22 DECEMBRE

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VALENTIN Jacky

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Le rocker belge Jacky VALENTIN naît le 22 décembre 1951 à Liège sous le nom de Jacques Theunis. Fils du fantaisiste wallon Denis Theunis et de la chanteuse lyrique Andrée Barras, il a quatorze ans lorsqu’il débute, sous le pseudo de Jacky, dans les revues, opérettes et cabarets au sein de la troupe de ses parents : « La Compagnie Mosane ». C’est au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1972. Ce dernier lui conseille alors vivement de choisir le pseudonyme de Jacky Valentin et lui permet d’enregistrer un premier 45-tours avec les titres « Si je t’aime » et « Stéphanie ».
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En 1976, le premier rock qu’il commercialise s’intitule « Bâti sur un rock ».
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Mais, malgré tous ses efforts, et peut-être parce que la grande époque du rock était passée, Jacky n’a jamais vraiment connu de grands succès discographiques contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était présent dans les charts des années 1960. Cela dit, cet enfant de la balle a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Il s’est ainsi constitué un public bien à lui qui lui a permis de se retrouver sur la scène de l’Olympia à Paris en 1995. Liégeois d’origine et de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé naguère un hymne: « Allons les rouge et bleu ». Dans les années 1980, Jacky Valentin a interprété, à sa manière, la reprise d’une chanson des années 1950 popularisée par le chanteur français Philippe Clay. Le titre « Le danseur de Charleston » est ainsi devenu « Le danseur de rock’n’roll » et c’est à écouter et à visionner ci-dessous.
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Jacky Valentin décède des suites d’une longue maladie le lundi 23 mars 2015 à Liège dans la matinée.
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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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22 DECEMBRE

VALENTIN Jacky22 décembre 1951 : Naissance, à Liège, du rocker belge Jacky VALENTIN sous le nom de Jacques Theunis. Pour en savoir plus sur son parcours artistique, veuillez CLIQUER ICI.
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Vanessa Paradis - Pochette Love Songs 2013

Vanessa Paradis – Pochette Love Songs 2013

22 décembre 1972 : Naissance, à Saint-Maur-des-Fossés, de la chanteuse et actrice française Vanessa PARADIS. Très jeune, Vanessa se passionne pour la musique et la chanson dans une famille où ces disciplines artistiques sont appréciées. Lorsqu’elle a huit ans, ses parents l’inscrivent à l’émission de télé française « L’école des fans ». Et le 3 mai 1981, elle se retrouve sur la scène du théâtre de l’Empire à Paris aux côtés du présentateur Jacques Martin pour y interpréter « Emilie Jolie » de Philippe Chatel.

Deux ans plus tard, les Forbans lui écrivent une chanson qu’elle présente sans succès au cours d’un festival en Italie en 1985: « La magie des surprises parties ». La même année, il lui est proposé d’être l’une des choristes sur l’album du compositeur et interprète Franck Langolff. Ce dernier remarque les potentialités artistiques de la jeune Vanessa et l’idée germe en lui de lui écrire une chanson bien spécifique. Avec le parolier Etienne Roda-Gil, le projet se concrétise en 1987 et Vanessa enregistre « Joe le taxi ». Le succès est immédiat et immense pour l’adolescente de quatorze ans qui voit sa chanson en tête des hit parade français, belges, québécois, suisses, israéliens et même britanniques. De plus, le disque sort aux Etats-Unis en 1989 et il en est aussi réalisé une version espagnole.

