30 JANVIER

 

Jacqueline François en 1961

30 janvier 1922 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la chanteuse française Jacqueline FRANCOIS sous le nom de Jacqueline Guillemautot. Bien qu’attirée par des activités artistiques, ce n’est qu’après la Libération qu’elle décide de se lancer dans la chanson. L’ambiance de l’époque s’y prête: les Parisiens ont envie de se distraire après toutes les privations de la guerre. Si bien que Jacqueline, qui a choisi « François » comme nom de scène, ne connait guère le chômage. Les maisons de disques mettent pourtant du temps avant de s’intéresser à elle. Le monde entier, de la France à l’Amérique du Nord et à l’Amérique du Sud, en passant par la Russie et le Japon, applaudit « Mademoiselle de Paris ». Cette chanson, un de ses premiers succès, reste sa signature musicale. Grande musicienne, Jacqueline François l’enregistre plusieurs fois avec, selon la mode, des arrangements différents.

Ses autres grands succès ont pour titre: « Est-ce ma faute à moi », « Les lavandières du Portugal » et plein d’autres classiques de la chanson française qu’elle reprend à son répertoire: « L’âme des poètes », « Les feuilles mortes » ou « La mer ». Jacqueline François décède à Courbevoie le 7 mars 2009.
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30 janvier 1951 : Naissance, à Londres, du batteur, auteur, compositeur et chanteur britannique Phil COLLINS. D’abord batteur du groupe Genesis puis chanteur soliste il est l’interprète de nombreux tubes anglo-saxons. Mais, si Phil Collins figure sur ce site consacré à la chanson francophone, c’est parce que, résidant en Suisse, il parle relativement bien le français et qu’il a enregistré dans cette langue la chanson « Je veux savoir ». Il s’agit d’un extrait de la bande originale du dessin animé de Walt Disney « Tarzan » sorti en 1999.

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30 janvier 1978 : Décès, à la Celle-Saint-Cloud, de la chanteuse française DAMIA. Née le 5 décembre 1889 à Paris, elle fugue à l’âge de quinze ans pour faire de la figuration au théâtre du Châtelet. De rencontres en cours de chant, elle finit par se produire dans des cafés concerts dès 1908. Avec un répertoire composé de chansons tragiques et hyperréalistes, Damia, vêtue de noir sur scène, connaît un très grand succès dans les années 1920 et 1930. Parmi ses chansons les plus connues, il y a « Les goélands » ou « J’ai l’cafard » mais aussi « Les nocturnes » et « Johnny Palmer ».

Après la seconde guerre mondiale, la popularité de celle que l’on appelle « la tragédienne de la chanson » va fléchir. Mais elle donne encore quelques spectacles remarquables à Paris et au Japon. En 1954, elle est à l’affiche de l’Olympia de Paris et la première partie de son concert est assurée par un jeune artiste belge débutant: Jacques Brel. Damia a aussi été actrice et on a pu la voir notamment dans les films « Napoléon » d’Abel Gance en 1927 ou encore « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy en 1956 aux côtés de Boris Vian, Marianne Oswald et Philippe Clay entre autres.
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Affiche saison 3 2008-200930 janvier 2009 : Le spectacle nostalgique « Age tendre et tête de bois » fait une halte au Spiroudôme de Charleroi en Belgique. Présenté par Denise Fabre, le plateau propose des prestations limitées de Stone et Eric Charden, Danyel Gérard, Annie Cordy, Pierre Vassiliu, Catherine Lara, Marcel Amont, Richard De Witte (Il était une fois), Richard Anthony, Jean-François Michaël, Herbert Léonard, Frank Alamo, Michel Orso, Pascal Danel, Alain Delorme, Claude Barzotti, les Surfs et Patrick Juvet. Quatre heures de concerts avec quinze musiciens dirigés par Guy Mattéoni. Une courte première partie est assurée par la chanteuse belge Maria D. qui rend hommage, avec talent, à Edith Piaf.
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Didier Arcq au cours d’une présentation dont il avait le secret

30 janvier 2011 : Un dimanche après-midi, une trentaine d’artistes belges rendent hommage à Didier ARCQ, comédien et fondateur de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles, décédé le 27 novembre 2010 d’un arrêt cardiaque à l’âge de 50 ans. Le spectacle a lieu à l’Espace Delvaux de Watermael-Boisfort (Bruxelles). On y applaudit Daniel Hélin, Marka, Seb Duthoit, Hughes Maréchal et Daria de Martynoff entre autres.
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26 DECEMBRE

