COLOMBO Pia

Pia Colombo dans les années 1960

La chanteuse française Éliane Marie Amélie Colombo mieux connue sous le pseudonyme de Pia COLOMBO naît le 6 juillet 1934 à Homblières (Aisne). Son père, Italien, et sa mère, du Nord de la France, la laissent à sa grand-mère maternelle qui l’élève peu après sa venue au monde. Et c’est donc à la campagne qu’elle grandit en se souciant bien peu de l’école. Après la guerre, en 1946, elle retrouve ses parents qui l’accueillent chez eux en région parisienne. Un jour, ils l’emmènent voir le spectacle proposé au théâtre du Châtelet et Eliane est subjuguée par ces gens qui dansent et qui chantent. Elle décide qu’un jour elle fera comme eux. Elle veut donc devenir petit rat du Châtelet et commence à suivre les cours de danse du théâtre. Mais, à quinze ans, elle est victime de rhumatisme chronique et doit arrêter les chorégraphies. Cela remet tout en question dans cette vie artistique que l’adolescente entame à peine. Une amie lui suggère alors d’essayer l’art dramatique et l’emmène au Cours Simon. Mais c’est un peu compliqué et elle est plus à l’aise lorsque cette amie lui demande d’interpréter des chansons lors d’un spectacle de patronage. Un jeune prof d’anglais, passionné de chanson française et également auteur-compositeur, l’y remarque, l’encourage à persévérer et lui propose finalement de lui « fournir » quelques titres : il s’appelle Maurice Fanon. Cette idée, ainsi que son auteur, la séduisent totalement. Elle travaille donc l’interprétation des chansons de celui qui, marié puis divorcé, devient son amant. Elle se présente pour une audition au cabaret parisien de L’Écluse où Léo Noël, un des cofondateurs, l’engage pour un an. Elle choisit alors le nom de scène de Pia Colombo et interprète, notamment, la chanson « Julie la Rousse », de René-Louis Lafforgue ainsi que des œuvres de Maurice Fanon.
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En 1956, elle emménage chez Maurice et signe un premier contrat phonographique avec la firme Versailles pour qui elle enregistre deux 45-tours de quatre titres dont « Julie la Rousse » et « Isabelle » (de Maurice Fanon).
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Quelques mois plus tard, Maurice Fanon part remplir ses obligations militaires françaises en Algérie jusqu’en 1959. Pendant son absence, elle poursuit sa carrière de chanteuse, change de maison de disques (Philips) et joue « Hula Hoop » au Disco Théâtre du théâtre Marigny à Paris. Son succès grandissant, Pia est appelée, en 1958, à se produire à l’Olympia de Paris, puis en tournée, en première partie de Georges Brassens. Un an plus tard, elle enregistre un des premiers titres signés par Serge Gainsbourg et retrouve Georges Brassens pour ses levers de rideau à Bobino. Maurice Fanon revient d’Algérie et elle reprend la vie commune avec lui. Elle reçoit le Coq d’Or de la chanson française pour son interprétation des « Flonflons du bal », mélodie de Charles Dumont immortalisée par Edith Piaf.
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Alors que la carrière de Pia Colombo est en mode ascendant, l’arrivée des « yé-yés » va chambouler ses objectifs. Il n’y a plus beaucoup de place à la radio pour les chansons qu’elle propose. Et, sans médiatisation, les salles de spectacles sont plus difficiles à remplir. Alors, elle retourne dans les cabarets de la rive gauche parisienne qui l’ont aidé à se faire un nom : « La tête de l’art », « Les Trois Baudets » ou encore « La Contrescarpe » et « La Colombe ». Brassens ne l’oublie toutefois pas et il l’invite à assurer sa première partie à Bobino en avril 1960. Le 28 septembre de la même année, Pia Colombo épouse Maurice Fanon. En 1961, elle est remarquée par le jeune metteur en scène Roger Planchon qui la fait jouer du Bertolt Brecht à Villeurbanne puis à Paris, au Théâtre des Champs-Elysées. Deux ans plus tard, Pia quitte Maurice mais continue à interpréter les chansons qu’il lui écrit, ou dédie, comme « L’écharpe » en 1964.
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Georges Brassens reste de ceux qui continuent à encourager Pia et elle se produit avec lui en 1964 à plusieurs reprises sur la scène parisienne de Bobino. Elle devient aussi une proche de Jean Ferrat. En 1966, elle joue l’un des 69 personnages de la pièce d’Armand Gatti : « Chant public devant deux chaises électriques », qui est présentée à Paris au Palais de Chaillot. Elle y interprète deux chansons. Elle poursuit alors sa carrière avec une autre oeuvre de Brecht et Weill : « Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny », un opéra en trois actes qui est une vraie révélation et un tournant dans la carrière de l’artiste.
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Pia Colombo revient au tour de chant traditionnel en première partie de l’Olympia d’Alain Barrière et de Charles Aznavour en 1967 avant d’effectuer une tournée en URSS. Arrivent les grèves et manifestations françaises de mai 1968 : Pia Colombo chante dans les usines occupées aux côtés de Lény Escudéro, Jean Ferrat, Isabelle Aubret, Georges Moustaki et Maurice Fanon. La chanteuse se décide à franchir le pas du récital seule sur la scène du Théâtre National Populaire en 1969 : elle y reste un mois. Elle enregistre un album avec des oeuvres de Bertolt Brecht et Kurt Weill pour lequel elle obtient un prix de l’Académie Charles-Cros. La même année, elle interprète « Le métèque » et « Il est trop tard » avant que leur auteur et compositeur, Georges Moustaki, les reprenne à son propre répertoire avec succès.
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Alors que l’artiste a repris le théâtre avec une nouvelle pièce de Brecht (« Maître Puntila et son valet Matti »), elle commercialise un nouvel album éponyme avec les titres « Un pays » et « Adagio nocturne » en 1971.
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Elle poursuit sa carrière en alternant ses activités théâtrales (au Festival d’Avignon en 1972) et musicales (avec, aussi, des spectacles thématiques). Engagée, Pia Colombo rejoint les artistes qui animent alors « La grande kermesse écologique » en octobre 1972 qui propose des alternatives à la pollution. En 1973, la chanteuse est l’une des têtes d’affiche de la fête de l’Humanité aux côtés de Mouloudji, Mireille Mathieu, Serge Lama, et Mort Shuman entre autres. L’année suivante, le producteur Gérard Meys propose à Pia d’enregistrer un nouvel album sur son label phonographique : il contient à nouveau des chansons signées Maurice Fanon comme « Le Che ».
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A ce moment, elle soutient la candidature du socialiste François Mitterrand aux élections présidentielles françaises et elle se produit dans divers pays comme l’Italie, Cuba ou les Etats-Unis. Contraint au silence par la maison de disques avec qui il vient de rompre son contrat en 1975, Léo Ferré offre cinq de ses nouvelles chansons qu’il ne peut interpréter à Pia Colombo qui les enregistre sur un album produit par l’auteur-compositeur.
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En avril 1976, l’artiste apparaît dans l’émission télévisée française « Numéro 1 » de Maritie et Gilbert Carpentier : elle y chante « Johnny Parker » aux côtés de l’acteur Jean-Claude Brialy. Quelques mois plus tard, la chanteuse tombe malade et un cancer lui est diagnostiqué. En 1978, elle fait partie, avec Catherine Ribeiro et Francesca Solleville notamment, de l’affiche d’un concert organisé au profit des victimes de la dictature chilienne. Puis, elle participe au Printemps de Bourges avant de s’effacer en raison de ses ennuis de santé. Entre 1979 et 1981, elle incarne son propre personnage dans un spectacle autobiographique écrit et composé par Maurice Fanon : « Requiem autour d’un temps présent » qui fera l’objet de l’enregistrement d’un double album.
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En 1980, sur scène entre deux séances de chimiothérapie, elle ose ôter la perruque qui masque sa calvitie devant un public en partie choqué par ce geste destiné à évoquer le temps qui lui est désormais compté. Elle participe ensuite à l’émission télévisée française de Jacques Chancel, « Le grand échiquier », où elle apparaît chauve.
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Consacrant de plus en plus de temps à se battre contre le mal qui la ronge, Pia Colombo se fait discrète mais, le 16 avril 1986, à 51 ans, elle est vaincue par le cancer et elle décède à Nonancourt.
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SEVERS Paul

