14 FEVRIER

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom.
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14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
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Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
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Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE
* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Mais, après cela, l’homme rencontre Jane Birkin et délaisse BB. Cette dernière n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film culte érotique: « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée par Francis Lai. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. L’enfance de cet artiste hors du commun, né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand, se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de 15 ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. c’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil. Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh e hein quoi » en 1966. En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006. La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane.
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600 000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La légende de Michauo » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ».
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19 JUIN

En 2006

19 juin 1973 : Naissance, à Tours, de la chanteuse française NADIYA sous le nom de Nadia Zighem. Sa famille est d’origine algérienne et elle est la cadette des six enfants. C’est l’athlétisme qui passionne d’abord la petite fille qui se dirige tout naturellement vers des études sportives. A seize ans, elle est sacrée championne de France du 800 mètres dans la catégorie juniors. Elle se découvre alors des talents de chanteuse et décide de partir pour Paris où, encouragée par l’humoriste Smaïn, elle s’inscrit en 1996 au casting de « Graines de star », le crochet télévisé de la chaîne privée M6. Elle y connaît la gloire en remportant trois fois le concours. Et cela lui permet d’enregistrer un premier disque produit par Smaïn en 1997. Les professionnels de la chanson s’intéressent à elle et, en 2000, elle fait partie des choristes figurant sur l’album de Stomy Bugsy « Trop jeune pour mourir ». Un an plus tard, la chanteuse saisit l’opportunité d’enregistrer un premier single, « J’ai confiance en toi », qui connaît un succès léger confirmé par un second essai qui se classe dans le top 30 des ventes: « Chaque fois ». Les deux titres sont repris ensuite sur l’album « Changer les choses » qui n’atteint pas des sommets de popularité. Ce succès mitigé n’empêche cependant pas Nâdiya d’être nommée aux Victoires de la Musique en 2002. Dès 2003, le producteur Thierry Gronfier s’intéresse à l’artiste et lui fait enregistrer les chansons qui vont vraiment la faire sortir de l’anonymat: « Parle-moi » se classe quatrième dans les hits français mais est aussi un tube en Belgique et en Suisse. L’album « 16/9 » consécutif à ce succès est lui aussi une des meilleures ventes francophones de l’année 2004. Mais cette popularité va être amplifiée encore par le score sans appel du single suivant: « Et c’est parti », un tube européen.

En 2005, l’album « 16/9 » reçoit la Victoire de la musique dans la catégorie rap/hip-hop/R&B. Un an plus tard, le troisième album est lancé par le duo avec Smartzee: « Tous ces mots ». L’opus intitulé simplement « Nâdiya » se classe vite comme le plus vendu en France. Le public de Nâdiya rêve alors de la découvrir sur scène et une première tournée de concerts est prévue pour 2006 puis reportée à 2007 avant d’être à nouveau postposée à 2008 sans raison particulière. En 2008, l’artiste enregistre un duo avec Enrique Iglesias, « Tired of being sorry », où elle répond au chanteur hispano en français « Laisse le destin l’emporter ». Cette chanson occupe la première place des classements de vente français et belges durant plusieurs semaines. A la fin de la même année, elle commercialise l’album « Electron libre ». Alors qu’elle n’a toujours pas proposé, sur scène, autre chose que des petites prestations sur des podiums télévisés ou radiodiffusés, Nâdiya semble s’éloigner du show-business en 2010 même si elle participe brièvement en 2011 à l’aventure télévisée de « Danse avec les stars » sur la chaîne privée française TF1. En décembre 2017 toutefois, Nadiya revient à la musique et propose, notamment sur YouTube, le clip d’une nouvelle chanson en français au titre anglais : « Unity ». Son retour se poursuit en 2018 avec le titre « Nirvana » et, au début 2019, avec « Top ». Ce dernier morceau annonce un nouvel album qui serait intitulé « Odyssée ».
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En 1981

