24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
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Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
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Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
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Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

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23 FEVRIER

 

Philippe Chatel en 1982

23 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL, sous le véritable nom de Philippe de Chateleux. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies dont celle qui va le révéler au grand public en 1977: J’t’aime bien Lily.

Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: Myster Hyde, Ma lycéenne ou Tout quitter mais tout emporter. L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Brassens, Salvador, Clerc ou Vartan dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane dans la seconde parue en 1997. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde aujourd’hui de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour nous proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.

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Louis Bertignac (c) Passion Chanson mai 2011

23 février 1954 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur et musicien français Louis BERTIGNAC. Il fait une entrée plutôt discrète dans la musique comme guitariste de Jacques Higelin. Puis, en 1976, il fonde le célèbre groupe Téléphone avec Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Corine Marienneau. A la dissolution de la formation en 1986, il crée un autre groupe: Bertignac et les Visiteurs. Cela lui vaut un gros succès: « Ces idées-là ».

Après un second album avec les Visiteurs, il tente l’expérience en solo. Exceptionnel guitariste, Bertignac est aussi une bête de scène. Il n’a jamais sacrifié ses chansons aux modes. Et, de ce fait, il réalise une véritable carrière de fond qui se trame sur la longueur. Parallèlement à celle-ci, il apprécie produire et écrire des chansons ainsi que des albums pour des artistes féminines. Son palmares reprend ainsi les noms de Corinne Marienneau (pour son unique disque de chansons en 2002), Carla Bruni et de Joyce Jonathan. Après avoir sorti l’album Grizzly en 2011, Louis Bertignac devient l’un des coaches de l’émission télé française « The Voice, la plus belle voix » sur TF1 en février 2012. Et, en juin 2012, il est appelé à assurer les premières parties des concerts de Johnny Hallyday au Stade de France à Paris. Il rempile comme juré de la saison 2 de « The Voice, la plus belle voix » en 2013 et il reprend cette fonction en 2014 pour l’émission « The Voice Kids ». En 2014 aussi, Louis Bertignac revient à sa carrière musicale en sortant un album intitulé « Suis-moi ».

Au cours de l’année 2015, Bertignac va rejoindre Aubert et Kolinka pour former, de manière impromptue, le groupe « Les Insus » qui se différencie de Téléphone par l’absence de Corinne Marienneau. Il n’est alors pas question pour le trio d’enregistrer un album studio mais bien de proposer un maximum de concerts qui affichent partout « complet » dans les pays francophones jusqu’en novembre 2016. Forts de cet énorme succès, les trois compères décident ensuite de refaire quelques spectacles durant l’été 2017. A la fin de l’année 2018, Louis Bertignac commercialise un nouvel album intitulé « Origines ». L’opus est composé de reprises, interprétées à sa façon et en français, de titres des Rolling Stones, des Beatles, de Police, d’Eric Clapton ou encore Bob Dylan.
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Patricia Lavila en 1973 – Photo (c) Alain Marouani

23 février 1957 : Naissance, à Oran en Algérie de la chanteuse française Patricia LAVILA d’un père commandant de gendarmerie et d’une mère artiste au foyer. A l’époque de l’indépendance de l’Algérie, Patricia Lavila quitte ce pays pour la France et la région de Lyon où elle suit les cours de l’école primaire. Par la suite, elle prend des cours de danse classique mais, aussi, des cours de parachutisme. Adolescente, elle se découvre une passion pour le chant et s’inscrit à divers concours locaux. À 16 ans, le destin lui permet de monter à Paris où elle obtient le succès avec un des tubes de l’été 1973: « L’amour est toujours en vacances ». Pendant quelques années, la chanteuse à la très longue chevelure rousse va encore connaître le succès avec « Une petite place dans ton coeur », « Je n’ai jamais vu Jacques Brel chanter », « Paloma blanca » ou « Pour toi c’est rien pour moi c’est tout ». A la fin des années 1980, Patricia Lavila chante ses succès sur de nombreux podiums radiophoniques et télévisés comme deux de la course cycliste « Tour du Hainaut Occidental » à Hornu en Belgique notamment. Dans la décennie suivante, elle apparaît régulièrement dans les émissions télé françaises de Pascal Sevran telles que « La chance aux chansons ». En 2007, une double compilation de 44 titres enregistrés entre 1973 et 1979 a été commercialisée pour tous les nostalgiques des « années bonheur ».

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23 février 2011 : Sortie, chez Fayard, de la biographie de référence d’Hubert-Félix THIEFAINE, « Jours d’orage », par Jean THEFAINE, longtemps journaliste culturel au quotidien Ouest-France et membre du comité de rédaction de la revue Chorus.
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22 FEVRIER

 

Linda DE SUZA en 1982 – Photo (c) Léonard de Raemy

22 février 1948 : Naissance, à Beringel, de la chanteuse portugaise Linda DE SUZA sous le vrai nom de Teolinda Joaquina de Sousa Lança. En 1970, Linda quitte son pays pour la France. Après avoir effectué divers petits boulots pour vivre, elle a une idée fixe qu’elle veut réaliser : devenir chanteuse. En 1978, elle enregistre enfin une chanson qui évoque son pays. Ce premier 45 tours comporte une seule chanson qui se trouve en face A et en face B. Cette chanson c’est « Un Portugais ».

La version française est sur une face, la portugaise sur l’autre : il suffisait d’y penser. Avec cette première chanson, Linda perce les plafonds des hit parade de l’époque : c’est un « tube ». Sur la lancée, d’autres chansons vont devenir des succès : « La fille qui pleurait », « Lisboa » et « Amalia » en 1979; « Tiroli-Tirola » et « Hola la vie » en 1980, « L’étrangère » en 1982 et « Marinheiro » en 1983. En 1984, son autobiographie intitulée « La Valise en carton » est un best seller. Mais, en 1986, la comédie musicale qui en est adaptée est un « flop » malgré la présence entre autres de Jean-Pierre Cassel. Elle publiera ensuite quelques romans et chantera encore pendant quelque temps avant de quitter la scène petit à petit. En 1998, elle a sorti un double album où elle proposait des nouvelles versions plutôt bizarres et technos de ses grands succès français et portugais. Courant 2015, les admirateurs de Linda peuvent enfin retrouver sur un double CD toutes les grandes chansons de la chanteuse en version originale. A cette occasion, elle est l’invitée de Michel Drucker pour une émission télé « Vivement dimanche » qui lui est entièrement consacrée sur France 2. En novembre 2016, elle rejoint la nouvelle formule de la tournée nostalgique « Âge Tendre » aux côtés de Gérard Lenorman, Hugues Aufray ou Sheila.

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20 FEVRIER

CARLOS en 1987 (c) Thierry Rajic

20 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur français CARLOS. De son vrai nom Jean-Chrisostome Dolto, cet interprète éternellement jovial était le fils de la pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto. Après avoir tâté du métier de kiné, il est, dans les années 1960, le secrétaire et ami de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. C’est d’ailleurs cette dernière qui lui propose de pousser la chansonnette pour la première fois en sa compagnie dans la chanson « 2’35 de bonheur » en 1967.

Carlos enregistre ensuite quantité de chansons qui sont d’énormes succès entre 1970 et 1982: « Les pieds bleus », « Y’a des Indiens partout », « La cantine », « Tout nu et tout bronzé », « Rosalie », « Big Bisou », « Senor Météo », « Papayou » ou encore « Je suis un rigolo ». Son amitié avec Joe Dassin lui permet d’enregistrer quelques-unes de ses compositions comme « Senor Météo » ou « Le bougalou du loup-garou ». Carlos aimait rire et raconter des blagues plutôt costaudes qui lui valurent quelques soucis. Il vouait une véritable passion pour la pêche au gros et il anima des émissions télé sur ce thème sous le titre « Le gros homme et la mer ». Carlos est décédé le 17 janvier 2008 à Clichy des suites d’un cancer à l’âge de 64 ans.
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Nathalie Degand en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

20 février 1944 : Naissance, à Langres, de la chanteuse française Nathalie DEGAND qui connaît une certaine popularité à l’époque « yé-yé » entre 1963 et 1966. Son père, militaire de carrière dans l’aviation, vit en Afrique où elle se rend chaque année durant sa jeunesse. Sa mère travaille aux Nouvelles-Galeries de Caen où Nathalie débarque à l’âge de huit ans. Passionnée de musique et de chanson, la petite Nathalie chante tout le temps et, notamment, « La tantina de Burgos » d’Annie Cordy lors des repas de famille. Du coup, elle désire suivre des études artistiques mais on l’oriente vers une profession d’enseignante. A 17 ans, elle découvre une annonce dans le journal « Cinémonde » et profite de congés pour y répondre et prendre la route de Paris. Il est question d’une audition pour jeunes talents organisé par la maison de disques Pathé. Elle se retrouve dans la file des prétendants aux côtés de Michel Berger. Et, au terme des auditions, ils sont deux à signer un contrat discographique : Michel Berger et Nathalie Degand. En 1963, Nathalie enregistre ainsi son premier disque, « Maman m’a dit », adaptation d’un titre américain de Curtis Mayfiled avec lequel elle rencontre un beau succès.

