28 JANVIER

Le premier album à succès de 1989

28 janvier 1952 : Naissance, à Chamalières, de l’auteur-compositeur-interprète et acteur français Jean-Louis MURAT sous le nom de Jean-Louis Bergheaud. Son père, charpentier-menuisier, pratique la musique en amateur et sa mère est couturière. Il passe son enfance dans la ferme isolée de ses grands-parents qui se trouve à Murat-le-Quaire près de la Bourboule. Appréciant beaucoup la musique, il joue du tambour dès l’âge de sept ans dans l’harmonie municipale où son père est musicien. Alors qu’il est étudiant, il découvre le jazz et la soul music grâce à un professeur d’anglais. Ce dernier l’emmène à des concerts de blues et de jazz et lui donne le goût de la musique vivante. Le milieu familial de Jean-Louis explose en 1966 avec le divorce de ses parents malgré la naissance de sa soeur et le décès de son grand-père qui a abandonné son exploitation agricole. Il est titulaire du baccalauréat et entreprend d’apprendre le saxophone et le chant au conservatoire. Il se marie à 17 ans, part au festival de l’île de Wight en 1970 et devient papa d’un garçon l’année suivante. Il divorce ensuite et parcourt l’Europe pour y effectuer divers petits boulots qui vont de journaliste à moniteur de ski en passant par plagiste. En 1977, il revient à Murat-le-Quaire et décide de se consacrer pleinement à la musique. Il fonde alors le groupe Clara qui est remarqué par William Sheller. Le chanteur d’origine américaine est en plein succès et il demande à la formation de jouer régulièrement avec lui sur scène. Lorsque le groupe se sépare au début des années 1980, William Sheller propose à Jean-Louis d’enregistrer un maxi 45-tours de trois titres qui sort en 1981 chez EMI. Le titre principal de ce disque de Jean-Louis, qui a décidé de s’appeler désormais Murat en référence au village de son grand-père, évoque le suicide et ne connaît pas le succès. Mais, malgré cela, il lui est encore demandé d’enregistrer un mini-album en 1982 et un album intitulé « Passions privées » en 1984. Les ventes sont très faibles et la maison de disques ne poursuit pas l’aventure plus loin. Jean-Louis ne désespère pas pour autant et, après quelques nouvelles tentatives sans lendemain, il commercialise, chez Virgin, la chanson « Si je devais manquer de toi » en 1987. La mélodie accroche l’oreille du public français qui en fait un succès.

A partir de ce moment, Murat va devenir un personnage incontournable de la chanson francophone et l’album qu’il enregistre en 1989 confirme sa popularité grâce à des titres comme « L’ange déchu » ou « Te garder près de moi ». Le chanteur est à ce moment remarqué par le cinéaste Jacques Doillon qui le recrute pour être l’un des personnages du film « La vengeance d’une femme » aux côtés d’Isabelle Huppert et de Béatrice Dalle en 1990. Alors que son répertoire musical plaît de plus en plus en affichant un style assez introverti, Jean-Louis Murat surprend tout le monde en 1991 lorsque sort le duo qu’il vient d’enregistrer avec la nouvelle reine de la pop française: Mylène Farmer. Le morceau s’appelle « Regrets », se vend à plus de 300.000 exemplaires et donne un sacré coup de pouce à son opus suivant dont les titres « Col de la Croix-Morand » et « Sentiment Nouveau » sont des « tubes ». A partir de ce moment, Jean-Louis Murat va enregistrer au moins un album par an et tous vont très bien se vendre. Chaque sortie d’album est suivie d’une tournée que l’artiste veut d’une forme différente à chaque fois. Et chaque tournée fait alors l’objet d’un disque live qui alimente encore un peu plus sa popularité. Toujours très influencé par la vie rurale qu’il mène en Auvergne, Murat amorce un changement dans le thème de ses chansons au début des années 2010 en se souciant de ce qu’il laissera comme message aux générations futures. En 2016, l’album « Morituri » est le premier à ne pas être suivi d’une tournée mais l’artiste dénonce, à 64 ans, les conditions des spectacles qu’on lui demande de faire. Et il parle même de définitivement arrêter ses activités musicales. Mais la polémique n’est que de courte durée car, en novembre 2017, un nouvel album intitulé « Travaux sur la N89 » est à la fois disponible dans les bacs et sur le web. Preuve du relancement de la mécanique Murat : un an plus tard, c’est l’opus « Il Francese » qui est commercialisé. Au printemps 2019, l’artiste annonce la sortie de l’album Innamorato qui est composé de huit titres inédits et quatre titres enregistrés en public. La chanson qui est désignée pour la promo dans les médias a pour titre « Autant en faire quelque chose ». Fin 2019, dix albums du répertoire de Murat sont disponibles en version digitale après avoir été remasterisés avec des titres inédits. Un nouvel opus, « Baby love », est prévu pour mars 2020 avec, comme il se doit désormais, une version disponible en vinyle.
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Alain Dès dans les années 2010 (c) Alain Dès (site web officiel)

