29 JUILLET

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Imprésario des « grands » de la chanson, Charley MAROUANI est décédé

Charley Marouani en 2012

Charley Marouani est mort à l’âge de 90 ans à Calvi, en Corse, ce samedi 29 juillet 2017. C’est sa fille, Rachel, qui en a fait l’annonce auprès de l’Agence France Presse, l’AFP.
C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit.
Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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7 DECEMBRE

Charley Marouani en 2012 (c) TV5 Monde

7 décembre 1926 : Naissance, à Sousse, en Tunisie, de l’imprésario français Charley MAROUANI au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’imprésario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos, Michel Boujenah et Enrico Macias. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani devient aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il accumule ainsi tout au long de sa carrière sont écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani publie chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment, l’homme accorde une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé le 29 juillet 2017 à Calvi, en Corse, à l’âge de 90 ans. Soit plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.
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SOEUR SOURIRE – Photo (c) Jean Guyaux

7 décembre 1963 : Sous le nom de « Singing Nun« , l’artiste belge SOEUR SOURIRE atteint la première place du hit parade américain, le Hot 100 du Billboard avec sa chanson « Dominique ».

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En 2005

7 décembre 1970 : Naissance, à Auray, du chanteur, guitariste et écrivain français Bertrand BELIN. Il grandit et se passionne pour la musique auprès de ses quatre frères et soeurs, de sa mère et son père qui fait métier de la pêche. Son enfance et son adolescence sont plutôt discrètes et jamais évoquées dans les biographies de Bertrand Belin. On y apprend juste que, lorsqu’il commence à composer quelques mélodies, il fait la connaissance du groupe « Stompin’ Crawfish » en 1989 et qu’il s’y fait engager comme musicien pendant six ans. Il enregistre deux albums avec ce groupe avant de rejoindre la formation anglaise Sons of the Desert en 1996. Et l’aventure musicale de Bertrand se poursuit avec le groupe Sing Sing avant qu’il ne se décide à franchir le pas et devenir chanteur soliste en 2005. Son premier album personnel est plutôt bien accueilli et préfigure le succès plus important du second commercialisé en 2007: « La Perdue ». Désormais auteur-compositeur interprète, Bertrand Belin se distingue également en composant des musiques de spectacles et de films. On le retrouve aussi à l’affiche de l’adaptation à la scène du disque « Imbécile » d’Olivier Libaux où il joue aux côtés de JP Nataf et Barbara Carlotti entre autres. En 2010, il revient à la chanson avec l’opus intitulé « Hypernuit » qui reçoit le Grand prix du Disque de l’Académie Charles-Cros. Un an plus tard, Bertrand ajoute une nouvelle activité à son arc artistique en écrivant une fiction musicale qu’il interprète: « Cachalot ». En 2013, il sort son quatrième album qui a pour titre « Parcs ». Puis il joue la comédie, quelques mois plus tard, dans « Spleenorama » au théâtre de la Bastille à Paris. Prolifique, l’artiste publie son premier roman, « Requin », en 2015. Avec une régularité sans faille, Bertrand Belin enregistre son cinquième album, Cap Waller, qui est dans les bacs en octobre 2015. Depuis cette dernière réalisation musicale, l’artiste s’est tourné vers le cinéma et l’écriture d’un deuxième roman, « Littoral » édité fin 2016. Fin 2018, un nouveau titre, « Glissé redressé » annonce un nouvel album de chansons prévu pour le 25 janvier 2019 : « Persona ».
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STAR ACADEMY 1 logo7 décembre 2001 : Pour une des soirées de la première saison de Star Academy sur la chaîne de télévision privée française TF1, Nikos Aliagas accueille Julien Clerc, Serge Lama, Tina Arena et Larusso entre autres.

