ANGELIL René

René Angélil en 2009 (c) Nicolas Laffont @ flickr

Le producteur québécois René ANGELIL, mari de Céline Dion, naît le 16 janvier 1942 à Montréal au Canada. Comme beaucoup de producteurs de chanson, René Angélil commence sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972.

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A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. Puis, plus tard, à l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, René remarque, en 1981, une très jeune fille qui possède une voix remarquable : Céline Dion. Après avoir réalisé deux albums qui font connaître la jeune fille dans toute la francophonie en 1983 et 1984, René Angélil décide de faire de Céline une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord Céline Dion comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline avec la chanson « Ne partez pas sans moi ».
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Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal en la basilique Notre-Dame.
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C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge est décelé chez René mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est lui qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien.  Elle doit cependant désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas, aux Etats-Unis, où il est en convalescence depuis le début 2014. Les funérailles ont lieu le vendredi 21 janvier là où le couple s’est marié en 1994 : dans la basilique Notre-Dame de Montréal.
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La chanteuse RIKA ZARAÏ nous a quittés à l’âge de 82 ans

Rika Zaraï en 1985

L’ambassade d’Israël en France a communiqué, ce mercredi 23 décembre 2020, que la chanteuse franco-israélienne Rika Zaraï est décédée durant la nuit. La cause de sa mort n’a pas été révélée. Pour en savoir plus sur la carrière de cette interprète qui a aussi composé et écrit bon nombre de ses chansons qui ont marqué une large époque s’étalant des années 1960 à 1990, veuillez CLIQUER ICI.
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ZARAÏ Rika

En 1985

La chanteuse israélienne Rika ZARAÏ naît sous le nom de Rika Gozman le 19 février 1938 à Jérusalem, ville alors sous occupation britannique. Le père de Rika est russe et sa mère polonaise. Elle a dix ans lorsque l’état d’Israël est créé. Elle s’inscrit au conservatoire de musique de Jérusalem pour y étudier le piano et, à 17 ans, elle obtient son certificat d’études. Elle effectue alors son service militaire obligatoire pendant 18 mois et elle en profite pour exploiter ses connaissances musicales: elle produit une comédie musicale qui obtient un grand succès auprès des soldats israéliens avant d’être proposée au public du Grand Théâtre d’Israël. Son but est alors de devenir chanteuse et, après ses obligations militaires, c’est comme jeune maman qu’elle débarque à Paris pour accomplir son rêve. Elle se présente pour une audition devant Bruno Coquatrix, le directeur de l’Olympia, qui refuse de l’engager car elle ne connaît pas un mot de français. Qu’à cela ne tienne, la jeune Rika s’entête et fait le tour des cabarets parisiens afin de se constituer un répertoire et d’apprendre la langue de Molière. Au cours de ces soirées, elle rencontre Eddie Barclay qui apprécie beaucoup les chanteuses à accent et qui décide de lui donner sa chance en lui permettant d’enregistrer des chansons dès 1959: « A dos de chameau » ou « Prière au désert ».
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Un an plus tard, elle reprend des succès comme « Exodus », « Hava Naguila » ou « Kalinka ». Puis, elle interprète d’autres mélodies connues comme « Roméo » (1961), « Bei mir bist du schön » (1962), ou « Elle était si jolie » (1963).
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En 1964, elle va connaître son premier succès personnel avec la chanson « Michaël ».
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Et c’est alors le début d’une longue carrière francophone dont les principaux succès ont pour titres « Quand je faisais mon service militaire » (1965), « Prague » (1966), « Le temps des fleurs » (1968), « 21, rue des amours » (1969), « Alors je chante » (1969) et « Casatchok » (1969).
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Le 9 novembre 1969, Rika Zaraï est hospitalisée à la suite d’un accident de voiture qui va l’immobiliser pendant près de trois ans. Malgré cette épreuve, la chanteuse continue à enregistrer des chansons qui connaissent une belle popularité: « Balapapa » (1970), « Tante Agathe » (1970), « Les jolies cartes postales » (1971), « Les beaux jours » (1972), « C’est ça la France » (1973), « Le train électrique (Ding a dong) » (1975), « Sans chemise sans pantalon » (1976), « Aba-nibi » (1978), « Alleluia » (1979) et « Sans rancune et sans regret » (1985).
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Dans les années 1980, elle se révèle une fervente pratiquante de la médecine par les plantes et publie quelques livres sur le sujet. Alors qu’elle fait partie des artistes participant aux premières tournées des spectacles « Age tendre et tête de bois », Rika Zaraï fête ses 50 ans de carrière en 2008. Elle enregistre un nouvel album à cette occasion mais, le 3 juin 2008, elle est victime d’un accident vasculaire cérébral qui interrompt brutalement ses projets. Souffrant d’hémiplégie, elle entame alors une longue rééducation qui l’oblige depuis à rester chez elle, à Paris, éloignée des feux de l’actualité musicale. A 75 ans, le 3 octobre 2013, elle apparaît au journal de 13 heures de la télé privée française TF1 à l’occasion de la sortie d’une anthologie évoquant sa carrière de 1960 à 1982 publiée chez Marianne Mélodie (cliquez ICI pour en savoir plus). Pour le plus grand bonheur des spectateurs debout dans la salle, la chanteuse se produit sur la scène des Folies Bergère à Paris en février 2020. Connaissant quelques problèmes de mobilité, c’est assise sur une chaise que Rika Zaraï interprète alors l’un de ses grands succès, “Prague”, dans le cadre de la “Nuit de la Déprime”. Cela restera sa dernière apparition publique puisque le 23 décembre 2020, elle décède à Paris.

