14 FEVRIER

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom.
.
**********
.

14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
.
**********

.

Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
.
**********
.

 

Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE
* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

22 JANVIER

 

Maria De Rossi en 1973 (c) Alain Marouani

22 janvier 1950 : Naissance, à Marseille, de la chanteuse française Maria DE ROSSI sous le vrai nom de Suzanne Rossi. Premières traces de 45 tours en 1969 avec « Est-ce qu’après une danse ? ». Premier Prix à la « Rose d’Or » d’Antibes en 1970 avec la chanson « Des hauts et des bas ». Premiers succès en 1972 avec « Manana » puis « Roméo ». D’autres chansons suivent qui obtiennent une certaine popularité voire des disques d’or: « Le populo c’est beau » (1975), « Et Johnny était content » (1975), « Il est Marseillais » (1975), « Magali » (reprise du « tube » de Robert Nyel en 1976), « Le paradis espagnol » (1977), « Un pont de musique » (1977), « Salut crocodile » (1979), « Fini f.i.n.i.i. » (1981), « Adieu joli menteur » (1983) et « Safari à Paris » (1984).

Pendant toutes ces années, Maria De Rossi est une habituée des plateaux de télévision français et, surtout, des émissions de Guy Lux. A l’époque, elle se rend souvent sur les lieux de ses spectacles en pilotant son petit avion de tourisme. En 1976, elle est nommée « Marianne de France » par le président Giscard d’Estaing. Originaire du midi de la France, elle est la marraine du premier train à grande vitesse, le TGV, reliant Paris à Marseille mais également la marraine du club de foot de l’OM, l’Olympique de Marseille. Dans le même ordre d’idée, elle enregistre de nombreuses reprises de chansons de Trenet (« Route Nationale 7 ») et de sa région d’origine (« Cane Canebière », « Mazurka provençale », « Les marchés de Provence », etc.). Maria De Rossi chante aussi en première partie de Frank Sinatra au Sporting Club de Monaco. En 1985, elle décide d’interrompre sa carrière pour se consacrer aux joies de la maternité. Elle revient interpréter quelques-uns de ses succès dans les émissions télé de Pascal Sevran dans les années 2000. En 2008, elle effectue un beau retour sur les planches en partageant la tournée d’été du journal « Nice Matin » avec l’humoriste Roland Magdane. Maria De Rossi représente la chanson française insouciante des années 1970. De la pure variété dans le sens le plus noble du terme: sans prétention intellectuelle mais agréable à écouter. Toutes ses chansons populaires sont gravées dans des vyniles estampillés Riviera-Barclay et RCA. Il est heureux que toutes ces chansons soient enfin réunies sur un disque compact de 24 titres sorti à la fin 2014 chez Marianne Mélodie (Pour en savoir plus, cliquez ICI).

.
**********
.

François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

22 janvier 2014 : Décès, au Thoronet dans le Var, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT. Né à Tarbes le 4 décembre 1932 sous le nom de Louis Deghelt, il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris où il s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entretemps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter pour des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

De retour à Paris, il se produit sur les scènes de Bobino et de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans quelque émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
.
**********
.
22 janvier 2016 : Le public belge francophone découvre une nouvelle cérémonie de remise de récompenses aux artistes et musiciens du terroir. Alors qu’il existe déjà une soirée presque identique consacrée aux Octaves de la Musique co-produite par le média privé RTL Belgium, Point Culture et les Jeunesses Musicales depuis plus de dix ans, cette nouvelle initiative est due à la radio-télévision publique RTBF et à la société d’auteurs SABAM qui a abandonné les Octaves en 2015. Les D6bels Music Awards, dont c’est donc la première édition, récompensent en 2016 une majorité de chanteurs belges francophones s’exprimant en anglais. Il n’y a que Stromae qui, finalement, soit le seul artiste récompensé chantant en français. Il reçoit trois fois le trophée: en tant que meilleur auteur-compositeur, pour son clip « Quand c’est » et aussi pour le meilleur concert de l’année 2015. On peut reprocher à cette première soirée de ne pas récompenser des artistes représentatifs de ce qu’apprécie vraiment le public belge francophone. On peut même la taxer de « jeunisme » tant, à part Arno qui reçoit un D6bel award d’honneur, le panel des nominés était orienté « jeune ». Seule Lara Fabian, qui n’a rien reçu, faisait en effet figure d’artiste populaire francophone dans le sens le plus noble du terme. Sans vouloir opposer les deux organisations, il faut reconnaître que les Octaves de la Musique (en français dans le titre) proposent un horizon musical plus large que ces « D6bels Music Awards » (encore une déclinaison anglo-saxonne) qui semblent vouloir être ce que, en France, les NRJ Music Awards sont aux Victoires de la Musique.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 DECEMBRE

Jean-Luc Lahaye en 1991

23 décembre 1958 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Luc LAHAYE. Dès son enfance, Jean-Luc est placé à la DDASS, la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale, qui a notamment pour but d’aider les jeunes en difficultés. Adolescent, il suit une formation d’ajusteur mais commet aussi quelques délits qui l’amènent à fréquenter l’univers carcéral de Fresnes. Plus tard, il parvient à se faire engager comme barman dans un restaurant parisien qui est, à l’époque, couramment fréquenté par la chanteuse Dalida. Cette dernière sympathise avec le jeune homme et lui propose de devenir le locataire de l’appartement qui est inoccupé au dernier étage de sa maison de Montmartre. Grâce à Dalida, Jean-Luc côtoie des artistes et cela lui donne envie de peut-être se lancer dans la chanson. En 1979, le compositeur d' »Il venait d’avoir 18 ans » pour Dalida, Pascal Auriat, lui propose les deux titres d’un premier 45 tours: « Maîtresse maîtresse » et « Petite fille du 16ème ».

Sans succès. Le chanteur change de maison de disques et enregistre deux autres vinyles qui ne marchent pas en 1980 et 1981. Malgré cela, il décide d’essayer de se faire connaître par la scène et il se produit au théâtre parisien de la Potinière en première partie de Rachid Bahri. En 1982, ce sont Lana et Paul Sébastian, qui composèrent « Gigi l’amoroso » pour Dalida huit ans plus tôt, qui lui proposent une chanson intitulée « Femme que j’aime ». Et, d’emblée, toutes les radios rendent cette chanson rapidement populaire. Dans la foulée de ce « tube » extraordinaire, Jean-Luc Lahaye récidive avec « Appelle-moi Brando » en 1983 et sa carrière semble être bien lancée lorsqu’il enchaîne avec les succès « Décibelle » (1983), « Plus jamais » (1984) et « Papa chanteur » (1984). Pendant ces années-là, il continue de se présenter au public de l’Olympia en lever de rideau de Linda De Suza et de Michel Leeb. En 1986, c’est lui qui est tête d’affiche à l’Olympia avec les nouvelles chansons que sont « Il faudrait que tu reviennes » et « Djemila des lilas ». L’année suivante, après être passé en vedette au Palais des sports de Paris, il se retrouve présentateur de l’émission « Lahaye d’honneur » sur la chaîne télé privée française TF1 dont le générique est la chanson « Débarquez-moi ». Mais, comme si ce titre de chanson était prémonitoire, Jean-Luc est assez vite remercié par la chaîne et de ses émissions on ne voit plus jamais que quelques séquences bien drôles pour les bêtisiers de fin d’année. Le succès discographique de Jean-Luc Lahaye commence alors aussi à s’étioler et les années 1990 sont difficiles et parsemées de sorties de compilations. En 2004, une nouvelle émission de TF1 va relancer sa carrière. Il est en effet l’invité de « Retour gagnant », un programme qui permet à des artistes ayant connu la gloire par le passé de tenter un retour médiatique. Le public plébiscite Jean-Luc Lahaye qui va pouvoir éditer un huitième album grâce à ce coup de pouce providentiel. Un CD et un DVD live sont même enregistrés lors de sa prestation à l’Olympia de Paris à la fin 2004. En 2007, Jean-Luc Lahaye est condamné à payer 10.000 euros d’amende pour atteinte sexuelle sur une adolescente de moins de quinze ans. En février 2008, il publie un album de reprises des grandes chansons des années 1960-1970. En 2009, il fait partie de la tournée RFM Party 80 avec d’autres vedettes de la même décennie. Et il est à nouveau sur la scène de l’Olympia en septembre 2010. En 2012, une nouvelle tournée nostalgique des années 1980 emmène Jean-Luc Lahaye qui se retrouve au générique du film « Stars 80 » dans lequel il joue son propre rôle en octobre 2012. A la fin de la même année sort un album best of des 30 ans de chansons de l’artiste. En mai 2015, le chanteur est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison avec sursis pour corruption de mineur.
.
**********
.

Pochette de l’album 2013

23 décembre 1967 : Naissance, à Turin en Italie, de l’ancien mannequin et chanteuse Carla BRUNI. Après avoir vécu une partie de son enfance en Italie, elle débarque en France à l’âge de sept ans. Désirant s’orienter vers une carrière artistique, c’est finalement vers le mannequinat que la jeune fille se tourne en 1987. Ces activités vont la mobiliser dans le monde entier durant une dizaine d’années. Puis elle revient à ses premières amours: la musique. Et c’est par Julien Clerc qu’elle débarque dans la chanson francophone en 2000: elle lui écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle ». En 2002, avec la complicité de Louis Bertignac, elle sort son premier album de chanteuse: « Quelqu’un m’a dit » (avec les titres « Raphaël » et « Le plus beau du quartier »).

