrites et produites par le chanteur Marcel Mouloudji. En 1966, il enregistre encore une chanson de la comédie musicale « Mouche »: « Elle est toute ma vie ». Il partage l’affiche de ce spectacle avec Christine Delaroche et Magali Noël. Il s’agit d’une comédie musicale américaine signée Bob Merrill et Michael Stewart dont l’adaptation en français est le travail de Paul Misraki et de Jean Cosmos. Par la suite, Jean-Claude Drouot revient à des activités plus théâtrales non sans encore enregistrer une chanson en duo avec Isabelle Aubret en 1970: « Olivier Olivia » écrite par Serge Lama et composée par Yves Gilbert que vous pouvez écouter ci-dessous.

Fortement intéressé par la musique et le mélange des genres, il fait, à de nombreuses reprises, intervenir la musique et la chanson dans les spectacles qu’il met en scène par la suite. Il poursuit sa carrière de comédien et de metteur en scène en vivant dans la région française qu’il apprécie: le Quercy. Pour en savoir plus sur Jean-Claude Drouot, vous pouvez visionner « L’invité » de TV5 Monde ci-dessous, une émission réalisée en juin 2015.

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Billy Bridge en 1963

17 décembre 1945 : Naissance à Cherbourg du chanteur et compositeur français Billy BRIDGE sous son vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand Jean-Marc est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, celle de la gloire qui n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir en France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste de danse des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes.

Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge a écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Annie Philippe en 1966 – Photo (c) JC Bonora

17 décembre 1946 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Annie PHILIPPE. Très jeune, elle se passionne pour la danse classique et elle est petit rat au théâtre du Châtelet. A 18 ans, elle est engagée comme disc-jockey au club parisien branché Twenty One. C’est là qu’elle rencontre le chef d’orchestre Paul Mauriat qui lui trouve des capacités artistiques et lui propose d’enregistrer deux 45 tours. L’un de ceux-ci permet de découvrir une reprise en français d’un titre des Supremes: « Baby love ».

Le coup d’essai est assez concluant et est confirmé par un troisième disque sur lequel une chanson de Guy Marchand, « J’ai tant de peine », connaît le succès. Mais ce dernier est sans rapport avec le ras de marée que va provoquer « Ticket de quai » chez les disquaires au début de l’année 1966. Pendant encore cinq ans, Annie Philippe enregistre des disques qui connaissent un succès de moins en moins important: « C’est la mode » (1966), « Le mannequin » (1967), « Le même amour » (1968), « Je découvre tout » (1969) et « Je suis à toi » (1971). Après avoir effectué de nombreuses tournées avec Claude François notamment, elle prend quelque distance avec le métier. Et, en 1975, après avoir posé pour des photos dénudées dans « Lui », le magazine qui se définit alors comme celui de l’homme moderne, elle rejoint le groupe « Electrogène » pour une chanson: « Je tu il nous vous les autres ». Puis elle retrouve son nom initial pour les 45 tours qu’elle va encore enregistrer durant la décennie 1970: « Comme je t’aime »(1976) ou « Appelle Jack » (1978). Au cours des années 1980, elle commercialise deux disques avant de se retrouver sur la scène de l’Olympia en première partie des Forbans en 1985. Trois ans plus tard, Jean-Paul Belmondo la propose au réalisateur Claude Lelouch et elle décroche un rôle dans le film « Itinéraire d’un enfant gâté ». Elle sort un nouveau 45 tours avec la chanson « Qu’est-c’que tu deviens ? ». Dans les années 1990, la chanteuse est, de temps à autre, l’invitée de Pascal Sevran dans ses émissions à la télé française. En 2001, lors de l’émission spéciale des quinze ans de « La chance aux chansons », elle rencontre Frank Alamo qui, vedette des sixties, a arrêté de chanter depuis un moment. Suite à cette émission, Frank Alamo propose à Annie Philippe de mettre au point un spectacle qu’ils vont proposer ensemble un peu partout en France. Dans la foulée, ils sont embarqués dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2006 et 2007. Ensuite, inlassable, la chanteuse enregistre de nouveaux titres, dont « Versets de l’amour », qui peuvent être téléchargés légalement sur internet en 2010.
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Basilique Notre-Dame à Montréal (c) Passion Chanson

17 décembre 1994 : Céline DION épouse son producteur et pygmalion, l’ex-musicien et chanteur René ANGELIL, à Montréal en la basilique Notre-Dame.

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13 DECEMBRE

13 décembre 1993 : L‘Oscar de la chanson française est remis à Liane FOLY pour sa chanson « Doucement ». Cette chanson fait partie de l’album intitulé « Les petites notes » et qui est le troisième opus enregistré par l’artiste après « The man I love » (1988) et « Rêve orange » (1990). Cet album « Les petites notes » sera adapté en anglais et commercialisé dans les pays anglo-saxons sous le titre « Sweet mystery » en 1995.

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13 décembre 2000 : Première au Centre Culturel d’Uccle (Bruxelles) du spectacle musical pour jeune public « Célia Fée » écrit et composé par Philippe LAFONTAINE. Jusqu’au 7 janvier 2001, cette histoire moderne et familiale va attirer de nombreux spectateurs qui vont découvrir le conte auquel Philippe Lafontaine a songé dès qu’il est devenu grand-père d’une petite fille nommée Célia. L’histoire parle des machines qui ne font jamais ce qu’on leur demande et qui rêvent de pouvoir (faire) pleuvoir. Les personnages s’appellent Marcel l’Echelle, Humprey le Wagonnet ou encore Pourquoi le Computer. La mise en scène est confiée à Marine Haulot. Quant au rôle principal, il est tenu avec brio par Mélanie Dermont, la fille du comédien du même nom, dont la voix cristalline sied à merveille au personnage de Célia. Les autres artistes sur scène ont pour nom Philippe Résimont, Pierre Bodson, Nathalie Stas et Vincent Antoine. Musicalement, l’oeuvre de Philippe Lafontaine louvoie entre chanson, rock, heavy metal et world music africaine. Quatorze des chansons du spectacle se retrouvent sur un album qui est commercialisé à l’occasion des représentations bruxelloises.

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Philippe Clay en 1976

13 décembre 2007 : Décès , à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Né le 7 mars 1927 à Paris, il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». Cette dernière chanson, signée par Charles Aznavour et Florence Véran, fait d’ailleurs l’objet d’une séquence du film tourné en 1958 par Richard Quine : « L’adorable voisine » avec James Stewart et Kim Novak notamment.

En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
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Le duo Sage comme des Sauvages, vainqueur de la finale 2014 (c) Passion Chanson

13 décembre 2014 : La finale de la Biennale de la Chanson Française a lieu à Bruxelles en la salle du Wolubilis. 29 personnes constituent le jury de ce concours. Parmi elles il y a des artistes comme MOCHELAN (lauréat en 2012), Matthias BILLARD (lauréat en 2010), Florian PARRA et Nathalie STAS, mais aussi des organisateurs de festivals (Genève, Bruxelles, Liège, Arlon, Pézenas, Albi, Saint-Germain-en-Laye), des opérateurs culturels (Louvain-la-Neuve, Namur, Paris), des journalistes (RTBF, La Libre Belgique), des agents artistiques (Lille) et des représentants d’organismes officiels tels que la SABAM (société d’auteurs belge) et la COCOF (Commission Communautaire Française de la région de Bruxelles). Pour en savoir plus sur cette soirée et pour lire l’article que nous y avions consacré, CLIQUEZ ICI.
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2 AOUT

Félix Leclerc – Photo (c) Martin Leclerc

2 août 1914 : Naissance, à La Tuque, de l’auteur-compositeur-interprète québécois Félix LECLERC. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Will TURA

2 août 1940 : Naissance, à Furnes (Veurne), du chanteur belge néerlandophone Will TURA, de son vrai nom Arthur Blanckaert. Très célèbre dans les Flandres où il est une véritable idole, cet artiste a connu de nombreux « tubes » en néerlandais comme le fameux « Eenzaam zonder jou » (1962) dont la version française écrite par Franck Gérald fut un des premiers grands succès du chanteur belge francophone Robert Cogoi sous le titre « Je m’sens très seul » en 1963. Cette chanson « Eenzaam zonder jou » est reprise telle quelle en 2013, dans sa version flamande et sous forme de gag, dans son show par l’imitateur français Michaël Grégorio lorsqu’il se produit en Belgique francophone. Sans doute intrigué par le succès de Robert Cogoi avec sa version française, Will Tura va tenter à plusieurs reprises d’enregistrer des chansons en français. Mais celles-ci n’auront qu’un succès très limité malgré toute la bonne volonté de Franck Gérald pour écrire de bons textes. En 1964, il y aura un 45 tours avec « Téléphone à 32 20 03 » et « Pourquoi dis-tu toujours mañana? ».

Puis, en 1966, la star flamande enregistre quatre titres dont « Rose des neiges » et « Le cheval de bois ». Déçu sans doute par ces différentes expériences, Will Tura n’interprète plus de chansons en français avant 1975 (« Mon amour à moi ») et 1979 où une mélodie reggae, « Dans ma caravane », retient quand même l’attention de quelques programmateurs de radio belges francophones.
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Muriel Robin avec les ENFOIRES en 1992

2 août 1955 : Naissance, à Montbrison, de l’humoriste française Muriel ROBIN. Fille de commerçants spécialisés dans la chaussure, Muriel passe une enfance qui n’est pas marquée par une scolarité brillante. Très tôt, elle aime faire rire et a le sens de la fête. Après des études un peu difficiles, elle se lance ainsi dans la vente de souliers dans l’une des boutiques familiales. A 22 ans, elle monte à Paris pour s’inscrire au cours Florent et se spécialiser dans l’art dramatique. Elle s’inscrit aussi au Conservatoire de Paris et en sort lauréate en 1980. Au fil des rencontres, elle essaie de faire du cinéma mais, finalement, c’est dans le registre de l’humour qu’elle va se faire remarquer à la télévision au Petit Théâtre de Bouvard. Plus tard, c’est dans l’émission « La classe » qu’elle devient populaire auprès du grand public. Depuis, sa carrière s’est enrichie de « one woman show » de qualité, de séries télévisées, de téléfilms et, finalement, de longs métrages au cinéma. Chanteuse à l’occasion, Muriel Robin a participé, chaque année entre 1992 et 2007, aux concerts des Enfoirés donnés pour les Restos du Cœur créés par Coluche et dont elle a été la marraine jusqu’en 2007. En 1998, à l’occasion d’une émission télévisée française célébrant les 20 ans du spectacle musical de Michel Berger et Luc Plamondon, « Starmania », elle interprète « La complainte de la serveuse automate » en duo avec Maurane.