A l’automne 1987, un deuxième 45-tours de Vanessa Paradis est mis en vente: « Manolo Manolete ». Le succès est toujours au rendez-vous et va encore s’amplifier avec la sortie du premier 33 tours de la chanteuse et les chansons « Marilyn & John », « Maxou », « Coupe Coupe » et « Mosquito ». Avec sa popularité qui ne lui attire pas que des amis, Vanessa est contrainte d’arrêter ses études en 1989. C’est à ce moment qu’elle reçoit la Victoire de la Musique de l’interprète féminine de l’année 1989. La même année, Serge Gainsbourg confie à l’animateur de télé Nagui qu’il aimerait écrire pour Vanessa Paradis. Nagui fait donc en sorte que les deux artistes puissent se rencontrer. Ils s’accordent tous deux pour que Gainsbourg écrive les textes sur les musiques de Franck Langolff. Le deuxième album intitulé « Variations sur le même t’aime » est commercialisé en mai 1990. Les chansons « Tandem » et « Dis-lui toi que je t’aime » le propulsent sur les ondes radiophoniques francophones et en font un gros succès commercial que Gainsbourg ne vit que peu de temps puisqu’il disparaît le 2 mars 1991. Depuis qu’elle a commencé à avoir un succès international, Vanessa Paradis fait beaucoup de rencontres. Au début des années 1990, elle fait la connaissance du chanteur et musicien américain Lenny Kravitz qui lui propose de réaliser et écrire son troisième album. Ce dernier ne comporte que des chansons en anglais et il est probable que Vanessa est conseillée en ce sens pour enfin élargir son public à l’international. Mais, assez curieusement, c’est en France que l’opus se vend le mieux en 1992. Après une grande tournée mondiale, la chanteuse propose un album live dont le premier extrait envoyé aux radios en 1994 est une reprise des « Cactus » de Jacques Dutronc. A ce moment, l’artiste est de plus en plus sollicitée par le cinéma et elle se consacre aussi à la petite famille qu’elle partage avec l’acteur américain Johnny Depp. Ceci explique l’absence de tout nouveau disque de Vanessa Paradis pendant huit ans. C’est donc en 2000 que sort le quatrième album de Vanessa: « Bliss ». Cette fois, le travail est réalisé par plusieurs artistes comme Bashung, M et Johnny Depp. Les chansons qui le marquent ont pour titres « Commando » ou « Pourtant ».

En 2001, la tournée des concerts passe par les scènes parisiennes de l’Olympia et du Zénith. La chanteuse est aussi présente, l’été, aux trois Francofolies: celle de La Rochelle en France ainsi que celles de Spa en Belgique et de Montréal au Canada. Comme c’est devenu une habitude, les enregistrements publics de cette tournée sont repris sur une galette numérique qui sort en novembre 2001. A nouveau pour des raisons cinématographiques et familiales, Vanessa fait une pause discographique jusqu’en 2007, date de la sortie de l’album « Divinidylle » sur lequel Matthieu Chédid (M) a beaucoup travaillé entouré d’Alain Chamfort, Brigitte Fontaine, Thomas Fersen ou Jean Fauque. Ce disque qui contient « L’incendie » et « Dès que j’te vois » permet à son interprète de recevoir deux Victoires de la Musique. Le « Divinidylle Tour » démarre en octobre 2007 et fait l’objet d’un CD et d’un DVD live qui sera récompensé aux Victoires de la Musique en 2009. A cette époque, Vanessa Paradis est sollicitée par Louis Chédid et elle accepte de jouer le rôle de la poupée « Made in Asia » dans le conte musical pour enfants « Le soldat rose ». A la fin de l’année 2009 sort le premier album « Best of » de l’artiste. Ce disque est l’occasion pour la chanteuse de présenter ses succès en version acoustique sur la scène de la Cigale à Paris en novembre 2009 puis dans différents lieux et festivals durant l’été 2010. L’un de ces rendez-vous avec le public est immortalisé « Une nuit à Versailles ». En octobre 2011, Vanessa interprète en duo avec M la chanson du film d’animation « Un monstre à Paris »: « La Seine ». Le 13 mai 2013, à 40 ans, Vanessa Paradis sort un double album produit par Benjamin Biolay: « Love songs ». Les chansons sont ensuite présentées au public parisien du Casino du 5 au 13 novembre 2013 avant d’être emmenées en tournée dans toute la francophonie. Les fans de la chanteuse doivent ensuite encore patienter cinq ans pour apprécier de nouvelles chansons enregistrées sur l’opus « Les sources » qui est commercialisé en novembre 2018.
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15 JUIN