Régine en 1984 – Photo (c) A. Robert

26 décembre 1929 : Naissance, à Anderlecht en Belgique, de la chanteuse française REGINE, sous le vrai nom de Régina Zylberberg. D’origine juive polonaise, la famille Zylberberg est en provenance d’Argentine lorsqu’elle réside dans la banlieue de Bruxelles au moment où naît Régina. Le père y tient une boulangerie florissante qu’il va devoir abandonner après l’avoir perdue au poker. Il décide alors d’emmener tout le monde à Paris en 1932. Sauf la mère qui décide de repartir seule en Amérique du Sud. Du coup, Régina et son frère sont placés en pension et vivent cachés durant toute la seconde guerre mondiale. A la Libération, le père de Régina ouvre un café à Paris avant de lui demander de le gérer à sa place. Elle le fait un moment puis se marie et donne naissance à son fils unique Lionel. Elle découvre alors la musique américaine, le jazz, le be-bop et les boîtes de nuit lors d’un séjour à Juan-les-Pins. De retour à Paris, elle trouve un job de disc-jockey au « Whisky à Gogo » puis, en 1956, elle ouvre son propre établissement de nuit: « Chez Régine ». Elle y accueille du beau monde et le tout Paris des célébrités d’alors. Sur sa lancée, elle ouvre à Montparnasse le New Jimmy’s qui est, en 1961, à la clientèle mondaine ce que le Golf Drouot est aux jeunes: on y découvre le twist et toutes les danses qui font la tendance du jour. La même année, durant le festival de Cannes, elle met sur pied dans la cité balnéaire un club « Chez Régine » aussi éphémère que fréquenté par les stars. Ces activités l’amènent forcément à rencontrer des artistes et, parmi eux, la chanteuse Renée Lebas qui estime qu’elle devrait prendre des cours de chant. Régine trouve l’idée séduisante et décide de se lancer dans la chanson en demandant à des auteurs très connus de lui écrire des textes: Aznavour, Salvador et Gainsbourg entre autres. Ses premiers disques ont pour titres « Nounours » (1965), « Les p’tits papiers » (1965), « La grande Zoa » (1966) ou « Rue des rosiers » (1966).

En 1967, elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. La chanteuse se produit alors sur les scènes du monde entier et poursuit aussi l’installation de nombreux bars nocturnes aux quatre coins de la planète. En 1969, elle connaît le succès avec « Patchouli Chinchilla » et « Azzuro », une mélodie signée Paolo Conte. A Paris, elle se produit à Bobino, à l’Olympia, aux Folies Bergère et au théâtre de la Porte Saint-Martin où elle joue un rôle, en 1970, dans la comédie musicale de Jacques Lanzmann « La neige en été ». La même année, elle est présente sur toutes les radios françaises avec « Le temps du borsalino ». Au début des années 1970, elle enchaîne encore les tubes comme « J’ai toujours porté bonheur aux hommes » (1973), « La bonne adresse pour chien perdu » (1974) et « A l’improviso » (1975). Surfant sur la vague des différentes modes, Régine poursuit alors sa carrière de chanteuse en intégrant à son répertoire des mélodies disco comme « Tic tac toe » (de Serge Gainsbourg en 1978), « Je survivrai » (adaptation de « I will survive » de Gloria Gaynor en 1979) ou « Tu m’oublieras » (chanson de 1980 qui lancera bien plus tard la carrière éphémère de Larusso). Durant la décennie suivante, Régine va se lancer dans des chansons aussi étonnantes que « Super super Dupont » ou plus autobiographiques comme « Reine de la nuit » (1983). En 1984, elle fonde l’association « SOS Drogue International ». Quatre ans plus tard, la chanteuse achète le restaurant « Ledoyen » à Paris puis elle crée des lignes de vêtements et lance des parfums: « Régine », « Jimmy’z pour homme » ou « Zoa » par exemple. Au tout début des années 1990, elle prend la direction du « Cheval Blanc Régine’s Hôtel » à Nîmes où le tout-Paris des célébrités défile lors de la Feria. L’aventure s’achève par un flop retentissant et la vente aux enchères de tout le matériel en 1993. Un an auparavant, Régine a repris le club mythique parisien « Le Palace ». En 1996, elle publie ses mémoires sous l’intitulé « Appelez-moi par mon prénom ». En 2004, elle se sépare de tous ses clubs. Deux ans plus tard, un nouveau livre est édité: « Moi, mes histoires ». En mars 2009, l’artiste satisfait avant tout le monde à la mode des duos et enregistre l’album « Regine’s duets » où elle partage ses grands succès avec Jane Birkin, Paolo Conte (pour « Azzuro », juste retour des choses), Maurane, Bernard Lavilliers, Didier Wampas, Juliette, Arthur H., Cali ou La Grande Sophie entre autres. Le 4 février 2012, elle organise à Paris la vente de centaines d’objets, bijoux, chaussures, sacs, robes et manteaux de sa collection personnelle. Les 41.000 Euros récoltés le sont au bénéfice d’une autre association fondée par Régine: « SOS Habitat et Soins ». En 2016, Régine revient sur les planches des Folies-Bergère à Paris pour marquer le début d’une tournée de concerts intitulée « La Grande Zoa ».
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Jean Ferrat dans les années 1970 – Photo (c) Alain Marouani

