BRUNNER Pascal

L’imitateur, animateur, comédien et chanteur français Pascal BRUNNER naît le 18 octobre 1963 à Sarcelles sous le patronyme de Pascal François. Il est élevé par son beau-père, son véritable père étant emprisonné pour braquage de banques. Véritablement influencé par l’imitateur Thierry Le Luron dont il reçoit un album enregistré à l’Olympia en cadeau, il s’inscrit à un radio-crochet local qu’il remporte à Sarcelles. Il passe ensuite son adolescence à Saint-Quentin et, en 1983, il gagne un concours régional d’imitation qui lui permet de présenter quelques émissions de radio. Il décide alors de partir pour Paris où il se produit dans des cafés-théâtres sous son véritable nom. Découvert par Guy Lux alors qu’il est animateur au Club Med, il devient Pascal Brunner en participant à l’émission télévisée française « La Classe » présentée par Fabrice en 1989. Par la suite, il se dirige vers une carrière d’animateur radio (chroniqueur pour « Rien à cirer  » de Laurent Ruquier puis seul pour « Brunner à vif » en 1995 et « Les grosses têtes » en 1995) et de présentateur de télévision (« Yapaka » en 1993, « Fa si la chanter » en 1994 et 2000, « Une famille en or » en 1998).

En 1997, touche-à-tout artistique, il enregistre un album de chansons intitulé « Simplement ». Les douze titres de l’opus ne sont pas radiodiffusés et le disque ne connaît pas le succès espéré.

Il se tourne ensuite vers le théâtre et, en 2004, il interprète le lieutenant Columbo dans « Une Femme de trop ». Quatre ans plus tard, il rachète le cabaret parisien « Don Camillo » qui devient « Chez Pascal Brunner ». Il y accueille de nombreux jeunes talents. En 2009, passionné de chanson française, l’artiste monte deux spectacles. L’un est consacré à Gilbert Bécaud (« Et maintenant ») et l’autre aux chansons françaises de 1960 à 2000 (« Un pour tous »). Quelques mois plus tard, Pascal Brunner apprend qu’il souffre d’un cancer de la gorge. Fin 2012, il publie le livre « Gloire, galère, cancer, je paye la note » aux éditions Pygmalion.

En 2013, ses problèmes de santé le contraignent à ralentir puis arrêter ses activités. Pascal Brunner meurt le 26 février 2015 à l’hôpital l’Archet de Nice.

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CORBIER François

François Corbier en 1988 – Photo (c) J.Benaroche

Le chanteur, auteur-compositeur, poète, musicien, guitariste, animateur de télévision et comédien français François CORBIER naît le 17 octobre 1944 à Paris sous l’identité véritable d’Alain Roux. Son père décède alors qu’Alain est âgé de deux ans. Après une scolarité basique qui se déroule sans trop de souci, il décide d’apprendre à jouer sur la guitare de son frère parti au service militaire. Il écrit d’emblée une vingtaine de chansons qu’il se décide à interpréter en duo avec son frère dès que ce dernier revient. On est en 1962, le duo s’appelle « Gouate & Mallat » et il développe le concept des « chansons flash ». Deux ans plus tard, Alain rencontre Georges Brassens à Paris au terme d’un spectacle présenté à Bobino. Brassens l’encourage à persévérer dans le domaine de la chanson. En 1967, il se retrouve au Club Med où, en tant qu’animateur, il chante tous les soirs. Un an plus tard, séduit lui aussi par l’artiste, Alain Barrière produit son premier disque qu’il enregistre sous le pseudonyme de François Corbier. En mai 1968, il chante dans les usines françaises en grève aux côtés de Maxime Le Forestier et Georges Moustaki. Après avoir effectué des premières parties de concerts pour Michel Sardou et Serge Lama, il rencontre, en 1970, l’homme de radio français et futur créateur des Francofolies Jean-Louis Foulquier. Il lui conseille l’humour satirique plutôt que la chanson et Corbier devient chansonnier. Il écume alors les cabarets parisiens du genre pendant une quinzaine d’années. En 1981, il propose quelques-unes de ses « chansons-flash » aux téléspectateurs belges de l’émission humoristique de la RTBF « Zygomaticorama » et aux téléspectateurs suisses du programme « Charivari ».

