26 FEVRIER

 

26 février 1956 : Naissance, à Nancy, de l’artiste français Charlélie COUTURE. Son plus grand succès reste définitivement « Comme un avion sans ailes » en 1981.

Charlélie Couture en 1991 – Photo (c) Bernard Julien

Artiste jusqu’au bout des ongles, l’homme est chanteur mais aussi compositeur, peintre, écrivain et photographe. C’est sa grand-mère, professeur de piano, qui l’initie dès l’âge de six ans à cet instrument. Elle lui fait aussi découvrir la musique classique. Quelques années plus tard, Charlélie sort diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux Arts. En 1978, sa thèse de fin d’études est consacrée à « la polymorphie de l’esprit ». Elle est constituée de photos, de textes et de peintures. Simultanément, Charlélie auto-produit deux premiers disques qui obtiennent un succès d’estime. Quatre ans plus tard cependant, la popularité est au rendez-vous des chansons de l’album « Poèmes rock » enregistré à New York. Il s’agit là des débuts d’une carrière qui lui permet d’enregistrer près de 25 albums de chansons à ce jour. Car, s’il est chanteur, ses qualités de musicien lui ont permis de signer de nombreuses bandes originales de films comme celle de « Tchao Pantin » avec Coluche. En 2004, Charlélie s’installe à New York où il ouvre sa galerie d’art en 2009 et il obtient même la nationalité américaine deux ans plus tard. En 2011, Charlélie Couture sort un nouvel album nommé « Fort Rêveur ». Cet opus lui permet d’effectuer une tournée en 2011 et 2012 sur les scènes de France, de Belgique, de Suisse, du Canada et des États-Unis. En 2014, il commercialise, en septembre, l’album « Immortel » qu’il vient d’enregistrer avec la complicité de Benjamin Biolay. Au début de l’année 2016, c’est en Louisiane que Charlélie se rend pour enregistrer un nouvel album dans les studios Dockside avec des musiciens locaux. Mais, deux ans plus tard, exaspéré par la nouvelle politique américaine, l’artiste revient s’installer en France où il commercialise un nouvel album au début de l’année 2019 : « Même pas sommeil ». L’opus est dédié à deux personnes appréciées par Charlélie : Jacques Higelin et Véronique Colucci tous deux décédés le même jour : le 6 avril 2018.

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Fernandel en 1963

26 février 1971 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français FERNANDEL à l’âge de 67 ans. Il est né Fernand Contandin à Marseille le 8 mai 1903, de parents artistes. Star du cinéma français d’après-guerre, c’est cependant au music-hall qu’il commence sa carrière artistique encore enfant. Il ne délaissera d’ailleurs jamais totalement la musique et il continuera à enregistrer des chansons tout en se consacrant à ses activités cinématographiques. Parmi ses chansons les plus marquantes, il y a de nombreuses oeuvres plutôt drôles: « Ignace », « Le Tango corse », « On m’appelle Simplet », « Ne me dis plus tu » ou encore le célèbre « Félicie aussi ».

Ses débuts parisiens en tant que chanteur remontent à décembre 1928 avec un concert à Bobino. Quelques mois plus tard, il est engagé dans la revue d’hiver du concert Mayol où il se fait remarquer par le cinéaste Marc Allégret qui sera donc à la base de sa carrière au cinéma. Sur scène, parallèlement à ses activités d’acteur, il joue dans bon nombre de comédies musicales qui sont souvent adaptées pour le grand écran. C’est de ces spectacles que sont d’ailleurs issues les chansons à succès de Fernandel. En 1939, à l’aube de la seconde guerre mondiale, il enregistre « Francine », une chanson surprenante et très engagée contre la propagande allemande. Parmi les enfants de Fernandel, Franck Fernandel est lui-même devenu chanteur.
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Hélène Ségara en 2011

26 février 1971 : Naissance, à Six-Fours-les-Plages, de la chanteuse française Hélène SEGARA sous le nom de Hélène Aurore Alice Rizzo. Paradoxalement, c’est avec une chanson d’adieu qu’Hélène Ségara se fait connaître en 1996: « Je vous aime adieu ».

Et ce après un premier essai plutôt infructueux trois ans plus tôt. Produite par le frère de Dalida, Orlando, Hélène trouve les bonnes chansons qui vont rapidement faire d’elle une vedette. Elle enregistre ainsi « Vivo per lei » avec Andrea Bocelli (1997) et le thème principal du dessin animé « Anastasia »: « Loin du froid de décembre ». Mais, en 1998, c’est véritablement la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » qui est son tremplin. Dans le spectacle signé par Richard Cocciante et Luc Plamondon d’après l’oeuvre littéraire de Victor Hugo, elle reprend, au pied levé, le rôle d’Esmeralda qui était d’abord dévolu à Noa. Aux côtés de Patrick Fiori, Daniel Lavoie et Garou, elle reste plusieurs semaines sur la scène du Palais des Congrès de Paris au point de connaître des soucis importants au niveau des cordes vocales. Mais de bons médecins et la volonté de chanter à tout prix la voient bientôt revenir au premier plan des chanteuses françaises avec qui il faut compter. Ses succès ont alors pour titre: « Il y a trop de gens qui t’aiment », « Elle tu l’aimes », « Donner tout », « On n’oublie jamais rien on vit avec ». Sur scène, où elle réalise sa première expérience à Mons en Belgique, l’artiste aime alterner les genres et les tenues vestimentaires en proposant des séquences où la chorégraphie a une certaine importance. Le succès d’Hélène Ségara va toutefois s’amoindrir dans la seconde partie des années 2000. La sortie d’un album de reprises de standards mondiaux, « Mon pays c’est la terre » en 2008, ne va pas obtenir le résultat escompté. Et le choix des nouvelles chansons qui suivent ne semble plus être totalement en phase avec les goûts du grand public. Il faut attendre 2013 pour voir Hélène Ségara revenir au premier plan grace à un album où elle interprète des duos virtuels avec le défunt Joe Dassin de ses grands succès à l’initiative de l’un de ses descendants. Hélène Ségara subit au même moment des commentaires honteux d’utilisateurs des réseaux sociaux pour son embonpoint soudain. Elle doit y répondre en invoquant une maladie des yeux qu’elle soigne, entre autres, par de la cortisone. Un bien injuste sort que celui fait par les internautes à cette chanteuse qui, au-delà d’être une véritable artiste, possède une personnalité particulière et attachante ainsi que de grandes qualités de gentillesse et d’humanité. En 2014, la chanteuse enregistre un nouvel album dont le titre semble très autobiographique et rassurant: « Tout commence aujourd’hui ». Mais le succès de cet opus est, à nouveau, plutôt mitigé. Assumant plus que jamais ses origines, c’est un album de reprises et de versions françaises de grandes chansons italiennes qu’elle enregistre en 2016 sous le titre « Amaretti ». Elle y mélange la langue de Voltaire et celle de Dante pour interpréter « L’envol » (Il volo), « Le retour » (Tornero), « Un chant d’adieu » (Caruso), « Il mio refugio » ou « Ti amo ».
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26 février 2002 : Sortie de l’album « ARNO Charles Ernest ». Premier extrait: « Je Veux Nager ». Arno part en tournée avec les chansons de ce nouvel album à partir du 27 Février 2002.

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L’album de Pascal Brunner en 1997

26 février 2015 : Décès, à Nice, de l’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER. Né sous le patronyme de Pascal François le 18 octobre 1963 à Sarcelles, il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (« Brunner à vif » et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994, « Une famille en or » en 1998). En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré. Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camilo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion. En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis à arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice à l’âge de 51 ans.
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24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
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Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
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Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
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Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

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16 FEVRIER

 

Jean Nohain

16 février 1900 : Naissance, à Paris, de l’auteur, producteur et présentateur de télévision Jean NOHAIN, de son vrai nom Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ». Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.

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Georges ULMER dans les années 1950 (c) Photo Star

16 février 1919 : Naissance, à Copenhague, de l’interprète danois Georges ULMER sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. C’est curieusement en Espagne qu’il passe son enfance et qu’il pratique ses premières activités artistiques. Il écrit et compose ainsi pour le cinéma. Installé en France, il connaît un grand succès dont il signe les paroles avec Géo Koger sur une musique de Guy Luypaerts : « Pigalle ».

Enregistré à la fin de la guerre, ce cliché touristique de ce quartier parisien est l’un des airs à succès de la libération de Paris en 1945. La suite de la carrière de Georges Ulmer est faite de chansons plus discrètes mais néanmoins connues comme « Un monsieur attendait » et « Quand allons-nous nous marier ? », une sorte de chanson comic & western. Moins marquants en terme de popularité, des duos sont aussi enregistrés par Ulmer avec Arletty en 1959 et avec Mick Micheyl en 1972. Georges Ulmer décède le 29 septembre 1989 à Marseille.
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Alain Dubar en 1978 – Photo(c) Georges Spitzer

16 février 1949 : Naissance du chanteur français Alain DUBAR qui a enregistré quelques 45 tours entre 1970 et 1982. Originaire des Hauts-de-France, son premier 45 tours est produit par le Nordiste Jean Vanloo et a pour titre « Angélique ou polygamie ». Par la suite, l’artiste est encore produit par d’autres personnalités comme Orlando (« La musique peut continuer » en 1978 et « Rencontre » en 1979) et travaille avec le musicien Jean Schultheis ou encore l’ingénieur du son Bernard Estardy. Après un 45 tours enregistré à Londres (« Carol » en 1981), il commercialise ce qui reste sans doute la plus « célèbre » de ses chansons : « Toutou t’aime » sortie en 1982 et qui est un des tops du site internet « Bide & Musique ». En 1995, il compose les musiques d’une série d’émissions de télévision consacrées par France 3 à la cuisine traditionnelle du Nord/Pas-de-Calais : « Goûtez-moi ça ». Aux dernières nouvelles, Alain se serait retiré des « affaires musicales » et vivrait dans le Nord de la France d’où il est originaire.

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Joël Prévost en 1985 – Photo (c) Robert Donat

16 février 1950 : Naissance du chanteur français Joël PREVOST à Narbonne sous le nom de Richard-Jacques Bonay. Abandonné dès sa naissance, il est adopté par une famille du nord de la France et est élevé à Trith-Saint-Léger sous le nom de Jean-Luc Potaux. Dans la grisaille du paysage ambiant, le petit Jean-Luc s’évade dès qu’il peut en écoutant des chansons. A treize ans, avec des copains, il crée un groupe de style « yé-yé »: « Les Elites ». Ensemble, ils animent bon nombre de soirées dans la région du Nord. Puis, Jean-Luc rejoint de nombreuses formations musicales qui ont pour chef Léo André, Robert Trébor et Jack Defer entre autres. Il a 17 ans quand il se présente au concours de « L’écran de la chance » de Jean Nohain qu’il gagne. Cela lui permet d’enregistrer un premier disque et de participer au « Jeu de la chance » au cours de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac. En 1969, il effectue une tournée sur les plages de la côte d’Opale. Un an plus tard, il s’installe à Paris où il est engagé dans la comédie musicale « Hair » au théâtre de la Porte Saint-Martin. En 1972, il signe un contrat avec CBS Records qui lui permet d’enregistrer une série de 45 tours sous le pseudonyme de Joël Prévost. Il connaît un beau succès en 1973 avec « Amélie Granville ». Le chanteur participe alors à des tournées avec Serge Gainsbourg, Mike Brant, Michèle Torr et Serge Lama. En 1977, il se présente à l’éliminatoire française du concours Eurovision de la chanson avec « Pour oublier Barbara » mais il n’est pas sélectionné. Il y arrive cependant un an plus tard et l’artiste représente ainsi la France au concours Eurovision de la chanson qui a lieu à Paris le 22 avril 1978. Il y interprète « Il y aura toujours des violons » et il se classe troisième juste derrière le Belge Jean Vallée (« L’amour ça fait chanter la vie »).