19 juin 1986 : Décès à Opio (Alpes-Maritimes, France), dans un accident de moto, de l’humoriste, acteur et chanteur français COLUCHE. Coluche, de son vrai nom Michel Colucci, naît le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris. Avec sa salopette blanche à lignes bleues (à moins que ce ne soit le contraire), Coluche a imposé, dès le début des années 1970, un nouveau style de one man show humoristique en France. Ses sketches sont la plupart du temps des caricatures de la société dans laquelle il vit, décrite avec ses torts et ses travers. En 1974, c’est en parodiant avec talent un jeu télévisé de Guy Lux, « Le Schmilblick », qu’il commence à devenir populaire en France. Parallèlement à ses activités d’humoriste, il s’oriente aussi vers le cinéma en jouant dans des comédies comme « L’aile ou la cuisse » aux côtés de Louis de Funès et Annie Girardot mais aussi, plus tard, en 1984, en obtenant un César pour son rôle dramatique dans « Tchao Pantin ». Véritable trublion de la classe politique française, il va jusqu’à se porter candidat à la présidence de la république en 1981. En 1985, consterné par la paupérisation grandissante de la population, Coluche crée l’association « Les Restos du Cœur » qui est lancée par le premier disque des Enfoirés, la « Chanson des Restos », composée par Jean-Jacques Goldman et dont il assure l’introduction. Cette année-là aussi, à l’initiative de son ami Renaud, il participe à l’enregistrement de la chanson « Ethiopie » interprétée par « Chanteurs sans frontières ». Coluche n’a jamais caché son admiration pour la chanson et les chanteurs. Au point de tater lui-même de la musique à chaque fois qu’il en a l’occasion. Il participe ainsi à quelques concerts donnés par le Grand Orchestre du Splendid. En 1981, il enregistre le 45 tours « J’tape un doigt ». La même année, il compose pour Renaud la chanson « Soleil immonde ». Renaud écrira pour lui, à sa mémoire, la chanson « Putain de camion » en 1986.

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3 JUIN

Josephine Baker dans les années 1960

3 juin 1906 : Naissance, à Saint-Louis, dans le Missouri (USA), de la chanteuse et meneuse de revue, d’origine afro-américaine, Josephine BAKER. Ses parents se séparent alors qu’elle est toute petite et sa mère se remarie assez vite. Son enfance se déroule entre l’école et le travail qu’elle effectue chez des gens aisés. Le salaire qu’elle perçoit pour ce travail devient bien vite le seul revenu d’une famille qui s’agrandit rapidement et, à treize ans, Josephine quitte l’école et la maison pour se marier. Mais ce mariage bat promptement de l’aile et l’adolescente, qui voue une passion pour la danse depuis longtemps, rejoint une troupe d’artistes intinérante. Après de nouvelles épousailles et une nouvelle rupture, elle s’installe à New York, bien décidée à conquérir Broadway. De rencontres en rencontres, elle finit par croiser le chemin de Caroline Dudley Regan qui apprécie beaucoup son talent et qui lui propose de l’accompagner à Paris où son mari est attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis. Regan pense qu’elle pourrait devenir la meneuse d’un spectacle qu’elle veut monter à Paris: la Revue Nègre. Et, effectivement, le 2 octobre 1925, elle est à l’affiche de la Revue nègre au Théâtre des Champs-Élysées. Là, vêtue d’une simple ceinture de bananes, elle danse le charleston qui est alors un rythme encore inconnu en Europe. C’est le scandale mais c’est aussi très vite un grand succès parisien. Après une tournée en Europe, en 1927, Josephine Baker se lance dans la chanson. Et, quatre ans plus tard, elle remporte un succès inoubliable avec la chanson « J’ai deux amours » composée par Vincent Scotto. Alors que sa popularité est grandissante en France et en Europe, elle veut effectuer une tournée aux Etats-Unis en 1936 mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Les Américains ne comprennent pas pourquoi elle s’exprime tantôt en français, tantôt en anglais avec un terrible « french accent ». Suite à cet échec, Josephine rentre en France et acquiert la nationalité française en 1937 en épousant un Français: Jean Lion. Elle est en France quand éclate la seconde guerre mondiale. Et, dès 1939, l’artiste se mobilise et devient agent de contre-espionnage à Paris. A la Libération, elle s’engage pour la Croix-Rouge. Avec le chef d’orchestre français Jo Bouillon, qu’elle épouse à son tour en 1947, elle achète le domaine des Milandes qui se trouve en Dordogne. N’ayant plus la possibilité physique d’avoir des enfants, elle accueille dans ce château du Périgord des enfants de toutes origines qu’elle adopte. Ce comportement, très coûteux, va engloutir toute sa fortune et elle est obligée de multiplier concerts et galas pour se renflouer continuellement. Mais cela ne va pas suffire et, pratiquement ruinée, Josephine se voit offrir un logement à vie à Roquebrune, sur la Côte d’Azur, par son amie la princesse Grace de Monaco. Infatigable, Josephine Baker se produit à la télévision française pour y reprendre, à 61 ans, son tube de toujours « J’ai deux amours ».