Mais c’est son deuxième 45 tours qui est beaucoup plus connu: « Emporte avec toi ». Grâce à cette popularité, Nathalie Degand se retrouve en première partie des concerts de Johnny Hallyday en 1964 avec, aussi, Eric Charden, Pierre Vassiliu et Laura. L’année suivante c’est avec Salvatore Adamo que Nathalie Degand part en tournée de galas. Elle a enregistré, en tout, cinq disques entre 1963 et 1965 dont certains écrits par Jean-Jacques Debout ou Charles Dumont. En 1966, elle change de maison de disques et de nom: elle prend le pseudonyme de Zoé puis disparaît peu à peu du monde de la musique malgré la chanson « Avant qu’on ait vingt ans » écrite par Serge Lama et Yves Gilbert. Il semblerait qu’elle se soit tournée ensuite vers la peinture toujours influencée par les paysages de l’Afrique de son enfance. Aux dernières nouvelles, elle vivrait à Tinchebray, près de Flers, dans l’Orme.
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Richard Cocciante en 1982 – Photo (c) Peppe Darvia

20 février 1946 : Naissance, à Saïgon au Vietnam, de Richard COCCIANTE. Son père est italien et sa mère est française. Il vit à Saïgon jusqu’à l’âge de onze ans puis ses parents s’installent à Rome. Il apprend donc à parler l’italien tout aussi naturellement que le français. Cela l’aidera beaucoup plus tard dans sa carrière artistique. Car Richard rêve d’être chanteur. Un désir qui se réalise en 1965 lorsqu’il devient le meneur du groupe « The Nations » jusqu’en 1969. Il décide alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en Italie et un premier album sort en 1972: « Mu ». Cet opus est aussi enregistré en français mais ne connait qu’un léger succès d’estime en francophonie. Ce n’est pas le cas en Italie, en Espagne et en Amérique latine où les disques de Riccardo Cocciante se vendent très bien. Le public québécois sera le premier à apprécier ses chansons en français dès 1976. Mais la France, elle, ne réagit qu’en 1978 lorsque l’artiste interprète « Marguerite » sur le plateau télé de Jacques Martin au théâtre de l’Empire à Paris. Cette chanson marque en effet le véritable départ de la carrière française de Cocciante. Une carrière qu’il mènera toujours de front avec celle qu’il a établie depuis longtemps en Italie.

Un an plus tard, le succès de « Je chante » confirme les talents d’interprète à la voix rauque de l’artiste qui enchaîne avec « Le coup de soleil » (1980), « Avec simplicité » (1981), « Vieille » (1982), « Sincérité » (1983) et « Question de feeling » en duo avec Fabienne Thibeault (1985). En 1991, il incarne le rôle de Chopin sur l’album « Sand et les romantiques », une aventure musicale signée Catherine Lara et Luc Plamondon. En 1993 et 1995, de nouveaux succès ont pour titre « Pour elle » et « Notre histoire ». Cette dernière chanson est écrite par Luc Plamondon avec qui Richard Cocciante planche alors sur un projet de comédie musicale ayant pour base le roman « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo. A l’automne 1998, ce spectacle voit le jour au Palais des Congrès de Paris et reste longtemps la seule comédie musicale française à obtenir un tel succès public. Quelques mois plus tard, enthousiasmé par la popularité de « Notre-Dame de Paris », Richard Cocciante s’attaque à l’adaptation en comédie musicale du « Petit Prince » de Saint-Exupéry. Le spectacle est présenté en 2002 au Casino de Paris. Depuis cette période, le chanteur n’a plus enregistré d’album original en français.
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Ophélie Winter en 2010

20 février 1974 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de la chanteuse et actrice française Ophélie WINTER. Fille du chanteur hollandais David Alexander WINTER, qui fut l’interprète du hit « Oh lady Mary » en 1969, elle enregistre un premier 45 tours à l’âge de dix ans. Mais le disque ne marche pas plus qu’un autre enregistré trois ans plus tard. En 1991, grâce à sa plastique intéressante, elle s’oriente vers le mannequinat et la publicité. Elle apparaît aussi dans quelques séries télévisées françaises destinées aux jeunes comme « Salut les musclés ». Mais la musique reste sa passion et, dès 1992, elle enregistre de nouveaux titres qui commencent à marcher un peu. Après d’autres nouvelles expériences télévisuelles, un titre fort accroche enfin l’oreille du public: « Dieu m’a donné la foi » en 1995. Elle en vend 600.000 exemplaires et est nommée pour être « révélation de l’année » aux Victoires de la Musique de février 1996.

Dans la lignée de ce premier succès, l’album « No soucy » sort en 1996 avec « Shame on U » et « Le feu qui m’attise ». Le succès est toujours au rendez-vous de son deuxième opus, « Privacy », en 1998. Les locomotives de l’album sont « Je marche à l’envers » et « Ce que je suis ». Après ces « tubes », sa carrière de chanteuse faiblit et le succès s’estompe rapidement. Mais Ophélie rebondit en se tournant vers le cinéma où elle décroche de bons rôles. En 2002, elle amorce toutefois un retour intéressant avec un nouveau succès au style très novateur: « Sache ». Puis, la blonde jeune femme revient au cinéma et à la télévision en délaissant à nouveau la musique. En 2009 pourtant, fidèle à son admiration pour le genre r’n’b, elle sort un nouvel album intitulé « Résurrection ». Mais le public n’est pas au rendez-vous. En 2012, pour la télévision française, elle tourne dans la saison 3 de « Doc Martin » aux côtés de Thierry Lhermitte. Et, deux ans plus tard, elle participe au show télévisé français « Danse avec les stars » sur la chaîne privée TF1. Fin 2019, des rumeurs dans la presse people et les réseaux sociaux font état de la détresse d’Ophélie Winter qui serait SDF et vivrait dans sa voiture. Des nouvelles qu’elle a démenties depuis mais qui cachent difficilement les gros soucis que semble véritablement connaître l’artiste.
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Betty Mars : pochette du double CD sorti chez Marianne Mélodies en 2010

20 février 1989 : Décès, à Suresnes, de la chanteuse et actrice française Betty MARS à l’âge de 44 ans. Elle était née à Paris le 30 juillet 1944. Betty Mars, de son vrai nom Yvette Baheux, a représenté la France au Concours Eurovision de la chanson 1972 avec la chanson « Comé-comédie ». Dernière d’une famille de dix enfants, cette jolie blonde prend dès son enfance des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque notamment l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit pendant de nombreuses années au cabaret parisien de L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo sur scène avec Mike Brant et Alain Barrière. Durant les dernières années de sa vie, elle est régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les deux cents ans. Au cinéma, elle a joué le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle fut également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, elle a également prêté sa voix au personnage d’ Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile, à La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodies (à visualiser en cliquant ICI).

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Florent Pagny en 1998

Florent Pagny en 1998

20 février 1998 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique se déroule sur la scène de l’Olympia à Paris, est présidée par Alain Souchon et Francis Cabrel, et est présentée par Michel Drucker. Ce dernier rappelle très souvent, au cours de la soirée, que les artistes présents sont plus nombreux cette année parce que l’organisation de la soirée a changé de mains. Et c’est vrai qu’il faut souligner la présence d’artistes issus du rap et de la techno, ainsi que de divers courants de la chanson francophone (Obispo, Pagny, Hallyday, Goldman mais aussi Catherine Ribeiro et Brigitte Fontaine). La soirée est émaillée de nombreux duos (Axelle Red et Julien Clerc, Maurane avec Zazie) et d’émouvants hommages rendus à Claude François (décédé il y a 20 ans), Dalida (décédée 10 ans plus tôt) et Barbara (décédée quelques semaines auparavant : le 24 novembre 1997). Le grand déçu de la soirée est Pascal Obispo qui, nommé à six reprises dont quatre fois pour ses propres interprétations, ne décroche finalement qu’une seule timbale grâce à Florent Pagny sacré meilleur artiste masculin de l’année et dont la chanson « Savoir aimer » voit son clip vidéo récompensé d’une Victoire.
Le palmarès des Victoires de la Musique 1997 remises le 20 février 1998 :
* Concert : Sol en Si
* Plus grand nombre d’entrées pour un spectacle : Eddy Mitchell
* Artiste féminine de l’année : Zazie
* Album « dance » de l’année : « 30 » de Laurent Garnier
* Groupe de l’année : Noir Désir
* Album de l’année : IAM
* Clip de l’année : « Savoir aimer » de Florent Pagny réalisé par Sylvain Bergère
* Album de musique traditionnelle : Dan Ar Braz
* Musique de film : Gabriel Yared pour « Le patient anglais »
* Artiste masculin de l’année : Florent Pagny
* Chanson de l’année : « L’homme pressé » de Noir Désir
* Révélation de l’année 1997 : Lara Fabian.
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17 FEVRIER

Pierre Tisserand en 1980

17 février 1936 : Naissance, à Maisons Alfort, du chanteur français Pierre TISSERAND. Après avoir vécu les années de guerre de son enfance en Franche-Comté, près de Vesoul, il suit des études d’instituteur. Puis, au début des années 1960, il se décide à chanter. Il n’enregistre toutefois son premier 45-tours de quatre titres chez Barclay qu’en 1966. Parmi ces chansons, il y a « L’Homme fossile » qui deviendra un succès du répertoire de Serge Reggiani. Après de nombreux essais infructueux, une dizaine de 45-tours, il connaît un succès aussi rapide qu’éphémère en interprétant en 1971 « Dis madame s’il vous plaît », une superbe balade chantée avec une voix très chaleureuse.

