SEVRES Christine

Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

La chanteuse et comédienne française Christine SEVRES naît sous l’identité de Jacqueline Christine Boissonnet le 25 mars 1931 à Paris. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié chansonnesque de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons, qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelait pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962 avec des chansons de Ferrat comme « La fête aux copains ».

 

Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse réalisé avec l’aide des arrangeurs Alain Goraguer et Jean-Claude Vannier. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public.

Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ».

En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. Elle fait encore un rapide retour à la musique en réenregistrant le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys en 1980. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse.

A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.
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MARS Betty

Betty Mars – Pochette double CD intégrale Pathé 1971-1975 sortie en novembre 2010 chez Marianne Mélodie

La chanteuse et actrice française Betty MARS naît à Paris le 30 juillet 1944 sous le nom d’Yvette Baheux. Dernière d’une famille de dix enfants, la jeune fille prend, dès son enfance, des cours de danse classique, de claquettes et se forme aux métiers du cirque comme l’acrobatie. À seize ans, elle est embauchée comme meneuse de revue à Paris, puis à Las Vegas et au Brésil. Elle se produit de nombreuses années au cabaret L’Alcazar. Dans les années 1970, elle chante en duo avec Mike Brant et Alain Barrière. Elle représente aussi la France au Concours Eurovision de la chanson 1972, le 25 mars à Edimbourg, avec le titre « Come-comédie » qui se classe 11e sur 18, la victoire revenant à Vicky Léandros qui chante « Après toi » pour le Luxembourg.

Parallèlement à ses activités de chanteuse, elle se tourne vers le cinéma où elle joue le rôle d’Esmeralda dans le film de Michel Audiard « Bons baisers… à lundi » en 1974. Elle est également à l’affiche du film érotique « Emilienne » en 1975 avant de tourner sous la direction de Claude Lelouch dans « Si c’était à refaire » en 1976. Enfin, c’est elle qui prête sa voix au personnage d’Édith Piaf joué par Brigitte Ariel dans le film « Piaf » de Guy Casaril. Au cours des années 1980, elle est moins présente et se produit essentiellement dans des cabarets. Elle est toutefois régulièrement l’invitée de son ami Pascal Sevran dans son émission « La Chance aux chansons ». Son dernier 45 tours intitulé « C’est à quarante ans » date de 1987. De plus en plus malheureuse dans sa vie privée et peu à peu oubliée du métier, elle choisit de mettre fin à ses jours. Le 31 janvier 1989, sans un mot, elle se jette par la fenêtre de son domicile parisien de La Défense. Après trois semaines de coma, elle s’éteint le 20 février à l’hôpital Foch de Suresnes. Elle est inhumée au cimetière nouveau de Puteaux (Hauts-de-Seine) en Île-de-France. Au moment de sa mort, elle préparait un album de chansons sur le thème de la Révolution française pour en célébrer les 200 ans. En novembre 2010, un double CD compilation de ses titres enregistrés entre 1971 et 1975 est sorti chez Marianne Mélodie.
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Interprète néerlandaise de Brel, la chanteuse Liesbeth List est décédée

Liesbeth List reçoit son disque d’or des mains de Jacques Brel le 26 octobre 1971 (c) Rob Mieremet – Anefo – DP – Wikimedia

Le décès de Liesbeth List a été constaté le mercredi 25 mars 2020 à son domicile de Soest aux Pays-Bas. Elle avait 78 ans. Née sous le nom d’Elly Driessen le 12 décembre 1941, l’artiste voit le jour à Bandung en Indonésie. Elevée dans une famille d’accueil au Japon, Liesbeth List arrive à Amsterdam à l’âge de 18 ans. Elle commence à chanter en 1961 et enregistre une dizaine de disques en français et en néerlandais. En 1965, elle est l’une des représentantes des Pays-Bas à la Coupe d’Europe du Tour de Chant de Knokke où son équipe gagne. Elle y interprète « Va t’en loin » et « Voyage de noces » sur des musiques de Gilbert Bécaud et des paroles de Maurice Vidalin. Quelques mois plus tard, elle grave les chansons « Non c’est rien » et « L’amour qu’il fera demain » sur un 45-tours. En 1967, elle enregistre un super 45-tours en français avec des chansons orchestrées par Claude Bolling et signées par Robert Nyel, Jean Renard, Pierre Delanoë, Eddy Marnay et Michel Jourdan. Elle enregistre aussi, la même année, « Sous le soleil exactement » de Serge Gainsbourg et « Vivre pour vivre » de Francis Lai et Pierre Barouh. Puis, elle commercialise les titres « L’oiseau qui s’est perdu » (1968) et « L’enfant blond » (1968). La chanteuse se produit ensuite sur scène avec quelques grands noms de la chanson française comme Gilbert Bécaud ou Charles Aznavour (à qui elle consacre un album en anglais en 1976). Fait marquant de sa carrière : elle reçoit un disque d’or pour l’album où elle reprend, en néerlandais, onze chansons de Jacques Brel (« Liesbeth List zingt Jacques Brel », 1969). La récompense lui est même remise par l’artiste belge en personne en 1971.