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14 NOVEMBRE

Marc Aryan en 1975

14 novembre 1926 : Naissance, à Valence dans la Drôme, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN sous son vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive ». En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

14 novembre 1945 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du chanteur Stéphan REGGIANI. Encore enfant, après le divorce de ses parents, le chanteur et comédien Serge Reggiani et la comédienne Janine Darcey, Stéphan est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. « Monté » à Paris où il vit seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il chante lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours sous le label CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un ‘minet’. Ce n’est pas un ‘poète chevelu’, c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Patrick Sébastien en 1977 – Photo Pascal Carqueville

14 novembre 1953 : Naissance, à Brive-la-Gaillarde, de l’imitateur, humoriste, chanteur, auteur-compositeur, écrivain, producteur et animateur de télévision français Patrick SEBASTIEN sous son vrai nom de Patrick Boutot. L’enfance de Patrick se passe à Juillac où il est élevé par sa mère. Il ne connaît alors pas son père dont il découvre l’identité à sa majorité. Il est passionné de sport et pratique le rugby dès son plus jeune âge. Il songe d’ailleurs en faire son métier. Mais, avec le temps, il pense à des études sérieuses et s’inscrit à la faculté des lettres qu’il fréquente un moment. Après ça, il « monte » à Paris et exploite ses qualités d’imitateur qui font tant rire ses copains rugbymen. Il compose un spectacle d’imitations qu’il va présenter dans divers cabarets où il reçoit un minuscule cachet et quelques timides applaudissements. Il décide de prendre un pseudonyme qui est le prénom de son premier fils né en 1971: Sébastien. Il s’accroche et s’entête avec raison puisque, en 1976, il parvient à se faire remarquer par les célèbres producteurs de télévision français Maritie et Gilbert Carpentier. Il effectue un premier passage télé remarqué dans « Numéro Un » puis l’animateur et producteur de télé Guy Lux ainsi que Michel Drucker l’accueillent dans leurs émissions respectives. Il n’en faut certes pas plus pour que la France profonde découvre un petit gars sympathique qui leur ressemble. Les Français vont même pouvoir le voir de près car, cette année-là déjà, il se retrouve en première partie de Michel Sardou à l’Olympia de Paris. L’ascension de l’imitateur est alors fulgurante. Et les tournées en province, en Belgique et en Suisse vont s’accumuler aux côtés de Joe Dassin, de Gérard Lenorman, d’Annie Cordy et de Dave entre autres. Petit à petit, avec le temps et les différents spectacles qu’il propose, il songe à établir un contact plus permanent avec son public. Il décide de remettre un projet pour la télévision française et celui-ci est accepté. Il est basé sur ses imitations bien sûr puis