13 JANVIER

 

Elsa Martinelli dans les années 1970

13 janvier 1935 : Naissance, à Grossetto en Toscane, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. D’abord mannequin remarquée par Kirk Douglas, elle devient ensuite actrice. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein. Et puis il y a aussi « Non pas ce soir », adaptation française du célèbre « No milk today » du groupe Herman’s Hermits.

Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie. Elle décède le 8 juillet 2017 à Rome des suites d’une longue maladie.
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Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

13 janvier 1938 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’interprète français Richard ANTHONY sous le véritable nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. Il se présente chez le producteur Jacques Poisson en 1958 avec, sous le bras, une bande magnétique où il a enregistré une version française de « You are my destiny » de Paul Anka qui devient ainsi « Tu m’étais destinée ».

Le professionnel du métier pense que cet artiste a sans doute de l’avenir et lui propose d’enregistrer un premier 45-tours. Ce disque permet à Richard Anthony de passer pour la première fois à la télévision française lors de l’émission « Discorama » du 26 juin 1959 présentée par Georges Descrières. Et, de fait, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, Richard Anthony se révèle être l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train », « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en est de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony se poursuit avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980 (comme « Memory » de « Cats » qui devient « Minuit »). Sa voix reste à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri. Ce qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons: « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Mais, rattrapé par ses problèmes de santé, Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015.
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En 1987

13 janvier 1961 : Naissance du chanteur français Robert FAREL. Après avoir enregistré deux 45-tours (« Mauvaise journée pour les chacals » et « Perdu sous l’Equateur »), il reprend, en 1987, la chanson « Les petits boudins » de Serge Gainsbourg interprétée initialement par Dominique Walter vingt ans plus tôt. La reprise produite par Etienne Daho est un énorme succès mais également le seul de Robert Farel après avoir écrit le texte de la chanson « Duel au soleil » pour Daho. Robert Farel disparaît curieusement de la circulation sans donner de nouvelles après un dernier disque sorti en 1988: « Rue des mauvais garçons ».

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13 janvier 1996 : Décès, à Paris, de l’actrice française Denise GREY à l’âge de 99 ans. Née à Châtillon le 17 septembre 1896, elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au cinéma, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès cinématographique pendant des années. Et, dans la décennie 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical. Elle meurt en 1996 sans toutefois atteindre les 100 ans.

 

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26 DECEMBRE

Régine en 1984 – Photo (c) A. Robert

26 décembre 1929 : Naissance, à Anderlecht en Belgique, de la chanteuse française REGINE, sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Aznavour, Salvador et Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les p’tits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).

En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte. A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ». Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso). Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983). En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Quatre ans plus tard, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres. Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

26 décembre 1930 : Naissance, à Vaucresson, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Et grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès. A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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26 décembre 1958 : Naissance de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent MALONE sous le vrai nom de Vincent Barrès. Dès sa plus tendre enfance, il est confronté au choix de l’apprentissage d’un instrument de musique et il préfère la trompette et la flûte au piano. Puis, après des études quelque peu écourtées, il se tourne vers la guitare et devient professeur de musique à Toulouse. A 18 ans, il « monte » à Paris et y forme le big band V.O. avant de composer des musiques pour le Théâtre de Créteil et d’arranger des thèmes musicaux pour des téléfilms en 1977. Un an plus tard, il lui est demandé de réaliser le premier disque d’une jeune chanteuse qui ne connaît pas le succès espéré. Parallèlement à ces activités, il est pianiste de bar au « Port du Salut » pendant un an. Ses rencontres artistiques l’amènent à enregistrer lui-même un disque 45 tours (« Hélène » en 1979) puis un deuxième qui connaît un certain succès avec le titre « Margareth » (en 1982). Cette légère popularité le conduit sur le plateau de l’émission télévisée « Champs-Elysées » de Michel Drucker. Mais cette carrière frémissante de chanteur soliste est menée de front avec l’aventure musicale du groupe « Odeurs » qui enregistre notamment « Le cri du kangourou » en 1983. En tant que musicien Vincent (Malone) Barrès participe alors à de nombreux enregistrements de disques dont certains, comme percussionniste, avec Renaud. Le producteur Claude Pascal continue à s’intéresser à lui en tant que chanteur et il lui propose d’enregistrer un album qui ne récolte pas un grand succès. Mais certaines de ses chansons permettent alors à l’artiste de se produire sur scène aux côtés d’autres débutants comme Patrick Bruel ou Marc Lavoine. A ce moment, il lui est proposé de composer la musique d’une pub pour la petite voiture citadine Austin Métro : « Elle est belle c’est un style, la Métro ». Il vient de mettre les pieds dans le domaine de la publicité pour une dizaine d’années aux côtés d’autres compositeurs comme Richard Gotainer. Fin des années 1980, il se décide à enregistrer un album thématique intitulé « Vincent Malone, le roi du merengue ». Alors père de trois enfants, il commercialise un deuxième tome : « Vincent Malone, le roi des papas » qui reçoit le Prix de la chanson pour enfants décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français). Il n’ira pas plus loin dans le développement thématique et devra réaliser plusieurs volumes du « roi des papas » tant le succès est grand auprès du jeune public et des parents. La saga « Le roi des papas » va se développer à partir de 1992 et se décliner en une dizaine d’albums enregistrés en 20 ans. Vincent Malone propose alors des spectacles très colorés et interactifs qui ont déjà, notamment, fait le bonheur des jeunes spectateurs des Francofolies Juniors de Spa en Belgique. Son aventure auprès des enfants se poursuit alors avec l’écriture de nombreux livres adaptés à ce public qui apprécie fortement cette littérature particulière.