Ensuite porteur d’une moustache gauloise et taillé comme un bûcheron, il laisse aussi des chansons à Christine Sèvres, Francesca Solleville ou Magali Noël. De temps en temps, il enregistre un album comme « A bout portant », « Comme le temps file », « Si l’on vivait comme autrefois » en 1975, « Pieds et poings liés » en 1976, « Le châle de soie » en 1978 et « Douceur » en 1980. Le reste du temps, il peint, écrit des pièces de théâtre ou des romans. Le dernier paru en date a pour titre « La péniche à cinq pattes ». En 2000, un CD compilation de 19 chansons, enregistrées entre 1966 et 1980, est commercialisé et est rapidement épuisé. Trois ans plus tard, Pierre Tisserand se remet à la chanson en sortant son premier compact original: « Les mammifères ». Une nouvelle étape artistique musicale qui reste toutefois sans suite à ce jour.
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Gérard Rinaldi sur scène en 2011 (c) Passion Chanson

17 février 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur, comédien et musicien français Gérard RINALDI. Après avoir accompagné le chanteur Antoine sur scène au sein des « Problèmes », il devient le chanteur des « Charlots » qui sont d’ailleurs les mêmes musiciens. A partir de 1967, les succès se multiplient pour cette bande de joyeux fêtards qui se compose, outre Rinaldi, de Luis Rego, Jean Sarrus, Gérard Filipelli et Jean-Guy Fechner. Il y a alors l’inoubliable « Paulette, reine des paupiettes » ou « Merci patron » mais aussi des quantités de parodies comme celle de Gainsbourg (« Sois érotique ») ou de Moustaki (« Le pauvre mec »).

L’un des derniers grands « tubes » des « Charlots » est « L’apérobic » en 1983. Si le groupe ne s’est jamais vraiment dissout, on peut dire qu’il a progressivement cessé ses activités par manque de participants. Après une carrière très légère mais très marquante au cinéma dans les années 1970 avec ses compères, Gérard Rinaldi connait le succès en 1987 dans une célèbre série télévisée française: « Marc et Sophie ». Ensuite, Gérard Rinaldi prête régulièrement sa voix, douce, basse et chaude, pour effectuer des doublages de films étrangers. En 2010, il remonte sur scène avec Jean Sarrus pour présenter les chansons des « Charlots » au public de la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois ». Gérard Rinaldi décède à Briis-sous-Forges le vendredi 2 mars 2012, à l’âge de 69 ans, des suites d’un lymphôme.
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Alice Dona en 1976

17 février 1946 : Naissance, à Maisons Alfort, de la chanteuse française Alice DONA qui, après avoir été une élève du « Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille », connaît quelques succès à l’époque « yé-yé » comme interprète: « Mon train de banlieue » ou « Les garçons ».

Pour Alice, Donadelle de son vrai nom, il y a ensuite une période où la composition prend le pas sur l’interprétation. Elle compose ainsi quelques chansons pour Claude François avant de devenir la compositrice attitrée de Serge Lama dans les années 1970. Ces succès lui permettent d’ailleurs de réaliser son retour à la chanson en tant qu’interprète dans la seconde partie des années 1970 sur un terrain qu’elle partage avec Marie-Paule Belle. Ses chansons traitent alors souvent des mêmes thèmes nostalgiques et comiques: « L’antistar » ou « Chanson hippocalorique ». Dans les années 1980, le vent tourne à nouveau et Alice se lance dans la découverte des jeunes talents en créant une école à l’image de ce que fit Mireille bien des années plus tôt. Son école révèle, à l’époque, un groupe vocal: « Génération » qui enregistre, notamment, des versions très « variétés » de chansons de Brassens. Alice Dona enregistre à nouveau des albums à la fin des années 1990 et un hommage à Gilbert Bécaud en 2002. Quatre ans plus tard, elle joue au théâtre où elle donne la réplique à Philippe Chevallier dans « Ce soir ou jamais », pièce de Philippe Hodara et Bruno Chapelle. Elle est nommée commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres français en janvier 2010. Elle rejoint les tournées « Age tendre et tête de bois » en 2012. Un an plus tard, elle sort un nouvel album intitulé « Mes petites madeleines »: il s’agit d’un ensemble de reprises qu’elle interprète parfois en duo avec des artistes comme Bénabar, Mimie Mathy, Michel Delpech ou, bien sûr, Serge Lama. En octobre 2014, pour ses 50 ans de carrière, un double CD « L’essentiel » est commercialisé et il constitue un beau panorama de son parcours artistique.
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17 février 1953 : Jacques BREL enregistre un disque 78-tours à Bruxelles. Il y grave deux titres: « La foire » et
« Il y a ».

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Pochette album 2010

17 février 1980 : Naissance, à Montréal, de la chanteuse québécoise Catherine MAJOR révélée en France au cours du festival « Alors Chante » de Montauban (F) en 2004 où elle reçoit le Prix de l’Académie Charles-Cros. Auparavant, elle est la lauréate auteur-compositeur-interprète du Festival en chanson de Petite-Vallée 2002 en Gaspésie au Québec. Son premier album, « Par-dessus bord », paraît en 2004. Il reçoit un très bon accueil des professionnels et de multiples récompenses. C’est la consécration pour cette artiste, musicienne depuis l’âge de quatre ans. Au Québec, son deuxième album, « Rose sang », sort en janvier 2008 et connaît un beau succès commercial avec plus de 20.000 exemplaires vendus. « Rose sang » sort finalement en Europe le 25 janvier 2010. Cette commercialisation permet à Catherine Major de présenter ses chansons sur scène. Notamment en première partie du spectacle consacré à Nougaro par Maurane au Cirque Royal de Bruxelles où est alors présent son célèbre compatriote auteur Luc Plamondon. En 2012, son troisième album intitulé « Le désert des solitudes » est commercialisé en France. Trois ans plus tard, elle sort un nouvel opus, « La maison du monde », au Québec.
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16 FEVRIER

 

Jean Nohain

16 février 1900 : Naissance, à Paris, de l’auteur, producteur et présentateur de télévision Jean NOHAIN, de son vrai nom Jean-Marie Legrand. Après une jeunesse assez paisible, il décroche un diplôme d’avocat qu’il va délaisser pour devenir animateur et auteur de chansons. Il reprend alors le nom d’emprunt de son père en son honneur. Car Jean-Marie est le fils de l’écrivain et librettiste Franc-Nohain et de Marie-Madeleine Dauphin. Il est aussi le frère de l’acteur Claude Dauphin et le filleul d’Alfred Jarry. Si Jean Nohain est surtout (re)connu aujourd’hui comme parolier des chansons éternelles composées par Mireille, il fut un homme très actif dans de nombreux domaines. Sous le surnom de « Jaboune », il organise, avant la seconde guerre mondiale, des émissions de radio pour la jeunesse. Il met aussi sur pied l’opération « Reine d’un jour », qui permet à une auditrice, choisie au hasard, de vivre comme une reine le temps d’une journée. Pendant la guerre, il est blessé par une balle qui lui paralyse une partie du visage. Cela lui vaudra cette mimique particulière que Thierry Le Luron imitera pendant des années. Après la guerre, il met sur pied une émission de variétés télévisée qui deviendra mythique: « 36 chandelles ». Jean Nohain est décédé à Paris le 25 janvier 1981 à l’âge de 80 ans.

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Georges ULMER dans les années 1950 (c) Photo Star

16 février 1919 : Naissance, à Copenhague, de l’interprète danois Georges ULMER sous le vrai nom de Jørgen Frederick Ulmer. C’est curieusement en Espagne qu’il passe son enfance et qu’il pratique ses premières activités artistiques. Il écrit et compose ainsi pour le cinéma. Installé en France, il connaît un grand succès dont il signe les paroles avec Géo Koger sur une musique de Guy Luypaerts : « Pigalle ».