26 décembre 1930 : Naissance, à Vaucresson, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean FERRAT sous l’identité réelle de Jean Tenenbaum. Il est le fils d’un ouvrier joaillier d’origine russe juive. A l’âge de cinq ans, Jean suit sa famille qui s’installe à Versailles. On y apprécie la musique. Malgré qu’il se soit engagé volontairement, le père de Jean subit sa condition de juif et, dès 1942, il est obligé de porter l’étoile jaune. Durant l’été de cette année-là, il est déporté au camp de concentration d’Auschwitz où il est exterminé. Pendant ce temps-là, le petit Jean est caché par des amis de la famille: des militants communistes. Puis, tout le monde se réfugie en zone libre avant de revenir à Versailles chez une tante en décembre 1943. Six mois plus tard, la famille part pour Perpignan où ils ont des soucis avec la Gestapo. Une fois ces derniers problèmes réglés, Jean, sa mère et ses frères et soeurs s’installent dans la région de Toulouse où ils sont hébergés en attendant la fin de la guerre. Après la libération, la famille Tenenbaum revient à Paris où, sans diplôme, Jean est engagé dans un laboratoire des Travaux Publics. Tout en suivant des cours du soir pour être ingénieur-chimiste, il prend aussi des cours de théâtre et se passionne pour la musique et le chant. Ce sont ces dernières activités qui vont peu à peu prendre le dessus sur le reste au point de le faire abandonner définitivement la chimie et l’industrie pour la vie artistique. Il fréquente alors une troupe de théâtre et se fait embaucher comme guitariste dans une formation de jazz. Au début des années 1950, il compose quelques chansons dont personne ne veut lors des auditions auxquelles il se présente sous le nom de Jean Laroche. En 1956, il met en musique un poème de Louis Aragon qu’il apprécie: « Les yeux d’Elsa ». La vedette qu’est alors André Claveau est séduite par cette mélodie et l’enregistre. Et grâce à cette interprétation, Jean commence à se faire connaître dans le métier. Il décide de prendre le pseudonyme de Ferrat après avoir repéré sur une carte de France, au hasard, le nom de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Il se produit ainsi au cabaret parisien de La Colombe en première partie de Guy Béart. Il élargit ensuite son rayon d’action en chantant au Milord l’Arsouille, à L’Échelle de Jacob ou La Rôtisserie de l’Abbaye. Il parvient alors à obtenir un contrat discographique et sort un premier 45-tours en 1958 avec « Les mercenaires » et « Frédo la nature ». Ce n’est pas un succès.

