GILBERT Yves

Yves Gilbert au milieu des années 1960

Le compositeur, musicien, pianiste et interprète français Yves GILBERT naît le 22 novembre 1937. A l’âge de huit ans, alors que la seconde guerre mondiale vient de s’achever, il est emmené par sa mère pour être inscrit à des cours de piano. Mais ce n’est pas de force car le garçonnet apprécie la musique depuis un moment déjà et s’applique donc à jouer au mieux de cet instrument magique. Au fil du temps, sa passion augmente et il décide d’en faire son métier. Mais cela n’est pas du tout du goût de son père, directeur du casino de Deauville, qui ne désire pas de saltimbanque dans sa famille et qui lui impose des études « classiques » et « sérieuses » orientées vers l’architecture et l’école des Beaux-Arts durant cinq ans. Qu’à cela ne tienne, le jeune Yves tient à se perfectionner musicalement et, une fois ses journées de cours terminées, il apprend le solfège et écoute les chansons qui passent à la radio, beaucoup de chansons françaises. Avec une copine de lycée, l’adolescent commence alors lui-même à composer des chansons. Il démarche alors les maisons de disques pour placer ses chansons car il ne veut pas nécessairement les chanter lui-même. Pourtant, en 1961, il est engagé chez Philips comme auteur-compositeur-interprète car ses chansons sont considérées comme drôles. Un an plus tard, Yves Gilbert est appelé à accomplir son service militaire comme chef-trompette puis, lorsqu’il revient de l’armée, il se marie avec une jeune danseuse prénommée Patricia qui est la fille de Jean Porrasse, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Chanteuse, Patricia placera un succès dans tous les hit parade, à la fin des années 1980 : « Etienne Etienne » sous le nom de Guesh Patti. Et, à peine mariés, nos deux artistes acceptent la proposition d’enregistrer ensemble quatre 45-tours sous le nom d’Yves et Patricia en 1964 et 1965.

.
En juin 1965, Yves profite du fait qu’il connaît la chanteuse Régine, qui a été à une époque hôtesse dans le casino de son père à Deauville, pour lui présenter quelques-unes de ses compositions. Mais, au lieu de les accepter pour elle, elle lui suggère de les proposer à un jeune auteur et interprète qui a pour nom Serge Lama et qui lui été recommandé par son amie Renée Lebas. La rencontre, entre les deux hommes que tout semble opposer, est un peu froide et ne débouche sur rien de concret. Il faudra attendre 1966 et une deuxième entrevue pour que Serge Lama et Yves Gilbert décident de collaborer ensemble. Pour son troisième 45-tours qui sort en juin 1966, Serge Lama enregistre deux mélodies signées Yves Gilbert : « Sans toi » et « Madame Poupon ».
.

.
Ce n’est pas encore un franc succès mais cela l’annonce : en 1967, Lama reprend une chanson qu’il a écrite avec Gilbert pour Zizi Jeanmaire et sa version se vend mieux que celle de la « croqueuse de diamants » : « Les ballons rouges » lance véritablement la carrière de Serge Lama. Le titre lui permet aussi d’enregistrer un premier 33-tours et, surtout, de se produire à l’Olympia en première partie de Nana Mouskouri.
.

.
Yves compose alors de nombreuses musiques sur lesquelles Serge vient placer ses textes et, à deux, ils enrichissent les répertoires de Nana Mouskouri, Isabelle Aubret, Juliette Gréco ou Marie Laforêt. Et le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, engage le pianiste pour assurer l’ambiance du célèbre bar du music-hall parisien. Et le duo compose alors toute une série de chansons qui installent la carrière de Serge Lama : « D’aventures en aventures » (1968), « Le temps de la rengaine » (1968), « C’est toujours comme ça la première fois » (1969), « Une île » (1969), « Mon ami mon maître » (1975), « Les ports de l’Atlantique » (1975), « Je t’aime à la folie » (1975), « L’enfant au piano » (1977) et « Je voudrais tant que tu sois là » (1977) par exemple. Yves Gilbert accompagne le chanteur dans toutes ses tournées où il l’accompagne au piano pendant plus de 200 concerts par an et ce pendant une dizaine d’années. En 1970, Yves Gilbert enregistre un 45-tours avec deux chansons qu’il interprète : « Aujourd’hui c’est lundi » et « Un p’tit air de rien du tout ». Ce n’est pas un succès. Au début des années 1980, le pianiste propose à l’auteur Lama de composer et écrire un spectacle d’envergure articulé autour d’un personnage historique central. Serge Lama pense immédiatement à une épopée musicale qui tournerait autour de l’empereur Napoléon et soumet toute une série de textes au compositeur qui, en trois jours et trois nuits, réalise les chansons de ce qui sera, finalement, un des plus grands succès de la carrière de Lama. Le spectacle est présenté pendant plus de trois ans à Paris (au théâtre Marigny), en province française mais aussi dans toute la francophonie : Belgique, Suisse et Québec. Il est assorti d’un double album avec 30 chansons en 1982 avant un troisième volume qui paraît en 1984 (« Marie la Polonaise »).
.