Ce disque tout en douceur est un véritable succès et Carla Bruni n’hésite pas à très vite présenter ses chansons sur scène. En 2004, Carla Bruni reçoit une Victoire de la Musique en tant qu’artiste féminine de l’année. Trois ans plus tard, son deuxième opus est intégralement chanté en anglais et porte le titre « No promises ». Quant à son troisième album, il sort en 2008 alors que Carla est désormais la première dame de France après avoir épousé le président Nicolas Sarkozy. Il a pour titre « Comme si de rien n’était » et comporte douze titres en français, un en anglais et un en italien. En 2013, Carla Bruni commercialise un nouvel album alors que son mari n’est plus président. L’opus porte un nom anglais pour onze chansons francophones: « Little french songs ». La critique y voit des allusions à peine voilées à Nicolas Sarkozy (« Mon Raymond ») et à celui qui l’a remplacé à la présidence de la France: François Hollande (« Le pingouin’). Fin 2014, c’est Carla Bruni qui est sollicitée pour écrire l’adaptation en français d’une chanson caritative composée par Bob Geldhof au profit de la lutte contre le virus Ebola: le titre « Noël » est interprété par divers artistes francophones dont Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac et Renaud. Fin 2016, Carla Bruni est de celles qui partagent le retour de Serge Lama avec un nouvel album puisqu’elle interprète avec lui la chanson « Casablanca » qu’elle a composée elle-même. Et, en 2017, l’artiste commercialise un nouvel opus intitulé « French Touch » où toutes les chansons sont, paradoxalement, des reprises de grands standards de la musique anglo-saxonne.
.
**********
.

Jacques Chancel

23 décembre 2014 : Décès, à Paris, du journaliste, présentateur et producteur de télévision français Jacques CHANCEL à l’âge de 86 ans. Né le 2 juillet 1928 à Ayzac Ost, dans les Hautes-Pyrénées, sous le nom de Joseph Crampes, il prétend avoir été « vieilli » de trois ans par son instituteur pour lui permettre de partir en Indochine comme journaliste de guerre en 1948. Par la suite, il reste en Asie et termine ses études sur ce continent. Après maintes activités dans la presse écrite où il dirige, notamment, « Paris-Jour », il se tourne vers la radio et est engagé à France Inter en 1968. C’est à ce moment qu’il crée l’émission « Radioscopie » dans laquelle il reçoit, chaque jour, une personnalité différente. Ce rendez-vous quotidien va durer 20 ans au cours desquels près de 7.000 invités sont questionnés avec tact et sensibilité. A la fin des années 1960, il est de ceux qui participent à la mutation de la deuxième chaîne de télévision française de l’ORTF en « Antenne 2 ». Et c’est sur cette chaîne qu’il va présenter pendant des années « Le grand échiquier », un programme qui n’a pas son pareil pour mélanger les genres musicaux et littéraires et pour organiser des rencontres improbables entre artistes de tous styles. Au milieu des années 1990, sur le principe de « Radioscopie » adapté aux nouvelles techniques télévisuelles, Jacques Chancel accueillera encore une multitude d’artistes dans l’émission « Lignes de mire » sur France 3. C’est surtout dans le cadre de son émission radio « Radioscopie » de 1968 à 1982, et de son programme télé « Le grand échiquier », de 1972 à 1989, que Jacques Chancel s’est montré très souvent intéressé par la chanson française et ses plus dignes représentants. Jacques Chancel est décédé le 23 décembre 2014 à Paris.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

21 DECEMBRE

21 décembre 1912 : Naissance, à Dunkerque, du comédien, acteur et chanteur français Paul MEURISSE. Son entrée dans le monde artistique se fait par la chanson et un radio-crochet qu’il remporte à Paris en 1936. Il devient ensuite un interprète spécialisé dan les chansons gaies mais livrées d’une manière lugubre. En 1939, en tant que comédien, il interprète sur scène « Le Bel indifférent », de Jean Cocteau, aux côtés d’Édith Piaf qui est sa compagne jusqu’en 1942. Il entame sa carrière cinématographique en 1946 en tenant le rôle d’un voyou dans « Macadam ». Mais au cinéma, il reste surtout « L’oeil du monocle » et l’excellent personnage des « Diaboliques ». Son plus grand succès de chanteur reste sans doute le fameux « Margot la ventouse » enregistré en 1943. Paul Meurisse décède le 19 janvier 1979 à Neuilly-sur-Seine.

.
**********
.

Claude Carrère dans les années 2000

Claude Carrère dans les années 2000

21 décembre 1936 : Naissance, à Clermont-Ferrand, de l’auteur, compositeur, parolier et producteur français Claude CARRERE. Né Claude Ayot, il se destine à une carrière artistique et, dès l’âge de 20 ans, il est engagé comme figurant dans le film « Je reviendrai à Kandara », aux côtés de Daniel Gélin et François Périer. Mais c’est dans le domaine de la chanson qu’il va ensuite se faire remarquer en enregistrant, dès 1957, trois 45-tours sous le nom de Claude Carrère dont le fameux « Cigarettes, whisky et p’tites pépées », également interprété avec succès par Annie Cordy. Intégré dans le milieu du show-business, il travaille pour les éditions musicales Raoul Breton où il rencontre l’auteur André Salvet. Il s’essaie à la composition et propose une chanson à Richard Anthony qui gagne un festival avec celle-ci. A l’affût du moindre nouveau talent, il se dit que ce serait bien de devenir le producteur d’une nouvelle idole « yé-yé » à la mode. Il découvre alors une jeune vendeuse de bonbons qui s’appelle Annie Chancel et qui a plutôt une voix intéressante. Le 15 Septembre 1962, il signe un contrat d’exclusivité avec le directeur artistique Jacques Plait et il devient le producteur de Sheila qui oublie son patronyme d’Annie Chancel. Il lui écrit ses premiers tubes comme « L’école est finie ». La chanteuse devient salariée à des conditions qu’elle dénonce 20 ans plus tard au cours d’un procès retentissant. Au début des années 1970, alors que Sheila n’a connu que des succès, Claude Carrère devient producteur indépendant en créant son propre label puis en distribuant lui-même ses disques. Entre 1972 et 1989, il va produire et/ou distribuer des artistes aussi divers que Ringo, Roméo, Santiana, Carène Chéryl, Mathias, Sacha Distel, Dalida, Gérard Lenorman, Linda De Suza, Claude François, Rika Zaraï, Salvatore Adamo, Marie-Paule Belle et bien d’autres. Le 13 février 1973, il organise le plus médiatique des mariages du show-business français entre Sheila et Ringo. En 1986, Claude Carrère sent le vent tourner et pense que l’avenir est à l’image et plus particulièrement à la vidéo. Il crée alors la société Carrère Télévision qui produit des émissions télévisées françaises comme « Avis de recherche », « La roue de la fortune », « Des racines et des ailes », « Envoyé spécial », « Le droit de savoir », « Succès fous », etc. A la même époque, Claude Carrère s’associe à Michel Lafon pour publier des livres comme ceux de Linda De Suza (« La valise en carton »), Danièle Gilbert (« Je reviendrai »), Rika Zaraï (« Ma médecine naturelle ») ou encore celui de l’animateur Patrick Roy. A la fin des années 1980, Claude Carrère vend tout son catalogue discographique au groupe Warner mais il garde un droit de regard en restant le vice-président. En 1995, Carrère Télévision devient Carrère Group et s’ouvre à des productions comme le film d’animation « Kirikou et la Sorcière » mais aussi des séries télévisées telles que « Maigret », « Le Juge est une femme », et des magazines comme « C’est pas sorcier » et « Arrêt sur images ». C’est à Paris que Claude Carrère décède le 9 avril 2014 de mort naturelle. Ses restes reposent au colombarium du cimetière parisien du Père Lachaise.

.
**********
.

Frédéric Mey en 2013 – Photo (c) Jim Rakete

21 décembre 1942 : Naissance, à Berlin-Wilmersdorf, de l’auteur-compositeur-interprète allemand Frédéric MEY sous le vrai nom de Reinhard Friedrich Michael Mey. Fils d’un avocat et d’une institutrice, Reinhard fréquente le collège français de Berlin et parle couramment le français et l’allemand. Passionné de musique, il étudie le piano dès l’âge de douze ans puis il apprend la guitare et la trompette. Avec des copains d’école, il crée un groupe de musique skiffle influencé par le folk américain: « Rotten Radish Skiffle Guys ». A 19 ans, il est engagé dans un laboratoire berlinois avant d’entreprendre des études en management qu’il abandonne bien vite. Il forme alors un nouveau groupe: « Les Trois Affamés ». Par la suite, il décide de se produire seul sur scène en Allemagne sous le nom de Reinhard Mey. En 1967 il représente l’Allemagne à la Coupe d’Europe du Tour de Chant organisée dans la cité balnéaire belge de Knokke–Le Zoute. Au sein de l’équipe teutonne, il affronte alors la Grande-Bretagne qui est notamment représentée par Roger Whittaker et Loïs Lane, les Français Romuald, Théo Sarapo, Rachel et Alice Dona, les Belges Jimmy Frey et Claudia Sylva et la néerlandaise Patricia Paay. Les Allemands se classent cinquième sur six mais sa prestation vaut à Reinhard Mey de signer son premier contrat avec un producteur français: Nicolas Péridès. Pour le marché francophone, l’artiste s’appelle désormais Frédérik Mey. Son premier 45 tours dans la langue de Molière sort en 1967 avec quatre titres: « La mort du pauvre homme », « Encore combien de temps », « Il me suffit d’un signe » et « La petite fille ». Ce ne sont pas des grands succès mais ils sont appréciés par les amateurs de bonne chanson francophone car Frédérik Mey apporte un soin tout particulier à ses textes qui ne sont pas toujours dépourvus d’humour. Sur son deuxième 45 tours figure une chanson intitulée « Christine » qui lui est inspirée par la jeune Française qui deviendra son épouse et dont il divorcera en 1976. D’autres chansons suivront comme « Bonsoir mes amis », « Le politicien », « Tyrannie » ou « La boîte à musique ». Frédérik Mey enregistre ainsi plusieurs albums en français qu’il sous-titre en volume. Le volume 4, celui de 1982, est baptisé « J’aimerais bien être mon chien » et contient le très joli morceau « Il neige au fond de mon âme ». Un des derniers albums francophones de l’artiste allemand est sorti en 2005: il s’agit du volume 7 intitulé « Douce France » qui s’attarde encore sur des sujets brûlants comme dans « Tout est ok à Guantanamo Bay ».
.
**********
.