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27 JUIN

Magali Noël en 1965

Magali Noël en 1965

27 juin 1931 : Naissance à Izmir, en Turquie, de la comédienne et chanteuse française Magali NOËL. Ses parents français travaillent dans le service diplomatique et Magali vit dans son pays natal pendant 20 ans sous son vrai nom de Magali-Noëlle Guiffray. C’est là qu’elle étudie le chant, la musique et la danse avant de se faire engager dans des cabarets où elle chante dès l’âge de seize ans. Arrivée en France en 1951, elle suit des cours d’art dramatique et se produit dans des théâtres avant de se tourner vers le cinéma. En 1955, elle joue dans le film « Du rififi chez les hommes » de Jules Dassin et interprète la chanson du générique. C’est sur ce tournage qu’elle rencontre Boris Vian qui devient son ami pendant des années. Vian pastiche beaucoup les Américains. Il emmène Magali dans les clubs parisiens de Saint-Germain-des-Prés et il la trouve rigolote et espiègle. Au point de lui proposer une chanson et pas n’importe laquelle: »Fais-moi mal Johnny » où elle déclare aimer « l’amour qui fait boum! ». La chanson est à l’époque dénoncée par le Vatican et interdite à la radio en raison de paroles jugées scandaleuses.

Elle enregistre alors quelques 45 tours et un 33 tours avec des textes de Boris Vian sur des musiques de Michel Legrand, Alain Goraguer et Alix Combelle. Elle développe ensuite sa carrière cinématographique et ne revient à la chanson qu’en 1965 sur la proposition de Jacques Canetti qui lui fait enregistrer des chansons de Boris Vian comme « J’coûte cher ». Un an plus tard, elle enregistre des chansons de la comédie musicale « Mouche » aux côtés de Christine Delaroche et Jean-Claude Drouot. En 1972, Magali Noël enregistre une chanson dont la musique de Dino Risi supporte un texte de Guy Bonnardot adapté d’un livre de Roger Peyrefitte: « La coloquinte ». Et, en 1979, c’est Luc Plamondon qui lui écrit les textes de deux chansons composées par des artistes québécois: « C’est fini le temps des stars » et « On fait tous du show business ». En 1986, elle interprète le rôle de la logeuse dans la comédie musicale « Cabaret » mise en scène par Jérôme Savary. Dix ans plus tard, elle rend hommage à Jacques Prévert dans un spectacle musical intitulé « Soleil blanc » à la Comédie des Champs-Elysées à Paris. Au cinéma, Magali Noël a la chance d’avoir tourné pour de grands réalisateurs comme René Clair, Jean Renoir, Federico Fellini (« La Dolce Vita » en 1960, « Satyricon » en 1969 et « Armarcord » en 1973), Costa-Gavras (« Z »), Chantal Akerman (« Les Rendez-vous d’Anna » en 1978) ou Andrzej Zulawski (« La Fidélité » en 2000). La comédienne et chanteuse décède le mardi 23 juin 2015 dans la matinée à l’âge de 83 ans dans une maison de retraite de Chateauneuf-Grasse, dans le sud-est de la France. Elle quitte ce monde le même jour que Boris Vian, 56 ans après lui.
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Julos en 2011