LOPEZ Francis15 juin 1916 : Naissance, à Montbéliard, du compositeur français Francis LOPEZ. Basque d’origine, Francis est orphelin de son père à l’âge de cinq ans. Et c’est finalement à Paris qu’il aboutit pour y suivre des études de dentiste. Pour payer ces études onéreuses, il joue du piano le soir dans les bars de la ville lumière. Dès le début des hostilités, Francis Lopez est envoyé à la guerre d’où il revient rapidement blessé en 1940. Comme dentiste, il rencontre d’autres personnes de la communauté basque installée à Paris. Et, parmi elles, le chanteur André Dassary qui lui découvre des talents de compositeur. De fil en aiguille, ses mélodies vont séduire de plus en plus de chanteurs: Maurice Chevalier, Tino Rossi ou Georges Guétary par exemple. Mais le vrai succès, Francis Lopez l’obtient à partir de 1945 en composant des opérettes dont Luis Mariano est la star. Il y a « La Belle de Cadix », « Le Chanteur de Mexico », « La Route Fleurie » ou, plus tard dans les années 1970, « Gipsy » avec José Todaro en vedette, Luis Mariano étant alors décédé. Francis Lopez nous a quittés le 5 janvier 1995. Il est inhumé au cimetière parisien de Montmartre.

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Guy Bedos en 1990 – Photo (c) Marianne Rosenthiel

15 juin 1934 : Naissance, à Alger (Algérie), de l’humoriste et artiste de music-hall français Guy BEDOS. Surtout connu et reconnu pour ses sketches, l’artiste a aussi fait quelques incursions dans la chanson surtout en récitant des textes acérés (souvent signés Jean-Loup Dabadie) sur des musiques douces. Tout le monde se souvient du « tube » de l’été 1973 interprété avec Sophie Daumier: « La drague » sur un air de slow.

Mais il y a eu ensuite, en 1975, la parodie de « L’été indien » de Joe Dassin: « Le tube de l’hiver ». Enfin, en 1978, Bedos a aussi enregistré « Discomedia » et « Machotango ». Anecdote: lors de l’une des célèbres émissions télévisées françaises de Gilbert et Maritie Carpentier (« Numéro 1 »), Guy Bedos a interprété et dansé « La drague » en compagnie de… Joe Dassin. Et, pour l’occasion, la prestation en play-back s’est effectuée sur le disque original diffusé à une vitesse ralentie pour rendre plus « mâle » la voix de Sophie Daumier!

L’artiste a tiré définitivement sa révérence le 28 mai 2020, quatre jours après le décès de Jean-Loup Dabadie. Il est décédé des suites d’une longue maladie.
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15 juin 1936 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’acteur français Claude BRASSEUR, Claude Espinasse de son vrai nom. Fils du comédien Pierre Brasseur et de l’actrice Odette Joyeux, il est aussi le père de l’acteur Alexandre Brasseur. Il a tourné dans près de 100 films dont « Dragées au poivre », de Jacques Baratier, qui lui permet d’enregistrer une chanson en duo avec Anna Karina en 1963: « La vie s’envole ».

Mais Claude Brasseur a déjà tâté de la chanson avant cela en enregistrant une chanson de Guy Béart, « Le matin je m’éveille en chantant », en 1960. Un premier essai qui n’a pas été un succès. Passionné d’aventures et de sport moteur, l’homme va se lancer dans l’aventure du rallye automobile « Paris-Dakar » en 1983. Il remporte l’épreuve comme co-pilote du champion belge Jacky Ickx. Pour marquer le souvenir de cette aventure, il sort un disque au moment où Daniel Balavoine se tue en hélicoptère sur le « Paris-Dakar » en 1986. L’enregistrement qui est un texte récité sur une musique bien contemporaine de l’époque a pour titre: « Chasseur de rêves ». Agé de 84 ans, Claude Brasseur meurt le 22 décembre 2020 à Paris. L’inhumation a lieu  le au cimetière parisien du Père Lachaise (59e division) où il repose aux côtés de son père le comédien Pierre Brasseur.
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15 juin 1943 : Naissance, à Paris, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY, Jean-Philippe Smet de son vrai nom. Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission de télévision qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday ne quittera jamais le devant de la scène. Il résiste, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il survole, en les pratiquant, les modes du rhythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connaît alors un léger passage à vide. Il revient au top dans les années 1970 et affronte le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fait confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistre des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectue des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il est une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semble l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé, pourtant sérieux, qui l’obligent à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », « Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc.