C. Jérôme en 1992

21 décembre 1946 : Naissance à Paris du chanteur français C. JEROME, de son vrai nom Claude Dhotel. Ayant passé son enfance près de Nancy, Claude a seize ans quand il est engagé dans un groupe de rock’n’roll: « Les Storms ». Abandonnant son travail de vendeur de chaussures, il tente sa chance à Paris et fréquente le « Golf-Drouot » pour y rencontrer des personnalités du milieu musical. Et il finit par y faire la connaissance de Jean Albertini qui devient son producteur et grâce à qui il enregistre son premier 45 tours en 1967: « Les fiancés ». Ce n’est pas un succès. Son deuxième disque a plus de chance et est soutenu par l’émission « Salut les Copains » sur la radio périphérique française Europe 1. « Le petit chaperon rouge est mort » annonce ainsi un « tube » énorme qui sortira avant l’été 1972: « Kiss me ». C’est à ce moment la meilleure vente de disques en France mais aussi en Allemagne, au Québec, au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Italie, en Belgique, en Suisse et en Autriche. Alors qu’il est, d’habitude, plutôt difficile de rester au sommet après un « tube » aussi conséquent, C. Jérôme va multiplier les succès qui auront pour titres « Himalaya », « Manhattan », « La petite fille 73 », « C’est moi », « Cindy », etc. Fin des années 1970, le chanteur doit s’éclipser face à l’arrivée de toute une série d’auteurs-compositeurs-interprètes comme Balavoine, Cabrel, Berger ou Lalanne. Mais les années 1980 ne seront pas ingrates avec notre homme qui renoue avec le succès grâce à des chansons comme « Et tu danses avec lui », « Derniers baisers » ou « Age tendre et tête de bois ». Les années 1990 sont encore assez prolifiques pour le chanteur qui est sans cesse en quête de nouveaux auteurs, compositeurs, éditeurs et producteurs. Il travaille ainsi notamment avec le Nordiste Vincent Handrey et le Belge Jean-Pierre Deschamps chez qui il enregistre quelques titres. En 30 ans de chansons, C. Jérôme a vendu plus de 26 millions de disques. C. Jérôme décède le 14 mars 2000 des suites d’un cancer à l’âge de 53 ans.
.
**********
.

M – Pochette album 2012

21 décembre 1971 : Naissance, à Boulogne-Billancourt, de l’auteur, compositeur, interprète et guitariste français M sous le vrai nom de Matthieu Chédid. Véritable enfant de la balle avec un père chanteur, Louis Chédid, et une grand-mère poète, Andrée Chédid, le petit Matthieu se montre très vite intéressé par les arts et, particulièrement, la musique. Il faut dire que, enfant déjà, il est sollicité par son père pour faire partie des choristes lors de l’enregistrement de certaines chansons comme « T’as beau pas être beau ». Par la suite, avec d’autres fils de chanteurs comme Julien Voulzy et Pierre Souchon mais aussi Mathieu Boogaerts, il forme quelques groupes musicaux sans vrai lendemain. Comme musicien multi-instrumentiste, il travaille alors en studio et sur scène avec des artistes aussi divers que NTM, Gérald De Palmas, Tryo, Vanessa Paradis, les Charts, Arthur H ou Brigitte Fontaine entre autres. C’est en 1997 qu’il se lance dans l’aventure de chanteur soliste. Il sort alors son premier album, « Le Baptême », sous le pseudonyme de M évoqué par sa coupe de cheveux qui, avec sa mèche centrale, forme la lettre M. Ce premier opus n’obtient pas un succès fulgurant même si la chanson « Machistador » le met en lumière plusieurs mois après sa commercialisation. Sur scène toutefois, l’incarnation du personnage de M est un véritable prétexte pour que Matthieu Chédid s’éclate littéralement. Après une première tournée très bénéfique pour lui, M sort son deuxième album, « Je dis aime », en 1999 et ce dernier connaît le succès commercial. Les titres qui rendent l’artiste populaire sont « Je dis aime », « Onde sensuelle » ou « Monde virtuel ». En 2000, il remporte les Victoires de la Musique comme artiste interprète masculin et pour le concert de l’année. Le troisième album de M, « Qui de nous deux » sort en octobre 2003. Il confirme la popularité du chanteur avec les chansons « Qui de nous deux », « La bonne étoile » ou « Mon égo ». Sur scène, M connaît alors la consécration avec une tournée francophone qui lui permet aussi de remplir le grand vaisseau parisien de Bercy. Durant l’été 2004, il chante au Caire en Egypte. En 2005, il remporte quatre trophées aux Victoires de la Musique: meilleur artiste interprète masculin, meilleur album de chansons pour « Qui de nous deux ? », meilleure tournée et meilleur DVD musical pour « Les Leçons de musique » réalisé par Émilie Chedid. Deux ans plus tard, il écrit et réalise l’album de Vanessa Paradis « Divinidylle » et il l’accompagne comme guitariste et choriste dans la tournée internationale qu’elle effectue ensuite. Il enregistre aussi en duo avec la chanteuse « La déclaration d’amour » initialement composée par Michel Berger pour France Gall. Cette reprise figure sur le best of de Vanessa Paradis commercialisé en 2009. En septembre de la même année, M offre au public un nouvel opus ayant pour titre « Mister Mystère ». Pour la tournée des pays francophones qui va suivre M s’entoure sur scène de sa soeur Anna et de son frère Joseph. Trois ans plus tard, en septembre 2012, M sort un single, « Mojo » qui annonce son sixième album qui a pour titre « Il ». Le titre « Baia », extrait du CD, est diffusé sur les radios en 2013, l’année d’une tournée où il se fait remarquer en portant des lunettes lumineuses qui soulignent sa présence dans l’obscurité de la scène. Il se produit à Bercy les 12, 13 et 14 décembre 2013. Fin 2014, Matthieu annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par son père Louis, son frère Joseph et sa soeur Anna. « La famille Chédid » obtient un franc succès partout où elle se produit en 2015. En avril 2017, M crée le groupe Lamomali avec des artistes africains et, ensemble, ils enregistrent un album et effectuent de nombreux spectacles. Le sixième opus solo et studio de l’artiste, « Lettre infinie », est prévu pour le début de l’année 2019.
.
**********
.

JERONIMO album 200121 décembre 2001 : l’auteur, compositeur et interprète belge JERONIMO est l’invité de l’émission télévisée musicale de la RTBF, télévision publique belge francophone, « Conviviale poursuite« , présentée par Philippe Longtain. Il y est reçu comme l’une des plus belles révélations artistiques de 2001 grâce à sa chanson « Mon éternel petit groupe ».
.
**********
.

Pierre Louki en 1960 - Photo (c) André Nisak

Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

21 décembre 2006 : Décès de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI. Né le 25 juillet 1920 à Brienon-sur-Armançon sous le nom de Pierre Varenne, il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès. Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses chansons dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort ». Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 chansons durant sa vie. Certaines de celles-ci furent interprétées par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Les « Sages Sauvages » remportent la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles

SAGES COMME DES SAUVAGES grands vainqueurs à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

La finale de la Biennale de la Chanson Française de Bruxelles a tenu toutes ses promesses ce samedi 13 décembre 2014 en soirée. La salle du Wolubilis a permis aux trois finalistes de se présenter dans des conditions artistiques optimales devant un public nombreux et intéressé. Deux groupes et un duo ont ainsi pu mettre en avant leurs créations musicales durant 30 minutes : « Tout finira bien », « Kouzy Larsen » et « Sage comme des sauvages ». Ce dernier tandem a raflé la majorité des prix en jeu et a fait l’unanimité aussi bien parmi le jury que chez les spectateurs.

.

TOUT FINIRA BIEN à la finale de la biennale 2014 (c) Passion Chanson

Première formation à se présenter, « Tout finira bien » a d’emblée planté son décor et essayé de nous inviter dans son univers musical aux parfums de jazz oriental. Emmenée par Gilles Bourgain, à la fois flûtiste et chanteur d’origine française, la bande de ses accompagnateurs le suit là où il le décide. Et si la chanson « Le mouton mouillé » sollicite une participation du public, c’est la seule interaction de ce set professionnel un peu froid malgré un certain humour dégagé par les textes conjugués à la première personne du singulier. Il en est ainsi de « Ma Belgique » où le chanteur avoue sa méconnaissance charmante du plat pays qui l’héberge.

.

Le chanteur KOUZY LARSEN à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

Si chaque membre du groupe « Tout finira bien » affichait une touche de vert dans son code vestimentaire, ceux de Kouzy Larsen pratiquaient le rouge : la couleur des décibels quand ils frappent fort dans les vu-mètres des consoles de mixage. Car, dès le départ, la tendance avouée du band est le rock délivré de main de maître par un chanteur cavaleur au pantalon zébré. Pendant une demi-heure, la prestation est époustouflante même si elle ne dégouline pas d’originalité. Le leader possède un certain charisme et ses acolytes semblent prendre leur pied : de la choriste-claviériste en léopard au bassiste avec des chaussures à faire blémir le plus dur des rockers. Les textes sont ici torturés, sombres et difficiles à suivre mais, sans constituer des rimes traditionnelles, collent très bien au rythme et à la musique, à moins que ce ne soit l’inverse. La démarche est intéressante d’un point de vue francophone.

.

SAGES COMME DES SAUVAGES à la finale de la biennale (c) Passion Chanson

Restait à accueillir les derniers finalistes : un couple de musiciens chanteurs français installés à Bruxelles et qui pratiquent la chanson comme on ferait de la musique du monde : avec couleur et fantaisie. Et, dès les premiers instants, cela fonctionne auprès du public qui adhère à ces deux « Sages comme des sauvages ». Ismaël Colombani et Ava Carrère emmènent les spectateurs en voyage. Et le périple se déroule en créole à la Réunion mais aussi à « La Montagne » ou dans nos villes contemporaines et à Paris par exemple. Ici, l’originalité est omniprésente : dans la composition, dans l’écriture, dans l’interprétation, dans la tenue de – et sur – scène, jusque dans la manipulation et le choix des instruments : cordes et percussions.

.
Restait au public et au jury de livrer leur verdict. Il fut très logiquement plus que favorable aux « Sages comme des sauvages ». Mais le jury des professionnels éprouva plus de difficultés à départager « Tout finira bien » et « Kouzy Larsen ». Ils s’en tirent finalement avec un deuxième prix ex-aequo.
Les trois finalistes sont repartis heureux de cette expérience nouvelle et, surtout, ravis des perspectives d’avenir que dessinent déjà pour eux les organisateurs de la Biennale.
.
.
.