Enregistré à la fin de la guerre, ce cliché touristique de ce quartier parisien est l’un des airs à succès de la libération de Paris en 1945. La suite de la carrière de Georges Ulmer est faite de chansons plus discrètes mais néanmoins connues comme « Un monsieur attendait » et « Quand allons-nous nous marier ? », une sorte de chanson comic & western. Moins marquants en terme de popularité, des duos sont aussi enregistrés par Ulmer avec Arletty en 1959 et avec Mick Micheyl en 1972. Georges Ulmer décède le 29 septembre 1989 à Marseille.
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Alain Dubar en 1978 – Photo(c) Georges Spitzer

16 février 1949 : Naissance du chanteur français Alain DUBAR qui a enregistré quelques 45 tours entre 1970 et 1982. Originaire des Hauts-de-France, son premier 45 tours est produit par le Nordiste Jean Vanloo et a pour titre « Angélique ou polygamie ». Par la suite, l’artiste est encore produit par d’autres personnalités comme Orlando (« La musique peut continuer » en 1978 et « Rencontre » en 1979) et travaille avec le musicien Jean Schultheis ou encore l’ingénieur du son Bernard Estardy. Après un 45 tours enregistré à Londres (« Carol » en 1981), il commercialise ce qui reste sans doute la plus « célèbre » de ses chansons : « Toutou t’aime » sortie en 1982 et qui est un des tops du site internet « Bide & Musique ». En 1995, il compose les musiques d’une série d’émissions de télévision consacrées par France 3 à la cuisine traditionnelle du Nord/Pas-de-Calais : « Goûtez-moi ça ». Aux dernières nouvelles, Alain se serait retiré des « affaires musicales » et vivrait dans le Nord de la France d’où il est originaire.

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Joël Prévost en 1985 – Photo (c) Robert Donat

16 février 1950 : Naissance du chanteur français Joël PREVOST à Narbonne sous le nom de Richard-Jacques Bonay. Abandonné dès sa naissance, il est adopté par une famille du nord de la France et est élevé à Trith-Saint-Léger sous le nom de Jean-Luc Potaux. Dans la grisaille du paysage ambiant, le petit Jean-Luc s’évade dès qu’il peut en écoutant des chansons. A treize ans, avec des copains, il crée un groupe de style « yé-yé »: « Les Elites ». Ensemble, ils animent bon nombre de soirées dans la région du Nord. Puis, Jean-Luc rejoint de nombreuses formations musicales qui ont pour chef Léo André, Robert Trébor et Jack Defer entre autres. Il a 17 ans quand il se présente au concours de « L’écran de la chance » de Jean Nohain qu’il gagne. Cela lui permet d’enregistrer un premier disque et de participer au « Jeu de la chance » au cours de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac. En 1969, il effectue une tournée sur les plages de la côte d’Opale. Un an plus tard, il s’installe à Paris où il est engagé dans la comédie musicale « Hair » au théâtre de la Porte Saint-Martin. En 1972, il signe un contrat avec CBS Records qui lui permet d’enregistrer une série de 45 tours sous le pseudonyme de Joël Prévost. Il connaît un beau succès en 1973 avec « Amélie Granville ». Le chanteur participe alors à des tournées avec Serge Gainsbourg, Mike Brant, Michèle Torr et Serge Lama. En 1977, il se présente à l’éliminatoire française du concours Eurovision de la chanson avec « Pour oublier Barbara » mais il n’est pas sélectionné. Il y arrive cependant un an plus tard et l’artiste représente ainsi la France au concours Eurovision de la chanson qui a lieu à Paris le 22 avril 1978. Il y interprète « Il y aura toujours des violons » et il se classe troisième juste derrière le Belge Jean Vallée (« L’amour ça fait chanter la vie »).

En 1980, Joël Prévost est à l’affiche de l’Olympia de Paris en vedette. Ensuite, il part pour l’Afrique par amour pour une Ougandaise qui devient sa femme. En 1994, il commercialise un disque, « Femme-enfant », dont le clip vidéo est tourné à l’île Maurice dans l’océan Indien. Dès 1996, il entame la tournée des centres culturels français en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Kenya, au Sénégal ou au Mali. Mais ça va se gâter en Gambie où il se retrouve mêlé à une sombre histoire d’escroquerie et de vols qu’il conteste toujours fermement. Il reste quand même trois ans et six mois en prison. Il revient en France début 2009 et, un an plus tard, il reprend la route avec un spectacle créé en Afrique sur la vie de Jacques Brel. En mars 2011, il publie son autobiographie, « Les passerelles invisibles », et un premier roman : « Le soleil des loups ». Il enregistre aussi un nouvel album intitulé « Reviens sur terre » qui sort en septembre 2011. Un mois plus tard, il effectue son retour sur scène à l’Alhambra de Paris. Le 17 septembre 2017, l’artiste fête ses 50 ans de chanson sur la scène du théâtre des Forges à Trith-Saint-Léger dans les Hauts-de-France. Il y rend hommage aux grands chanteurs français : Jacques Brel, Gilbert Bécaud, Jean-Jacques Goldman, Jean Ferrat, Renaud, Alain Souchon, etc.
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15 FEVRIER

 

Georgette Lemaire en 1966 – Photo (c) Patrick Bertrand

15 février 1943 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Georgette LEMAIRE. Elle vit une enfance modeste et des études plutôt bonnes et se passionne très vite pour la chanson. Tous les dimanches, elle chante à Saint-Ouen, dans la banlieue de Paris, des « monuments » réalistes comme « Le Dénicheur » par exemple. Sur le conseil de sa maman, Georgette s’inscrit, en 1965, au célèbre « Jeu de la chance ». Pendant cinq semaines et à la demande du public, elle revient de dimanche en dimanche dans cette émission télévisée française de Raymond Marcillac. Elle décroche un contrat avec la maison de disques Philips. Un an plus tard, Barclay engage une autre lauréate du même concours: Mireille Mathieu. Les deux chanteuses à l’organe puissant seront souvent mises en opposition. Mireille privilégie sa carrière avant tout. Georgette épouse un certain Daniel dont elle aura deux fils. Les premiers succès de Georgette Lemaire sont signés par Charles Dumont: « A faire l’amour sans amour » et « Et si c’était vrai ». Sa première tournée d’été est un beau succès. En 1967, elle est à l’affiche de Bobino en vedette américaine de Georges Brassens. Un an plus tard, elle passe à l’Olympia de Paris en première partie d’Enrico Macias. C’est à ce moment qu’elle enregistre une chanson signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran: « Vous étiez belle, madame », un carton.

Divorcée de son premier mari, elle épouse alors son pianiste Bob Sellers qui sera le père de son troisième enfant en 1969, année où elle passe en vedette lors d’un Musicorama à l’Olympia de Paris. C’est en 1969 aussi qu’elle enregistre un de ses plus grands succès sur le mode valse: « Des millions d’amoureux ». Les décennies suivantes sont moins exaltantes pour Georgette. Elle est, en 1976, invitée d’honneur dans un spectacle de Julio Iglesias à l’Olympia. En 1980, elle sort un album avec dix chansons composées par Charles Aznavour. En 1986, elle est faite chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture français Jack Lang. En 1989, son amitié avec le Président de la république française François Mitterrand lui permet d’obtenir un poste de chargée de mission. Les années passent et, en 2009, un nouvel album intitulé « Inoubliable » sort avec dix titres inédits. Dans la foulée, en 2010, Georgette Lemaire rejoint la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois » où elle rejoint Charles Dumont mais aussi Michelle Torr, Sheila et Hervé Vilard. En 2014, la chanteuse retrouve le chemin des studios pour enregistrer l’album « Paris Jazz » qui, comme son nom l’indique, lui permet d’interpréter des reprises en jazz de chansons évoquant Paris: « Mademoiselle de Paris », « Les grands boulevards », « Pigalle », « Sous le ciel de Paris », « Un gamin de Paris », « La complainte de la butte », etc.
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Emile Wandelmer en 1990

15 février 1949 : Naissance, à Rabastens, du chanteur et musicien français Emile WANDELMER. C’est d’abord dans un groupe de bal que le jeune Emile se fait engager en 1966: les Goldfingers. Les soirées se multiplient dans la région de Toulouse et les musiciens vivent bien de cette aventure. Au début des années 1980 toutefois, la tentation est de plus en plus forte pour eux de présenter leurs compositions propres. En 1984, ils franchissent le pas en enregistrant, sous le nom de Gold, un premier 45 tours: « Plus près des étoiles ».