Et elle poursuit ses tournées et ses spectacles avec des arrêts à l’Olympia de Paris en 1968 ou au Carnegie Hall de New York en 1973. Fin mars 1975, elle présente encore ses chansons au public parisien de Bobino. Le 10 avril 1975, au lendemain d’une soirée où le public était très chaleureux, l’artiste ne se réveille pas dans son appartement parisien. Elle a subi une attaque cérébrale et est emmenée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière dans le coma. Elle s’y éteint le 12 avril. Josephine Baker est inhumée au cimetière de Monaco. Les grands succès de Josephine Baker restent à tout jamais, « La petite Tonkinoise » (1930), « J’ai deux amours » (1931), « Dis-moi Joséphine », « Dans mon village » (1953), « Sur deux notes » (1953), « Piel canela » (1953), »Donnez-moi la main » (1959), « La vie en rose » (1968) ou « Hello Dolly » (1968). A la fin des années 2000, un spectacle musical français mis en scène par Jérôme Savary relate l’histoire de Josephine Baker.
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Frédéric François en 1987 – Photo (c) JC Tombeux

3 juin 1950 : Naissance, à Lercara (Sicile), sous le véritable nom de Francesco Barracato, du chanteur et compositeur italien Frédéric FRANCOIS. Un an après sa naissance, le petit Francesco, sa maman et son frère, rejoignent le paternel qui a trouvé du boulot dans un charbonnage de Tilleur près de Liège en Belgique. La famille s’agrandit bien vite et, finalement, Francesco aura sept frères et soeurs. Lors des repas familiaux et de toutes les autres grandes occasions, le papa, Peppino, ne rate jamais l’opportunité de saisir sa guitare et d’interpréter des airs d’opéras ainsi que des mélodies napolitaines. A dix ans, fortement influencé par le comportement de son père, Francesco interprète « O sole mio » dans un café du village. Désormais, la musique et la chanson sont ses motivations premières. Alors qu’il est à l’école secondaire, il intègre le groupe musical « Les Eperviers » en 1963: il en est le guitariste et chanteur. La musique prenant le pas sur tout le reste, à quinze ans, Francesco s’inscrit au Conservatoire de Musique de Liège où il apprend le violon mais aussi la diction, la déclamation et le chant. En 1966, il devient le chanteur d’une autre formation: « Les tigres sauvages ». Avec ce groupe, il se présente au concours du Microsillon d’Argent au Festival de Châtelet en Belgique. Il remporte le premier prix qui lui permet d’enregistrer un 45 tours. Ce sera, pour lui, le premier d’une longue série: Francesco Barracato le sort sous le nom quelque peu « francisé » de François Bara. Les deux chansons qui y figurent ont pour titre « Petite fille » et « Ne pleure pas ».