En 1980, Joël Prévost est à l’affiche de l’Olympia de Paris en vedette. Ensuite, il part pour l’Afrique par amour pour une Ougandaise qui devient sa femme. En 1994, il commercialise un disque, « Femme-enfant », dont le clip vidéo est tourné à l’île Maurice dans l’océan Indien. Dès 1996, il entame la tournée des centres culturels français en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Kenya, au Sénégal ou au Mali. Mais ça va se gâter en Gambie où il se retrouve mêlé à une sombre histoire d’escroquerie et de vols qu’il conteste toujours fermement. Il reste quand même trois ans et six mois en prison. Il revient en France début 2009 et, un an plus tard, il reprend la route avec un spectacle créé en Afrique sur la vie de Jacques Brel. En mars 2011, il publie son autobiographie, « Les passerelles invisibles », et un premier roman : « Le soleil des loups ». Il enregistre aussi un nouvel album intitulé « Reviens sur terre » qui sort en septembre 2011. Un mois plus tard, il effectue son retour sur scène à l’Alhambra de Paris. Le 17 septembre 2017, l’artiste fête ses 50 ans de chanson sur la scène du théâtre des Forges à Trith-Saint-Léger dans les Hauts-de-France. Il y rend hommage aux grands chanteurs français : Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Jean-Jacques Goldman, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, etc.
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11 FEVRIER

 

Pochette de l’album de 2009

11 février 1943 : Naissance, à Bordeaux, de l’auteur et interprète français Serge LAMA. Son papa, Georges Chauvier, est chanteur d’opérette et premier prix du conservatoire de Bordeaux. L’enfance se passe dans la cité bordelaise puis à Paris où son père décide de tenter sa chance au début des années 1950. Mais le succès n’est pas au rendez-vous pour le paternel et le jeune Serge est bientôt contraint de suivre ses parents loin des feux de la rampe. Il finit par fuguer du domicile familial d’Issy-les-Moulineaux pour vivre de petits jobs. En 1962, il effectue son service militaire en Algérie. Il y écrit des chansons qui feront l’objet, plus tard, de ses premiers enregistrements. De retour à Paris, il passe quelques auditions et se retrouve, le jour de ses 21 ans, au cabaret « L’Ecluse » où il chante avant Barbara. Une idylle se noue entre Serge et la pianiste de Barbara: Liliane Benelli. La chanteuse Renée Lebas remarque l’artiste et l’aide à enregistrer un premier super 45 tours en 1964 qui reprend, entre autres, la chanson « A quinze ans ». Dans la foulée, il passe en lever de rideau de Brassens et de Barbara à Bobino. Le 21 novembre 1964, il effectue son premier passage à la télévision française dans l’émission « Jeunesse oblige ». Alors qu’il assure la première partie de la tournée d’été de Marcel Amont, Serge Lama est victime d’un grave accident de la route en Provence le 12 août 1965. Deux personnes sont retirées sans vie de la carcasse du véhicule écrasé contre un arbre. Il s’agit du conducteur Jean-Claude Ghrenassia, frère d’Enrico Macias, et de Liliane Benelli, la fiancée de Serge qui, lui, est hospitalisé très grièvement blessé. Le 7 décembre 1965, une soirée de soutien est organisée pour lui à l’Olympia. Les participants ont pour nom Georges Brassens, Marcel Amont, Régine, Pierre Perret, Barbara, Enrico Macias, Jean-Jacques Debout et Sacha Distel. En mai 1966, alors que les séjours à l’hôpital se multiplient, il rencontre un jeune pianiste envoyé par Régine: Yves Gilbert. C’est lui qui compose bientôt la majeure partie des grands succès de Lama. Les enregistrements de disques reprennent pour Serge Lama: « Les ballons rouges » en 1967 ou encore « D’aventures en aventures » qui est un véritable succès en 1968.

Le chanteur convalescent reprend aussi le chemin de la scène: il y a celle de l’Ecluse, de l’Olympia (en première partie de Nana Mouskouri), d’une tournée avec Enrico Macias et de Bobino en lever de rideau de Georges Chelon. Ce n’est toutefois qu’en 1970, du 24 février au 16 mars, qu’il chante en vedette à Bobino. Il y interprète notamment « C’est toujours comme ça la première fois » et « Une île ». En avril 1972, Serge Lama se classe 10e pour la France au concours de l’Eurovision, à Dublin. Sa chanson est composée par Alice Dona et a pour titre « Un jardin sur la terre ». Avec cette musicienne, il va alors composer ce qui est sans doute son plus grand succès: « Je suis malade ». Cette chanson figure sur ce qu’on peut appeler un album mythique qui marque le début d’une longue carrière jalonnée de succès: « Chez moi », « Les petites femmes de Pigalle », « La vie lilas », « Mon ami mon maître », « L’Algérie », « Femmes femmes femmes », « Mon enfance m’appelle » ou « Souvenirs attention danger ». Le 23 septembre 1981, il devient le papa d’un petit Frédéric. En 1981 aussi, il réalise son rêve d’enfant: faire reconnaître son père comme un chanteur à part entière. Ils enregistrent ainsi ensemble l’album « Lama père et fils ». Un an plus tard, Serge Lama s’attaque à un projet extraordinaire: écrire avec Yves Gilbert une comédie musicale sur Napoléon. Le spectacle, précédé par l’album reprenant les chansons, reste à l’affiche du théâtre Marigny à Paris pendant près de deux ans. Avant l’une des représentations, l’artiste apprend le décès de son père dans un accident de voiture le 14 décembre 1984. Sa mère, gravement blessée, décède trois mois plus tard. La suite de la carrière de Serge Lama va prendre une tournure plus calme. Les albums vont se succéder mais les nouveaux artistes apparus dans les années 1980 effacent un peu ceux issus de la génération précédente. Serge Lama diversifie alors ses activités. En 1991, il joue au théâtre dans « La facture » de Françoise Dorin aux côtés d’Agnès Soral puis, en 1993, dans « Toâ » de Sacha Guitry. En novembre 1998, un orchestre symphonique est derrière lui sur la scène de l’Olympia de Paris. Pour ses 60 ans et ses 40 ans de carrière en 2003, Serge se produit pour un concert unique à Bercy où le rejoignent de nombreux invités devant 12.000 spectateurs. La même année, bien avant les autres et la mode du genre, Serge enregistre un album de duos avec, notamment, Lara Fabian, Lynda Lemay et Anggun. L’opus intitulé « Pluri’elles » contient aussi un duo virtuel avec Dalida: « Je suis malade ». Quatre ans plus tard, le chanteur effectue une tournée de 200 dates seul en scène accompagné par Sergio Tomassi à l’accordéon multiple: « Accordéonissi’mots ». Le 18e album original de Serge Lama, « L’âge d’horizon », sort fin 2009. En 2012, l’artiste fait une pause pour subir une opération de la hanche. En décembre, il sort un double album: « La balade du poète ». Ce dernier reprend des anciennes chansons réorchestrées et trois titres inédits écrits à l’adolescence. Le 11 février 2013, Serge Lama fête ses 70 ans et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia de Paris. Et, en septembre de la même année, il se produit aussi au Grand Rex à Paris pour un concert télévisé. Il entame alors une longue tournée anniversaire dans tous les pays de la francophonie. Au début de l’année 2015, on apprend, au cours de l’émission télévisée française dominicale « Du côté de chez Dave » sur France 3, qu’il vient d’écrire la totalité des textes d’un nouvel album à paraître de Gérard Lenorman. Mais, bien avant cet album qui tarde à sortir, c’est Serge Lama qui demande une musique à Lenorman (« Hop tempo ») pour un disque commercialisé à la fin 2016. Il faut dire que l’opus « Où sont passés nos rêves » réunit toute une série de compositions élaborées sur des textes de Lama par Adamo, Bénabar, Carla Bruni, Francis Cabrel ou encore Pascal Obispo qui, ayant les mêmes origines que Serge, lui fournit la superbe mélodie de « Bordeaux ».

Fin 2019, l’artiste déclare que l’état de ses jambes est, de plus en plus, une source de tracas et qu’il renonce désormais aux tournées de concerts très fatigantes. Selon ses propos, il fera encore bien quelques apparitions très épisodiques en province mais il se produira surtout à Paris.
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Edmond Lefèvre en 1982

11 février 1995 : Décès, à Mons, du producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. Né à Chimay le 2 avril 1928, Edmond Lefèvre suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il a ainsi notamment tendu son micro à Johnny Hallyday, Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964) Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme radio de la RTBF sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va présenter des émissions, en soirée, aux titres divers comme « Chanson vole » (1982) ou « Escapades » par exemple. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi entre 14 et 16 heures, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
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11 février 2002 : Le journaliste belge Eddy PRZYBYLSKI présente, à l’Os à Moëlle à Bruxelles, le livre qu’il vient de publier aux Editions du Roseau Vert sur « Brel à Bruxelles« . Il s’agit d’une façon originale de suivre les pas de l’auteur-compositeur-interprète Jacques BREL à travers les maisons où il a habité et les lieux qu’il a fréquentés dans la capitale belge.
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HANIN Roger - 45 tours des années 197011 février 2015 : Décès, à Paris, à la suite d’une détresse respiratoire, de l’acteur Roger HANIN. Né le 20 octobre 1925 à Alger (Algérie française), il est le petit-fils d’un rabbin et le fils d’un fonctionnaire des PTT. En 1941, il est renvoyé du lycée à cause des lois antisémites de Vichy qui imposent un numerus clausus en Algérie pour les élèves juifs. Il s’engage alors dans l’aviation trois ans plus tard. A la libération, Roger débarque en France dans l’intention de suivre des études de pharmacien. Pour payer ses études, il tente quelques essais au cinéma et cela lui plaît. Il décide alors de prendre des cours d’art dramatique. Le jeune Roger se fait alors embaucher pour quelques rôles dans des films du début des années 1950 avant d’obtenir un succès grandissant auprès des réalisateurs français en vogue à l’époque. Il décroche un premier rôle important dans « La Valse du Gorille » de Bernard Borderie en 1959. Les années 1960 sont celles de la confirmation de sa popularité au grand écran. Et il reste encore un acteur très en vue longtemps puisque, dans les années 1990, il est l’un des personnages-clé du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady. Entretemps, dès 1989, Roger Hanin endosse la peau du commissaire Navarro pour une série télé française qu’il va tourner pendant près de 20 ans. S’il a également joué au théâtre, écrit des livres et réalisé quelques films, Roger Hanin a aussi enregistré deux 45-tours dans les années 1970 sur lesquels quatre chansons ont été gravées: « Je ne peux pas croire », « Candy », « Le coeur d’une femme » et « Où sont nos 20 ans Samuel » (1971).

Mais il ne s’agit pas de ses premiers pas dans la chanson puisque, en 1963 déjà, il apparaît en tant que chanteur-bagnard dans une émission télé française proposée par Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Enfin, l’acteur a aussi été lié à l’histoire politique française puisqu’il fut le beau-frère de l’ancien Président de la République François Mitterand. En 2008, Roger Hanin annonce officiellement qu’il met un terme à sa carrière d’acteur. Il décède le 11 février 2015 à Paris et il est ensuite inhumé à Alger dans le carré juif du cimetière de Saint-Eugène.
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8 FEVRIER

 

Georges Guétary en 1969

8 février 1915 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, du chanteur Georges GUETARY. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », chanson signée Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente alors le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965. On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa ». L’artiste décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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Pochette d’un 45 tours de Christian Marin en 1973 (c) A. Nisak

8 février 1929 : Naissance, à Lyon, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 1960: « Les Chevaliers du Ciel ». On le sait moins mais, entre 1962 et 1967, il enregistre quelques 45 tours qui n’ont pas un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » a quand même eu droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1964. Christian Marin décède le 5 septembre 2012 à Paris alors qu’il vient de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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Tiny YONG en 1964

8 février 1944 : Naissance, à Phnom Penh au Cambodge, de la chanteuse Tiny YONG. Ses parents sont vietnamiens et elle vit son enfance à Saïgon. En 1958, alors que la guerre bat son plein, toute la famille quitte le Vietnam pour s’installer à Paris. La jeune Asiatique, dont le vrai nom est Thien Huong Ton Nu Thi, veut faire du théâtre. Mais c’est la chanson qui lui sourit. Elle décroche ainsi l’opportunité de sortir un premier disque en France sous le nom de Thien Huong: « Le monde de Suzie Wong ». Deux ans plus tard, en 1963, Henri Salvador décide de produire ses 45 tours suivants et l’invite à changer de nom: elle devient Tiny Yong. Le premier enregistrement issu de leur collaboration est d’emblée un succès: « Tais-toi petite folle ».