Ce titre est d’emblée un énorme succès. Les galas, mais aussi la promotion et les passages en radio et en télé, deviennent de plus en plus nombreux. La formation d’Emile n’en reste pas là et enregistre d’autres « tubes » comme « Capitaine abandonné », « Ville de lumière », « Calicoba » ou « Rio de janvier ». En 1990, alors que le succès du groupe périclite, Emile décide de quitter « Gold ». Le groupe poursuit son chemin sans son chanteur mais, sans lui, il ne sera plus jamais ce qu’il fut: une formation populaire. Emile Wandelmer, quant à lui, s’essaie à une carrière solo et se paie le luxe d’un premier album enregistré à Los Angeles avec de grandes pointures de la musique californienne. Le disque ne répond pas à ses attentes et le public n’y retrouve pas le chanteur de « Gold ». Après de nombreuses autres aventures musicales, Emile finit par former avec Mario, un copain musicien du groupe « Images », le concept « Emile & Images ». Nous sommes en 1999 et, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, une compilation est enregistrée avec les « tubes » de chacun des deux groupes puisque « Images » avait connu de grands succès comme, entre autres, « Les démons de minuit » ou « Maîtresse ». Un medley est aussi sur toutes les ondes: « Jusqu’au bout de la nuit ». Les albums plus personnels d’Emile Wandelmer qui suivent n’obtiennent jamais le même succès malgré des chansons signées Goldman ou Le Forestier. Avec « Emile & Images », le chanteur revient sur scène dans le cadre de tournées nostalgiques comme « RFM Party 80 » en 2012.
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Nathalie Lhermitte en 1986 – Photo (c) Claude Caudron

15 février 1966 : Naissance de la chanteuse française Nathalie LHERMITTE ou LERMITTE. Son père est alors pianiste et accordéoniste mais aussi chef d’orchestre d’une formation régionale picarde : « Les Sunshines ». Dès l’âge de six ans, elle rejoint son père sur scène pour chanter avec son groupe de variétés rock. Tous les samedis soir, elle chante ainsi sur scène jusqu’à l’age de seize ans. A 12 ans, elle enregistre un tout premier disque où figure une chanson écrite par son père : « Magic plane ». Elle interprète d’ailleurs ce titre dans l’émission télévisée de FR3 « Les jeux de 20 heures » sous le simple nom de Nathalie. A seize ans, elle part à Paris pour terminer ses études dans un lycée où elle apprend des rudiments de comédie qui vont lui permettre de décrocher un petit rôle dans un téléfilm. Mais c’est aussi à ce moment qu’elle rencontre l’auteure Vlyne Buggy et l’animateur-compositeur Julien Lepers qui viennent tout juste tous les deux de signer le tube « Pour le plaisir » d’Herbert Léonard. Ensemble, ils lui proposent d’enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Nathalie Lhermitte en 1982 avec la chanson intitulée « Il y a des jours comme ça ».

Nathalie sort ensuite un disque en duo avec Herbert en 1983 avec le titre « Tendrement ». Fin 1984, elle assure, avec Herbert Léonard, la première partie des spectacles de Michel Leeb à l’Olympia de Paris. D’autres vinyles sont ensuite commercialisés jusqu’en 1987 avec un succès très limité. 1989 va marquer pour Nathalie ses premiers pas dans la comédie musicale: elle joue le rôle de Cristal dans « Starmania » pendant trois ans au théâtre Marigny à Paris mais aussi à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Quelques mois après, elle tient le rôle de Wendy dans « Peter Pan » au Casino de Paris. Au milieu des années 1990, elle séjourne près de deux ans en Angleterre où elle peaufine son expérience artistique et musicale. En 1997, on la retrouve dans le spectacle « Piaf je t’aime » au théâtre Comédia. Elle y incarne la chanteuse. Son nom a perdu son « H » et Lhermitte est devenu Lermitte. En 2002, elle est Oliver Twist dans la comédie musicale tirée du roman de Charles Dickens. En 2003, elle participe aux « lumières du Music Hall » où elle évoque sur scène Edith Piaf, Jacques Brel, Charles Trenet et Georges Brassens. Piaf lui colle d’ailleurs à la peau puisque, à la fin des années 2000, elle monte seule le spectacle « Piaf en rose et noir ». Entre 2010 et 2013, elle participe régulièrement à l’émission télé « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Elle y évoque notamment Edith Piaf chaque semaine à l’approche du 50e anniversaire de sa disparition. Entre 2015 et 2018, elle fait partie de la troupe de « La Petite Fille Aux Allumettes » au Théâtre du Palais-Royal à Paris. En 2015, elle interprète une chanson d’hommage à Piaf qui lui est tout spécialement écrite et composée par Frédéric Zeitoun et Francis Lai. C’est le point de départ de l’écriture d’un nouveau spectacle intitulé « Piaf, ombres et lumière » qu’elle présente jusqu’en 2017. Cette année-là, elle monte et propose une nouvelle aventure musicale autour des grandes chansons célèbres : « Tubes forever ». Mais c’est encore avec le personnage d’Edith Piaf que Nathalie Lermitte s’envole vers le Brésil (en 2018) ou Dubaï et la Chine (en 2019) en participant à « Piaf, the show ».
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Axelle RED en 2010

15 février 1968 : Naissance, à Hasselt, de la chanteuse belge Axelle RED, de son vrai nom Fabienne Demal. Son père est avocat de profession et homme politique communal (échevin du parti de centre droit Open-VLD) à Hasselt. Elle débute dans la chanson à l’âge de quinze ans sous le pseudonyme de Fabby et enregistre, en anglais, les 45-tours « Little girls » en 1983 puis « Back to Tokyo » en 1985. Elle change ensuite de pseudo et devient Axelle pour connaître un gros succès en Belgique en 1989: « Kennedy Boulevard » qu’elle ne remonte pas autant que les bretelles de son top dans le clip ci-dessous…

Cette chanson est suivie d’un autre hit, toujours en Belgique: « Aretha et moi » qui, déjà, marque la passion de la jeune artiste pour la soul music. Son premier succès au delà des frontières belges date de 1993: c’est « Sensualité ». Devenue Axelle Red, avec une chevelure rousse et un diplôme en droit, elle entame alors véritablement une carrière jallonée de « tubes »: « Elle danse seule », « Je t’attends », « Le monde tourne mal », « Ma prière », « Rester femme », « Ce matin », « Parce que c’est toi », « Temps pour nous », « Naïve », etc. En 2002, à la suite des attentats du World Trade Center à New York, elle enregistre un duo avec Renaud : « Manhattan Kaboul ». Sa passion pour la soul music et le rhythm and blues l’amènent à commercialiser un double album en anglais en 2009. Cet album, encensé par les spécialistes du genre, l’éloigne cependant un peu de son public de base qui continue toutefois à la suivre lors des concerts où Axelle Red s’affirme de jour en jour. Parallèlement à ses activités artistiques, Axelle est ambassadrice auprès de l’Unicef et s’intéresse surtout aux problèmes des femmes dans le monde. Son engagement lui permet de recevoir le titre de « commandeur de l’ordre de la Couronne » de Belgique des mains du roi Albert II en 2007. C’est la deuxième distinction qu’elle reçoit après celle de « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres » en France un an plus tôt. Axelle est récompensée à Paris par les Victoires de la Musique en 1999 et 2003. Elle est la maman de trois filles. En 2013, la chanteuse commercialise un nouvel album en français intitulé « Rouge ardent » qui, en renouant avec la tradition musicale de ses grands succès, ne réussit toutefois pas à retrouver la popularité de ses chansons d’antan. Fin 2015, sort « Acoustic », le premier album sur lequel Axelle Red reprend en toute simplicité ses tubes et d’autres titres qui auraient dû être des singles. La tournée du même nom propose cette formule aux spectateurs belges, français, suisses et québecois en 2016. Un nouvel album est en chantier en 2017 et une chanson en est extraite pour être distribuée aux médias ainsi que pour être téléchargée sur le web: « Who’s gonna help you » qui, malgré son titre en anglais, est rédigée en français sur une mélodie et un rythme électro. Cet opus en français est mise en vente en 2018 et a pour titre « Exil ». En mars 2019, le succès radiophonique est véritablement de retour pour Axelle à l’occasion de la sortie d’un duo avec le chanteur français Ycare : « D’autres que nous ». En 2020, Axelle Red poursuit inlassablement sa tournée de concerts (« Electro acoustic tour ») qui l’amène dans de nombreuses petites salles de Belgique et d’ailleurs.
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15 février 1982 : Naissance, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre, de la chanteuse française Elodie FREGE. Après une enfance marquée par la musique et la danse, et un brevet de guitare classique en 1998, elle fait partie de la promotion 2003 de la Star Academy saison 3. Elle gagne ainsi l’opportunité d’enregistrer un premier album qui se vend à 150.000 exemplaires. Le premier single qui en est extrait est un « tube »: « De l’eau ». L’album suivant, en 2006, est marqué par le succès de « La ceinture » mais ne réitère pas le score de son prédécesseur. Le 4 octobre 2010 sort son troisième album: « La fille de l’après-midi ». Entretemps, Elodie s’est aussi lancée dans le cinéma avec un rôle dans le film « Potiche » de François Ozon en 2010. En juin 2013, Elodie Frégé sort son quatrième album intitulé « Amuse bouches » et elle bénéficie, à partir de la rentrée de la même année, de quelques passages, remarqués par son élégance glamour, à la télévision française. Depuis lors, Elodie Frégé est passée maître(sse) dans l’art d’être présente dans la majorité des albums d’hommage enregistrés par des artistes français (Claude François, Alain Chamfort, Walt Disney, Renaud…) et dans un maximum d’émissions de télévision.
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Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