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23 DECEMBRE

Pour tout savoir sur les éphémérides de ce jour CLIQUEZ ICI

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CHANCEL Jacques

Jacques Chancel

Le journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL naît le 2 juillet 1928 à Ayzac Ost, dans les Hautes-Pyrénées, sous le nom de Joseph Crampes. Il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités, parmi lesquels beaucoup de chanteurs et chanteuses francophones, sont questionnés avec tact et sensibilité.
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A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il va présenter pendant des années « Le grand échiquier« , un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueillera encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants. Jacques Chancel meurt dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer à l’âge de 86 ans. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.
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MORGAN Michèle

Michèle Morgan en 1976 – Photo (c) Georges Spitzer

L’actrice française Michèle MORGAN, naît le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine sous le nom de Simone Roussel. Alors qu’elle a neuf ans, son père subit la crise et les affres du chômage. En 1933, toute la famille s’installe à Dieppe où il reprend une épicerie qui est déclarée en faillite deux ans plus tard. Et c’est à Dieppe que Simone découvre le théâtre et la comédie au Casino. A quinze ans, elle fugue avec un de ses frères pour aller chez ses grands-parents parisiens. Et, en 1936, elle suit des cours de théâtre chez René Simon. Elle se fait remarquer par le milieu du cinéma et décroche un premier contrat dans le film « Gribouille » en 1937. Elle prend alors le pseudonyme de Michèle Morgan et joue, en 1938, aux côtés de Jean Gabin dans « Quai des Brumes » de Marcel Carné. Une réplique de Jean Gabin est devenue culte : « T’as d’beaux yeux tu sais ». La guerre éclate et la jeune actrice part aux Etats-Unis. Elle y épouse, en 1942, William Marshall. De leur union, qui s’achève en 1948 par un divorce, naît un fils : Mike. En 1950, elle se marie avec Henri Vidal qui réalise plusieurs films avec elle. Après le décès du cinéaste en 1959, elle rencontre le réalisateur Gérard Oury avec qui elle vit jusqu’à la disparition de ce dernier en 2006. Dans les années 1960, elle est au générique de quelques films français avant de se faire plus rare à partir de 1967. De temps à autre, on la retrouve sur une scène de théâtre, dans un studio de télévision ou sur un plateau de cinéma (comme aux côtés de Serge Reggiani dans « Le chat et la souris » de Claude Lelouch en 1975). Elle s’intéresse aussi à la musique et à la chanson mais s’y consacre réellement très peu. En 1964 toutefois, elle chante « Rendez-vous aux pas perdus », dans la bande originale du film de Jacques Robin « Les pas perdus », composée par Jacques Loussier.
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Et, en 1976, elle interprète « Si je te parle ainsi », un texte de Vlyne Buggy qu’elle récite sur une musique de Claude Morgan (qui n’a aucun lien de parenté avec elle). Le 45 tours est alors produit par Laurent Rossi, le fils de Tino.
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Après une carrière cinématographique bien remplie, l’actrice passe une retraite plutôt paisible et décède le 20 décembre 2016 dans sa ville natale. Elle est inhumée le 23 décembre 2016 au cimetière parisien du Montparnasse.
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23 DECEMBRE