sur sa manière de se « faire la tête de quelqu’un » avec force maquillage et déguisement. Ses émissions s’appellent « Carnaval » et « Sébastien c’est fou » dans les années 1980. Il y invite des artistes à venir se déguiser en d’autres artistes à qui ils ressemblent parfois très vaguement. Les hommes politiques français de tous bords se prêtent également à ce jeu qui s’avère très lucratif. Au début des années 1990, Patrick Sébastien décide de donner leur chance à des jeunes humoristes qu’il va produire: Albert Dupontel et Dany Boon sont de ceux-là. Nicolas Canteloup et Shirley & Dino suivent des années plus tard. En 1992, après avoir participé à la soirée des Enfoirés à l’Opéra Garnier pour les Restos du Coeur, il met sur pied l’un de ses plus grands succès télévisuels: « Le grand bluff ». En 1995, l’émission « Osons », diffusée sur TF1, va encore plus loin dans la parodie et la satire et s’attire quelques foudres des bien-pensants. Un an plus tard, il quitte la chaîne privée française TF1 pour le service public de France 2 où il lance, en 1998, « Le Plus Grand Cabaret du Monde ». Après avoir enregistré un certain nombre de disques en tant qu’imitateur, Patrick Sébastien exploite son image de gai luron pour se lancer dans la chanson festive dès le début des années 2000 avec le disque « Pourvu que ça dure » (2002). Cette aventure se poursuit depuis et les succès se suivent avec « Tourner les serviettes » et « Les sardines » par exemple. Ardent amateur et défenseur de la chanson francophone, il découvre, en 2003, l’auteur-compositeur-interprète français Yves Jamait dont le premier album est devenu introuvable à cause de la faillite de la firme de disques. Il décide de produire son second album mais également de ressortir commercialement le premier. A partir de 2007, il produit et présente, sur France 2, l’émission « Les Années Bonheur » qui est un heureux mix de chansons d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Grâce à l’aide de Fabien Lecoeuvre entre autres, il parvient à retrouver des stars oubliées et à les inviter à chanter sur son plateau. C’est notamment le cas, en novembre 2013, avec la chanteuse portugaise Linda De Suza qui crée alors un intense moment d’émotion. A la rentrée 2017, la nouvelle direction de France 2 fait savoir à Patrick Sébastien qu’il n’aurait plus droit qu’à la présentation de deux de ces émissions-là. La seconde et donc dernière des « Années Bonheur » est diffusée le 4 novembre 2017 avec, comme invités, Gérard Lenorman, Sheila, Pierre Perret, Jean-Pierre Mader, Louane, d’autres artistes non francophones ainsi que des humoristes comme Roland Magdane, les Jumeaux, Jean-Marie Bigard ou Elie Semoun entre autres. Mais, alors que « Les Années Bonheur » sont finalement reconduites pour la saison 2018-2019, Patrick Sébastien se fait remercier par la direction de France Télévisions après des propos qui lui sont reprochés en octobre 2018.
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NAGUI – Photo (c) France 3 – G. Bedeau

