DEMARNY Jacques

Jacques Demarny

L’auteur et parolier français Jacques DEMARNY naît le 21 décembre 1925 dans le 13e arrondissement de Paris sous le nom de Jacques Lemaître. Ses parents vivent alors à Alger où son enfance se déroule sans souci. A quinze ans, il rejoint la France où c’est la guerre et, en 1942, il est volontaire pour participer à un réseau dans la résistance à l’ennemi nazi. Deux après la fin du conflit mondial, Jacques se lance avec son frère, Jean, dans un numéro de duettistes chanteurs et se produisent sur quelques grandes scènes parisiennes, notamment en première partie de Georges Brassens. Par la suite, il s’oriente vers l’animation et la présentation. Il anime ainsi des émissions sur la radio périphérique française Europe 1 et porte le costume de Monsieur Loyal au cirque Médrano. Mais, depuis toujours, Jacques est attiré par la poésie et écrit de petits textes qui deviendraient facilement des paroles de chansons. Alors, en 1949, il décide de devenir auteur et s’inscrit en tant que tel à la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français.  Il lui faudra cependant dix ans avant d’écrire des chansons pour Annie Cordy (« Allez hop », « 1960 »), Danielle Darrieux (« Prendre le temps de s’aimer davantage ») ou Miguel Amador.
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Un soir de janvier 1963, Jacques va applaudir Enrico Macias qui se produit sur la scène parisienne de Bobino. Au terme du concert, il demande à rencontrer le chanteur pour lui soumettre le texte d’une éventuelle chanson. Macias est séduit par le thème et compose de suite une mélodie qui va faire le tour du monde : « Enfants de tous pays ».
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Il s’agit là de la première concrétisation d’une collaboration qui va durer des dizaines d’années et qui va se compléter avec le travail du chef d’orchestre et arrangeur Jean Claudric. Plus de 500 chansons vont émaner de ce travail collectif dont les plus connues ont pour titres « Les gens du Nord », « Les millionaires du dimanche », « J’ai quitté mon pays », « Mon coeur d’attache » (pour lequel ils reçoivent le Prix Vincent Scotto en 1965), « Paris, tu m’as pris dans tes bras », « Dès que je me réveille », « Noël à Jérusalem », « Malheur à celui qui blesse un enfant » ou « Un berger vient de tomber ».
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La popularité de ses textes chantés par Enrico Macias va permettre à Jacques Demarny d’écrire pour la nouvelle génération des artistes français qui débarquent dans les années 1970. Il écrit ainsi la chanson « Un jardin sur la terre » qui permet à Serge Lama de représenter la France au concours Eurovision en 1971.
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Deux ans plus tard, Gérard Lenorman enregistre « Mourir au champ d’amour » puis « Je voudrais devenir berger ». En 1974, il est l’auteur de quelques chansons pour Gilles Olivier et, à partir de 1975, il écrit quelques succès pour Daniel Guichard : « La découverte », « Je t’aime tu vois » ou encore « Ne parle pas » (1976).
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Parmi les autres artistes « servis » par des textes de Jacques Demarny, il y a encore Dalida, Rika Zaraï, Pierre Groscolas et Bibie. Pour cette dernière chanteuse, il est le parolier de « J’veux pas l’savoir » qui lui permet de décrocher le Prix Rolf Marbot en 1987. En 1982, après vingt ans de complicité dans l’écriture et la composition avec Enrico Macias, Jacques Demarny rend hommage au chanteur en publiant le livre de souvenirs « Non je n’ai pas oublié ». Grand défenseur de la cause des auteurs, il a été administrateur de la SACEM pendant 30 ans et son président pendant cinq années. Cette carrière exceptionnelle est honorée par ses pairs en 2007 qui lui décernent le Grand Prix de la Chanson Française. Jacques Demarny décède le 12 janvier 2011 à Paris à l’âge de 85 ans.
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LOPEZ Francis

Francis Lopez

Le compositeur français Francis LOPEZ. naît le 15 juin 1916 à Montbéliard. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur.
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De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix » et « Le Chanteur de Mexico ».
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Puis il y a aussi « La Route Fleurie » avec Georges Guétary, Bourvil et Annie Cordy.
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Et, plus tard, en 1971, il y aura aussi « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé.
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Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.
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LOUKI Pierre