Johnny sort en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partage la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialise un album totalement imprévu dont la conception a été volontairement cachée. Ce cinquantième opus a pour titre « De l’amour » et est de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, reste le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entame cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparaît fatiguée mais son comportement vocal est correct. La rentrée 2017 est marquée par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin du 6 décembre où la nouvelle de son décès est communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Johnny quitte ce monde à 74 ans, dans sa maison de Marne-la-Coquette, suite à un cancer des poumons.

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Demis Roussos en 1990

15 juin 1946 : Naissance, sous le nom de Artémios Ventouris Roussos à Alexandrie en Egypte, du chanteur grec Demis ROUSSOS. Très jeune, passionné de musique et de chant, il participe au Choeur de l’église orthodoxe grecque d’Alexandrie et apprend le solfège, la guitare et la trompette. En 1961, Artémios et ses parents quittent l’Egypte pour la Grèce. Les temps sont plus durs et il doit travailler pour subvenir aux besoins familiaux. Le soir, après sa journée de boulot, il satisfait sa passion et joue de la trompette dans les clubs d’Athènes. En 1963, il forme son premier groupe, « The Idols », avec des parents et des amis: il y joue de la guitare et de la basse et, un jour, incidemment, il remplace le chanteur. Le public présent lui trouve des qualités vocales peu communes et l’encourage sérieusement à devenir chanteur. Et c’est donc en tant que tel qu’il écume les boîtes de nuit et les clubs de vacances de la Grèce d’alors. Durant l’été 1966, il rencontre le musicien qui va changer sa vie: Vangelis Papathanassiou. Demis Roussos, qui a désormais choisi ce nom d’artiste, quitte « The Idols » et la Grèce avec Vangelis pour tenter l’aventure musicale à Londres. Mais, sans permis de travail, ils sont refoulés en France où il se trouvent coincés à Paris durant les manifestations de mai 1968. Désargentés, ils créent un groupe qui a pour but de clairement rapporter un peu d’argent: les Aphrodite’s Child. Ils obtiennent un contrat de six ans chez Philips et enregistrent immédiatement un titre qui va devenir un « tube » mondial: « Rain and tears ». Mais, au fil du temps, Vangelis désire explorer d’autres horizons musicaux et, malgré quelques succès, le groupe Aphrodite’s Child explose en 1970. Demis Roussos se décide alors à poursuivre sa carrière en solo et, en 1971, il sort son premier disque: « We shall dance » qui se retrouve très vite en tête des hit parade français. Mais ce sera le seul succès du premier album de Demis. Il lui faudra ainsi attendre l’été 1972 pour renouer avec la popularité grâce à la chanson « My reason ». On imagine alors que la carrière internationale de Demis Roussos se déroulera uniquement dans la langue de Shakespeare mais ce ne sera pas le cas. En 1973, en effet, un feuilleton diffusé par la télé française va lui permettre d’enregistrer le générique: « Le peintre des étoiles » est la musique du « Jeune Fabre » dans lequel tournent Mehdi et Véronique Jannot. Néanmoins, l’album qui suit est publié en anglais et est le véritable tremplin de Demis vers une carrière internationale avec les hits « Forever and ever », « Goodbye my love goodbye, « My friend the wind », etc. A partir de ce moment, les chansons de Demis en français ne sont plus qu’épisodiques mais elles sont aussi de grands succès. Il y aura surtout « Mourir auprès de mon amour » en 1977, « Ainsi soit-il » en 1977, « Loin des yeux loin du coeur » en 1978, « Longtemps je t’aimerai » en 1979, « Si j’étais roi de la terre » en 1981 et, aussi, « Quand je t’aime » en 1987 ou « On écrit sur les murs » en 1989. Entretemps, Demis a aussi repris le célèbre « Je t’appartiens » de Gilbert Bécaud en anglais: « Let it be me ». D’après les spécialistes de ce genre de calcul, le chanteur grec aurait vendu près de 60 millions d’albums dans le monde tout au long de sa carrière. Demis Roussos meurt à Athènes le 25 janvier 2015. La même année, un groupe de six très jeunes chanteurs français, les Kids United, reprennent la chanson « On écrit sur les murs » avec un grand succès.
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Raymond Devos en 1988 – Photo (c) Gilles Cappé