14 novembre 1961 : Naissance, à Alexandrie en Egypte, de l’animateur de radio et de télévision, producteur et comédien NAGUI, de son nom complet Nagui Fam. Son père est gréco-égyptien et professeur de littérature française au Caire. Sa mère est franco-italienne et est prof de français. En 1964, toute la famille s’installe en France à Aix-en-Provence avant de vivre quelques mois au Canada en 1966 et de revenir à Cannes où Nagui passe le reste de son enfance et son adolescence. Après ses études secondaires, il s’inscrit à la Faculté des Sciences. Mais sa passion pour la musique le pousse à organiser et à animer des soirées à Cannes. C’est la grande époque des radios dites « libres » et, au début des années 1980, Nagui décide qu’il va devenir animateur. Il part à Paris pour, officieusement, suivre des hautes études commerciales. Mais, officiellement, son idée est de se rapprocher du monde de la radio. Et, finalement c’est à Radio France Nice Côte d’Azur qu’il est engagé. Il y rencontre des professionnels qui lui permettent d’évoluer dans l’univers des medias régionaux: en 1983, il présente l’émission « Club 06 » sur Télé Monte Carlo. En 1986, il fait la connaissance de l’animateur Laurent Boyer et il travaille alors à Chic FM. Puis, un an plus tard, il est engagé sur la télé privée M6 pour présenter « Clip Dédicace ». La célèbre programmatrice de la radio périphérique française RTL, Monique Le Marcis, le remarque et lui demande de présenter des émissions sur la chaîne où il devient une vedette de l’antenne. Après un bref passage à la télé privée française TF1, il fait les beaux jours de l’éphémère télé privée « La Cinq » en 1991 avec « Que le meilleur gagne ». Deux ans plus tard, comprenant un peu mieux les rouages d’un monde audiovisuel français en pleine évolution, il crée sa société: « Air Productions ». Il propose alors à France 2 une nouvelle émission musicale enregistrée et réalisée en public par son comparse Gérard Pullicino: « Taratata ». C’est d’emblée un carton pour ce programme qui dure des années. Il adapte alors des projets de jeux étrangers à l’écran français: « N’oubliez pas votre brosse à dents » (1994), « Miroir, mon beau miroir » (1995) et « Cocktail » (1996). La fin des années 1990 est plus difficile pour Nagui qui est soupçonné dans l’affaire des animateurs-producteurs trop bien payés pour officier sur les antennes du service public français. Il reste producteur de « Taratata » sur France 2, présenté alors par Alexandra Kazan, mais il retourne à TF1. Les émissions que Nagui va alors proposer sur la chaîne privée ne vont jamais atteindre leur objectif. En 1999, il part à Canal + pour prendre la succession de Gildas et de Caunes à « Nulle part ailleurs ». L’expérience ne dure que quelques mois et Nagui revient à France 2 en 2001. Les divers programmes qu’il présente alors récoltent tous une audience correcte mais moyenne. Et il faut attendre 2005 et le retour de « Taratata » présenté par Nagui sur France 4 pour que sa carrière prenne un nouvel élan. Dans la foulée de ce retour gagnant, Nagui propose, en 2006, un nouveau jeu intitulé « Tout le monde veut prendre sa place » et c’est tout de suite un succès. En décembre 2007, un défi musical d’origine britannique va permettre à Nagui de rester populaire: « N’oubliez pas les paroles » sur France 2. La passion de Nagui pour la musique lui permet aussi de présenter, seul ou en partage, les soirées des Victoires de la Musique que sa société « Air Productions » réalise chaque année de 2009 à 2011. A l’automne 2015, l’émission Taratata refait son apparition présentée par Nagui sur France 2 un samedi soir à 20h30. Le 28 octobre 2017, France 2 diffuse à 21h00 l’émission célébrant les 25 ans de Taratata enregistrée au Zénith de Paris avec, entre autres, Bernard Lavilliers, MC Solaar, Jane Birkin, Pascal Obispo, Charles Aznavaour, Catherine Ringer, Zazie, Eddy Mitchell, BB Brunes, Raphaël, Claudio Capéo, Nolwenn Leroy, Bénabar, Cali, Féfé, Renan Luce, Slimane, Black M, Brigitte, M, Julien Doré et Dick Rivers qui, à 72 ans, fait sa réapparition médiatique après avoir connu de graves problèmes de santé.
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Anny Gould en 1957