Sur le même « extended play », Tiny enregistre aussi le célèbre « Syracuse » immortalisé par Salvador. Jusqu’en 1965, Tiny Yong va sortir des vinyles qui sont tout à fait dans l’air du temps: l’époque dite des « yé-yé ». Après sa participation à la Rose d’Or d’Antibes en 1965 et une participation à un gala de l’UNICEF en 1968, Tini Yong abandonne la chanson pour ouvrir des restaurants asiatiques à Paris d’abord, puis à Pont-sur-Yonne et, enfin, à Montpellier. Au début des années 1980, sa chanson « Tais-toi petite folle » est à nouveau un succès interprété cette fois par la Belge Héléna Lemkovitch.
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Catherine Bardin en 1979

Catherine Bardin en 1979

8 février 2010 : Décès, dans les environs de Bourges, de la chanteuse française Catherine BARDIN. Née le 25 octobre 1954, elle est la fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin et elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Entre 1978 et 1983, elle va enregistrer une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs »(1979) et « 18eme étage » (1980).

Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude. Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma et elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris.
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25 JANVIER

 

Danny Boy et les Pénitents en 1962 (c) Studio Legrand

25 janvier 1936 : Naissance du chanteur français Danny BOY, de son vrai nom Claude Piron, à Saint-Pierre-de-Cormeilles dans l’Eure. Claude Piron commence sa carrière en 1958 avec une reprise du succès des Kalin Twins « When » devenu « Viens » en français (également interprété par Richard Anthony). Il enregistre ses premiers disques sous son vrai nom. Puis, en 1960, il forme le groupe Danny Boy et ses Pénitents en s’entourant de quatre musiciens portant tous une cagoule. Deux ans plus tard, ils se produisent pendant 8 mois avec le cirque Pinder et, en 1967, ils participent à la tournée « L’Épopée du rock » avec Vince Taylor. En 2004, Danny Boy reprend ses concerts et, depuis 2006, il est accompagné par les « Guitar Express ». Parmi les succès enregistrés par Danny Boy entre 1961 et 1967, il y a « Je ne veux plus être un dragueur », « Croque la pomme » ou encore la reprise du fameux « Locomotion » de Little Eva chanté aussi par Sylvie Vartan (en 1962). Accompagné par un groupe appelé « Les Vinyls », Danny Boy a fait un retour sur scène en 2004. Deux ans plus tard, il se produit régulièrement sur la scène parisienne du Petit Journal (Montparnasse) en compagnie des « Guitar Express ». Puis, il rejoint un moment la tournée nostalgique « Rock’n’Roll Legend », aux côtés de Vic Laurens et de Mike Shannon notamment.

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Michel Mallory en 1974 (c) Léonard De Raemy

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25 janvier 1941 : Naissance, à Monticello (Corse) du compositeur et interprète français Michel MALLORY sous le nom de Jean-Paul Cugurno. Passionné de football dès son enfance, Jean-Paul suit ses parents dans la région parisienne où, à défaut de taquiner le ballon rond, il apprend la guitare en autodidacte à l’âge de quinze ans. Avec trois copains, suivant comme lui des études d’opticien, il forme alors le groupe « Les Bôp’s ». Ensuite, après avoir effectué ses obligations militaires pendant trois ans à partir de 1961, il chante dans des cabarets parisiens: le Don Camillo, la Villa d’Este et « chez Ma Cousine ». Son parcours est alors semé de rencontres: le chef d’orchestre Paul Mauriat, Patachou et Alice Dona entre autres. C’est avec Alice qu’il va alors écrire des chansons pour Sylvie Vartan et Claude François. Ce dernier artiste le parrainne d’ailleurs lors d’une émission télévisée d’Albert Raisner en lui donnant l’occasion d’interpréter une chanson sous le pseudonyme de Michel Mallory qui lui est attribué par Paulette Coquatrix. C’est le début d’une véritable carrière d’auteur-compositeur qui va servir Johnny Hallyday (pour plus de 110 chansons dont « La musique que j’aime »), Michel Sardou, Tino Rossi, Jeane Manson, Joe Dassin, Mireille Mathieu, Gérard Lenorman, Nicoletta, David Hallyday, Frank Michaël et bien d’autres. En tant qu’interprète, il connaît le succès avec « Le Cow-Boy d’Aubervilliers » en 1974 et « Je m’balade en vélo » en 1978.

Mais, en fait, il enregistre des 45 tours avec un certain bonheur et une belle régularité depuis 1964. Au début des années 1980, il essaie de lancer la carrière un peu country de la chanteuse française Claire d’Asta qui connaît un petit succès avec la chanson « L’amour en plus » et une reprise du « Petit Cheval » de Paul Fort et Georges Brassens. Michel Mallory a aussi enregistré cinq albums en langue corse pour le plaisir et pour respecter un voeu de sa mère défunte : « Canta » (1986), « Terra Corsa » (1989), « Radiche » (1993), « Sentimenti » (2006) et « Parolle d’omu » (2010). Pour en savoir plus, visionnez la très belle biographie proposée ci-dessous par la chaîne de télévision publique France 3 Corse Via Stella en septembre 2018.

Au décès de Johnny Hallyday en décembre 2017, Michel Mallory est contacté par un producteur belge qui aimerait lui présenter un jeune interprète qui possède une voix très ressemblante à celle de Johnny. Quelques semaines seront nécessaires à ce producteur pour convaincre Michel que Jean-Baptiste Guégan peut enregistrer des chansons qu’il avait écrites et composées pour Johnny Hallyday il y a des années. Cela se fera finalement dans le courant de l’année 2018 pour une sortie de l’album de Guégan en 2019. Avec le succès que l’on sait.

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Marie-Paule Belle en 1989 (c) Micheline Pelletier

25 janvier 1946 : Naissance de la chanteuse française Marie-Paule BELLE à Pont-Sainte-Maxence dans l’Oise. Elle apprend le piano avec sa mère à l’âge de trois ans. Après avoir obtenu une licence en psychologie, elle rejoint Paris pour y poursuivre ses études mais aussi pour chanter dans des cabarets. En 1969, elle gagne un concours télévisé et enregistre un premier 45 tours. Son premier 33 tours sort en 1973. C’est un disque remarqué puisqu’il reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et le prix de l’Académie du Disque. Et certains de ses titres envahissent les ondes radiophoniques : « Wolfgang et moi » ou « L’âme à la vague ».

Dans la foulée, elle interprète ses chansons sur scène à Bobino. En 1974, au Festival de Spa (Belgique), elle reçoit le grand prix remis par la Communauté des radios publiques de langue française. Un an plus tard, elle rencontre Serge Lama et fait une tournée avec lui dans toute la France. La chanson « La Parisienne » est un très grand succès de 1976. Les oeuvres qui jalonnent alors sa carrière ont pour titre : « Maman j’ai peur » (1977), « Quand nous serons amis » (1977), « Je veux pleurer comme Soraya » (1977), « Les petits patelins » (1978), « Mes bourrelets d’antan » (1978), « J’t’adore message terminé » (1978), « Vieille » (1978), « La petite écriture grise » (1978), « Moujik russe » (1979), « Berlin des années 20 » (1979), « L’amour dans les volubilis » (1980), « Nosferatu » (1980), « La biaiseuse » (1982) et « J’ai la clef » (1983). Marie-Paule Belle va effectuer de nombreux concerts jusqu’en 1983. A ce moment, elle commence une certaine traversée du désert qui l’amène à jouer au théâtre en 1988. En 1995, elle est programmée aux Francofolies de La Rochelle et de Montréal. Six ans après, elle crée un spectacle en hommage à Barbara puis, en 2004, un autre concert en formule piano-voix. En 2006, elle joue dans « Les Monologues du vagin » au Théâtre de Paris. En 2010, elle propose un nouveau spectacle, « De Belle à Barbara », composé pour moitié de son propre répertoire et pour moitié de chansons de Barbara. La même année, en juin, elle est membre du jury du premier Prix Barbara remis par le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand. En novembre 2011, la chanteuse sort un nouvel album sous le titre « Marie-Paule (re)Belle ». Il est produit par 796 internautes sous le label Akamusic. Six ans plus tard, l’artiste rejoint la troupe de la tournée nostalgique « Age tendre ».
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Pochette de l’album de 2010

25 janvier 1981 : Naissance, à Marseille, de l’actrice X et chanteuse française Clara MORGANE, de son vrai nom Emmanuelle Aurélie Munos. Elle commence sa « carrière artistique » comme mannequin pour des photos à l’âge de douze ans. Sept ans plus tard, un salon parisien du X lui fait découvrir l’univers des films pornographiques. Elle en tourne quelques uns avant de devenir la présentatrice du « Journal du Hard » sur la chaîne télé payante française « Canal + » en 2001. Dans le même temps, elle signe une collection de lingerie: « Clara M. ». Depuis 2007 et profitant de la vague de sa popularité, Clara Morgane s’est lancée dans la chanson avec un premier album intitulé « Déclarations » qui contenait des titres comme « Sexy girl » et « Strip tease ».

Sorti en 2010, son deuxième album, « Nuits blanches », est composé de chansons à tendance « r’n’b » des années 2000. Il y en a onze dont « Celle que je suis », « Mademoiselle X » et « Nuit Blanche » dont les titres sont assez évocateurs de l’univers textuel de Clara Morgane. Un trosième opus est commercialisé en 2014 sous le titre anglais « I’m so excited » avec des chansons intitulées « Eve », Mon étage » ou encore « Ouvre ».
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Jean Nohain

25 janvier 1981 : Décès, à Paris, de l’auteur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Jean NOHAIN. Il est né sous le nom de Jean-Marie Legrand le 16 février 1900. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice choisie au hasard de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaut cette mimique particulière que Thierry Le Luron imite pendant des années. Après la guerre, il lance une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ».
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Céline Dion

25 janvier 2001 : Céline DION donne naissance à son premier fils avec René ANGELIL. Il s’appelle René-Charles.

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25 janvier 2011 : inauguration de l’esplanade Claude Nougaro, à proximité du métro de Jolimont, en plein centre de Toulouse, la ville natale de l’artiste.
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Demis Roussos en 2011 (c) Passion Chanson

25 janvier 2015 : Décès à Athènes du chanteur grec Demis ROUSSOS. Il s’éteint dans la capitale grecque où il est hospitalisé depuis quelques semaines. Né le 15 juin 1946 sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, il se passionne très jeune pour la musique et le chant. Il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: guitariste et bassiste, incidemment, il remplace un jour le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et Artémios envisage alors sérieusement de devenir chanteur. En tant que tel, il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais c’est le seul succès du premier album de Demis. Il lui faut ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos va se dérouler uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce n’est pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique en français. « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès: il y a surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis reprend aussi le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts. Entre 2005 et 2011, Demis Roussos participe à quelques saisons des tournées du spectacle « Age tendre et tête de bois » en France, Belgique et Suisse. L’année de son décès, en 2015, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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23 JANVIER

ANDREX en 1959

23 janvier 1907 : Naissance, à Marseille, du chanteur français ANDREX. Très jeune, il rencontre Fernandel à l’école et les deux garçons se lient d’amitié. André Jaubert, c’est le vrai patronyme d’Andrex, débute comme chanteur à l’Alcazar de Marseille où il est épaulé par Maurice Chevalier. Il monte ensuite à Paris et se produit au Concert Mayol. Puis, il se consacre au théâtre et à l’opérette. En 1932, Henri Varna l’embauche au Casino de Paris. C’est le début d’une longue série de concerts dans les music-halls parisiens: l’ABC, Bobino et le Théâtre de l’Empire. A partir de 1931, c’est le cinéma qui l’attire. Il tourne toute une série de films dont 29 aux côtés de Fernandel. Parallèlement à sa carrière d’acteur, Andrex continue à mener une carrière de chanteur avec des succès qui ont pour titres « Comme de bien entendu », « La Samba brésilienne », « Chez Bébert » ou « Y’a des zazous » que Brigitte Fontaine enregistre en duo avec M en 2001.