15 février 2005 : Décès, à Suresnes, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET des suites d’un cancer du poumon. Né à Paris le 25 mai 1944, il se fait d’abord connaître pour la musique des films érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970. Il se tourne ensuite progressivement vers la chanson et connaît un « tube » estival en 1975 avec « L’Atlantique ». Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » (1981) et, surtout, « Les corons » (1982). Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « En l’an 2001 », « Marionnettiste », « Vingt ans », »Pleure pas Boulou », « Flo » (en duo avec Florence Arthaud), etc. Son dernier album est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix. En 2008, son épouse perpétue l’oeuvre de Pierre Bachelet en commercialisant un album ultime de chansons mixées et finalisées de manière posthume: « Essaye ». On y trouve une version très étonnante des « Corons » enregistrée avec le choeur des supporters de foot du RC Lens.
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10 FEVRIER

 

André Bialek en 1983 – Photo (c) Franck Uyttenhove

10 février 1947 : Naissance, à Etterbeek, de l’auteur, compositeur et interprète belge André BIALEK. Il suit d’abord des études de dessin à Bruxelles et commence à travailler dans les cartonneries de la famille Brel. Sur un air de gigue irlandaise, il chante en 1976 une sorte d’hymne unitaire belge: « La Belle Gigue ». Avec des racines polonaises chez son père, Bialek revendique sa « belgitude » dans bon nombre de chansons (« Visite guidée », « Groenendael ») et intitule un de ses albums « Belgeries ». Entre 1976 et 1982, il enregistre quatre albums. Ses thèmes sont puisés dans la crise d’après 1973. Ils dépeignent, toujours avec un certain humour, des situations parfois difficiles. L’artiste ne ménage pas les promoteurs immobiliers qui, pour lui, ont défiguré Bruxelles (« Jones Lang Wootton »). Le sort des « petites gens » face à la société de consommation est aussi l’une de ses préoccupations. Au milieu des années 1980, résigné face aux exigences d’un show business de plus en plus aseptisé, il jette le gant de la chanson et se reconvertit dans la publicité. Dans les années 1990, un accident cérébral l’éloigne longtemps des affaires avant de revenir à l’avant-plan médiatique avec la sortie en deux disques compacts de ses principales chansons en 1997.

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Pochette de l’album mythique de 1972 avec San Francisco

10 février 1949 : Naissance, à Paris, du chanteur français Maxime LE FORESTIER dont le vrai prénom est Bruno. Le père de Maxime est Britannique et sa mère, Française, a vécu en Angleterre. Maxime a deux sœurs. Il étudie au lycée Condorcet avant de former un duo avec sa sœur Catherine. Maxime sort son premier 45 tours en 1969: « La Petite Fugue ». Il fait ensuite son service militaire chez les parachutistes, ce qui lui inspire plus tard la chanson « Parachutiste ». Son premier grand succès sort en 1972: « San Francisco ».

Les années 1970 sont celles qui installent Maxime Le Forestier parmi les chanteurs français importants. Les titres qui marquent ont pour nom « Dialogue », « Saltimbanque », « Amis » (écrit avec Julien Clerc) ou « Je veux quitter ce monde heureux ». La décennie suivante sera marquée par deux nouveaux « tubes »: « Ambalaba », une reprise d’un air mauricien, et « Né quelque part ». Les années 1990 possèdent aussi leurs succès comme « Bille de verre » (en duo avec le Québécois Michel Rivard) ou « Passer ma route ». En 2000, « L’homme au bouquet de fleurs » est une chanson qui se vend bien. La fin des années 2000 est caractérisée par une nouvelle collaboration avec Julien Clerc dans la co-écriture de chansons: « Restons amants » par exemple. Mais parler de Maxime Le Forestier oblige à parler de Georges Brassens. Ayant fait de nombreuses premières parties de ses spectacles, il voue une extraordinaire admiration pour le poète sétois et il lui rend de multiples hommages en lui consacrant des concerts et des enregistrements. En 2011, ce sont les chansons de Maxime lui-même qui font l’objet d’un album de reprises enregistré par des artistes francophones sous le titre « La Maison Bleue ». En 2012, Maxime Leforestier participe à l’écriture de chansons pour Céline Dion et son album « Sans attendre ». Le quinzième album studio de Maxime Le Forestier sort en avril 2013 et a pour titre « Le cadeau ».
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Philippe D’Annevoy en 1983

10 février 1963 : Naissance à Namur (B) du compositeur et interprète belge Philippe D’ANNEVOY sous le vrai nom de Philippe Kiniques. Très jeune, dès le début des années 1970, le garçonnet est tenté par la chanson et enregistre déjà ses premiers 45-tours sous le simple prénom de Philippe ou de Philippe St.Servais. Les titres de cette époque correspondent aux préoccupations de son âge et rendent hommage à des personnalités belges: « Monsieur Météo » ou le champion cycliste Eddy Merckx (« J’aime bien Eddy »). Au début des années 1980, il choisit un pseudonyme et s’appelle désormais Philippe D’Annevoy, un nom qui évoque les jardins d’Annevoie, un site touristique de la région de Namur. Ses disques connaissent alors un certain succès sur les radios libres de l’époque: « Vivre à trois » (1982), « Make up » (1982), « Pas comme les autres » (1984), « Nuage » (adaptation de « Blue Eyes » d’Elton John écrite par Pierre Delanoë et Jean-Michel Bériat en 1984), « Stop music » (1986) ou encore « Reviens-moi » en 1990.

Au cours de sa carrière de chanteur, Philippe D’Annevoy a ainsi travaillé avec des personnalités aussi diverses que Georges et Hector Delfosse, Jean-Marie Troisfontaine, Alain Darmor, Eddy Luyckx et Pino Marchese. Les années 1990 et 2000 sont moins productives et l’on n’entend plus vraiment parler du chanteur Philippe D’Annevoy jusqu’à ce jour du 15 décembre 2009 où l’on apprend son décès des suites d’une pénible maladie. Ses cendres ont été déposées dans le caveau familial du cimetière de Falmagne le 18 décembre 2009.
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Pochette de disque en 2006

10 février 1981 : Naissance, à Bathurst, au Nouveau Brunswick, de la chanteuse canadienne Natasha ST-PIER. Sa carrière canadienne commence plus tôt que sa carrière internationale. Alors qu’un album est déjà sorti au Québec avec une chanson qui marche bien, « Et la fille danse », Natasha remplace Julie Zenatti dans la comédie musicale « Notre-Dame de Paris » en 1999. Un an plus tard, elle enregistre son deuxième album: « A chacun son histoire ». Il se vend en France à plus de 145.000 exemplaires. En 2001, la chanteuse est choisie pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson. Elle se classe quatrième avec la chanson « Je n’ai que mon âme » qui est ajoutée sur une réédition de l’album « A chacun son histoire ». Au fil des albums qu’elle commercialise en France, Natasha St-Pier s’impose avec des succès comme « Tu trouveras » (avec Pascal Obispo), « Mourir demain » ou « Un ange frappe à ma porte ». En mai 2006, elle est cinq jours à l’affiche de l’Olympia de Paris. Après ça, elle prend un peu de distance par rapport au métier et revient en 2008 avec un album éponyme dont les ventes ne décollent pas malgré la présence importante d’Obispo. Sa maison de disques lui propose alors de sortir un best of reprenant « 10 ans de succès » et qui va se vendre moyennement. En janvier 2010, Natasha entame une tournée plutôt intimiste intitulée « Confidences autour d’un piano ». Et puis, en 2012, elle entame un retour avec des chansons positives reprises sous le titre « Bonne nouvelle ». En janvier 2013, Natasha St-Pier fait partie du jury de l’émission « The Voice Belgique » sur la chaîne télé publique francophone RTBF avec BJ Scott, Suarez et Quentin Mosimann. En juillet de la même année, alors que son album concept consacré à des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux (« Vivre d’amour ») vient de sortir, elle récolte un franc succès lors des Francofolies de Spa (B). En septembre 2013, elle devient la présentatrice d’une émission de variétés francophones sur la chaîne de télé publique France 3: « Les chansons d’abord ». Et, en janvier 2014, elle revient, pour une saison, comme membre du jury de « The Voice Belgique » aux côtés de BJ Scott, Marc Pinilla (Suarez) et de Bastian Baker. En octobre 2015, alors qu’elle attend un heureux événement, Natasha réunit sur un album toutes les chansons qui évoquent sa région natale: « Mon Acadie ». On y retrouve des airs traditionnels mais aussi « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard et « Tous les Acadiens » de Michel Fugain. Le 13 novembre 2015, elle devient la maman d’un petit garçon, Bixente, qui doit être opéré à coeur ouvert. Cette épreuve, heureusement passagère, oblige la jeune femme à s’absenter des studios d’enregistrement et des plateaux de télévision jusqu’à la fin de l’année 2016. L’année suivante, elle se lance dans une nouvelle expérience musicale à destination du jeune public : « L’alaphabet des animaux ». Et la chanteuse revient vers son public adulte en 2018 en commercialisant un second album reprenant des textes de Sainte-Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ». En 2019, Natasha Saint-Pier déclare suspendre sa carrière artistique pour se consacrer pleinement à l’école de yoga qu’elle a ouverte dans les Landes françaises. Elle révèle encore chanter mais uniquement le dimanche et dans l’église paroissiale.
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AZNAVOUR Charles en 199710 février 1997 : la 12e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Michel Drucker au Palais des congrès de Paris. En voici le palmarès.
Artiste interprète masculin: Charles Aznavour
Artiste interprète féminine: Barbara
Groupe: Les Innocents
Artiste interprète ou groupe francophone: Khaled
Révélation variétés: Juliette
Album de l’année: Mr. Eddy d’Eddy Mitchell
Chanson de l’année: Aïcha de Khaled (paroles et musique : Jean-Jacques Goldman)
Spectacle musical ou Concert: FFF à l’Olympia
Vidéo-clip: C’est ça la France de Marc Lavoine, réalisé par Sylvain Bergère
Album de musiques traditionnelles: I Muvrini à Bercy d’I Muvrini
Album de chansons pour enfant: Far west d’Henri Dès.
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10 février 2017 : la 32e édition de la remise des Victoires de la musique est présentée par Thomas Thouroude et Bruno Guillon au Zénith de Paris. En voici le palmarès épuré des artistes ne chantant pas en français.
Artiste masculin: Renaud (devant Benjamin Biolay et Vincent Delerm)
Artiste féminine: Jain (qui chante en anglais) (devant Imany et Véronique Sanson)
Album révélation: « Les conquêtes » de Radio Elvis (devant « Au coeur de moi » d’Amir et « Claudio Capéo » de Claudio Capéo)
Révélation scène: LEJ
Album de chansons: « Palermo Hollywood » de Benjamin Biolay (devant « & » de Julien Doré et « L’attrape-rêves » de Christophe Maé)
Album rock: « Anomalie » de Louise Attaque (devant « Mystère » de La Femme et « Sebolavy » de Mickey 3 D)
Chanson originale: « Je m’en vais » de Vianney.
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8 FEVRIER