28 janvier 1957 : Naissance, à Charleroi, du chanteur et compositeur belge Alain DES sous le nom d’Alain De Sutter. Son père est originaire de Gand et sa mère de Liège. Dès l’âge de huit ans, à l’occasion de la préparation d’une fête scolaire, le petit Alain se rend compte qu’il aime la scène, que ce soit pour y chanter ou danser. Et, six ans plus tard, c’est à Verviers qu’il intègre un premier orchestre de bal dont il sera l’apprenti chanteur : Les Virginias. Jeune adulte, Alain se retrouve dans la région de Mons où il est commerçant. Mais la musique reste sa passion. Une passion qui va être ravivée à la mort du chanteur français Claude François par les similitudes vocales que l’homme possède. Pendant des années, Alain va ainsi se produire lors de soirées privées et de petits concerts publics où il rend hommage à l’artiste français sans jamais se prétendre un sosie même si sa voix, ses attitudes, sa coiffure et ses costumes font clairement référence à Clo-Clo. Au début des années 1990, une émission de la télévision belge privée RTL-TVI va tout changer. Le programme s’appelle « Dix qu’on aime » et met en valeur toute une série de chanteurs de variétés de la Belgique francophone. Parmi ceux-ci, il y a ceux qui sont des vedettes depuis des années et qui profitent pleinement de cette nouvelle opportunité de vendre des disques, CD-singles ou albums : Frédéric François, Claude Barzotti, Frank Michaël, Sandra Kim, etc. Mais les firmes de disques nationales sont aussi à la recherche de jeunes talents qui pourraient se faire connaître par le biais de cette émission et ils dénichent Axelle (Red), Yvhann Cevic, Alain Tomasi, etc. Alain De Sutter se dit qu’il pourrait lui aussi profiter de l’aubaine et, avec l’aide d’un producteur, Marc Durant de Césame Productions, il enregistre un premier disque à l’âge de 35 ans. Y figure une chanson originale qui a pour titre « Au revoir » et qui fait mouche puisqu’elle remporte un très grand succès populaire auprès des téléspectateurs qui sont près de 20.000 à l’acheter.

Les succès vont alors s’enchaîner pour celui qui s’appelle désormais Alain Dès : « Première larme » (1992), « Garde confiance » (1992), « Qui saura »(reprise du titre de Mike Brant en 1993) et « Lettre à Alexandra » (1993). En plus de ses propres compositions, l’artiste reprend sur scène et enregistre les tubes de Claude François: « Cette année-là », « Magnolias » et « Comme d’habitude ». L’arrêt de l’émission télévisée « Dix qu’on aime » va causer la fin d’une certaine popularité des artistes qui y étaient programmés. Mais ce n’est pas le cas pour Alain Dès qui perpétue la mémoire de Claude François en surfant sur les hommages qui lui sont régulièrement rendus : 20 ans après sa disparition en 1998, il chante au moulin de Dannemois, propriété du défunt chanteur. En 2006, il sort un album intitulé « La dernière fois ». En 2012, alors que le film « Clo-Clo » est projeté dans toutes les salles de cinéma, Alain Dès propose son spectacle en Flandre où il récolte un grand succès aux fêtes de la ville de Gand en juillet 2011 et en 2012. Et, accompagné de son grand orchestre avec une section de rythme, cuivres, violonistes et choristes ainsi que quatre danseuses, le chanteur se produit le samedi 10 mars 2018 au Casino d’Ostende pour les 40 ans de la disparition de Clo-Clo qui s’y était produit le 9 juillet 1966. Il y revient en avril 2019.
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28 janvier 2003 : Sortie de l’album « Tu vas pas mourir de rire » enregistré par le groupe français MICKEY-3-D. Cet opus renferme le futur « tube » « Respire ». Mené par Michaël Furnon (qui compose aussi « J’ai demandé à la lune » pour le groupe Indochine en 2002), la formation française de Montbrison, près de Saint-Etienne, connaît son premier véritable succès populaire avec la sortie de son troisième album. Malgré d’excellentes compositions et un très bon répertoire qui s’étoffe ensuite de plusieurs dizaines d’autres chansons, le groupe MICKEY-3-D n’a pas confirmé, à ce jour, le succès de « Respire ».

