GULLER Angèle

La couverture du livre référence d’Angèle Guller en 1979

La chroniqueuse, femme de radio, journaliste et écrivaine belge Angèle GULLER naît à Bruxelles le 26 novembre 1920. Et c’est dans sa ville natale qu’elle effectue ses études primaires avant des humanités gréco-latines. Puis elle passe deux ans au conservatoire où elle suit des cours de piano et de harpe. Elle épouse ensuite Clémént Dailly qui crée la « Revue des disques » et Angèle y consacre une rubrique à la chanson française qui est en plein développement avec des artistes comme Georges Brassens, Jacques Brel, Gilbert Bécaud et Guy Béart. En 1953, elle réussit à se faire engager à la radio belge où elle produit l’émission « La Vitrine aux chansons » qui accueille et parle des artistes francophones qui ont « quelque chose à dire »: Léo Ferré, Serge Gainsbourg, etc. A cette époque, son mari travaille pour les disques Philips et donne un coup de pouce à Jacques Brel qui enregistre ses deux premières chansons sur un 78 tours qui n’obtient aucun succès. D’autres émissions vont ensuite jalonner le parcours médiatique d’Angèle Guller: « Jour de chance », « Pleins feux sur la chanson belge », « Chansons au long cours », etc. Elle signe aussi de nombreuses chroniques dans divers magazines et hebdomadaires de Belgique francophone comme « Pourquoi pas? », « Le Ligueur » ou « Femmes d’aujourd’hui ». Puis, dans les années 1960, elle commence à écrire des livres sur la chanson. Il y a ainsi « Vingt ans de chanson » (1963), « Dix siècles de chanson française » (1965) et surtout « la » référence : « Le neuvième art: la chanson française contemporaine » (1979). Durant toute sa vie, Angèle Guller n’a de cesse de promouvoir les jeunes artistes d’expression en leur permettant de se faire connaître dans des concours ou des émissions. Mais elle parcourt aussi toute l’Europe francophone et le Québec en participant à des jurys de concours et festivals, des colloques, des stages de formation, des conférences et des débats. En 1983, elle crée et dirige l’Ecole de la chanson française pendant quatre ans. Un prix Angèle Guller est alors décerné chaque année à un jeune artiste belge francophone et il est ainsi notamment remis à Pierre Rapsat, Albert Delchambre, Claude Semal et Maurane. Angèle Guller, qui décède le 7 mars 2000, était la maman, depuis 1946, d’une chanteuse belge qui a connu le succès à la fin des années 1970 : Claudine Dailly.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

LEFEVRE Edmond

Edmond Lefèvre en 1982

Le producteur et animateur de radio belge Edmond LEFEVRE. naît le 2 avril 1928 à Chimay. Le garçon suit d’abord des études de philologie romane avant d’enseigner à l’Académie des Beaux-Arts de Mons. C’est un peu par hasard, et surtout par passion de la chanson française, qu’Edmond Lefèvre commence à produire des séquences pour la RTB, la radio francophone publique belge, au début des années 1960. A cette époque, il est aussi sollicité pour réaliser des interviews d’idoles yé-yés et d’autres personnalités artistiques en vue dans le magazine télévisé de la RTB « Format 16/20 ». Il tend ainsi notamment son micro à Johnny Hallyday et Jacques Brel et Charles Aznavour (en 1964). En cliquant ICI, vous pouvez revoir Edmond Lefèvre dans une émission du 24 février 1965 sur le tournage d’un film à l’aéroport de Bruxelles-National (à partir de 28’45). Mais ses activités télévisuelles sont de courte durée et il abandonne bientôt l’enseignement pour se consacrer totalement à la radio. Il y présente des émissions touristiques puis il devient l’un des spécialistes et défenseur militant de la chanson française. Dans les années 1970, les après-midis du deuxième programme de la RTBF (avec un « F » comme francophone) sont occupés par « L’école buissonnière » où l’on découvre de nombreux nouveaux talents interviewés par Edmond: Yves Duteil, Jofroi, Alain Souchon, Philippe Anciaux, Maurane, Yves Simon, Pierre Rapsat, Michel Jonasz, Philippe Lafontaine ou encore Daniel Balavoine avec qui l’animateur se lie d’amitié. Il réalise aussi à ce moment de nombreuses émissions en direct du Festival de la chanson française de Spa. Dans les années 1980, Edmond Lefèvre va aussi présenter des émissions en soirée aux titres divers comme « Chanson vole » (1982), « Café-concert et music-hall » (1985) ou « Escapades » (1988) par exemple. Il est épaulé pour ce faire par des animatrices et assistantes qui ont notamment pour nom Marie-Noëlle Cloës, Christine Urbain, Anne Chevalier ou Marie-Pierre Mouligneau. De 1989 à 1993, il retrouve une émission de chanson intitulée « Pousse-café » où, chaque semaine du lundi au vendredi, il reçoit un invité chanteur, producteur, compositeur ou auteur. Au moment de sa retraite, en avril 1993, son assistant, Daniel Barbieux, met sur pied une grande soirée d’adieu à Mons. Pendant quatre heures, de nombreux artistes francophones viennent témoigner de leur amitié à l’homme de passion, de coeur et de fidélité : Jean-Paul Cara, Gérard Delahaye, Robert Cogoi, Albert Delchambre, Philippe Anciaux, Joseph Reynaert, etc. Edmond Lefèvre décède le 11 février 1995 à Mons des suites d’un cancer.
.
En 1984, Edmond Lefèvre évoquait ses souvenirs de la libération de sa ville natale en septembre 1944. Vous pouvez l’écouter ci-dessous.
.