Tags: , , , , , , , ,

13 DECEMBRE

13 décembre 1993 : L‘Oscar de la chanson française est remis à Liane FOLY pour sa chanson « Doucement ».

.
**********
.
13 décembre 2000 : Première au Centre Culturel d’Uccle (Bruxelles) du spectacle musical pour jeune public « Célia Fée » écrit et composé par Philippe LAFONTAINE. Jusqu’au 7 janvier 2001, cette histoire moderne et familiale va attirer de nombreux spectateurs qui vont découvrir le conte auquel Philippe Lafontaine a songé dès qu’il est devenu grand-père d’une petite fille nommée Célia. L’histoire parle des machines qui ne font jamais ce qu’on leur demande et qui rêvent de pouvoir (faire) pleuvoir. Les personnages s’appellent Marcel l’Echelle, Humprey le Wagonnet ou encore Pourquoi le Computer. La mise en scène est confiée à Marine Haulot. Quant au rôle principal, il est tenu avec brio par Mélanie Dermont, la fille du comédien du même nom, dont la voix cristalline sied à merveille au personnage de Célia. Les autres artistes sur scène ont pour nom Philippe Résimont, Pierre Bodson, Nathalie Stas et Vincent Antoine. Musicalement, l’oeuvre de Philippe Lafontaine louvoie entre chanson, rock, heavy metal et world music africaine. Quatorze des chansons du spectacle se retrouvent sur un album qui est commercialisé à l’occasion des représentations bruxelloises.

.
**********
.

Philippe Clay en 1976

13 décembre 2007 : Décès , à Issy-les-Moulineaux d’une crise cardiaque, du chanteur et acteur français Philippe CLAY. Né le 7 mars 1927 à Paris, il vit dans le maquis pendant la seconde guerre mondiale sous sa vraie identité de Philippe Mathevet. Puis il entre au Conservatoire national d’art dramatique. Il y apprend à placer sa voix et travaille l’art du mime. En 1947, grâce à des amis l’ayant inscrit à son insu, Philippe Clay gagne un concours de chanteur amateur. Il part pour l’Afrique avec, dans ses bagages, des chansons de Charles Aznavour, artiste alors peu connu. Un an plus tard, il rentre à Paris et se produit aux Théâtre des Trois Baudets. Il fréquente également Saint-Germain-des-Prés et devient proche de Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. De 1957 à 1962, alors que sa carrière s’installe, il passe quatre fois en vedette à l’Olympia de Paris. Ses succès ont pour titres: « Les voyous », « Festival d’Aubervilliers », « Le danseur de charleston » ou « Le noyé assassiné ». En tant qu’acteur, il tourne quelques films: « French Cancan » de Jean Renoir et « Notre-Dame de Paris » de Jean Delannoy. Après des années de silence, il revient à la chanson en 1971 et connaît de nouveaux succès avec « Mes universités » et « La quarantaine ». Ces deux chansons vont à contre-courant du mouvement initié par les jeunes Français en mai 1968. La chanson interprétée par Philippe Clay pour la série télé « Les Brigades du Tigre » est aussi un succès. Alors que l’on a tendance à l’oublier, cet artiste complet, interprète, mime et comédien, a fait partie de ceux qui, comme Reggiani ou Montand, ont marqué la chanson francophone du 20e siècle.
.
**********
.

Le duo Sage comme des Sauvages, vainqueur de la finale 2014 (c) Passion Chanson

13 décembre 2014 : La finale de la Biennale de la Chanson Française a lieu à Bruxelles en la salle du Wolubilis. 29 personnes constituent le jury de ce concours. Parmi elles il y a des artistes comme MOCHELAN (lauréat en 2012), Matthias BILLARD (lauréat en 2010), Florian PARRA et Nathalie STAS, mais aussi des organisateurs de festivals (Genève, Bruxelles, Liège, Arlon, Pézenas, Albi, Saint-Germain-en-Laye), des opérateurs culturels (Louvain-la-Neuve, Namur, Paris), des journalistes (RTBF, La Libre Belgique), des agents artistiques (Lille) et des représentants d’organismes officiels tels que la SABAM (société d’auteurs belge) et la COCOF (Commission Communautaire Française de la région de Bruxelles). Pour en savoir plus sur cette soirée et pour lire l’article que nous y avions consacré, CLIQUEZ ICI.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

4 DECEMBRE

François Deguelt dans les années 1970 – Photo (c) Jean Mainbourg

4 décembre 1932 : Naissance, à Tarbes, de l’auteur, compositeur et interprète français François DEGUELT sous le nom de Louis Deghelt. Il passe son enfance en Charente chez sa grand-mère et, à 17 ans, il part à Paris et s’oriente vers des études de philosophie qu’il abandonne deux ans plus tard. C’est que, entre-temps, le jeune homme découvre la musique et la chanson. Il fait ses débuts sur scène au « Tire-bouchon », le cabaret où il commence à présenter ses propres chansons. Il y obtient un succès croissant qui l’amène à se présenter dans des émissions de radio dès 1953. Il devient ainsi l’une des vedettes de la mythique émission « Reine d’un jour » de Jean Nohain. De plus en plus apprécié par le public, il est aussi récompensé par les professionnels qui lui attribuent le prix de l’Académie Charles-Cros en 1956. Deux ans plus tard, il effectue son service militaire en Algérie française mais il continue à enregistrer de grands succès dont des adaptations françaises des chansons des Platters comme « Fumée aux yeux » (« Smoke gets in your eyes »).

A son retour à Paris, il se produit sur les scènes parisiennes de Bobino ou de l’Olympia. En 1960, il est retenu pour représenter Monaco au concours Eurovision de la chanson où il se classe troisième en interprétant « Ce soir-là » alors que la gagnante est Jacqueline Boyer qui chante « Tom Pilibi » pour la France. Deux ans plus tard, il se représente au même concours toujours sous les couleurs monégasques en chantant « Dis rien ». Il termine en deuxième position derrière Isabelle Aubret et sa chanson « Un premier amour ». La même année, en 1962, il est sollicité par le cinéma et il obtient un rôle dans le film « L’assassin viendra ce soir » de Jean Maley. Ce sera sa seule expérience cinématographique puisque François Deguelt reprend bien vite le chemin des studios d’enregistrement et des scènes de music-hall. En 1965, il connaît son plus grand succès discographique en interprétant un « tube » d’été inoubliable qui reste sa carte de visite: « Le ciel, le soleil et la mer ». Dans les années 1990, avec l’avènement du disque compact, quelques compilations sont consacrées à ce véritable crooner français. On y retrouve ses plus grands succès comme « Le bal de la marine », « Je te tendrai les bras », « Passez la monnaie », « Les voiliers » ou « Verte campagne ». A cette occasion, l’artiste se livre avec plaisir à la promotion médiatique et accepte des interviews tant en France qu’en Belgique. Mais il est fatigué et confie être la victime d’un cancer qui va s’avérer tenace. De temps à autre, on le revoit alors dans l’une ou l’autre émission télévisée française de Pascal Sevran et, en 2006, au cours de la première saison de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 22 janvier 2014, vaincu par la maladie, François Deguelt s’éteint dans la région française du Var où il a longtemps vécu sur un bateau amarré à Sainte-Maxime. Au pays de la mer et du soleil, l’artiste a rejoint le ciel.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , ,

30 NOVEMBRE

Ray Briffeuil en 2001

30 novembre 1931 : Naissance, à La Bouverie, du musicien, chef d’orchestre et chanteur belge Raymond BRIFFEUIL mieux connu sous le nom de Ray BRIFFEUIL. Après avoir mené des études musicales, Raymond Briffeuil crée l’orchestre de danse « Blue Sky » au début des années 1960. Cette formation écume littéralement toute la région du Borinage, la Wallonie, Bruxelles et le Nord de la France en proposant un répertoire varié et éclectique convenant particulièrement aux soirées dansantes et aux bals populaires de l’époque. En 1966, Ray Briffeuil se laisse entraîner dans un studio d’enregistrement et commercialise deux 45 tours à son nom. On y trouve, sur le premier, les chansons « C’est mieux » et « Une vie sans toi ». Sur le second, il y a les titres « Pourquoi » et « Tu t’en vas ». Ces deux mélodies se retrouvent 35 ans plus tard, dans une nouvelle version, sur un disque compact qu’enregistre, à presque 70 ans, celui qui a envie de se faire plaisir. En 2001 en effet, l’album « Nostalgie » de Ray Briffeuil comporte quatorze chansons dont sept sont des compositions originales et sept des reprises en hommage à Jean Ferrat (« Aimer à perdre la raison »), Gilbert Bécaud (« Et maintenant »), Edith Piaf (« Non je ne regrette rien ») et, surtout, Charles Aznavour (« Emmenez-moi », « Dans tes bras », « Que c’est triste Venise » et « Sur ma vie »). L’album est réalisé par Claudy Mahieu. Il s’agit là d’un ultime et unique opus pour ce véritable crooner méconnu qui décède à Mons le 24 mars 2014.

.
**********
.

Marc Aryan en 1975

30 novembre 1985 : Décès, à Ohain en Belgique, du chanteur français d’origine arménienne Marc ARYAN. Il naît le 14 novembre 1926 à Valence, dans la Drôme en France, sous le vrai nom de Aroutioun Henri Markarian. Fils d’immigrés arméniens de nationalité libanaise en provenance de Syrie et du Liban, il commence à travailler, dès l’âge de dix ans, avec son père dans l’alimentation orientale à Valence. Adolescent, à l’école, il apprécie les cours de langue et de littérature. Pendant ses heures de liberté, il flâne le long du Rhône et écrit des poèmes. Ses études en souffrent et il connaît de sérieuses difficultés. A 20 ans, il tombe gravement malade, risque la mort et subit une lourde opération. Pendant sa convalescence, Henri décide d’apprendre la musique et de devenir chanteur. Il lit aussi énormément et se constitue un bagage intellectuel important. Il apprend alors le solfège, le piano et l’harmonie de manière autodidacte. En 1951, son père le nomme directeur commercial de son usine de semoule Markal. Henri accepte le boulot mais il sait très bien que son destin est ailleurs et qu’il s’accomplira tôt ou tard. En 1954, devinant la percée proche des disques microsillon, il s’installe comme disquaire à Valence. Le succès est tel que, en quelques mois, il ouvre toute une série de boutiques dans la région de Lyon. Mais, alors que sa réussite est au paroxysme, il décide de tout vendre pour suivre son objectif initial: devenir chanteur. En 1958, il part à Paris pour tenter de dénicher un éditeur qui accepte de placer ses chansons chez d’autres artistes. Mais, alors que personne ne veut de lui et de ses mélodies, il ne se décourage pas. Il décide que, finalement, il interprétera ses compositions lui-même. Un an plus tard, il enregistre un premier 45 tours sous le nom d’Henri Markarian chez Pathé avec deux chansons: « Une petite chose » et « Si j’avais su ».