Paul Severs en 2012

Le chanteur, musicien, auteur et compositeur belge Paul SEVERS naît le 26 juin 1948 à Huizingen au sein d’une famille nombreuse. Il est scolarisé à Halle où, adolescent et passionné de musique, il suit des cours de piano et achète une guitare. Un copain lui fait savoir qu’un groupe local connu recherche un chanteur et Paul répond à l’appel. Il devient ainsi, à 17 ans, le leader des « Criminals » qui propose un répertoire anglo-saxon. Le responsable de la formation envoie une maquette au producteur belge Jean Kluger qui est l’un des plus courus de l’époque. Ce dernier n’est pas insensible à la musique des Criminals mais il est surtout intéressé par la voix de Paul. Il propose donc un enregistrement au groupe mais il demande au chanteur d’interpréter le titre en néerlandais qui est sa langue maternelle. En 1966, un 45-tours est commercialisé : c’est « Geen wonder dat ik ween » par Paul Severs & the Criminals.
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Le disque n’obtient pas le succès espéré et les deux essais suivants ne réussiront pas mieux. Après d’autres tentatives infructueuses, Paul écrit lui-même la chanson « Ik ben verliefd op jou » en 1970. Et là, c’est le « tube » avec 120.000 exemplaires vendus.
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La chanson est traduite en anglais (« I’m so in love with you ») et connaît une grande popularité interprétée par le groupe belge Octopus. Et puis, surtout, la version française du groupe Crazy Horse (« J’ai tant besoin de toi ») s’écoule à plus d’un million d’exemplaires en quelques semaines.
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Alors que les succès de Paul Severs s’accumulent en Belgique néerlandophone et encouragé par les résultats de « J’ai tant besoin de toi » des Crazy Horse, le chanteur songe à une carrière qui pourrait se dérouler en Belgique francophone et en France. Il se met donc en quête d’un titre français fort et, en 1973, il enregistre « Si tu m’aimes comme je t’aime ». Le 45-tours est distribué en France par Carrère et se retrouve rapidement dans les vingt premiers du classement au hit-parade de la radio RTL présenté par André Torrent.
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Paul Severs bénéficie à ce moment de la vague des « chanteurs belges » qui déferle sur la France : Christian Vidal, Christian Adam, Art Sullivan, Pierre Rapsat ou encore Frédéric François dont le parolier du moment, Marino Atria, signe aussi les textes francophones de Paul Severs. Un second disque sorti en 1974, « Près de toi », connaîtra un succès moindre et l’artiste se reconcentre alors sur sa carrière néerlandophone.
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Sept ans plus tard, comptant sur la popularité des nouvelles radios dites libres, il refera une timide apparition dans l’univers de la chanson française avec « Viens donc à la discothèque ».
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Mais c’est au début des années 1990 qu’il va connaître la véritable consécration du côté francophone de la Belgique lorsqu’il va figurer parmi les idoles de l’émission télévisée de la chaîne privée RTL-TVI « Dix qu’on aime ».
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En 1991, il est au sommet avec « Toutes les filles » et il enchaîne quelques mois plus tard avec « Oh petite fille ».
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Depuis cette époque, Paul Severs n’a jamais cessé d’enregistrer régulièrement des CD-2 titres avec, généralement, la même chanson en français et en néerlandais. Ces dernières années, c’est souvent le chanteur et musicien Philippe Vancles qui lui écrit les textes français. En 2015, Paul Severs fête ses 50 ans d’une carrière au cours de laquelle il a vendu un million de disques, écrit 300 chansons et presté quelque 15.000 concerts. Le 12 mars 2019, au cours d’une balade à vélo avec un ami près de chez lui, dans les environs de Tubize, il s’écroule victime d’une crise cardiaque. Il est transporté à l’hôpital Erasme d’Anderlecht (Bruxelles) dans un coma dont il ne sortira pas. Le 9 avril 2019, son fils Christophe annonce le décès de Paul Severs, à l’âge de 70 ans, sur les réseaux sociaux. Ses funérailles ont lieu à Halle quelques jours plus tard.
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JUVET Patrick