.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

NOËL Gérard

Gérard Noël

Le producteur, présentateur et animateur de radio belge Gérard NOËL naît sous le nom de Gérard Wauters le 18 janvier 1920 à Ecaussinnes. Il vit son enfance à quelques mètres de la Maison du Peuple locale dont il fréquente assidûment la bibliothèque richement garnie d’ouvrages passionnants. Adolescent, il assiste aussi régulièrement aux représentations données par la troupe lyrique qui s’y produit. Mieux : petit à petit, il intègre le groupe pour interpréter divers rôles dans des opérettes comme « La veuve joyeuse » ou « Le comte de Luxembourg » de Franz Lehar. Mais sa voix est cassée. Qu’à cela ne tienne, il utilise ce problème de corde vocale comme un atout très particulier et ça marche. A 18 ans, il s’inscrit à l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles, pour y étudier la philologie romane. La seconde guerre mondiale éclate au moment où Gérard abandonne l’ULB pour un emploi au ministère de l’agriculture. Mais il suit des cours d’art dramatique au théâtre des Galeries à Bruxelles où il joue « Les jours heureux » mis en scène par son professeur français Max Péral. N’écoutant que son courage, notre homme se met alors à véhiculer des valises au contenu très secret pour lesquelles il se fait arrêter par la Gestapo. Il est incarcéré pour faits de résistance et se retrouve au camp de concentration de Buchenwald puis dans une ferme de travail obligatoire à Lübeck. Une mission sanitaire l’expédie alors en Suède où il échafaude des spectacles de variétés pour la Croix-Rouge. Le conflit terminé, Gérard Wauters, de retour en Belgique, se fait engager au ministère du ravitaillement. Il y rencontre une jeune femme, bruxelloise et passionnée de théâtre : Suzanne Dautrebande. En 1948, le couple se marie et s’installe à Mons. Tous deux passent alors des tests pour parler à la radio. Ils sont engagés à l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion, qui deviendra la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, en 1960. Dès ce moment, Suzanne emprunte un pseudonyme pour se présenter à l’antenne : Suzy Gérard. Gérard Wauters, lui, choisit le patronyme de Gérard Noël. Et il rêve de faire entrer la poésie dans toutes les maisons par l’intermédiaire de la TSF, ce média en pleine expansion. Alors, il conçoit un nouveau type d’émission : « Souvenir, souvenir » qui va être diffusée sur l’antenne de « Radio-Hainaut » en direct des studios du Jardin du Maïeur à Mons. Puis, il imagine les « Veillées », programmes construits sur d’anciennes chansons, des morceaux de musique classique, des airs lyriques et de la poésie. Elles sont toutes introduites, pendant des dizaines d’années, par la version instrumentale de « Trois petites notes de musique » interprétée par l’accordéoniste montois Willy Staquet.
.

.

.
« Grâce à mon émission », se plaisait à dire Gérard Noël, « on parlait de Mozart à l’usine ou dans le train. » Devenu un véritable monument vivant de la radio, Gérard livre ainsi quantité d’émissions hebdomadaires jusqu’en 1985, date de sa mise à la retraite. Une soirée spéciale, menée par l’animateur Guy Géron, est alors organisée pendant quatre heures à Mons, un soir de neige, le 15 janvier 1985, et est retransmise en direct sur Radio 2, la radio généraliste de la RTB devenue alors RTBF. De nombreux invités sont présents comme un autre Ecaussinnois célèbre : Julos Beaucarne dont le texte d’hommage à Gérard Noël, récité par lui-même, peut être écouté ci-dessous.
.

.
Mais cette soirée d’hommage est aussi marquée par la présence des chanteurs Paul Louka, Robert Cogoi, Albert Delchambre et Salvatore Adamo notamment. Retraité, Gérard Noël anime encore quelques veillées de Noël radiophoniques avant de proposer, avec l’aide du regretté Paul Gallez, des spectacles destinés aux aînés et appelés « Après-midi Bonheur » au Théâtre Royal de Mons. De nombreux artistes belges se produisent ainsi sur scène dans le cadre de ces matinées proposées avec le concours du Variety’s Club, un orchestre de dix musiciens dirigés par Claudy Mahieu. On peut notamment citer Nathalie Paque, Jean Deham, Catherine Pernez, etc. Dans les années 1990, Gérard Noël est aussi l’interprète d’un duo enregistré avec la chanteuse belge Gigi Rey : « La chanson d’autrefois ». Gérard Noël décède le 17 octobre 2004 à Mons. Ses funérailles sont célébrées le jeudi 21 octobre 2004 en l’église d’Hyon. Des artistes, musiciens et chanteurs qui l’ont connu, lui rendent hommage en interprétant des chansons qui lui étaient chères.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MAURANE

Maurane sur la scène du Palais des Beaux-Arts de Charleroi (B) le 30 mars 2012 (c) Passion Chanson

La chanteuse belge Claudine Luypaerts, mieux connue sous le pseudonyme de MAURANE, naît le 12 novembre 1960 à Ixelles. Son père, Guy Luypaerts, est directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF, la Radio Télévision Belge Francophone. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est sélectionnée par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » qui est proposé dans la salle du Passage 44 à Bruxelles et où elle se retrouve sur scène aux côtés de Philippe Lafontaine, Jofroi, Dani Klein, Philippe Anciaux et Daria de Martynoff entre autres.

Une photo de l’équipe de « Brel en mille temps ». Maurane est en haut au centre sous le n° 44 (c) users.skynet.be philippelafontaine

C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1983, elle participe au Festival International de la Chanson Française de Spa et y représente la Belgique avec la « Petite chanson sans problème ».

En 1985, Maurane parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser »).

En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. L’année suivante, elle est sollicitée par Michel Berger et Luc Plamondon  pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ».

Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia.

Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ».

Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida).

Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien.

En 1997, Maurane participe à l’enregistrement d’un album consacré à une nouvelle version du conte musical pour jeune public de Philippe Chatel : « Emilie Jolie ». Elle figure sur le disque aux côtés, notamment, de Zazie, Axelle Red, Lara Fabian, Michel Fugain, Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Alain Chamfort, Florent Pagny, Etienne Daho ou Art Mengo. Elle y interprète « La chanson de l’autruche ». Ci-dessous, l’artiste chante ce titre lors d’une émission de télé caritative enregistrée à Forest-National au profit de la division belge francophone de l’association « Make a Wish » pour laquelle Maurane s’est fortement impliquée.