Julos en 2011

27 juin 1936 : Naissance, à Ecaussinnes, de l’auteur-compositeur-interprète belge Julos BEAUCARNE. Il est également poète, écrivain, conteur et sculpteur. Fils d’un inventeur, fabricant et marchand de machines agricoles, il est aussi petit-fils de fermier et il se montre très vite attaché au terroir sous toutes ses formes. Après des humanités suivies sans problèmes au Collège Saint-Vincent de Soignies (B), il tente des études supérieures en divers domaines mais il ne les achève pas. Il tâte ainsi des lettres, de la philologie romane et de l’assistance sociale. Pour vivre, il exerce alors divers petits boulots plus ou moins lucratifs: assureur, professeur d’éducation physique, inventeur d’une méthode d’apprentissage de la guitare et, enfin, placeur d’antennes de télévision à l’époque où celles-ci sont très en vogue. Intéressé également par les arts du spectacle et la musique, il suit des cours de mime. En voyage en Provence en 1961, sa voiture tombe en panne et il décide de chanter sur les places publiques pour payer les réparations. De retour en Belgique, il joue la comédie dans différents théâtres bruxellois pour lesquels il compose aussi des musiques. Alors qu’il a pris l’habitude de retourner chanter chaque été sur les places des villages provençaux, il finit par présenter ses chansons à Paris en 1966 chez la chanteuse Monique Morelli qui tient alors un cabaret. Il parvient à enregistrer un premier disque grâce à des souscriptions financières: « Le sort d’ici bas ». En 1967, l’artiste reçoit le prix des Rencontres poétiques du Mont-Saint-Michel (F) pour l’album « Julos Beaucarne chante Max Elskamp ». Très productif, le chanteur enregistre encore deux 33 tours dans les mois qui suivent: l’un avec des chansons personnelles et l’autre avec des chansons de sa région natale d’Ecaussinnes et du Centre. En 1968, Julos chante à Londres. Jusqu’en 1975, il multiplie les enregistrements de disques mais aussi les distinctions et les spectacles. A la chandeleur 1975, un drame marque l’homme à jamais: sa compagne est assassinée par une personne travaillant pour le couple. Loulou laisse deux orphelins de leur maman: Christophe et Boris. Julos multiplie alors ses activités et se réfugie dans la poésie et la musique pour essayer de tourner la page. Entre 1975 et 1978, les récompenses continuent à affluer avec, notamment, le Prix Charles-Cros décerné pour l’ensemble de son oeuvre.

De 1978 à 1980, il tente une nouvelle expérience, télévisuelle cette fois, avec l’émission « De bric et de broc » diffusée en Belgique par la RTBF (Radio Télévision publique Belge Francophone). La suite de sa carrière est alors une alternance de sorties de disques et de spectacles dans des lieux les plus divers et parfois lointains: Québec, Vancouver, Mexique, Japon, Maroc, Algérie, Inde, Arabie Saoudite, etc. Julos se distingue aussi par ses idées parfois qualifiées de farfelues par les personnes les plus « terre-à-terre ». A Liège (B) par exemple, en 1986, il inaugure la première centrale électrique musculaire: 105 spectateurs pédalent sur des vélos fixes pour éclairer le chanteur sur scène. Il passe aussi une grande partie de son temps libre à détourner des objets de leur utilisation première. Il en fait des objets d’art qu’il expose à l’image de ces fameuses bobines vidées de leur câbles électriques et qui, superposées, deviennent des pagodes baptisées « post-industrielles ». En 1993, lors des funérailles du roi des Belges Baudouin, Julos est invité à chanter en compagnie de Barbara d’Alcantara. Au début des années 2000, Beaucarne est également demandé par le cinéma où il tourne « Le Mystère de la Chambre Jaune » et « Le Parfum de la Dame en Noir ». En 2006, l’artiste est foudroyé par une attaque cardiaque et l’opération qu’il subit l’oblige à réduire ses activités. Mais, un an plus tard, il est de retour avec un nouvel album, « Le jaseur boréal », et le spectacle qui y est consacré. En 2008, l’auteur-compositeur belge est au centre d’un album hommage interprété par 22 chanteurs belges, français et québécois qui enregistrent les titres à leur manière: du rock au rap en passant par le jazz. Et, en 2012, Julos est de retour avec un album de chansons et poésies originales: « Le Balbuzard fluviatile ». Depuis plus de cinquante ans, Julos Beaucarne occupe une place tout à fait particulière dans le domaine de la chanson francophone. Il n’a jamais fait de concessions au show-business: il n’en a pas eu besoin. Il n’a jamais trahi la langue française sauf lorsqu’il a, à de nombreuses reprises, interprété des chansons traditionnelles du répertoire wallon ou traduit des oeuvres de Brassens, Vigneault et consorts dans ce dialecte dont il est un ambassadeur remarquable dans le monde entier. De plus en plus discret, il n’était pas joignable lors de ses 80 ans en 2016. La rumeur d’un problème de santé important, répandue à l’époque, n’a toujours pas été démentie.
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Jérôme Savary

