BAROUH Pierre

Pierre Barouh dans les années 1970 – Photo (c) Claude Barouh

L’auteur-compositeur-interprète, acteur et producteur français Pierre BAROUH. naît le 19 février 1934 à Paris dans le 15e arrondissement. Il est devenu célèbre pour son implication dans le film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » où il était à la fois acteur et auteur-interprète de la chanson du film composée par Francis Lai et interprétée en duo avec Nicole Croisille en 1966.
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Sous le prénom initial d’Elie, le petit garçon est issu de parents juifs originaires de Turquie et marchands de tissus sur les marchés de la région parisienne avant la seconde guerre mondiale. Pourchassés par l’occupant allemand nazi, Elie, son frère, sa soeur et ses parents se réfugient et se cachent en Vendée chez des amis. C’est là qu’il change son prénom d’Elie en Pierre. A la Libération, grand sportif, Pierre Barouh pratique le volley-ball dans l’équipe nationale française et est aussi journaliste sportif. Mais la musique est l’autre de ses grandes passions et, lors d’un voyage au Portugal, il découvre les compositeurs brésiliens qu’il admire. Du coup, dès qu’il a suffisamment d’argent en 1959, il ne résiste plus et embarque sur un cargo pour le Brésil. Mais, paradoxalement, c’est plus tard et à Paris qu’il fait vraiment connaissance avec les grands compositeurs brésiliens de bossa nova. Au début des années 1960, il fréquente le milieu de la chanson française et du cinéma. Et c’est de cette manière qu’il décroche le rôle du chef des gardians dans le film musical « D’où viens-tu Johnny? » (avec Johnny Hallyday) en 1963. La même année, il enregistre ses premiers disques 45-tours avec des chansons comme « Tes dix-huit ans », « La chanson du port », « Le tour du monde », « La plage » ou « Monsieur de Furstenberg ».
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En 1966, il participe au film « Un homme et une femme » qui obtient la Palme d’or du Festival de Cannes. Acteur dans le film et auteur d’une version française, intitulée « Samba Saravah », de la chanson Samba da Bênção des Brésiliens Baden Powell et Vinícius de Moraes, son succès est énorme.
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C’est l’époque où il commence à gagner sa vie avec ses activités musicales et il achète une maison en Vendée à proximité d’un moulin qu’il acquiert ensuite pour y installer un studio d’enregistrement. A la fin des années 1960, il crée le label discographique Saravah qui lui permet d’aider quelques artistes à devenir connus: Areski, Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Maurane, Allain Leprest, David McNeil, Françoise Kucheïda, etc. En 1968, avec Francis Lai qui a déjà composé le thème d' »Un homme et une femme », il écrit « La bicyclette » qui est un des plus grands succès d’Yves Montand.
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Après avoir été marié à l’actrice Anouk Aimée de 1966 à 1969, Pierre Barouh épouse ensuite Dominique avec qui il monte quelques spectacles à Paris. Il rencontre notamment la troupe du théâtre Aleph d’Ivry et, ensemble, ils conçoivent un opéra intitulé « Le Kabaret de la Dernière Chance ». Le spectacle est proposé au Bataclan à Paris à partir du 9 décembre 1986.
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Trois ans plus tard, la chanson principale du spectacle est reprise par Yves Montand qui déclare alors qu’il s’agit d’une des plus belles oeuvres qu’il ait enregistrée lorsqu’il l’interprète lors d’une émission télévisée de Michel Drucker en 1989.
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Pierre Barouh est alors marié à une antiquaire japonaise, Atsuko Ushioda, et il réside très souvent au Japon, un pays qu’il aime passionnément et où il développe des activités artistiques et commerciales. Pierre Barouh poursuit infatigablement son travail en réalisant des documentaires, en écrivant des chansons et en enregistrant des disques. En 1992, il compose ainsi la musique des Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville en France. Et, toujours à l’affût de nouveaux talents, Barouh se promène de festival en festival. Il est ainsi le président du jury du concours « Miroir de la chanson francophone » au Festival d’été de Québec en juillet 2000 qui récompense Fred Fortin, Eric Lapointe, Claude Léveillée, Sally Nyolo et Marc Déry. Pierre Barouh décède le mercredi 28 décembre 2016 alors qu’il a été admis à l’hôpital Cochin de Paris quelques jours auparavant. Selon son épouse Atsuko Ushioda qui a communiqué son décès, l’artiste français de 82 ans a été victime d’un infarctus.
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HIGELIN Jacques

Jacques Higelin – Album 2013

L’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN naît le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine. Sa mère est Belge et son père, Alsacien, est cheminot et passionné de musique. C’est comme ça qu’il initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. En 1965, en compagnie de Brigitte Fontaine, il enregistre un premier album contenant les « Chansons d’avant le déluge ».

Puis c’est avec Areski qu’il enregistre un autre 33 tours en 1969.

Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ».

En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire.

Sur scène, il se distingue des autres chanteurs par ses prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet.

A partir de 1978, grâce à des titres comme « Champagne » et « Pars », Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones.

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En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet.

Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage rendu à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ».

En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ».

En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre.

Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ».

A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton.

L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album « Beau repaire » et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ».

Après que l’artiste ait connu quelques soucis de santé présentés comme « mineurs », sa famille annonce son décès à l’âge de 77 ans le 6 avril 2018. Ses obsèques ont lieu le 12 avril 2018 avec un hommage au Cirque d’Hiver en présence de ses proches et de personnalités. Il est ensuite inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division).

 

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