CALOGERO

Calogero en 2010

Le chanteur, compositeur et musicien français CALOGERO naît sous le vrai nom de Calogero Joseph Salvatore Maurici le 30 juillet 1971 à Échirolles, près de Grenoble. D’origines siciliennes, ses parents se sont installés dans la région de l’Isère où Calogero grandit avec sa soeur et ses deux frères. Les racines italiennes sont bien sûr à la base de la passion de la famille pour la musique et, dès l’âge de 15 ans, l’idée de constituer un groupe démange l’apprenti plombier Calogero qui sollicite son frère, Gioacchino, et un ami dénommé Francis Magiulli. A trois, ils fondent « Les Charts » en 1987. Et, quelques mois plus tard, au cours d’une de leurs prestations, ils se font remarquer par France Gall qui les apprécie et par Philippe Gaillard, producteur qui leur procure un contrat discographique. Entre 1989 et 1997, les Charts vont enregistrer cinq albums dont les quatre premiers connaissent un succès ascendant. En 1991, les ventes du second opus intitulé « Notre monde à nous » permet aux trois compères d’obtenir un disque d’or.

Mais, en 1997, l’album « Changer » n’obtient pas la même popularité et entraîne la dissolution du trio. Il est temps alors, pour Calogero, le bassiste gaucher, de penser à une carrière de chanteur soliste. En 1999, il commercialise un premier disque qui recèle la complicité de Pascal Obispo et de Zazie. L’album a pour titre « Au milieu des autres » et permet à l’artiste d’effectuer quelques prestations en première partie de chanteurs plus installés. Le second opus, éponyme, sort en 2002 et est annoncé par les succès « En apesanteur » et « Prendre racine » que les radios diffusent intensément. Plus d’un million d’exemplaires en sont vendus et il faut désormais compter avec le nom de Calogero dans la chanson francophone.

Le troisième album est simplement appelé « 3 » et est celui de la confirmation de la popularité du chanteur avec des titres comme « Yalla », « Si seulement je pouvais lui manquer » et « Face à la mer », un duo avec le rappeur Passi. Pour ce travail dont les ventes dépassent à nouveau le million d’unités, Calogero est accueilli avec le tapis rouge à la cérémonie des 19e Victoires de la Musique où il est sacré « meilleur artiste masculin » et reçoit le trophée des mains de Jean-Luc Delarue et Guillaume Durand le 28 février 2004.

Après une tournée de concerts triomphale qui parcourt l’Europe francophone en 2005, le chanteur part pour l’Italie et s’installe dans une maison de Toscane le temps d’y enregistrer ce qui sera son quatrième album : « Pomme C ». Tous les textes des nouvelles chansons à enregistrer sont écrits par Zazie dans le but de garder une unité globale. La crise du disque et du téléchargement étant passée par là, les chiffres de vente de cet opus dépassent à peine les 300.000 copies. Le disque suivant, « L’embellie », qui sort en 2009, se vend un peu mieux avec plus de 400.000 exemplaires et il est caractérisé par le travail de plusieurs auteurs : Jean-Jacques Godman, Grand Corps Malade, Dominique A ou Marc Lavoine.

S’en suit une tournée acoustique où, s’accompagnant à la guitare ou au piano, Calogero se produit dans des salles de spectacle à contenance moyenne. Onze ans après ses débuts de chanteur soliste, une compilation de ses grands succès est commercialisée sous la forme d’un double CD. L’objet s’appelle « V.O.-V.S. » (Versions originales-Versions symphoniques) et, si le premier volume renferme les versions originales et un inédit signé Jean-Jacques Goldman (« C’est d’ici que je vous écris »), le second présente les mêmes titres enregistrés avec un orchestre symphonique. Cette expérience musicale nouvelle amènera inévitablement Calogero à la reproduire sur scène en 2011 avec, à la clé, la captation d’un CD et DVD live. Artiste atypique avide de nouveaux frissons, Calogero se joint alors à Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon pour réaliser un projet éphémère qui a pour nom Circus en 2012 et dont le titre phare est « Sur le fil ».

Cette année-là, un faits divers ébranle le chanteur : un double meurtre a été commis dans sa ville natale d’Echirolles sans mobile véritable. Cette tragédie va lui inspirer une chanson qui devient le titre d’un album qui sort en 2014 : « Un jour au mauvais endroit ». Extrait de l’opus qui s’appelle « Les Feux d’artifice », le morceau est qualifié de chanson originale de l’année lors des Victoires de la Musique le février 2015. Parmi les singles qui portent les ventes de l’album à plus de 700.000, il y a « Le Portrait », « Avant toi » et « J’ai le droit aussi ».