En 1977, elle enregistre un album de douze chansons francophones : « Madame mélancolie ». Liesbeth List ne chante alors plus en français avant l’an 2000 lorsqu’elle se retrouve sur scène pour interpréter un spectacle d’hommage à Edith Piaf. Elle enregistre d’ailleurs, ensuite, un duo virtuel avec Edith Piaf : « Non je ne regrette rien » (2001).
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25 MARS

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24 FEVRIER

 

Michel Legrand dans les années 1970 – Photo (c) P. Bertrand

24 février 1932 : Naissance, à Bécon-les-Bruyères, du compositeur, chanteur et musicien français Michel LEGRAND. Enfant de la balle né de l’union du compositeur Raymond Legrand et de Marcelle Der Mikaëlian, sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, il est aussi le frère de la chanteuse de jazz Christiane Legrand. Michel Legrand étudie d’abord le piano au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949. Il se passionne ensuite pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie. A 19 ans, il écrit déjà des arrangements pour l’orchestre de son père et ce dernier lui fait découvrir la chanson de variétés. Comme arrangeur, il travaille alors pour des artistes comme Henri Salvador, Catherine Sauvage ou Maurice Chevalier. En 1954, l’album « I Love Paris » se vend à huit millions d’exemplaires dans le monde et surtout aux Etats-Unis. Il reprend des grandes chansons françaises adaptées au jazz par Michel Legrand lui-même. Dans la seconde moitié des années 1950, le compositeur prend conscience de l’importance de la musique au cinéma. Les réalisateurs de la « nouvelle vague » française sont séduits par sa musique qui illustre des films d’Agnès Varda et de Jean-Luc Godard. Mais c’est surtout avec Jacques Demy que l’osmose est parfaite et Michel signe ainsi la musique des comédies musicales « Lola »(1961), « Les parapluies de Cherbourg » (1964), « Les demoiselles de Rochefort » (1967) et « Peau d’âne » (1970). Installé aux Etats-Unis en 1966, il compose alors les musiques d’un bon nombre de films à succès comme « L’affaire Thomas Crown » avec « Les Moulins de mon coeur » qui reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale à Hollywood. Cette dernière chanson devient d’ailleurs un classique de la chanson française interprété par Michel Legrand mais aussi repris par une multitude d’artistes.

Car, parallèlement à sa carrière de compositeur et d’arrangeur, Michel Legrand se lance aussi dans la chanson avec succès. Au début des années 1960, son tandem avec Claude Nougaro donne naissance à quelques succès de ce dernier: « Le cinéma », « Les Don Juan » ou « La chanson ». Puis, il interprète notamment « Quand ça balance », « La valse des lilas », « 1789 », « Où vont les ballons », ou encore « Quand on s’aime » en duo avec Nana Mouskouri. Dans les années 1970, il signe et chante même la bande originale de la série télé animée « Oum le dauphin »: un souvenir impérissable pour des milliers d’enfants de l’époque. Pour ses cinquante ans de carrière en 2009, il livre trois concerts en la salle Pleyel à Paris. Fin 2011, Michel Legrand est à la base de la création d’un très beau disque de Noël enregistré par divers artistes francophones et anglo-saxons. On y retrouve Emilie Simon, Renan Luce, Coeur de Pirate, Carla Bruni, Olivia Ruiz et M mais aussi Mika, Iggy Pop ou Jamie Cullum. En 2015, l’album « Michel Legrand & ses amis » est commercialisé. Sur ce disque, le compositeur et interprète partage ses grands succès et un inédit avec une pléiade d’artistes français dont Maurane, Charles Aznavour, Muriel Robin, Laurent Gerra, Thomas Dutronc, Hélène Ségara, Christophe Willem ou encore Brigitte. Fin 2015, Michel Legrand travaille avec le jeune artiste français Vincent Niclo et, ensemble, ils composent un spectacle qu’ils présentent début 2016 à Paris. A la fin de l’année 2017, le compositeur se rend à Charleroi, en Belgique, où est mise en scène et présentée une version « comédie musicale » du film « Les parapluies de Cherbourg ». Le 26 janvier 2019, à trois heures du matin, Michel Legrand meurt de manière paisible à son domicile parisien où il vit avec la comédienne Macha Méril.
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Plastic Bertrand en 1981