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

L’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI naît le 25 juillet 1920 à Brienon-sur-Armançon, dans l’Yonne, sous le nom de Pierre Varenne. Il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Il lui consacrera un livre de souvenirs intitulé « Avec Brassens » publié aux Editions Christian Pirot en 1999. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès.
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Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses chansons dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort« .
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La même année, Pierre Louki reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976.
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Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 chansons durant sa vie. Certaines de celles-ci furent interprétées par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. En 1999, la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, lui décerne son prix André-Didier Mauprey. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006 à Montreuil. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
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CARRERE Claude

Claude Carrère dans les années 2000

L’auteur, compositeur, parolier, interprète et producteur français Claude CARRERE naît sous le nom de Claude Ayot le 21 décembre 1936 à Clermont-Ferrand. Il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara » de Victor Vicas, aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère dont le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy et Eddie Constantine.
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Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 Septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila qui est priée d’oublier son patronyme d’Annie Chancel. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ».
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La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénonce 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1989, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Art Sullivan, Linda De Suza, Claude François, Gérard Berliner, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo.
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Dans les années 1980, sous l’impulsion de Roger Meulemans (ex-directeur de Vogue Belgique) épaulé par Gigi Bastin pour la promotion, une filiale discographique belge porte le nom de Carrère et commercialise les 45-tours d’un bon nombre d’artistes locaux comme Jacky Goethals, Jacques Nuovo, Doudoul, Frank Michaël, Sandra Kim, le Grand Jojo, Franck Olivier, Nathalie Pâque, etc. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner et pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir » ou encore « Succès fous » (émission de variétés proposée, au début des années 1990, par Guy Lux et présentée par Christian Morin, Philippe Risoli et Patrick Roy).
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A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai ») ou Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle »). A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.
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GOLAN Henri

Henri Golan dans les années 1980

L’auteur, compositeur, interprète et fantaisiste belge Henri GOLAN naît le 8 décembre 1926 à Montignies-sur-Sambre sous le nom de Willy Dehaibe. Il effectue ses études primaires et techniques au sein de la célèbre Université du Travail de Charleroi. Puis, il décroche un emploi dans la sidérurgie alors florissante de sa région natale. Mais il est passionné depuis toujours par la musique et, sans connaissance musicale particulière, il écrit, compose et interprète des chansons qui vont bientôt le faire connaître. Sa préférence va pour les textes en dialecte wallon de Charleroi mais il signe aussi un bon nombre de textes en français. Il attendra toutefois près de cinquante ans avant de réaliser ses premiers enregistrements.
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Car, entretemps, il décroche de nombreux contrats pour présenter des spectacles où les vedettes ont pour nom Claude François, Rika Zaraï, Sacha Distel, Dalida, Jacques Dutronc ou encore Annie Cordy. Mais c’est Georgette Plana qui lui conseille de devenir chanteur. Et il commence par créer et intégrer une troupe appelée « Les Comédiens de la Chanson » avant de se lancer de l’aventure totalement seul. En 1979, il obtient ce qui restera probablement son plus grand succès discographique avec le titre « Em’ vî mononke est cyclo » (en français: « Mon vieil oncle est cyclotouriste »).
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Cette popularité va se poursuivre ensuite avec d’autres chansons comme, par exemple, « Lès Flaminds èyèt lès Walons » (« Les Flamands et les Wallons »), « Walonûye si djolîye » (« Wallonie si jolie »), « Handicapé mon ami » (1981) ou « Gn’aveu l’Cazier »(1983) (à propos de la catastrophe minière du Bois du Cazier à Marcinelle en 1956).
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Artiste au grand coeur, Henri crée en 1989 la Fondation Frédérix qui a pour finalité la lutte contre la mucoviscidose. Pour ses arrangements musicaux et les harmonisations, Henri Golan a souvent fait confiance, notamment, à la star belge du rock des années 1960: Burt Blanca. Le 21 février 2016, l’artiste tire sa révérence sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Après 50 ans de carrière, il décide en effet, à près de 90 ans, d’arrêter la chanson. L’artiste profite d’une courte retraite puisque, le 13 octobre 2020, il s’éteint à l’âge de 93 ans.
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GABIN Jean

Jean Gabin en 1974

L’acteur et chanteur français Jean GABIN naît à Paris le 17 mai 1904 sous le nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé. Il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et de devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Montcorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa maman en 1918. A Paris où il vit désormais ensuite, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur était de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différents spectacles. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « Quand on s’promène au bord de l’eau » et « La môme caoutchouc » (ci-dessous dans une version fimée avec Fréhel en 1932).