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17 JUIN

Charles Level en 1964 – Photo (c) Nisak

17 juin 1934 : Naissance, à Cherbourg, de l’auteur, compositeur et interprète français Charles LEVEL. C’est en 1958 que Charles Level chante pour la première fois à la radio. Il rejoint ensuite les artistes en herbe qui fréquentent « Le Petit Conservatoire de la chanson » de Mireille. Au début des années 1960, il enregistre quantité de 45-tours sous son véritable nom mais aussi sous le pseudonyme de Charlie Level. Il interprète ainsi des titres personnels mais aussi des reprises comme « Pepito », « Brigitte Bardot », « La marche des anges », « Roméo », « Retiens la nuit », « Un premier amour », « Un clair de lune à Maubeuge », « Roses blanches de Corfou », « Pour une amourette », « J’entends siffler le train », « Telstar », etc.

A partir de 1964, et uniquement sous le nom de Charles Level, il interprète de plus en plus de chansons dont il est le compositeur ou l’auteur. Il travaille alors souvent avec le compositeur Roland Vincent mais il ne connaît pas un grand succès en tant que chanteur. Par contre, il se met à écrire de véritables tubes pour des artistes réputés comme Mireille Mathieu, Dalida, Charles Aznavour, Marcel Amont, Sacha Distel, Régine, Line Renaud et Michel Delpech entre autres. Son oeuvre la plus célèbre en tant qu’auteur reste « La Bonne du curé » qu’Annie Cordy enregistre en 1974 et qui se vend à plus de trois millions d’exemplaires. Plus tard, Charles Level va écrire les adaptations en français de génériques de dessins animés comme « Au pays de Candy », « Winnie l’ourson » et « Chapi Chapo ». Son dernier enregistrement d’interprète date des années 1980: « A gauche gauche, à droite droite ». Membre de la SACEM, Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français, pendant plus de cinquante ans, il y a déposé, en tant qu’auteur ou compositeur, plus de 1.300 œuvres dont plus de 1.000 chansons et plus de 300 musiques pour le cinéma et la télévision. Charles Level décède le 24 octobre 2015 à Rueil Malmaison.
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Gérard Bourgeois en 1964 – Photo (c) Jean Distinghin

17 juin 1936 : Naissance, à Paris, du compositeur français Gérard BOURGEOIS dont le vrai prénom est Robert. Il apprend à jouer du piano assez tôt. Il fréquente aussi le cabaret parisien « Chez Patachou » et y découvre Georges Brassens au moment où son père lui offre une guitare. Mais c’est en 1961 qu’il se dévoile comme compositeur sur des textes de Jean-Max Rivière qu’il a contacté pour lui proposer ses services. La collaboration des deux hommes va leur permettre de signer, dans les années 1960 et 1970, toute une série de succès pour Françoise Hardy (« L’amitié » en 1965), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien » en 1968), France Gall ou les Compagnons de la Chanson. Pour Juliette Gréco, Bourgeois fut le compositeur de « Un petit poisson un petit oiseau » en 1966. Et pour Brigitte Bardot, il signa les musiques de « La Madrague » ou encore de « C’est rigolo ». Enfin, la chanteuse Barbara interpréta en 1974 « L’homme en habit rouge » composée par Gérard Bourgeois. La liste de ses interprètes est extraordinaire: Richard Anthony, Michèle Arnaud, Eric Charden, Frida Boccara, Michel Delpech, Nicole Croisille, Daniel Guichard, Gribouille, Jean Guidoni, Nicoletta, Enrico Macias, Sylvie Vartan, Thierry Le Luron, Ria Bartok, Vic Laurens, Sandie Shaw (en français), Jean-Pierre Ferland, Michèle Torr, Dario Moreno, Anne-Marie Peysson (animatrice de radio et télé française avec qui il enregistre une chanson en duo dans les années 1970: « On est bien quand on est deux »), Antoine, Georgette Lemaire, Frank Alamo, Rika Zaraï ou Tino Rossi entre autres. Dans les années 1960 et 1970, on a pu entendre sa voix grâce à quelques chansons enregistrées sur quelques 45 tours. En 1963, il sort un disque de quatre chansons: « A la fin de l’été », « Tant pis », « Ceux » et « Jamais trois sans quatre ». Puis un autre, quelques mois plus tard avec « Trois fois rien », « Je t’aime encore », « Viens encore une fois » et « Pour de vrai ». Au début des années 1990, Gérard Bourgeois est devenu le directeur artistique du cabaret « Salut l’Artiste » sur le site du Futuroscope près de Poitiers. Le 8 juillet 2016, il décède à Bordeaux (F) à l’âge de 80 ans. Selon Jean-Max Rivière, le compositeur était malade depuis un certain temps. Ci-dessous, la possibilité d’écouter un titre de 1964 enregistré par Gérard Bourgeois chanteur: « Trois fois rien ».