14 novembre 2013 : Décès, à Vierzon, de la chanteuse française Anny GOULD. Née à Paris le 8 janvier 1920, elle se distingue, dans les années 1950, en reprenant à son répertoire bon nombre de succès français comme « Sous le ciel de Paris », « Sur ma vie » ou « Belleville-Ménilmontant ». Elle enregistre aussi des adaptations de standards étrangers comme « Loin de vous » (« Only you » des Platters) ou encore « Concerto d’automne » (« Concerto d’Autunno »). Dans les années 2000, elle apparaît régulièrement à la télé dans les émissions du regretté Pascal Sevran. Toujours très active, elle fête ses 90 ans en donnant un concert unique au Trianon, à Paris, le 9 janvier 2010. Avant de décéder le 14 novembre 2013 à Vierzon, Anny Gould se produit encore de temps à autre sur scène où elle est accompagnée au clavier par son fils.
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »).
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il fréquente ensuite les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique qui lui fait signer un contrat chez Polydor en 1969. Il enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ». Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de passer à l’Olympia de Paris en 1976. Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société française des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ». Au milieu des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, Jean-Michel est victime d’un accident sur l’autoroute A10 à Rambouillet lorsque son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982.
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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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29 JUILLET

Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

29 juillet 1916 : Naissance, à Ortaköy, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH, Sapric de son vrai nom. Son enfance, plutôt malheureuse à cause de la passion pour le jeu de son père, se déroule à Istanbul. La famille quitte la Turquie alors qu’Alice a treize ans et l’adolescente poursuit ses études à Bruxelles avant de partir pour Paris où sa passion pour le théâtre la pousse à s’inscrire au Cours Simon et au Conservatoire. Ses premiers pas sur une scène ont lieu dans « Hamlet » de Shakespeare. Ensuite, à partir de 1950, c’est au cinéma qu’elle entame une longue carrière qui se poursuit par la télévision à partir des années 1970. Intéressée par la musique et la chanson, elle enregistre un album en 1975 avec des chansons comme « Je suis heureuse ». Des titres sont signés par Philippe Labro, Jim Larriaga, Francis Lai, Frédéric Botton, Pierre Porte ou Jacques Demarny. Ce 33 tours est réédité en CD en 2003. Et ce disque compact est enrichi d’une chanson de 1986 sortie alors en 45 tours: « Slowez-moi ». Alice Sapritch meurt d’un cancer le 24 mars 1990 à Paris.

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Stéphan Reggiani en 1976 – Photo (c) Micha

29 juillet 1980 : Décès, à Moulins (F), du chanteur Stéphan REGGIANI. Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, il était le fils du chanteur et comédien Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après le divorce de ses parents, Stéphan, encore enfant, est élevé par sa mère et son beau-père. Il est élève de l’école internationale de Genève et entre, à 17 ans, à l’école des arts décoratifs de Nice. Il y obtient un diplôme d’architecte d’intérieur. A Paris où il se retrouve seul, il effectue divers boulots pour vivre. Et il finit par se retrouver dans des cabarets de la rive gauche à interpréter des chansons. Pris au jeu, il commence à composer et à écrire ses propres oeuvres qu’il interprète lui-même. A partir de 1967, il a l’opportunité d’enregistrer des 45 tours chez CBS. Le premier de ces disques comporte un petit texte de présentation: « Ce n’est pas un « minet ». Ce n’est pas un « poète chevelu », c’est simplement un jeune homme ou, si vous préférez, un homme très jeune. Ce qu’il écrit, c’est la fantaisie et la tendresse du quotidien mêlées au rêve. Et il chante avec une voix déjà assurée et chaleureuse. Il s’appelle Reggiani, pourquoi ne pas le dire, puisqu’il n’aurait pas changé de nom s’il s’était appelé Dupont. »

En 1968, il sort son premier « long playing » qui a pour titre « Le Manant ». Il se constitue alors un public qui va se déplacer pour le voir sur scène en France bien sûr mais aussi en Belgique et en Suisse. Il parvient ainsi à se produire dans la salle parisienne de Bobino en première partie de Claude Véga et Juliette Gréco. Puis, à la fin de l’année 1971, c’est en vedette américaine de Liza Minnelli qu’il chante à l’Olympia de Paris. Cette même année, après la sortie de son second album, il part en tournée au Québec. En 1973, il change de maison de disques et son troisième 33 tours est commercialisé par Polydor. En 1975, Stéphan Reggiani rejoint son père Serge et sa soeur Carine sur la scène de Bobino pour un spectacle partagé en famille. Mais, derrière cette apparente joie de se retrouver en famille face au public, il y a le problème de Serge Reggiani qui est une vedette et prend logiquement plus de place que ses enfants dans le tour de chant. Au point de vue personnel, pour Stéphan, cette expérience n’arrange rien après des problèmes de divorce et de remariage raté. Son moral est au plus bas et, lors des vacances qu’il passe chez son père à Mougins, Stéphan se tire une balle dans la tête le 29 juillet 1980. Sa dépouille repose au cimetière du Montparnasse à Paris.
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Jean-Michel Caradec dans les années 1970

29 juillet 1981 : Décès, à Rambouillet, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC, des suites d’un accident de voiture. Né le 20 septembre 1946, à Morlaix dans le Finistère, d’un père marin et d’une mère institutrice, il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il suit alors les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique. Il signe un contrat chez Polydor en 1969 et enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ».

Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de chanter à l’Olympia de Paris en 1976. Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ». A la fin des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd sur l’autoroute A10. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982.