En 2005, elle écrit le texte d’une chanson enregistrée par Johnny Hallyday sur l’album « Ma vérité » : « Elle s’en moque ».
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2 août 2014 : Troisième édition, en Belgique, du Ronquières Festival qui accueille les artistes francophones Julien DORE, BEN l’ONCLE SOUL et SUAREZ. Parmi les invités prévus, Gaetan ROUSSEL a dû annuler sa prestation à cause d’une blessure au pied. Le reste de l’affiche est composé d’artistes aux répertoires anglophones comme My Little Cheap Dictaphone, Puggy, Hooverphonic et James Blunt.

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31 JUILLET

31 juillet 1931 : Naissance, à Berlin, du chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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STONE en 1966 – Photo (c) Stan Wiezniak

31 juillet 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STONE sous son véritable nom d’Annie Gautrat. A 19 ans, elle s’inscrit au concours Miss Beatnik qu’elle remporte. Un membre du jury s’appelle Eric Charden: il sympathise avec la jeune lauréate et l’épouse en 1966. Avec l’aide de son mari, elle entame une carrière de chanteuse et prend le pseudonyme de Stone pour sa coiffure qui évoque celle des Rolling Stones. Son premier disque reprend deux adaptations françaises des Beatles, dont « Norvegian Wood », et deux titres de Charden.

En 1967, elle obtient un joli succès avec « Vive la France » composé par Charden. A partir de 1970, elle se joint à Eric Charden pour former un duo de chanteurs populaires qui va bercer la France profonde pendant des années: Stone et Charden. Après quelques essais timides mais intéressants, leur premier succès va être comparable à un ras de marée en 1971: « L’avventura » se vend à des millions d’exemplaires. Après ce « tube » phénoménal et malgré la demande du public pour d’autres chansons du même style, on aurait pu croire que le duo en resterait là. Mais il n’en est rien et, de 1972 à 1975, le couple va poursuivre sur sa lancée avec des titres comme « Il y a du soleil sur la France », « Laisse aller la musique », « Le prix des allumettes », « Made in Normandie », etc. Alors que leur fils Baptiste fête ses trois ans, Stone et Eric Charden décident de divorcer en 1975. Cette séparation n’empêche toutefois pas les deux artistes de se revoir de temps à autre et de reprendre le travail ensemble sur scène ou en studio d’enregistrement comme pour la chanson « Carmen » sortie sur un album au succès très limité en 1983. A la fin des années 1970, Stone se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Mayflower » écrite par Guy Bontempelli et composée par Eric Charden. C’est là qu’elle fait la rencontre du chanteur et comédien Mario d’Alba qu’elle épouse quelques mois plus tard. Elle reprend alors sa carrière en solo avec un 45 tours sorti en 1976: « Nos jeunes années ». Elle connaît un succès légèrement plus important lorsqu’elle enregistre en 1981 « J’ai toujours chanté des chansons d’amour », mélodie qui est reprise quelques mois plus tard par Tino Rossi. Régulièrement réclamé par un public toujours avidement nostalgique des années 1970, le duo Stone et Charden se reforme à la fin des années 1990. Avec la complicité du magazine de chanson « Platine », une compilation de leurs succès est commercialisée en 1997. À partir de 2007, le duo participe régulièrement à la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ». Et Stone poursuit simultanément une carrière de comédienne en jouant notamment dans « Les Monologues du vagin ». En avril 2012, alors qu’Eric Charden, atteint d’un cancer, est à l’article de la mort, le duo sort un CD: « Made in France ». Ce dernier opus est composé de réenregistrements de leurs propres « tubes » mais aussi des grands duos de la chanson francophone comme « J’ai un problème » ou « Paroles paroles ». En 2018, Stone revient seule dans le spectacle « Âge tendre, la tournée des idoles » pour y interpréter les succès du duo qu’elle a formé avec Charden.

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Richard Berry en 1984 – Photo (c) François Deconinck

31 juillet 1950 : Naissance, à Paris, de l’acteur, réalisateur, scénariste et chanteur français Richard BERRY. Richard passe son enfance dans le 10e arrondissement de Paris. Ensuite, il suit ses parents et ses frère et soeur à Boulogne-Billancourt. A seize ans, il se passionne pour le théâtre et, avec une troupe de comédiens amateurs, joue les grandes pièces classiques. En 1973, il reçoit le premier prix du Conservatoire d’art dramatique de Paris et il devient pensionnaire de la Comédie Française. Un an plus tard, sa première apparition au cinéma est due au réalisateur Claude Pinoteau qui l’engage dans « La gifle ». Il sera l’un des acteurs français qui comptent pendant des années puis, en 1999, il passe de l’autre côté de la caméra pour devenir réalisateur. En 1984, alors qu’il est le quatrième mari de la chanteuse Jeane Manson, il se laisse tenter par le défi de la chanson et il enregistre deux albums coup sur coup. Il y aura « Visiteur » en 1984 qui marche bien et « Black out » en 1985 qui s’avère moins suivi.

Ce ne sont pas les deux seuls essais de Richard Berry en matière de chanson puisque, en 1986 et 1987, il enregistre encore respectivement « Cent ans déjà » (pour un film de Claude Lelouch) et « L’amour l’amour ». En 2018, il compose la chanson « Tout recommencer » pour Patrick Bruel.

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31 juillet 1970 : Naissance, à Saint-Etienne, de Mickaël FURNON, le chanteur, fondateur et meneur du groupe français MICKEY-3D. Surveillant au Collège Mario Meunier de Montbrison, il apprend la guitare électrique. Admirateur du groupe The Cure, il se joint au groupe 3dK qui se produit pendant une dizaine d’années dans les régions de Saint-Etienne et de Lyon. 3dK enregistre trois albums entre 1995 et 1998. En 1998, Mickaël lance le projet de la formation Mickey-3D qui va connaître un succès grandissant. Les deux premiers albums révèlent le groupe: « Mistigri Torture » en 1998 et « La trêve » en 2001. Mais c’est en 2003 que Mickey-3D va réellement atteindre son succès maximal avec l’opus « Tu vas pas mourir de rire » et son « tube »: « Respire ».

Aimant multiplier les expériences musicales diverses, Mickaël joue également, depuis 2004, dans une formation de rock appelée « NopaJam ». Puis, alors que l’aventure de Mickey-3D continue avec des albums comme « Matador » (2005) et « La grande évasion » (2009), Mickaël se lance dans un album solo où il prend le pseudonyme de « Mick est tout seul ». En mars 2007, il sort l’album « Les chansons perdues ». Ses talents de compositeur lui permettent aussi d’écrire pour le groupe Indochine un de ses plus grands succès en 2002: « J’ai demandé à la lune ». En 2015, après un long silence de six ans, le groupe revient avec une chanson, « La rose blanche » qui annonce un album commercialisé l’année suivante: « Sebolavy ».

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31 juillet 1984 : Naissance, à Onzain, de la chanteuse française Marie CHERRIER. Ancien athlète et médecin, le papa de Marie conseille très tôt la musique à sa fille Marie qui, dès l’âge de sept ans, suit des cours de piano. Et, lorsqu’elle a 17 ans, c’est toujours son père qui offre à Marie sa première guitare. C’est sur cet instrument qu’elle essaie alors de reproduire les musiques de son chanteur préféré: Renaud. Une fois son baccalauréat obtenu, Marie Cherrier se rend à Paris pour suivre des études cinématographiques. Mais, bien vite, c’est la musique qui va devenir son principal centre d’intérêt. Inspirée par les préparatifs menaçants de la guerre en Irak, elle écrit une première chanson intitulée « Pantins » en 2002. Avec d’autres textes aussi engagés, Marie se produit dans des endroits consacrés à la chanson dans sa région natale de Blois. Elle commence à se faire connaître aussi par quelques passages sur les radios de la région et en se produisant dans quelques festivals. En 2004, elle est inscrite aux rencontres d’auteurs d’Astaffort menées par Francis Cabrel et elle y rencontre un producteur, Jean-François Delfour, qui lui propose d’emblée d’enregistrer un album. La même année, elle commercialise donc son premier opus qui a pour titre « Ni vue ni connue ». 2005 est l’année où Marie assure un maximum de premières parties de concerts à Paris et un peu partout en France. De plus en plus reconnue par les professionnels, l’artiste reçoit le « Coup de cœur chanson » de l’Académie Charles-Cros pendant le Festival « Alors Chante » de Montauban où elle est à l’affiche des Découvertes. Elle est aussi élue artiste du mois par la revue musicale Chorus. En 2006 et en 2007, Marie Cherrier chante au Printemps de Bourges et aux Francofolies de La Rochelle. Son deuxième album sort en septembre 2007. Il a pour titre « Alors quoi ? » qui est aussi le titre d’une chanson « lettre ouverte » à Renaud. L’année suivante, elle se produit dans la salle parisienne de La Cigale et c’est l’occasion pour elle d’y enregistrer un album live. En mai 2012, le titre « La Cavale » est placé en écoute sur le site internet de la chanteuse. Il s’agit du premier extrait de l’album « Billie », qui sort dans le courant de l’année 2013. Prolifique, l’artiste auto-produit un nouvel opus de onze titres en 2014: « L’aventure » sur lequel se trouve un duo avec Stéphane Mondino: « L’amour en désaccord ». Mais l’abondance de cette création semble éphémère puisque les nouvelles de l’artiste se raréfient ensuite. Jusqu’en 2019 où la réalisation d’un conte musical, intitulé « Les bas-fonds de Paris », mobilise toute l’activité de Marie Cherrier. Il en existe un album disponible sur le site web de la chanteuse et qui reprend les principaux titres interprétés par divers artistes dont Marie bien sûr. Quant à un éventuel spectacle basé sur cette nouvelle aventure musicale, il ne serait pas prévu avant 2021.
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Jeanne Moreau en 1975

31 juillet 2017 : Décès de l’artiste française Jeanne MOREAU retrouvée morte chez elle à Paris à l’âge de 89 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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27 JUILLET

BOURVIL – Photo (c) Mainbourg

27 juillet 1917 : Naissance, à Prétot-Vicquemare, sous le nom d’André Raimbourg, de l’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL. Le jeune André, qui ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre, passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris la boulangerie, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville.

Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front. Parmi ses grands succès de chanson, on retiendra « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963). Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Luis Mariano dans la version filmée du « Chanteur de Mexico » (avec Annie Cordy) ou aux côtés de Pierrette Bruno dans « Pacifico » entre autres. En 1970, il enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus », « Ca », version senior désopilante de la chanson de Gainsbourg et Birkin sortie quelques mois plus tôt. En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger. La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique, avec Alain Delon et Yves Montand. Enfin, il tourne encore « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortiront après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris alors que Bourvil a 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possède alors une maison de campagne.
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Isabelle Aubret en 1984 – Photo (c) Alain Marouani

27 juillet 1938 : Naissance, à Lille, de l’interprète française Isabelle AUBRET, née sous le nom de Thérèse Coquerelle. Toute jeune, elle se passionne pour le sport et, surtout, la gymnastique. A quatorze ans, elle décroche ainsi le titre de championne de France de la discipline. Mais Thérèse aime aussi la musique et le chant. Elle s’inscrit à différents concours régionaux et elle finit par être remarquée par le directeur d’une radio locale. Elle se fait alors embaucher comme chanteuse dans un orchestre de bal puis s’inscrit à un concours ayant lieu à l’Olympia de Paris. Le directeur du music-hall, Bruno Coquatrix, la remarque et lui obtient un contrat dans un cabaret de chansons à Pigalle. Au fil des rencontres, son chemin finit par croiser celui de Jacques Canetti, l’agent artistique qui a déjà révélé Jacques Brel et bien d’autres. Grâce à lui, elle enregistre, en 1961, un premier 45 tours sous le nom d’Isabelle Aubret. Elle y interprète notamment la chanson « Nous les amoureux » qui, reprise par Jean-Claude Pascal, permet à ce dernier de gagner le concours Eurovision de la chanson. Un an plus tard, c’est Isabelle qui se retrouve au Grand Prix Eurovision qu’elle remporte avec la chanson « Un premier amour ».

En 1962 aussi, elle assure la première partie des spectacles de Jean Ferrat avec qui elle fait connaissance. Voulant à tout prix peaufiner ses prestations avant d’affronter le public en tant que vedette, elle fait aussi le lever de rideau de Jacques Brel en 1963 à l’Olympia de Paris. Au cours de sa longue carrière d’interprète qui suivra, Isabelle Aubret va beaucoup chanter Brel et Ferrat. En 1963, à Arnay-le-Duc, Isabelle est victime d’un grave accident de voiture qui l’oblige à arrêter ses activités pendant des mois. Pour qu’elle s’en sorte financièrement, Jacques Brel décide de lui offrir les droits de la chanson « La Fanette ». Et, lorsqu’elle remonte sur scène à l’Ancienne Belgique de Bruxelles après bien des épreuves, sa chanson fétiche sera « C’est beau la vie » écrite spécialement pour elle par Michelle Senlis sur une musique de Jean Ferrat. En 1965, Isabelle Aubret ouvre le programme des soirées d’Adamo à l’Olympia de Paris. Elle interprétera, bien plus tard, des chansons de l’artiste italo-belge comme « Voyage jusqu’à toi » (1977) ou « Des mots » (1997). Au fil du temps, son répertoire d’interprète s’affine et se diversifie. En 1968, elle se classe troisième au Concours Eurovision en chantant « La Source » et, en mai, la chanteuse assure encore une première partie: celle du Québécois Félix Leclerc. Mais, cette fois, le spectacle est interrompu en raison des manifestations et des grèves estudiantines. Jusque-là éditée par la firme de disques Philips, l’artiste se tourne en 1969 vers le producteur Gérard Meys qui est éditeur et patron du label à son nom. L’hommme est déjà le producteur de Jean Ferrat et de Juliette Gréco. Alors qu’elle est un peu boudée par les medias en France au début des années 1970, elle effectue un retour fracassant sur la scène parisienne de Bobino en 1973. Isabelle réalise à ce moment des tournées qui l’emmènent au Canada, en URSS, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, à Cuba, au Japon, en Pologne, en Finlande et en Allemagne sans oublier la Suisse et la Belgique. A la fin de l’année 1981, l’ancienne championne de France de gymnastique répète un numéro de trapèze volant pour l’annuel « Gala des Artistes ». Elle loupe toutefois le numéro et se brise les jambes en tombant de plusieurs mètres. Elle n’est de retour au studio d’enregistrement qu’en 1983 pour un album qui sort en 1984: »Le monde chante ». En 1987, elle reçoit le Grand-Prix du Disque et le prix de l’Académie Charles-Cros pour son album « Vague à l’homme ». Elle présente ses grands succès et les chansons de ce dernier opus à l’Olympia de Paris alors que le talentueux Allain Leprest assume sa première partie. Tout au long des années 1990 et 2000, Isabelle Aubret va poursuivre son magnifique travail d’interprète qui consiste à livrer les chansons de grands auteurs-compositeurs dans des versions que la pureté de sa voix rend très différentes des originales. Elle reprend ainsi des titres de Goldman (« Dors bébé dors »), Cabrel (« Tout le monde y pense »), Romain Didier, Gainsbourg, Souchon, Trenet et Béart. A l’aube des années 2010, elle figure à l’affiche de deux tournées « Age tendre et tête de bois ». Et en mai 2011, elle propose deux concerts au Palais des Sports de Paris. En 2014, elle revient sur la « tournée supplémentaire » de « Age tendre et tête de bois » comme invitée d’honneur. En septembre 2016, un nouvel opus de la chanteuse est disponible: il a pour titre « Allons Enfants ». Et, en octobre, Isabelle Aubret est à nouveau sur la scène de l’Olympia de Paris avant de repartir en tournée et d’annoncer une nouvelle participation à l’aventure « Age Tendre » pour janvier 2018. Dans le courant de cette année 2018, Isabelle annonce qu’elle va entamer une grande dernière tournée de concerts qui va l’amener sur toutes les scènes de la francophonie.
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Un 45 tours de 1983

27 juillet 1944 : Naissance, à Deux-Acren, de l’auteur-compositeur-interprète belge Dominique DELOOF. C’est à l’âge de douze ans déjà qu’il commence à écrire ses premiers textes. Et, toujours intéressé par la transmission écrite, il se dirige ensuite vers le journalisme. En 1968, il est ainsi engagé au journal « Le Peuple » pour lequel il travaille jusqu’en 1974. L’année suivante, il décide d’ajouter des mélodies sur les textes qu’il écrit depuis quelques années et il se lance dans la chanson. Malgré la tentation qui est grande, Dominique Deloof n’enregistrera son premier album qu’en 1983. L’époque est alors dorée pour les artistes belges qui profitent largement des radios libres qui diffusent les chanteurs et musiciens locaux. La radio publique belge francophone RTBF emboîte le pas et l’on peut y entendre des titres tels que « La Wallonie », « La Dendre » ou « Mal d’un pays », des chansons qui délivrent toutes des messages forts. Avant ce premier 33 tours, Dominique Deloof avait déjà gravé sa voix sur un album évoquant sa région natale : « Escale à Lessines ». Ce projet réunissait, en 1981, d’autres artiste Lessinois comme Lou Deprijck, Francis Vauban, Jean-Claude Drouot ou les Petits Chanteurs du Roc. Depuis les années 1980, bien que n’ayant plus enregistré de disques, Dominique Deloof a continué à écrire et à interpréter ses chansons comme on peut le voir ci-dessous, en 1996, à Saint-Gilles, dans une vidéo réalisée et mise en ligne par Hugues Draye.

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André Torrent dans les années 1970