Le succès n’est pas énorme mais on commence à connaître François Bara dans la région de Liège où les juke-boxes sont alimentés par le papa de Francesco qui achète les 500 exemplaires du 45 tours! Du coup, on lui propose d’effectuer des premières parties de grands artistes de passage à Liège: Johnny Hallyday ou Michel Polnareff par exemple. En 1969, il rencontre le producteur liégeois Constant Defourny et il signe un premier contrat avec Barclay-Belgique. En juillet de la même année sort son premier disque sous le nom de Frédéric François: « Sylvie ». Il a choisi son nouveau pseudonyme en hommage au compositeur Chopin dont le véritable prénom était Frédéric-François. Ses premières chansons ne se révèlent pas être des succès: après « Sylvie », il y a « Les Orgues de Saint Michel » puis « Marian » et « Comme tous les amoureux » qui n’est pas retenue pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la chanson de 1970. Quelques mois plus tard, une nouvelle chanson, « Jean », est distribuée en France par le label Az et est programmée sur la radio Europe 1. Le succès est toutefois encore très limité mais il semble néanmoins que le destin est en marche et, après deux autres 45 tours, la chanson « I love you je t’aime », interprétée en duo avec son épouse Monique, fait véritablement connaître Frédéric François au public de la Belgique et du Nord de la France. Ce joli coup d’essai est transformé triomphalement par le titre suivant: « Je n’ai jamais aimé comme je t’aime » dont le texte est signé par Marino Atria. Cette fois, Frédéric François se fait un nom parmi les stars du hit-parade et son statut sera confirmé avec le tube de l’été 1972: « Je voudrais dormir près de toi ». 500.000 exemplaires de ce 45 tours se vendent en quelques semaines. Le chanteur-compositeur s’intègre alors parfaitement dans la catégorie des chanteurs pour jeunes demoiselles (ce qu’on appelle alors « les minettes ») où il côtoie d’autres Belges comme Christian Adam, Christian Vidal, Frank Michaël, Art Sullivan et Franck Olivier mais aussi les Français Christian Delagrange, Ringo, Crazy Horse, le Suisse Patrick Juvet ou l’Israélien Mike Brant. Toutes les chansons de Frédéric deviennent ainsi des « tubes »: « Laisse-moi vivre ma vie » (1972), « Quand vient le soir on se retrouve » (1973), « Un chant d’amour un chant d’été » (1973), « Viens te perdre dans mes bras » (1973), « Il est déjà trop tard » (1974), « Chicago » (1975), « Mal tu me fais mal » (1975), « Maintenant que tu es loin de moi » (1975) ou « San Francisco » (1976). La fin des années 1970 va être plus difficile pour les chanteurs français à succès et ce sera le cas aussi pour Frédéric François. C’est l’époque où le mouvement disco amène de nouvelles idoles et où certains saisissent la balle au bond (Patrick Juvet, Carène Cheryl ou Sheila par exemple). Mais c’est aussi une période ou la new wave va amener des orchestrations plus électroniques qui serviront de nouveaux artistes comme Daniel Balavoine ou Jean-Jacques Goldman par exemple. En 1982 toutefois, un changement s’opère dans les medias avec l’apparition des radios libres. En Belgique, ces dernières diffusent largement un nouveau 45 tours de Frédéric: « Adios Amor ». La radio nationale francophone (RTBF) suit le mouvement et, finalement, ce sont 500.000 45 tours qui sont vendus de cette mélodie qui tient ses origines en Allemagne. Le succès est véritablement revenu pour le chanteur qui voit aussi s’éloigner quelques soucis de santé. En 1983, la chanson « Aimer » est également très populaire. Mais la maison de disques Vogue est en restructuration et Frédéric François se tourne vers la firme Trema qui va relancer sa carrière de manière spectaculaire à partir de 1984 avec « On s’embrasse on oublie tout » et « Mon coeur te dit je t’aime » qui sont repris sur un album qui se vend à 300.000 exemplaires. Ce renouveau lui permet aussi de passer pour la première fois en vedette à l’Olympia de Paris. Il y aura ensuite « Je t’aime à l’italienne » (1985), « L’aimer encore » (1986), « Une nuit ne suffit pas » (1987), « L’amour s’en va l’amour revient » (1988), « Qui de nous deux » (1989), « Est-ce que tu es seule ce soir » (1990), etc. En 1989, Frédéric François se produit sur des scènes du Canada et des Etats-Unis. En 1993, il crée sa propre maison de production avec Moïse Benitah, MBM (Moïse Benitah Music), et sort le dernier 45 tours de sa carrière: « L’amour c’est la musique ». A la fin de l’année 1996, il chante devant le pape Jean-Paul II à Rome. L’année suivante, Frédéric François connaît à nouveau le succès avec une mélodie où il tente, pour la première fois, de chanter en voix de tête: « L’amour fou ». En 1999, quelques mois avant de chanter dans son village natal de Lercara, il enregistre un album de standards de la chanson italienne comme « Ciao Ciao bambina » ou « Volare » par exemple. Au début du 21e siècle, celui dont on parle de plus en plus comme le successeur de Tino Rossi va rendre hommage à l’idole corse: il enregistre ainsi en 2003 un album de ses grands succès comme « Petit Papa Noël », « Marinella » ou « Méditerranée ». En 2005, l’album où figure « Et si on parlait d’amour » se vend à 200.000 exemplaires. En octobre 2008, alors qu’il est en tournée dans les grandes villes belges, Frédéric doit être hospitalisé à Liège pour abus de cortisone. Il se voit imposer un an d’interruption de carrière au risque de ne plus pouvoir chanter. En 2010, parfaitement rétabli, il sort un nouvel album: « Chanteur d’amour ». L’opus suivant sort en octobre 2013 et a pour titre « Amor latino ». Du 28 février au 9 mars 2014, il est sur la scène de l’Olympia de Paris pour la quatorzième fois. A la fin de l’année 2014, le chanteur commercialise un album intitulé « Magie de Noël » qui reprend les grands standards du thème et un inédit dont le titre est « Avant Noël ». Et, en mai 2016, la popularité de l’idole des seventies se perpétue avec une nouvelle galette numérique qui sort pour la fête des mères: « Les femmes sont la lumière du monde. » Le 28 septembre 2017, Frédéric François est fait Chevalier des Arts et des Lettres par l’ambassadrice de France en Belgique, Claude-France Arnould. Plusieurs amis de l’artiste, parmi lesquels les chanteurs Salvatore Adamo et Le Grand Jojo ou le metteur en scène Franco Dragone, assistent à la cérémonie. En mars 2019, Frédéric revient au premier plan avec un nouvel opus dont il co-signe les chansons avec Frédéric Zeitoun : « Juste un peu d’amour ».
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Allain Leprest en 1986 (c) Alain Marouani