Fruit d’une rencontre avec le groupe français « Cats on Trees », Calogero commercialise un single avec le duo en mai 2015 : « Jimmy » est à la fois interprété en anglais et en français. Ensuite, il faut attendre avril 2017 pour entendre les radios diffuser un titre annonçant un futur album de l’ex-Charts : « Je joue de la musique », une véritable rengaine qui flirte de manière ouverte et évidente avec les mélodies les plus entêtantes de feu Michel Berger. Le 14 juillet 2017, à Nice, il interprète sa chanson « Les feux d’artifice » en hommage aux victimes de l’attentat qui a eu lieu l’année précédente sur la Promenade des Anglais. Il le fait à la demande des parents et proches de ceux qui ont été fauchés par un camion fou après le feu d’artifice de la fête nationale. Trois ans après sa création, la chanson prend un sens que Calogero n’imaginait pas lors de son écriture. Et l’interpréter seul au piano devant toutes ces personnes éplorées est insurmontable. L’émotion est trop forte et l’artiste éclate en sanglots avant la fin du morceau.

Un mois plus tard, l’album annoncé est dans les bacs : il s’agit de « Liberté chérie » dont les hits ont pour nom « On se sait par cœur », « Fondamental », « 1987 » et « Voler de nuit ». Fin mars 2020, alors qu’il est confiné chez lui comme tout le monde à cause de la propagation du coronavirus Covid-19, Calogero écrit et compose une chanson inspirée par la situation étrange que l’on vit tous. Il la poste sur le web et les réseaux sociaux et elle a pour titre « On fait comme si ».

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

1er MAI

Danielle Darrieux en 1961 – Photo (c) Sam Lévin

1er mai 1917 : Naissance, à Bordeaux, de l’actrice et chanteuse française Danielle DARRIEUX. Comme actrice, elle est l’une des seules à pouvoir compter plus de 80 ans de carrière puisqu’elle a décroché son premier rôle en 1931 dans « Le bal » de Wilhelm Thiele. Après une enfance passée dans sa ville natale, Danielle Darrieux déménage à Paris. A la mort inattendue de son père, sa mère donne des leçons de chant pour subvenir aux besoins familiaux. Danielle assiste à ces séances et elle prend goût pour la musique. Tout en commençant une belle carrière cinématographique où les bons rôles se multiplient, elle décide de suivre des cours de violoncelle et de piano et s’inscrit au Conservatoire de musique. Mais elle est aussi très intéressée par la chanson et sa voix est douce et fluette. Dans son premier film déjà, elle met à profit ses qualités vocales pour chanter. Par la suite, elle interprète souvent des chansons dans quantité de longs métrages. En pleine crise économique des années 1930, ses chansonnettes guillerettes sont des plus appréciées par un public qui en a besoin: « Premier rendez-vous » est un gros succès par exemple.

En 1935, alors que les bruits de bottes sont de plus en plus présents en Europe, Danielle Darrieux s’en éloigne en signant un contrat cinématographique de sept ans avec les studios Universal à Hollywood. Mais le séjour aux Etats-Unis est difficile pour elle et elle rompt son contrat pour revenir en France où la guerre est déclarée. Ayant obtenu des rôles en Allemagne avant le conflit, l’actrice française accepte alors, un peu dans l’ignorance, de tourner plusieurs films pour la société allemande Continental afin de pouvoir faire libérer son mari interné outre-Rhin. Ayant obtenu la remise en liberté de celui-ci, Danielle Darrieux casse aussitôt son contrat. Elle prend alors une fausse identité et vit dans la clandestinité en France jusqu’à la fin de la guerre. Au début des années 1950, elle reprend ses activités d’actrice et entame une seconde carrière plus prolifique que jamais. C’est aussi durant cette décennie qu’elle va confirmer ses talents de chanteuse en enregistrant quantité de disques à succès et en se produisant régulièrement sur scène. Ajoutant les pièces de théâtre, c’est finalement trois carrières que va ainsi mener de front Danielle Darrieux avec beaucoup de talent. En 1967, le réalisateur français Jacques Demy lui demande de jouer un rôle dans « Les demoiselles de Rochefort ». Elle est la seule comédienne de ce film musical à chanter avec sa propre voix ! Elle recommence ce genre d’expérience musicale et cinématographique avec Jacques Demy encore quelques années plus tard en tournant « Une chambre en ville ». A plus de 80 ans, l’actrice et chanteuse multiplie les apparitions au cinéma et à la télévision dans les années 2000. Au théâtre, elle est bouleversante dans « Oscar et la dame rose » d’Eric-Emmanuel Schmitt. François Ozon l’engage pour être l’une de ses « Huit femmes » dans le film qu’il réalise: elle y chante « Il n’y a pas d’amour heureux », texte d’Aragon mis en musique par Brassens. En 2002, Patrick Bruel l’a conviée à participer à son album de reprises de succès de l’entre-deux guerres. Le 17 octobre 2017, suite à une légère chute qui l’a affaiblie, Danielle Darrieux s’endort définitivement, à l’âge de 100 ans, à son domicile de Bois Le Roy, dans l’Eure (F).
.
**********
.