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Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie.

Le 15 novembre 1976, il meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon les dernières volontés de Jean Gabin, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest. En 2012, Annie Cordy, qui a tourné avec Gabin dans « Le Chat », film de Pierre-Granier-Deferre en 1971, enregistre, à son tour, une très belle version de « Maintenant je sais » sur l’album « Ca me plaît…  pourvu que ça vous plaise ». A voir ci après.

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LEVEL Charles

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

L’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL naît à Cherbourg le 17 juin 1934. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur.

Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires en 1975.

Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ».

Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ».

Membre de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level meurt le 24 octobre 2015  à Rueil Malmaison.
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BECAUD Gilbert

Gilbert Bécaud en 1990 – Photo (c) Jeanloup Sieff

Le chanteur et compositeur français Gilbert BECAUD naît le 24 octobre 1927 à Toulon sous le vrai nom de François Silly. Il passe son enfance et son adolescence dans le sud de la France et à la Côte d’Azur. Passionné de musique et de piano, il suit une formation classique au conservatoire de Nice. A la fin des années 1940, il « monte » à Paris où il se met à composer des musiques de films. Il devient aussi le pianiste et accompagnateur de la chanteuse Marie Bizet dont il rencontre l’auteur de quelques-unes de ses chansons: Pierre Delanoë. Avec ce dernier, il va former un des grands binômes de la chanson française des années 1950, 1960 et 1970. A deux, ils écrivent et composent d’abord des chansons pour Marie Bizet puis pour Yves Montand et Jean Sablon. Par la suite, Bécaud devient le pianiste de Jacques Pills et, ensemble, ils réalisent la chanson « Je t’ai dans la peau » interprétée par Edith Piaf.

La chanteuse présente deux autres paroliers essentiels à Bécaud: Charles Aznavour et Louis Amade. Louis Amade croit dur comme fer aux capacités d’interprète de Gilbert Bécaud et il le pousse à garder certaines chansons pour les lui faire enregistrer. C’est ainsi que les premiers disques de Bécaud sont commercialisés dès 1953: « Mes mains », « Quand tu danses » ou « Les croix ».

Dès 1955, lors de son premier passage en vedette à l’Olympia de Paris, Bécaud déchaîne les passions et le public en délire va jusqu’à démolir quelques fauteuils.

Lorsque la vague des chanteurs « yé-yés » débarque au début des années 1960, le chanteur n’est pas largué par les plus jeunes qui s’en sont inspirés. Des émissions de radio et de télé portent le titre de certaines de ses chansons: « Salut les copains » et « Age tendre et tête de bois » par exemple. Et, de ce fait, Gilbert Bécaud figure toujours aux bonnes places des meilleures ventes de 45 tours aux côtés des Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Hervé Vilard, Salvatore Adamo ou Claude François.

Il cartonne avec des mélodies aussi diverses que « Et maintenant » (1961), « Nathalie » (1964), « L’Orange » (1964), « Quand il est mort le poète » (1964), « Le petit oiseau de toutes les couleurs » (1966), « L’important c’est la rose » (1967), « Je reviens te chercher » (1967), « Le bain de minuit » (1970), etc.

Ses succès sont repris par d’autres artistes français mais aussi internationaux comme Elvis Presley (« What now my love ») ou Neil Diamond (« September morn »).

Désirant prouver qu’il peut faire plus que composer des chansons, l’artiste s’attelle à la confection d’un opéra avec Jacques Emmanuel, Pierre Delanoë et Louis Amade. « L’Opéra d’Aran » est créé au Théâtre des Champs-Élysées à Paris le 22 octobre 1962 avant d’être présenté en Allemagne, au Québec et en Belgique.

Dans les années 1970, Gilbert Bécaud va continuer à vivre de glorieux succès qu’il distille fréquemment dans les émissions télévisées françaises de Maritie et Gilbert Carpentier.

Se succèdent ainsi « Un peu d’amour et d’amitié » (1972), « L’Indien » (1973), « Laissez-aller » (1975), « L’indifférence » (1977) et « C’est en septembre » (1978).

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Après un superbe album plus personnel sorti en 1980 avec des chansons comme « Moi je veux chanter » ou « Le pommier à pommes », il renoue avec le succès et « Désirée » en 1982.