3 juin 1954 : Naissance, à Lestre, de l’auteur et interprète français Allain LEPREST. Allain Leprest passe son enfance dans une famille modeste à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen. L’enfance est heureuse et le petit Allain a la tête dans les étoiles: il voudrait devenir poète mais, pour faire plaisir à ses parents plus « terre à terre », il sera peintre… mais peintre en bâtiment. Il entreprend donc des études dans ce sens mais, en cachette, dès l’adolescence, il écrit des textes qu’il commence à chanter dans des endroits comme « Le bateau ivre » à Rouen. En 1980, il débarque à Paris et propose ses chansons dont personne ne veut. Il se résigne donc à les chanter lui-même dans des cabarets de la capitale française. Ses débuts sont donc difficiles mais il se fait néanmoins remarquer par quelques « collègues » comme Henri Tachan. En 1985, il tente sa chance au Printemps de Bourges et il en devient la révélation inattendue. A partir de ce moment, il va régulièrement proposer des spectacles un peu partout en France et dans de nombreux festivals. Il est remarqué par Jean Ferrat et l’ami producteur de ce dernier, Gérard Meys, lui propose d’enregistrer des chansons. En 1988, il sort un album avec « Rimbaud » (musique de Francis Lai) et « J’ai peur » (musique de Jean Ferrat). Mais les musiques qui lui collent alors le mieux sont celles que signe Romain Didier pour les chansons « La retraite », « Edith » ou « Dans le sac à main de la putain ». Allain Leprest enregistre ensuite avec Saravah, la maison de production créée par Pierre Barouh. Deux albums studio sortent de cette collaboration. En 1992 tout d’abord, Leprest et Richard Galliano collaborent pour un album minimaliste reposant sur le concept « une voix, un accordéon ». Puis, deux ans plus tard, il y a le quatrième album solo avec, entre autres, « Sur les pointes » et « Il pleut sur la mer ».

En 1995, il propose ses chansons sur la scène de l’Olympia juste dix ans après Bourges. Au même moment, réalisant son rêve d’enfant, Leprest écrit des textes pour Juliette Gréco, Francesca Solleville ou Enzo Enzo. En 1998, il enregistre l’album « Nu » où certaines chansons sont composées par Romain Didier mais où d’autres sont signées par Kent, Higelin, Laffaille ou Duteil. Il y reprend aussi le célèbre « Melocoton » de Colette Magny. En 2005, il rejoint le label Tacet de Didier Pascalis qui produit « Donne-moi de mes nouvelles » puis « Chez Leprest », un hommage de ses amis auteurs et chanteurs. En 2008 sort l’album « Cantate pour un cœur bleu, ode à la Méditerranée » sur des musiques de Romain Didier avec Enzo Enzo, Romain Didier et Jean-Louis Trintignant. Le dernier opus d’Allain Leprest, « Quand auront fondu les banquises », arrive en 2009. Au cours de l’été 2011, un « Leprest symphonique » est en cours de réalisation lorsque son auteur-interprète décide de se suicider. Atteint d’un cancer des poumons depuis des années, Allain Leprest met fin à ses jours le lundi 15 août 2011 à Antraigues-sur-Volane, le village de Jean Ferrat, où il passe ses vacances. Le 23 août 2011, il est, selon son souhait, inhumé au cimetière Monmousseau à Ivry-sur-Seine. Les chansons qu’il n’a pas eu le temps d’enregistrer l’ont été par Enzo Enzo, Kent, Sanseverino, Christophe, Daniel Lavoie et Romain Didier qui a assuré la direction musicale de l’album qui est sorti à titre posthume à la fin de l’année 2011. Allain Leprest a écrit plus de 1.000 chansons mais seulement 369 de ses oeuvres sont répertoriées à la SACEM. Artiste jusqu’au bout des ongles, Allain Leprest « offrait » et égarait ainsi beaucoup de ses textes.
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René-Louis Lafforgue en 1959