24 février 1954 : Naissance, à Bruxelles, du chanteur belge Plastic BERTRAND sous le nom de Roger Jouret. Après quelques expériences musicales avec des groupes punk amateurs de la région de Bruxelles, Roger est choisi pour interpréter une chanson qui est plutôt une parodie du genre: « Ca plane pour moi ».

Pour être totalement dans la démarche, un pseudonyme surprenant lui est attribué: Plastic Bertrand. Pourquoi pas? Il existe bien Edith Nylon! Dès le lancement du 45 tours en septembre 1977, c’est un véritable ras de marée chez les disquaires. Les ventes atteignent rapidement les sommets et le titre se classe même en tête du classement des ventes Billboard américain. Cela n’est plus arrivé à un artiste belge depuis le fameux « Dominique » de Soeur Sourire (« The Singing Nun »). Après un tel « carton », on peut s’attendre à ce que Plastic Bertrand disparaisse à tout jamais comme tous les phénomènes de ce genre. Il n’en est rien: le garçon multiplie ensuite les enregistrements et, mieux, il enchaîne les succès pour installer une véritable carrière. Il y a ainsi « Bambino », « Le monde est merveilleux », « Tout petit la planète », « Sentimentale-moi », « Stop ou encore », « Jacques Cousteau », etc. En décembre 1983, Plastic Bertrand participe, en jouant le rôle de Pinocchio, au conte musical pour enfants créé pour la télévision par Alain et Daniel Boublil : « Abbacadabra ». La musique est celle des chansons du groupe suédois Abba et sur l’album qui en est enregistré, il interprète « Mon nez mon nez », adaptation de « Money money money ». Dans les années 1990, il sacrifie à la mode de la house music en interprétant « Plastiiiiic ». Puis, il s’essaie même à la chanson française plus traditionnelle avec l’album « Suite diagonale » qui ne connait pas le succès. Depuis, comme d’autres artistes, Plastic Bertrand surfe sur la vague nostalgique des années 1970 et 1980 en participant à des concerts qui y sont consacrés. Il reste une figure incontournable de la chanson francophone légère des années 1980 même si, au niveau de sa participation à ses premiers enregistrements, beaucoup de choses vraies ou fausses, ont été dites.
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Laurent Ruquier en 2013 (c) Starus @ Wikipedia