Patrick Juvet en 1978 – Photo (c) Alain Marouani

Le compositeur et interprète suisse Patrick JUVET naît le 21 août 1950 à Montreux sous le nom de Quentin Juvey. Très tôt, le petit Patrick s’intéresse à la musique et, dès l’âge de six ans, il s’inscrit aux cours de piano du conservatoire de Lausanne. Titulaire d’un premier prix, il s’oriente plutôt ensuite vers les arts décoratifs lorsque, à 17 ans, on lui propose un job de mannequin à Düsseldorf en Allemagne. Quatre ans plus tard, il quitte l’Allemagne pour Paris où il est bien décidé à faire connaître ses talents de compositeur. Il rencontre le producteur Eddie Barclay qui est plutôt séduit et qui lui permet d’enregistrer un premier 45 tours en 1971: « Romantiques pas morts ».
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Le succès de ce premier essai n’est pas énorme mais il suffit pour attirer l’attention des programmateurs de radio sur ce jeune artiste talentueux. Quelques mois plus tard, le flair de Barclay se justifie lorsque Patrick Juvet se paie le « tube » de l’été 1972 avec « La musica ».
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Claude François est positivement intrigué par le succès de cette chanson et passe une commande au musicien suisse qui s’exécute avec plaisir pour lui offrir une de ses chansons les plus populaires: « Le lundi au soleil ».
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Au même moment, avec le parolier Boris Bergman, il compose « L’amour qui venait du froid » pour Dalida mais cette mélodie ne marche pas.
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Qu’à cela ne tienne, il l’enregistre à son tour en modifiant un peu le texte et, avec le titre « Sonia », la chanson sera l’un des grands succès de l’été 1973.
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Entretemps, en mars de la même année, il représente la Suisse au concours Eurovision de la chanson, avec « Je vais me marier, Marie » qui termine à la 13e place.
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Alors qu’il vient de sortir son premier album intitulé « Love », Patrick Juvet, maquillé androgyne, propose un show pour le moins futuriste à l’Olympia de Paris en décembre 1973. En 1974, il enregistre un second album qui a pour titre « Chrysalide » et qui révèle un choriste à la voix haut perchée: un certain Daniel Balavoine. Mais c’est aussi Balavoine qui écrit la plupart des textes de l’opus et, fait exceptionnel, Patrick Juvet lui permet même d’interpréter une chanson seul sur ce disque : « Couleurs d’automne ».
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Un an plus tard, Patrick Juvet fait la connaissance d’un jeune parolier, Jean-Michel Jarre, avec qui il compose quelques nouveaux succès: « Magic », « Faut pas rêver », « Les bleus au coeur » et « Où sont les femmes » qui est un titre résolument disco.
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Ce dernier genre musical passionne Patrick qui, pour mieux s’en imprégner, part vivre aux Etats-Unis où il rencontre deux producteurs français installés là-bas: Henri Belolo et Jacques Morali. Avec eux, il va enregistrer, en anglais, l’album « I love America » qui, grâce à la popularité du disco, va faire le tour du monde. Patrick Juvet ne retrouvera plus jamais un succès aussi important et planétaire que celui récolté avec cet opus mythique. Au début des années 1980, il réapparaît avec un disque à nouveau enregistré en français. Mais « Rêves immoraux » ne reçoit qu’un accueil mitigé.
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La drogue et l’alcool vont alors régulièrement s’inviter dans la vie du chanteur qui n’est plus présent dans les médias. En 1991, un nouvel album original est disponible dans les bacs sous le titre « Solitudes ». Il y raconte notamment les problèmes de ses addictions et de la lassitude de la solitude.
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Mais le public ne veut pas de ce Juvet-là. Il réclame à corps et à cris de pouvoir retrouver ses meilleurs tubes sur des galettes numériques au son parfait. La maison de disques Universal va alors lui faire plaisir en multipliant la commercialisation de compilations diverses au cours des années 1990. Au coeur de cette époque creuse, Patrick Juvet se produit de discothèque en boîte de nuit où il propose, en une demi-heure, un condensé de ses grands tubes disco sur orchestration en play-back. Et, fait très étonnant, le chanteur suisse se retrouve de cette manière, le 14 juillet 1996, à l’affiche du festival de Dour en Belgique. Le public, pourtant très décalé mais rock, de la manifestation n’apprécie pas son costume pailleté et sa prestation à moitié live: des projectiles tels que des gobelets et, plus grave, des boîtes de tomates pelées, lui sont lancés à la figure. Par sécurité pour sa personne, l’artiste est obligé de s’enfuir après quelques minutes. En 2002, Hélène Ségara choisit d’interpréter une des nouvelles compositions de Patrick Juvet: « Je rêve ». La chanson figure sur l’album « Humaine » sorti en 2003.
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Puis, le chanteur rejoint la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2008 mais aussi en 2009, 2011 et 2014.
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En mai 2012, il inaugure à Chaumont (France) une rue qui porte désormais son nom. Et, en janvier 2018, alors que sa mère est décédée depuis quelques semaines, il quitte temporairement Barcelone, où il vit désormais, pour retrouver ses collègues Sheila, Dave, Nicoletta ou Dick Rivers sur la route de la nouvelle tournée « Age Tendre ». En 2020, les concerts et les projets d’un nouvel album sont interrompus car la pandémie du coronavirus covid-19. Mais l’artiste, qui est retourné vivre dans son appartement en Espagne, nourrit l’espoir d’enregistrer un nouvel album aux Etats-Unis malgré le chagrin causé par la disparition récente de son frère. Le 1er avril 2021, Patrick Juvet est retrouvé mort chez lui à Barcelone. A 70 ans, l’artiste semble être décédé de cause naturelle.
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SARDOU Jackie (Jackie Rollin)