Un an plus tard, il fait la connaissance de Gérard Meys qui devient son éditeur et décide de s’occuper de l’artiste. Grâce à lui, Jean Ferrat enregistre alors un second disque sous le label Decca et il obtient son premier succès radiophonique avec « Ma môme ». Entretemps, il a immortalisé sur une rondelle de vinyl quatre chansons sous le nom de Frank Noël qu’une autre maison de disques, RCA, sort à ce moment mais sans succès. En 1961, il rencontre la chanteuse et danseuse Zizi Jeanmaire pour qui il compose « Eh l’amour » et il assure le lever de rideau de son nouveau spectacle à l’Alhambra de Paris pendant six mois. La même année, son premier 33-tours est commercialisé et sa chanson « Deux enfants au soleil » est à nouveau un grand succès puisqu’il reçoit, en outre, le prix de la SACEM, la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1961 toujours, il épouse la chanteuse Christine Sèvres pour qui il a déjà écrit quelques chansons. Quelques mois plus tard, il rencontre l’interprète Isabelle Aubret qu’il engage en première partie de sa tournée pour le début d’une amitié sans faille. En 1963, il entre dans l’écurie Barclay et chante « Nuit et brouillard » qui, sur une musique populaire, raconte l’histoire des trains de la mort en évoquant la tragédie qu’a connue son père sous le régime nazi pendant la seconde guerre mondiale. Le disque reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Quelque temps après, il enregistre l’une de ses plus éternelles chansons: « La montagne ». C’est à cette époque, en 1964, que Ferrat achète une maison en Ardèche à Antraigues-sur-Volane où il s’installe définitivement en 1973. Les succès de Jean Ferrat se multiplient avec, notamment, en 1969, « Ma France ». En 1971, l’artiste rencontre une professeur d’éducation physique, Colette Laffont, avec qui il emménage. Mais il n’est toutefois pas question pour lui de divorcer avec Christine Sèvres qui est gravement malade et dont il s’occupe. Au fil des ans, Jean Ferrat a de plus en plus de mal à assumer ses spectacles physiquement et il décide de faire ses adieux à la scène en 1972 au Palais des Sports de Paris. Dans la foulée, il quitte la maison de disques Barclay. En 1974, le jeune Daniel Guichard remporte un énorme succès avec la chanson « Mon vieux » que Jean Ferrat a composé pour Jacques Boyer et Jean-Louis Stain en 1963. Le texte est réécrit pour l’occasion sans l’autorisation de son auteur, Michèle Senlis, qui amène l’affaire et Daniel Guichard devant les tribunaux. En 1975, Jean Ferrat sort un nouvel album qu’il édite sous son propre label Temey: « La femme est l’avenir de l’homme » est un énorme succès. A la fin de la décennie 1970, avec les restructurations, la firme discographique multinationale Polygram rachète tout son catalogue à Barclay. Pour ne pas dépendre du bon vouloir des hommes d’affaires de la major à propos de l’utilisation de son répertoire discographique, Jean Ferrat décide de réenregistrer l’intégrale de ses chansons avec son arrangeur Alain Goraguer « à l’identique » sur son propre label. Boulimique de travail, Jean commercialise aussi un album de nouvelles pièces: « Ferrat 80 ». Il y prend ses distances vis-à-vis du communisme contemporain dans lequel il ne se reconnaît plus trop. En 1981, Christine Sèvres décède d’un cancer à 50 ans. Jean Ferrat se fait de plus en plus rare dans les medias. Ses nouveaux disques se raréfient également. Il faut ainsi attendre 1991 pour voir un nouvel album chez les disquaires: « A la une », qui fustige la « télé-poubelle ». Il est toutefois l’invité sur TF1 de Michel Drucker pour une émission spéciale de « Stars 90 ». En janvier 1992, Jean Ferrat se remarie avec Colette Laffont avec qui il vit depuis 20 ans. Multipliant les expériences humaines, il se retrouve candidat pour le Parti Communiste Français aux élections européennes de 1999. En janvier 2003, il est l’invité de Michel Drucker pour son programme télé « Vivement dimanche ». Et il apparaît une dernière fois pour une longue interview avec Patrick Simonin sur TV5 Monde en décembre 2003 dans « L’invité ». En 2007, Ferrat apporte son soutien à José Bové pour l’élection présidentielle française. Peu de temps après, la santé du chanteur décline. Il souffre d’un cancer qui va le terrasser le 13 mars 2010 à Aubenas où il est hospitalisé. L’auteur-compositeur-interprète est inhumé le 16 mars 2010 au cimetière d’Antraigues-sur-Volane après une cérémonie d’hommage qui a lieu sur la place centrale du village et qui est retransmise en direct à la télévision française. Francesca Solleville y interprète « Ma France » et Isabelle Aubret « C’est beau la vie ». Puis « La Montagne » est reprise en choeur par la foule rassemblant plus de 5.000 célébrités et quidams.
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26 décembre 1958 : Naissance de l’auteur-compositeur-interprète français Vincent MALONE sous le vrai nom de Vincent Barrès. Dès sa plus tendre enfance, il est confronté au choix de l’apprentissage d’un instrument de musique et il préfère la trompette et la flûte au piano. Puis, après des études quelque peu écourtées, il se tourne vers la guitare et devient professeur de musique à Toulouse. A 18 ans, il « monte » à Paris et y forme le big band V.O. avant de composer des musiques pour le Théâtre de Créteil et d’arranger des thèmes musicaux pour des téléfilms en 1977. Un an plus tard, il lui est demandé de réaliser le premier disque d’une jeune chanteuse qui ne connaît pas le succès espéré. Parallèlement à ces activités, il est pianiste de bar au « Port du Salut » pendant un an. Ses rencontres artistiques l’amènent à enregistrer lui-même un disque 45 tours (« Hélène » en 1979) puis un deuxième qui connaît un certain succès avec le titre « Margareth » (en 1982). Cette légère popularité le conduit sur le plateau de l’émission télévisée « Champs-Elysées » de Michel Drucker. Mais cette carrière frémissante de chanteur soliste est menée de front avec l’aventure musicale du groupe « Odeurs » qui enregistre notamment « Le cri du kangourou » en 1983. En tant que musicien Vincent (Malone) Barrès participe alors à de nombreux enregistrements de disques dont certains, comme percussionniste, avec Renaud. Le producteur Claude Pascal continue à s’intéresser à lui en tant que chanteur et il lui propose d’enregistrer un album qui ne récolte pas un grand succès. Mais certaines de ses chansons permettent alors à l’artiste de se produire sur scène aux côtés d’autres débutants comme Patrick Bruel ou Marc Lavoine. A ce moment, il lui est proposé de composer la musique d’une pub pour la petite voiture citadine Austin Métro : « Elle est belle c’est un style, la Métro ». Il vient de mettre les pieds dans le domaine de la publicité pour une dizaine d’années aux côtés d’autres compositeurs comme Richard Gotainer. Fin des années 1980, il se décide à enregistrer un album thématique intitulé « Vincent Malone, le roi du merengue ». Alors père de trois enfants, il commercialise un deuxième tome : « Vincent Malone, le roi des papas » qui reçoit le Prix de la chanson pour enfants décerné par la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français). Il n’ira pas plus loin dans le développement thématique et devra réaliser plusieurs volumes du « roi des papas » tant le succès est grand auprès du jeune public et des parents. La saga « Le roi des papas » va se développer à partir de 1992 et se décliner en une dizaine d’albums enregistrés en 20 ans. Vincent Malone propose alors des spectacles très colorés et interactifs qui ont déjà, notamment, fait le bonheur des jeunes spectateurs des Francofolies Juniors de Spa en Belgique. Son aventure auprès des enfants se poursuit alors avec l’écriture de nombreux livres adaptés à ce public qui apprécie fortement cette littérature particulière.