24 février 1963 : Naissance, au Havre, de l’animateur de radio et de télévision, producteur de télévision et de théâtre, humoriste, parolier, écrivain et auteur de théâtre français Laurent RUQUIER. Il est le cadet d’une famille avec cinq enfants. Son père, Roger, était chaudronnier aux chantiers navals du Havre et sa mère, Raymonde, femme au foyer qui lui donne naissance à l’âge de 40 ans. Dès son enfance, il est fasciné par la radio et se construit un univers autour d’une station d’émissions virtuelle. Adolescent, il publie des chroniques satiriques dans le journal de son école et, durant les pauses récréation, il raconte à ses camarades les blagues de l’humoriste Pierre Doris qu’il vénère. Ayant obtenu le baccalauréat, il s’oriente vers des études de comptable, et décroche un diplôme de cette spécialité à l’université de Rouen puis dans la Gestion des Entreprises et des administrations à l’université du Havre. Parallèlement à ces études, Laurent n’oublie pas sa passion de toujours : la radio. Et, au cours de l’été 1980, à la faveur d’un concours lancé par RTL, il est engagé sur base d’une cassette qu’il a envoyée. Mieux : le 14 août de cette année-là, il anime son propre programme entre 23h30 et minuit dans la station parisienne de la Rue Bayard. Pour payer les études qu’il poursuit, Laurent effectue différents petits boulots mais c’est toujours la radio qui l’intéresse. Il propose ainsi bénévolement ses services à différentes radios libres et locales entre 1983 et 1986, date à laquelle il effectue son service national de 21 mois comme objecteur de conscience. Quelques mois plus tard, sa tante qui est une auditrice assidue de l’émission « L’Oreille en coin » sur France Inter, le pousse à contacter son animateur Jacques Mailhot. Ce dernier est intéressé par les textes de Laurent Ruquier et lui propose d’apparaître dans son émission à la télé régionale FR3 Ile-de-France : « Paris Kiosque » le 25 avril 1987. Au hasard des rencontres parisiennes, Laurent travaille alors pour Jean Amadou et Maryse (Europe 1) avant de se retrouver à proposer des sketches dans « La Classe » sur FR3. Se basant sur sa candidature, c’est ensuite Jacques Martin qui l’engage comme chroniqueur de l’émission « Ainsi font font font » pendant un an sur la chaîne Antenne 2 en 1990. Pierre Bouteiller, alors directeur de France Inter, lui confie une émission d’été sur sa station et la carrière médiatique de Laurent Ruquier est lancée. Sur France Inter, il devient l’animateur de « Ferme la fenêtre pour les moustiques » (1991) puis de « Rien à cirer » où figurent de jeunes humoristes comme Pascal Brunner, Anne Roumanoff, Sophie Forte, Virginie Lemoine, Laurence Boccolini, Christophe Alévêque, Patrick Adler ou Laurent Gerra. En 1997, son programme a pour titre « Dans tous les sens ». Son voyage radiophonique se poursuit en 1999 à Europe 1 avec « On va s’gêner » jusqu’en 2014. En 2005, l’animateur se lance dans la production de spectacles avec l’organisation du retour sur scène de l’idole de son enfance : la chanteuse Marie Laforêt. Les concerts ont lieu à Montréal puis à Paris et un peu partout dans la francophonie. Poursuivant sur ce chemin de producteur artistique, il met sur pied, en 2006, les retours sur scène de deux chanteuses célèbres dans les années 1980 : Pauline Ester (« Oui j’l’adore ») et Véronique Rivière (« Tout court »). La même année, il donne un gros coup de pouce à un jeune imitateur-chanteur français en produisant son premier show : Michaël Gregorio. A partir de 2007, Laurent Ruquier présente aussi des émissions télévisées, quotidiennes ou hebdomadaires, sur France 2. L’année d’après, sur le souhait de Katia Aznavour, la fille du chanteur, il écrit une comédie musicale basé sur le répertoire de Charles Aznavour : « Je m’voyais déjà ». Le spectacle est mis en scène par Alain Sachs et est proposé au public parisien du théâtre du Gymnase du 2 octobre 2008 au 4 janvier 2009 avant de jouer les prolongations au Théâtre Comédia à partir de février 2009. Parmi les artistes participants, on peut citer Diane Tell, Véronique Rivière, Jonatan Cerrada ou Pablo Villafranca.

En 2014, Ruquier revient à RTL où il prend la succession de Philippe Bouvard qui y présente les Grosses Têtes depuis 37 ans ! Il réalise ainsi un rêve d’enfant mais cela ne se fait pas sans mal si l’on en croit les réactions des auditeurs mais aussi de Philippe Bouvard lui-même. Poursuivant la réalisation de ses fantasmes de petit garçon, il décide de reformer le groupe musical féminin français « Les Parisiennes » en 2017. Les quatre chanteuses sélectionnées ont pour nom Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja et Helena Noguerra. Un album est enregistré par le quatuor et des spectacles sont prévus à partir de mai 2018 avec un passage à l’Olympia les 18 et 19 décembre de cette année-là. Il est donc évidemment logique que Laurent Ruquier soit mentionné sur ce site « Passion Chanson » par rapport à son amour de la chanson française mais aussi du spectacle vivant.
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Jean Sablon en 1961

24 février 1994 : Décès, à Cannes, de l’interprète français Jean SABLON à l’âge de 87 ans. Né le 25 mars 1906 à Nogent-sur-Marne, il est le fils du compositeur Charles Sablon. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki. Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon est l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistre des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connaît aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il fait ses adieux à Paris. Jean Sablon est inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, pour la télévision française, il interprète un extrait de son succès « Vous qui passez sans me voir » en duo avec l’un de ses plus fervents admirateurs : Georges Brassens.