Jackie Sardou

L’artiste française Jackie SARDOU naît le 7 avril 1919 à Paris. Connue aussi sous le nom de Jackie Rollin, son vrai patronyme est Jacqueline Labbé. Elle est aussi la fille d’Andrée Labbé, dite Bagatelle, une danseuse du Concert Mayol et du french-cancan au Moulin Rouge à Paris. Elle reçoit une éducation qui est très religieuse en fréquentant les soeurs des écoles chrétiennes. Mais, enfant de la balle issu d’un milieu artistique, elle se dirige tout naturellement vers le théâtre et la comédie. Alors qu’elle se produit dans des cabarets parisiens et qu’elle obtient de petits rôles dans des opérettes, elle rencontre et épouse l’acteur et chanteur Fernand Sardou. Elle devient ainsi, plus tard, la mère du chanteur Michel Sardou, la grand-mère du romancier Romain Sardou et du comédien Davy Sardou.  Dans les années 1960, en duo avec son mari Fernand Sardou, elle enregistre, en public, une chanson intitulée « Ki ka des dons ».
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Avec son fils Michel, elle enregistra en 1982 un duo humoristique intitulé « Maman » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie.
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Ce sketch marqua la carrière de Michel Sardou au point que sur scène en 2012, soit trente ans plus tard, l’artiste le reprenait encore en duo virtuel avec sa mère au cours du spectacle « Les grands moments ». En 1993, Jackie Sardou a enregistré un album de chansons populaires: « Jackie Sardou chante ».
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Quelques années auparavant, en 1980, sous le nom de Jackie Rollin, elle avait déjà sorti un 45 tours dont le titre principal était « Vous marrez pas la jeunesse » (à écouter en CLIQUANT ICI). En 1992, c’est encore un texte de Jean-Loup Dabadie qu’elle parodie avec l’animateur et imitateur Patrick Sébastien lors de la dernière émission télévisée française de « Sébastien c’est fou » : le fameux « Maintenant je sais » initialement interprété par Jean Gabin.
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Jackie Sardou est décédée à Paris le 2 avril 1998.
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BRIALY Jean-Claude