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25 DECEMBRE

Désireless en 2010

25 décembre 1952 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française DESIRELESS sous le nom de Claudie Fritsch-Mentrop. Après une enfance et une adolescence plutôt sans problèmes, la jeune Claudie décide de devenir styliste et prend des cours dans ce sens à Paris. Installée, elle lance sa propre collection qu’elle nomme « Poivre et sel » dans les années 1970. En 1980, la jeune femme se rend en Inde et, à partir de ce moment, elle s’intéresse à la musique et à la chanson. Après avoir fait partie de quelques groupes, elle rencontre le compositeur Jean-Michel Rivat qui lui propose des projets. Avec deux amis musiciens, elle crée, en 1984, le groupe Air 89 qui enregistre un 45-tours au succès très limité: « Cherchez l’amour fou ».

Elle décide par la suite de se lancer comme chanteuse soliste. Elle sort, au début de 1986, un disque avec « Qui peut savoir » qui récolte une oreille attentive auprès des professionnels, sans plus. Mais c’est sous le pseudonyme de Désireless que les choses vont se précipiter à la fin de cette même année. Jouant à fond sur une image et un look des plus surprenants, la chanteuse débarque sur les plateaux télé étonnamment coiffée à la brosse et toute de noir vêtue. Elle chante « Voyage voyage » et obtient immédiatement un succès aussi fulgurant qu’énorme dans toute l’Europe mais aussi au Canada, en Amérique du Sud et en Asie.