15 juin 2006 : Décès, chez lui à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines, de l’humoriste français Raymond DEVOS. Né le 9 novembre 1922 à Mouscron, il est le fils d’un industriel travaillant dans le textile qui joue du piano et de l’orgue. Le petit Raymond quitte sa Belgique natale alors qu’il est à peine âgé d’un an. Pour des raisons fiscales en effet, la famille Devos s’installe en France, à cinq kilomètres de là: à Tourcoing. La maman de Raymond est une femme d’esprit qui adore les jeux de mots et qui joue de la mandoline ainsi que du violon. C’est elle qui va l’orienter, inconsciemment, vers une carrière artistique. Obligé d’interrompre ses études à l’âge de treize ans, il va se construire lui-même en apprenant la musique et la langue française. Curieux de tout, il veut jouer d’un instrument et apprend, en parfait autodidacte, la clarinette, le piano, la harpe, la guitare, le concertina, la trompette et, aussi, la scie musicale. L’entreprise de son père ayant fait faillite, Raymond se retrouve en banlieue parisienne avec la famille. Il y découvre le monde des artistes de rue et des forains. Il sait plus que jamais qu’un jour il fera partie de leur univers. Mais, en attendant, il faut vivre et exercer divers métiers pour s’en sortir: coursier, crémier ou libraire. La guerre arrive et Devos est engagé par l’occupant pour le Service du Travail Obligatoire en Allemagne. Il propose alors des petits spectacles pour égayer quelque peu les soirées de ses compagnons d’infortune. Il y travaille la technique du mime. A la libération, il prend des cours de théâtre et joue dans « Le Médecin malgré lui » de Molière et « Knock » de Jules Romains. Il entre dans la compagnie Jacques Fabbri. En 1948, avec André Gille et Georges Denis, il forme « les trois cousins » qui proposent des numéros burlesques. Et, par la suite, il crée un duo avec Roger Verbecke: « Les pinsons ». A eux deux, ils proposent un spectacle composé de parodies comiques de chansons. Ils enregistrent d’ailleurs un album de ces chansons et se produisent dans les salles parisiennes de l’ABC et des Trois-Baudets. Après cette aventure musicale, Raymond Devos se tourne définitivement vers la comédie d’abord puis vers le one-man show humoristique avec le succès que l’on sait. Mais l’artiste, un clown merveilleux, ne se passera jamais de musique et de chanson dans ses spectacles inoubliables. En décembre 2005, il est victime d’une attaque cérébrale pour laquelle il est hospitalisé une première fois puis une seconde fois en février 2006. Son état de santé se dégrade alors de plus en plus et, le 15 juin 2006, il s’éteint des suites d’une crise d’œdème aigu du poumon.
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15 juin 2011 : Sortie de la face A de l’album « A l’Ouest » de Paul PERSONNE. Il s’agit d’un projet atypique qui se décline sous la forme d’un dyptique constitué de deux disques compact: le « face A » qui sort donc le 15 juin et le « face B » qui sera commercialisé le 15 septembre 2011. « Passion Chanson » a chroniqué cet album et vous pouvez lire l’article en CLIQUANT ICI.