Jean-Claude Brialy – Pochette du 45 tours de 1964

Le comédien français Jean-Claude BRIALY naît le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie. Ayant beaucoup plus qu’une corde à son arc, il ne se contente pas d’obtenir un certain succès au cinéma au début des années 1960 en faisant partie de ceux qui ont créé « la nouvelle vague ». En 1964, il taquine la chanson et n’hésite pas à enregistrer, avec l’aide de Jean Ferrat, quatre titres qui ne lui apportent toutefois pas la gloire en tant que chanteur.
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Dans les années 1970, bien qu’il y soit souvent invité en tant que comédien, Jean-Claude Brialy participe souvent aux émissions télévisées consacrées à la chanson comme celles de Maritie et Gilbert Carpentier. Et il a ainsi l’occasion de se mesurer à d’autres véritables chanteurs comme Carlos dans quelques duos improbables. C’est le cas en 1976 quand il partage un duo avec Isabelle Huppert sur une chanson de Jean-Jacques Debout qui s’intitule alors « Le ciel est bleu sur l’Atlantique » et dont Chantal Goya fera un succès quelques années plus tard sous le titre « Allons danser avec Mickey ».
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Deux ans plus tard, en 1978, ce sont des chansons de Jacques Revaux, Françoise Dorin et Pierre Billon que Jean-Claude Brialy enregistre: « Le coeur tatoué » et « Si t’es beau t’es con ».
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En 1988 enfin, Jean-Claude Brialy sort un 45 tours où il parle plus qu’il ne chante. Les deux faces du disque sont des hommages: l’un à Jacques Prévert (« Si l’on chantait Prévert ») et l’autre à Arletty (« Paris Garance »).
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Jean-Claude Brialy décède le 30 mai 2007 dans son château de Monthyon à Meaux (Seine-et-Marne, France) des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu le lundi 4 juin en l’église Saint-Louis à Paris et l’inhumation a lieu ensuite au cimetière parisien du Montparnasse.
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MORISSE Lucien

Lucien Morisse en 1961

L’homme de médias et directeur de radio Lucien MORISSE naît le 9 mars 1929 à Paris sous le nom de Lucien Trzesmienski. Discothécaire à la RTF, la Radiodiffusion Télévision Française, Lucien est remarqué par le journaliste Pierre Sabbagh qui lui confie, en 1950, l’illustration sonore du journal télévisé qui doit alors être réalisée en direct. En 1956, les fondateurs de la toute nouvelle radio périphérique française Europe 1 font appel à ses services pour créer un nouveau style de radio qui soit populaire. Cela marche bien et, en 1960, il devient le responsable de la programmation musicale de la station. Il est le premier à instaurer en France le système de la playliste qui est alors en vigueur sur les radios américaines. Mais Lucien Morisse est aussi animateur de l’émission « Le Discobole » et, en octobre 1960, il casse en direct le troisième 45 tours de Johnny Hallyday qu’il estime mauvais. En fait, la vérité est peut-être à chercher ailleurs: à cette époque Lucien Morisse est en couple avec la chanteuse Dalida qui vient d’enregistrer la même chanson que Johnny: « Itsy bitsy petit bikini ».
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Très créatif, il est à la base du lancement d’émissions comme le fameux « Musicorama » d’Europe 1 ou encore le célèbre « Salut les copains ». Mais il est aussi le directeur du label « Disc’Az » dont les artistes sont souvent programmés sur Europe 1: Pascal Danel, Michel Polnareff, Saint-Preux, Gilles Marchal, etc. Le 8 avril 1961, il finit par épouser Dalida après cinq ans de vie commune.
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Mais leur mariage ne dure que quelques mois et, en 1963, il épouse la mannequin Agathe Aëms avec qui il aura deux enfants. Le 11 septembre 1970, Lucien Morisse se suicide par arme à feu dans son appartement parisien. Il avait 41 ans.
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CORNEZ Freddy

Freddy Cornez en 1985 – Photo (c) Daniel Rolain

Le chanteur lyrique belge Freddy CORNEZ naît le 7 mars 1946 à Frameries. Après avoir suivi des cours de musique et de chant au Conservatoire Royal de Mons, il est, notamment, ténor au Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. Dès les années 1970, il s’éloigne quelque peu du répertoire classique et enregistre de nombreux disques où il interprète des airs d’opérette et des chansons originales: « Ma maison dans la montagne » ou « J’ai toujours cru qu’un baiser » par exemple. Il excelle aussi dans la reprise d’airs traditionnels populaires de sa province du Hainaut comme le célèbre « Doudou » de Mons (1975), « La bière » d’Antoine Clesse (1983) ou « Temps d’inraller » (titre interprété en dialecte wallon picard en 1983).
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Parmi ses titres les plus marquants, il y a celui directement issu du folklore local wallon borain de sa commune natale : « Enn’c’est nie co Fram’ri’s » (1975).
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A la fin des années 1980, il commercialise un album d’airs d’opérettes et de chanson et, en 1989, il sacrifie à la mode de la lambada avec le 45 tours « Lambada del sol ».
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Il n’enregistre plus de disques en tant qu’interprète soliste par la suite. En 2000, il participe à l’album « Balkans » de « Khéops » écrit, composé, conçu et réalisé par le musicien et ingénieur du son Aril Laury qui a réalisé quelques disques de Freddy dans les années 1980 (dont « Femmes »).
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En mai 2015, sous la direction artistique de sa fille, Daphné Cornez qui parcourt le monde en mettant en scène de gros événements culturels, Freddy Cornez se produit encore dans son village natal de Frameries à l’occasion d’un grand spectacle citoyen intitulé « Sorcières, Bobottes et compagnies ». Agé de 74 ans, l’artiste s’éteint le 5 juillet 2020 à Aulnois.
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AUDREY (Audrey ARNO)