En 1971, son épouse, l’actrice Ginette Baudin décède. A partir de ce moment, Andrex se fait plus rare malgré une ou l’autre apparition dans des émissions de Guy Lux. L’artiste décède d’une attaque cardiaque à Paris le 10 juillet 1989.
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Django Reinhardt dans les années 1950

23 janvier 1910 : Naissance, à Liberchies en Belgique, du guitariste de jazz Django REINHARDT. Faisant partie des « gens du voyage », c’est dans une roulotte que Django voit le jour à quelques kilomètres de Charleroi. Ce village accueille d’ailleurs chaque année le « Django Festival » qui permet d’applaudir des groupes de jazz et de chanson qui ont en commun le swing et le style dit « manouche » caractéristique de la musique de Django. Django a influencé pas mal d’artistes de la chanson francophone et c’est à ce titre qu’il se devait de figurer ici. C’est le cas de la chanson qui lui rend hommage et qui est enregistrée par Sacha Distel en 1972: « Ma première guitare ». Sur l’enregistrement original, le chanteur français y est accompagné au violon par Stéphane Grappelli qui fonda le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Le jeu particulier de Reinhardt était dû au fait que, suite à une brûlure de la main, il ne pouvait plus utiliser que trois doigts sur sa guitare. Ce musicien exceptionnel nous a quitté le 16 mai 1953 à Samois-sur-Seine, localité qui organise aussi des événements à la mémoire de Django.
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Jeanne Moreau en 1975

23 janvier 1928 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Jeanne MOREAU d’un père hôtelier à Montmartre et d’une mère anglaise, Kathleen Buckley, danseuse aux Folies-Bergères. Plus connue comme actrice que comme chanteuse, elle réussit cependant à marquer la chanson par des titres comme « J’ai la mémoire qui flanche ». Sa carrière de comédienne commence à la fin des années 1940 et va prendre une ampleur considérable avec de nombreux films à succès. En 1962, Jeanne Moreau joue dans le film « Jules et Jim » de François Truffaut. Le producteur Jacques Canetti commercialise la chanson originale du film, « Le tourbillon », que Jeanne interprète dans le film avec Serge Rezvani à la guitare. Le succès est immédiat.

Sa carrière en tant que chanteuse démarre avec deux albums originaux de Serge Rezvani, qui se fait appeler Cyrus Bassiak, en 1963 et 1967. D’autres opus suivent comme, en 1981, celui qui reprend des textes du poète belge Norge. A cette époque, elle enregistre aussi un duo avec Guy Béart: « Parlez-moi de moi (y’a qu’ça qui m’intéresse) ». En 2010, elle enregistre l’intégrale du « Condamné à mort » de Jean Genet, un album interprété avec Etienne Daho. Ce dernier a mis en musique les textes de Genet et réalisé ce disque à l’occasion du centenaire de la naissance de l’écrivain. En 2011, elle est au festival d’Avignon pour interpréter le « Condamné à mort » avec Etienne Daho. Jeanne Moreau a été retrouvée morte, d’un décès naturel, chez elle à Paris le 31 juillet 2017.
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Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

Christophe Dechavanne en 2002 (c) Georges Biard

23 janvier 1958 : Naissance à Paris de l’animateur, producteur d’émissions de télévision et de radio français Christophe DECHAVANNE. Le père de Christophe est promoteur et marchand de biens. Sa mère est journaliste. Elevé dans le seizième arrondissement de la capitale française, il suit les cours du lycée Fénelon Sainte-Marie avant de se tourner vers une école qui forme aux professions immobilières. Et, jusqu’en 1982, c’est avec l’immobilier et la rénovation des appartements que Christophe gagne sa vie. Sans doute légèrement influencé par le métier qu’exerçait sa maman, il change de cap et envisage de devenir animateur de radio en se présentant à Radio 7 où il est engagé. Quelques temps plus tard, c’est à France Inter qu’il décroche un contrat. Au fil des rencontres, il obtient de pouvoir réaliser quelques reportages pour l’émission télé des frères Bogdanoff: Temps X. Au cours de l’été 1983, il parvient à présenter le jeu télévisé de TF1: « Super Défi ». Et, un an plus tard, il propose une séquence informatique et la météo sur Canal + dans le 7/9 de Michel Denisot. En 1985, c’est la chaîne de télé publique française Antenne 2 qui le recrute pour animer l’émission « C’est encore mieux l’après-midi », ce qui accroît sa notoriété. Une popularité qui n’échappe pas à la direction de la chaîne privée française TF1 qui vient le rechercher pour présenter des talk-shows à succès comme « Ciel, mon mardi ! » et « Coucou c’est nous ». En 1989, il fonde sa société de production: « Coyote ». Mais une nouvelle émission appelée « Tout le toutim » est un échec et il se retrouve à animer des soirées thématiques sur la télévision publique française. Au début des années 1990, passionné de sport automobile, il participe aux 24 heures de Francorchamps en Belgique. A cette occasion, il est l’invité de l’émission de radio « B comme… » de Daniel Barbieux sur la RTBF en compagnie de son ami le producteur belge Lou Deprijck (de Lou & les Hollywood Bananas). Au cours des années 2000, Christophe Dechavanne se tourne vers les radios périphériques françaises et anime des émissions sur RTL et Europe 1. Puis, on le retrouve participant à l’émission de téléréalité « La Ferme Célébrités » sur TF1 avant de reprendre « La roue de la fortune » ou encore « Une famille en or ». Outre le fait d’avoir, à plusieurs reprises, accueilli et côtoyé de nombreux chanteurs francophones dans ses différentes émissions, Christophe Dechavanne a lui-même, et assez involontairement, fait partie intégrante d’un des grands succès de la musique techno-dance des années 1980 lorsque sa voix a été samplée pour un single des Bassline Boys en 1989: « On se calme ». A la rentrée 2015, il devient le producteur de la 10e édition de la tournée nostalgique ‘Age tendre et tête de bois » qu’il reprend à Michel Algay en difficulté financière. Une nouvelle aventure à laquelle il ajoute, en 2020, celle d’un spectacle consacré aux années 1980 avec, notamment, la chanteuse Sloane.

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Roger Pierre en 1978

23 janvier 2010 : Décès, à Paris, du comédien et occasionnellement chanteur français Roger PIERRE. Né à Paris le 30 août 1923, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg après la guerre 1940-1945. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, il se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants (« Les castors juniors font du sport » et « Les dessins z’animés ») et, chez Adès, « La chanson de Tom et Jerry » en 1976.

Deux ans plus tard, c’est aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde. D’autres chansons n’ont pas été de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique de l’émission télévisée française du même nom. Roger Pierre meurt, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé le 28 janvier 2010 au cimetière communal de Saint-Ouen.
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18 JANVIER

18 janvier 1920 : Naissance, à Ecaussinnes, du producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL sous le vrai nom de Gérard Wauters. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir ». Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur base d’anciennes chansons et de poésie.

« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard a ainsi livré quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre, Julos Beaucarne, mais aussi, notamment, les chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au théâtre royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël sera aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
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GRIBOUILLE en 196

18 janvier 1968 : Décès, à Paris, de la chanteuse française GRIBOUILLE à l’âge de 26 ans. Née le 17 juillet 1941 à Lyon, son vrai nom était Marie-France Gaité. A l’âge de seize ans, elle se fait remarquer par ses chansons dans sa ville natale. Elle part alors à Paris pour y tenter sa chance mais doit effectuer diverses petites tâches pour vivre. Elle fait la connaissance d’une présentatrice de la télévision française qui lui trouve du talent et décide de l’aider en l’introduisant dans le milieu artistique de la chanson. Grâce à ces contacts, elle propose ses chansons au public du cabaret parisien « Le Boeuf sur le toit » où elle est, entre autres, repérée par Jean Cocteau qui l’apprécie et lui dessine le portrait. Ses chansons sont alors écrites par des artistes comme Charles Dumont, Jacques Debronckart ou Georges Chelon. Mais c’est elle-même qui écrit ses plus grands succès comme « Mathias » ou « Ostende ».

En 1966, elle interprète ses chansons sur la scène parisienne de Bobino où elle assure la première partie de François Deguelt. Ses textes ne sont pas toujours très souriants: « Si j’ai le coeur en berne » (1964) ou « Mourir demain » (1965) par exemple. En 1968, le 18 janvier, alors qu’elle est en pleine gloire, Gribouille se suicide en absorbant des barbituriques et de l’alcool. Elle est inhumée au cimetière parisien de Bagneux.
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Yvonne Printemps

18 janvier 1977 : Décès, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS à l’âge de 82 ans. De son vrai nom Yvonne Wigniolle, elle est née à Ermont le 25 juillet 1894. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier. Elle est d’ailleurs inhumée à ses côtés au cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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6 JANVIER

6 janvier 1944 : Naissance, à Riom, du chanteur et musicien français et breton Alan STIVELL sous le nom d’Alan Cochevelou. Son père est originaire du Morbihan et sa mère est d’origine lituanienne. Il vit quelques mois dans sa ville natale avant de passer sa jeunesse avec ses deux frères aînés à Paris en faisant de réguliers séjours en Bretagne paternelle. Son enfance est bercée de science-fiction et de futurisme grâce aux bandes dessinées sur le sujet qu’il affectionne particulièrement. Il est scolarisé au lycée Voltaire à Paris. Intéressé par la musique, il entame, à cinq ans, des cours de piano classique sur les conseils de sa mère qui le pratique. Mais, quatre ans plus tard, il découvre le prototype d’ancienne harpe bretonne que son père a confectionné depuis des années et il tombe amoureux de cet instrument hors du commun qui lui fait oublier le piano. Il suit les cours d’un spécialiste du genre et il commence à exécuter publiquement des oeuvres traditionnelles dans l’espoir d’un jour composer des symphonies ou des cantates pour harpe bretonne. C’est, déjà, le début d’une longue carrière prometteuse pour le petit garçon qu’il est encore et qui apprend la langue bretonne. En 1957, seul sur scène, il interprète trois morceaux en première partie de Line Renaud à l’Olympia au cours d’une soirée Musicorama pour la radio Europe 1. A quinze ans, il apprend à jouer de la cornemuse. Il devient sonneur en chef du Bagad Bleimor en 1961 et, en tant que directeur musical, il permettra au bagad d’être champion de Bretagne des bagadoù en 1966. A ce moment et pendant quelques années, Alan accompagne à la harpe la chanteuse Andrea Ar Gouilh. Mais il souffre de voir que la musique, les danses et les chants bretons sont tournés en dérision et que la Bretagne soit réduite à un folklore de façade. La découverte du rock’n’roll est pour lui un électrochoc. Mais, n’ayant pas l’âme d’un rocker, il rêve d’artistes ou de groupes qui feraient le lien entre la Bretagne et le rock et dont l’audience pourrait défendre la cause bretonne. En 1964, il enregistre un premier 33 tours instrumental solo, « Harpe celtique », dont les morceaux sont arrangés par son père et son professeur de harpe. C’est l’époque où il décide d’entamer une licence en anglais à la faculté des lettres de Censier (Paris), en linguistique à la Sorbonne (Paris) et à l’université de Rennes où il passe un certificat de celtique. En 1965, il crée le groupe de folk-song breton Ar Bleizi Mor et il modernise sa harpe qu’il amplifie et qu’il équipe de cordes métalliques et de pédales pour en modifier le son. Il commence aussi à se produire en tant que chanteur soliste devant des jeunes Parisiens qui apprécient un genre de musique à laquelle ils ne sont pourtant pas préparés. Pendant l’été 1966, il choisit le pseudonyme Stivell qui signifie, en breton, «source jaillissante» et qui lui est inspiré par la rue du Stivel où il habite à Quimper. La même année, il enregistre la partition harpe de la chanson « La Mer est immense » interprétée par Graeme Allwright. En 1967, il signe avec la firme Philips-Phonogram un contrat d’exclusivité internationale. Il est alors le deuxième chanteur breton à devenir professionnel après Glenmor qu’il accompagne sur scène et sur disques en 1967 et 1969. En juin 1968, il se produit en première partie des Moody Blues au Queen Elizabeth Hall de Londres. Il enregistre alors un premier 45 tours, « Flower Power » avec quatre chansons en français évoquant, notamment, la peine de mort et la « colonisation » de la Bretagne.