René-Louis Lafforgue en 1959

3 juin 1967 : Décès, à Albi, dans un accident de voiture, de l’acteur, auteur, compositeur et chanteur français d’origine espagnole René-Louis LAFFORGUE. Né le 13 mars 1928 à Saint-Sébastien (Espagne) dans une famille de militants libertaires du pays basque espagnol, il subit la guerre d’Espagne puis l’exil en France où il participe à la Résistance avec son frère qui y trouve la mort. Il se rend à Paris où il exerce de nombreux métiers avant de s’orienter vers la comédie, la musique et la chanson. Il effectue des rencontres qui lui permettent de faire du théâtre et, en 1948, Charles Dullin l’engage comme comédien. Un an plus tard, il fait une tournée européenne avec le mime Marcel Marceau. Il découvre ensuite la chanson et il se rend célèbre en remportant, en 1954, le Grand Prix de la Chanson française de Deauville. Parmi ses grands succès, il y a alors « Julie la Rousse » (1956) et  » Le Poseur de rails » (1957). En 1962, il achète le cabaret parisien de « L’École buissonnière » et il permet à des jeunes talents de s’y produire: Guy Bedos, Paul Préboist, Pierre Louki, Boby Lapointe, Maurice Fanon, Christine Sèvres ou Béatrice Arnac. Le cabaret devient vite le lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes parisiens. Dans les années 1960, il assure les premières parties des spectacles de Georges Brassens avant de passer en vedette à l’Olympia de Paris. En 1966, dans la lignée de « Nuit et brouillard » de Jean Ferrat, il enregistre une chanson bouleversante: « Les enfants d’Auschwitz ». Le 3 juin 1967, alors qu’il roule sur la Nationale 118 entre Albi et Castres, René-Louis Lafforgue se tue en voiture.
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En 1976

3 juin 2001 : Décès, à Boston (Etats-Unis), de l’acteur mexico-américain Anthony QUINN, né le 21 avril 1915 à Chihuahua (Mexique). Après avoir obtenu de très nombreux petits rôles alimentaires dans des productions d’Hollywood, il ne trouve sa réelle place au cinéma qu’à partir de 1953 avec des films comme « Viva Zapata », « La Strada » de Fellini, « Lawrence d’Arabie » ou « Zorba le Grec ». Parallèlement à cette longue et importante carrière d’acteur, Anthony Quinn enregistre parfois des chansons, souvent en anglais, comme « I love you you love me » en 1967 ou « Life itself will let you know » en 1981. Et puis, en 1976, il interprète, en français approximatif, « Nous deux c’est fini », une mélodie à la Barry White avec un texte de Boris Bergman.
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3 juin 2019 : 16e édition de la remise des Octaves de la Musique à Bruxelles. Ces récompenses annuelles sont attribuées aux artistes de la communauté francophone de Belgique évoluant dans tous les genres musicaux. Parmi les lauréats invités à prester sur la scène de la salle de la Madeleine, le groupe KUZYLARSEN reçoit l’octave de la chanson française. Dans les autres catégories, BALOJI est récompensé pour sa musique du monde ainsi que pour ses spectacles et concerts. Veence HANAO & le MOTEL sont primés pour l’album « Bodie » et le groupe L’OR DU COMMUN se distingue pour son album « Sapiens » dans la catégorie des musiques urbaines.
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28 AVRIL

Scopitone (c) Joe Mabel

28 avril 1918 : Naissance de Mamy Scopitone, de son vrai nom Andrée ou Daidy DAVIS-BOYER qui était, à l’origine, une imprésario française. Mais, c’est en tant que productrice et réalisatrice de scopitones dans les années 1960 qu’elle s’est faite une réputation. Dans les années 1950, elle met sur pied les tournées des grandes vedettes françaises comme Charles Trenet, Gilbert Bécaud, Tino Rossi, Edith Piaf, Henri Salvador ou Charles Aznavour. Au début des années 1960, Daidy découvre le scopitone qui s’apparente à un juke-box diffusant les clips des chansons demandées (voir la vidéo sur cette drôle de machine ci-dessous).

Ces clips sont des petits films tournés en décors naturels généralement réalisés par elle-même ou par de jeunes réalisateurs de cinéma comme Claude Lelouch. Les chanteurs qui bénéficient le plus de ces tournages ont pour nom Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Dick Rivers (le beau-fils de Mamy Scopitone), Sheila, Claude François, Adamo, Dalida, Petula Clark, Line Renaud, Claude Nougaro, Julien Clerc, Annie Cordy, Les Chaussettes Noires avec Eddy Mitchell, Michel Delpech, etc. La réalisation de ces petits films tournés avec de la pellicule va se poursuivre bien après la disparition des visionneuses puisque on retrouve parmi eux le fameux « Rockollection » de Laurent Voulzy en 1977. A noter qu’à la fin des années 2000, une série d’émissions, intitulées « Do you do you scopitone » et présentées par Mareva Galanter, a permis aux téléspectateurs français et belges de (re)découvrir quelques pépites de cette manne à archives extraordinaire. La chaîne télévisée française Melody TV consacre aussi un bon nombre d’émissions à ces petits films qui sont autant de reflets d’une époque formidable et définitivement révolue. Daidy Davis-Boyer était l’épouse de Roby Davis, saxophoniste de jazz et chef d’orchestre, et la mère de la musicienne Florence Davis. Elle est décédée le 10 mars 2012 à l’âge de 93 ans.
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Jacques Dutronc en 1984 – Photo (c) A. Florent