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7 MAI

Frank Michaël au début des années 1990

7 mai 1947 : Naissance, à Parme en Italie, du chanteur belge Franco Gabelli mieux connu sous le nom de Frank MICHAËL. A peine âgé de trois ans, le jeune Franco quitte sa région natale avec sa famille pour s’installer à Seraing, près de Liège, où son père trouve du boulot à la mine. Son enfance se déroule pareille à celles de beaucoup d’autres jeunes d’origine italienne dans les régions ouvrières de Belgique comme les Siciliens Salvatore Adamo ou Frédéric François par exemple. Et Franco rêve de musique et de chansons. C’est pour ça que, adolescent, il apprend l’accordéon et s’inscrit à divers concours de chant où il se fait remarquer pour son talent. Mais il faut bien gagner sa vie et il travaille dans le secteur électronique. Fin 1973, il réussit toutefois à enregistrer un premier 45 tours sous le nom de Frank Michaël. La chanson va être un très grand succès en Belgique et dans le Nord de la France: « Je ne peux vivre sans toi ».

Par la suite et pendant des années, Frank Michaël va vendre beaucoup de disques dans son pays d’adoption: « Dites-lui que je l’aime », « Tu m’as trop fait attendre », « Ballade pour un je t’aime », « Un garçon pleure » ou « Souviens-toi de ma chanson ». Pendant toutes ces années, Frank Michaël chante partout où il peut: sur des podiums radiophoniques, sur des scènes de quartier, dans des salles de fêtes et des théâtres. Les firmes de disques se succèdent pour Frank qui enregistre chez RCA et Philips avant de signer, en 1984, chez Vogue France. A partir de ce moment, tout va s’emballer. Deux chansons vont connaître un succès international: « Entends ma voix » et « San Angelo ». Et les portes des théâtres de France s’ouvrent devant lui. Son public est essentiellement féminin et Frank cultive d’ailleurs l’amour de ce public. Mais, assez curieusement, les medias français boudent le chanteur alors qu’en Belgique, à cette époque, les radios locales et privées le diffusent autant que les radios publiques nationales. A partir de cet instant, il commence à être un très grand vendeur de disques. Etonnamment passionné par le rock and roll, il voue une véritable admiration pour Elvis Presley et pour Johnny Hallyday. Il s’efforce d’ailleurs d’orienter son répertoire vers la musique country et parvient, pour ce faire, à rencontrer Michel Mallory qui est un des spécialistes du genre en France. Et, toujours à la recherche d’une certaine notoriété auprès de personnes qui ne l’apprécient pas particulièrement, il réussit à obtenir avec fierté des chansons signées par Charles Aznavour ou Salvatore Adamo. Les titres de Frank Michaël oscillent alors constamment entre la mélodie de charme sirupeuse, la ballade country ou la musique qui invite à la valse: en 1997, il obtient un énorme succès avec « Toutes les femmes sont belles ». En 2003, il se décide enfin à rendre hommage à son idole et sort l’album « Thank you Elvis » où il reprend quinze « tubes » du « King » en français et en italien. Et, depuis, Frank Michaël commercialise environ un album par an. Quant à ses spectacles, ils attirent toujours, dans les Zénith et autres Palais des Sports, un public féminin. Celui-ci a toutefois un peu vieilli mais n’a rien perdu de sa vitalité pour tendre au chanteur le mouchoir qu’il humecte, à chaque prestation, d’un peu de sueur.
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Véronique Jannot en 1986 – Photo (c) Richard Melloul

7 mai 1957 : Naissance, à Annecy, de la comédienne et chanteuse française Véronique JANNOT. Elle est encore étudiante lorsqu’elle est recrutée pour un casting organisé par la réalisatrice de télévision Cécile Aubry. Elle obtient ainsi le premier rôle féminin de la série « Le jeune Fabre » aux côtés de Mehdi à l’âge de quinze ans. Elle multiplie ensuite les expériences théâtrales et audio-visuelles avant d’apparaître au cinéma avec Alain Delon dans le film « Le toubib » en 1979. Alors qu’elle est la vedette de la série télé « Pause Café », elle tente l’expérience de la chanson au milieu des années 1980. C’est Pierre Bachelet qui l’y pousse en lui composant « J’ai fait l’amour avec la mer » en 1982 après avoir interprété « L’Atlantique » en duo avec elle.