Avec l’Américain Neil Diamond qui est devenu un ami, il compose une partie des musiques du film « The Jazz Singer » comme « Love on the rocks » en 1980 (qui deviendra « L’amour est mort » en français, interprété en duo avec Ireen Sheer).

Une version québécoise de cette chanson a été enregistrée aussi par Martine St-Clair en duo avec Gilbert Bécaud.

En 1986, Gilbert Bécaud se base sur le livre « La vie devant soi » de Romain Gary-Emile Ajar pour créer la comédie musicale « Roza » en anglais à Broadway. Le spectacle existe aussi en français mais ne sera jamais présenté en public. Annie Cordy prend alors l’habitude d’interpréter l’une ou l’autre chanson, comme Madame Roza, lors de ses concerts.

En 1988, après avoir inventé le concept du piano transparent incliné sur scène pour permettre au public de voir son jeu, il crée un double spectacle avec des chansons différentes d’un soir à l’autre. C’est ainsi qu’il y a le récital bleu et le rouge qui, selon le jour pair ou impair, est présenté au public. Cinq ans plus tard, Gilbert Bécaud sort un album concept basé sur sa biographie: « Une vie comme un roman ». Alors que l’artiste est véritablement très heureux de l’avoir enregistré avec l’aide de Mick Lanaro qui vient d’être à la base du succès de Patrick Bruel, cet opus, où l’on retrouve même la voix de sa mère, n’obtient pas le succès escompté malgré un travail parfait. Sur cet album figure une chanson intitulée « Il est à moi (L’Olympia) » où il clame à qui veut l’entendre que le célèbre music-hall parisien est à lui tant il est vrai qu’il est l’artiste qui s’y est le plus produit.

Il est donc tout à fait logique que ce soit lui qui assure l’inauguration de l’Olympia en 1997 lorsque la salle de spectacle classée est reconstruite à l’identique quelques mètres plus loin sur le Boulevard des Capucines. Deux ans plus tard, il évoque son cancer du poumon dans une chanson qui a pour titre « Faut faire avec ».

Car Gilbert Bécaud, « Monsieur 100 000 volts », est rongé par la maladie et, le 18 décembre 2001, il perd le combat contre le mal sur sa péniche de Boulogne-Billancourt. Le cortège funèbre qui l’emmène en l’église de la Madeleine, le 21 décembre 2001, passe devant l’Olympia où le fronton est orné de grandes lettres rouges: « Salut Gilbert Bécaud ». Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise (division 45, transversale 1). Un hommage à l’artiste a été rendu par quelques chanteurs francophones qui ont enregistré un album de reprises en 2011 pour le dixième anniversaire de sa disparition. Les interprètes ont pour nom, entre autres, Alain Souchon, Olivia Ruiz, Julien Clerc, Alex Beaupain, Lynda Lemay, Renan Luce, Serge Lama, Patrick Bruel, Anggun, Benabar, Eddy Mitchell, Ayo et Johnny Hallyday. Fin 2014, Salvatore Adamo commercialise tout un album consacré à quelques chansons de Gilbert Bécaud. Même s’il croit avoir une légitimité absolue qui dérange un peu, Pascal Danel est aussi de ceux, parmi les artistes francophones, qui s’efforcent de perpétuer le souvenir de Gilbert Bécaud.

 

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DUHAMEL Patrick

Patrick DUHAMEL en 1980 – Photo (c) Eliane-eternellement33.skyrock.com

L’animateur de radio et de télévision français Patrick DUHAMEL est né en Lozère le 23 août 1945. Mais c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présentateur de l’émission «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, Joe Dassin, etc.

https://www.facebook.com/Vivacite/videos/dalida-invit%C3%A9e-de-chansons-%C3%A0-la-carte-sonuma/278994856504116/

Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège.

Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques années plus tard, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Le 4 octobre 1999, il meurt des suites d’un malaise cardiaque à l’âge de 52 ans. Il est alors inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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VALLEE Jean