L’année suivante, après quinze ans de carrière, la chanteuse commercialise son premier album « best of » où elle inclut quand même cinq titres inédits: « C’est magique » (en duo avec Eddy Mitchell), « J’ai pas tout dit », « Désillusionniste », « C’est la vie qui décide » et « L’un pour l’autre ».

L’enregistrement des albums originaux se poursuit alors à un rythme régulier pour la chanteuse : « Toi du monde » (2000), « Quand l’humain danse » (2003) et « Si aujourd’hui » (2007).

Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.

En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale.

De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005.

La chanteuse est, enfin, une grande pratiquante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité.

Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment.

Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Le 6 mai 2018, elle remonte enfin sur scène dans le cadre de la Fête de l’Iris à Bruxelles avec un bonheur inégalable : elle y partage « La chanson des vieux amants », de Jacques Brel, avec la jeune et talentueuse chanteuse belge Typh Barrow.

Le bonheur est d’une très courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel, qui devait sortir en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge, et qui sera finalement commercialisé à la date prévue grâce à la ténacité de sa fille Lou et de son chef d’orchestre Philippe Decock.

Les funérailles de la chanteuse ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Lou Deprijck, Le Grand Jojo, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de sa jeunesse.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Albert DELCHAMBRE fait l’inventaire pour ses 70 ans ce 28 mai à Chimay (B)

 

Né le 30 mai 1947, le chanteur belge Albert Delchambre a décidé de fêter ses 70 ans sur scène ce dimanche 28 mai. Il présentera à l’occasion un tout nouveau spectacle-concept intitulé « L’inventaire ». Et cela se fera à Chimay, sa ville natale, et plus précisément en la salle Sudhaina de Baileux à 16h00.

70 ans de vie et, aussi, 50 ans de carrière pour celui dont le dernier album s’appelait « Hors Format« . Une expression qui colle parfaitement à cet artiste qui perdit sa maman, ukrainienne, très tôt et qui s’est d’abord lancé dans la chanson sous le nom d’Eli Tchenko à la fin des années 1960.

D’expérience malheureuse en espoir déçu, c’est finalement au début des années 1980 qu’Albert Delchambre va connaître des premiers succès éloquents en Belgique francophone grâce d’abord aux récentes radios libres dont la programmation musicale est surveillée puis relayée par la radio publique nationale. Les succès ont alors pour titre « On peut s’imaginer », « Elle était de celles », « Mais que vienne l’automne », « Où est mon vélo » ou encore « Traîner en ville ». Des mélodies et textes qui lui valent notamment de recevoir le prix du Public ainsi que celui de la Presse internationale au Festival de la Chanson Française de Spa (B) en 1981.

Les années 1990 seront marquées par une compilation de ses titres connus sur un CD qui reprendra aussi quelques nouvelles versions et inédits: « Sens dessus dessous » avec notamment la chanson « Comme une envie de chanter ».

La décennie suivante sera celle de l’album « Acte III » et les années 2010 celles de l’opus « Hors Format » présenté au public et à la presse le 28 novembre 2014 à La Chapelle de Mons (B).

Voilà un parcours dont une trentaine de chansons sont donc extraites pour le nouveau spectacle « Inventaire ». Un concert d’Albert Delchambre c’est un rendez-vous avec une musique élégante, des textes peaufinés, un répertoire sans facilité et, surtout, un artiste authentique et vrai.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , ,

16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Le réalisateur français Jacques Demy va l’engager, avec Gene Kelly, pour être l’un des danseurs du film « Les demoiselles de Rochefort » aux côtés de Catherine Deneuve, Françoise Dorléac ou Danielle Darrieux en 1967. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris consacrerait désormais sa retraite à sa passion pour la joaillerie.
.
**********
.

Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

.
**********
.

Albert Delchambre en 1984

16 septembre 1984 : Le concours de chanson française et wallonne de Charleroi (B) se tient dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Les candidats ont pour nom ZO et les LUNDIS PERDUS, NUIT BLANCHE, ALFRED (William Dunker), Rolf MORIN, Corry FLY, CHICHE et Marc de HOLLOGNE. C’est ce dernier artiste qui récolte le prix de la Ville de Charleroi mais aussi le prix de la Promotion des Artistes Belges (PAB) et de la SABAM (Société des Auteurs Compositeurs Belges) ainsi que celui du jury qui est présidé par André Thioux, journaliste à la Nouvelle Gazette, et composé de Sophie Creuz (journaliste), Christiane Gillaerts (attachée de presse), Edmond Lefèvre (producteur radio à la RTBF), Pierre Collard-Bovy (animateur radio et tv à la RTBF), Daniel Barbieux (RTBF), Patrick Printz (de la Communauté française de Belgique) et Pierre Pletinckx (de la Promotion Artistique Belge). Délaissant ensuite la chanson mais poursuivant un chemin artistique hors du commun, Marc de Hollogne assurera la mise en scène d’un spectacle de Charles Trenet pour ses 80 ans à l’Opéra-Bastille de Paris en 1993. Ce 16 septembre 1984, c’est le chanteur belge Albert DELCHAMBRE qui clôt la soirée par un récital.
.
**********
.

Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, compositeur, interprète, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

.
.
.
**********
.
.
.

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

11 JUILLET

11 juillet 1966 : Naissance, à Saïda, du chanteur algérien Cheb MAMI. Dès l’âge de quatorze ans, il anime les fêtes de famille et se passionne pour la musique même si, pour vivre, il décroche un emploi de soudeur. Chaque week-end, il se rend ainsi à Oran pour se produire dans des cabarets avec succès. En 1982, il effectue une prestation remarquable à la télévision algérienne et il est probablement le premier chanteur à interpréter une chanson en raï, style alors banni par le pouvoir en place. Il enregistre des cassettes audio qu’il vend à près de 500.000 exemplaires. Avec cette renommée, il débarque à Paris en 1985 et participe, un an plus tard, au festival de raï de Bobigny. Il y crée l’événement aux côtés de Khaled notamment et se produit ensuite à l’Olympia de Paris. Après deux ans de service militaire, il revient en France et sort son premier album: « Prince of Raï ».