En 1988, un second 45-tours, avec pour titre principal « John », remet le couvert et installe à nouveau la chanteuse dans les charts de plusieurs pays européens. C’est seulement trois ans après son premier succès que Désireless prend enfin le temps de préparer un premier album dont est extrait son troisième single : « Qui sommes-nous ? » en 1989. Un an plus tard, avec la naissance de sa fille Lili, Désireless prend ses distances avec le métier. Elle y revient en 1994 avec un nouvel album, « I love you », qui ne rencontre pas le succès espéré. Quelques mois après, la chanteuse quitte le show-business et Paris pour s’installer en Provence et changer complètement de vie. En 2000, bien loin des mélodies qui ont fait sa popularité, Désireless se produit en tournée acoustique accompagnée du guitariste Michel Gentils. L’artiste arbore désormais un crâne rasé, porte des lunettes rondes et se vêt de robes amples et colorées. Elle auto-produit ensuite un album avec quinze titres enregistrés en public: « Un brin de paille ». En 2004, elle change encore radicalement de style en se livrant à un spectacle électro-dance qui fait le tour de l’Europe: « La vie est belle ». Un an plus tard, elle compose l’album « Le petit bisou » et tourne dans des petites salles pendant deux ans. Alternant toujours les genres et les styles, la chanteuse sort un double album intitulé « More love and good vibrations » en 2007. La même année, elle participe à la grande tournée nostalgique « RFM Party 80 ». Elle y rencontre l’auteur-compositeur interprète et producteur belge Alec Mansion qui, dans le spectacle, fait partie du groupe « Léopold Nord et Vous ». Celui-ci lui propose d’enregistrer un single évoquant la nostalgie de ses grands succès: « Tes voyages me voyagent ».

En mai 2011, sort l’album « L’expérience humaine » que Désireless a réalisé avec Alec Mansion grâce à l’apport financier de plus de 500 internautes sur la plateforme Akamusic. Ce disque connaît un prolongement en 2012 avec un second volet baptisé « XP2 ». En 2013, Désireless sort en autoproduction l’album « Operation of the sun » incluant des nouvelles versions de « John » et de « Voyage voyage ». En novembre 2014, un nouvel album de dix chansons est commercialisé: « Un seul peuple » reprend une version très personnelle de « Duel au soleil » d’Etienne Daho et des réenregistrements de « Voyage Voyage » et « John ». Fin 2015, Désireless travaille sur un spectacle consacré à Guillaume Apollinaire dont l’album intitulé « Guillaume » est mis en vente sur le site internet de la chanteuse. Depuis, l’artiste a écrit une autobiographie, un livre sur la méditation-relaxation et a participé à quelques documentaires.
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25 décembre 1977 : Décès, à Corsier-sur-Vevey en Suisse, de l’acteur, réalisateur, écrivain et compositeur britannique Charlie CHAPLIN. Né le 16 avril 1889 à Londres, il débute au cinéma lorsque celui-ci est encore en noir et blanc et muet. Emigré aux Etats-Unis, il conquiert Hollywood en imposant un personnage de vagabond espiègle qui devient célèbre sous le nom de Charlot. Il réussit ensuite à franchir le cap du cinéma parlant pour en devenir aussi une vedette, ce qui n’est pas le cas de tous les acteurs du cinéma muet. Artiste complet dans tous les sens du terme, Charlie Chaplin se fait aussi remarquer comme le compositeur de plusieurs musiques de ses films: « Les temps modernes », « Le Dictateur », « Les feux de la rampe » ou « La comtesse de Hong Kong » entre autres. Les mélodies issues de ces bandes originales servent souvent de base à des chansons qui font le tour du monde en anglais ou dans d’autres langues. Parmi les adaptations françaises de ces airs les plus connus, on retiendra « Deux petits chaussons de satin blanc » (« Smile » de « Limelight », « Les lumières de la ville ») par André Claveau (repris plus tard aussi par Frank Michaël) ou « C’est ma chanson » interprétée par Petula Clark.

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