En 1982, la directrice de l’Unité Jeunesse de la télé française Antenne 2, Jacqueline Joubert, le remarque dans un cabaret. Elle l’engage pour co-animer, avec Dorothée, les émissions « Récré A2 » destinées au jeune public. Au fil du temps, Corbier va devenir un personnage incontournable de l’émission où il improvise souvent des chansons à partir des mots communiqués par les enfants. Contre toute attente, en 1986, sa chanson « Le nez de Dorothée » va devenir un énorme tube et rester une chanson culte des années 1980 en France.

Entre 1987 et 1991, il est l’un des rôles-clé dans la sitcom « Pas de pitié pour les croissants » diffusée sur TF1 dans le « Club Dorothée ». Il y poursuit aussi sa carrière de chanteur pour enfants et sort plusieurs 45 tours jusqu’en 1995. A la fin de l’émission en 1997, il revient à la scène et à la chanson française plus traditionnelle de ses débuts et, quatre ans plus tard, dans cette veine, il sort l’opus « Carnet Mondain ». Il se remet alors à chanter dans des petits endroits où la chanson francophone est appréciée et cela marche. Il enchaîne aussi l’enregistrement de plusieurs albums qui ont pour titre « Toi, ma guitare et moi » (live en 2003), « Tout pour être heureux » où il chante notamment en duo avec Nicole Rieu (2005), « Presque parfait » (2009) et « François Corbier en concert » (2012).

Entretemps, en 2010, il rejoint à deux reprises sa copine Dorothée lors de ses retours gagnants sur scène à l’Olympia et à Bercy: il y chante avec elle « Le nez de Dorothée ». Deux ans plus tard, François Corbier publie son autobiographie intitulée : « Vous étiez dans Dorothée ? Non à côté ». En novembre 2012, il sort un CD-live enregistré à Lyon et le 5 février 2015, il sort un nouvel album intitulé « Vieux lion » avec treize chansons inédites.

Peu de temps après, l’artiste apprend qu’il est atteint d’un cancer et, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet 2018, François Corbier décède à l’hôpital d’Évreux. Il est inhumé au cimetière de Serez, dans l’Eure, où il vivait depuis trente ans. En janvier 2019, son fils  et son épouse réunissent huit de ces dernières chansons sur un album posthume qui a pour titre « Jours de blues ».

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HAUTIER Jean-Pierre

Le producteur et animateur de radio et télévision belge Jean-Pierre HAUTIER naît le 18 octobre 1955 à Bruxelles. Il passe une enfance et une adolescence plutôt paisibles avant de se destiner à la communication en suivant les cours de l’IAD, Institut des Arts de Diffusion, à Louvain-la-Neuve. Patrick Duhamel, l’animateur de l’émission très populaire « Ne cherchez plus entre midi et deux heures » sur le deuxième programme radio de la RTB, Radiodiffusion Télévision Belge, repère très vite son talent et lui confie des séquences musicales aux cours desquelles il a l’occasion de rencontrer les membres du groupe Abba et les Jackson’s Five. Puis, c’est le musicien et animateur Marc Moulin qui l’appelle à ses côtés pour devenir l’une des voix de Radio Cité toujours à la RTB.

C’est là qu’il côtoie l’animatrice de l’émission télé « Génération 80 », Fabienne Vande Meerssche, qui deviendra son épouse et la mère de ses deux enfants. La télévision intéresse aussi Jean-Pierre Hautier et c’est avec plaisir qu’il accepte, au début des années 1980, l’invitation de Philippe Luthers lui proposant de partager la présentation du programme intitulé « Videogam » au cours duquel ils auront l’occasion d’interviewer Serge Gainsbourg ou Boy George notamment.

De g à dr JP Hautier, S Gansbourg, P Luthers (c) capture d’écran rtbf.be

Passionné de musique, il est, en 1985, l’un des fondateurs du projet musical Zinno qu’il crée avec Frédéric Jannin. Ils signent ainsi le « tube » « What’s your name », un hommage au grand James Bond. Le nom Zinno est un clin d’œil à Zino Davidoff et ses cigares dont Jean-Pierre est un amateur. Avec « What’s your name », le duo est reçu sur les chaînes de télé françaises par Christophe Dechavanne et Jacques Martin. En radio, Jean-Pierre Hautier participe à la mythique émission nommée « La Semaine Infernale » en 1987. Et, deux ans plus tard, il fait partie de l’équipe du non moins mythique « Jeu des dictionnaires » avec Jacques Mercier, Philippe Geluck, Marc Moulin, Soda, Monsieur Météo (Jules Metz) et Jean-Jacques Jespers. Au début des années 1990, le « Jeu des dictionnaires » est décliné à la télévision et Jean-Pierre est bien sûr de la partie.