Jérôme Savary

27 juin 1942 : Naissance, à Buenos Aires en Argentine, du metteur en scène et directeur de théâtre français Jérôme SAVARY. Son père, Français et Juif, est écrivain. Sa mère, juive d’origine allemande et américaine de la haute société, est la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 1968, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères et les jolies dames font de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il dirige le Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il prend les rênes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès survenu à Levallois-Perret (F) le 4 mars 2013 des suites d’un cancer, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour » sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006, « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.

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Isabelle Adjani en 1982 – Photo (c) R. Melloul

27 juin 1955 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Isabelle ADJANI d’un père algérien et d’une mère allemande. Elle vit d’abord à Gennevilliers et, après des études primaires à Courbevoie, elle va au lycée à Reims. A quatorze ans, un peu par hasard, elle obtient un premier rôle dans le film « Le Petit Bougnat ». Remarquée, elle va être engagée pour jouer, deux ans plus tard, dans « Faustine et le bel été ». En 1972, elle entre à la Comédie-Française et joue dans de plus en plus de films mais aussi dans des pièces de théâtre. Dès 1974, alors qu’elle est la vedette de « La Gifle » de Claude Pinoteau, Isabelle Adjani s’essaie à la chanson. Et c’est Serge Gainsbourg qui lui fait enregistrer le titre « Rocking chair » pour un show de télé consacré à Sacha Distel et réalisé par Maritie et Gilbert Carpentier. Elle remet le couvert en 1982 lors d’une émission des Carpentier où elle interprète un duo avec Jacques Higelin: « Je ne peux plus dire je t’aime ». Un plus tard, en 1983, Serge Gainsbourg revient vers elle pour lui faire enregistrer un album entier. Le premier titre à être promu par les radios est « Pull marine » dont le clip video est réalisé par Luc Besson. Dans la foulée de ce gros succès, les medias diffusent ensuite les hits « Ohio » et « Beau oui comme Bowie ». En 1986, elle enregistre encore un 45 tours dont les chansons ne sont plus écrites par Gainsbourg: le succès de « La princesse au petit pois » est très mitigé. En 1996, Adjani quitte Paris pour s’établir en Suisse à Genève. Sept ans plus tard, elle chante « Bon voyage » pour la bande originale du film du même titre réalisé par Jean-Paul Rappeneau. Puis, en 2004, elle enregistre un duo avec Pascal Obispo, « On ne sert à rien » sur l’album « Ensemble contre le Sida ». Pascal Obispo aurait d’ailleurs écrit et composé un album qu’Isabelle devait enregistrer en 2007 avec des duos mais celui-ci ne s’est jamais finalisé. En 2008, elle participe à l’album « Aimer ce que nous sommes » de Christophe et chante avec lui « Wo wo wo wo ». Trois ans après, c’est la chanson du film « De force » de Frank Henry, « Tomber » qu’elle interprète. En 2018, elle retrouve Pascal Obispo pour enregistrer à ses côtés une chanson de son nouvel album avec Youssou N’Dour : « D’accord ».

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4 MARS

 

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

4 mars 1953 : Naissance, à Paris, de l’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif. Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels. Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg, adaptée par Alain Boublil et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris. Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».

Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ». Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ». La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir. Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean. En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: A.D.N. Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française. Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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Thierry Pastor en 1982

4 mars 1960 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur français Thierry PASTOR. Lors de l’indépendance de l’Algérie, Thierry rejoint la France avec ses parents qui s’installent dans la région de Lyon, à Meysieu. Passionné de musique dès son plus jeune âge, Thierry se produit déjà sur scène à douze ans et, cinq ans plus tard, il est déjà pratiquement un professionnel de la chanson. Il lui faut cependant attendre 1981 pour enregistrer un énorme « tube » en France et dans les pays francophones. Sa chanson « Le coup de folie » est produite par l’humoriste Roland Magdane qui partage alors avec lui le goût pour la moustache. Mais un grave accident de voiture va briser la carrière naissante de Thierry Pastor en 1983. Sans se décourager, après des mois de rééducation, en 1985, il cartonne à nouveau dans les charts avec « Sur des musiques noires ». Malgré la sortie régulière de disques « singles » jusqu’en 1996, la suite de sa carrière est moins florissante. Et, comme beaucoup d’autres artistes de la même génération, Thierry Pastor participe de temps à autre à des évocations scéniques des années 1980 : RFM Party 80 ou Stars 80. Il possède aussi un studio d’enregistrement où il permet à de jeunes chanteurs de réaliser des maquettes.

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Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

4 mars 2004 : Décès, à Paris, de l’auteur-compositeur et interprète français Claude NOUGARO. Né à Toulouse le 9 septembre 1929 d’un père chanteur d’opéra et d’une mère prof de piano, c’est par ses grands-parents paternels qu’il est d’abord élevé. Ces derniers sont également chanteurs dans une chorale. Il est donc inutile de préciser que le petit Claude est bercé, dès son plus jeune âge, par la musique et la chanson. Après ses études secondaires, il effectue son service militaire au Maroc en 1949. Et, à son retour, il emménage à Paris où il décide de faire du journalisme. Parallèlement à cette activité, il commence à écrire des chansons qui séduisent Marcel Amont ou Philippe Clay qui les interprètent. Il se lie aussi d’amitié avec Georges Brassens. A partir de 1959, il franchit un pas supplémentaire et interprète ses chansons au « Lapin agile » à Montmartre. Dans le même temps, il sort un premier 33-tours qu’il écrit et enregistre avec un copain nommé Michel Legrand. Le succès n’est pas encore au rendez-vous malgré une chanson comme « Il y avait une ville » qui connaîtra la popularité quelques années plus tard. Alors que le rock and roll fait son apparition en France grâce à Boris Vian et Henri Salvador dont Nougaro est proche, le chanteur va se différencier en introduisant des rythmes jusque là inédits dans la chanson francophone. Il est ainsi beaucoup influencé par le jazz et le blues. Et ses premiers succès vont éclore en 1962 avec des thèmes novateurs comme « Le jazz et la java », « Le cinéma » ou « Une petite fille ». Malgré un grave accident de voiture qui l’immobilise un bon moment en 1963, Claude Nougaro continue à enregistrer des chansons qui ont les faveurs du public et des radios: « Cécile ma fille » (1963), « Chanson pour Marilyn » (1963), « Il y avait une ville » (version 1964), ou « Je suis sous » (1964). Il part ensuite quelque temps au Brésil et en revient avec d’autres influences musicales qui se traduisent notamment en chanson par « Bidonville » (1965). Son ami le poète Jacques Audiberti s’éteint en 1965 et il lui rend hommage avec la « Chanson pour le maçon ». Cette année-là est aussi celle de succès qui ont pour titre « Armstrong » ou « Sing Sing song ». L’an suivant est parsemé d’autres thèmes connus comme « A bout de souffle » (sur le Blu Rondo à la turc de Mozart), « L’amour sorcier » ou « Les mains d’une femme dans la farine ». En 1967, Claude Nougaro écrit et interprète un véritable chef-d’oeuvre, hymne à sa ville natale: « Toulouse ». Un an plus tard, marqué, comme plein d’autres artistes, par les événements de mai 1968, il interprète « Paris Mai » qui est interdit d’antenne en France. Mais d’autres de ses chansons sont diffusées cette année-là: « La pluie fait des claquettes » ou « Quatre boules de cuir ». Les succès se raréfient au début des années 1970 si l’on excepte « Dansez sur moi » en 1973. Du coup, il change de maison de disques en 1975 et débarque chez Barclay avec un album qui renoue avec le succès et des titres comme « Brésilien » (1975), « Ile de Ré » (1976), « Nobody knows » (1978), « Tu verras » (1978), « Le coq et la pendule » (1980), « Rimes » (1981), et « Ami chemin » (1983).