En 1969, il joue quelques-uns de ses titres en première partie d’un concert de Sylvie Vartan à Rennes et il est sélectionné pour le festival international des variétés de Rennes où il manque de peu de récolter l’Hermine d’or. Le parcours d’Alan Stivell est alors toujours de plus en plus motivé par l’envie de mélanger le folklore breton aux sonorités rock et désormais pop de l’époque. Ses enregistrements de 1970 et 1971 sont dans cette veine et aboutissent à son deuxième album intitulé « Renaissance de la harpe celtique » qui est récompensé par le prix de l’académie Charles-Cros. Cet album instrumental devient une référence pour la musique celtique à travers le monde. Le 28 février 1972, il donne un concert à l’Olympia où il est accompagné de neuf musiciens dont Dan Ar Braz et Gabriel Yacoub. Le spectacle est retransmis en direct à la radio par Europe 1 et, si « Tri martolod » devient un grand succès populaire, la Suite Sudarmoricaine occupe les sommets des hit-parades d’Europe 1 (présenté par Christian Morin le dimanche après-midi) et de RTL (animé par André Torrent en semaine à partir de 19h00). L’album enregistré à l’Olympia se vend à plus de deux millions d’exemplaires. Les tournées internationales commencent pour l’artiste qui se produit notamment en Grande-Bretagne, en Irlande, en Allemagne, en Italie, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis et au Canada. Les albums succèdent alors aux albums et les concerts aux concerts. Mais, une fois la surprise passée, le succès est moins important au fil des années même si Alan Stivell fait tout pour continuellement renouveler son répertoire. On retiendra ainsi, en 1995, l’album « Brian Boru » qui contient un clin d’oeil au hip-hop et au rap. A la fin des années 1990 d’ailleurs, le groupe Manau est au sommet des ventes de disques françaises avec « La tribu de Dana » qui reprend un échantillonnage de la harpe d’Alan Stivell dans le morceau « Tri Martolod ». Cet emprunt non consenti passe très mal chez l’artiste breton qui trouvera finalement un arrangement avec les jeunes de Manau. Cela n’empêche: c’est un public rajeuni et nouveau qui découvre la musique celtique de Stivell. En 2010, la jeune chanteuse Nolwenn Leroy désire rendre hommage à ses origines en enregistrant l’album « Bretonne ». Elle interprète la « Suite Armoricaine » et est rejointe par Alan Stivell lors de ses concerts de Brest, La Rochelle (Francofolies), Paris ou Colmar. Le 40e anniversaire du concert historique d’Alan Stivell à l’Olympia en 1972 dans la salle mythique de l’Olympia de Paris est fêté par la sortie d’un album best-of incluant l’enregistrement remastérisé du concert de 1972. Le 16 février 2012, Alan Stivell donne un concert exceptionnel à l’Olympia avec ses musiciens habituels auxquels s’ajoutent, en invités, Dan Ar Braz, René Werneer, Nolwenn Leroy, le bagad Quic-en-Groigne de Saint-Malo, Joanne McIver, Pat O’May, Robert Le Gall et Kévin Camus. Le 30 mai de la même année, l’artiste reçoit les insignes de commandeur des Arts et des Lettres des mains de son ami Claude Lemesle, auteur et vice-président de la SACEM, Société française des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique. Le 17 mars 2018, soir de la Saint-Patrick, Alan Stivell se produit à l’Olympia avec un nouveau spectacle après 50 ans de scène. Dans la foulée, le musicien-chanteur se rend en studio pour y enregistrer le 25e album commercialisé de sa carrière : « Human-Kelt » (« Humain-Celte »). Une carrière qui est récompensée le 10 janvier 2019 par la remise du prix In Honorem de l’Académie Charles-Cros.
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Thierry ARDISSON

6 janvier 1949 : Naissance, à Bourganeuf, de l’animateur et producteur de télévision français Thierry ARDISSON. Il commence sa carrière dans la pub et la communication. De travail en agence à la création de pochettes de disques (pour Gérard Lenorman notamment au début des années 1980), c’est finalement à la télévision que Thierry Ardisson aboutit. Il produit et/ou présente alors, depuis 1985, de nombreuses émissions de la télé française où la chanson « branchée » et le rock sont bien présents. Entre 1988 et 1990, il y a ainsi « Lunettes noires pour nuits blanches » sur Antenne 2. Au cours de ces émissions, des artistes sont notamment interviewés par eux-mêmes. Gainsbourg y est ainsi interrogé par Gainsbarre… à moins que ce ne soit l’inverse! Alain Bashung est, lui, interviewé par Ardisson le 29 avril 1989 et le 17 mars 1990.

Toujours dans le domaine de la chanson, Ardisson est aussi le producteur de « Graines de star » en 1993. Mais son grand succès reste le talk-show de fin de soirée qu’il présente le samedi sur France 2 entre 1998 et 2006: « Tout le monde en parle ». Avec des variantes, il applique une formule d’émission semblable sur Canal+ depuis 2006: « Salut les terriens ».
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Vincent Niclo

6 janvier 1975 : Naissance, à Paris, du chanteur ténor et comédien français Vincent NICLO. Issu d’une famille d’artistes, Vincent est d’abord intéressé par le théâtre et il s’inscrit au célèbre cours Florent à Paris. Il suit également le cours Simon et participe à un stage à l’Actor Studio. Et il pratique aussi la danse moderne pendant deux ans. Ses premiers pas sur une scène s’effectuent au cours de la pièce « Renaître à Bogota » de Marthe Vandenberg. Puis, il décroche quelques rôles dans diverses séries télévisées françaises comme « Sous le soleil » ou « Nestor Burma ». En 1996, il intègre le groupe « That’s French » avec Rodrigue Janois et Joanna Boumendil et enregistre « Discollector ». Vincent rencontre alors Thierry Dran qui réalise le casting de la comédie musicale « Titanic » et il est engagé. Suite à ce premier succès, il décroche le rôle de Tristan dans le spectacle « Tristan et Yseult » en 2001. Puis, il devient la nouvelle doublure de Roméo dans le spectacle musical « Roméo et Juliette » en mars 2002. Le compositeur du spectacle, Gérard Presgurvic, pense alors à Vincent Niclo pour prendre le rôle principal de « Autant en emporte le vent », celui de Rhett Butler. Les représentations commencent le 30 septembre 2003 au Palais des sports de Paris et la troupe part en tournée à partir de février 2004. Désormais, Vincent est considéré comme un vrai chanteur et un premier album solo est enregistré en 2005. Mais celui-ci est un échec commercial et l’artiste rebondit en acceptant de se produire dans le cadre de la tournée des « Night of the Proms » en 2006. La même année, il assure la première partie des concerts de Chimène Badi. Au sortir de toutes ces expériences musicales diverses et multiples, Vincent pense qu’il doit retourner vers le chant classique et l’opéra. Il prend ainsi des cours de chant lyrique pour mieux exploiter ses capacités de ténor. Pour entamer cette nouvelle aventure, l’artiste se tourne sans complexe vers les Choeurs de l’Armée Rouge avec qui il veut enregistrer un album. Mais il faut d’abord les convaincre et, pour ce faire, Niclo est invité à interpréter deux titres avec eux lors de leur tournée française de 2012: « Ameno » (de Era) et « La Marseillaise ». La prestation est convaincante et l’enregistrement du disque « Opéra rouge » peut commencer. Les grands airs d’opéra y figurent avec, entre autres, « Nessun dorma », « Carmina Burana », « Caruso » ou « Funiculi Funicula ». La galette numérique est certifiée disque de platine le 5 novembre 2012. Et, cinq jours plus tard, Vincent Niclo est invité au Kremlin à Moscou pour chanter au côté des Chœurs de l’Armée Rouge pour la Fête des Armées. En mars 2013, Vincent Niclo repart sur les routes françaises avec les Chœurs de l’Armée Rouge pour une tournée de 37 dates au cours de laquelle ils reçoivent un triple disque de platine cette fois pour l’album « Opéra Rouge ». Intrigué par le succès du chanteur français, le label allemand Deutsche Grammophon propose à Vincent Niclo et aux Chœurs de l’Armée Rouge de réaliser l’album « O Fortuna » qui sort en octobre 2013 en Allemagne. Au même moment sort en France, l’album « Luis » où Vincent rend hommage à Luis Mariano. Du 20 mars au 3 mai 2014, c’est le retour aux comédies musicales pour Niclo qui joue dans « La Belle et la Bête » au théâtre Mogador de Paris. Infatigable, l’homme entame alors une tournée personnelle de concerts qui a pour titre « Premier rendez-vous » et il se produit en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Allemagne. Du 11 au 14 septembre 2014, il rejoint la troupe de la comédie musicale « Les Parapluies de Cherbourg » sur la scène du Théâtre du Châtelet à Paris. En décembre 2014 sort le troisième album de Vincet Niclo: « Ce que je suis ». La première chanson qui est envoyée aux médias est un titre signé par Serge Lama et Davide Esposito: « Jusqu’à l’ivresse ». Après de nouveaux spectacles un peu partout en Europe, notamment aux côtés de Michel Legrand, l’artiste s’attache à préparer son quatrième opus avec Pascal Obispo. Et, le 23 septembre 2016, l’album « 5.O » est disponible à la vente avec une première chanson médiatisée intitulée « Je ne sais pas ».

L’opus n’est pas un grand succès commercial car se rapprochant peut-être un peu trop de l’univers de Pascal Obispo. Du coup, deux ans plus tard, Vincent Niclo repart vers d’autres horizons musicaux en accrochant cette fois sa voix puissante à des rythmes et mélodies évoquant le tango sous toutes ses formes pour livrer l’labum simplement intitulé « Tango ». En novembre 2019, pour annoncer la sortie de son nouvel opus intitulé « Ténor », Vincent Niclo dévoile un premier titre qu’il partage en duo avec l’actrice Laetitia Milot : « Loin d’ici » qui est une nouvelle adaptation franco-italienne du titre « There for me » enregistré en 1978 par La Bionda, en 2000 par Santo Barracato (le petit frère de Frédéric François) et repris déjà dans une première version française en 1980 par Dalida sous le titre « Fini la comédie (c’est fini) ».
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Cindy Layla en 2010

6 janvier 1978 : Naissance, à Bruxelles, de la chanteuse belge Cindy LAYLA. Depuis toute petite, elle se passionne pour la musique et la chanson. Et, dès l’âge de quinze ans, il lui faut convaincre son entourage pour arriver à ses fins : devenir chanteuse. Sa grand-mère est la première personne qui la prend au sérieux et lui déniche quelques timides occasions de réaliser son rêve. C’est d’abord l’enregistrement d’une reprise en studio avant de chanter pour un spot publicitaire avant de se produire sur scène avec des titres empruntés à d’autres artistes. A 18 ans, elle enregistre un premier disque de chansons personnelles et, grâce à cela, elle a l’occasion d’être l’invitée d’émissions télévisées en Belgique et en Allemagne. C’est alors l’époque où Cindy assure, dans son pays natal, les premières parties d’artistes comme Claude Barzotti, Dave, Nicoletta, Gérard Lenorman, Hervé Vilard ou C. Jérôme quelques mois avant son décès. En 2003, elle participe à la « Pop’Academy », de la chaîne télévisée privée belge Club RTL, et on lui réalise un clip vidéo de son interprétation de « La Rockeuse de diamants » de Catherine Lara. L’interprète se met alors à travailler l’écriture et la composition afin de se créer son propre répertoire. Puis, elle fait écouter son travail à des professionnels et prend contact avec des arrangeurs et des ingénieurs du son. Ces démarches aboutissent à l’enregistrement d’un premier album personnel (« Face à femme ») avec Dominique Fiévez dont un titre se détache : « Je suis le feu » en 2008.