27 juillet 1945 : Naissance, à Uccle, dans la banlieue de Bruxelles, de l’animateur de radio et de télévision belge André TORRENT sous le véritable nom d’André Tollebeeck. Fils unique d’un magistrat et d’une mère professeure de dessin, actionnaires de l’hôtel Pacific à De Panne, ses vacances d’enfant se déroulent toutes dans cette station balnéaire belge dont le nom français est La Panne. Les parents d’André sont de grands amateurs d’opérette et sa maman joue du piano. Il est alors fréquent que ses parents l’emmènent avec eux voir l’un ou l’autre spectacle à l’Alhambra de Bruxelles. Malgré les nombreux déménagements de la famille, il entame des études secondaires à l’athénée Adolphe Max de Bruxelles où il apprécie surtout les cours de cinéma, d’art dramatique, d’escrime et de judo. Et, toujours adolescent, après avoir vaguement voulu devenir médecin militaire, il manifeste son intention de faire de la radio et de devenir speaker au grand désarroi de ses parents et de la famille plutôt bourgeoise. Il faut dire que, depuis ses onze ans, il se passionne pour ce média qu’il a découvert lors d’un séjour à la mer. Car, ce jour-là à Knokke-le-Zoute, une pointure de l’animation propose des jeux radiophoniques sur la plage : Jean-Claude Ménessier appelé plus communément et simplement Jean-Claude. Puis, André se passionne pour les émissions de Radio-Luxembourg animées par Jean-Jacques Vital, Marcel Fort, Roger Lanzac ou Zappy Max : « Cent francs par seconde », « Quitte ou double » ou encore « Le crochet radiophonique ». Au moment d’acheter son premier 45-tours, c’est un disque de Gilbert Bécaud qu’il choisit : « Le marchand de ballons ». Et, quand la télévision fait son entrée dans la famille Tollebeeck, c’est Jean Nohain et son programme « 36 chandelles » sur la RTF qui mobilisent toute son attention. Un jour, à seize ans, alors qu’il est en vacances avec ses parents à Montreux, il s’inscrit à un concours où il imite Robert Lamoureux dans « La chasse au canard » et il obtient le troisième prix. L’année suivante, il revient au Palace et demande à pouvoir présenter la soirée du concours. Comme cela évite une corvée au chef d’orchestre qui accomplit cette tâche avec des pieds de plomb, on lui permet non seulement d’animer la soirée mais également celles des jours suivants. De retour en Belgique et abonné au journal de Tintin, il constate que l’hebdomadaire ne contient pas de rubrique sur le cinéma et il propose, lors d’un coup de fil au directeur du magazine, d’en écrire une. Et voilà le jeune Tollebeeck effectuant ses premiers pas de journaliste. Un job qu’il approfondit très vite en se proposant d’interviewer les nouvelles idoles de la chanson qui passent par Bruxelles. A 17 ans, il se rend ainsi au Cirque Royal pour y rencontrer Françoise Hardy armé d’un petit magnétophone portable et l’artiste accepte. Il fait la connaissance d’un jeune photographe, Eddy Despretz, qui lui permet d’utiliser ses clichés pour illustrer ses articles. Gilbert Bécaud répond ensuite volontiers aux questions d’André après un concert à Knokke-Le Zoute. Le garçon se familiarise alors avec le milieu du théâtre belge et se retrouve, notamment, sur scène aux côtés de Christiane Lenain, de Jean-Pierre Rey ou de Janine Chérel. Le hasard des rencontres lui permet également de fournir des articles pour les magazines « Télé 7 jours » et « Marie-Claire ». Le 1er septembre 1965, André effectue son service militaire d’un an. Puis il frappe aux portes des bureaux bruxellois de Radio Luxembourg et d’Europe 1 pour proposer ses services. D’une manière totalement inattendue et fortuite, il réalise ainsi un reportage très réaliste lors de l’incendie dramatique du grand magasin de l’Innovation à Bruxelles le 22 mai 1967. Il part ensuite pour Paris où il réussit à se faire engager pour un stage d’un mois à Europe 1. De retour à Bruxelles, il est sollicité pour effectuer un remplacement aux côtés d’Arlette Vincent sur l’antenne radio belge de RTL et ce sont là ses véritables débuts au micro. Puis, au début 1968, c’est pour remplacer le jeune animateur Fabrice qu’il est appelé en studio pour présenter « La disco de papa ». Et c’est un premier succès pour lui sous le nom de Torrent, qu’il reprend à un héros de Tintin (Jimmy Torrent) et qui est, aussi, une adaptation toute personnelle et française de son nom flamand. Malgré cela, et en raison du renouvellement de la grille des programmes, André Torrent est remercié en septembre 1968 et quitte RTL. Il frappe alors aux portes d’Europe 1 et de France Inter et, contre-attente, c’est Radio Monte-Carlo qui l’appelle pour un remplacement matinal à Marseille. Prévu pour trois semaines, ce boulot à RMC va durer trois ans et il va, notamment, y travailler avec l’un de ses modèles : Michel Cogoni qui se tue dans un accident de voiture en août 1969. Les émissions qu’il anime ont pour nom « La roulette discothèque », « Les nerfs à vif » et « Sandwich ». En 1971, de retour à Paris, c’est à Europe 1 qu’il présente les prédictions de Madame Soleil entre minuit et une heure du matin avant de remplacer Patrick Topaloff entre 01h00 et 03h00. Mais, après trois mois, il est gentiment poussé vers la sortie. Suivent alors diverses aventures dans le domaine de l’animation publicitaire avant d’être appelé par RTL pour y prendre les rênes d’une nouvelle émission dont le concept est loin d’être neuf : le Hit-Parade. Pourtant, un élément est toutefois nouveau : le programme est quotidien et la production ainsi que les ventes discographiques des années 1970 sont telles que l’émission est totalement réalisable chaque jour sans s’essouffler. Du coup, le 3 juillet 1972, André Torrent propose le premier « Hit-Parade RTL » d’une série qui ne s’arrêtera qu’en 1981. La diffusion est d’abord planifiée de 20h00 à 21h00 pour ensuite passer de 18h30 à 20h30. Les émissions et les remplacements se succèdent alors pour André. En plus de la présentation du « Hit-Parade RTL », il y a « Hit-Magazine Spécial RTL », « Super-Club », « Studio 22 », « Double Disque » ou « Stop ou encore » le weekend. En 1974, il lance sur antenne le célèbre jeu de la Valise où un auditeur attentif doit communiquer la somme exacte qui se trouve dans le bagage. Le 30 octobre de la même année, André épouse Régine et son témoin de mariage est Claude François. Sur la vidéo de la noce ci-dessous, on peut entendre des versions spéciales de leurs succès modifiés et dédicacés par Mike Brant, Claude François et Ringo (collector !!!).

Le succès radiophonique d’André Torrent à RTL France fait réagir une de ses vieilles connaissances : Henri Seghers, producteur à la RTB, la télévision belge. Ce dernier le voit bien comme le présentateur d’une nouvelle émission de variétés baptisée « Chansons à la carte, le club des artistes ». André accepte et tente ainsi sa première expérience télévisuelle en compagnie de Demis Roussos et Antoine le 15 octobre 1972. Produit par Nicolas Résimont secondé par « Poupette » (alias Marthe Massinon) et réalisé par Bob Jacqmin, le programme est un succès et tiendra le coup jusqu’en 1983 alors qu’André Torrent a quitté la barre pour laisser la place à Patrick Duhamel et à Ricky Fox. La direction de RTL-TV, qui émet du Luxembourg et qui est diffusée dans ce pays, mais aussi de plus en plus en Belgique, est quelque peu agacée par le succès de cette émission de chansons qui détrône le film du dimanche soir dans les sondages. Et elle est d’autant plus frileuse que le présentateur du programme télé de la RTB est l’un des animateurs vedette de la radio RTL. Alors, André Torrent lui remet un projet qui est une sorte d’adaptation du hit-parade à la télévision. Et il se fait fort d’amener au Luxembourg les artistes qu’il côtoie régulièrement à Paris pour y enregistrer une vidéo de leur succès du moment. Au départ mensuel et diffusé le mercredi de 18h40 à 19h20 à partir de septembre 1975, le rendez-vous devient ensuite hebdomadaire le mercredi de 20h00 à 21h00 jusqu’en juin 1983. En septembre 1976, André Torrent est évincé de la RTB dont la direction ne supporte pas le « double-jeu » qu’il mène à télé publique belge et à RTL-Télévision. L’animateur la trouve saumâtre et réagit en proposant un nouveau projet à RTL-TV : le « Super Juke-Box » qui sera diffusé tous les samedis après-midi à partir de 1977. Le principe est simple et se déroule en direct : les téléspectateurs téléphonent et demandent de voir leur chanson préférée. Ayant accumulé une quantité impressionnante de clips « faits maison » ou importés des USA, de Grande-Bretagne, de France ou d’ailleurs, le réalisateur René Steichen les distille sur antenne après une courte communication téléphonique entre André Torrent et le demandeur. A ce titre, une téléspectatrice fidèle va devenir célèbre : Madame Facchinetti, de La Panne, qui intervient presque chaque semaine au grand plaisir du présentateur qui, secrètement, doit se souvenir de ses vacances d’enfant dans la cité balnéaire belge. Chaque samedi, André Torrent est au poste entre 16h15 et 18h00 jusqu’en 1983. Parallèlement à toutes ces activités, l’animateur commente aussi le Concours Eurovision de la Chanson pour la radio RTL entre 1976 et 1991 et pour RTL-TV en 1978 (aux côtés de Jacques Navadic). Au début des années 1980, il installe un nouveau rendez-vous pour les téléspectateurs de RTL : deux vendredis par mois, il reçoit des personnalités du show-business dans le cadre du Martini World Center à Bruxelles. En septembre 1991, le producteur de la RTBF Philippe Luthers lui demande s’il ne veut pas faire un retour sur la télé publique belge pour y présenter le programme de variétés intitulé « Tour de Chance ». André accepte mais l’expérience ne dure qu’une saison. Hyperactif, André Torrent va poursuivre sa carrière radiophonique à RTL jusqu’en 2015 : le 28 juin de cette année-là, la station rend hommage à ses 44 ans de service, il est le rédacteur du « Journal inattendu » le 4 juillet et il présente une dernière fois l’émission « Un torrent de musique » le dimanche 5 juillet.

Deux ans plus tard, il devient chroniqueur pour le programme intitulé « De quoi j’me mêle » sur la chaine de télé privée belge RTL-TVI. Le 27 septembre 2019, André Torrent est aux côtés de Serge Vanhaelewijn pour le lancement d’une nouvelle station de radio numérique belge de la RTBF en DAB : Viva +. Puis, en 2020, il raconte régulièrement les anecdotes et les rencontres de sa vie artistique au micro de Michaël Pachen sur l’antenne de la chaîne populaire de la radio publique RTBF « VivaCité » au cours de la tranche intitulée « Nos chansons ont une histoire ».
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27 juillet 1994 : C’est le coup d’envoi des premières Francofolies de Spa (Belgique) qui se tiendront jusqu’au 30 juillet. L’affiche reprend les noms de Stephan Eicher, Indochine, Laurent Voulzy et Patricia Kaas. Le regretté Pierre Rapsat est le premier artiste à mettre sur pied une « Fête à… » avec la participation de plein d’autres artistes. Quelque 15 000 festivaliers vont répondre à ce premier appel des organisateurs.