En 1994, son troisième album, « Saïda », se vend très bien en France et obtient un disque d’or en Algérie et au Maroc. En 1997, à Québec, dans le cadre du Festival d’été, il reçoit le Prix Miroir de l’espace francophone. Un an plus tard, il commercialise l’album « Meli Meli » sur lequel se trouve le tube « Parisien du Nord » en duo avec le rappeur K-Mel du groupe Alliance Ethnik. En 2002, il est à l’affiche du concert de Solidays à Paris. Ensuite, en novembre 2003, il fait partie des artistes figurant sur l’album « Opinion sur rue » avec Saïan Supa Crew et Sinsemilia notamment. Quelques mois plus tard, il se produit au Grand Rex à Paris et il y interprète ses plus grands tubes. En juillet 2009, le tribunal correctionnel de Bobigny le condamne à cinq ans de prison ferme pour tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne. Le 21 septembre 2010, il fait une demande de liberté conditionnelle qui lui est d’abord refusée avant d’être autorisée en mars 2011. Puis, en juillet 2015, la justice française condamne Cheb Mami et la société d’édition EMI à payer 200.000 euros à un auteur algérien pour avoir plagié ses textes. L’artiste aurait reproduit, au moins en partie, les paroles de plusieurs chansons écrites par l’auteur Rabah Zerradine, alias Cheb Rabah. Selon le tribunal, ce dernier doit être considéré comme étant « le seul auteur » des quatre chansons intitulées « Le raï c’est chic », « Madanite », « Ma vie deux fois » et « Gualbi Gualbi » ainsi que le coauteur des paroles de « Désert rose », qui a rencontré un succès mondial au début des années 2000. C’est une analyse comparative des textes traduits de l’arabe au français qui a permis de conclure à une « grande similarité ».
.
**********
.
11 juillet 1981 : Le chanteur belge Albert DELCHAMBRE reçoit le Prix du Public au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique.
.
**********
.
.
.
.

Julos en 2008

11 juillet 2010 : Le chanteur, conteur, auteur et compositeur belge Julos BEAUCARNE revient sur ses terres natales et présente son spectacle « Le Jaseur Boréal » à Ecaussinnes dans la cour intérieure du Château de la Follie (14ème siècle). En 2005, plus de 650 personnes ont assisté au concert précédent de Julos organisé sous chapiteau dans la même localité d’Ecaussinnes.

.
**********
.
11 juillet 2014 : Le festival LaSemo s’installe à Enghien (B) pour la deuxième année consécutive. Jusqu’au dimanche 13 juillet, l’événement se déroule dans le parc du château avec un total de 26 artistes qui vont se succéder sur deux scènes. L’affiche musicale propose une tendance festive avec, notamment, LA RUE KETANOU. Mais il y a aussi le reggae de PATRICE, les mélodies pour enfants d’ALDEBERT ou les chansons décalées d’OLDELAF. A ces artistes s’ajoutent le Montois SAULE, la Lituanienne GIEDRE ou encore les Gaumais de « CRE TONNERRE« . Créé à Hotton sept ans auparavant, le festival LaSemo reste aussi une manifestation artistique éco-responsable. LaSemo, qui signifie « graine » en esperanto, se veut, depuis ses origines, pionnier en matière d’initiatives durables.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

30 MAI

Albert Delchambre en 1985

30 mai 1947 : Naissance à Chimay de l’auteur, compositeur et interprète belge Albert DELCHAMBRE. Sa maman, d’origine ukrainienne, décède alors qu’il a quatre ans. Son enfance est profondément marquée par cette disparition et une scolarité accomplie en pensionnat. A quatorze ans, il s’enfuit de l’internat et aboutit à Paris où il devient garçon de courses. Il ne songe alors qu’à une chose: réaliser son rêve de poète en herbe et devenir chanteur. Au milieu des années 1960, sous le nom d’Ely Tchenko, il enregistre une chanson anglo-saxonne qui connait un certain succès adaptée en français sous le titre « Frédérica ». La mélodie est belle et arrive aux oreilles de producteurs français qui la font interpréter par une chanteuse prête à faire une grande carrière : Nicoletta. Le titre est modifié et devient « La musique ». Pour de sombres raisons commerciales et financières dont le show business regorge, Ely Tchenko ne sera jamais mentionné sur les crédits de l’œuvre enregistrée.

Vu le bon résultat du premier 45 tours, la maison de disques d’Ely l’encourage à en sortir un deuxième qui marche bien lui aussi. Alors que tout semble aller pour le mieux, Albert Delchambre enregistre avec un autre artiste belge talentueux, André Bialek, une chanson très engagée à la demande de la cellule marxiste de l’ULB, l’Université Libre de Bruxelles. Le contrat qui le lie à sa maison de disques est rompu car celui-ci empêchait l’artiste d’enregistrer pour un tiers quel qu’il soit. Sans contrat, le chanteur connaît beaucoup de difficultés à se maintenir dans le milieu artistique. Le creux est long et parsemé d’embûches avec un détour par l’alcool notamment. Près de dix ans plus tard, Delchambre décide de s’en sortir et parvient à enregistrer un nouveau 45 tours sous ce nom. Le titre est autobiographique: « L’ivrogne ». Sa démarche se poursuit, en 1977, avec le lancement d’une souscription en vue de sortir un premier album. Les fonds réunis, le disque sort sous le titre générique « On n’est pas du même bord ». Le travail d’Albert Delchambre est apprécié des professionnels mais le public est encore relativement frileux. En 1980, le chanteur enregistre un deuxième 33 tours qui reste une autoproduction sous appellation Dicksong. Cet opus-là est appelé « Portraits » et, cette fois, les radios libres et nationale belges programment les titres « On peut s’imaginer » ou « Elle était de celles » qui évoque sa maman. Un an plus tard, Albert Delchambre participe au Festival de la Chanson Française de Spa et il y décroche le Prix de la Presse. Après ces bons résultats, le nom de Delchambre n’est plus vraiment inconnu et, pour son troisième album, une nouvelle société du nom de Sowarex produit le disque qui paraît sous le label Caracole distribué par Inelco. L’opus a pour titre « Entre l’enfer et le paradis » et il contient des chansons qui vont être radiodiffusées en 1982: « Mais que vienne l’automne », « Je t’aime bizarre étrange » et « Où est mon vélo ? ».