Des portes s’ouvrent alors pour l’artiste trentenaire qui se retrouve, à deux reprises, sur scène à chanter avec son idole Patrick Fiori pour interpréter notamment avec lui « Quatre mots sur un piano ». En 2009, un clip vidéo est tourné à Paris pour la chanson « Je suis comme ça ». L’année suivante, Cindy Layla prépare un nouvel opus et propose un spectacle intitulé « Référence et moi » où elle interprète à sa façon les grands succès de la chanson francophone qui ont bercé son enfance. En janvier 2011, elle fait partie de la distribution d’un spectacle d’hommage à Daniel Balavoine mis sur pied au Forum de Liège. Quatre mois plus tard sort le single « En plein coeur » qui est réalisé par l’équipe artistique de Patrick Fiori. Au même moment, Cindy devient officiellement la voix chantée du dessin animé de Barbie dont le premier DVD est « Barbie apprentie Princesse ». En octobre 2011, après une rencontre avec le producteur Pierre Stembert, la chanteuse est engagée pour un spectacle reprenant les chansons de la tragédie musicale « Les Misérables » de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil d’après l’oeuvre de Victor Hugo. Une partie de l’année 2012 de Cindy Layla sera consacrée à cette aventure musicale qui l’emmènera jusqu’au Liban. Les années qui suivent sont marquées par des doublages vocaux de personnages animés et par des participations à des spectacles de reprises de Michel Sardou ainsi qu’à une comédie musicale évoquant la première guerre mondiale : « Les amoureux de la Madelon ». Depuis 2015, l’artiste prépare aussi un hommage particulier à Jacques Brel. Elle imagine en effet un spectacle intitulé « Elle et Brel » constitué des chansons où le grand Jacques évoque la femme.Le 23 juillet 2017, la première de ce concert a lieu à La Ruche Théâtre de Marcinelle (Charleroi), région où la chanteuse vit depuis son enfance. En 2018, année où l’on célèbre les 40 ans de la mort de Jacques Brel, Cindy reçoit de la Fondation Jacques Brel l’accord de pouvoir enregistrer un CD de quatorze titres se rapportant à son spectacle. Mais celui-ci n’a pas encore été commercialisé.
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1er JANVIER

Lucette Raillat en 1959

1er janvier 1929 : Naissance, à Lyon, de l’actrice et chanteuse française Lucette RAILLAT. Avec un père photographe qui l’initie à l’art, elle veut devenir comédienne et, à 13 ans, elle participe à toutes les pièces de théâtre montées par son groupe de « guides » dans la région lyonnaise. Mais, à la fin de ses études, ce sont des cours de secrétariat qu’elle suit toutefois tout en faisant partie d’une troupe de comédiens amateurs. Ainsi, au moment de choisir une activité professionnelle, c’est vers le théâtre qu’elle se tourne. Elle se fait ainsi engager par la compagnie des comédiens lyonnais de Roger Planchon avant de rejoindre la Comédie de Saint-Etienne de Jean Dasté. A 20 ans, avec l’accord de ses parents, elle « monte » à Paris mais éprouve les pires difficultés à intégrer l’univers du théâtre. Au fil de ses rencontres parisiennes, deux comédiens, Grenier et Hussenot, l’encouragent plutôt à se diriger vers la chanson. Du coup, elle se présente dans les cabarets où l’on accepte qu’elle interprète, toute habillée de noir, des chansons tristes et désabusées. C’est dans ce cadre qu’elle découvre une chanson que possède son pianiste : « La môme aux boutons ». Celle-ci étant totalement à l’opposé des autres mélodies de son répertoire, Lucette Raillat est bien consciente qu’elle va devoir travailler son interprétation pour rendre cette chanson crédible. Après quelques semaines d’un travail intensif, « La môme aux boutons » est présentée sur scène en 1954 et enregistrée sur disque en 1957. La mélodie, composée par Jacques Lacôme avec un texte de Pierre Louki, devient un gros succès qui est dû, en grande partie, au ton nouveau de son interprète qui n’a pas son pareil au niveau de la fausse niaiserie.

Dans la foulée du succès discographique, « La Môme aux boutons » devient également un film de Georges Lautner, en 1958, avec Lucette Raillat bien sûr mais aussi Jack Ary (interprète du célèbre « Mange des tomates ») et Léo Campion entre autres. Entre 1957 et 1982, l’artiste enregistre une quinzaine de 45-tours dont un extrait de l’opérette « Douchka » écrite et composée par Charles Aznavour et Georges Garvarentz pour Marcel Merkes et Paulette Merval en 1973. A partir de cette année-là, elle se tourne vers le théâtre (« La purée » de Jean-Claude Eger en 1973) et la télévision avec un rôle dans la série Chateauvallon (1985) ainsi que dans « Palace » de Jean-Michel Ribes (1991, 1992 et 1993). Entretemps, ell aura effectué une réapparition au cinéma en 1991 dans le film « Riens du tout » de Cédric Klapisch où elle tourne aux côtés de Fabrice Lucchini, Odette Laure et Jean-Pierre Darroussin entre autres.
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Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, ainsi que d’Anna, alias Nach, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils de Louis : M.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE sous le nom de Jacques Pépino. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. En 1985, il rencontre la chanteuse Nina Morato avec qui il a une fille qui décède accidentellement en 1999. David Christie meurt à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard. Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Né à Paris le 12 septembre 1888, il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. En 1914, au début de la « grande guerre », Maurice Chevalier est envoyé au front où il est blessé et capturé par les Allemands. Mistinguett se porte volontaire pour devenir espionne mais aussi pour essayer de libérer Maurice. Elle y parvient en 1916. Le succès populaire important de Chevalier est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes dont « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire ». Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais au fil du temps, son étoile américaine pâlit et c’est ce qui l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.

Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti. En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ sous le nom d’Olivia Blanc. Son père, Didier Blanc, est alors musicien dans le célèbre orchestre de René Coll et sa mère, d’origine espagnole, est employée de bureau. La famille vit à Marseillette dans un bar-tabac qui abrite aussi la salle de concert du village. Après une scolarité normale effectuée à Capendu, Olivia poursuit, à Montpellier, des études dans les arts du spectacle et obtient un brevet de technicien supérieur (BTS) en communication. Pourtant, depuis qu’elle a quinze ans, en choisissant de vivre chez sa tante de Narbonne, elle décide aussi de suivre des cours de théâtre et de danse. Mais la musique l’intéresse aussi très fortement et, avec des copains, elle forme le groupe de rock « Five ». Avec un répertoire reprenant notamment des chansons des Cranberries, la formation assure de nombreux levers de rideaux pour des artistes de passage et s’inscrit dans divers concours amateurs où elle se distingue. Libérée de ses études, elle participe au spectacle estival des Médiévales de Carcassonne et, avec un musicien nommé Frank Marty, elle propose des spectacles dans les bars et cabarets où elle évoque la chanson française de Bécaud, Montand, etc. Par la suite, elle chante aussi dans la formation de son père : « Didier Blanc et la Belle Histoire ». De plus en plus intéressée par le métier de la chanson, elle s’inscrit pour participer à une nouvelle forme de crochet télévisé qui a pour nom « Star Academy ». Le programme, diffusé pendant plusieurs semaines par la chaîne privée française TF1 a pour but de mettre en concurrence de jeunes artistes afin d’en consacrer un(e) au terme de la série d’émissions hebdomadaires. Et c’est véritablement l’occasion pour Olivia de se révéler au public français ce qu’elle est vraiment en 2001 : une artiste hors norme, enfant de la balle. Le grand mérite d’Olivia est sans doute de savoir, d’emblée, prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ».
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN. Née le 30 mars 1930 à Paris sous le vrai nom de Micheline Estellat, elle est d’origine basque mais passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969). Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.
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Albert Raisner dans les années 1970

1er janvier 2011 : Décès, à Boulogne-Billancourt, de l’harmoniciste, animateur et producteur de radio et de télévision français Albert RAISNER. Né le 30 septembre 1922 à Apolda (Allemagne) sous l’identité d’Albert Rufenach, son père français est représentant de commerce et sa mère est allemande. Albert arrive à Paris à l’âge de trois ans et sa famille, il a deux frères, plutôt modeste, habite dans le 18e arrondissement. Très tôt, le petit Albert est initié à la musique par son père qui est passionné de violon, piano, trompette, guitare et clarinette. Et, pourtant, il choisit un autre instrument pour en devenir un virtuose : l’harmonica. Albert Rufenach entame sa scolarité au lycée Colbert de Paris et la poursuit ensuite à l’Ecole normale d’Auteuil avant de la terminer à l’université de la Sorbonne qu’il quitte avec un doctorat en linguistique en poche. Pré-adolescent chez les scouts, il se sert de son harmonica lors des veillées organisées autour d’un feu de camp. Et, en passionné, il rencontre Charles Rodriguez, guitariste, violoniste tzigane, homme-orchestre et pionnier de l’harmonica en France. Jusqu’en 1939, il se fait connaître dans le milieu du spectacle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il connaît le rationnement et les bombardements. Il s’engage aussi dans la Résistance à Beaulieu-sur-Dordogne. En 1943, il modifie son nom et crée le premier Trio Raisner qui dure jusqu’en 1945. Ensuite, Albert forme, avec Sirio Rossi et Adrien Belin, le second Trio qui se produit à la fois sur scène et à la radio. A la Libération, le succès du groupe s’amplifie qaund il lui est demandé de jouer pour les forces armées américaines basées en Allemagne aux côtés d’artistes comme Frank Sinatra, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Duke Ellington ou encore Elvis Presley. Avec un mélange de chants, de danses, de sketches et d’harmonica, le trio acquiert aussi une grande popularité en France où il effectue de nombreuses tournées mais aussi en Allemagne, en Italie, en Angleterre et en Israël. Albert Raisner joue bien sûr de l’harmonica mais il compose aussi des morceaux qui sont diffusés sur différentes radios françaises. Et le trio reçoit le Grand-Prix du Disque en 1952 pour « Le canari ». Alors que les Etats-Unis découvrent le rock’n’roll avec Bill Haley en 1955, son fameux « Rock around the clock » enregistré l’année suivante par le Trio Raisner est probablement le premier disque de ce nouveau genre musical qui sort en France. A la fin des années 1950, le trio se sépare et Albert Raisner poursuit sa carrière en solo. Il se retrouve même à l’affiche de l’Olympia où il assure la première partie du rocker américain Chuck Berry. Parallèlement à cette carrière musicale, Albert se tourne vers la radio et la télévision naissante où il se fait engager comme animateur. A la radio, il est l’un des premiers présentateurs du « Jeu des 1.000 francs » bien avant Lucien Jeunesse. Puis, à partir de 1961, il est l’animateur créateur du programme télévisé « Age tendre et tête de bois » qui s’adresse, à la manière des revues et des émissions de radio « Salut les Copains », avant tout aux jeunes assoiffés de musiques nouvelles et rythmées. Le nom du programme est le titre d’une chanson de Gilbert Bécaud. Chaque soirée se déroule dans des lieux privilégiés des jeunes Parisiens comme le Golf Drouot, le Moulin de la Galette ou la cité universitaire. La programmation musicale tourne autour du rock’n’roll, du twist et du style « yé-yé » dignement représenté par des artistes débutants comme Sheila, Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Eddy Mitchell, Dalida, Adamo, Michèle Torr, Richard Anthony ou Claude François entre autres. Mais les artistes anglo-saxons sont aussi bien présents avec les Beatles, les Beach Boys, Stevie Wonder (Little Stevie à l’époque) ou encore Ray Charles. Même si son titre évolue vers « Tête de bois et tendres années » en 1965, l’émission se poursuit jusqu’en 1968, après les événements et les grandes manifestations de mai. Peut-être parce que, à ce moment, la jeunesse française se tourne vers d’autres artistes et d’autres mouvements comme les hippies. Simultanément à la présentation de ces émissions-là, l’homme met sur pied d’autres programmes comme « Rendez-vous sur le Rhin » (avec la télévision allemande), « Europarty » (avec six autres chaînes de télé européennes) et deux directs exceptionnels de Moscou diffusés en même temps en Russie et en France. L’expérience « Tête de bois » ayant pris fin, Albert Raisner anime l’émission « Samedi et Compagnie » en 1968 puis « Samedi pour vous » à partir de 1971. La même année, il est à la barre d’une nouvelle émission de rencontres musicales, « Point Chaud » où il reçoit des artistes francophones et internationaux jusqu’en 1979. A ce moment il enchaîne avec un autre format musical télévisé baptisé « Tremplin 80 » jusqu’en 1983. Albert Raisner fait alors une pause et revient à la télé en 1990 avec « Ages tendres » sur la chaîne publique française Antenne 2. Il y est question d’un parallèle musical entre les années 1960 et 1990. Il reste encore très actif dans les années 1990 en animant des émissions sur Radio Montmartre et à Europe 1. Et les années 2000 seront plus calmes pour celui qui voit son concept « Age tendre et tête de bois » se décliner sur scène avec les spectacles nostalgiques des années 1960-1970 proposés au départ par le producteur Michel Algay. Albert Raisner meurt, à l’âge de 88 ans, le 1er janvier 2011, des suites d’une pneumopathie à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne-Billancourt.
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30 DECEMBRE