 

Georges Guétary en 1969

8 février 1915 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, du chanteur Georges GUETARY. De nationalité grecque, il demandera la naturalisation française au début des années 1950. Georges Guétary est le pseudonyme de Lambros Worloou. Son oncle, le célèbre violoniste Tasso Janopoulo décide de l’aider et c’est à Paris que le jeune Lambros débarque pour étudier le commerce international. Mais la carrière artistique de son oncle lui fait rencontrer des personnes qui lui décèlent un talent vocal certain. La cantatrice Ninon Vallin l’aide ainsi à développer son organe. Attiré par la musique de variétés, il se retrouve soliste dans l’orchestre de Jo Bouillon avant d’être boy dans une revue du Casino de Paris aux côtés de Mistinguett en 1937. Pendant la seconde guerre mondiale, il rencontre à Toulouse l’accordéoniste Fredo Gardoni qui l’engage comme chanteur. Il enregistre alors son premier disque sous le nom de Georges Guétary, tiré de la localité de Guéthary au Pays basque. Mais c’est sa rencontre avec le compositeur d’opérettes Francis Lopez qui va être décisive: Guétary crée « Caballero » et « Robin des Bois » en 1943.

Ces deux succès vont véritablement lancer la carrière du chanteur. À la Libération, « A Honolulu », chanson signée Francis Lopez, est sur toutes les lèvres. Georges Guétary tourne alors son premier film en 1945: « Le Cavalier noir ». Il y chante « Chic à Chiquito », un autre grand succès. L’artiste tente alors le pari fou de conquérir le public américain. Et, en 1950, il est consacré meilleur chanteur d’opérette à Broadway. De retour en France, il tient le premier rôle dans « La Route fleurie » en 1952 avec Bourvil et Annie Cordy. Le célèbre danseur et acteur américain Gene Kelly, de passage à Paris, le repère et l’engage pour le tournage de « Un Américain à Paris », film réalisé sur la musique de Gershwin. Participant ensuite à d’autres opérettes, Georges Guétary y crée « La Polka des lampions » ou encore, avant Charles Aznavour qui l’enregistre ensuite, « La Bohème », une chanson reprise dans « Monsieur Carnaval » en 1965. On peut aussi retenir de Georges Guétary quelques duos interprétés avec sa fille Hélène comme le célèbre et mignon « Dis papa ». L’artiste décède d’une crise cardiaque le 13 septembre 1997 à Mougins (Alpes-Maritimes, France).
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Pochette d’un 45 tours de Christian Marin en 1973 (c) A. Nisak

8 février 1929 : Naissance, à Lyon, du comédien français Christian MARIN célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 1960: « Les Chevaliers du Ciel ». On le sait moins mais, entre 1962 et 1967, il enregistre quelques 45 tours qui n’ont pas un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » a quand même eu droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1964. Christian Marin décède le 5 septembre 2012 à Paris alors qu’il vient de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».

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Tiny YONG en 1964

8 février 1944 : Naissance, à Phnom Penh au Cambodge, de la chanteuse Tiny YONG. Ses parents sont vietnamiens et elle vit son enfance à Saïgon. En 1958, alors que la guerre bat son plein, toute la famille quitte le Vietnam pour s’installer à Paris. La jeune Asiatique, dont le vrai nom est Thien Huong Ton Nu Thi, veut faire du théâtre. Mais c’est la chanson qui lui sourit. Elle décroche ainsi l’opportunité de sortir un premier disque en France sous le nom de Thien Huong: « Le monde de Suzie Wong ». Deux ans plus tard, en 1963, Henri Salvador décide de produire ses 45 tours suivants et l’invite à changer de nom: elle devient Tiny Yong. Le premier enregistrement issu de leur collaboration est d’emblée un succès: « Tais-toi petite folle ».

Sur le même « extended play », Tiny enregistre aussi le célèbre « Syracuse » immortalisé par Salvador. Jusqu’en 1965, Tiny Yong va sortir des vinyles qui sont tout à fait dans l’air du temps: l’époque dite des « yé-yé ». Après sa participation à la Rose d’Or d’Antibes en 1965 et une participation à un gala de l’UNICEF en 1968, Tini Yong abandonne la chanson pour ouvrir des restaurants asiatiques à Paris d’abord, puis à Pont-sur-Yonne et, enfin, à Montpellier. Au début des années 1980, sa chanson « Tais-toi petite folle » est à nouveau un succès interprété cette fois par la Belge Héléna Lemkovitch.
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Catherine Bardin en 1979

Catherine Bardin en 1979

8 février 2010 : Décès, dans les environs de Bourges, de la chanteuse française Catherine BARDIN. Née le 25 octobre 1954, elle est la fille du journaliste et animateur-producteur de radio et télévision Jean Bardin et elle est très tôt passionnée par la musique et la chanson. Entre 1978 et 1983, elle va enregistrer une série de 45 tours dont certains vont connaître le succès avec des chansons comme « Si tu savais » (1978), « Le pont des soupirs »(1979) et « 18eme étage » (1980).

Les mélodies comme la voix sont douces et plaisantes mais elles ne suffisent pas à imposer Catherine Bardin comme une chanteuse à succès des années 1980, un domaine où la concurrence est rude. Après cette courte carrière éphémère, Catherine donne des cours de chant puis s’oriente vers le cinéma et elle tourne, en 1986, dans le film de Serge Korber « Le maestro ». La jeune femme nourrit ensuite quelques projets culturels servant à la médiation entre différents publics. Elle crée ainsi une web radio animée par des jeunes en difficulté à Paris.
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5 FEVRIER

Michel Algay

5 février 1951 : Naissance du producteur de spectacles français Michel ALGAY. Originaire de Lyon, Michel décroche l’opportunité de devenir stagiaire caméraman à l’ORTF (Office de Radiodiffusion et de Télévision Français) de sa ville en 1969. Il réalise alors aussi des photos pour le journal « Le Progrès » et pour différents autres supports comme « Lyon Poche » ou « Hebdo Lyon ». Il commence alors à côtoyer le milieu artistique et organise ses premiers concerts. Mais il devient vraiment producteur de spectacles lorsqu’il décide de mettre sur pied l’une des premières tournées de Serge Lama en 1972. Le 11 février 1973, c’est lui qui permet à Serge Lama de se produire à l’Olympia de Paris le jour de ses 30 ans, avec Maxime Le Forestier en lever de rideau. La même année, il s’occupe des plannings de concerts pour Léo Ferré mais aussi pour Claude Nougaro, Jacques Higelin et Serge Reggiani. Michel Algay diversifie ensuite ses activités en se consacrant à la publicité pour le cinéma, des pièces de théâtre et des spectacles de danse. En 1978, il crée le festival des Nuits de Fourvière à Lyon. Puis, au milieu des années 1980, l’homme produit des grands spectacles conceptuels comme des tournées du Cirque de Pékin, les Choeurs de l’Armée Rouge et les Valses de Vienne. A cette époque, il est de ceux qui participent à un débat télévisé très houleux sur la chanson française au cours de l’émission « Droit de réponse » de Michel Polac sur la chaîne privée française TF1. Après avoir convaincu le célèbre chorégraphe Maurice Béjart de produire sa troupe dans les Zénith de France, Michel Algay met sur pied des spectacles-exhibitions de patinage avec les Duchesnay et Philippe Candeloro entre autres. A la fin des années 1990, il s’occupe de nombreux artistes: Ivan Rebroff, Annie Cordy, Pascal Sevran, Michèle Torr, Demis Roussos, le Golden Gate Quartet, Pascal Brunner, Patrick Sébastien, Daniel Guichard, Georges Chelon, Lény Escudéro, Claude Barzotti, Richard Anthony ou encore Frank Michaël. En 2006, Michel Algay crée le concept des concerts « Age tendre et tête de bois » qui permettent au public de retrouver, sur scène et dans de grandes salles, les idoles des années 1960 et 1970. Pendant dix ans, des artistes comme Dave, Hervé Vilard, Sheila, Marie-Myriam, Julie Pietri, les Surfs, Pierre Charby, Michel Orso et plein d’autres vont se succéder pour y interpréter leurs plus grands succès en l’espace de dix à quinze minutes chacun. La tournée attire près de 500.000 spectateurs par an et est présentée, selon les éditions, par des personnalités diverses comme Denise Fabre, Christian Morin, Didier Gustin, Julien Lepers, Sophie Darel, Pierre Douglas, etc.