Entretemps, Jean-Pierre a commencé à réveiller les auditeurs de la radio Bruxelles-Capitale (RTBF) et il va le faire pendant plus de 10 ans. C’est également sur cette chaîne qu’il fait partager au public une autre de ses passions en compagnie de Nicolas Blanmont : la musique classique. À partir de 1994, il devient le commentateur du Concours Eurovision de la chanson pour la RTBF, une tâche qu’il effectue aux côtés, entre autres, de Marc Danval et Jean-Louis Lahaye jusqu’en 2012.

A la fin des années 1990, le directeur des radios de la RTBF, Claude Delacroix, lui confie la direction de la chaîne appelée La Première. En janvier 2001, il prend les commandes, sur cette antenne, de « Bonjour Quand Même ». Il les tiendra pendant presque dix ans au cours desquels il va interviewer des personnalités aussi diverses qu’Amélie Nothomb, Jean D’Ormesson, Umberto Eco, Cecilia Bartoli, Juliette Greco ou Henri Salvador. A la fin des années 1990, Jean-Pierre Hautier est membre du jury du télé-crochet « Pour la Gloire », sur la RTBF, qui a révélé bon nombre de jeunes talents. En 2007, il revient à la télévision pour y apparaître, de manière régulière, dans l’émission « Ma télé bien-aimée » présentée par Jean-Louis Lahaye. Au début des années 2010, des problèmes de santé l’éloignent des médias : on lui décèle un cancer dont il décède le 12 octobre 2012 à l’hôpital Jules Bordet de Bruxelles.
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CHARDEN Eric

Eric Charden en 2009 (c) Passion Chanson

Le chanteur français Eric CHARDEN naît le 15 octobre 1942 à Haïphong en Indochine française sous l’identité réelle de Jacques-André Puissant. Sa carrière de chanteur commence par des chansons composées dans la plus pure lignée de la chanson française traditionnelle. Un titre comme « J’ai la tête pleine de Provence », enregistré en 1963, ne connaît qu’un succès très limité.

Il pense alors que, comme compositeur, il peut plus facilement connaître la popularité. Et il signe ainsi des musiques pour Johnny Hallyday, Sylvie Vartan et Dalida avant de livrer « Mais quand le matin » à Claude François en 1967.

La même année, il sort enfin un disque qui marche avec la complicité de Jacques Monty qui en écrit le texte: « Le monde est gris le monde est bleu ».

Un an avant ce succès, Eric Charden rencontre Annie Gautrat qui chante sous le pseudonyme de Stone. Ils filent tous deux le parfait amour et, en 1970, ils décident d’enregistrer ensemble « Le seul bébé qui ne pleure pas ». Sans qu’ils le sachent, ils viennent de former un des couples mythiques de la chanson française.

Ce premier disque n’est pas un véritable succès mais, en 1971, « L’Avventura » est le ras de marée qui lance véritablement la carrière de Stone et Eric Charden.

Les « tubes » du duo se succèdent: « Laisse aller la musique », « Le prix des allumettes », « Made in Normandie » et « Tous les avions sont des oiseaux » qu’ils enregistrent avec leur fils Baptiste en 1978.

Cependant, depuis 1976, le couple bat de l’aile et, en 1977, Eric Charden reprend sa carrière de soliste en se plaçant dans les hit-parade de l’époque avec « Pense à moi » puis, deux ans plus tard, avec le cultissime « L’été s’ra chaud ».

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En 1983, il y a aussi le tubesque « L’adolescence ».

Entretemps, il y a, en 1974, une chanson à succès (« 14 ans les Gauloises ») et, en 1975, la comédie musicale « Mayflower » jouée durant deux ans au théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris.