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Fabienne Thibeault en 1988 – Photo (c) Garcia Stills

17 juin 1952 : Naissance, à Montréal, de l’auteure, compositrice et interprète québécoise Fabienne THIBEAULT. Ayant très tôt envisagé de devenir chanteuse, c’est donc un peu logiquement qu’elle s’inscrit au Festival de la chanson de Granby au Québec. Elle y décroche la troisième place avant de revenir en 1974 pour remporter le concours. Elle se fait de plus en plus remarquer sur les scènes de Montréal et des environs grâce à sa voix très particulière et, en 1976, elle décroche un contrat phonographique avec la firme Kébec-Disques. Elle enregistre trois albums en l’espace de quelques mois et ils vont tous récolter un grand succès au Québec. L’auteur québécois Luc Plamondon la remarque et pense que ses qualités vocales peuvent lui permettre de tenir le rôle de Marie-Jeanne dans l’opéra-rock qu’il est en train d’écrire sur la musique du Français Michel Berger: « Starmania ». Fabienne Thibeault accepte et cela la fait immédiatement connaître en France car le spectacle est un immense succès pour ses chansons diffusées en radio: « Le Monde est stone », « Un garçon pas comme les autres (Ziggy) » et « Les Uns contre les autres ».

Une fois l’aventure de « Starmania » terminée, Fabienne Thibeault parvient à connaître des succès personnels qui vont l’installer durablement dans le paysage de la chanson francophone: « Secrétaire de star », « Je voudrais faire cette chanson » et « J’irai jamais sur ton island ». Elle enregistre aussi quelques grands standards de la chanson française qu’elle va chercher dans les répertoires de Jacques Brel, Mouloudji ou Charles Trenet. En 1985, elle décide de s’installer en France. Elle connaît ainsi de nouveau un grand succès en interprétant, en duo avec Richard Cocciante, « Question de feeling ». Et, en 1987, son « tube » a pour titre « Chaleur humaine ». Les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse qui se partage à nouveau entre son Québec natal et l’Europe. Avec son conjoint, le saxophoniste Jean-Pierre Debarbat, elle propose alors des spectacles et des disques racontant l’histoire de certaines régions de France. Elle consacre aussi une grande partie de son temps à s’intéresser à la vie rurale et agricole française. Ces activités lui ont inspiré une comédie musicale qui a pour titre « Notre terre » et qui tient en huit albums. En 2009, elle participe à la saison 4 de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En 2013, elle fait partie, aux côtés de Renaud Hantson, Nathalie Lermitte, Damien Sargue, Cécilia Cara, Nuno Resende, Lââm et Mikelangelo Loconte notamment, des artistes qui enregistrent la chanson « Un faux départ » pour le collectif « Les grandes voix des comédies musicales chantent pour les enfants hospitalisés ». En avril 2019, le label discographique québécois Propagande décide de commercialiser en CD les onze albums vinyles enregistrés par la chanteuse entre 1977 et 1985.
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Marc Durant en 2013

17 juin 1957 : Naissance, à Haine-Saint-Paul, du producteur de spectacles et agent artistique belge Marc DURANT. Marc passe son enfance dans la région du Centre du Hainaut. Après des études primaires et secondaires suivies sans difficultés, il entreprend un régendat en sciences économiques et de correspondance en néerlandais et anglais. Simultanément, il est disc-jockey pour des fêtes familiales et banquets dans sa région natale. Ces activités-là lui font rencontrer des personnes qui lui parlent d’un dancing à remettre : le Sésame. En 1982, Marc Durant reprend l’établissement et y invite de jeunes artistes locaux à s’y produire afin de se faire connaître. Au début des années 1990, il découvre ainsi un jeune chanteur de Charleroi : Alain De Sutter qui, sous le pseudonyme d’Alain Dès, ne chante que des oeuvres de Claude François avec une voix qui lui est proche. Marc Durant pense qu’il tient un bon projet et le propose à une firme discographique qui va réaliser un premier 45 tours (« Au revoir » en 1991) et qui va permettre à l’artiste de se présenter dans l’émission télévisée très populaire « Dix qu’on aime » diffusée sur RTL-TVI, la chaîne privée belge francophone.