Mais ce disque-là et le suivant ne se vendent pas. Il se dit alors que la France est peut-être un marché trop vaste à conquérir pour un chanteur débutant. Et, se basant sur l’expérience vécue par d’autres artistes, il pense qu’il aura plus de chance de se faire remarquer dans un pays plus petit comme la Belgique où le public est réputé pour apprécier les chanteurs romantiques francophones. C’est ainsi qu’en 1963 il s’installe en Belgique à Waterloo. Et sa réflexion semble être juste puisque ses disques passent assez rapidement à la radio. Il y a des chansons comme « Qu’un peu d’amour » (1964) qui marchent un peu puis d’autres comme « Un jour » et « Bête à manger du foin » (1965) un peu plus. Mais le gros succès qui installe Marc Aryan est la chanson « Katy » en 1965. Sa carrière en Belgique est alors vraiment lancée et se poursuit avec des mélodies populaires comme « Volage volage » (1965), « N° 1 au hit parade » (1967), « Un petit slow » (1968), « Allo c’est moi » (1971) ou « La lettre » (1973). La fin des années 1970 va être plus difficile pour le chanteur et il se diversifie à nouveau en ouvrant et en gérant, en Belgique, deux « méga-discothèques » appelées « La Barq’à Jac » situées à Pecq (Tournai) et à Zeebrugge. Au début de la décennie suivante, la vague des « radios libres » va lui permettre de vendre à nouveau quelques-uns des derniers 45 tours enregistrés avant son décès qui survient le 30 novembre 1985. Il est inhumé au cimetière de Ohain le 4 décembre 1985. A côté de ses activités de chanteur, d’auteur, de compositeur et de producteur, Marc Aryan a aussi fait construire chez lui, à Ohain près de Waterloo, le studio Katy où il enregistrait tous ses disques. Mais c’est également dans ce studio qu’ont enregistré des stars comme Marvin Gaye (son dernier album avec « Sexual Healing »), Anthony Quinn, Alain Delon (avec Phyllis Nelson), Shirley Bassey, Anthony Quinn ou encore Patrick Hernandez pour son fameux « Born to be alive » en 1979. En 2006, le journaliste belge Olivier Monssens lui a consacré tout un reportage intitulé « Marc Aryan, chanteur de charme ». Vous pouvez en savoir plus à propos de ce documentaire en cliquant ICI.
.
**********
.

Philippe Luthers

30 novembre 2007 : Décès, à Liège, de l’animateur et producteur belge de radio et télévision Philippe LUTHERS. Né le 28 juillet 1955, il s’adresse, dès le milieu des années 1970, à la station régionale de Liège de la RTBF, radio télévision publique francophone belge, pour y réaliser des petits boulots à côté de ses études de logopédie. Et en fait de petit travail, il se retrouve rapidement à remplacer de temps à autre le titulaire de l’émission de radio phare: « Liège-Matin ». Comme le site de production de Liège est aussi un centre de télévision, il propose des projets d’émission. C’est ainsi qu’il devient le présentateur d’une émission de variétés en prime time dans les années 1980: « Coeur et pique » où il accueille notamment Julien Clerc, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg et Jean-Jacques Goldman. Il devient ensuite le co-présentateur, avec le regretté Jean-Pierre Hautier, de l’émission « Videogam » qui est la première émission diffusant des clips video en Belgique francophone. Dans les années 1980 toujours, il est l’un des artisans du succès du Festival International de la Chanson Française de Spa. Puis, dans les années 1990, il devient le producteur d’émissions comme « Tour de Chance » et « La chanson du siècle ». Ce dernier programme permet de revivre un siècle de chanson française à travers l’interprétation que divers artistes en font en direct. Philippe Luthers est aussi à la base d’un des rendez-vous humoristiques les plus suivis de la télé belge: « Signé Taloche » avec les frères Taloche. Alors chef d’antenne de la radio « Fréquence Wallonie », il devient, en 2003, l’un des responsables du divertissement télé à la RTBF. En 2006, il apprend qu’il est atteint d’un cancer: le mélanome malin. Il décide de se battre contre le mal mais le combat est rude et difficile. Il continue toutefois à suivre l’actualité musicale et se déplace notamment à Huy (B) le 20 août 2007 pour y applaudir le chanteur cubain Raul Paz au Festival d’Art. Le 30 novembre 2007, Philippe Luthers décède à l’hôpital de la Citadelle de Liège à l’âge de 52 ans.
.
**********
.

Bruno Coquatrix

30 novembre 2010 : la capitale française possède désormais sa rue Bruno Coquatrix. C’est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui l’a inaugurée en présence de Popeck, Charles Aznavour et Salvatore Adamo. Ces 2 derniers artistes ont très souvent fréquenté les planches de l’Olympia, le célèbre music-hall dirigé par Bruno Coquatrix entre 1954 et 1979. Cette rue est bien évidemment située à proximité de la salle de spectacles du Boulevard des Capucines. Décédé en avril 1979, Bruno Coquatrix a d’abord été révélé comme auteur-compositeur à succès. Il a ensuite été producteur et directeur d’un label, les disques Versailles, avant de prendre la direction de Bobino, puis de l’Olympia qui porte toujours le nom de son ancien propriétaire.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

20 NOVEMBRE

Mélina Mercouri

20 novembre 1977 : A 57 ans, la chanteuse et actrice Mélina MERCOURI obtient un siège de députée en Grèce.
.
**********
.

Marcel De Keukeleire dans les années 1960

20 novembre 1986 : Décès de Marcel DE KEUKELEIRE, accordéoniste, éditeur et producteur belge né à Mouscron le 15 mai 1922. Il se fait connaître un peu dans sa région frontalière natale en pratiquant l’accordéon. Puis, après la guerre, il devine l’engouement que va susciter le développement de la musique enregistrée et il s’installe comme disquaire à la rue de la Marlière à Mouscron. Un peu à la manière dont Eddie Barclay le fait en France, il saisit l’importance des éditions musicales et c’est de cette façon qu’il déniche des grands succès anglo-saxons pour les lancer en Europe en se procurant leurs droits d’utilisation. C’est Marcel De Keukeleire qui est ainsi à la base du succès de « Strangers in the night » de Frank Sinatra en Belgique et en France. Par la suite, il pousse encore un peu plus son implication dans les affaires musicales en devenant le dénicheur puis le producteur des jeunes talents du Nord de la France et de la Belgique. C’est lui qui découvre ainsi le groupe Crazy Horse qui, de la scène des bals régionaux, est propulsé en quelques disques à l’Olympia. Producteur des disques Elver, il est aussi à la base du succès de Christian Adam en 1973 avec « Si tu savais combien je t’aime ».

Puis, ce sont les Chocolat’s qui conquièrent le monde avec « Brasilia Carnaval » après Jacky James (« Ne pleure pas Jeannette » et « Take my heart ») et avant Patrick Hernandez avec « Born to be alive ». Des succès qui sont parfois partagés, au niveau de la production, avec son ancien professeur de natation, le Français Jean Van Loo. Enfin, en 1981, il « donne » au Belge Jean-Jacques Lionel l’occasion d’interpréter une chanson basée sur un morceau d’accordéon originaire d’Allemagne et cela devient le tube « La danse des canards ». Une façon pour cet ancien accordéoniste de, discrètement, revenir à ses origines. Marcel De Keukeleire, dans son souci de toujours aider les artistes, n’a eu de cesse de multiplier les activités dans ce sens. Il s’est fortement impliqué au sein de la société d’auteurs belges, la SABAM, mais aussi en aidant ou créant d’autres associations, parfois éphémères, comme le centre Annie Cordy de Jean Martin dans le Bruxelles des années 1980 par exemple. Marcel De Keukeleire décède le 20 novembre 1986. En 2004, l’œuvre et la vie de Marcel De Keukeleire font l’objet d’un documentaire intitulé « Marcel Superstar » réalisé par Olivier Monssens. Vous pouvez d’ailleurs le visionner en CLIQUANT ICI pour vous rendre sur le site web de Kaos Productions.
.
**********
.