AUDREY en 1969 – Photo (c) Bennett

La chanteuse des sixties AUDREY ou Audrey ARNO naît le 7 mars 1942 à Mannheim en Allemagne. De son vrai nom Adrienna Médini, elle est une véritable enfant de la balle née au cirque Médini où sa mère est écuyère et son père clown. Son premier passage à la télévision date de 1961 et elle y est présentée comme une chanteuse acrobate. En février, suite à ce passage télévisé, elle est sur scène à « la tête de l’Art » après la sortie d’un premier 45 tours. Un an plus tard, elle obtient un rôle dans le film de Michel Boisrond « Comment réussir en amour » où elle tourne aux côtés d’Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires. Ce n’est toutefois qu’après la commercialisation de plusieurs disques chez Polydor qu’elle se fait remarquer par Henri Salvador qui lui propose d’enregistrer des chansons pour sa maison de production « Rigolo ». Elle connaît alors un vrai succès discographique avec des chansons comme « Les amours d’artiste », « Des roses rouges pour un ange blond » (également interprétée par Lucky Blondo) ou « Tu m’as manqué Chéri ».
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En France, ses principaux disques ont été enregistrés entre 1960 et 1969. A la fin des années 1970, Audrey devient meneuse de revue aux Etats-Unis. Elle restera aux USA jusqu’à son décès qui survient, après une longue période de maladie d’Alzheimer, le 9 juin 2012.
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LAURENS Rose

Rose Laurens en 1985 – Photo (c) Erick Ifergan

L’interprète, auteure et compositrice française Rose LAURENS naît le 4 mars 1953 à Paris. D’origine polonaise, son vrai nom est Rose Podwojny. Alors qu’elle est toute petite, son grand-père, pianiste et violoniste, compose de la musique pour accompagner les films muets projetés dans un cinéma de Varsovie. Et la petite Rose commence à chanter très jeune puisque, à huit ans déjà, elle gagne son premier concours. Vivant dans la capitale française, elle est souvent emmenée par ses parents à l’Olympia où elle découvre avec stupeur la voix de l’Américaine Dionne Warwick. Avec son baccalauréat en poche, elle apprend le russe, vend des vêtements mais reste passionnée avant tout par la musique et la chanson. De nombreuses aventures musicales vont alors émailler la vie de l’artiste. En 1972, elle est la chanteuse d’un groupe nommé « Sandrose » qui enregistre un seul et unique album de rock progressif en anglais.
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Sous un premier pseudonyme, celui de Rose Merryl, elle enregistre quelques 45 tours à la fin des années 1970 mais ces derniers restent confidentiels.
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Rose rencontre alors le compositeur Jean-Pierre Goussaud dont elle devient la compagne. Comme une sorte de pygmalion, le musicien va lui confectionner un répertoire sur mesure. Mais il faut encore attendre un peu pour voir le succès arriver. En 1980, en effet, Rose, qui a définitivement opté pour le pseudonyme Laurens, interprète le rôle de Fantine dans « Les Misérables » de Victor Hugo, la tragédie musicale composée par Claude-Michel Schönberg, adaptée par Alain Boublil et mise en scène par Robert Hossein au Palais des Sports de Paris.
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Du coup, son agenda est bloqué pendant un an et son premier album, « Déraisonnable », ne sort qu’en 1982 mais il comporte un énorme « tube » : « Africa ».
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Un an plus tard, Rose Laurens enregistre un deuxième album qui se signale par les chansons « Vivre » et surtout « Mamy Yoko ».
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Pour son album sorti en 1986, Jean-Pierre Goussaud signe évidemment toutes les musiques mais les textes sont écrits par Francis Cabrel (« Quand tu pars »), Yves Simon, Sylvain Lebel, Marc Strawzynski et Yves Duteil. Rose Laurens écrit elle-même « La nuit ».
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La même année, elle se produit plusieurs fois à l’Olympia de Paris. En 1987, elle apprend que son compagnon, Jean-Pierre Goussaud, souffre d’un cancer. Elle décide d’arrêter sa carrière. Trois ans vont passer avant que Rose ne revienne à la chanson avec le dernier album que Jean-Pierre Goussaud a décidé de lui composer avant de mourir.
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Complètement bouleversée, Rose Laurens prend du recul et n’enregistre un nouvel album qu’en 1996. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 20 ans après son expérience du spectacle musical « Les Misérables », elle obtient à nouveau un rôle dans la comédie musicale de François Valéry, « L’ombre d’un géant », consacrée à James Dean.
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En 2007 et 2008, elle rejoint la troupe des artistes qui font partie de la tournée « RFM Party 80 ». Avril 2015 marque le retour de Rose Laurens avec un nouvel album qu’elle écrit avec la collaboration de l’humoriste Pierre Palmade: « A.D.N. » Elle interprète une chanson de cet opus, « Si j’pars sur une île », dans quelques émissions de la télé française.
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Mais l’artiste est malade et sa santé ne va cesser d’empirer malgré un dernier rendez-vous avec le public honoré en 2016 au Cabaret Sauvage à Paris. Elle décède dans la nuit du 29 au 30 avril 2018 à l’âge de 65 ans.
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JEAN-CLAUDE (MENESSIER)