Pendant près de cinq ans, le succès va être au rendez-vous et les concerts belges d’Alain Dès vont se multiplier. Mais, avec l’arrêt du programme télévisé, la suite de la carrière du sosie de Claude François va être fortement réduite et Marc Durant devra se tourner vers d’autres activités. En 1992, il produit le nouveau CD de quatre titres de l’une des vedettes belges des années 1960 : Jacky Delmone. Parmi les chansons, il y a les réenregistrements de « Pour notre amour » et « Obsession ». Les deux autres morceaux, nouveaux (« Comme dans ces airs » et « Les femmes de ma vie »), sont signés par Salvatore Acquaviva du groupe Chocolat’s. En 1997, Marc Durant permet au regretté Ricky Burnett, ex-membre éphémère du groupe Moody Blues, d’enregistrer un CD de trois titres sur lequel se trouve une reprise bilingue de Jacques Brel : « If you go away/Ne me quitte pas ». En février 2004, il devient le responsable du restaurant de la Cantine des Italiens à Houdeng-Goegnies (B). Il y organise le 5 juin de cette année-là un concert de Salvatore Adamo qui, victime d’un malaise, doit décliner l’invitation pour être remplacé par le chanteur italien Umberto Tozzi. Le 23 septembre 2006, il est celui qui parvient à faire venir trois gondoles vénitiennes sur le canal du Centre pour une grande fête italienne clôturée par un concert de Claude Barzotti. Trois ans plus tard, Marc Durant reprend la gestion d’un autre lieu touristique hainuyer : la cafeteria du lac de Clairefontaine à Godarville (B) et il sera particulièrement actif dans le domaine de l’organisation d’événements. Il le restera d’ailleurs jusqu’à sa mort qui survient à La Louvière le 24 novembre 2016. Un décès consécutif à une longue maladie.
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LIO en 1986 – Photo (c) Rajik

17 juin 1962 : Naissance, à Mangualde au Portugal, de la chanteuse et actrice belge LIO. Vanda Maria Ribeiro est le vrai nom de cette fille d’officier portugais au service du président autoritaire Salazar dans les années 1960. Les parents de Vanda divorcent en 1968 et la petite fille suit sa maman qui émigre en Belgique, à Charleroi. Son adolescence va se dérouler à Bruxelles et, à 17 ans, elle envisage sérieusement de tenter l’aventure de la chanson sous le pseudonyme de Lio. C’est grâce au regretté musicien et animateur de radio belge Marc Moulin qu’elle enregistre un premier 45 tours qui va définitivement bouleverser sa vie: le « Banana Split » est un « tube » international. La carrière de Lio aurait pu s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’intelligence de son producteur et sur l’opiniâtreté de la chanteuse. Elle enchaîne ainsi les hits: « Amoureux solitaires », « Sage comme une image », « Plus je t’embrasse » et « Zip-a-doo wah ». Sa rencontre avec Alain Chamfort va encore enrichir un peu plus son répertoire de « lolita »: sur l’album « Pop Model » de 1986, elle assure sa popularité avec « Les brunes comptent pas pour des prunes », « Fallait pas commencer » et « Je casse tout ce que je touche ».

La décennie suivante voit le succès public s’estomper au niveau de la chanson où ellle s’oriente vers des choix de plus en plus personnels. Mais Lio, qui possède d’autres qualités artistiques, se tourne vers le théâtre, le cinéma et la télévision. En 2001, elle crée un spectacle d’hommage aux chansons de Prévert qui lui permet de proposer des concerts dans toute la francophonie. En mars 2007, Lio rejoint les participants de la tournée nostalgique française « RFM Party 80 » et elle y participe durant quelques années. En 2007, elle est membre du jury de l’émission télévisée française « Nouvelle Star ». Deux ans plus tard, elle enregistre un nouvel album avec des musiciens belges et le groupe Phantom de Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam. A la fin de l’année 2011, elle fait partie du jury de la première édition du crochet télévisuel « The Voice Belgique » à la RTBF, chaîne de télé publique francophone. Et, deux ans plus tard, elle commercialise un single qui doit préfigurer un nouvel album: « Poupée pop ». En 2018, un nouvel album de Lio est disponible et il rend hommage au grand chanteur et compositeur brésilien Dorival Caymmi dix ans après son décès. L’opus a pour titre « Lio canta Caymmi ».
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