Au terme de la huitième saison du spectacle, Michel Algay décide d’abandonner le concept pour un autre annoncé plus « porteur »: « Rendez-vous avec les stars » présenté par Patrick Sabatier en 2014. Les vedettes participantes ont pour nom Hugues Aufray, Petula Clark, Philippe Lavil, Plastic Bertrand, etc. Mais cette tournée-là n’obtient pas le succès espéré et des soucis financiers obligent le producteur à déposer le bilan. Le 1er juin 2015, on apprend que sa société est déclarée en faillite suite à une dette de trois millions d’euros envers la SACEM, la société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique français. A la rentrée 2015, la 10e édition de la tournée nostalgique « Age tendre et tête de bois » est finalement remise sur pied par un nouveau producteur qui a pour nom Christophe Dechavanne.
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Daniel Balavoine en 1983

5 février 1952 : Naissance, à Alençon, du chanteur français Daniel BALAVOINE. Entouré de ses parents ainsi que de ses deux soeurs et trois frères, Daniel passe son enfance dans le Sud-Ouest de la France. Son père, ingénieur, est muté en Algérie et Daniel se retrouve en pension au moment où ses parents se séparent. Lycéen à Pau, il est très concerné par les événements de mai 1968. Mais la politique le décevant, il se tourne vers la musique en se consacrant au rock. En 1971, il décide de partir à Paris pour y présenter le travail musical réalisé avec quelques potes. Cela ne convainc pas mais, par contre, il est retenu pour remplacer le chanteur du groupe « Présence ». Il enregistre un premier 45 tours en solo qui est loin d’être un succès et il quitte « Présence » en 1972. Les expériences musicales se multiplient: participation à l’opéra-rock « La révolution française » et, en tant que choriste, à la tournée de Patrick Juvet en 1974. Chanteur pour lequel il écrit aussi quelques chansons. Le producteur Léo Missir remarque sa voix particulière et accepte de lui signer un contrat pour trois albums. Le premier de ces albums sort en 1975 dans l’indifférence générale. Le deuxième a pour titre « Les Aventures de Simon et Gunther » (en 1977) et l’une des chansons, « Lady Marlène », passe bien à la radio.

Michel Berger est étonné par cette voix haut perchée et lui propose le rôle de Johnny Rockfort dans « Starmania » en 1978. Son « SOS d’un terrien en détresse » reste gravé dans bien des mémoires. Au même moment, Daniel Balavoine enregistre son troisième album qui est celui de la découverte et du succès: « Le chanteur ». La suite, vous la connaissez sûrement: pendant les sept années qui vont suivre, Daniel va enchaîner tube sur tube en sortant les six albums de sa trop courte carrière. Citons « Lucie », « Me laisse pas m’en aller », « Tu me plais beaucoup », « Mon fils ma bataille », « Je ne suis pas un héros », « La vie ne m’apprend rien », « Vivre ou survivre », « Vendeur de larmes », « Pour la femme veuve qui s’éveille », « Dieu que c’est beau », « L’Aziza », « Tous les cris les SOS » et « Sauver l’amour ». Balavoine est « le » chanteur électro-pop-rock français des années 1980. Mais il est aussi l’homme des coups de gueule et le porte-parole de la jeunesse française face au futur président français François Mitterrand en pleine campagne électorale en 1980. Et il est, enfin, un homme au grand coeur qui ne peut mener à son terme le projet humanitaire pour lequel il part en Afrique en marge du rallye « Paris-Dakar ». Le 14 janvier 1986 en effet, Daniel Balavoine meurt au cours d’un accident d’hélicoptère dans le désert au Mali.
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En 2002

5 février 1981 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Julie ZENATTI. Alors qu’elle apprend le piano et qu’elle chante spontanément depuis qu’elle est toute petite, elle est remarquée à l’âge de treize ans par un directeur artistique alors qu’elle est en vacances et chante dans un karaoké. Elle suit des cours au Studio des Variétés de Paris et elle enregistre deux chansons à Londres sous la direction de Lenny Kravitz. Mais la pression est trop forte pour la jeune Julie et le contrat est alors rompu. Commençant à faire connaître ses capacités vocales, la demoiselle enregistre, à quatorze ans, la bande originale du film d’animation « Princesse Starla et les Joyaux Magiques » diffusé sur la chaîne de télé publique France 3. Deux ans plus tard, en 1997, Julie se présente aux auditions de la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante d’après Victor Hugo: « Notre-Dame de Paris ». Elle est sélectionnée mais, jugée trop jeune pour prendre le rôle d’Esmeralda, la production lui confie celui de Fleur-de-Lys. Toujours lycéenne, la chanteuse doit se résoudre à quitter les études en 1998 pour entamer les spectacles parisiens et la tournée, en France et à l’étranger, de la comédie musicale qui obtient un énorme succès. Un an plus tard, elle finit par reprendre le rôle d’Esmeralda en alternance avec Hélène Ségara. En 2000, dans la foulée du succès de « Notre-Dame de Paris », elle enregistre et sort un premier album chez Columbia: « Fragile ». Le titre « Si je m’en sors », signé par Patrick Fiori, est un grand succès de vente avec 150.000 exemplaires écoulés.

Julie Zénatti commence à se produire sur scène avec ses propres chansons en lever de rideau des concerts de Garou, Pascal Obispo ou Patrick Bruel entre autres. Un deuxième opus est commercialisé en 2002 et, cette fois, la chanteuse écrit et compose la plupart des titres avec Patrick Fiori. Elle se lance alors dans une grande tournée qui se termine à Paris, au Trianon, en octobre 2004. C’est à ce moment que son troisième album, « Comme vous », est mis sur le marché. Il est le fruit du travail de plusieurs artistes dont Fiori, Goldman, Lionel Florence et Axel Bauer. Julie écrit aussi des chansons pour d’autres comme Grégory Lemarchal ou Chimène Badi. L’artiste change alors de cap et d’univers musical, grâce à Akhenaton et MC Solaar, pour son quatrième album, « La boîte de Pandore », qui est dans les bacs en 2007. Julie s’y affirme plus comme une chanteuse-comédienne qui part sur les routes dans une tournée qui évoque le thème du cirque. Deux ans plus tard, elle est membre du jury de la version française de l’émission télé pour jeunes talents « X Factor ». En 2010, l’album « Plus de diva » fait revenir Julie Zénatti à des chansons plus vocales et pop symphoniques. Le succès public est mitigé malgré l’excellent travail d’arrangeur de Frédéric Chateau, alias Asdorve. En décembre 2011, Julie retrouve Fiori, Ségara, Garou, Mervil, Pelletier et Lavoie pour rechanter avec eux les succès de « Notre-Dame de Paris » sur la scène parisienne de Bercy. Au début de l’année 2013, Julie Zénatti enregistre en public quelques chansons piano-voix qu’elle grave sur un CD intitulé « Quelque part… ». Et puis, elle interprète la chanson « Laisse-la rêver » avec Roch Voisine sur l’album de ce dernier qui a pour titre « Duophonique ». A la fin 2013, Julie apparaît dans de nombreuses émissions de la télé française et notamment, en compagnie de Sofia Essaïdi, lors de la retransmission de la « Fête de la Tolérance » enregistrée à Agadir au Maroc. En 2014, elle enregistre la chanson « D’où je viens » qui précède l’album « Blanc » qui sort en mars 2015. Cet opus est le fruit du travail réalisé par Da Silva notamment. En janvier 2017, elle apparaît aux côtés de Chimène Badi dans une émission télévisée française de la chaîne privée TF1 « Cette soirée-là » pour interpréter en duo la chanson « Zina ici ou là-bas » tirée de l’album « Méditerranéennes ». Fin 2017, les deux artistes mènent à bien le projet d’entamer une tournée de concerts ensemble. Le début de cette dernière est prévu le 3 février 2018 au Bataclan à Paris.
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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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3 FEVRIER

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance, à Lausanne, en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte.

Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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