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24 JUILLET

Jean-Roger Caussimon – Photo (c) Raphaël Caussimon

24 juillet 1918 : Naissance, à Montrouge, de l’acteur, auteur, compositeur et interprète français Jean-Roger CAUSSIMON. Son père, médecin, s’installe à Bordeaux et c’est là que Jean-Roger fait ses études pendant lesquelles il se passionne pour les poètes. Vivement intéressé par la poésie qu’il désire réciter publiquement, il suit des cours de diction à l’âge de douze ans. Ayant obtenu son baccalauréat, il décroche un premier prix au Conservatoire d’art dramatique. Mais, alors qu’il a 18 ans, sa mère se suicide et cet événement va le marquer à vie. Un an plus tard, il fait ses débuts de comédien professionnel au Trianon de Bordeaux. On lui conseille alors de gagner Paris où il devient auditeur dans la classe de Louis Jouvet au Conservatoire. Il effectue son service militaire au moment où la seconde guerre mondiale éclate. Il est fait prisonnier en 1940 et est envoyé dans un camp en Silésie. Il profite de sa captivité pour écrire des poèmes. Rapatrié ensuite pour raisons de santé, il est de retour à Paris à la fin de l’année 1942. Sans travail, il profite de ses compétences pour proposer un spectacle de poésie dans divers cabarets parisiens où, finalement, il chante beaucoup. Parallèlement à ces activités-là, il se tourne aussi vers le théâtre, la radio, le cinéma et réalise des essais expérimentaux pour la télévision. C’est à ce moment qu’il rencontre, lors de ses prestations au « Lapin Agile » en 1947, un artiste débutant nommé Léo Ferré. Ce dernier décide de mettre en musique toute une série de textes de Jean-Roger comme « Monsieur William » en 1950. Malgré ses occupations théâtrales et cinématographiques de plus en plus nombreuses, il poursuit sa collaboration avec Léo Ferré au service d’interprètes comme Catherine Sauvage, les Frères Jacques ou Serge Gainsbourg. Se consacrant essentiellement à l’écriture, au théâtre, au cinéma et à la télévision, Jean-Roger Caussimon ne chante plus depuis la fin des années 1940. En 1967, le journaliste français José Artur apprend au producteur et éditeur discographique Pierre Barouh que Caussimon a, jadis, chanté. Barouh se propose de le rencontrer pour lui faire enregistrer un disque de ses chansons. Un peu réticent au départ, il finit par accepter et enregistre plusieurs albums à partir de 1970.

Quelques-unes de ses chansons sont parfois composées par lui-même mais il faut bien reconnaître qu’elles n’atteignent jamais le niveau des musiques signées Léo Ferré bien sûr mais aussi Eric Robrecht, Jacques Datin, Maurice Jarre, Francis Lai, Philippe Sarde ou Gaby Verlor entre autres. Si le premier album de Caussimon récolte un succès d’estime en 1970, le second, qui sort un an plus tard, est plus médiatisé. Un show télévisé lui est consacré en France par le célèbre Jean-Christophe Averty et Jean-Roger Caussimon est à l’affiche, pour la première fois, du Théâtre du Vieux Colombier à Paris pour un récital complet de ses chansons. Après ces représentations parisiennes, il se met à sillonner la France dans une caravane qu’il partage avec son épouse Paulette pour aller proposer ses chansons dans les salles de province. Ils le font pendant quinze ans. Parmi les dates importantes de la carrière de chanteur de Caussimon, il y a le spectacle de Bobino à Paris en 1973 où il est à la même affiche que Nicole Croisille et les Frères Ennemis. D’année en année, diverses salles de concert parisiennes vont l’accueillir: l’Olympia (1974), le théâtre de la Renaissance (1977), le théâtre de la Ville (1978) et la Gaîté-Montparnasse (1979). En 1980, il chante pendant douze jours au théâtre du Petit Champlain à Québec. Un an plus tard, des problèmes de santé le contraignent à être hospitalisé à deux reprises. Mais il reprend à chaque fois les tournées qu’il a dû interrompre. En 1983, il repart à Québec chanter au Petit Champlain pendant quinze jours. Deux ans plus tard, Léo Ferré sort l’album « Ferré chante Caussimon » qui contient neuf inédits et sur lequel les deux hommes ont travaillé chez Léo en Italie. Mais, en juin de cette année-là, il doit à nouveau être hospitalisé car son cancer du poumon s’est aggravé. Le 20 octobre 1985, Jean-Roger Caussimon est vaincu par la maladie et il décède à l’Hôpital de la Pitié Salpetrière à Paris. Il est alors incinéré au columbarium du cimetière du Père-Lachaise et ses cendres sont répandues dans l’océan à la Pointe-des-Poulains, à Belle-Île-en-Mer le 2 novembre 1985.
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Anne-Marie Peysson dans les années 1970

24 juillet 1935 : Naissance, à Saint-Didier en Dévoluy, de la speakerine et journaliste française Anne-Marie PEYSSON. Passionnée de radio et de télévision, c’est à Marseille qu’elle fait ses débuts à la station régionale de la télé française. Après s’être installée à Paris en 1958, elle devient une des speakerines de la première chaine de télévision. Puis, plus tard, elle fait une apparition remarquée aux côtés de Guy Lux qui présente alors « Le Palmarès des chansons ». En 1963, elle participe aussi à l’émission de Jean-Christophe Averty « Les raisins verts ». Au début des années 1970, elle se retrouve à la radio périphérique française RTL où elle anime, les matinées de week-end, les fameux programmes « Stop ou encore » . Ces derniers permettent aux auditeurs de se manifester par téléphone pour poursuivre ou arrêter le mini-récital d’un chanteur proposé par la radio. Dans les années 1960 et au début des années 1970, Anne-Marie Peysson enregistre quelques 45 tours dont un duo avec l’auteur-compositeur interprète Gérard Bourgeois: « On est bien quand on est deux ». En 1967, elle interprète « Du bois sec pour tout l’hiver ». Elle décède le 14 avril 2015 à l’âge de 79 ans.

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Hervé Vilard dans les années 1970

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur Hervé VILARD sous le nom de René Villard. Il voit le jour dans le taxi qui emmène sa maman à l’hôpital pour l’accouchement. De son père, il ne saura jamais rien si ce n’est qu’il serait Corse. Elevé par sa mère, il en est séparé à l’âge de six ans sur plainte d’un voisin. Envoyé à l’orphelinat Saint-Vincent-de-Paul à Paris, il essaie de s’en échapper à plusieurs reprises. Il vit alors dans un certain nombre de familles d’accueil et rencontre, en 1957, l’abbé Angrand qui devient son père spirituel. Dès l’âge de quatorze ans, René sait déjà que son avenir sera musical. Il se rend à Paris pour y trouver un emploi. Il travaille dans un bar puis chez un disquaire. C’est là qu’il découvre les nouvelles idoles des années 1960 et qu’il se dit qu’il a peut-être un rôle à jouer. Au fil des rencontres, il parvient à faire entendre à un producteur une des chansons qu’il vient d’écrire et de composer en 1965: « Capri c’est fini ». Il l’enregistre sous le pseudonyme d’Hervé Vilard et cela devient le premier « tube » d’une longue série.

Son succès lui permet de rapidement monter sur une scène pour y interpréter ses chansons. Il intègre ainsi une grande tournée d’été, aux côtés de Michèle Torr et Christophe, qui passe à la Kermesse de la Bière de Maubeuge comme dans d’autres villes françaises. Sa marraine artistique n’est autre que Dalida. Hervé Vilard installe alors durablement sa carrière grâce à des succès comme « Fais-la rire », « Mourir ou vivre », « Sayonara », « Les Anges du matin », « Amore caro amore bello », « Champagne », « Rêveries », « Nous », « Reviens », « Je l’aime tant », « Méditerranéenne », « Venise pour l’éternité », « Mamma Mia » ou encore « La vie est belle, le monde est beau ». Le succès se faisant plus rare à la fin des années 1990, Hervé Vilard se fait plaisir en enregistrant un album de poèmes mis en musique et, excusez du peu, il choisit des textes de Louis Aragon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Jacques Prévert ou Jean Genet entre autres. En 2010, Hervé Vilard embarque dans l’aventure d' »Age tendre et tête de bois » où il se retrouve aux côtés d’autres idoles des années 1960 pour ce spectacle nostalgique. En 2013, il fait encore partie de la tournée d’adieu de ce même spectacle. Le 17 juillet 2016, invité de l’émission « Village du Tour » de France diffusé en direct par France Télévisions depuis Bourg-en-Bresse, Hervé Vilard déclare qu’une semaine avant de fêter ses 70 ans, il pense sérieusement à arrêter les longues tournées de spectacles fatigantes pour se consacrer à des prestations plus sporadiques. Et il semble se tenir à ses déclarations en proposant des rendez-vous poétiques plus intimistes comme ceux qu’il réalise au Forum Léo Ferré d’Ivry-sur-Seine les 22 et 23 juin 2019.
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Pierre Billon en 1974

24 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du parolier, compositeur, chanteur et directeur artistique français Pierre BILLON. Il est le fils d’Henriette Ragon et de Jean Billon qui se sont rencontrés au début de la seconde guerre mondiale. Mariés peu de temps après, ils s’installent dans le Loiret et Jean s’engage dans la résistance locale. Fin 1945, ils reviennent à Paris et plus particulièrement à Montmartre où ils louent une petite boutique en haut de la Butte. Ils la transforment en pâtisserie et, vu son succès, ils achètent le local voisin pour en faire un restaurant. C’est là que, poussée par des clients joyeux, Henriette commence à chanter des refrains connus du moment. De plus en plus appréciée, elle récidive et devient l’attraction du resto qui évolue ensuite pour devenir le cabaret chez Patachou, pseudonyme d’Henriette Ragon évoquant la pâtisserie et plus précisément la pâte à choux. Le jeune Pierre est donc très vite immergé dans le milieu artistique de la chanson puisque sa maman va être à la base de la carrière de Georges Brassens notamment. Pendant son enfance, il se lie d’amitié avec un autre « enfant de la balle » dont les parents tiennent un autre cabaret de la butte Montmartre: Michel Sardou. Comme Michel, Pierre voue une véritable passion pour la musique et il apprend à jouer de la guitare avant de trouver un job dans une firme de disques. Plus tard, lorsque Michel Sardou entame sa carrière de chanteur, Pierre Billon lui écrit des chansons comme « America America », « Dix ans plus tôt », « Je vole », etc. Pierre Billon se lance également dans l’interprétation de ses propres chansons avec une certaine habileté dans les années 1970. Ses chansons connaissent une certaine popularité et se classent dans les hit-parade de l’époque: « La Creuse », « L’Indien blond » ou « Mes chaussures aux mains ».