1984 voit la sortie d’un album qui retient l’attention des médias belges et dont le clip est diffusé dans l’émission télé de la RTBF « Palmarès »: « Traîner en ville ». En 1985, un nouveau 33 tours sort cette fois chez Vogue: « Rumeurs ». Les chansons sont belles et le travail est superbement réalisé avec l’appui d’excellents musiciens. Il y a « Extra-balle » et « Rumeurs de Fleetwood Mac » qui sont de très beaux morceaux. Une tournée est prévue à l’occasion de la sortie de cet album et la presse est invitée au premier de ces concerts dans la salle du Passage 44 à Bruxelles. Malheureusement, la branche belge de la firme de disques multinationale tombe en faillite et l’album d’Albert Delchambre a beau être programmé sur les radios, il n’est pas disponible dans les commerces. Après un 45 tours sorti en 1986 (« La mer »), l’artiste laisse à nouveau passer un peu de temps avant de revenir en 1991 avec, progrès technologique oblige, un CD intitulé « S’en dessus dessous ». Cette galette numérique propose des nouvelles chansons inédites (« Comme une envie de chanter »), des titres plus anciens (« Elle était de celles ») et de nouvelles versions comme celle de « Mais que vienne l’automne » qui s’appelle désormais « La feuille ». Avec cet album, le chanteur reçoit le prix des variétés de la SABAM, la Société Belge des Auteurs, en 1991. Bien qu’ayant retrouvé le label Sowarex distribué par Franc’Amour, Delchambre prend conscience de la nécessité d’éditer lui-même ses propres chansons et il fonde les éditions Dicksong avec lesquelles il va essayer d’aider de jeunes artistes comme Alfred (William Dunker) et le Québécois Jeff Smallwood qui est alors le guitariste de Roch Voisine. Désormais, Albert Delchambre prend le temps de concocter et de peaufiner ses chansons avec l’aide de Roberto Di Ferdinando, Jacky Goethals et William Dunker. En 2002, il en réunit onze qu’il grave sur un nouveau compact qu’il appelle « Acte III » et qui est à nouveau auto-produit. Le 22 juillet 2004, l’artiste livre une superbe prestation au Salon Bleu dans le cadre des Francofolies de Spa. Et puis, dix ans plus tard, une dizaine de nouvelles chansons sont gravées sur un disque compact qui est commercialisé dans un emballage prestigieux. L’album a pour titre « Hors format » (CLIQUER ICI pour en savoir plus)  et aucune autre expression ne peut mieux caractériser la personnalité d’Albert Delchambre. Le 28 mai 2017, l’artiste fête ses 70 ans en présentant son nouveau spectacle appelé « L’inventaire » en la salle Sudhaina de sa ville natale de Chimay. Depuis cette date, le chanteur a en projet de mettre sur pied une comédie musicale retraçant la vie d’un des maîtres de la chanson francophone de Belgique : Salvatore Adamo.
.
**********
.

Le 45 tours de 1962

Le 45 tours de 1962

30 mai 1975 : Décès, à Bry-sur-Marne (F), de l’acteur et, occasionnellement, chanteur Michel SIMON. Né le 9 avril 1895 à Genève en Suisse, il délaisse vite les études et la famille pour se rendre à Paris où il exerce divers petits métiers avant de se tourner vers le spectacle. Il devient ainsi clown-acrobate et assistant d’un magicien. Mais la première guerre mondiale arrive et il est enrolé dans l’armée. Après le conflit, il revient à Paris et se destine cette fois clairement au théatre. Il joue alors aussi dans des comédies musicales avant de trouver sa voie au cinéma qui lui procure le véritable succès. Son timbre de voix rocailleux ne devait pas le destiner à la chanson. Pourtant, Michel Simon s’y est consacré à quelques reprises. Deux « chansons » restent dans les mémoires: « Elle est épatante » enregistrée en 1934 et « Mémère », un texte de Bernard Dimey récité sur une musique en 1962. Michel Simon est mort le 30 mai 1975 à Bry-sur-Marne (F). Il repose au cimetière du Grand-Lancy à Genève auprès de ses parents.

.
**********
.

30 mai 1981 : Alors qu’ils se connaissent depuis 1967 et qu’ils ont eu un fils, Thomas, né en 1973, Jacques DUTRONC et Françoise HARDY se marient en Corse. Un mariage surréaliste qui a eu lieu en raison d’une intervention chirurgicale subie par la chanteuse… C’est en tous cas ce qu’elle racontait en 2016 au micro de Nikos Aligas sur la radio française Europe 1.

 

.
**********
.

Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

30 mai 2007 : Décès, à Monthyon (Seine-et-Marne, France), du comédien français Jean-Claude BRIALY. Né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, l’artiste possède beaucoup plus qu’une corde à son arc. Il participe ainsi souvent aux émissions télévisées françaises consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier dans les années 1970. Il a ainsi eu l’occasion de se mesurer à d’autres artistes comme Carlos dans quelques duos improbables. En 1964, il enregistre, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres dans la foulée de son succès au cinéma nouvelle vague. Quatorze ans plus tard, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon qu’il enregistre: « Si t’es beau t’es con » et « Le coeur tatoué ».

En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy commercialise un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 MARS

17 mars 1949 : Naissance, à Dunrea, au Manitoba, du chanteur canadien Daniel LAVOIE. De ses vrais prénoms Joseph-Hubert-Gérald, le jeune garçon apprend très tôt à jouer du piano grâce à sa maman. Son adolescence passée, Gérard Lavoie rejoint des groupes musicaux où il chante tantôt en anglais, tantôt en français. Mais c’est en français qu’il commence à avoir un beau succès comme soliste sous le nom de Daniel Lavoie à la fin des années 1970. Quelques albums de chansons sont alors commercialisés en Europe comme au Québec et certains recoivent des prix des deux côtés de l’Atlantique. Mais il faudra attendre 1984 pour que le grand public craque littéralement sur un air de bandonéon associé à un titre: « Ils s’aiment ». Ce « tube » est extrait de l’album « Tension Attention » qui va très bien se vendre.