Arthur H en 2012

Jeanne Cherhal, album 2014

20 novembre 2014 : le prix chanson de l’Académie Charles-Cros est remis à Arthur H pour son dernier disque « Soleil dedans ». Ce prix est partagé avec Jeanne CHERHAL pour son opus « Histoire de J. ». Le Québécois Pierre LAPOINTE reçoit, lui, le Grand Prix Scène. Un autre prix récompense aussi le chanteur Jean GUIDONI pour l’ensemble de sa carrière au service de la chanson.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

8 NOVEMBRE

En 1987

8 novembre 1935 : Naissance, à Sceaux, de l’acteur franco-suisse Alain DELON. Son père, tenancier d’un cinéma, et sa mère, pharmacienne, divorcent quand le petit Alain a quatre ans. Alain est placé dans une famille d’accueil et est envoyé en pension d’où il est expulsé à plusieurs reprises. Alors que, sur les conseils de son beau-père qui est dans la profession, il se destine à devenir charcutier, il a quatorze ans lorsqu’il a l’opportunité de jouer dans un court-métrage tourné par un ami. Trois ans plus tard, il anticipe son service militaire qu’il effectue dans la marine en Indochine en pleine guerre. Lorsqu’il revient en France en 1956, il s’installe à Paris dans les quartiers des Halles et de Montmartre où il côtoie la pègre. Alors qu’il est de passage à Saint-Germain-des-Prés, il croise le comédien Jean-Claude Brialy qui l’invite au festival de Cannes. Il effectue un bout d’essai pour un film et se fait engager sur le champ. Il obtient ainsi un petit rôle dans le film « Quand la femme s’en mêle » d’Yves Allégret. En 1958, il fait la connaissance de l’actrice Romy Schneider avec qui il se fiance quelques mois plus tard. Dans les années 1960, sa carrière cinématographique va prendre un essor fulgurant avec des films à succès comme « Rocco et ses frères », « Le Guépard », « Mélodie en sous-sol », « La piscine », « Le Samouraï », « Borsalino », « Monsieur Klein », etc. Du bout des lèvres, Alain Delon s’intéresse à la chanson en enregistrant de temps en temps un disque pour se faire plaisir. Son succès le plus célèbre reste sans doute le duo qu’il interpréte avec Dalida en 1973: « Paroles paroles ». En terme de popularité, ce 45 tours est sans doute suivi par celui qui permet à Alain Delon de chanter sur une mélodie de Romano Musumara en 1987: « Comme au cinéma ». Et, parmi les autres expériences chantées en français d’Alain Delon, on peut encore citer le titre « Laetitia » qui fait partie de la bande originale du film « Les Aventuriers » en 1967. En 1996, au cours d’une émission de la télévision française présentée par Michel Drucker, Alain Delon accepte de rechanter « Paroles paroles » aux côtés de Céline Dion. La vidéo de ce duo est visible ci-dessous.

.

**********

.

Guy Mattéoni en 1974

Guy Mattéoni en 1974

8 novembre 1945 : Naissance, à Marseille, du compositeur, arrangeur, chef d’orchestre et interprète français Guy MATTEONI. Né dans le quartier de “La belle de mai”, le jeune prodige suit des études de piano classique et d’harmonie au conservatoire de musique de Marseille. Et, à 18 ans, il fait partie d’une formation appelée « Les Ambitieux » qui enregistre, en 1965, un 45 tours de quatre titres dont « Danse danse encore » et « C’est pas vrai ». Avec les mêmes musiciens (Jean Fredenucci, Claude Olmos, François Paoli et Michel Donat), il fonde ensuite le groupe “Les 5 gentlemen” qui se classe au sommet des ventes de disques avec le titre “Dis-nous Dylan” en 1967.

En 1966 et 1967, le band enregistre une demi-douzaine de disques et le succès est au rendez-vous en France, en Belgique, en Suisse mais aussi en Italie et en Allemagne. Après avoir créé un autre groupe, « Darwin’s Theory », les copains se retrouvent, toujours sous le nom de « 5 Gentlemen », à accompagner le chanteur Peter Holm pour l’enregistrement de son « tube » international « Monia » en 1968. Au début des années 1970, Guy Mattéoni devient l’assistant du compositeur de musiques de films français Michel Magne. Puis, il se lance seul dans une carrière d’orchestrateur et arrangeur pour un grand nombre d’artistes français qui débutent. Avec la complicité du directeur artistique Jean-Jacques Souplet et de l’ingénieur du son Bernard Estardy, il est ainsi celui qui réalise les orchestrations des premiers succès de Gérard Lenorman (« Il » en 1971), Dave (« Vanina » en 1974) ou Francis Cabrel (« Les murs de poussière » en 1977). Il accompagne d’ailleurs ces artistes comme chef d’orchestre sur scène. Parallèlement à ces activités « de l’ombre », il enregistre quelques chansons dont « Je roule vers toi » qui connaît un léger succès en 1974. En 1979, il compose avec Eric Charden le « tube » de ce dernier: « L’été s’ra chaud ». Puis, il joue du piano sur quelques disques instrumentaux dont « Le piano sous la pluie » qui remporte un certain succès en 1981. En tant qu’arrangeur, il travaille alors avec des artistes comme Michèle Torr, Dalida, Michel Sardou et Richard Anthony entre autres. En 1982, il est aussi l’orchestrateur des premiers disques de Céline Dion: « D’amour ou d’amitié » et « Mon ami m’a quitté » notamment. Six ans plus tard, il est également derrière le succès du groupe « Début de Soirée »: « Nuit de folie ». En 1989, il signe la chanson qui représente la France au concours Eurovision de la Chanson, « J’ai volé la vie », qui est interprétée par la très jeune Belge Nathalie Pâque. A la fin des années 1990, il réalise un album pour la chanteuse française Chantal Eden et il devient le chef d’orchestre de Pierre Bachelet jusqu’à son décès en 2005. Quelques mois plus tard, Guy Mattéoni devient le directeur musical des spectacles nostalgiques de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Impliqué dans la vie de sa commune, Guy Mattéoni est conseiller municipal à Marignane près de Marseille où il est responsable de la culture et des animations.

.
**********
.

Hervé Cristiani en 1982

8 novembre 1947 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur et interprète français Hervé CRISTIANI. Très jeune, il est influencé par le blues et le rock du début des années 1960. Son adolescence est bercée par les courants musicaux distillés par Ray Charles ou Aretha Franklin. Et il n’est pas vraiment fasciné par la chanson francophone de la même époque qui, souvent d’ailleurs, est constituée de succès anglo-saxons adaptés ou maladroitement traduits en français. Au collège des Jésuites, il n’est pas parmi les meilleurs élèves. Il apprend la guitare et en joue très bien, ce qui lui permet de se produire de temps en temps à l’American Center de Paris où il figure aux côtés d’autres inconnus comme Marcel Dadi, Bill Deraime ou Maxime Le Forestier par exemple. A seize ans, Hervé fréquente le petit conservatoire de Mireille dans le but, aussi, d’apprendre à écrire et à interpréter des chansons. Grâce à la chanteuse, il va avoir l’occasion d’enregister un premier 45-tours et d’obtenir un premier passage à la télé française et à la radio. Un second disque est commercialisé peu après: il s’agit d’un duo interprété avec Dick Annegarn qui a pour titre « La femme fleur ». Il sort un premier album en 1975 qui a pour titre « Au pays de mélodie ». Un des titres de l’opus est souvent programmé par la station française Europe 1: « Les étoiles noires ».

Alors que tout est en place pour que la carrrière d’Hervé Cristiani démarre bien, le deuxième album, « Campanules » (1976), ne récolte qu’une écoute confidentielle réservée aux professionnels du secteur. Sa maison de disques du moment décide de ne pas le suivre plus loin et c’est sous un nouveau label que sort, en 1979, l’album « Récréation » qui lui permet d’entamer des tournées de concerts en compagnie de Francis Cabrel qui, à ce moment, cartonne partout avec « Je l’aime à mourir ». Dans ses spectacles, une chanson particulière semble retenir l’attention du public qui la fredonne rapidement: « Il est libre Max ». Ce succès populaire spontané permet à l’artiste d’imposer cette chanson qui donne son titre à l’album suivant qui est chez les disquaires en 1981. Deux ans plus tard, Cristiani enregistre son cinquième album sur lequel se trouvent des chansons comme « Salve Regina » et « Ma claque ». Après cela, l’artiste ralentit sa production discographique à un 45 tours par an et le succès n’est plus au rendez-vous. En 1989, il se lance dans la chanson pédagogique en enregistrant « Mutiplicato », une mélodie facilitant l’usage par les enfants de la table de multiplication. Il obtient ainsi le prix du disque pour enfants de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique français. En 1990, Hervé Cristiani revient à la chanson pour adultes et sort l’album le plus abouti de sa carrière: Antinoüs. A cause de la faillite de la maison de disques, l’album n’est pas promotionné correctement et ne se vend qu’à très peu d’exemplaires. Un an après, le chanteur récidive en matière de disque pédagogique avec, cette fois, « L’alphabet en chansons » et « Bébé chante ». En 1992, il devient le réalisateur, pour la télévision française, de deux films musicaux consacrés au tennis et à ses champions de l’époque. Les années 1990 vont être celles de la réalisation de clips publicitaires et de l’écriture de chansons qui doivent encore mûrir avant de sortir. En 2002, Hervé Cristiani se met à l’écriture d’un livre consacré à Max, le héros de « Il est libre Max », la chanson qui lui colle éternellement à la peau. Doté d’une personnalité hors du commun, l’artiste va décider, en 2007, de réaliser treize versions nouvelles et différentes de la chanson « Il est libre Max » qui voyage du côté du rap, du reggae du jazz ou du hard rock. Un an plus tard, il se décide à enregistrer les quatorze chansons qui ont mûri depuis une quinzaine d’années et il les réunit sur un album intitulé « Paix à nos os ». A la faveur d’émissions télévisées nostalgiques des années 1980, il fait encore quelques apparitions au début des années 2010. Hervé Cristiani décède le mercredi 16 juillet 2014 à Paris. L’artiste succombe à un cancer des cordes vocales.
.
**********
.

En 2006

8 novembre 1959 : Naissance, à Nancy, du chanteur et acteur français Tom NOVEMBRE, sous le vrai nom de Jean Thomas Couture. Il est le frère cadet de l’artiste pluridisciplinaire Charlélie Couture qui est également chanteur. Leur père est antiquaire et leur mère professeur de français. Diplômé, comme son père, de l’école des Beaux-Arts, Jean Thomas entame une carrière de chanteur en 1980 après avoir fait quelques apparitions au théâtre. Il a d’ailleurs toujours exercé cette activité parallèlement à la chanson. En mai 1982, il participe au Printemps de Bourges où il est sacré révélation. Pour son anniversaire, en novembre 1982, il sort son premier album: « Version pour doublage ».

Sa voix chaude et imposante de même que son côté dandy vont séduire un public particulier qui va aussi acheter ses disques suivants comme « Toile cirée » (1983) et « L’insecte » (1985). Par la suite, Tom Novembre va se faire plus rare dans les studios d’enregistrement qu’il va délaisser pour les plateaux de cinéma et de télévision comme celui de « Caméra Café » par exemple. En 2002, il revient à la chanson avec l’album « Bande de pions » et, en 2006, il rend hommage à Bourvil en reprenant ses chansons dans l’album « André ».
.
**********
.