Un peu avant le début des années 1980, il travaille pour Johnny Hallyday et lui compose des chansons comme « J’ai oublié de vivre » qui sera reprise en espagnol par Julio Iglesias sous le titre « Me olvide de vivir ». Ensuite, Pierre Billon devient le directeur artistique de Johnny jusqu’en 1984 et lui compose toujours des morceaux bien après cette date. Eternel complice de Michel Sardou, il est aux côtés du chanteur sur scène lors de sa tournée d’adieu, « La dernière danse », en 2017. En 2019, il est l’auteur d’un superbe livre relatant ses voyages aux Etats-Unis en compagnie de Johnny Hallyday : « Road Trip : Johnny Hallyday on the road ».
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Yves Duteil en 1990 – Photo (c) Stéphane de Bourgies

24 juillet 1949 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète Yves DUTEIL. Issu d’une famille où la musique a son importance, il commence très jeune à apprendre le piano. Puis, à l’adolescence, c’est la guitare qui le démange réellement. Alors qu’il se destine à des études de droit, sa passion pour la musique et la chanson prend le dessus. Il quitte la fac pour s’inscrire au Petit Conservatoire de la Chanson tenu par Mireille. Il s’y fait remarquer et obtient la possibilité d’enregistrer deux titres sur un 45 tours en 1972: « Remets ta montre à l’heure » et « Virages ». Avec quelques chansons, dont « Les mots », il assure alors les premières parties de Régine et de Juliette Gréco dans des music-halls parisiens. En 1974, il est sélectionné pour représenter la France au Festival International de la Chanson Française de Spa en Belgique. Il y remporte le prix du public et celui de la meilleure chanson. On commence de plus en plus à parler de cet artiste talentueux qui sort alors son premier album, « L’écritoire », qui renferme entre autres la chanson « Marie Merveille, Marie Bonheur ». Ses mélodies passent de plus en plus sur les radios francophones. L’opus suivant, « J’attends », sort en 1976 et est d’emblée récompensé par de nombreux prix dont celui de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est à la fin de l’année 1977 que Duteil va littéralement exploser avec l’album « Tarentelle » qui, enregistré avec un quatuor à cordes, révolutionne le paysage de la chanson francophone de l’époque. Presque toutes les chansons de ce 33 tours deviennent en effet des succès: « Tarentelle », « Les p’tites casquettes », « Le petit pont de bois », « Le mur de la prison d’en face » et, bien sûr, « Prendre un enfant ». En 1978, fort du succès de son troisième album, Yves Duteil se produit en vedette au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En 1981, il devient son propre producteur et éditeur, ce qui lui donne une plus grande liberté artistique. Entre 1981 et 1985, il commercialise trois albums réalisés dans la lignée des précédents: « Ca n’est pas c’qu’on fait qui compte » (81), « La statue d’ivoire » (83) et « La langue de chez nous » (85). Le 33 tours enregistré en 1987 s’appelle « Ton absence » et est réalisé avec des instruments électroniques bien contemporains. Cet album va marquer une rupture dans la carrière d’Yves Duteil qui ne connaîtra plus jamais un succès aussi fort que précédemment. De 1990 à 2012, le rythme des sorties de disques va ralentir avec six albums originaux commercialisés. Par contre, dans le même temps, une quantité impressionnante de compilations va être placée sur le marché en fonction des firmes distributrices des disques. Le 5 novembre 2012, Yves Duteil offre au public un « Flagrant délice » qui se décline en douze titres originaux. Avec, en premier titre d’accroche, une chanson intitulée « Naître », cet opus 2012 est évidemment très « Duteil » mais aussi assez nouveau pour celui qui fête ses 40 ans de chansons. La cuvée 2012 traite de sujets sensibles et différents, comme un journal intime de notre époque pétrie d’incertitudes et jalonnée d’espérances. C’est le quatorzième album original de l’artiste qui, conjointement à cet album de chansons, sort un premier livre biographique: « Profondeur de chant » aux éditions L’Archipel. Entre 1989 et 2014, politiquement à droite, Yves Duteil est le maire de la commune de Précy-sur-Marne où l’une de ses citoyennes fut la grande Barbara. Il faut attendre six ans pour qu’un nouvel album de l’artiste soit disponible : il a pour titre « Respect » et est commercialisé en 2018. Cette sortie est suivie de quelques concerts parisiens et d’une tournée française, belge et canadienne. Yves Duteil reçoit à ce moment aussi le Grand-Prix 2018 de la Société des Poètes Français.
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24 juillet 2011 : journée de clôture des Francofolies de Spa. Pour en savoir plus sur ce qui s’est passé ce jour-là, cliquez ICI.
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9 JUILLET

Pierre Perret en 1982 – Photo (c) Alain Perret

9 juillet 1934 : Naissance, à Castelsarrasin, de l’auteur, compositeur et interprète français Pierre PERRET. Il passe son enfance au milieu des clients du café du Pont tenu par ses parents. Il y apprend l’argot et divers termes issus de métiers bien spécifiques. Tout jeune, il se passionne pour la musique, le jazz et son instrument de prédilection est le saxophone. Dès l’âge de quatorze ans, il s’inscrit au Conservatoire de Toulouse en choisissant la musique et l’art dramatique. Cinq ans plus tard, il en sort avec un premier prix de saxo. Il forme un orchestre de quatre musiciens qui se produit dans les bals de la région du Sud-Ouest. De fil en aiguille, Pierre Perret « monte » de plus en plus souvent à Paris. Il y fait la connaissance de l’écrivain Paul Léautaud et, également, de Georges Brassens qui l’encourage à peaufiner les chansons qu’il lui présente. En 1956, il se retrouve guitariste pour la chanteuse Françoise Marin au cabaret parisien « La Colombe ». Il fait écouter ses chansons au directeur Michel Valette qui lui propose de les interpréter à sa grande surprise. Malgré ce premier succès vif et bref, il continue à accompagner la chanteuse à la guitare en 1957 au théâtre parisien des Trois Baudets. Mais, là aussi, à l’occasion il interprète quelques-unes de ses chansons et il se fait remarquer par Boris Vian ou Jacques Canetti. Eddie Barclay entend alors parler de Pierre Perret et il lui fait signer un contrat discographique de six ans. Son premier 45 tours a pour titre « Moi j’attends Adèle ».

En 1958, il parvient à chanter en première partie de la tournée des Platters en France et en Afrique. La même année, il commercialise son premier 33 tours 25 cms. Mais une pleurésie l’oblige à cesser ses activités durant deux ans. Après ce repos forcé, il sort un nouvel album 25 cms en 1960 avec « Le bonheur conjugal ». En 1963, alors que son contrat avec Barclay arrive à son terme, il signe chez Vogue et décroche son premier grand succès: « Le tord-boyaux ». Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, le succès de Pierre Perret l’amène à assurer le lever de rideau des Rolling Stones lors de leur premier concert en France. Alors qu’il se spécialise dans des chansons joyeuses véhiculant un humour très particulier, il décroche un « tube » historique en 1966 avec « Les jolies colonies de vacances », chanson d’abord interdite sur les radios françaises. En novembre 1966, il passe pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. L’année 1969 permet à Pierre Perret de faire ses premiers pas au cinéma dans un film de Claude Autant-Lara: « Les patates ». Et puis, il décide aussi, avec son épouse, de créer son propre label discographique: « Adèle ». Les années 1970 vont être celles où Pierre Perret va connaître le plus grand nombre de succès: « Quand le soleil entre dans ma maison » (1970), « Olga » (1971), « La cage aux oiseaux » (1972), « C’est au mois d’août » (1973), « A poil » (1974), « Le zizi » (1975), « Ma nouvelle adresse » (1976), « Lily » (1977) ou « Mon p’tit loup » (1979). Parallèlement à ses activités musicales, Pierre Perret se consacre de plus en plus à l’édition de livres évoquant l’argot, les fables de La Fontaine où les expressions des métiers. Toutes les chansons qu’il enregistre entre les années 1980 et 2010 oscillent toujours entre les deux facettes de son personnage fait d’humour et de tendresse mais aussi d’une implacable analyse de la société dans laquelle il vit. Et, à ce titre, Pierre Perret doit être considéré comme un des artistes les plus importants de la chanson française. En 2009, un film, « Le café du pont », est réalisé sur l’enfance du chanteur par Manuel Poirier. Cinq ans plus tard, pour ses 80 ans, Pierre Perret réserve la salle de l’Olympia le 9 juillet pour un grand spectacle où il accueille bon nombre d’amis. Il y chante ses grands succès repris depuis peu sur une compilation intitulée « L’âge de Pierre » et des chansons toutes neuves issues de son plus récent opus: « Drôle de poésie » qu’il a pu tester sur le public belge quelques semaines auparavant. Toujours pour se faire plaisir, l’ami Pierrot propose un concert exceptionnel le 16 juin 2014 dans la salle parisienne de ses débuts: le théâtre des Trois Baudets. Les places sont peu nombreuses et mises en vente au prix étonnant de 50 €. En novembre 2018, l’artiste commercialise ce qui semble être son 32e album studio de chansons originales intitulé « Humour liberté ». Et puis, comme tout le monde, Pierre Perret n’est pas resté indifférent par rapport au confinement imposé par la pandémie du coronavirus covid-19 en mars 2020. Il s’en est même inspiré pour nous livrer une nouvelle chanson proposée avec l’aide des Ogres de Barback : « Les confinis ».