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Charley Marouani en 2012 (c) Capture d’écran TV5 Monde

29 juillet 2017 : Décès, à Calvi (Corse) de l’imprésario français Charley MAROUANI à l’âge de 90 ans. C’est à Sousse, en Tunisie, que Charley Marouani a vu le jour le 7 décembre 1926 au sein d’une famille de sept frères. En 1944, souffrant des affres de la guerre et de la mort de son père qui était goûteur d’huile d’olive, il quitte la Tunisie pour la France où ses oncles sont déjà installés comme agents artistiques à Nice et à Marseille. Photographe à Nice, il rencontre le producteur de disques et d’artistes Jacques Canetti qui lui confie avoir besoin d’un homme comme lui pour « gérer » les artistes qu’il produit. Il devient ainsi l’impresario d’abord de Jacques Brel, de Barbara, d’Yves Montand, d’Henri Salvador, de Juliette Gréco et de Gilbert Bécaud. Puis de Sylvie Vartan, Salvatore Adamo, Claude Nougaro, Joe Dassin, Serge Reggiani, Julien Clerc, Carlos mais aussi Michel Boujenah et Enrico Macias dont il s’occupait toujours. Mais plus qu’un gérant de planning, Charley Marouani était aussi pour toutes ces vedettes un confident et un ami. Les anecdotes, parfois intimes, qu’il avait ainsi accumulées tout au long de sa carrière ont été écrites et réunies dans un livre que Charley Marouani a publié chez Fayard en 2011: « Une vie en coulisses ». A ce moment-là, l’homme a accordé une interview télévisée pour l’émission « L’Invité » de Patrick Simonin sur TV5 Monde que « Passion Chanson » vous propose de découvrir ou de revoir ci-dessous.

Charley Marouani est décédé plus d’un an après son frère cadet, Gilbert, qui fut, entre autres, l’éditeur de chansons interprétées par Michel Sardou, Johnny Hallyday, Barbara, Michel Polnareff, Francis Cabrel ou Michel Jonasz.

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24 MARS

 

24 mars 1977 : Naissance,  à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, du chanteur canadien d’origine rwandaise CORNEILLE . De son vrai nom Cornelius Nyungura, il passe toute son enfance au Rwanda. Passionné de musique, il découvre le rythm’n’blues à l’âge de seize ans. Il fonde alors, avec des copains, un groupe musical qui remporte le concours « Découverte 1993 » à la télé rwandaise. Ce bonheur est de courte durée car, quelques semaines plus tard, alors que le génocide rwandais vient d’éclater, toute sa famille, parents, frères et soeurs, est massacrée par un groupe armé. Il ne doit son salut qu’au fait de s’être caché derrière un fauteuil. Réfugié chez des amis allemands au Zaïre où il s’est enfui à pied, il les accompagne en Allemagne à leur retour. A 20 ans, Cornelius quitte l’Allemagne pour le Québec où il s’inscrit à l’Université de Montréal. Là, la passion de la musique le reprend et il forme un groupe avec des amis étudiants: le R’n’B O.N.E. Ensemble, ils enregistrent un titre, « Zoukin' », qui obtient un beau succès au Canada. En 2001, il abandonne la formation pour entreprendre l’écriture d’un premier album solo où il raconte son vécu relativement chargé pour un garçon de son âge. En juillet 2002, alors qu’il est toujours un parfait inconnu, Corneille se fait remarquer dans un set acoustique sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle en première partie de Burning Spear. Son premier album « Parce qu’on vient de loin » sort d’abord le 10 septembre 2002 au Canada.