Patrick Topaloff en 1971 – Photo (c) Gilbert Moreau

30 décembre 1944 : Naissance, à Paris, de l’animateur, acteur et chanteur français Patrick TOPALOFF. Il décroche, à l’université, une licence d’histoire. En 1966, il se présente à Radio Monte Carlo qui recherche des animateurs. Et il est sélectionné avec un autre jeune passionné de radio: Jean-Pierre Foucault. En janvier 1967, Patrick est engagé à Europe 1 où ses émissions s’appellent « Service de nuit » ou « Topaloff en liberté ». En 1970, Claude François lui propose de produire un 45 tours avec une chanson intitulée « Qui m’énerv' ». Cette dernière obtient un bon succès. L’année suivante, Clo-Clo remet le couvert et lui propose cette fois une chanson qu’il a composée lui-même. Topaloff pense qu’il va lui permettre d’interpréter un titre du genre « Comme d’habitude » mais Claude François lui fait écouter « J’ai bien mangé j’ai bien bu »! Il enregistre le titre et c’est un énorme succès.

A ce moment, il assure les premières parties des spectacles de Claude François et il chauffe très bien la salle. Après une parenthèse cinématographique plutôt alimentaire, il parodie un vieux tube de Chuck Berry et il en fait « Ali be good » en 1977. 800.000 45 tours en sont vendus.

Un an plus tard, le sommet de la parodie est atteint lorsque il interprète en duo avec Sim une adaptation de la chanson du film « Grease », « You’re the one that I want », qui devient « Où est ma chemise grise ». Là aussi, c’est un énorme tube. Si le début des années 1980 est plutôt prolifique avec des galas et des émissions de télé, la fin de la décennie va être pénible pour l’artiste qui vit mal son divorce et les problèmes qui en découlent. Ruiné, il devient sans domicile fixe. En 1995, il écope même d’un an de prison pour non-paiement de pension alimentaire. Mais, après cette épreuve, il écrit une pièce, « Chérie noire », qui est un succès. En 2007 et en 2010, il participe à la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». C’est au cours de cette dernière tournée qu’il meurt, le 7 mars 2010 à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque. Patrick Topaloff est inhumé au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois dans l’Essonne.
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27 DECEMBRE

Marlène Dietrich – Photo (c) Archives Cinémonde

27 décembre 1901 : Naissance, à Berlin, de l’actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine Marlène DIETRICH sous le nom de Marie Magdalene Dietrich. Elle reçoit une éducation qui inclut des cours de français, d’anglais et également de maintien. Mais, au fond d’elle-même, celle qui décide un jour de contracter ses deux prénoms en Marlène désire être avant tout une artiste. Au terme de ses études classiques en 1918, Marlène s’inscrit à l’Ecole de Musique Franz Liszt et apprend le chant ainsi que le violon. C’est d’ailleurs cet instrument qui va lui procurer son premier emploi dans un cinéma de Berlin où elle joue pendant la projection de films muets. Au début des années 1920, elle s’oriente vers le théâtre, la revue et le cinéma. En 1930, elle parvient à mêler sa passion pour la chanson avec le cinéma et cela débouche sur l’énorme succès du mythique film de von Sternberg « L’ange bleu », premier long métrage parlant du cinéma allemand. Farouchement opposée au pouvoir nazi en place en Allemagne, Marlène part aux Etats-Unis où elle demande la citoyenneté en 1939. Dans le même ordre d’idées, elle s’engage dans l’armée US et chante pour les troupes alliées présentes en Grande-Bretagne pendant la guerre. C’est à cette époque qu’elle interprète le célèbrissime titre « Lili Marleen ». Sa carrière cinématographique périclite à la sortie de la guerre. Et il faut attendre 1952 pour qu’elle soit meneuse d’une nouvelle revue à Las Vegas. Forte de cette expérience supplémentaire, elle décide d’entamer une tournée mondiale comme chanteuse. Elle sort alors de nombreux disques dont quelques-uns en français comme « Que sont devenues les fleurs », adaptation par Francis Lemarque et René Rouzaud d’une mélodie de Pete Seeger. Cette dernière chanson est enregistrée dans les studios Pathé Marconi à Paris. L’orchestre de la session est dirigé par l’illustre Burt Bacharach qui est alors le compagnon de la chanteuse.

Trois autres titres sont également gravés: « Cherche la rose » d’Henri Salvador, « Marie Marie » de Gilbert Bécaud et « Déjeûner du matin » de Prévert et Kosma. En 1965, Burt Bacharach quitte Marlène qui trouve la consolation dans la consommation abusive d’alcool. Cette attitude lui cause quelques soucis: à New York en 1973 puis à Sydney en 1975 où elle est victime de lourdes chutes lors de ses spectacles. Elle finit par être forcée d’abandonner la scène et se retire dans son appartement parisien où elle ne reçoit plus guère de visites jusqu’à son décès le 6 mai 1992. Sa mort aurait été provoquée par l’absorption d’une grande quantité de somnifères. C’est en l’église parisienne de la Madeleine que ses funérailles sont célébrées et son corps est ensuite inhumé à Berlin.
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Michel Piccoli au festival de Cannes en 1993 (c) Georges Biard

27 décembre 1925 : Naissance, à Paris, de l’acteur et comédien français Michel PICCOLI. Fils d’un violoniste, il ne se destine pourtant pas vraiment à la musique mais plutôt au théâtre en s’inscrivant au célèbre cours Simon. Dès la Libération, il entame une carrière cinématographique dans « Sortilèges » de Christian-Jaque. Puis, il fait partie de la compagnie Renaud-Barrault qui lui permet de faire du théâtre. Dans les années 1960 et 1970, il va devenir l’un des acteurs les plus marquants du cinéma français en se retrouvant à l’affiche de films comme « Le mépris », « Max et les Ferrailleurs », « Vincent François Paul et les autres », « Belle de jour », « Le charme discret de la bourgeoisie » ou encore « La grande bouffe ». En 1969, il joue aux côtés de Romy Schneider dans le film de Claude Sautet « Les choses de la vie ». A cette occasion, Michel Piccoli enregistre une intervention parlée dans la chanson du film interprétée par Romy Schneider: « La chanson d’Hélène ». Sept ans plus tard, en 1976, il enregistre sous son nom un 45-tours dont l’idée revient à Pierre Perret qui écrit les textes des deux morceaux parlés: « L’art d’aimer » et « Alors, c’est oui ? ».

La dernière apparition de Michel Piccoli dans le domaine de la chanson francophone a lieu en 2002. C’est cette année-là qu’il enregistre le texte de Boris Vian « Le déserteur » qu’il récite sur le disque hommage à Serge Reggiani: « Autour de Serge Reggiani ».
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Gérard Depardieu en 1980 – Photo (c) Alain Laure

27 décembre 1948 : Naissance, à Chateauroux, de l’acteur français Gérard DEPARDIEU. Gérard passe son enfance dans un milieu peu favorisé et ne fréquente pas l’école de manière assidue. Il cesse toute scolarité à l’âge de treize ans et vit une adolescence difficile où il doit se débrouiller en pratiquant divers larcins et contrebandes. Il participe aussi à des combats de boxe clandestins et il essaie ensuite de se faire engager pour divers petits métiers. En proie à une hyperémotivité pathologique révélée par un psychiatre de l’armée française, il est dispensé de service militaire et, avec un ami, il part pour Paris suivre des cours de théâtre en 1965. Dans la capitale française, il fait des rencontres dont celles d’Elisabeth Guignot qu’il épouse en avril 1970. La jeune femme lui permet de découvrir le monde de la bourgeoisie et lui présente bon nombre de ses connaissances dont Agnès Varda qui l’engage pour garder les enfants lorsqu’elle et son mari, Jacques Demy, s’absentent. C’est à ce moment que Gérard Depardieu découvre avec passion les grands textes classiques et fait des efforts prodigieux pour soigner son élocution ainsi que sa mémoire déficiente. Son premier rôle au cinéma est peu important mais c’est Michel Audiard qui le lui offre dans « Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques » en 1970. Il tente aussi l’aventure du théâtre et s’y fait remarquer par Marguerite Duras qui lui permet de jouer dans deux de ses pièces. De fil en aiguille, les rôles se multiplient pour Depardieu et, en 1974, c’est la consécration avec le film provocateur de Bertrand Blier « Les valseuses » où il joue aux côtés de Patrick Dewaere et Miou-Miou. Sa carrière cinématographique est alors lancée et va se poursuivre infailliblement, parsemée des frasques de ce personnage qui sera toujours « haut en couleurs ». En 1980, il tourne dans le film de Claude Berri « Je vous aime » où il partage l’affiche avec Catherine Deneuve, Jean-Louis Trintignant, Alain Souchon et Serge Gainsbourg. Ce dernier signe la musique du long métrage et demande à Depardieu d’interpréter l’une des chansons qu’il a composée à cet effet: « La p’tite Agathe ».

Gérard Depardieu découvre le monde de la chanson et se décide à enregistrer un 45 tours personnel, toujours en 1980, avec deux titres: « OK cafard » et « Quand y avait les Américains » signées par son épouse Elisabeth et le compositeur François Bernheim. Ce ne sera pas un grand succès commercial. Par contre, en 1986, l’aventure musicale qu’il va vivre avec Barbara, « Lily Passion », va lui permettre de partir en tournée dans tous les pays francophones d’Europe pour y présenter ce spectacle hors du commun qui est enregistré sur un double 33-tours. En 1987, Gérard Depardieu viendra en aide à son ami François Bernheim pour contribuer financièrement à la production des premiers disques de Patricia Kaas dont le fameux « Mademoiselle chante le blues ». Parmi ses autres expériences discographiques, il y a un duo avec le chanteur italien Zucchero en 1997 (« Un piccolo aiuto ») et une autre chanson partagée avec Jasmine Roy en 2009: « Rendez-vous in Paris ». Enfin, toujours dans le domaine de la chanson, il faut relever la prestation remarquable de Gérard Depardieu dans le film « Quand j’étais chanteur » de Xavier Giannoli sorti en 2006. En 2017, pour célébrer les 20 ans de la disparition de son amie Barbara, Gérard Depardieu commercialise un album des chansons de cette dernière où il est accompagné au piano par Gérard Daguerre. Et il les présente, avec beaucoup de tact et de sensibilité, sur scène aux Bouffes du Nord puis au Cirque d’Hiver à Paris.
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Paul Personne en 1985 – Photo (c) Serge Van Poucke

27 décembre 1949 : Naissance, à Argenteuil, du guitariste et chanteur français Paul PERSONNE sous le vrai nom de René-Paul Roux. Son père, ouvrier, joue parfois de l’harmonica et le petit René-Paul est impressionné. A la radio, l’enfant découvre la musique et les chansons d’Edith Piaf ou Charles Aznavour. Mais, bientôt, ces artistes là sont délaissés pour d’autres, plus jeunes, qui ont pour nom Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. Comme le petit veut faire de la musique, ses parents font ce qu’ils peuvent pour acheter un instrument pas trop cher: ils rachètent ainsi un accordéon à un voisin. Ce n’est pas vraiment ce dont rêvait René-Paul qui finit par se bricoler une batterie. Il réunit alors quelques copains amateurs de rock et il monte un premier groupe. En 1966, avec un certificat de mécanique en poche, il décide de se consacrer pleinement à la musique. Il rejoint le groupe « L’origine » avec lequel il enregistre un premier 45-tours qui n’obtient pas de succès. Déçu, le jeune homme trouve du boulot dans l’industrie agro-alimentaire et se résigne à abandonner la musique. Quelques années plus tard cependant, une nouvelle opportunité musicale se présente à lui avec une troupe de théâtre qui lui propose de constituer un groupe de quinze musiciens: « La folle entreprise ». La formation a le temps d’enregistrer un 45-tours, « Pas des anges » avant de se dissoudre.