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William Sheller en 1984 – Photo (c) JP Vanden Hauten

9 juillet 1946 : Naissance, à Paris, du chanteur William SHELLER, William Hand de son vrai nom. A l’âge de trois ans, il suit ses parents, son père américain et sa mère française, qui vont s’installer aux Etats-Unis dans l’Ohio. Il y côtoie des musiciens de jazz, amis de la famille, qu’il doit écouter religieusement. Quatre ans plus tard, il revient à Paris et vit, avec ses grands parents maternels, dans le milieu du théâtre. Il assiste ainsi gratuitement à des dizaines de spectacles tant au théâtre des Champs-Elysées où travaille sa grand-mère qu’à l’Opéra Garnier où son grand-père est chef décorateur. A partir de là, le petit William décide unilatéralement qu’il sera musicien et même compositeur. Il commence donc à apprendre le piano dans ce but. Il demande alors à rencontrer l’auteur d’une méthode d’apprentissage appelé Yves Margat. Ce dernier accepte et l’encourage à s’inscrire au Conservatoire où il lui apprend le piano mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire et la littérature. Le parcours classique semble s’imposer à lui jusqu’à ce que les Beatles viennent tout chambouler. Il découvre des disques des « fab four » chez une amie et il décide de tout plaquer pour faire du rock. Il rejoint un groupe niçois appelé les Worst. Mais il continue à composer des oeuvres plus légères comme « My year is a day », une chanson qui est un grand succès des « Irrésistibles » en 1969. Avec l’argent des ventes de ce disque, il compose une messe en guise de cadeau pour le mariage d’un couple d’amis. L’oeuvre sera commercialisée en 1972 sous le nom de « Lux aeterna ». Et elle intéresse suffisamment Barbara pour que la chanteuse lui demande de réaliser les arrangements de son prochain album: « La louve ». William s’exécute et c’est Barbara qui va lui conseiller d’interpréter lui-même les mélodies qu’il compose. Elle lui trouve aussi une maison de disques. Si bien qu’en 1975, il finit par enregistrer son premier album sous le pseudonyme de Sheller. Le titre de cet opus, qui se vend à 500.000 exemplaires, est également celui du 45 tours qui va propulser le chanteur blond au sommet des hit-parade pendant des mois: « Rock’n’dollars » avec la célèbre phrase « Donnez-moi madame s’il vous plaît du ketchup pour mon hamburger ».

William Sheller est alors soumis au planning intensif des chanteurs à succès et sort trois albums en trois ans. Et s’il est de toutes les émissions de radio et de télé, il n’a pas le temps de se présenter sur scène face à des spectateurs. Epuisé par la ronde du show business, l’artiste s’échappe un moment loin de l’agitation pour se ressourcer à Los Angeles où il enregistre l’album « Nicolas » en 1980. Et puis, le 4 mai 1981, il propose ses chansons pour la première fois au public parisien de Bobino. Il se découvre alors une vraie passion pour les prestations scéniques et il enregistre un album en public à l’Olympia en 1982. A partir de ce moment, William Sheller n’aura de cesse de multiplier les expériences différentes. Il se produit tantôt seul au piano, tantôt avec les musiciens d’un quatuor à cordes ou d’un orchestre symphonique. Ne quittant jamais totalement le devant de la scène de la chanson française, William Sheller atteint cependant un nouveau sommet de popularité en 1991 avec la très sobre chanson « Un homme heureux ». Puis, durant les années 1990, il essaie à nouveau d’improbables mélanges de sonorités et de rythmes avec un album très rock, « Albion » (1994), et un autre intitulé « Les machines absurdes » (1999). Sur scène, il est l’un des premiers chanteurs de France, sinon le premier ou le seul, à utiliser des émetteurs pour tous les instruments qui l’entourent. Ainsi, à part pour le batteur, tous ses musiciens sont libres de circuler comme ils le veulent sans être attachés à un fil. La décennie 2000 est marquée par des compositions classiques et par les albums « Epures » (2004) et « Avatars » (2008). En octobre 2015, un nouvel opus vient enrichir le répertoire de Sheller. Il s’appelle « Stylus » et mélange habilement les enregistrements où il s’accompagne seul au piano et ceux où il s’entoure d’un quatuor à cordes. Le 12 février 2016, à Paris, il reçoit une Victoire de la musique d’honneur pour ses 40 ans de carrière. A cette occasion, les chanteuses Louane, Jeanne Cherhal et Véronique Sanson lui rendent hommage en musique.
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MAISSIAT en 2013

9 juillet 1982 : Naissance, à Lyon, de la chanteuse française MAISSIAT sous son véritable nom d’Amandine Maissiat. Sa mère est institutrice et son père travaille chez France Telecom. Intéressée très tôt par la musique, Amandine possède déjà une guitare à l’âge de cinq ans. L’instrument est toutefois en plastique mais, six ans plus tard, c’est sur un vrai piano que la fillette apprend les notes. A 16 ans, l’adolescente passe son bac littéraire avant d’entrer à l’Ecole des Métiers de la Communication dans sa ville natale. Quatre ans plus tard, Amandine est engagée à la Compagnie Lyonnaise de Cinéma, une société de production audiovisuelle où elle travaille pendant un an et demi. Elle se tourne alors vers la musique et décide de crée un groupe bientôt suivi par un deuxième. En 2005, un groupe féminin du nom de Subway désire remplacer sa chanteuse et fait appel à Amandine qui accepte le poste en y ajoutant ses talents de musicienne et d’auteure. L’expérience Subway dure quatre ans et, à l’âge de 27 ans, l’artiste désire envisager une carrière de chanteuse soliste. Elle met alors trois ans pour écrire, composer, peaufiner et, enfin, enregistrer, sous le simple nom de Maissiat, cinq chansons sur un EP qui sort en septembre 2012. Ces cinq titres sont annonciateurs d’un premier album intitulé « Tropiques » qui est commercialisé en mars 2013. Six mois plus tard, le même opus est réédité avec quatre titres inédits supplémentaires sous le titre « Retour aux Tropiques ». Maissiat part en tournée au cours de l’été 2013 et elle passe notamment par le jardin des Francofolies de Spa le 20 juillet. La même année, l’artiste est récompensée par le Prix Barbara du ministère français de la Culture. D’autres concerts sont également prévus en 2014 et les mois suivants sont consacrés à la préparation du deuxième album qui sort en mars 2016 : « Grand amour ».

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8 JUILLET

En 2006

En 2006

8 juillet 1957 : Naissance, à Lyon, de l’humoriste, actrice et chanteuse occasionnelle française Mimie MATHY sous son vrai nom de Michèle Mathy. Atteinte d’achondroplasie, Mimie Mathy mesure 1,32 m. Elle est très jeune lorsqu’elle se destine à une vie artistique. Elle postule ainsi au début des années 1970 pour faire partie du Big Bazar de Michel Fugain et, en 1979, elle entre aux Studios de la Victorine à Nice, un atelier de formation pour jeunes artistes créé également par Michel Fugain. Avec Michèle Bernier et Isabelle de Botton, qu’elle rencontre lors de l’émission télévisée française du Petit Théâtre de Bouvard, elle crée un trio comique féminin appelé « Les Filles » jusqu’en 1993. Première timide incursion dans la vie musicale française pour Mimie Mathy: elle est figurante dans le clip vidéo de Claudia Phillips « Quel souci la Boétie » en 1987. A partir de 1994, l’artiste propose des spectacles d’humour seule en scène avec la complicité de Pierre Palmade et de Muriel Robin. Et, trois ans plus tard, elle tourne le premier épisode de la série « Joséphine ange gardien ». En 2016, la série se poursuit après plus de 100 épisodes tournés. S’intéressant depuis toujours à la musique, elle participe chaque année à la soirée des Enfoirés depuis 1994 et elle fait partie de la tournée française des Night of the Proms en 2005. En 2006, elle s’offre l’opportunité d’enregistrer un premier album de chansons francophones à tendance musicale country. Le disque a pour titre « La vie m’a raconté » et est produit par Patrick Fiori.

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Le chapiteau dans lequel a lieu la Kermesse de la Bière de Maubeuge en 1976

8 juillet 1976 : Première journée de la Kermesse de la Bière de MAUBEUGE qui se tient dans cette ville du Nord de la France jusqu’au 19 juillet. Chaque jour, sous un immense chapiteau pouvant accueillir plus de 5.000 personnes, la fête permet aux visiteurs de se restaurer, de boire, de se divertir et d’apprécier un spectacle de variétés où se produisent toutes les vedettes francophones du moment. L’affiche reprend ainsi les noms de Nicole RIEU et Daniel GUICHARD (le jeudi 8), Joe DASSIN (le vendredi 9), Marcel AMONT (le samedi 10), IL ETAIT UNE FOIS et Demis ROUSSOS (le dimanche 11), Michel SARDOU (le lundi 12), Frédéric FRANCOIS (le mardi 13), Christian VIDAL et NICOLETTA (le mercredi 14), Nicolas PEYRAC et Serge LAMA (le jeudi 15), COLUCHE (le vendredi 16), DALIDA (le samedi 17), MARTIN CIRCUS et les Britanniques RUBETTES (le dimanche 18), Mireille MATHIEU (le lundi 19). Les matinées sont consacrées aux seniors avec, entre autres, la participation des artistes lyriques Mathé ALTERY et Lucien LUPI.
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Jean Lefèbvre en 1981

8 juillet 2004 : Décès, à Marrakech (Maroc) du comédien français Jean LEFEBVRE à l’âge de 84 ans. Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes, il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la seconde guerre mondiale. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles dans le paysage. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel.

Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.
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En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

En 1963 Photo (c) Jean Distinghin

8 juillet 2016 : Décès, à Bordeaux (F), du compositeur français Gérard BOURGEOIS à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, auteur avec qui Bourgeois formait un duo exceptionnel, le compositeur était malade depuis un certain temps. Les deux hommes ont signé, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. Né le 17 juin 1936 à Paris, avec pour vrai prénom Robert, il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et il y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La liste de ses interprètes devient alors extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Elsa Martinelli dans les années 1970

8 juillet 2017 : Décès, à Rome, des suites d’une longue maladie, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. Née à Grossetto en Toscane le 13 janvier 1935, elle est d’abord mannequin avant d’être remarquée par l’acteur américain Kirk Douglas et de se tourner vers le cinéma. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie.

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8 juillet 2017 : Le groupe belge DALTON TELEGRAMME obtient plusieurs prix au cours de la scène découverte du festival « Pause Guitare » à l’Athanor d’Albi (F) : prix des professionnels, celui du public remis par la Poste et, enfin, celui des lecteurs de La Dépêche du Midi. Les Dalton Telegramme, c’est une musique folk un brin country et beaucoup de bonne humeur. Sur scène, Quentin le chanteur s’amuse avec le public et les trois musiciens (Olivier le batteur, Rémi le guitariste et Bernard le contrebassiste) assurent. Avec leurs trois prix, ils ont gagné le droit de rejouer à Pause  Guitare sur une plus grande scène en 2018.