Laurent Voulzy s’intéresse alors à Véronique Jannot et il enregistre avec elle le duo qui est le « tube » de l’été 1984: « Désir désir ». D’autres chansons connaîtront de bons succès: « Aviateur » ou encore « Si t’as pas compris ». En 2012, après une longue période de cinéma, Véronique Jannot revient à la chanson par le biais d’un disque destiné aux enfants: « Tout doux ». Elle y interprète des comptines et partage quelques mélodies avec Henri Salvador (« Une chanson douce »), Yannick Noah, Gérard Lenorman ou Natasha St-Pier entre autres.
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Teri Moïse en 1999

Teri Moïse en 1999

7 mai 2013 : Décès, à Madrid en Espagne, de la chanteuse Teri MOISE à l’âge de 43 ans. L’artiste se serait donnée la mort dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne. Teri Moïse est née le 25 mars 1970 à Los Angeles (USA) de parents émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de 100.000 unités. Après ça, Teri Moïse disparaît du métier aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir alors ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce tragique jour du mois de mai 2013.
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Maurane en 2015

7 mai 2018 : Décès à Schaerbeek (Bruxelles) de la chanteuse belge MAURANE à l’âge de 57 ans. Née le 12 novembre 1960 à Ixelles sous le nom de Claudine Luypaerts, son père, Guy Luypaerts, est alors musicien, compositeur et directeur de l’Académie de musique de Verviers où Claudine passe son enfance. Sa mère est prof de piano. Il est donc normal que, dès l’âge de huit ans, la petite Luypaerts apprenne la musique. Adolescente, elle songe sérieusement à devenir chanteuse et elle participe à de nombreux castings sous le nom de Claudie Claude. C’est d’ailleurs sous ce pseudonyme qu’elle participe en 1978 à sa première émission de radio en Belgique à la RTBF. Au micro de Roger Simons qui présente alors « Les feux de la rampe », elle interprète, morte de peur, une chanson qui a pour titre « J’ai le trac ». En 1979, elle est choisie par le metteur en scène Albert-André Lheureux pour faire partie du spectacle « Brel en mille temps » aux côtés de Philippe Lafontaine et Philippe Anciaux entre autres. C’est à cette occasion qu’elle rencontre l’auteur-compositeur-interprète mais aussi producteur français Pierre Barouh. Ce dernier craque devant le talent de celle qui décide alors de s’appeler Claude Maurane et qui vient d’enregistrer, chez Philips Belgique, un premier 45-tours avec la chanson « Fais soleil ».