Mickaël Miro en 2011

8 novembre 1978 : Naissance, à Roanne, de l’auteur-compositeur-interprète français Mickaël MIRO sous le nom de Mickaël Cohen. Après une enfance et une adolescence plutôt classiques, il tente des études de droit mais celles-ci ne sont pas trop en accord avec ses passions malgré le fait qu’il décroche quand même une maîtrise en droit des affaires en 2001. Car, depuis longtemps, celles-ci se trouvent du côté de la musique et de sa guitare. Il compose des chansons qu’il commence à faire entendre au public des bars locaux et régionaux. Il se forge un petit succès sous le nom de Mickaël Miro, en hommage à son grand-père décédé. Il tente alors, en 2007, de rejoindre un groupe qui a pour nom « Les Marguerites contre Alzheimer » et il enregistre avec lui la chanson « J’y étais pas » avant d’effectuer une tournée. Mais, rien n’y fait et il décide finalement de chanter seul. Il commence ainsi à se produire sur des scènes parisiennes comme le Sentier des Halles et le Réservoir puis la Scène Bastille. Fin 2008, il chante en lever de rideau du groupe Anesa à la Boule Noire à Paris. D’une manière très étonnante, il lui est proposé d’assurer la première partie d’un concert de Zazie à Londres puis de Calogero à Lille en 2010. Au niveau des ses influences musicales, Mickaël se dit de l’école BCBG comme Balavoine-Cabrel-Berger-Goldman. Parmi les chansons qu’il a écrites, il y en a une que le public apprécie particulièrement et qui parle du temps qui passe par l’intermédiaire de sms reçus sur son téléphone portable. Elle a pour titre « L’horloge tourne » et, postée sur internet, la vidéo devient très vite virale. Le label discographique Mercury découvre la pépite et fait signer un contrat à son auteur, compositeur et interprète. La chanson est l’un des grands succès francophones du début de l’année 2011 et elle est reprise sur le premier album de l’artiste intitulé « Juste comme ça ». Fort de ce succès pourtant naissant, Mickaël est invité par Chimène Badi à partager la chanson « Là-bas » et il participe aussi à l’album de duos d’Enrico Macias pour « Le Mendiant de l’amour ». Ces deux titres sont ajoutés au listing du deuxième album de Mickaël, « Le Temps des Sourires » qui paraît en mars 2013 et qui comprend également son nouveau simple « La Vie simplement ». En 2015, Mickaël enregistre les chansons du disque de la comédie musicale Marie-Antoinette et le Chevalier de Maison-Rouge signée Didier Barbelivien et dans laquelle il interprète le rôle de Maurice Lindet. Les premières représentations sont prévues pour l’automne 2016 puis pour 2017 avant que le projet ne soit à nouveau postposé. Depuis 2016, Mickaël fait partie d’un groupe de DJ-électro qu’il a fondé avec trois amis : « The Parakit » dont le répertoire est en anglais. Et, aussi, il devient le manager d’une nouvelle star de la chanson francophone : Slimane.
.
**********
.

Jean Marais en 1988 – Photo (c) Gérard Dufraigne

8 novembre 1998 : Décès, à Cannes, de l’acteur, metteur en scène, écrivain, peintre, sculpteur et, à l’occasion, chanteur français Jean MARAIS. Jean Alfred Villain-Marais, dit Jean Marais, est né le 11 décembre 1913 à Cherbourg. Quatre ans après sa naissance, sa mère décide de se séparer de son père et emmène le petit Jean avec son frère à Paris. Alors que sa mère, kleptomane, est absente en raison de fréquents séjours en prison, il est scolarisé au lycée Condorcet et ne reverra plus son père avant 40 ans. Adolescent, il s’intéresse au cinéma et, à l’âge de 20 ans, il se fait engager comme figurant. Persévérant, il veut accéder au Conservatoire mais il échoue à l’examen d’entrée. Il aboutit alors au Théâtre de l’Atelier où il étudie et joue des pièces classiques. En 1937, au cours d’une audition, il rencontre l’auteur et cinéaste Jean Cocteau qui devient son amant et qui l’aide vraiment à devenir acteur. Son premier rôle est muet car sa voix est peu convaincante. Mais, comme Cocteau lui écrit une pièce sur mesure, il connaît son premier succès théâtral en 1938 dans « Les parents terribles ». De la même manière, l’auteur écrit pour lui « La Belle et la Bête », un film auquel personne ne croit et qui est pourtant l’un des grands succès de l’après-guerre. D’autres longs métrages viennent ensuite asseoir le succès de Jean Marais comme « Orphée » (1949), « Le Comte de Monte Cristo » (1954), « Le Bossu » (1959), « Le Capitaine Fracasse » (1961) et « Fantômas » (de 1964 à 1966). Il décide alors de ne plus faire de cinéma pour se consacrer entièrement au théâtre mais il apparaît encore une fois au grand écran en 1970 aux côtés de Catherine Deneuve dans « Peau d’âne » de Jacques Demy. Au fil du temps, il se retire dans les Alpes Maritimes où il pratique la poterie et la sculpture. Pour compléter sa palette artistique, Jean Marais tente aussi la chanson avec l’enregistrement de quatre disques 45 tours. Il y a « Je l’ai perdue » (1965), « Mal de dents mal d’amour » (1965), « Depuis que tu es partie » (1966), un disque de Noël et bonne année en 1966 et puis, en 1988, « Je n’oublie rien », un texte signé Gilbert Sinoué et délivré sur une mélodie composée par François Valéry. Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il repose dans le petit cimetière de Vallauris, la ville où il a vécu ses dernières années.
.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

3 NOVEMBRE

En 2009

3 novembre 1983 : Naissance, à Miramas, de la chanteuse française Sonia LACEN d’un père marocain et d’une mère algérienne. A l’âge de douze ans, elle suit des cours de chant lyrique et de piano. Mais, passionnée par la chanson, elle passe aussi des auditions dans toute la France. C’est lors d’un casting à Paris qu’elle est remarquée par le chanteur et producteur belge Philippe Bergman trois ans plus tard. Il devient son manager et lui permet de signer un contrat phonographique chez Mercury. Et cela lui permet d’enregistrer un premier single : « Au fond de toi » en 1998. Ce premier disque attire l’attention de Fabrice Aboulker, parolier des « tubes » de Marc Lavoine, qui lui propose le rôle de Yasmina dans la comédie musicale « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba ». Sonia accepte et interprète le titre « Tu me manques depuis longtemps » en duo avec Sébastien Lorca qui devient rapidement un grand succès radiophonique et de ventes. Cela permet à la jeune artiste de s’imposer un peu plus dans la sphère des chanteuses françaises à voix. Il lui est ainsi proposé d’interpréter la chanson « Vivre pour le meilleur » en duo avec Johnny Hallyday sur scène le 10 juin 2000 deavnt 500.000 personnes réunies sous la Tour Eiffel à Paris. Le spectacle « Les Mille et Une Vies d’Ali Baba » est présenté du 23 septembre au 29 octobre 2000 au Zénith de Paris avant de tourner en France, en Suisse et en Belgique. A la fin de la même année, elle chante l’Ave Maria avec Nourith et Cécilia Cara sur l’album « Noël ensemble » vendu au profit de la recherche contre le SIDA. Quelques mois plus tard, Sonia Lacen est sollicitée pour enregistrer le titre « Le Rêve d’un homme » qui fait partie de la bande originale du film « Vercingétorix » et c’est à nouveau un bon succès pour la chanteuse en solo cette fois.

Elle entame alors la préparation de son premier album qui a pour titre « Initial » et qui sort en 2003 de manière assez discrète. En 2004, alors qu’elle s’essaie au cinéma avec un rôle dans le film « Alive », elle fait partie des artistes qui se mobilisent pour réunir des fonds pour les victimes d’un tremblement de terre au Maroc en enregistrant la chanson « Agir réagir ». Il faut attendre 2006 pour que l’album « Initial » soit enfin disponible sous le label Mercury avec une nouvelle série de titres. Mais la promotion auprès des medias et la distribution commerciale sont quasi-inexistantes et le disque ne s’écoule pas. Après un séjour aux Etats-Unis où elle perfectionne son apprentissage artistique, elle réalise quelques titres qu’elle propose en écoute et en téléchargement légal sur le web en 2009. Elle oriente alors ses choix musicaux vers le répertoire anglo-saxon et se présente comme candidate au concours « The Voice France » en 2012 : elle y interptète un titre de Bonnie Tyler et se fait remarquer par Jenifer qui devient sa coach jusqu’à la porte des quarts de finale, moment où Sonia est éliminée. Elle fait alors la connaissance de la chanteuse acadienne Natasha St-Pier et elle partage des chansons et la scène avec elle lors de la sortie de l’album « Thérèse, vivre d’amour ». En 2013 et 2014, c’est encore aux côtés de Natasha St-Pier, devenue présentatrice à la télévision française (France 3), que Sonia Lacen évoque chaque dimanche la chanson française au cours du programme « Les chansons d’abord ». Un nouvel album est alors en préparation mais, à nouveau, la sortie commerciale de celui-ci est repoussée avant d’être annulée. En 2017, probablement agacée par les soucis de production, elle décide de stopper ses activités musicales pour travailler dans une compagnie aérienne basée en Grande-Bretagne avant de vivre du tourisme en Suisse depuis 2019.
.
**********
.

Joyce Jonathan en 2013

3 novembre 1989 : Naissance, à Levallois-Perret, de l’auteure, compositrice et interprète française Joyce JONATHAN. Avec une mère gérante d’une agence de voyage et un père architecte, elle est d’abord élève à l’Ecole alsacienne de Paris. Agée de sept ans, elle suit des cours de piano et de chant avant d’apprendre seule le maniement de la guitare. Elle commence aussi à composer des chansons qu’elle garde précieusement secrètes. A seize ans, elle décide de les faire connaître et place trois de ses compositions sur le site web MySpace qu’elle a créé. Elle entre alors en contact avec Michaël Goldman qui vient de lancer le site internet de production musicale participative « My Major Company » et l’incite à écouter ses chansons. Deux ans plus tard, en 2007, ses chansons sont en écoute sur le site pour lequel les internautes sont sollicités financièrement. 486 internautes producteurs se manifestent et lui apportent les 70.000 euros requis pour réaliser un premier album. Le succès de vente de ce premier opus est tel que les « producteurs » récupèrent ensuite jusqu’à quatre fois leur mise initiale. Ce premier album est réalisé par Louis Bertignac dans son home-studio à partir des compositions personnelles de Joyce. La chanteuse y interprète un duo avec Tété, « Sur mes gardes », qui donne son titre à l’album.