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6 JUILLET

Pia Colombo dans les années 1960

6 juillet 1934 : Naissance, à Homblières (Aisne), de la chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO. Son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon. En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45-tours de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon). Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part remplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf. Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yéyés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertold Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964.

Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste. Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès. Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971. Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, Mort Shuman et Marc Laferrière. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ». A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur. En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album. En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparâit chauve. Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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6 juillet 1936 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Jean Vanobbergen mieux connu sous le pseudonyme de GRAND JOJO. Ses premières activités professionnelles sont artistiques puisqu’il est d’abord engagé comme dessinateur publicitaire avant de réaliser des bandes dessinées. Par la suite, il s’installe comme disquaire pendant l’âge d’or des vinyles et s’essaie aussi à la musique en vrai passionné de jazz américain. Au tout début des années 1970, il constate que les chansons d’ambiance sont relativement rares sur le marché phonographique. Or, lors des mariages, baptêmes, communions et autres fêtes, les gens aiment, à cette époque, se lancer dans une joyeuse farandole sur des musiques appropriées. Jean décide donc de créer un personnage, celui du Grand Jojo, et d’enregistrer des chansons faites pour s’amuser sans prétention. Les premières mélodies sont composées par Armath, alias Roland Verlooven, qui se spécialise assez vite dans le genre. Et, dès 1972, le Grand Jojo se taille un fameux succès en Belgique où son accent bruxellois devient vite un must. Il y a ainsi « Le tango du Congo » suivi de « Valencia » puis, en 1973, de « Angelina » sur un air de tarentelle.

Au fil des mois et des années, tous les genres musicaux passent à la moulinette du Grand Jojo. Après le tango et le pasodoble, il y a le « yodelage » du « bal tyrolien » ou le grand écart du « French cancan » par exemple. Et, ainsi, jusqu’au début des années 2000, les ventes des disques du Grand Jojo restent soutenues grâce à des titres comme « Victor le footballiste » (1974), « On a soif » (1979), « Ookie pookie » (1980), « Les petites boules pour la toux » (1981), « Sergent Flagada » (1983), « Vive les Saints » (1984) ou « Sitting Bull » (1989). Mais ses plus grands succès restent sans conteste « Jules César » en 1982 et, surtout, « E Viva Mexico » qui est gravé à jamais dans la mémoire des Belges pour avoir été la chanson des supporters de l’équipe nationale de football demi-finaliste de la Coupe du Monde de 1986. Faisant partie d’un paysage musical belge totalement surréaliste, le Grand Jojo est devenu le symbole d’une certaine belgitude. Au cours de l’année 2012, contre toute attente, à l’occasion de la sortie d’un CD « best of » par Universal, le Grand Jojo reprend le chemin de la scène et foule même, pour la première fois de sa longue carrière, les planches du Cirque Royal à Bruxelles accompagné d’une dizaine de musiciens. Il est d’ailleurs à l’affiche d’un bon nombre de festivals belges durant l’été 2013 comme, par exemple, les Francofolies de Spa le jour de la fête nationale belge le 21 juillet. A l’approche de la Coupe du Monde de football pour laquelle l’équipe belge est enfin qualifiée pour le Brésil douze ans après sa dernière participation, il enregistre un nouvel hymne pour les supporters en mars 2014. Mais, de bonne grâce, il accepte de laisser la place sur ce terrain à son jeune et dynamique compatriote Stromae qui, lui, compose l’hymne officiel agréé par l’Union Belge de Football. En 2015, le Grand Jojo commercialise un nouvel album qui porte le titre générique « Tout va très bien » et il en présente les chansons sur la scène du Cirque Royal de Bruxelles le 12 mars 2016. En 2015, un livre biographique est écrit sur l’artiste par Brice Depasse (« Grand Jojo:Tout va très bien ») et édité à la Renaissance du Livre. L’équipe nationale belge de football étant à nouveau qualifiée pour la Coupe du Monde 2018 en Russie, le Grand Jojo reprend le chemin des studios pour enregistrer un nouvel hymne consacré aux Diables Rouges: « Goal goal gooaal ». En 2019, l’artiste a inauguré un musée qui lui est consacré à Boussu-lez-Walcourt, localité belge située entre Charleroi et Chimay.
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Claude-Michel Schönberg en 1982 – Photo (c) Gilles Cappé

6 juillet 1944 : Naissance, à Vannes, du compositeur et chanteur français Claude-Michel SCHÖNBERG. Il est d’abord un enfant et un adolescent qui suit correctement ses études dans sa ville natale puis à Nantes où il est diplômé de l’Ecole supérieure de Commerce. Puis, il se tourne vers la musique qu’il pratique depuis longtemps pour son plaisir et il désire en faire son activité principale. Il devient ainsi le pianiste-chanteur d’un groupe local des années 1960 : « Les Vénètes ». Une rencontre avec Pierre Bourgoin, alors directeur de la firme discographique Pathé Marconi, lui permet de devenir directeur artistique et il travaille notamment pour Régine, Dani, Véronique Sanson ou Gilbert Bécaud. En 1969, il permet à Jean-François Michaël de réaliser le tube « Adieu jolie Candy » avec l’aide de Michel Berger qui compose le morceau. Il fait aussi partie des copains de Michel Delpech et du chef d’orchestre Franck Pourcel. Avec un autre de ses amis, Raymond Jeannot, il compose, en 1972, le premier opéra-rock français : « La Révolution Française », avec des textes d’Alain Boublil et Jean-Max Rivière. L’oeuvre est l’objet d’un double album 33 tours et est présentée sur scène au Palais des Sports de Paris du 2 octobre au 11 novembre 1973. Claude-Michel Schönberg y joue le rôle de Louis XVI aux côtés d’Antoine, des Martin Circus, de Jean-François Michaël, d’Alain Bashung, des Charlots et de Noëlle Cordier notamment. Parmi les autres artistes figurant à l’affiche, il y a aussi Jean-Pierre Savelli (le Peter de Peter et Sloane en 1985), Jean Schultheis (auteur du succès « Confidence pour confidence » en 1981) et les frères Balavoine (dont Daniel connaîtra son premier succès, « Le chanteur », en 1978). En 1974, il tente lui-même l’expérience de la chanson en réussissant un coup de maître : sa chanson « Le premier pas » est un des tubes de l’été dont il vend plus d’un million d’exemplaires.

C’est le début d’une belle carrière au cours de laquelle il enregistre six albums tous produits par Franck Pourcel. Parmi ses succès, on peut relever « Le roi de Platonie » (1974), « Entre elle et moi » (1975) « Slow-moi » (1976) ou encore « Les enfants de mes enfants » (1977). En 1976, Claude-Michel est à la base du lancement de La Bande à Basile et de ses succès dansants « La chenille » ou « Chantez français dansez français ». Deux ans plus tard, avec Alain Boublil, il décide de réaliser un spectacle musical sur base des « Misérables » de Victor Hugo. La première a lieu au Palais des Sports à la fin de l’année 1980. Mise en scène par Robert Hossein, la tragédie musicale réunit des artistes de toutes générations comme Maurice Barrier, Jean Vallée, Fabienne Guyon, Marie-France Roussel ou Yvan Dautin. Et il révèle aussi la jeune Rose Laurens dans le rôle de Fantine. Traduite ensuite en anglais et jouée aux Etats-Unis et en Angleterre, « Les Misérables » est devenue la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre d’entrées dans le monde. En 1983, il écrit et compose, pour la chanteuse québécoise Martine Saint-Clair, la chanson « Il y a de l’amour dans l’air » qui connaît un grand succès en France dans l’interprétation de Bruna Giraldi. Le succès mondial et anglo-saxon des « Misérables » pousse Schönberg et Boublil a écrire ensuite le spectacle « The Pirate Queen » qui est présenté au Cadillac Palace Théatre de Chicago en octobre 2006 avant d’être joué à Broadway l’année suivante. En 2008, les deux compères remettent le couvert, à Londres cette fois, avec « Marguerite », un projet musical qui inclut des compositions de Michel Legrand et qui est inspiré par le roman « La dame aux camélias » d’Alexandre Dumas fils.
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MADEMOISELLE NINETEEN aux Francos de Spa 2012 (c) Passion Chanson

6 juillet 1991 : Naissance, à Liège, de la chanteuse belge MADEMOISELLE NINETEEN dont le véritable patronyme est Juliette Wathieu. Elle est la fille du chanteur et musicien Marc Wathieu qui, lui-même, fut mieux connu sous le pseudonyme de Marc Morgan. On peut donc considérer qu’elle a été bercée par la musique dès son plus jeune âge. A 18 ans, elle saisit l’opportunité de devenir choriste pour le projet de Benjamin Schoos: Phantaom featuring Lio. Il s’agit pour elle d’une expérience extraordinaire car de nombreux concerts sont programmés en Belgique et en France. Et cela lui permet de concrétiser un projet personnel: celui de Mademoiselle Nineteen qui tourne autour d’une chanson francophone à tendance pop-sixties. Elle s’entoure, pour ce faire, de Benjamin Schoos mais aussi de Gilles Martin et de Jacques Duvall qui lui concoctent un premier album acidulé à souhait qui est commercialisé en 2012. Elle a présenté les chansons de cet opus aux Francofolies de Spa en juillet 2012. Deux ans plus tard, elle se retrouve au même endroit pour un duo prévu dans le spectacle de Benjamin Schoos le 21 juillet. Après quelques années consacrées à d’autres expériences de vie, Mademoiselle Nineteen revient à la chanson avec un nouvel album en mars 2018. L’opus a pour titre « Liverpool » parce qu’il a été enregistré là-bas et se démarque du précédent par les textes de nombreux auteurs différents et par un style musical plus rock et moins pop.

Pour en savoir plus sur l’artiste et écouter son album, cliquez ICI.
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