Pierre Barouh lui permet d’enregistrer les disques suivants sous le label Saravah qui lui appartient. Des titres comme « T’as pas la pêche » lui procurent des passages radiophoniques en Belgique mais le public n’est pas encore vraiment conquis. En 1985, elle parvient à se produire à Paris pour la première fois et c’est au Sentier des Halles. Dans la foulée, elle enregistre un premier album qui sort en France (« Danser ») et qui lui permet de se faire engager deux ans plus tard par Michel Berger pour être Marie-Jeanne dans la nouvelle version de « Starmania ». En 1986, elle reçoit le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles qui devient plus tard le prix Rapsat-Lelièvre et qui récompense alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste francophone de Belgique. Son deuxième album, qui sort en 1989, contient un de ses plus grands succès, « Toutes les mamas », et elle se produit à l’Olympia. Sa carrière est alors clairement ascendante puisque, en 1991, l’album suivant, « Ami ou ennemi » va accumuler les succès: « Ca casse », « Du mal », « Mentir » et « Sur un prélude de Bach ». Elle chante à l’Olympia de Paris en 1992 et y enregistre un double album live. En 1993, Maurane se mobilise pour la lutte contre le SIDA. Elle donne un concert et enregistre un album en public avec Francis Cabrel, Michel Jonasz, Catherine Lara, Maxime Le Forestier et Alain Souchon au profit de l’association « Sol en Si » (Solidarité Enfants Sida). Le 29 décembre de la même année, Maurane devient la maman de Lou qui est la fille du chanteur Pablo Villafranca. L’année suivante, elle reçoit une Victoire de la Musique comme interprète de l’année mais elle est absente de la soirée. En 1995, la chanteuse est désormais une vedette qui tient sa place en sortant un album intitulé « Différente » qui se vend bien. Au fil du temps et des rencontres artistiques, Maurane se lie d’amitié avec son idole Claude Nougaro. Après la disparition de celui-ci, elle décide, en 2009, d’enregistrer un album hommage avec des chansons de l’artiste toulousain. Elle tourne alors pendant des mois avec un spectacle consacré à Nougaro. Ce dernier l’emmène en Belgique, en France, en Suisse et au Québec. En septembre 2011, elle sort un nouvel album enregistré aux Etats-Unis deux ans plus tôt: « Fais-moi une fleur ». L’opus n’est, en fait, pas sorti à la fin de son enregistrement à cause du succès de la tournée du spectacle Nougaro qui se prolonge et empêche l’artiste d’en faire la promotion de manière optimale. De 2012 à 2014, elle siège dans le jury de l’émission télé française « Nouvelle Star » aux côtés, notamment, d’André Manoukian et de Sinclair. Parallèlement à sa carrière dans la chanson française, Maurane enregistre deux albums passion avec les célèbres jazzmen belges Steve Houben et Charles Loos avec qui elle forme le trio H.L.M. (Houben, Loos, Maurane). Ces disques particuliers sortent en 1986 et 2005. La chanteuse est, enfin, une grande praticante d’internet depuis toujours. Elle chante au début des années 2000 « Il neige des e-mails » et, par la suite, elle devient une grande adepte des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter où la maîtrise de ses propos n’est pas sa plus grande qualité. Fin 2014, un premier single intitulé « Trop forte », chanson composée et écrite par Daran, annonce un nouvel album. Le titre global de cet opus est « Ouvre » et ses ventes ne décollent pas vraiment. Quelques mois plus tard, un problème sérieux aux cordes vocales oblige la chanteuse à cesser toute activité pendant deux ans. Début 2018, elle remonte enfin sur scène dans la banlieue de Bruxelles avec un bonheur inégalable. Bonheur de courte durée puisque, le 7 mai en soirée, elle est retrouvée morte dans son lit à son domicile de Schaerbeek (Bruxelles). Maurane était à ce moment très heureuse d’enregistrer un album d’hommage à Jacques Brel qui sort finalement, à titre posthume, en octobre 2018 pour les 40 ans de la mort de cet autre immense talent belge. Les funérailles de Maurane ont lieu le 17 mai 2018 en l’église Notre-Dame-des-Grâces à Woluwe-Saint-Pierre. On y relève la présence de nombreux artistes attristés parmi lesquels Zazie, Pascal Obispo, Muriel Robin, Michel Fugain, Anggun, Francis Cabrel, Lara Fabian, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, Francis et Jean-Félix Lalanne, Typh Barrow, Gérard Lenorman, BJ Scott, Jean-Louis Daulne, Sandra Kim, Alec Mansion, Luc Plamondon, Albert Delchambre et Franco Dragone. L’inhumation a lieu au cimetière d’Auderghem, commune bruxelloise où Maurane a vécu une partie de son enfance.
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7 mai 2019 : Les autorités de la localité bruxelloise de Schaerbeek décident de baptiser le square où se trouve la maison de l’artiste du nom de Maurane. C’est là que, un an plus tôt, jour pour jour, la chanteuse s’est éteinte de manière subite (voir ci-dessus).
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25 MARS

 

Jean Sablon en 1961

25 mars 1906 : Naissance, à Nogent-sur-Marne, du chanteur crooner français Jean SABLON. Ayant décidé de devenir chanteur, il commence, dès l’âge de 17 ans, à se produire dans des opérettes à Paris. Ensuite accompagné par la pianiste-compositrice Mireille pour son premier album, il connaît un succès fulgurant avec la chanson « Couchés dans le foin ». En 1931, il apparaît aux côtés de la star Mistinguett au Casino de Paris. Jean Sablon entre alors dans la légende en 1935 en devenant le premier chanteur français à se produire sur scène avec un microphone. Deux ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec la chanson « Vous qui passez sans me voir », écrite à son intention par Charles Trenet, Johnny Hess et Paul Misraki.

Il décide alors de s’installer aux Etats-Unis pour travailler à Broadway avec des célébrités comme George Gershwin. Lors d’une escapade canadienne à Montréal, il rencontre une artiste du cru: la Bolduc, spécialiste du « turlutage » ou du « tire-langue » (tam-di-de-lam) dans ses chansons. Véritable crooner et chanteur de charme à la voix de velours, Jean Sablon fut l’un des chanteurs les plus populaires de son époque. Il enregistra des disques accompagnés de grands musiciens comme Django Reinhardt ou Stéphane Grappelli. Il connut aussi un succès international sur scène et son dernier concert à New York date de 1981. Un an plus tard, il faisait ses adieux à Paris. A 87 ans, Jean Sablon est décédé à Cannes (F) le 24 février 1994. Il a été inhumé au cimetière parisien de Montparnasse. En 1979, à la télévision française, Jean Sablon interprétait un de ses grands succès, « Je tire ma révérence » en duo avec le comédien français Jean Piat : séquence souvenirs à découvrir ci-dessous.