Jean-Luc Lahaye en 1991

23 décembre 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Luc LAHAYE. Dès son enfance, Jean-Luc est placé à la DDASS, la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, qui a notamment pour but d’aider les jeunes en difficultés. Adolescent, il suit une formation d’ajusteur mais commet aussi quelques délits qui l’amènent à fréquenter l’univers carcéral de Fresnes. Plus tard, il parvient à se faire engager comme barman dans un restaurant parisien qui est, à l’époque, couramment fréquenté par la chanteuse Dalida. Cette dernière sympathise avec le jeune homme et lui propose de devenir le locataire de l’appartement qui est inoccupé au dernier étage de sa maison de Montmartre. Grâce à Dalida, Jean-Luc côtoie des artistes et cela lui donne envie de peut-être se lancer dans la chanson. En 1979, le compositeur d' »Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Auriat, lui propose les deux titres d’un premier 45 tours: « Maîtresse maîtresse » et « Petite fille du 16ème ».

Sans succès. Le chanteur change de maison de disques et enregistre deux autres vinyles qui ne marchent pas en 1980 et 1981. Malgré cela, il décide d’essayer de se faire connaître par la scène et il se produit au théâtre parisien de la Potinière en première partie de Rachid Bahri. En 1982, ce sont Lana et Paul Sébastian, qui composèrent « Gigi l’amoroso » pour Dalida huit ans plus tôt, qui lui proposent une chanson intitulée « Femme que j’aime ». Et, d’emblée, toutes les radios rendent cette chanson rapidement populaire. Dans la foulée de ce « tube » extraordinaire, Jean-Luc Lahaye récidive avec « Appelle-moi Brando » en 1983 et sa carrière semble être bien lancée lorsqu’il enchaîne avec les succès « Décibelle » (1983), « Plus jamais » (1984) et « Papa chanteur » (1984). Pendant ces années-là, il continue de se présenter au public de l’Olympia en lever de rideau de Linda De Suza et de Michel Leeb. En 1986, c’est lui qui est tête d’affiche à l’Olympia avec les nouvelles chansons que sont « Il faudrait que tu reviennes » et « Djemila des lilas ». L’année suivante, après être passé en vedette au Palais des sports de Paris, il se retrouve présentateur de l’émission « Lahaye d’honneur » sur la chaîne télé privée française TF1 dont le générique est la chanson « Débarquez-moi ». Mais, comme si ce titre de chanson était prémonitoire, Jean-Luc est assez vite remercié par la chaîne et de ses émissions on ne voit plus jamais que quelques séquences bien drôles pour les bêtisiers de fin d’année. Le succès discographique de Jean-Luc Lahaye commence alors aussi à s’étioler et les années 1990 sont difficiles et parsemées de sorties de compilations. En 2004, une nouvelle émission de TF1 va relancer sa carrière. Il est en effet l’invité de « Retour gagnant », un programme qui permet à des artistes ayant connu la gloire par le passé de tenter un retour médiatique. Le public plébiscite Jean-Luc Lahaye qui va pouvoir éditer un huitième album grâce à ce coup de pouce providentiel. Un CD et un DVD live sont même enregistrés lors de sa prestation à l’Olympia de Paris à la fin 2004. En 2007, Jean-Luc Lahaye est condamné à payer 10.000 euros d’amende pour atteinte sexuelle sur une adolescente de moins de quinze ans. En février 2008, il publie un album de reprises des grandes chansons des années 1960-1970. En 2009, il fait partie de la tournée RFM Party 80 avec d’autres vedettes de la même décennie. Et il est à nouveau sur la scène de l’Olympia en septembre 2010. En 2012, une nouvelle tournée nostalgique des années 1980 emmène Jean-Luc Lahaye qui se retrouve au générique du film « Stars 80 » dans lequel il joue son propre rôle en octobre 2012. A la fin de la même année sort un album best of des 30 ans de chansons de l’artiste. En mai 2015, le chanteur est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur. Deux ans plus tard, l’artiste est à nouveau à l’affiche du film « Stars 80, la suite » où il joue toujours son propre rôle.
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Pochette de l’album 2013