Lily Vincent dans les années 1960

1er mai 1926 : Naissance, à Schaerbeek (Bruxelles), de la chanteuse belge de variétés Lily VINCENT, de son vrai nom Liliane De Smedt. C’est en 1953 que Lily Vincent se fait remarquer par les professionnels du milieu de la chanson en sortant lauréate du concours de chant radiophonique des shampoings DOP sur Radio Luxembourg. Un an plus tard, elle se classe deuxième au concours de chant « Les étoiles chantent ». Lily Vincent enregistre alors son premier disque chez RCA en 1956. Elle enchaîne ensuite les galas et les concerts. L’artiste chante en Belgique et en France aux côtés de grands noms tels que Sacha Distel, Gilbert Bécaud ou Luis Mariano. Elle se produit également régulièrement dans l’émission télévisée « La Chance aux chansons » de Pascal Sevran. Parmi ses oeuvres, il y a la série des « tangos immortels », des pots pourris enregistrés sur toute une série de 45 tours à la fin des années 1960. La chanteuse reçoit, en 2003, la Croix d’Officier de l’Ordre de Léopold. Elle a auparavant été nommée citoyenne d’honneur de la commune de La Hulpe où elle vivait depuis 1963. Elle décède le 10 juillet 2009 à l’âge de 83 ans.

.
**********
.

Fred Chichin en 1984

1er mai 1954 : Naissance, à Clichy, du musicien, auteur, compositeur et interprète français Fred CHICHIN connu comme l’un des membres, avec son épouse Catherine Ringer, du duo RITA MITSOUKO. Son père, artiste-peintre, a créé le magazine français « Miroir du cinéma ». Fred en hérite la passion pour le septième art qui s’étend ensuite au théâtre et à la musique. Dans ce dernier domaine, il participe au mouvement punk de la fin des années 1970 et fait partie de groupes plus ou moins connus comme, par exemple, Taxi Girl. En 1979, il rencontre la comédienne et chanteuse Catherine Ringer et, ensemble, ils forment d’abord le groupe Spratz qui deviendra par la suite les Rita Mitsouko. A partir de 1985, ce groupe va connaître un grand nombre de succès comme « Marcia Baila », « Andy », « Les histoires d’A », « C’est comme ça », etc. Au sein de la formation, Fred compose les morceaux et joue, sur les disques, de la guitare, de la basse, de la batterie et des claviers. Alors que des problèmes de santé le minent depuis des mois, Fred Chichin doit arrêter ses activités en 2007 à cause d’une brusque accélération de la maladie. Le 28 novembre de cette année-là, il décède d’un cancer. Il est inhumé dans le cimetière parisien de Montmartre.

.
**********
.

Julie Pietri en 1989 – Photo (c) P. Rouchon

1er mai 1957 : Naissance, à Douera (Algérie), de la chanteuse française Julie PIETRI. A l’âge de cinq ans, suite à la déclaration d’indépendance de l’Algérie, elle est contrainte de s’exiler en France avec toute sa famille. Son premier domicile français se situe dans la banlieue de Rouen où son père trouve du boulot. Mais, peu de temps après, ce dernier est muté à Casablanca au Maroc où la tribu Pietri le suit pendant quatre ans. Enfin, c’est à Saint-Germain-en-Laye que Nicole (le vrai prénom de l’artiste) s’installe définitivement en France. C’est à cette époque que son grand frère lui fait découvrir la musique et le jazz en l’emmenant assister à des concerts. Passionnée, elle décide de se lancer dans la chanson à l’âge de quinze ans en interprétant des mélodies de Véronique Sanson au sein du groupe « Julie + Transit ». La formation enregistre un 45-tours en 1975: « On s’est laissé faire ». Mais il lui faut penser sérieusement à un métier et elle entreprend alors des études d’orthophoniste et en sort diplômée. Après, elle songe à revenir à la chanson et, en 1977, elle est sélectionnée pour faire partie de « La bande à Basile » où elle incarne la gitane. Au sein du groupe, elle connaît le succès avec des tubes comme « La chenille » et « Les chansons françaises ». Son charisme et sa personnalité lui font enregistrer un disque en solo en 1979 sous son seul prénom de Julie: « Magdalena », une chanson d’été qui est d’emblée un très grand succès.