Début novembre, il est l’une des découvertes du festival « Coup de Coeur Francophone » à Montréal. Mais ce n’est qu’un an plus tard, en octobre 2003, que les Européens découvrent à leur tour cet album. Ce premier opus est un coup de maître et va se vendre intensément. Il faut dire qu’avec ses capacités vocales, Corneille y parvient à interpréter des textes graves sur des musiques enlevées et plaisantes. Marqué par les tragédies qu’il a vécues, Corneille attache beaucoup d’importance aux causes humanitaires et, en 2005, à la demande de l’AMADE, l’Association Mondiale des Amis De l’Enfance, il écrit et compose « Chanter qu’on les aime » qu’il interprète en compagnie de Diane Tell, Calogero, Natasha St Pier, Tété, Nolwenn Leroy, Bénabar, Chimène Badi, Diam’s, Willy Denzey, Jenifer, Lokua Kanza, Nadiya, Yannick Noah, Florent Pagny et M. Pokora entre autres. La même année, en novembre, sort son deuxiéme album qui a pour titre « Marchands de rêves ». En 2006, il est sollicité pour écrire et composer la chanson qui va représenter la France au Concours Eurovision de la Chanson. Après quelques tergiversations et un changement de titre, la candidate, Virginie Pouchain, se classe 22e sur 24 à Athènes en interprétant « Il était temps ». Comble du bonheur pour un passionné de r’n’b comme Corneille, il enregistre un album en anglais pour la légendaire firme de disques américaine Motown en 2007: « The birth of Cornelius ». Il faut alors attendre octobre 2009 pour voir un nouvel opus en français de Corneille qui ne connaît pas le succès espéré. Deux ans plus tard, alors qu’il s’est marié au Canada et qu’il est devenu le papa d’un garçon, l’album suivant, « Les inséparables » connaît un meilleur sort et renoue avec des diffusions radiophoniques importantes pour des titres comme « Le jour après la fin du monde ». En 2012, il enregistre une chanson intitulée « Co-Pilot » en duo avec la chanteuse canadienne Kristina Maria. L’année suivante, alors que son album personnel « Entre Nord et Sud » commence à bien se vendre, il fait partie des artistes qui enregistrent l’album « Génération Goldman ». Il y interprète « Quand tu danses » et, quelques mois plus tard, il reprend cette fois « Bonne Idée » sur « Génération Goldman 2 ». Fin 2013 et fin 2014, il rejoint les deux projets « Forever Gentlemen » où il partage avec d’autres interprètes de grands standards de la chanson anglo-saxonne. Entre ces deux albums, en 2014, il rejoint Garou pour être son assistant lors de la préparation aux duels des candidats de l’édition française du crochet télévisé « The Voice » sur TF1. Fin 2015, il est aux côtés de Roch Voisine et Garou pour la déclinaison sur scène de l’aventure « Forever Gentlemen ». La tournée des spectacles est conçue au Canada et commence en Belgique quelques jours après les attentats parisiens du 13 novembre au Bataclan. Ils y interprètent une version particulière de « I love Paris » pour saluer la mémoire des victimes. La tournée « Forever Gentlemen » se poursuit en 2016 en France et au Québec. En 2018, Corneille commercialise l’album « Love & Soul » qui rend hommage, grâce à des succès classiques anglo-saxons, aux femmes et à la condition féminine. Et, un an plus tard, un nouvel opus francophone, « Parce qu’on aime », est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
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Alice Sapritch en 1975 – Photo (c) Jean-Pierre Durel