Jean Vallée chantant Brel à Fleurus en septembre 2012 (c) Passion Chanson

L’auteur, compositeur et interprète belge Jean VALLEE naît le 2 octobre 1939 à Verviers sous le nom de Paul Goeders. Ses parents, à la tête d’une famille de six enfants, vont l’encourager à devenir professeur de mathématiques. Mais le petit Paul n’est pas un scientifique. Il se sent plutôt l’âme d’un artiste et préfère apprendre, en autodidacte, le piano et la guitare. Ces instruments lui permettent de composer quelques mélodies et, à l’âge de 19 ans, il s’inscrit à un concours de chant qu’il remporte. Alors qu’il se produit de plus en plus dans des petits lieux ou des fêtes scolaires sous le nom de Jean Vallée, il franchit une sérieuse étape en 1966 en gagnant, avec la chanson « Sur les quais », le Prix du Festival de la Chanson Française de Spa qui se tient à quelques kilomètres de chez lui. La même année, il obtient le prix de la presse lors de la « Coupe d’Europe du tour de chant » à Knokke (B). En 1967, il part pour le Brésil où il représente la Belgique au Festival de Rio devant Jacques Brel qui se trouve dans le jury. Quelques mois plus tard, il part en tournée en première partie de Salvatore Adamo puis de Juliette Gréco et il enregistre un premier 33 tours. En 1970, il est sélectionné pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson. Il y chante « Viens l’oublier » et se classe 6e.

Il poursuit alors une carrière de plus en plus marquante en interprétant ses chansons: « Les fous d’amour », « Noblesse oblige » (1972), « Toutes les mélodies », « Des mots simples » (1975) ou « Divine » (1977).

Puis, en 1978, il est à nouveau désigné pour représenter son pays natal au Concours Eurovision de la Chanson à Paris. Il y interprète « L’amour ça fait chanter la vie » et se classe deuxième derrière le groupe israélien d’Izar Cohen qui chante « A ba ni bi ». Aux dires de très nombreux spécialistes, Jean Vallée est, cette année-là, le vrai vainqueur de l’Eurovision et le succès international rencontré par sa chanson le prouve alors amplement.

Cette reconnaissance soudaine lui permet de passer en première partie de Nicoletta dans la salle parisienne de Bobino. Il y chante notamment « Paris Basilic ». En 1980, pour le spectacle musical composé par Claude-Michel Schönberg, Jean-Marc Natel et Alain Boublil, qu’il met en scène d’après Victor Hugo, Robert Hossein fait appel à Jean Vallée pour tenir le rôle de l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » au Palais des Sports de Paris. Jean y apparaît aux côtés de Maurice Barrier, Rose Laurens, Yvan Dautin, Marie, etc. 500.000 personnes assistent aux représentations.

Il part ensuite en tournée avec sa compatriote Annie Cordy. Puis, il tente une nouvelle expérience artistique en présentant, pour la télévision belge publique francophone RTBF, une émission de variétés intitulée « La bonne étoile ». Il y reçoit des stars de la chanson, du cinéma et de la télévision : Mylène Farmer, Hervé Vilard, Karen Chéryl, Enrico Macias, les frères Préboist, Nicole Croisille, Jean-Claude Brialy, Michel Drucker et Adamo (en la défunte salle Rinakono de son village natal de Jemappes en 1983). Un soir, il y accueille aussi Nana Mouskouri qu’il accompagne au piano pour un duo sur la chanson qu’il a composée et qu’elle a reprise en 1971 : « La vague ».

Parallèlement à la présentation de ces émissions, Jean Vallée connaît ses plus grands succès de chansons après avoir rejoint le label Trema: « Un vieux singe dans un coin de sa tête » ou « Javert t’es amoureux » qu’il a écrit sur base de son expérience dans « Les Misérables ».

En 1989, il crée un oratorio  » Brel, un impossible rêve  » qui est présenté à Liège. Puis, pendant des années, il se produit dans des cabarets parisiens réputés comme le « Don Camillo », « La villa d’Este » ou « Chez ma cousine ». En 1993, Jean Vallée écrit et compose une chanson biographique pour les soixante ans de Jean-Paul Belmondo.

Sept ans plus tard, il propose un spectacle intitulé « Rêves de Noël » avec succès dans les églises de Belgique. En 2002, il enregistre un album de nouvelles chansons: « Air de vie ». En 2004, Jean participe, devant toute la famille royale de Belgique, au spectacle de fin d’année au Palais. Un an plus tard, sa chanson « Je suis Belge » est interprétée par Annie Cordy pour les 175 ans de la Belgique sur la grand place de Bruxelles.

En 2008, il participe en direct à l’émission « Tenue de soirée » présentée par son ami Michel Drucker à Bruxelles. Et la même année, il propose un spectacle d’hommage à Jacques Brel.