La carrière d’Eric Charden connaît ensuite plus de difficultés même si des albums comme « Je rocke ma vie » en 1992 ou « Le magnifique mensonge » en 2002 valent le détour. En 1983, Charden s’associe à nouveau à à Stone pour sortir un 33 tours assez novateur avec des titres comme « Carmen » ou « On vient vous déclarer l’amour ».

Après une époque difficile où il se consacre à la musique de films et de séries animées pour la télé, Eric Charden revient, sur scène cette fois, avec Stone pour faire partie de l’aventure « Age tendre et tête de bois ».

L’artiste en profite pour sortir un opus en 2007 avec de très jolies pièces comme « 60 ans » ou « Une rose, un baiser et c’est tout ».

En janvier 2012, Eric Charden reçoit des mains de Michel Drucker la médaille de Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Mais l’artiste souffre alors d’un cancer des ganglions qui a raison de lui le dimanche 29 avril 2012. Avec Stone, le chanteur vient de commercialiser, quelques jours avant, un nouveau CD. Surfant sur la vague du succès des duos, les deux artistes, qui ont été des précurseurs, ne peuvent que se réunir une ultime fois en studio pour nous offrir « Made in France ». Le disque reprend quelques-uns de leurs succès mais, surtout, des reprises de grands duos francophones comme « Paroles Paroles », « J’ai un problème », « Dieu est un fumeur de Havanes », « Désir désir », « Manhattan Kaboul » et même la création en duo de « Chanson sur une drôle de vie » (de Véronique Sanson). Eric Charden a aussi écrit un livre autobiographique: « De l’encre sur les doigts ».

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SOPHIE (Sophie HECQUET)

Sophie Hecquet en 1973 – Photo (c) Georges Giaufret

La chanteuse, aussi animatrice de radio et télévision, française Sophie HECQUET naît le 9 octobre 1944 à Dax sous le vrai prénom d’Arlette. Elle commence sa carrière artistique sous le pseudonyme de Jenny Hahn et accompagne Johnny Hallyday en tournée au début des années 1960. En 1962, elle tient le rôle de Zizi la twisteuse dans un scopitone tourné par Claude Lelouch. Un an plus tard, elle apparait, sous le nom de Sophie Hecquet cette fois, dans le film « Cherchez l’idole » réalisé par Michel Boisrond. Elle y tourne aux côtés de Mylène Demongeot, Franck Fernandel, Dany Saval, Pierre Bellemare, Harold Kay, Hector et les Médiators, Claude Piéplu, Les Frères Ennemis, Bruno Coquatrix, Johnny Hallyday, Frank Alamo, Charles Aznavour, Eddie et Sylvie Vartan, Nancy Holloway, Jean-Jacques Debout, Eddy Mitchell, les Chaussettes Noires, les Surfs, Pierre Doris et Christian Marin notamment. Comme la plupart des artistes apparaissant au générique, Sophie y joue son propre rôle de chanteuse. Car elle rejoint à ce moment le peloton des jeunes « yé-yés » dont les 45 tours se vendent plutôt bien. Sophie Hecquet interprète ainsi sous le seul prénom de Sophie quelques succès comme « Quand un air vous possède » (1963), « Tout ça pour le locomotion » (accompagnée par Eddie Vartan et son orchestre en 1963) ou « Reviens vite et oublie » (« Be my baby ») (1963).

Le dernier disque de l’époque « sixties » est commercialisé en 1965. C’est aussi en 1965 qu’elle interprète, dans l’émission télévisée française « La la la », la chanson « For me formidable » en duo avec Charles Aznavour. Le 12 avril 1966 à 16 heures, Sophie est présente au Studio Mac Mahon, situé rue des Acacias dans le 17e arrondissement de Paris. Elle fait partie des artistes posant pour la mythique photo de « Salut les Copains » réalisée par Jean-Marie Périer et qui réunit 46 idoles du début des années 1960. La chanteuse s’y trouve entre Monty et Noël Deschamps. Le cliché est publié en juin 1966 comme poster central du numéro spécial du magazine mensuel qui fête ainsi le quatrième anniversaire de sa parution. Puis, la chanteuse revient avec quelques 45 tours dans les années 1970 comme « Souvenirs » (1973) et « Je t’aime bien » (1974).

Mais ce qui reste probablement sa chanson la plus connue est celle avec laquelle elle représente Monaco au concours Eurovision de la Chanson en 1975 et qui lui permet de se classer treizième: « Une chanson c’est une lettre ».