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23 MARS

 

23 mars 1976 : Naissance, à Paris, de la chanteuse et comédienne française Elisa TOVATI. Son père est Français d’origine marocaine et sa mère d’origine russe polonaise. Rêvant de devenir comédienne dès son plus jeune âge, elle prend des cours d’art dramatique au Cours Florent et au Studio Pygmalion à Paris dès 1991. Début 1993, elle coprésente, avec Stéphane Tapie, l’émission de télé « Y’a pas d’lézard » sur TF1 puis joue dans plusieurs téléfilms. Au cinéma, les propositions se multiplient alors et elle obtient un rôle qui va la rendre populaire en 2001 dans « La vérité si je mens 2 ». Mais Elisa se passionne aussi pour la musique et la chanson et, en 2002, elle enregistre un premier album: « Ange étrange » produit par Rick Allison qui a aussi travaillé pour Lara Fabian et Chimène Badi. Certaines chansons sont écrites par Roch Voisine et Patrick Bruel mais le succès n’est pas vraiment au rendez vous de ce premier essai. Alors, quatre ans plus tard, elle enregistre un second album sous la houlette du talentueux Vincent Baguian: « Je ne mâche pas les mots ». Parmi les auteurs des chansons de cet opus, il y a, entre autres, Marc Lavoine, Daniel Darc, Raphaël, Richard Seff et Vincent Baguian bien entendu.

Sur scène, Elisa Tovati se produit alors en première partie de Marc Lavoine et Laurent Voulzy. Elle propose aussi son spectacle en 2007 dans le cadre des Francofolies de Spa (B), au Salon Bleu, en compagnie de Vincent Baguian. Elisa Tovati poursuit alors son parcours musical avec un nouvel album intitulé « Le syndrome de Peter Pan » en juin 2011. Au départ imprévu sur l’album, c’est un duo avec le Belge Tom Dice, « Il nous faut », qui va atteindre le sommet des ventes de singles et sera consacrée comme la chanson francophone la plus diffusée de la décennie précédente en 2020.

Elisa commercialise un nouvel album en février 2014: « Cabine 23 ». L’opus retrace en chansons le parcours de la famille multiculturelle dont elle est issue. Cinq ans plus tard, la sortie de l’album « Le coeur est la locomotive des filles émotives » est suivie d’un concert au Café de la Danse à Paris le 6 décembre 2019. Elisa y fête ses 20 ans de carrière et ses cinq albums.
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Lucienne Vernay en 1958

23 mars 1981 : Décès, à Paris, de l’auteure, compositrice et interprète française Lucienne VERNAY. Née le 12 décembre 1919 à Alger (Algérie) sous le nom de Lucienne Torres, elle s’oriente assez tôt vers la musique et elle suit des études de piano au Conservatoire de Musique de sa ville natale. Au début de l’année 1943, elle passe une audition en tant que pianiste mais Jacques Canetti, le célèbre découvreur de talents qui y assiste, prétend qu’elle devrait chanter car elle a une très belle voix. Il lui propose aussi de prendre un nom d’artiste: elle s’appellera désormais Lucienne Vernay. Comme Jacques Canetti est alors directeur de la troupe de Radio France à Alger, il engage Lucienne comme chanteuse et elle obtient de suite un certain succès. Mais, soupçonné de gaullisme, Jacques Canetti doit quitter son poste et il fonde une coopérative d’artiste: le Théâtre des Trois Ânes. Entre 1943 et 1945, la troupe sillonne toute l’Afrique du Nord en recueillant chaque soir des fonds pour le Mouvement Combat qui soutient le Général de Gaulle. A la Libération, tout le monde se retrouve en France et, le 15 septembre 1947, Lucienne Vernay épouse Jacques Canetti. Trois mois plus tard exactement, le 15 décembre, Jacques Canetti inaugure le mythique Théâtre des Trois Baudets à Paris. En 1951, l’artiste québécois Félix Leclerc demande à Lucienne Vernay d’enregistrer avec lui deux duos: « Dialogue d’amoureux » et « La fille de l’île ». Puis, malgré le fait que la chanteuse décide d’interrompre sa carrière naissante pour éduquer ses enfants (Françoise née en 1948 et Bernard né en 1949), elle se distingue en créant le premier répertoire de disques pour jeune public. Elle est soutenue dans cette initiative par son mari et elle enregistre de nombreuses comptines et chansons avec, notamment, le groupe des Quatre Barbus. Huit livres-disques des « Rondes et Chansons de France » sont récompensés par le grand-prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ils sont écoutés et repris en choeur dans de nombreuses écoles maternelles de toute la francophonie. En 1958, Lucienne Vernay enregistre quelques classiques de la chanson française sur un super 45 tours: « Mon coeur est un violon », « Parlez-moi d’amour » ou « Si petite ».