28 avril 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Jacques DUTRONC. A la fin de ses études, en pleine période « yé-yé », il est le guitariste du groupe « El Toro et les Cyclones ». Comme compositeur, il signe « Le temps de l’amour » et « Va pas prendre un tambour » pour Françoise Hardy. Puis, en 1966, il se lance comme chanteur soliste et obtient du succès dès ses premiers disques. Bras droit de Jacques Wolfsohn alors directeur artistique chez Vogue, il reçoit un texte de Jacques Lanzmann à mettre en musique pour un artiste à la mode. Le morceau ne convient pas à l’interprète en question mais la maquette réalisée par Jacques récolte tous les suffrages. De manière inattendue, c’est donc lui qui va enregistrer « Et moi et moi et moi » et en faire un succès immédiat.

Sa carrière se poursuit alors avec des « tubes » comme « Les cactus », « J’aime les filles », « Les playboys », « Il est cinq heures », « L’hôtesse de l’air », « L’Arsène », « Le petit jardin », « Gentleman cambrioleur », « La ballade du bon et des méchants », etc. Parallèlement à la chanson, à partir de 1973, Dutronc va réaliser un beau parcours au cinéma qu’il commence avec « Antoine et Sébastien ». A partir des années 1980, ses disques vont se raréfier autant que ses shows en public. Il y a toutefois le disque « Merde in France » en 1984 et l’album « C’est pas du bronze » écrit avec la collaboration de Serge Gainsbourg quelques mois plus tard. Puis, en 1995, il y a « Brèves rencontres » et, en 2003, « Madame l’existence ». Très éloigné du show-business, Jacques Dutronc effectue toutefois un premier retour sur scène en 1992 puis un autre en 2010. A chaque retour, le public est au rendez-vous d’une tournée de spectacles où les nouvelles chansons sont rares. En novembre 2014, Jacques est même sur la scène de Bercy (Paris) pour s’y produire de manière exceptionnelle avec Eddy Mitchell et Johnny Hallyday dans le spectacle des « Vieilles canailles ». Contre toute attente, une tournée de ces « Vieilles Canailles » est aussi mise sur pied pour l’été 2017 dans les grandes villes des pays francophones européens. Le 30 mars 1981, Jacques Dutronc a épousé la chanteuse Françoise Hardy avec qui il vivait depuis 1967 et qui lui a donné un fils, Thomas, le 16 juin 1973. Cela fait maintenant des années que l’homme a quitté Paris pour la Corse où il coule des jours plutôt paisibles.
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Ginette Reno en 1988 – Photo (c) Caroline Hayer

28 avril 1946 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Ginette RENO. Adolescente, la jeune Ginette rêve de faire carrière dans la chanson et elle participe ainsi au concours de découvertes organisé au Café de l’Est à Montréal. Cette participation lui permet d’enregistrer un premier album dès 1962. Deux ans plus tard, après avoir remporté le titre de découverte féminine de l’année au Gala des artistes du Québec, elle obtient l’opportunité de se produire en Angleterre, aux États-Unis et en France. A partir de 1962, Ginette Reno enregistre presque un album par an. En France et en Europe francophone pourtant, les disques de Ginette ne se vendent qu’à partir de la fin des années 1970 où elle connaît de grands succès comme « J’ai besoin d’un ami », « Je ne suis qu’une chanson », « J’ai besoin de parler », « Paris-Québec », « La deuxième voix », « L’essentiel » ou « Remixer ma vie ».