C’est aussi la dernière trace discographique que l’on possède de Sophie Hecquet qui, par la suite, va devenir animatrice de radio et de télévision. Elle officie ainsi durant une quinzaine d’années sur RMC, Radio Monte-Carlo, aux côtés notamment de Jean-Pierre Foucault. Elle s’occupe aussi des programmes destinés aux jeunes. Puis, au début des années 1980, elle rejoint RTL Télévision et travaille pour le groupe essentiellement en Belgique dès la naissance de RTL-TVI en 1987. Entre septembre 1995 et juin 1996, elle y produit ainsi l’émission « Comme chez vous ». A la même époque et jusqu’en 1998, elle revient interpréter ses succès dans les émissions de Pascal Sevran à la télé française. Au début des années 2000, Sophie tente une reconversion difficile dans la restauration en ouvrant un restaurant à Uccle dans la banlieue bruxelloise: « La maison de Sophie ».

Puis, alors qu’elle pense s’installer durablement en République dominicaine, elle doit être rapatriée à Paris pour y subir l’opération d’un anévrisme aortique. Alors qu’elle est hospitalisée, Sophie Hecquet s’éteint à 04h30 du matin le dimanche 28 octobre 2012.
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ALAMO Frank

Frank Alamo en 1964

Le chanteur français Frank ALAMO naît le 12 octobre 1941 à Paris sous le nom de Jean-François Grandin. Il est le fils d’un industriel qui fabrique des téléviseurs alors que l’essor de la télévision est à son paroxysme. Passionné de musique, Jean-François commence à chanter très tôt comme soliste des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. C’est Eddie Barclay en personne qui le pousse à enregistrer son premier disque après l’avoir entendu dans un cabaret de Val d’Isère, la station de sports d’hiver française. Il prend pour pseudonyme Frank comme diminutif de François et Alamo comme référence à l’un de ses films préférés: le western « Fort Alamo » avec John Wayne. Fidèle à l’image qu’il a donnée à Barclay lors de leur rencontre, il commence sa carrière dès 1963 en reprenant en français toute une série de « tubes » anglo-saxons qui vont faire son succès: « Ma biche » (« Sweets for my sweet » des Searchers), « Le chef de la bande » (« The leader of the pack »), « Je me bats pour gagner » (« A hard day’s night » des Beatles) ou « Da doo ron ron ».

A la fin de l’année 1964, Frank se produit en première partie de la tournée de Sheila juste après les Malgaches Surfs. Jusqu’en 1969, il va connaître une belle popularité avec des titres comme « Loop de loop » (1963), « File, file, file » (1963), « Reviens vite et oublie » (« Be my baby », 1963), « Allô Maillot 38-37 » (1964), « Sing c’est la vie » (1965) ou « Sur un dernier signe de la main » (1966).

En 1969, il décide de se consacrer à autre chose que la chanson. Il s’oriente vers la photographie mais ne s’éloigne pas trop du show-business en réalisant des pochettes de disques pour certains artistes comme Dalida par exemple. Il invente et fabrique ensuite une machine qui permet de réaliser et de développer des photos couleur en une heure. En 1983, il se lance dans la construction d’une voiture de luxe et devient le directeur de la société française fabriquant la Jeep Dallas, un SUV avant la lettre. Cette aventure-là dure quinze ans: le temps de vendre 5.000 véhicules. Dans les années 2000, comme bon nombre de ses collègues idoles des années 1960, il va embarquer dans la tournée « Age tendre et tête de bois » et participer à quelques éditions.

C’est au cours de l’un de ces spectacles qu’il va apprendre être atteint de la maladie de Charcot qui va diminuer ses facultés physiques au fil du temps. Malgré cela, il est encore présent, parfois en chaise roulante, sur la tournée à de nombreuses reprises.

Frank Alamo rend son dernier soupir chez lui à Paris le 11 octobre 2012, veille de son anniversaire. Il avait en projet la sortie d’un nouvel album déjà bien élaboré et qui, à ce jour, n’est toujours pas commercialisé. Frank Alamo est inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.

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GRECO Juliette

Juliette Gréco en 2012

La chanteuse et comédienne française Juliette GRECO est née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var.