23 décembre 1967 : Naissance, à Turin en Italie, de l’ancien mannequin et chanteuse Carla BRUNI. Après avoir vécu une partie de son enfance en Italie, elle débarque en France à l’âge de sept ans. Désirant s’orienter vers une carrière artistique, c’est finalement vers le mannequinat que la jeune fille se tourne en 1987. Ces activités vont la mobiliser dans le monde entier durant une dizaine d’années. Puis elle revient à ses premières amours: la musique. Et c’est par Julien Clerc qu’elle débarque dans la chanson francophone en 2000: elle lui écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle ». En 2002, avec la complicité de Louis Bertignac, elle sort son premier album de chanteuse: « Quelqu’un m’a dit » (avec les titres « Raphaël » et « Le plus beau du quartier »).

Ce disque tout en douceur est un véritable succès et Carla Bruni n’hésite pas à très vite présenter ses chansons sur scène. En 2004, Carla Bruni reçoit une Victoire de la Musique en tant qu’artiste féminine de l’année. Trois ans plus tard, son deuxième opus est intégralement chanté en anglais et porte le titre « No promises ». Quant à son troisième album, il sort en 2008 alors que Carla est désormais la première dame de France après avoir épousé le président Nicolas Sarkozy. Il a pour titre « Comme si de rien n’était » et comporte douze titres en français, un en anglais et un en italien. En 2013, Carla Bruni commercialise un nouvel album alors que son mari n’est plus président. L’opus porte un nom anglais pour onze chansons francophones: « Little french songs ». La critique y voit des allusions à peine voilées à Nicolas Sarkozy (« Mon Raymond ») et à celui qui l’a remplacé à la présidence de la France: François Hollande (« Le pingouin’). Fin 2014, c’est Carla Bruni qui est sollicitée pour écrire l’adaptation en français d’une chanson caritative composée par Bob Geldhof au profit de la lutte contre le virus Ebola: le titre « Noël » est interprété par divers artistes francophones dont Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Renaud. Fin 2016, Carla Bruni est de celles qui partagent le retour de Serge Lama avec un nouvel album puisqu’elle interprète avec lui la chanson « Casablanca » qu’elle a composée elle-même. Et, en 2017, l’artiste commercialise un nouvel opus intitulé « French Touch » où toutes les chansons sont, paradoxalement, des reprises de grands standards de la musique anglo-saxonne. Trois ans plus tard, le retour de Carla Bruni avec des chansons francophones fait plaisir. D’autant que son album éponyme, plutôt intimiste, renoue avec le genre de ses débuts en 2002 grâce, notamment, aux collaborations de Julien Clerc, Michel Amsellem et Calogero mais, aussi, grâce à la réalisation et aux arrangements d’Albin de la Simone.
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Jacques Chancel

23 décembre 2014 : Décès, à Paris, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL à l’âge de 86 ans. Pour connaître une brève biographie de cette personnalité, veuillez CLIQUER ICI.