Jean-Claude dans les années 1960

L’animateur de radio belge Jean-Claude MENESSIER naît le 10 mai 1934 à Fumay dans les Ardennes françaises. A l’issue de la seconde guerre mondiale, il crée une troupe théâtrale (« Le théâtre en relief ») et devient animateur de jeux estivaux sur les plages belges. En 1952, il est engagé par l’INR, l’Institut National de Radiodiffusion belge et, sous le simple prénom de Jean-Claude, commence à animer des émissions pour la jeunesse. Et ces programmes obtiennent rapidement un grand succès. Il devient probablement l’animateur le plus populaire de la Belgique francophone. Il organise des jeux qui opposent des villes qui s’enflamment (« Villes-vacances ») et il invite les plus grandes vedettes de l’époque qu’il interviewe avec un talent sans pareil: Gilbert Bécaud, Johnny Hallyday, Salvatore Adamo, Claude François et plein d’autres au début des années 1960 alors que l’INR est devenu la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge. C’est aussi Jean-Claude qui crée à l’époque l’opération caritative 48 81 00 dont le nom est tiré du numéro de téléphone où l’on peut appeler. Cette initiative se poursuit toujours sous le nom de « Cap 48 » et permet de venir en aide aux personnes handicapées. En 1961, avec Stéphane Steeman et Jean Martin, il fonde le Secrétariat des Artistes. Ce dernier s’occupe de trouver des contrats et de défendre les droits des artistes vis à vis, par exemple, des organisateurs de spectacles peu scrupuleux. Au début des années 1960, alors au sommet de sa gloire, Jean-Claude s’est laissé tenter par les sirènes du show-business et a enregistré un 45 tours: « Papa aime maman », reprise d’une chanson du répertoire de Georges Guétary. Probablement plus par défi que dans l’intention de faire une carrière de chanteur. Quelques années plus tard, en 1967, un désaccord profond entre Jean-Claude et son directeur l’oblige à quitter la radio. L’homme ne s’en remettra jamais malgré sa reconversion dans d’autres domaines comme celui d’attaché de presse, notamment, pour le célèbre salon du bâtiment de Bruxelles: « Batibouw ». Au virage des années 1970 et 1980, il retrouve un boulot à la télévision belge, devenue RTBF, avec un « F » comme francophone, et il présente l’émission périodique « Les belles années » où il reçoit, aux côtés d’un orchestre prestigieux (Caravelli, Helmut Zacharias, etc.) de grands artistes de la chanson française comme Charles Dumont, Gilbert Bécaud ou Dalida entre autres. Par la suite, en 1979, il devient aussi le présentateur d’une sorte de déclinaison belge de la française « Ecole des Fans » où de très jeunes artistes chanteurs viennent présenter le fruit de leur travail : « Fa c’est facile à chanter ». A la fin des années 1990, Jean-Claude doit se battre contre un cancer qui finit par l’emporter le 2 mars 1999 à Bruxelles. Une interview biographique de Jean-Claude Ménessier réalisée en 1968 est à visionner en CLIQUANT ICI.

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CHATEL Philippe

Philippe Chatel en 1982

L’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL naît sous le véritable nom de Philippe de Chateleux le 23 février 1948 à Paris. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies. Il réalise ses premiers enregistrement en 1970 et les chansons ont pour titres « Maria« , « Laisse ta main dans ma main« , « Je serai là« , « Je connais un pays« , « L’âme en peine » ou « Le paradis« .
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Philippe Chatel change ensuite de maison de disques et la nouvelle équipe qui l’entoure va le révéler au grand public en 1977 avec « J’t’aime bien Lily ».
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Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: « Myster Hyde », « Ma lycéenne » ou « Tout quitter mais tout emporter ».
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L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Georges Brassens, Henri Salvador, Julien Clerc ou Sylvie Vartan, entre autres, dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane notamment dans la seconde parue en 1997. En 1980, pour la soirée de Noël, le réalisateur français Jean-Christophe Averty s’empare du conte musical pour en faire une grande émission de télévision où figurent tous les artistes présents sur la première version du disque. Julien Clerc y interprète en duo avec Emilie « La chanson d’Emilie Jolie et du grand oiseau« .
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En 1982, l’artiste se lance dans l’écriture et la composition d’un second conte musical qui n’obtiendra pas le même succès : « Tom Tom Tommy ». Puis il compose quelques musiques de films dans les années 1990. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde finalement de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.
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A cette époque, Philippe Chatel est aussi de retour sur les plateaux de télévision comme sur TV5 Monde dans « L’Invité » de Patrick Simonin.
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Fait Officier des Arts et des Lettres par le président de la république française Emmanuel Macron en 2018, il se porte candidat à l’Académie française au début de l’année 2021. Mais la mort le rattrape avant de réaliser ce souhait. Philippe Chatel décède d’une crise cardiaque à son domicile parisien le 19 février 2021.
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TRENET Charles