Dans la foulée, la chanson « Je voudrais voir New York » va également bien marcher. Puis, avec le temps et d’autres albums pourtant toujours bien réalisés, Daniel Lavoie va rentrer dans le rang des auteurs-compositeurs-interprètes de grande qualité. Jusqu’en 1998 quand l’un de ses compatriotes, l’auteur Luc Plamondon, va penser à lui pour tenir l’improbable rôle du curé Frollo dans « Notre-Dame de Paris ». Aux côtés des débutants Garou, Patrick Fiori et Hélène Ségara, l’expérimenté Daniel Lavoie va connaître un beau succès avec cette aventure qui va durer des mois. Une chanson reste le témoignage incontestable de la popularité de ce spectacle musical français signé par Plamondon et Richard Cocciante: « Belle », interprétée par le trio Garou-Fiori-Lavoie. En 2003, Daniel Lavoie incarne avec beaucoup de crédibilité Félix Leclerc dans une série télévisuelle consacrée au grand maître de la chanson québécoise. Quatre ans plus tard, il revient à la chanson avec un album (« Docteur tendresse ») dont il écrit les titres avec, entre autres, Patrice Guirao, Brice Homs, Marie Nimier ou Allain Leprest. En 2012, Daniel Lavoie sort un album particulier: ”J’écoute la radio”. Le concept en est simple: en entendant une de ses vieilles chansons à la radio, il a eu l’idée de retravailler celles-ci avec des sonorités différentes. Vous pouvez lire la chronique de cet album par Passion Chanson en cliquant ICI. A la rentrée 2016, l’album intitulé « Mes longs voyages » est réalisé par Guy St-Onge. Il contient des chansons originelles ainsi que des reprises de Léo Ferré, Alain Bashung, Allain Leprest et Félix Leclerc. En 2017, alors qu’on s’apprête à fêter les 20 ans de la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » avec une nouvelle édition et de jeunes artistes sur scène, Daniel Lavoie reprend le rôle de Frollo comme en 1998.
.
**********
.

17 mars 1949 : Naissance, à Townsend dans le Montana, de l’acteur américain Patrick DUFFY. Celui qui reste à tout jamais le célèbre Bobby Ewing de la mythique série télé « Dallas » s’est essayé à la chanson dans la foulée de son succès médiatique. Ce grand adepte de la plongée sous-marine, et peintre en bâtiment, suit d’abord des cours de théâtre et de mime avant d’être remarqué pour devenir l’homme-poisson de la série télé « L’homme de l’Atlantide » puis Bobby Ewing. En 1983, il enregistre deux duos avec Mireille Mathieu qui figurent sur le même 45-tours : « Together we’re strong » et « Something going on? ». Le disque connaît un certain succès en France et en Europe. En 2012, Patrick Duffy reprend son rôle de Bobby Ewing dans la nouvelle version de « Dallas » 30 ans après l’édition originale.

.
**********
.

Sydne Rome en 1976 – Photo (c) Emilio Lari

17 mars 1951 : Naissance, à Akron, dans l’Ohio, de l’actrice américaine Sydne ROME qui a tourné beaucoup de films en Europe dans les années 1970 et 1980. En 1976, elle enregistre un 45 tours en français avec deux chansons: « La fin du film », de Boris Bergman et François Bernheim, et « Dans mon corazon » de Jean-Pierre Lang et Roland Vincent.

.
**********
.
17 mars 1992 : Le prix de la SABAM, société des auteurs et compositeurs belges, est attribué et remis au chanteur Albert DELCHAMBRE pour son album « S’en dessous dessus » sorti en 1991 et qui reprend de nouvelles chansons (« Comme une envie de chanter »), des enregistrements originaux de titres plus anciens (« Où est mon vélo? ») et, aussi, des succès réenregistrés.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

2 MARS

 

Kurt Weill en 1933

2 mars 1900 : Naissance, à Dessau, du compositeur allemand Kurt WEILL. Pour prendre connaissance des activités de cette personnalité dans le domaine de la chanson francophone, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

2 mars 1942 : Naissance, à Saint-Raymond au Canada, de l’auteur de chansons québécois Luc PLAMONDON. L’un de ses premiers succès est le texte de « J’ai rencontré l’homme de ma vie », chanson qui révèle l’extravagante artiste canadienne Diane Dufresne en 1973. De chanson à succès en chanson à succès, Luc Plamondon rencontre bien vite l’auteur, compositeur et interprète français Michel Berger. De sa complicité artistique avec ce dernier naît la fameuse comédie musicale « Starmania » en 1978. Ce spectacle est le premier du genre à être monté et présenté à Paris ainsi que dans toute la francophonie. Une adaptation anglaise en est réalisée bien des années plus tard sous le titre de « Tycoon » avec des interprètes comme Cyndi Lauper ou Peter Kingsberry. Grâce à cette expérience hors du commun, l’auteur Plamondon se voit de plus en plus sollicité par des artistes français et québécois. Il écrit ainsi « Coeur de rocker » pour Julien Clerc en 1983 ou « Je danse dans ma tête » pour Céline Dion en 1991. En 1990, encore avec Michel Berger, il rend hommage à James Dean dans un nouveau spectacle intitulé « La légende de Jimmy » auquel participe la chanteuse Diane Tell. De sa rencontre avec le compositeur et interprète italien Richard Cocciante naît sa deuxième comédie musicale majeure présentée en 1998 au Palais des Congrès de Paris: « Notre-Dame de Paris ». Quatre ans plus tard, alors que son entente avec Richard Cocciante bat de l’aile, Plamondon écrit une nouvelle comédie musicale qui connaît un flop retentissant malgré la présence notamment de Laam et de Murrey Head: « Cindy » inspirée de « Cendrillon ». Fin 2012, Luc Plamondon écrit l’une des chansons de l’album de Céline Dion, « Sans attendre ». Elle a pour titre « Que toi au monde ».
.

.
**********
.