A nouveau déçu, René-Paul s’installe à Toulouse avec son épouse et sa fille mais le démon de la musique le hante toujours et plus particulièrement celui de la guitare. Il décide donc de se consacrer définitivement et exclusivement à cet instrument. En 1975, il crée le « Bracos Band » spécialisé dans le blues-rock. Le groupe se produit dans des clubs, des festivals, et enregistre un disque en 1977. Ce dernier reste au stade d’autoproduit car aucune firme de disques ne prend le risque de distribuer ce genre musical peu couru à l’époque. « Bracos Band » se dissout et le musicien forme le trio « Backstage » qui enregistre deux albums en anglais distribués par Vogue en 1979 et en 1980. Mais malgré le succès intéressant et une chronique dans les journaux spécialisés britanniques, les relations tendues entre le groupe et la maison de disques ont finalement raison de l’existence de « Backstage ». Cette dernière expérience collective va faire réfléchir le musicien-chanteur qui pense que, finalement, une carrière en solo et en français est peut-être la solution. Il compose et écrit toute une série de chansons à couleur blues-rock francophone qui séduisent les responsables de la firme CBS: le premier album solo de Paul Personne est commercialisé en 1982 avec des titres comme « Faut qu’ça bouge ». Mais les ventes ne décollent pas et les producteurs lui rendent son contrat. Alors qu’il est de retour dans sa famille à Toulouse, la chanteuse Nicoletta l’invite dans une émission de télé qui lui est consacrée. Sa prestation est appréciée et une responsable de Phonogram le contacte pour signer un nouvel album qui sort en 1983 sous le titre « Exclusif ». Les chansons « Comme un étranger » et « Ca va rouler » bénéficient de bons passages en radio et le disque se vend bien. En 1984, heureux, Paul Personne sort un troisième album intitulé « Barjo-land » mais ce bonheur est assombri par la disparition brutale de sa fille de dix ans en août de la même année. Malgré cela, un nouvel album est mis sur le marché en 1985: « 24/24 » avec des titres comme « J’veux pas attendre » ou « Faut qu’j’me laisse aller ». Il se produit alors à trois reprises à l’Olympia de Paris en mars 1986 avant de partir en tournée dans toute la France. Paul Personne s’installe alors dans le métier comme le spécialiste du blues et du rock hélas mieux reconnu par ses pairs et ses ex-idoles comme Johnny Hallyday et Eddy Mitchell que par le grand public. En 1987, l’artiste participe au Festival d’été de Québec où il est accueilli en vedette. Puis, en 1989, il enregistre l’album « La chance » avec la complicité du parolier Boris Bergman. Il tourne de plus en plus, persuadé à juste titre que sa musique prend toute son ampleur lorsqu’elle est jouée de manière vivante. Au fil du temps, Paul Personne se constitue ainsi un public de connaisseurs qui s’agrandit. En 1992, il réalise seul chez lui l’album « Comme à la maison ». Les radios se précipitent sur le single qui est un succès: « Le bourdon ». L’année suivante, il reçoit les honneurs des Francofolies de La Rochelle où est mise sur pied une « Fête à Paul Personne » avec des invités prestigieux. Il participe, en tant que musicien, à l’enregistrement de l’album « Rio Grande » d’Eddy Mitchell. Jusqu’en 2011, date de la sortie d’un double album livré en deux fois (« Personne à l’Ouest », faces A et B), Paul Personne enregistre encore une demi-douzaine d’albums en studio et l’équivalent en live. En septembre 2014, il commercialise un nouvel opus intitulé « Puzzle 14 » qui est le quatorzième album de l’artiste. Un an plus tard, c’est un album en public, « Electric Rendez-vous », qui est commercialisé et, en octobre 2016, il livre un album de blues, « Lost in paris blues band », enregistré avec la participation de musiciens et chanteurs de blues hors pair comme Beverly Jo scott par exemple. En 2019, l’opus suivant a pour titre « Funambule (ou tentative de survie en milieu hostile) » et il y est accompagné par quatre musiciens et une choriste.
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Pierre Delanoë en 1982 – Photo (c) Zegilbos

27 décembre 2006 : Décès, à Poissy, du parolier français Pierre Leroyer mieux connu sous le pseudonyme de Pierre DELANOË. Né le 16 décembre 1918 à Paris, il suit des études de droit et devient contrôleur fiscal avant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, il sympathise avec son beau-frère Franck Gérald qui est compositeur pour des chanteurs connus. Il se pique alors au jeu de placer des textes sur les mélodies de son beau-frère. Puis, ils se mettent à interpréter leurs chansons en duo. En 1948, ils enregistrent ensemble « Y’a un pli au tapis du salon ». Deux ans plus tard, alors qu’il continue à écrire des paroles pour le duo, l’animateur et auteur de chansons Jean Nohain le présente à la chanteuse Marie Bizet qui décide d’enregistrer deux de ses textes: « Je cherche un mari » et « Quand vous reviendrez chez moi ». C’est Marie Bizet qui va permettre à Pierre Delanoë de rencontrer le jeune musicien qui sera le futur Gilbert Bécaud. Avec lui, il crée la chanson « Mes mains » que Lucienne Boyer interprète la première à l’Alhambra de Paris en 1953. Pierre prend alors le pseudonyme de Delanoë qui lui est inspiré par le nom de sa grand-mère. La radio est alors en train de se développer et, avec elle, l’apparition de stations dites périphériques comme Radio Luxembourg et Europe N°1. Pierre est sollicité pour devenir le directeur des programmes de la toute jeune Europe 1. Il démissionne de son boulot aux Finances pour prendre les rênes de la radio jusqu’en 1960. Simultanément, il multiplie l’écriture de succès pour Gilbert Bécaud qui devient une vedette. En 1957, il lui écrit « Salut les copains » qui deviendra, des années plus tard, le titre d’une émission de radio et d’un magazine mythiques destinés aux jeunes « yé-yés ». En 1958, il est l’auteur de la chanson « Dors mon amour » qui, interprétée par André Claveau, remporte le concours Eurovision. Au début des années 1960, tout en poursuivant sa collaboration avec Bécaud, il adapte en français plusieurs chansons de Bob Dylan pour Hugues Aufray mais il signe aussi les textes du « Rossignol anglais » ou de « Stewball ». Il écrit ensuite des « tubes » pour des artistes aussi variés que Michel Fugain (« Je n’aurai pas le temps », « Une belle histoire », « Fais comme l’oiseau »), Michel Polnareff (« Le bal des Laze »), Joe Dassin (« Les Champs-Elysées », « L’été indien », ), Michel Sardou (« Les vieux mariés », « Les lacs du Connemara », « Etre une femme »), Gérard Lenorman (« La ballade des gens heureux », « Voici les clés », « Si j’étais président »), Claude François (« C’est de l’eau c’est du vent), Nana Mouskouri (« L’amour en héritage »), François Valéry (« Aimons-nous vivants »), etc. Le nombre de textes écrits par Delanoë tourne autour des 5.000. Au début des années 1970, il adapte en français deux comédies musicales américaines à succès: « Godspell » et « Jésus-Christ Superstar ». Pierre Delanoë a aussi été le président de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs Musicaux française: la SACEM. Il le fut de 1984 à 1986 puis de 1988 à 1990 et, enfin, de 1992 à 1994. En octobre 1997, il enregistre et commercialise un disque compact où il interprète notamment quelques chansons célèbres dont il a écrit les paroles comme « Les Champs-Elysées », « Tête de bois », « La ballade des gens heureux » ou « Ca va pas changer le monde ». Le disque n’est pas un succès mais il est très correct et Delanoë y révèle une belle voix grave et juste. La même année, l’auteur se voit décerner le Grand prix des poètes de la SACEM. Pierre Delanoë décède à Poissy le 27 décembre 2006 à l’âge de 88 ans. Il est inhumé au cimetière de Fourqueux dans les Yvelines.
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Photo (c) Roland Liénart

27 décembre 2019 : Décès du chanteur belge, célèbre dans les années 1970 dans les pays francophones et au Portugal, Art SULLIVAN, d’un cancer du pancréas. Né le 22 novembre 1950 à Bruxelles sous le nom de Marc Liénart van Lidth de Jeude, il a 18 ans lorsque, après des études classiques, il se fait engager comme coursier pour aider sa mère malade et ses deux frères avec qui il vit à Bruxelles. Passionné de musique et de chanson, il apprécie particulièrement le chanteur Christophe dont il décide de s’occuper du fan club en Belgique. Le hasard des rencontres l’amène à faire la connaissance d’un producteur musical qui cherche un jeune interprète. Nous sommes en 1972 et Jacques Verdonck lui propose d’enregistrer un slow à l’approche de l’été: « Ensemble ». La chanson se révèle rapidement être l’un des « tubes » incontournables de l’année. Avec sa voix plutôt fluette, l’avenir d’Art Sullivan dans le show-business n’est pas garanti. Pourtant, surfant sur une vague de nouveaux interprètes belges aux côtés de Christian Vidal, Christian Adam, Pierre Rapsat, Claude Michel, Frank Michaël ou Frédéric François, Art Sullivan va poursuivre avec succès une carrière qui va durer quelques années. Il sort « Petite fille aux yeux bleus » (1972), « Adieu sois heureuse » (1973), « Une larme d’amour » (1973), « Un océan de caresses » (1974), « Donne donne-moi » (1974), « Petite demoiselle » (1975) et « Vivre d’amour besoin d’amour » (1976). Après cette période, Art Sullivan va être une des nombreuses « victimes » de la vague disco même si, dans un premier temps, l’artiste adapte ses mélodies au courant du jour. Le chanteur profite alors de l’accalmie de son succès en France et en Belgique pour se tourner vers un pays où on l’apprécie depuis un bon moment: le Portugal. Il y enregistre de nouveaux disques et s’y produit sur de nombreuses scènes. Il s’oriente ensuite vers la production audio-visuelle en réalisant des reportages pour les télévisions du monde entier. C’est le cas lors des Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Dans les années 2000, il revient à la chanson pour promouvoir la sortie de nombreuses compilations mais aussi pour commercialiser de nouveaux albums originaux: « Citoyen numérique » et « Couleur verre ». Il enregistre aussi, à cette époque, une ode pour sa lointaine cousine: la Reine des Belges, Mathilde d’Udekem d’Acoz. Ils ont, en effet, eu le même arrière grand-père. A la fin de l’année 2014, une biographie d’Art Sullivan est éditée: il vous suffit de CLIQUER ICI pour en savoir plus. En avril 2018, l’artiste enregistre un nouveau single avec deux titres : « Complainte » et « Confession ». Mais 2019 est une mauvaise année au cours de laquelle Art Sullivan se voit diagnostiquer un cancer du pancréas. C’est cette maladie qui emporte le chanteur, à l’âge de 69 ans, le 27 décembre 2019 dans la nuit.
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