Un an plus tard, elle participe avec Sacha Distel, Juliette Gréco et Simone langlois au « Coq de la Chanson Française ». Elle y interprète, accompagnée par Claude Bolling et son orchestre, « Maman », un titre composé par Henri Salvador sur un texte de Boris Vian. En 1964, elle fonde les Editions Majestic et crée, avec son mari, un catalogue reprenant les oeuvres de Boris Vian, Jean-Loup Dabadie, Jacques Prévert, Brigitte Fontaine ou encore Jean Cocteau entre autres. Quatre ans plus tard, elle enregistre un disque dont les quatre titres sont écrits et composés par elle-même: « Avant, avec, après toi », « Un rayon de soleil », « Un jour viendra » et « Je peux encore aimer ». En 1972, à la demande d’Ursula Kubler Vian, elle met en musique 26 petits textes inédits qui constituent l’Abécédaire de Boris Vian qu’elle enregistre avec Les Quatre Barbus. Cette œuvre a été reprise par le groupe Debout sur le Zinc en janvier 2012. En 1978, Georges Brassens permet à Lucienne Vernay de rencontrer René Fallet qui lui propose douze poèmes à mettre en musique pour André Claveau qui les enregistre alors. Mais, peu de temps après, la musicienne et chanteuse tombe gravement malade et décède le 23 mars 1981.
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VALENTIN Jacky23 mars 2015 : Décès du rocker belge Jacky VALENTIN des suites d’une longue maladie. En Belgique, et plus particulièrement dans la partie sud, francophone, du pays, le Liégeois Jacky Valentin n’a eu de cesse de chanter et de vénérer le rock’n’roll en français. Pourtant, né le 22 décembre 1951 à Liège, le rocker n’a pas eu l’occasion de faire ses premières armes dans les « golden sixties » qui ont révélé ses idoles: Johnny Hallyday, Dick Rivers ou Eddy Mitchell. Car c’est en effet au début des années 1970 qu’il se lance dans une carrière musicale qui va lui valoir de rencontrer Eddie Barclay en 1974. Ce dernier lui conseille alors vivement de changer son vrai nom de Jacques Theunis en Jacky Valentin. Malgré tous ses efforts et peut-être parce que la grande époque du rock était passée, Jacky n’a jamais vraiment connu de grands succès discographiques contrairement à son aîné de rocker belge francophone Burt Blanca qui, lui, était présent dans les charts des années 1960. Cela dit, ce fils d’un fantaisiste et d’une chanteuse lyrique a quand même réussi, en 40 ans, à enregistrer de nombreux 45-tours, CD-singles et une bonne dizaine d’albums. Liégeois de coeur, Jacky, frère de l’humoriste et musicien belge Pierre Theunis, était aussi un supporter du Football Club Liégeois pour lequel il a composé naguère un hymne: « Allons les rouge et bleu ». Dans les années 1980, Jacky Valentin a interprété, à sa manière, la reprise d’une chanson des années 1950 popularisée par le chanteur français Philippe Clay. Le titre « Le danseur de Charleston » est ainsi devenu « Le danseur de rock’n’roll » et c’est à écouter et à visionner ci-dessous.

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