.
Après cette aventure hors du commun, Serge Lama s’éloigne un peu de la chanson pour tenter l’expérience du théâtre en jouant dans « La facture » de Françoise Dorin (1990-1991). Et, en 1993, lorsqu’il songe à revenir de manière « sérieuse » à la musique, c’est aussi à Yves Gilbert qu’il envoie ses textes à mettre en musique. L’album qui suit comporte ainsi notamment « Je te partage », « Neige » ou « Je suis un homme ». A ce moment, Yves Gilbert évolue vers d’autres univers et se remet à composer pour des artistes comme Charles Aznavour (« Un mort vivant, délit d’opinion »).
.

.
Mais aussi pour d’autres personnalités comme Julie Saget (son épouse), Madeleine Chapsal et Francis Perrin pour qui il composera des partitions de pièces de théâtre et de génériques de films (« Tête à claques », « Lé débutant », etc.).
.

.
En 2001, lorsque Serge Lama sort son nouvel album « Feuille à feuille », Yves Gilbert y est présent avec cinq musiques dont « Les jardins ouvriers », « Les gens qui s’aiment » et « Les poètes ».
.

.
Le 5 décembre 2005, le pianiste et compositeur se voit remettre le « Grand-Prix de la chanson française » de la SACEM (la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français) pour l’ensemble de ses compositions.
.

.
Ne délaissant jamais la musique, Yves Gilbert enregistre alors de nombreux albums de piano et de chansons dont le dernier en date est commercialisé en avril 2019 sous le titre « Est-ce le hasard » et est réalisé avec la complicité de Sonia Belolo.
.

 

.
A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, Yves Gilbert accorde une interview (en deux parties) à Gérard Quentin pour Musicbox TV. Elle est à voir ci-dessous.
.

.

.
Le vendredi 6 novembre 2020, Yves Gilbert intervient pour témoigner dans l’émission de télévision « La boîte à secrets » présentée par Faustine Bollaert sur France 3 dont l’un des invités est Serge Lama.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

6 NOVEMBRE

Pour tout savoir sur les éphémérides de ce jour CLIQUEZ ICI

.

.

.

Tags: , , , , , , , , , ,

6 NOVEMBRE

En 2013

6 novembre 1961 : Naissance, à Chalon-sur-Saône, du chanteur et acteur français Florent PAGNY. Fils de Bourguignons, Florent grandit d’abord dans sa région natale avant de passer son adolescence en Haute-Savoie. C’est là qu’il commence à chanter dans les cafés et sur les podiums alors qu’il a à peine treize ans. Il s’inscrit aussi à divers crochets radiophoniques et y interprète les chansons que sa mère écoute souvent: du Luis Mariano mais aussi du Michel Sardou et du Gérard Lenorman. En 1977, ses parents l’autorisent à abandonner l’école et il part pour Paris où il s’inscrit au conservatoire de Levallois-Perret. Alors qu’il preste divers petits boulots pour vivre, il fréquente les cours de comédie pendant trois ans. Barman dans le quartier des Halles, Florent se fait remarquer par le chasseur de talents Dominique Besnehard qui lui décroche des petits rôles dans les films « La balance », « L’as des as », « Fort Saganne » ou encore « Inspecteur la Bavure ». Au hasard des rencontres, il fait la connaissance de Gérard Louvin qui, alorsproducteur de l’émission télévisée française « Sacrée Soirée » sur TF1, cherche aussi des jeunes talents à lancer dans la chanson. Il écrit alors une chanson réquisitoire contre la drogue qui a pour titre « N’importe quoi ». Le disque est immédiatement un grand succès qui atteint, en France, les cimes du top 50.

Ne voulant pas laisser retomber le soufflé, Florent enregistre plusieurs 45 tours d’affilée qui se vendent tous fort bien: « Laissez-nous respirer » (1988) et la reprise du célèbre « Comme d’habitude » de Claude François en 1989. Un an plus tard sort le premier album de l’artiste qui a pour titre « Merci ». Il est récompensé par un disque d’or. A ce moment, la liaison de Florent avec Vanessa Paradis fait couler beaucoup trop d’encre à son goût et il décide de régler ses comptes avec une certaine presse dans la chanson « Presse qui roule ». Cette dernière n’est pas appréciée à sa juste valeur par la presse écrite (tiens donc) et le public qui ne retrouve pas trop le Pagny auquel il était (déjà) habitué. Son deuxième album, « Réaliste » qui sort en 1992, n’est pas un succès. En 1993, Florent Pagny rejoint la troupe des Enfoirés. Un an plus tard, Jean-Jacques Goldman lui donne le coup de pouce qui le remet en selle. Sous le pseudonyme de Sam Brewski, Goldman lui écrit trois chansons pour son futur album « Rester vrai » dont « Si tu veux m’essayer » qui est un énorme « tube ».