Quelques mois plus tard, elle enregistre un premier album qui n’obtient pas la popularité espérée et attendue par sa maison de disques. Elle change alors d’écurie et signe un nouveau contrat avec le producteur français Claude Carrère. Ce dernier la remet en selle et la place au sommet des hit parade avec le titre « Je veux croire » en 1982. Dans la foulée, elle adapte en français « I go to sleep » des Pretenders dont elle fait « Et c’est comme si », un autre succès. En 1983, elle interprète en duo avec Herbert Léonard « Amoureux fous » qui cartonne dans tous les charts des pays francophones. Deux ans plus tard, elle sort un album où les nouvelles chansons (« A force de toi ») côtoient les succès des derniers mois (« Tora tora tora »). Voulant se tourner à nouveau vers un autre univers, Julie quitte Carrère pour revenir chez CBS sous le nom complet de Julie Pietri. Et, en 1986, elle enregistre « Eve lève-toi » qui reste un incontournable titre culte des années 1980. Dans la foulée, les succès se suivent pendant des mois comme « Nouvelle vie » et « Immortelle ». Après un troisième album qui reçoit un accueil plutôt mitigé en 1989, les années 1990 vont être plus difficiles pour la chanteuse. En 1992, maman depuis peu, Julie Pietri décide de faire une pause dans cette carrière jusque là plutôt très active. Trois ans plus tard, l’album « Féminin singulière » est novateur mais ne rencontre pas vraiment son public. Puis, doucement, l’artiste poursuit ses activités sur scène en délaissant de plus en plus les studios d’enregistrement. Elle est ainsi régulièrement la vedette de galas et d’émissions de télé évoquant avec nostalgie la mode des années 1980. En mai 2003, elle est l’une des candidates d’un jeu télévisé français présenté sur la chaîne privée TF1: « Retour gagnant ». Elle remporte le concours où elle est opposée à d’autres chanteurs ayant connu leur heure de gloire dans le passé. Cela lui donne l’opportunité d’enregistrer un album composé de nouvelles chansons, de reprises et de succès d’hier. Surfant toujours sur la vague de la nostalgie des années 1980, Julie Pietri sort, en 2006, un DVD collector du spectacle enregistré à l’Olympia vingt ans auparavant. Un an plus tard, elle enregistre un nouveau CD dans le style jazzy qui est celui qui la passionne à ce moment: « Autour de minuit ». Elle y adapte de cette façon toute une série de succès de la chanson francophone signés Christophe, Michel Berger ou Michel Jonasz. Le 28 mai 2009, sur la scène parisienne de l’Alhambra, Julie fête ses 30 ans de carrière entourée d’un groupe de gospel. En janvier 2011, elle participe, à l’Olympia de Paris, au spectacle « Otis & James: les Rois de la Soul » aux côtés de Manu Dibango, Joniece Jamison, Michel Jonasz, Gilbert Montagné, Quentin Mosimann et Ahmed Mouici. En mars de la même année, l’artiste rejoint la troupe des idoles « Âge tendre et Têtes de bois » pour les tournées des saisons 6 (2011) et 8 (2013). En décembre 2013, elle participe aussi à quelques concerts de l’autre tournée nostalgique « Stars 80 ». En janvier 2014, elle fait partie des artistes figurant aux côtés de Pascal Danel qui propose un hommage à Gilbert Bécaud sur la scène du Casino de Paris. Dix mois plus tard, la chanteuse commercialise un double-album: « L’Amour est en vie ». C’est une anthologie reprenant 35 chansons avec quelques inédits dont le nouveau single, « L’Amour est en vie ». Au même moment, Julie Pietri se produit régulièrement avec la tournée « Stars 80, l’origine ».
.
**********
.

L'album "3" de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

L’album « 3 » de Calogero, meilleure vente en Belgique francophone en mai 2004

1er mai 2004 : Parmi les albums qui font leur entrée dans le classement dans les meilleures ventes en Belgique francophone, on trouve MARKA à la 44e place avec « C’est tout moi », Louis CHEDID 40e avec « Un ange passe » et Dany BRILLANT avec « Jazz à la Nouvelle Orléans » (24e). La tête du classement est occupée par trois albums francophones: Jane BIRKIN (« Rendez-vous », 3e), Pascal OBISPO (« Live + studio Fan », 2e) et CALOGERO (« 3 », 1er).
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,