Christian Morin en 2013 – Photo (c) Bénédicte Henry

2 mars 1945 : Naissance, à Bordeaux, du clarinettiste, animateur de radio, présentateur de télévision et acteur français Christian MORIN. Il passe son enfance et son adolescence dans la région bordelaise avant d’y décrocher un diplôme des Beaux-Arts. Il se fait engager comme dessinateur humoriste par le quotidien Sud-Ouest et devient ensuite graphiste de 1964 à 1970 pour la station régionale de l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion Télévision Française. En 1970, il effectue son service militaire puis part pour Paris où il décide de s’installer. Il propose des croquis et dessins d’humour à plusieurs magazines et travaille comme graphiste pour quelques agences de pub. Ses rencontres parisiennes lui permettent de faire la connaissance du parolier Pierre Delanoë, alors directeur des programmes de la radio Europe 1. Ce dernier lui propose d’animer quelques émissions de la station dès janvier 1972 : « La boussole », « Dimanche retour », « Le hit-parade d’Europe 1 », « C’est dimanche » ou encore « Séquence Jazz » où il trahit son amour pour ce genre musical et sa passion pour la clarinette dont il joue depuis longtemps. Il présentera des programmes sur cette radio jusqu’en 1987, date à laquelle il partira pour RMC, Radio Monte-Carlo, pour animer les matinales pendant cinq ans. Parallèlement à ses activités radiophoniques, Christian Morin entame une carrière à la télévision. Timidement d’abord avec quelques apparitions en tant qu’animateur-radio du hit parade d’Europe 1 dans le « Top Club » de Guy Lux sur Antenne 2. Puis, la fenêtre s’élargit avec une participation à l’émission « Altitude 10.000 » d’Alain Jérôme en 1975. Durant la saison 1978-1979, il présente « Rires et sourires » à la télé française. Ensuite, il y aura « Les Descendants » de Philippe Alfonsi sur Antenne 2 (1980), des soirées de variétés à la télévision suisse romande TSR (« La Grande Roue », « Studio 4 » et « Trèfle d’or » de 1980 à 1985), « Les Paris de TF1 » de Pierre Bellemare (1981), « Histoire d’en rire » de Georges Folgoas (TF1 en 1982), « Cherchez la femme » avec Amanda Lear (La Cinq en 1986), « La roue de la fortune » (TF1 en 1987), « Succès fous » (TF1 en 1990), « Rires sur la ville » (TF1 en 1992), « Un pour tous » (France 2 en 1993) et « Les Victoires de la musique » (France 2 en 1994).
.

.
Pendant toutes ces années, Christian Morin n’a jamais délaissé la clarinette qui lui permet d’enregistrer quelques disques instrumentaux et, aussi, d’accompagner quelques chanteurs lors de sessions d’enregistrement comme Michel Sardou par exemple. Par ailleurs, artiste complet, il tente une première expérience théâtrale en 1982 aux côtés d’Annie Cordy dans la comédie musicale « Envoyez la musique » à Paris. Ensuite, il est à l’affiche de différentes pièces : « Ciel, ma mère » (2001), « Lettre d’une inconnue » (2002), « SOS Homme seul » (2003), « Le Vison voyageur » (2003), « La Berlue » (2004) et il retrouve Annie Cordy dans « Lili et Lily » en 2006. Puis, il joue dans la série télé française « Tiroir secret » avec Michèle Morgan en 1985 avant d’apparaître dans des épisodes de Maigret (1998), Navarro (2000), Une femme d’honneur (2002), Femmes de loi (2004), Quai N° 1 (2004), Léa Parker (2004), Avocats et associés (2005), Alice Nevers (2005) et Plus belle la vie (2007). Au cinéma aussi, Christian Morin est présent dans plusieurs films de Pascal Thomas : « La Dilettante » avec Catherine Frot en 1998, « Mercredi, folle journée ! » avec Vincent Lindon en 2000 et « Valentin Valentin » en 2015. Le 30 août 2010, il revient à la radio pour présenter la tranche de 09h30 à 13h00 sur Radio Classique. En 2011, Christian Morin est sollicité pour présenter la saison 6 de la tournée de concerts nostalgiques « Âge tendre et Têtes de bois ».
.
***********
.

Alain Chamfort – pochette de l’album « Elles et lui »

2 mars 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Alain CHAMFORT. Après des études de piano, il forme quelques groupes musicaux dont « les Mods » qui accompagnent Jacques Dutronc sur scène à la fin des années 1960. Mais, petit à petit, il se dirige vers une carrière de chanteur qu’il entame par quelques 45 tours enregistrés sous son vrai nom: Alain Légovic. Ce ne sont pas des succès. Au fil de ses rencontres musicales, Alain finit par rencontrer Claude François qui est à la recherche d’un chanteur de charme « pour minettes ». Ses mélodies accrocheuses vont toutes devenir des « tubes » sous le label « Flèche » de « Clo-Clo » à partir de 1972: « Dans les ruisseaux », « Signe de vie signe d’amour », « L’amour en France », « Je pense à elle elle pense à moi », « Adieu mon bébé chanteur » ou « Madona Madona ». Pourtant bien installé, Chamfort va changer de style et de maison de disques en 1976. Il enregistre un nouvel album qui contient la chanson « Mariage à l’essai » et qui préfigure des textes désormais plus « forts ». En 1977, il obtient la complicité de Serge Gainsbourg pour l’écriture de l’album « Rock’n’rose » avec le fameux « Joujou à la casse ». Tous les albums que Chamfort va enregistrer par la suite sont de bons succès et ce jusqu’à la moitié des années 1990. Les choses deviennent en effet plus difficiles après le succès de la chanson « Clara veut la lune ». La maison de disques lui rend son contrat et la suite est aléatoire. Alain Chamfort se consacre alors de plus en plus à la scène où il crée des spectacles dans lesquels il n’hésite désormais plus à reprendre ses succès de la période « Flèche ». Il faudra attendre 2003 pour voir Alain revenir au devant de l’actualité avec la chanson « Le grand retour ». En 2005, il finit par enregistrer un album public très original réalisé sur le kiosque du Jardin du Luxembourg à Paris en 2005. Un DVD est également capté à partir de ce concert. Puis, il y a aussi un DVD de ses meilleurs clips et des compilations CD qui sortent avant une intégrale de tous ses albums repris dans deux coffrets. En 2010, il enregistre un album concept consacré à la vie du couturier Yves Saint-Laurent. Un spectacle devrait sans doute être monté un jour à partir de cette histoire musicale. En 2012, Alain Chamfort s’est, comme beaucoup d’autres artistes, sacrifié à la mode des duos. Mais il l’a fait avec la finesse et l’élégance qui le caractérisent: il n’a réenregistré ses chansons qu’avec des artistes féminines jeunes et, pour la plupart, encore méconnues bien que très talentueuses. L’album a pour titre « Elles et lui ». En 2015, Alain Chamfort annonce pour le 13 avril un nouvel album dont le titre « Joy » est déjà très présent sur les radios quelques semaines auparavant. Et puis, l’artiste fête ses 50 ans de carrière en commercialisant, le 20 avril 2018, son 15e album studio qui a pour titre « Le désordre des choses » et qui s’ouvre par la superbe chanson « Les microsillons ». L’opus est nommé dans la catégorie « Album de chansons variétés » aux Victoires de la Musique 2019 face à « Chris » de Christine and the Queens et « En amont », l’album posthume d’Alain Bashung qui remporte la récompense. Au cours de la cérémonie, Alain Chamfort interprète, très ému, « Les microsillons » en duo avec sa fille Tess Legovic.
.