Par la suite, le titre « Bienvenue chez moi » et les reprises de « Caruso » ou « Oh happy day » lui rendent la popularité qu’il a un peu perdue. Avec deux concerts prévus dans les salles parisiennes de Bercy et du Zénith, la tournée de 1996 est un triomphe. A partir de ce moment, Pagny se concentre sur son travail d’interprète et délaisse l’écriture. En 1997, avec des compositeurs comme Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo, il sort un nouvel album dont la chanson « Savoir aimer » reste l’un des plus grands succès de sa carrière. En février 1998, il obtient la Victoire de la musique de l’artiste interprète masculin de l’année. Un an plus tard, assumant un peu plus encore son nouveau statut d’interprète, Florent Pagny enregistre un double album intitulé « ReCréation » où il reprend avec des arrangements technos un nombre impressionnant de standards de la chanson et du rock francophones. La décennie 2000 est celle de la variété pour l’artiste qui multiplie les genres musicaux différents à chaque album qu’il commercialise.

Après le grand succès de « Ma liberté de penser » (2003) où il évoque avec humour certains démêlés fiscaux, il enregistre de nombreux duos, fait un détour du côté du bel canto (« Baryton »), reprend les grands succès de Jacques Brel et sort un opus en espagnol (« C’est comme ça ») en 2009. Et toutes ces expériences sont à chaque fois marquées par le sceau de la popularité. L’année de ses 50 ans, Florent Pagny fête l’événement sur la route au cours d’une tournée acoustique où il parcourt la France, la Belgique et la Suisse en interprétant ses grands succès et les chansons incontournables du répertoire francophone. A partir de 2012, le chanteur est coach de la version française de l’émission télé « The Voice » sur TF1 aux côtés de Garou, Jenifer et Louis Bertignac. La même année, il enregistre un nouvel album hispanique: « Gracias a la vida ». Le 4 novembre 2013, il commercialise l’opus suivant qui est celui d’un quinquagénaire, « Vieillir avec toi », annoncé par le single « Les murs porteurs ». Deux ans plus tard, c’est à nouveau la langue espagnole qui lui permet d’enregistrer un nouveau disque (« Habana ») avec la complicité du talentueux chanteur cubain que Florent apprécie beaucoup: Raul Paz. Et puis, fin 2017, Pagny revient à la langue française avec l’album intitulé « Le Présent d’abord ». En mars 2018, l’album « Tout simplement » permet à l’artiste de rendre hommage aux chansons françaises qu’il apprécie en les enregistrant dans une version piano-voix. Puis, en juin 2019, « Aime la vie » est le 19e album studio de Florent Pagny a être commercialisé en 32 ans de carrière.

En mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus covid-19 bat son plein en France et qu’elle impose le confinement, Florent Pagny se trouve bloqué dans la maison d’amis à Miami en Floride. C’est à partir de là qu’il collabore à distance avec Marc Lavoine et Pascal Obispo pour réaliser le titre « Pour les gens du secours » dont tous les bénéfices engendrés par la vente, physique ou virtuelle, sont versés à la Fédération Hospitalière de France et à la Fondation des Hôpitaux de France. Il est à noter toutefois que cette chanson n’a pas fait l’unanimité qu’elle aurait pu revendiquer : le texte, un peu niais et légèrement bâclé, de Marc Lavoine ne semble pas avoir convaincu tous ceux qu’il était censé encenser. Sur les réseaux sociaux, de nombreux membres du personnel soignant se sont plaints du peu d’empathie que ces trois chanteurs avaient montré envers eux lorsqu’ils revendiquaient leurs droits quelques mois plus tôt. Quand leurs conditions de travail faisaient craindre le pire en cas de problème sanitaire d’importance…

 

.
**********
.
6 novembre 2003 : La 17e édition du festival « Coup de Coeur Francophone », à Montréal (Québec, Canada), se tient jusqu’au 16 novembre. Parmi les artistes à l’affiche, on peut citer, notamment, Fred PELLERIN (Qc), Yann PERREAU (Qc), Jeanne CHERHAL (F), Pierre LAPOINTE (Qc), SANSEVERINO (F), Nathalie RENAULT (Qc), Thierry ROMANENS (CH), SARCLO (CH), BORI (F), Joël FAVREAU (F), STTELLLA (B), Marie-Claire SEGUIN (Qc), MES SOULIERS SONT ROUGES (F), Daniel HELIN (B), Luck MERVIL (Qc), CORNEILLE (Qc), Jérôme MINIERE (F) et Amélie VEILLE (Qc).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,