Mais, à nouveau, au fil du temps, ses chemins s’éloignent de ceux des grands vendeurs de disques et, en 1985, les responsables de Barclay lui rendent son contrat. Nougaro est alors conscient du fait que son inspiration s’égare et n’est peut-être plus au « goût du jour ». Avide de nouvelles expériences musicales, il vend sa maison de Montmartre et part vivre à New York pour y rencontrer des musiciens. Et celui avec qui il décide finalement de travailler est un Français installé et reconnu là-bas: Philippe Saisse. Ce dernier oriente Nougaro vers des nouvelles sonorités qui mélangent le jazz, le funk, le rock et l’électro (qui ne s’appelle pas encore comme ça). Le cocktail est détonnant et est enfermé dans un disque compact qui est le premier commercialisé à ses frais par Nougaro. Le nom de l’opus est tout un programme, « Nougayork », et il sort en 1987. Le succès de l’album est énorme. Au point d’être récompensé en 1988 par les Victoires de la musique du meilleur album et du meilleur artiste. Entre 1993 et 1997, l’artiste sort trois albums dont les succès sont moindres mais importants comme « Vie violence » (1993). En 1995, Claude Nougaro doit être opéré du coeur. Mais cela ne l’empêche pas de continuer à se produire sur scène. En 2002, il présente d’ailleurs un spectacle étonnant où il récite les textes de ses chansons seul sur les planches: « Les fables de ma fontaine ». En 2003, alors qu’il prépare un nouvel album de chansons jazz sous le titre « La note bleue », sa santé se dégrade rapidement à la suite d’un cancer du pancréas. Le 4 mars 2004, il décède et ses cendres sont dispersées dans la Garonne au coeur de sa ville natale de Toulouse. Le mixage du disque entamé est achevé et l’album sort finalement à titre posthume le 30 novembre 2004.

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Stromae en 2011

4 mars 2011 : Pour la première fois, STROMAE est en concert à l’Ancienne Belgique de Bruxelles (B). C’est la consécration pour le Belge Paul Van Haver, alias Stromae, qui a été révélé en 2010 par le « tube » « Alors on danse ».
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Jérôme Savary dans les années 2000

4 mars 2013 : Décès, à Levallois-Perret (F), de Jérôme SAVARY des suites d’un cancer à l’âge de 70 ans. Metteur en scène et directeur de théâtre français, Jérôme Savary était né le 27 juin 1942 à Buenos Aires en Argentine. Son père, français et juif ayant fui en 1939, était écrivain. Sa mère, juive d’origine allemande et américaine de la haute société, était la fille de Frank Higgins, Gouverneur de l’État de New York de 1905 à 1907. Élève au Collège Cévenol, Jérôme Savary se rend très jeune à Paris où il apprend la musique et fait des études aux Arts Déco. À 19 ans, il part pour New York où il découvre les jazzmen qu’il fréquente: Count Basie et Thelonious Monk entre autres. En 1962, il retourne en Argentine et travaille à Buenos Aires comme illustrateur et dessinateur. De retour à Paris trois ans plus tard, il crée la « Compagnie Jérôme Savary ». En mai 68, il collabore au journal « Action ». Passionné de théâtre et de musique, il n’a de cesse de mettre en scène des spectacles où les deux genres sont étroitement liés. Son humour très particulier et son amour pour les scènes légères feront de la plupart de ses mises en scène de grands moments souvent festifs. De 1982 à 1986, il dirige le Centre Dramatique National du Languedoc-Roussillon baptisé Nouveau Théâtre Populaire de la Méditerranée à Montpellier. Ensuite, pendant deux ans, Jérôme Savary dirige le Centre Dramatique de Lyon. Puis, de retour à Paris, il prend la direction du Théâtre National de Chaillot de 1988 à 2000. De 2000 à 2007, il est aux commandes de l’Opéra-Comique. Enfin, de 2007 à son décès, il dirige sa propre structure de création théâtrale: « La Boîte à Rêves » à Béziers. Parmi les spectacles de musique et de chanson qu’il a mis en scène, nous retiendrons en particulier: « Cabaret » avec Ute Lemper en 1987, « La Légende de Jimmy » de Michel Berger et Luc Plamondon en 1990, « Y’a d’la joie !… et d’l’amour sur des musiques de Charles Trenet » en 1997, « Irma la douce » en 2000, « Mistinguett » en 2001, « A la recherche de Josephine (Baker) » en 2006, « Une trompinette au paradis » d’après des textes de Boris Vian en 2008.
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