.
**********
.

Nina Morato en 1993

2 mars 1966 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Nina MORATO sous le vrai prénom de Stéphanie. Son papa est alors peintre en bâtiment et sa maman vendeuse de bonbons puis infirmière. Adolescente, elle préfère les sorties parisiennes au lycée. En 1985, un jeune chorégraphe l’invite sur le tournage d’un clip du chanteur David Christie. Nina devient la compagne du chanteur et devient la mère de son premier enfant: Julia. En 1988, elle sort deux 45 tours sous le nom de Christie: « Funky School » et « Envie d’amour ». Puis, sous le nom de Stéphanie, elle enregistre « L’autre partie de moi-même ». Sans résultat. Ensuite, c’est un medley des tubes de Nino Ferrer qui lui permet de faire quelques émissions de télé. Elle change encore de nom et devient, cette fois, Stéphanie de Malakoff. Deux 45 tours font à nouveau le bide et Nina comprend qu’elle doit laisser tomber. Pourtant, en 1993, elle revient à la chanson sous le nom de Nina Morato. Elle sort alors son tout premier album: « Je suis la mieux ». Elle est aussi la maman d’une seconde fille prénommée Paloma dont le père, Jérôme Pigeon, lui compose quelques chansons. Le single « Maman » se vend comme des petits pains et le nom de Nina Morato devient connu. L’artiste est élue révélation féminine de l’année 1994 aux Victoires de la Musique.
.

.
Dans la foulée de ce gros succès, Nina est sélectionnée pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson avec « Je suis un vrai garçon » signée par Bruno Maman, son nouveau compagnon. Elle obtient la 7ème place. Nouvelle expérience en 1994: le cinéma et un rôle dans « La Séparation » aux côtés de Daniel Auteuil. En 1996, son deuxième album a pour titre « L’Allumeuse ». Aucun single ne fait l’unanimité. L’album « Moderato », qui sort à l’automne 1999, est très différent. La chanteuse vient alors de perdre accidentellement Julia, la fille qu’elle a eue avec le chanteur David Christie, lui-même décédé le 14 mai 1997. Tout l’album est empreint de ce deuil avec, surtout, le titre « Mon ange ». Au cours de l’été 2000, on retrouve Nina Morato aux Francofolies de La Rochelle où un concert est organisé autour d’elle avec ses amis musiciens. Et puis, à nouveau, malgré un talent certain, Nina Morato est oubliée. Elle refait surface huit ans plus tard au cinéma dans deux films: « Ordo » et « Ma vie en l’air ». Elle remonte aussi sur scène avec d’autre chanteurs comme Arthur H. ou Albin de la Simone. En 2007, elle joue au théâtre dans « Les Monologues du Vagin » à partir du 14 février au Théâtre Michel, à Paris. En 2015, elle sort un single dont le titre est « Fanfaron », une chanson qui se retrouve sur un nouvel album intitulé simplement « Nina Morato » et qui sort à l’automne 2016.
.
**********
.

Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

2 mars 1970 : Décès, dans un incendie, de la chanteuse Ria BARTOK à l’âge de 27 ans. Pour en savoir plus sur cette artiste qui a connu quelques succès dans les années 1960, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.
2 mars 1984 : la RTBF, radio télévision belge francophone, organise sa finale télévisée nationale pour le Concours Eurovision de la Chanson. Les artistes candidats sont au nombre de dix et ont pour nom Jacques ZEGERS, Franck OLIVIER, Léonil MC CORMICK, NIGHTFORCE, FORMULE II, Marianne CROIX, Albert DELCHAMBRE, Martine LAURENT, Anne-Marie DU BRU et Jo LEMAIRE. Le vote du jury et le sondage des téléspectateurs donneront la victoire à Jacques Zegers et à sa chanson « Avanti la vie » qui représenteront la Belgique au Grand-Duché de Luxembourg.
.

.
**********
.

2 mars 1991 : Décès, à Paris, de l’auteur compositeur interprète Serge GAINSBOURG, né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 dans la capitale française. Pour en savoir plus sur sa vie et sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Jean-Claude dans les années 1960

2 mars 1999 : Décès, à Bruxelles, de l’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER à l’âge de 64 ans. Pour en savoir plus sur la carrière professionnelle de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.
**********
.
.
.
.

Gérard Rinaldi en 2011 (c) Passion Chanson

2 mars 2012, Décès, à Briis-sous-Forges, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI à l’âge de 69 ans. Pour en savoir plus sur le parcours artistique de celui qui fut, notamment, le chanteur des CHARLOTS, veuillez CLIQUER ICI.
.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,