24 mars 1990 : Décès, à Paris, de l’actrice et chanteuse d’origine arménienne naturalisée française Alice SAPRITCH. Née Sapric de son vrai nom le 29 juillet 1916 à Ortaköy, elle vit, à Istanbul, une enfance, plutôt malheureuse à cause de la passion de son père pour le jeu. A l’âge de treize ans, sa famille quitte la Turquie et elle poursuit ses études à Bruxelles avant de partir pour Paris où sa passion pour le théâtre la pousse à s’inscrire au Cours Simon et au Conservatoire. Ses premiers pas sur une scène ont lieu dans « Hamlet » de Shakespeare. Ensuite, à partir de 1950, c’est au cinéma qu’elle va entamer une longue carrière qui se poursuit à la télévision à partir des années 1970. Intéressée par la musique et la chanson, elle enregistre un album en 1975 avec des chansons comme « Je suis heureuse ». Les titres sont signés par Philippe Labro, Jim Larriaga, Francis Lai, Frédéric Botton, Pierre Porte ou Jacques Demarny. Ce 33 tours est réédité en CD en 2003. Et il est ajouté, sur ce disque compact, une chanson de 1986 sortie alors en 45 tours: « Slowez-moi ». Alice Sapritch meurt d’un cancer le 24 mars 1990 à Paris.

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24 mars 2008 : Sortie de l’ultime album d’Alain BASHUNG: « Bleu pétrole » avec des collaborations, notamment, de Gaëtan Roussel et Gérard Manset dont il reprend le « tube » de 1975: « Il voyage en solitaire ».

Ray Briffeuil en 2001

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24 mars 2014 : Décès, à Mons, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond Briffeuil mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Né le 30 novembre 1931 à La Bouverie, il mène de sérieuses études musicales avant de créer l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu.
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Lys Assia dans les années 1950

24 mars 2018 : Décès, à l’hôpital Zollikerberg près de Zurich, de la chanteuse suisse Lys ASSIA à l’âge de 94 ans. Née le 3 mars 1924 à Rupperswil sous le nom de Rosa Mina Schärer, elle est la fille du propriétaire d’une entreprise de plomberie et sa mère est d’origine noble. Dès son plus jeune âge, elle suit des cours de danse avant d’étudier au Conservatoire et à l’Académie des Arts de Zurich. Contre l’avis de sa mère, elle se lance ensuite dans une carrière artistique et fait ses débuts sur scène alors qu’elle a seize ans. Elle se produit comme danseuse de revue au Corso de Zurich. Pendant la seconde guerre mondiale, elle intègre les ballets Riva et se produit devant les troupes françaises. Elle chante pour la première fois en public à Nice en 1942 puis entre dans l’orchestre d’Eddie Bruner. La même année, le label discographique « La Voix de son maître », à la recherche de nouveaux talents, la repère et lui fait signer son premier contrat d’enregistrement. Après la guerre, Lys Assia est engagée par Radio Basel et elle entame, avec l’orchestre de la radio, plusieurs tournées à l’étranger qui l’amènent à se produire notamment à Madrid et à Paris. En 1948, elle remplace, dans une revue du Club des Champs-Élysées, la chanteuse Joséphine Baker, tombée malade. Elle se montre si convaincante que les producteurs du spectacle l’engagent pour la saison. Et, en 1950, elle se fait connaître avec la chanson « O Mein Papa », tirée de l’opérette « Das Feuerwerk », composée par Paul Burkhard. Parallèlement à cette activité de chanteuse, Lys Assia se tourne vers le cinéma et tourne dans une dizaine de films. En 1956, elle se présente au premier concours Eurovision de la Chanson qu’elle remporte en interprétant « Refrain ». L’année suivante, elle tente à nouveau sa chance au même concours, toujours pour la Suisse, avec la chanson « L’Enfant que j’étais » et elle se classe septième. En 1958, elle tente à nouveau sa chance avec la chanson « Giorgio » et termine deuxième. Grâce à ces participations au concours Eurovision, elle développe une carrière internationale qui lui permet notamment de se produire devant la reine Elizabeth II d’Angleterre, le roi égyptien Faruk et Eva Peron en Argentine. A 88 ans, elle veut forcer le destin une fois encore et se présente à la présélection suisse du concours Eurovision mais elle n’est pas retenue pour participer à l’édition 2012. Ce sera le dernier coup d’éclat artistique de la chanteuse qui connaît quelques problèmes de santé avant d’être admise à l’hôpital et d’y décéder près de deux ans plus tard.
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