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Christine Sèvres en 1963 – Photo (c) Suzy Souchon

25 mars 1931 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et comédienne française Christine SEVRES, Jacqueline Christine Boissonnet de son vrai nom. Adolescente fugueuse, elle rêve de faire du théâtre et, pour ce faire, s’inscrit à un cours d’art dramatique. Pour payer ces études, elle effectue divers petits métiers. En 1956, elle rencontre le débutant Jean Ferrat qui lui écrit et compose quelques chansons de son crû. Elle se pique alors au jeu de la chanson mais ne délaisse pas ses ambitions de comédienne. Christine Sèvres, qui a désormais choisi ce pseudonyme, se produit alors dans divers endroits parisiens consacrés à la chanson. Et elle joue aussi au théâtre dans des pièces de Victor Hugo, Anton Tchékhov ou Carlo Goldoni. L’amitié de Ferrat va se transformer en amour et, en 1960, elle épouse celui qui commence sérieusement à se faire connaître avec des chansons comme « Eh l’amour ». Alors qu’elle a déjà enregistré trois chansons qui se retrouvent sur ce que l’on n’appelle pas encore une compilation en 1960, Christine Sèvres sort véritablement son premier disque en 1962. Elle effectue alors la première partie des spectacles de Georges Brassens en 1963, 1964 et 1967. Et c’est au beau milieu des événements de mai 1968 que sort le premier 30 cms de la chanteuse. Conséquence: l’album passe totalement inaperçu des médias et du public français. Quelques mois plus tard, elle enregistre, avec Jean Ferrat, un duo qui figure sur l’album du chanteur: « La matinée ». En 1969 à Paris, Christine Sèvres passe en lever de rideau de Serge Reggiani à Bobino. En 1970, l’artiste veut confirmer l’essai de 1968 avec un second album mais celui-ci ne connaît pas un meilleur destin que le précédent. Et Christine Sèvres décide d’arrêter la chanson. A Antraigues-sur-Volane (Ardèche, F), où elle décide de s’installer avec Jean Ferrat en 1974, elle se consacre à la peinture. En 1980, elle fait toutefois un rapide retour à la chanson afin de réenregistrer le duo de « La Matinée » pour l’intégrale que Jean Ferrat sort chez l’éditeur-producteur Gérard Meys. Sa voix est toujours celle des années 1960 malgré la maladie qui ronge la chanteuse. A Marseille, où elle reçoit des soins médicaux nécessaires à son état de santé, elle meurt du cancer le 1er novembre 1981 à 50 ans.

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Teri Moïse en 1999

25 mars 1970 : Naissance, à Los Angeles (USA), de la chanteuse Teri MOISE. Ses parents sont des émigrés haïtiens vivant dans le quartier défavorisé de South Los Angeles. En 1990, elle débarque en France pour étudier les lettres à la Sorbonne. Passionnée de musique, elle retourne ensuite en Californie et s’inscrit au Los Angeles Musician Institute. Puis, elle revient en France et, après avoir été bassiste dans plusieurs groupes, elle travaille comme choriste à Paris. Remarquée par un producteur, elle sort son premier album en 1996. Il contient un « tube » absolu diffusé par toutes les radios: « Les poèmes de Michelle ».

Pour ce premier album éponyme Teri Moïse reçoit la Victoire de la musique de l’artiste interprète ou groupe francophone de l’année 1997. Grâce à d’autres titres comme « Je serai là », elle vend 500.000 exemplaires de son premier album. En 1998, son deuxième opus, qui reprend les titres « Fais semblant » et « Star », n’obtient pas le même score mais il s’écoule quand même à plus de cent mille unités. Après ça, Teri Moïse disparaît de la circulation aussi vite qu’elle y est apparue et il est presque impossible de savoir ce qu’elle est devenue. Jusqu’à ce 16 mai 2013 ou sa maison de disques annonce qu’elle est décédée. Sa mort remonterait au 7 mai 2013: un suicide dans une chambre d’hôtel à Madrid en Espagne.
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