10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. Il ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons.

.
**********
.

Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ». Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album hommage enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ».
.
**********
.

Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appelle désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (adaptation de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984) ou encore « Reviens-moi » en 1990. Au cours de sa carrière de chanteur, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour du 15 décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
.
**********
.

Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145 000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ». Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016.
.
**********
.
AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
.
**********
.
10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,