Au début des années 1990, elle se lance dans une carrière cinématographique au Canada. Puis, Ginette Reno se fait un peu moins présente pour revenir en 2009 avec un album intitulé « Fais-moi la tendresse ». Et, en 2011, son opus a pour titre « La musique en moi » avec des chansons signées entre autres par Didier Barbelivien. Au cours de l’été 2014, Ginette Reno effectue un passage remarqué dans l’émission télévisée « L’été indien », coprésentée par Michel Drucker et Julie Snyder sur les rives du Saint-Laurent à Montréal. Elle semble avoir complètement récupéré de la crise cardiaque dont elle a été victime en janvier 2014 alors qu’elle se trouvait en Floride. En octobre 2018, la chanteuse revient, au Québec, avec un nouvel opus intitulé « A jamais » et comprenant treize titres originaux écrits notamment par Jacques Veneruso, Rick Allison, Didier Golemanas, Luc Plamondon, Romano Musumara et Lynda Lemay.
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Sacha Distel en 1985 – Photo (c) Georges Dambier

28 avril 1985 : Sacha DISTEL est victime d’un accident de la route, sur la nationale 7 dans la traversée du hameau de Maltaverne à proximité de Cosne-sur-Loire. A bord de la Porsche qu’il conduit se trouve la comédienne Chantal Nobel, alors héroïne du feuilleton télé « Châteauvallon ». Chantal Nobel est grièvement blessée et ne s’en sort qu’au prix de longues rééducations. Sacha, lui, est légèrement blessé et est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires. Vous pouvez lire la biographie de Sacha Distel en CLIQUANT ICI.
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Olivia RUIZ à Bruxelles toute auréolée du succès de son album de 2005

28 avril 2006 : Le festival des Nuits Botanique commence à Bruxelles. Jusqu’au 7 mai, il va accueillir des dizaines d’artistes d’expression francophone parmi lesquels ANAÏS, Daniel HELIN, MICKEY-3D, ETE 67, Samir BARRIS, Claire DITERZI, Joseph D’ANVERS, SAULE, DEBOUT SUR LE ZINC, Les TETES RAIDES, ARTHUR H, DA SILVA, Ariane MOFFAT, KATERINE, Dominique A, CAMILLE, LIO, Olivia RUIZ ou encore Marie WARNANT.
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Serge Koolenn en 1975

Serge Koolenn en 1975

28 avril 2015 : Décès, à Molières-sur-Cèze, dans le Gard (F), du musicien et chanteur français Serge KOOLENN des suites d’un cancer. Né le 15 avril 1947 à La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, il est adolescent quand il apprend la guitare avec, pour exemple, les groupes de rock « yé-yé ». Il se rapproche des vedettes de l’époque et finit par être guitariste dans l’orchestre qui accompagne Michel Polnareff sur scène en 1969. Il rencontre alors une jeune Américaine dont il partage l’existence pendant neuf ans. Ensemble, ils enregistrent un duo en 1970: « Sonne, carillonne ». Cette chanteuse s’appelle Joëlle Mogensen et choisit son seul prénom comme pseudonyme: Joëlle. Quelques mois plus tard, le couple décide de créer un groupe avec l’aide d’autres musiciens qui ont pour nom Richard Dewitte, Lionel Gaillardin, Bruno Walker et Christian Burguière: « Il était une fois ». Leur premier succès, en 1972, a pour titre « Rien qu’un ciel » mais quelques autres « tubes » vont marquer la brève carrière du groupe qui se sépare en 1979: « Les filles du mercredi » (1973), « Que fais-tu ce soir après dîner ? » (1973), « Quand tu partiras » (1973), « C’était l’année dernière » (1974), « J’ai encore rêvé d’elle » (1975), « Viens faire un tour sous la pluie » (1975), « Je suis mélodie » (1976), « Toi et la musique » (1976) ou encore « Pomme » (1978). La plupart de ces titres ont été composés par Serge Koolenn et Richard Dewitte. Ces deux compères vont d’ailleurs être les premières victimes de la séparation du groupe car si Joëlle poursuit, avec succès, une carrière de chanteuse soliste interrompue par son décès tragique en 1982, Serge et Richard finissent par retomber dans l’anonymat. Pourtant, Serge Koolenn compose avec Jacques Mercier deux chansons pour son nouveau groupe MEKS (avec les initiales de Mercier, Einaudi, Koolenn et Sere) en 1979: « Loin de chez moi » et « La vie est belle ». Mais cela ne donne rien. Et le résultat n’est pas meilleur lorsqu’il commercialise, grâce à son pote Dick Rivers en 1980, un album où figurent des chansons comme « Fille à problèmes », « A cause de vous » ou « Les p’tites grenouilles ». En 1981, il enregistre encore un album intitulé « Paris Hollywood » avant de définitivement rejoindre le rang des musiciens de studio. Atteint d’un cancer, Serge Koolenn décède le mardi 28 avril 2015.
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