Il poursuit alors ses tournées en alternant les spectacles de Noël et les concerts où il mêle ses chansons personnelles aux succès de Brel. Il est régulièrement accompagné par son fils sur scène au saxophone. Au début du mois de mars 2014, alors que Jean Vallée est à Paris, le cancer généralisé qui le tenaille s’aggrave subitement. L’artiste demande à rentrer chez lui dans la maison de Thimister (B) qu’il aime tant et où il décède le 12 mars 2014. Fin 2018, son épouse, Malou, et sa famille, décident de publier, à compte d’auteur, un triple CD posthume reprenant près de 70 chansons de Jean Vallée sous le titre « Le plus beau chemin ».
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BOURVIL

Photo (c) Mainbourg

L’acteur, chanteur et humoriste français BOURVIL naît le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare sous le nom d’André Raimbourg. Le jeune garçon ne connaîtra jamais son père tué en 1918 durant la Grande Guerre. Il passe son enfance dans le village normand de Bourville avec sa mère et le nouveau mari de celle-ci: un agriculteur nommé Ménard. Ayant appris le métier de boulanger, il pense toutefois que c’est dans la musique que son avenir se trouve. Pour ce faire, il s’installe dans la région parisienne et s’inscrit à de nombreux crochets radiophoniques. Marié à Jeanne Lefrique en 1943, c’est avec elle qu’il emménage à Vincennes jusqu’en 1947. En 1945, il se fait remarquer en interprétant la chanson « Les crayons » qui va lui permettre de tourner dans son premier film: « La ferme du pendu » de Jean Dréville.

Sa carrière de chanteur commence donc en même temps que celle d’acteur. Et on peut dire que, jusqu’en 1963, il mène les deux de front.

Parmi ses grands succès de chanson, on retient « Pour sûr » (1946), « La rumba du pinceau » (1947), « A bicyclette » (1948), « La tactique du gendarme » (1949), « Ballade irlandaise » (1958), « Salade de fruits » (1959), « Ma p’tite chanson » (1960), « Le p’tit bal perdu » (1961), « Un clair de lune à Maubeuge » (1962) ou « La tendresse » (1963).

Bourvil est aussi à l’affiche de quelques opérettes dans les années 1950. Il y apparaît aux côtés de Georges Guétary et Annie Cordy dans « La route fleurie » de Francis Lopez où il chante le fameux air des « Haricots ».

Francis Lopez est aussi le compositeur du « Chanteur de Mexico » dont la version filmée permet à Bourvil de jouer aux côtés de Luis Mariano et d’Annie Cordy encore.

Toujours avec Annie Cordy, il est à l’affiche de « Ouah ouah ouah » où il interprète avec elle « Le p’tit coup de chance ».

Avec Pierrette Bruno et Georges Guétary encore, il est aussi à l’affiche de « Pacifico ».

En 1967, Bourvil enregistre aussi « Les Girafes », une chanson signée par un jeune auteur-compositeur ayant pour nom Michel Berger.

La même année, alors qu’il tourne le film « Les Cracks », Bourvil apprend qu’il est victime d’un myélome et que ses jours sont désormais comptés. Mais cela ne va rien changer à son rythme de travail qu’il maintient au plus haut. Il tourne des films encore et encore comme, en 1967 justement, « Les Arnaud » avec Salvatore Adamo pour qui c’est la première expérience cinématographique. En 1970, Bourvil enregistre avec Jacqueline Maillan une parodie de « Je t’aime moi non plus »: « Ca », version senior désopilante de la chanson de Serge Gainsbourg et Jane Birkin sortie quelques mois plus tôt.

Ensuite, il tourne « Le Cercle Rouge », un autre film dramatique avec Alain Delon et Yves Montand et « Le Mur de l’Atlantique » alors qu’il est littéralement au bout du rouleau. Ces deux films sortent après sa mort qui survient le 23 septembre 1970 à Paris. Bourvil a alors 53 ans. Il est inhumé à Montainville, village des Yvelines où il possédait une maison de campagne. Les chansons de Bourvil traversent le temps et les époques un peu comme leur interprète : sans trop de soucis ! En avril 2020, alors que toute l’Europe est confinée à cause de la propagation du coronavirus covid-19, un collectif d’artistes français a repris, via les réseaux sociaux, la mélodie indémodable de « La tendresse ».

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CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.

Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).

Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».

 

De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.

Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».

En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».

En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.

En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.

Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?

https://www.facebook.com/FreresTaloche/videos/212753049834363/?t=0

Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de la Côte d’Azur.

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