Charles Trenet en 1961

L’auteur, compositeur et interprète français Charles TRENET naît le 18 mai 1913 à Narbonne sous le véritable nom complet de Louis-Charles-Augustin-Georges Trenet. Fils de notaire, il est élevé dans une atmosphère plutôt bourgeoise. Ses parents divorcent en 1920 et il se sensibilise à la musique en écoutant les disques de sa mère qui joue aussi des morceaux de jazz sur son piano. Il subit ainsi une véritable tragédie lorsqu’il est envoyé en pension, avec son frère aîné Antoine, dans un collège religieux de Béziers. Encouragé par un ami de son père grand amateur de théâtre, de poésie et de calembours, Charles va publier des poèmes dès l’âge de treize ans. Il les signe Charles ou Jacques Blondeau. Renvoyé de l’école en 1928 pour avoir offensé le surveillant général, il rejoint sa maman qui vit à Berlin avec son second mari. Il y fréquente des artistes et s’intéresse à diverses disciplines. Lorsqu’il revient en France en 1929, il écrit un roman et se lance dans la peinture. L’année suivante, il part pour Paris afin d’y devenir journaliste. Et, pour pouvoir vivre dans la capitale française, il cherche du boulot et se retrouve accessoiriste dans les studios de Pathé Cinéma. Au fil de ses rencontres, il se laisse convaincre et se met à écrire des chansons. Avec le pianiste suisse Johnny Hess, il forme le duo Charles et Johnny et ils composent ensemble la chanson « Vous qui passez sans me voir » qu’ils confient à Jean Sablon qui en fait un succès planétaire.
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En octobre 1936, Charles Trenet est appelé à effectuer ses obligations militaires et cela met fin au duo avec Johnny Hess car il commence à chanter seul sur scène. Il compose des chansons que d’autres interprètes, célèbres, ajoutent à leur répertoire : « Y’a d’la joie » pour Maurice Chevalier, « Quel beau dimanche » par Lys Gauty et « La valse à tout le monde » par Fréhel.
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Une fois libéré de son service militaire au début 1938, sa chanson « Je chante » récolte un succès phénoménal et lance sa carrière avant que la guerre n’éclate.
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Celui qui se révèle bien vite comme « le fou chantant » va se consacrer essentiellement au cinéma durant la seconde guerre mondiale. Durant le conflit, il est soupçonné par l’occupant nazi d’avoir des origines juives et il est obligé de prouver le contraire. Il se produit aux Folies Bergère mais il rompt son contrat lorsqu’il se rend compte de la présence de soldats allemands dans la salle. Puis il chante en Allemagne, en 1943, pour les prisonniers français. Il prétend alors avoir rencontré Adolf Hitler pendant deux minutes. Ce comportement lui est, brièvement, reproché à la Libération, moment où il décide de partir au Canada, aux Etats-Unis ainsi qu’au Brésil. Il parcourt ainsi le monde jusqu’en 1954 et livre des concerts partout où il passe. De retour à Paris, il fait connaître au public français, les versions de ses grandes chansons interprétées sur scène. Et, de ce fait, la décennie 1950 voit Trenet s’imposer comme un artiste majeur de la chanson française aux côtés d’Edith Piaf, Georges Brassens et Gilbert Bécaud. Mais, à contrario, les années 1960, avec l’arrivée de la vague des chanteurs « yé-yés », vont s’avérer difficiles pour Charles Trenet qui va, en plus, connaître des problèmes avec la justice. En 1963, il est condamné à un an de prison pour relations sexuelles avec des mineurs mais il bénéficie finalement d’un non-lieu en appel. Malgré ces soucis, l’artiste continue à enregistrer des disques en étant probablement le seul chanteur français graver ses oeuvres successivement sur 78 tours, 33 tours, 45 tours et disque compact jusqu’en 1999. Il continue aussi à se produire un peu partout sur la planète là où ses chansons sont connues: Europe, Etats-Unis, Canada et Amérique du Sud. Charles Trenet est probablement l’artiste français qui a le plus influencé ses pairs. Beaucoup d’entre eux, toutes générations confondues, se revendiquent comme les héritiers du « fou chantant »: Georges Brassens, Jacques Brel, Jean-Jacques Debout, Jacques Higelin, Thomas Fersen ou M (Matthieu Chédid). Le chanteur fait désormais partie de la culture française: on apprend ses oeuvres dans les écoles de l’hexagone. Trenet, ce sont des chansons poétiques, des mélodies faciles à retenir et à siffler dans la rue ainsi que des textes qui reflètent une certaine insouciance et joie de vivre. Son répertoire renferme près de 1.000 chansons dont 60 succès internationaux parmi lesquels « La mer » qui se trouve en pôle position et qui est devenu un « tube » mondial sous le titre anglais de « Beyond the sea ».
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Ce « tube » est suivi de près par « Que reste-t-il de nos amours » (« I wish you love » en anglais), « Je chante », « Y’a d’la joie », « Le jardin extraordinaire », « L’Âme des poètes », « Revoir Paris », « Boum », « Moi j’aime le music-hall », « Douce France », « Route Nationale 7 » et plein d’autres titres qui sont autant de mélodies populaires et éternelles.
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Il donne son dernier concert à Paris où il chante assis trois soirs de suite en novembre 1999 à la salle Pleyel. La fatigue le contraint alors à se retirer chez lui et deux accidents cardiaques le diminuent encore davantage. Il doit être hospitalisé à Créteil où il meurt le 19 février 2001 à l’âge de 87 ans. Charles Trenet a été incinéré et ses cendres reposent dans le caveau familial du cimetière de Narbonne Ouest.
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Le dernier album réalisé de son vivant date de 1999. Mais quelques titres inédits sont encore publiés après sa disparition.
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