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En 1985

23 décembre 2020 : Décès, à Paris, de la chanteuse franco-israélienne Rika ZARAÏ à l’âge de 82 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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2 JUILLET

Line Renaud : photo de la pochette de l’album de 2010

2 juillet 1928 : Naissance, à Pont-de-Nieppe (Armentières) de la chanteuse française Jacqueline Enté mieux connue sous le pseudonyme de Line RENAUD. A l’âge de seize ans, à la fin de la seconde guerre mondiale, elle est engagée comme chanteuse dans l’orchestre de Radio Lille sous le nom de Jacqueline Ray. Elle débarque quelques mois plus tard à Paris pour travailler aux Folies Belleville où elle rencontre le compositeur Louis Gasté, dit « Loulou », qui devient son mari en 1950 et son pygmalion. C’est lui qui lui propose d’enregistrer en 1947 la chanson « Ma cabane au Canada » qu’il a composée pour elle.

Avec ce succès, elle obtient le Grand Prix du disque en 1949. Le début des années 1950 est marqué par un florilège de « tubes » qui ont pour titres « Etoile des neiges », « Ma p’tite folie » ou « Mademoiselle from Armentières ». En 1954, Line est sur la scène du Moulin Rouge avant de partir pour les Etats-Unis à l’invitation du comédien américain Bob Hope. Elle va y rester des mois et se produire dans différents shows télévisés allant jusqu’à chanter en duo avec Dean Martin le fameux « Relaxez-vous ». De retour en France, elle mène la revue au Casino de Paris en 1959. Puis, de 1963 à 1965, elle chante à de nombreuses reprises à Las Vegas et à Londres. A la télévision française, elle présente le show « Line directe » dans les années 1970. Dans les années 1980, Line Renaud est sensibilisée au fléau du Sida avant tout le monde par ses amis américains et Liz Taylor notamment. Elle s’investit alors dans le mouvement « Sidaction » et ne rate aucune initiative en faveur des malades du Sida. Elle participe ainsi à l’album « Ensemble contre le Sida » avec Pascal Obispo en 2000. Entretemps, Line Renaud doit accepter la séparation définitive et cruelle avec son mari qui décède le 8 janvier 1995. Elle se tourne alors vers le théâtre, le cinéma et la télévision en jouant dans des pièces et en tournant des films et des séries. Fin 2010, après 30 ans, Line remet les pieds dans un studio d’enregistrement pour y réaliser un nouvel album. Elle intitule l’opus « Rue Washington » en souvenir de ses débuts. On y trouve des duos avec Johnny Hallyday et Mylène Farmer mais aussi des chansons écrites ou composées par des artistes comme Julien Clerc, Marc Lavoine, Salvatore Adamo, Grand Corps Malade, Christophe Maé ou Damien Robitaille entre autres. Pour couronner le tout, Line Renaud livre ces chansons-là et ses grands succès dans une salle parisienne. Et pour la première fois de sa vie, elle se produit ainsi sur la scène de l’Olympia les 24 et 25 mai 2011. A l’automne 2017, la chanteuse retourne à Las Vegas pour inaugurer la « Line Renaud Road », une rue qui porte désormais son nom à proximité du Caesar’s Palace.
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2 juillet 1928 : Naissance, à Ayzac Ost (Hautes-Pyrénées), sous le nom de Joseph Crampes, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL. Il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il présente pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueille encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants: Léo Ferré, Georges Brassens, Serge Lama, etc. Jacques Chancel est décédé dans la nuit du 22 au 23 décembre 2014 à Paris des suites d’un cancer. Ses obsèques ont lieu en l’église de Saint-Germain-des-Prés à Paris avant que sa dépouille ne soit inhumée dans la région de sa naissance, à Adast.

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