Grâce aux succès des chansons « Je ne sais pas » et « Pas besoin de toi » en 2010, l’album devient rapidement disque d’or puis disque de platine. Comme l’artiste pratique étonnemment mais couramment le mandarin, elle décide d’enregistrer un album dans cette langue et de le commercialiser en Chine et à Taïwan en 2010. Elle obtient un grand succès avec ses chansons, est l’invitée d’émissions de télévision et de radio en Asie et finit par se produire sur scène à Pékin, Shanghai ou Hong Kong notamment. Alors qu’elle termine des études de psychologie dont elle est diplômée, elle accumule les récompenses aux NRJ Music Awards (2011 et 2012) et auprès de l’UNAC, l’Union Nationale des Auteurs Compositeurs français. Le 6 mai 2012, la chanteuse est sur la place de la Bastille à Paris pour y fêter la victoire de François Hollande aux élections présidentielles françaises. Elle y accompagne Thomas, le fils de François Hollande, avec qui elle entretient une liaison qui durera jusqu’en 2014. Ayant signé un nouveau contrat discographique avec Polydor-Universal, Joyce Jonathan sort son deuxième album, celui de la confirmation, en juin 2013. Il porte le titre « Caractère » et est lancé par le single « Ca ira », petite mélodie sans prétention qui obtient un succès notoire. Les chansons de cet opus lui permettent de repartir sur les routes de la francophonie pour y donner de multiples concerts durant l’hiver 2013-2014 mais aussi au cours des festivals de l’été 2014 comme aux Francofolies de Spa (B) où elle est déjà passée en juillet 2011. En septembre 2015, la chanson « Le bonheur » est la première à être envoyée aux médias pour annoncer le troisième album de Joyce Jonathan, « Une place pour moi », commercialisé en février 2016. Au même moment, Joyce figure sur le nouvel album de Salvatore Adamo avec qui elle interprète en duo la chanson « De père à fille ». Joyce Jonathan se distingue alors également en participant à de nombreux duos au cours des émissions de la télévision française où elle chante « Les filles d’aujourd’hui » avec Vianney notamment. Fin 2018, après un changement de label, la chanteuse commercialise un nouvel album dont le titre est « On » et qui connaît un succès moindre que les opus précédents.
.
**********
.

Mort Shuman en 1982 – Photo (c) Bettina Rheims

3 novembre 1991 : Décès, à Londres, du compositeur et interprète américain Mort SHUMAN. Né à Brooklyn, aux Etats-Unis, le 12 novembre 1936, Mortimer commence à composer des chansons au milieu des années 1950. C’est la grande époque du rock and roll aux USA et, en s’associant avec le chanteur Doc Pomus, il écrit un bon nombre de succès pour des groupes et artistes américains en vogue. The Drifters vont ainsi enregistrer en 1962 « Sweets for my sweet » qui, en français, deviendra « Ma biche » interprété par Frank Alamo. Le duo va aussi « fournir » quelques titres à Elvis Presley: « His latest flame » ou « Suspicion » par exemple. A la même époque, Mort Shuman compose « Save the last dance for me » que Dalida reprend en français sous le titre « Garde bien la dernière danse pour moi ». Par la suite, Mort s’installe en Grande-Bretagne où il continue à composer pour des artistes comme Janis Joplin ou les Small Faces. Peu de temps après son arrivée en Europe, il fait la connaissance de Jacques Brel et décide de lui consacrer un spectacle qui est aussi l’occasion d’adapter en anglais toute une série de ses chansons: « Jacques Brel is alive and well and living in Paris » (« Jacques Brel est vivant et bien et il vit à Paris »). Parmi ses adaptations, il y a « Amsterdam » que David Bowie enregistre de manière magistrale en 1972 uniquement accompagné à la guitare acoustique. Puisque bon nombre de ses chansons sont adaptées en français et deviennent des succès francophones à part entière, Mort Shuman décide de s’installer à Paris au début des années 1970. Il y rencontre l’auteur qui est peut-être celui qui écrit les textes français les plus bizarres et les plus hermétiques mais aussi les plus rythmiques du moment: Etienne Roda-Gil. Mort trouve chez cet homme des mots et des paroles qui collent au mieux à ses musiques et il enregistre en 1972 un album qui va devenir mythique sous le titre générique « America ». Plusieurs succès y sont enfermés à commencer par le fameux « Lac Majeur » puis « Shami-Sha », « Brooklyn by the sea » et « L’imperméable anglais ».

C’est là le début d’une belle carrière d’interprète en français qui va se poursuivre avec des « hits » comme « Ecoute ce que je vais te dire », « Voilà comment tu m’as laissé », « Papa Tango Charly », « Sorrow » (en anglais, du film « A nous les petites Anglaises »), « Garde-moi la dernière danse », « My name is Mortimer », « Un été de porcelaine » (du film « Hôtel de la plage »), « Comme avant » ou « Ma chanson italienne ». Il effectue quelques passages toujours remarqués sur scène comme lors d’une grande tournée d’été en 1980 mais il ne s’agit pas de son activité préférée. Parallèlement à cette carrière de chanteur, Mort continue à composer mais pour des artistes français cette fois: Michel Sardou, Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell. A partir de 1982, Mort Shuman se fait plus rare en France et il s’installe définitivement à Londres. En 1983, il compose une comédie musicale, « Ma ville », dont les chansons enregistrées, notamment avec Nicoletta, ne connaissent pas le succès. Alors que l’on n’avait plus trop de nouvelles de lui de ce côté-ci de la Manche, on apprend le 3 novembre 1991 qu’il est décédé des suites d’un cancer du foie. Il est inhumé au cimetière des Pins-Francs à Caudéran, petite localité française où il séjournait encore de temps à autre pour y profiter de bons moments de détente.
.
**********
.

Ysatis Evy en 2013

3 novembre 1991 : Naissance de la chanteuse belge YSATIS Evy. Bercée par la musique dès son plus jeune âge, elle est engagée comme figurante dans l’opérette « Chanson gitane » en Belgique à l’âge de six ans. Elle postule pour d’autres rôles et se retrouve ainsi ensuite dans la distribution de « La mélodie du bonheur » et de « Tintin et le temple du soleil » toujours sur les scènes belges. Par la suite, enfant puis adolescente, elle prête sa voix pour de multiples spots publicitaires télévisés ou radiophoniques. Elle commence à se faire un nom dans le milieu de la chanson francophone belge et multiplie aussi les expériences de choriste. En 2004, Ysatis Evy fait partie du duo B-Cocktail qui participe, pour la Belgique, au festival Eurokids. C’est lors de ce concours que la jeune chanteuse est remarquée par Alec Mansion qui décide, quelques années plus tard, de lui offrir sa chance en lui proposant et produisant quelques chansons dont les titres « Pas que facile » et « Qu’est ce qui se passe? ». La présentation à la presse et au public du premier single a lieu le 16 octobre 2013 dans la région natale de l’artiste, à La Louvière, en présence d’invités exceptionnels dont Paul-Loup Sulitzer qui déclare croire beaucoup au talent d’Ysatis Evy.
.
**********
.

Christian Barbier dans les années 1960

3 novembre 2009 : Décès, à Manosque (F), de l’acteur et chanteur belge Christian BARBIER. Né le 28 juin 1924 à Courcelles, il commence sa carrière théâtrale sur les scènes de Belgique puis il passe en France où il décroche, à l’âge de 40 ans, des rôles dramatiques. C’est d’ailleurs à cette époque, au milieu des années 1960 qu’il va connaître le plus gros succès de sa carrière en incarnant le personnage du marinier Joseph Durtol dans le feuilleton télévisé « L’homme du Picardie ». C’est aussi ce programme qui va lui permettre de devenir chanteur le temps d’un 45 tours qui sert de générique: « Ma péniche s’en va ». Excellent comédien méconnu, Christian Barbier s’est toutefois fait remarquer dans le film « L’Armée des Ombres » de Jean-Pierre Melville en 1969. L’homme s’éteint le 3 novembre 2009 à Manosque en France.
.
**********
.

3 novembre 2014 : Finale, à Paris, du concours Vive la Reprise. Les résultats de la soirée peuvent être consultés en CLIQUANT ICI.

.
.
.

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Les Félix 2014 ont été remis à Montréal ce 26 octobre

Klô Pelgag, sublime révélation de l'année au gala de l'ADISQ à Montréal

Le 36e Gala de l’ADISQ a eu lieu en la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal, le 26 octobre 2014. Les Félix artistiques ont été attribués à des artistes qui ont marqué le paysage musical québécois de la dernière année. Voici les lauréats dans leur catégorie respective :

Album de l’année – Adulte contemporain : Serge Fiori
Album de l’année – Folk : « Le feu de chaque jour » de Patrice Michaud
Album de l’année – Pop : « Himalaya mon amour » d’Alex Nevsky
Album de l’année – Alternatif : « Maladie d’amour » de Jimmy Hunt
Album de l’année – Hip hop : « Rue des Saules » de Koriass
Chanson de l’année : « On leur a fait croire » d’Alex Nevsky
Groupe de l’année : Les sœurs Boulay
Interprète féminine de l’année : Marie-Mai
Interprète masculin de l’année : Alex Nevsky
Révélation de l’année : Klô Pelgag
Spectacle de l’année – Auteur-compositeur-interprète : « Punkt » de Pierre Lapointe
Artiste québécois de l’année s’étant le plus illustré hors Québec : Arcade Fire
Artiste de la Francophonie s’étant le plus illustré au Québec : Stromae (B)
.
.
.

Tags: , , , , , , , ,

 Page 1 of 4  1  2  3  4 »