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Décès de Juliette GRECO : une grande interprète nous a quittés

L’année 2020 n’aura décidément pas de limites pour nous décevoir. Paralysé et désemparé par un virus minuscule mortifère, le monde de la musique et de la chanson francophone aura aussi vu disparaître un grand nombre d’artistes ayant marqué le paysage pendant des dizaines d’années. Ainsi, après Zizi Jeanmaire et Annie Cordy, c’est maintenant une autre interprète nonagénaire qui est partie dans les étoiles : Juliette Gréco.
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Juliette Gréco était née le 7 février 1927 à Montpellier. Petit rat de l’opéra à Paris à l’aube de la guerre, elle aide sa mère dans la résistance quelques années plus tard. Découverte par les Allemands, elle n’est pas déportée comme sa mère et sa soeur en raison de son jeune âge. Elle est cependant emprisonnée à Fresnes jusqu’à la fin de la guerre. A la libération, un vent de folie souffle sur Saint-Germain-des-Prés. C’est à deux pas de chez Juliette et elle va souvent y passer du temps. Elle commence à y faire du théâtre peu de temps après. Elle s’intéresse à la chanson et, en 1949, elle est présente à l’ouverture du cabaret « Le Boeuf sur le Toit ». Elle devient la « muse » de Saint-Germain-des-Prés. A partir de ce moment, son répertoire d’interprète ne va cesser de s’enrichir. Ses rencontres intéressantes vont se multiplier aussi. Rencontres artistiques et, parfois aussi, amoureuses: Miles Davis, Philippe Lemaire, Daryl Zanuck, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, Michel Piccoli, Gérard Jouannest, etc.

Les grands succès de Juliette Gréco – créations ou reprises – sont nombreux. On peut citer: « Si tu t’imagines » (Raymond Queneau), « La Rue des Blancs Manteaux » (Jean-Paul Sartre et Joseph Kosma), « Un petit poisson un petit oiseau » (Jean-Max Rivière et Gérard Bourgeois), « Accordéon » (Serge Gainsbourg), « Je hais les dimanches » (Charles Aznavour et Florence Véran), « Il n’y a plus d’après » (Guy Béart), « Jolie môme » (Léo Ferré), « La javanaise » (Gainsbourg), « La chanson des vieux amants » (Jacques Brel et Gérard Jouannest), « Mon fils chante » (Maurice Fanon et Gérard Jouannest), « Déshabillez-moi » (Robert Nyel et Gaby Verlor) ou « Les Feuilles mortes » (Jacques Prévert et Joseph Kosma) entre autres.

A la fin des années 1950, on lui découvre un talent de comédienne hors-pair dans le film « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger ou, en 1965, dans le feuilleton télévisé français « Belphégor ». Jusqu’à l’approche de ses 90 ans, Juliette Gréco garde un rythme de travail étonnant et elle sort régulièrement de nouveaux albums. Pour les chansons qui s’y trouvent, elle fait toujours appel à de nouveaux talents: Christophe Maé ou Benjamin Biolay sont ainsi de ses plus récentes aventures musicales. En 2012, l’opus intitulé « Ça se traverse et c’est beau » évoque les ponts de Paris et le casting des collaborations est éblouissant. La muse de St Germain des Prés s’est en effet entourée de créateurs qui jamais auparavant ne s’étaient associés à un projet commun : Amélie Nothomb, François Morel, Melody Gardot ou Marc Lavoine.

Le 28 octobre 2013, Juliette Gréco commercialise un nouvel album de douze chansons où elle interprète Jacques Brel. Des récitals consacrés à cet album ont lieu à l’Olympia de Paris et au Cirque Royal de Bruxelles en 2014.

Le 24 mars 2016, la chanteuse doit être hospitalisée à Lyon (F) à la suite d’un malaise. C’est dans une chambre d’hôtel du centre-ville que l’artiste a été secourue. Le 17 septembre 2016, Juliette Gréco devait reprendre sa tournée d’adieux baptisée « Merci » à Vannes en Bretagne (F). Mais le calendrier des concerts, suspendu après que l’artiste a subi un accident vasculaire cérébral, n’est pas repris. Frappée par le destin, la chanteuse perd sa fille unique, Laurence-Marie, la même année. Le 16 mai 2018, son compagnon de route et aussi son mari depuis 30 ans, le compositeur, pianiste et chef d’orchestre Gérard Jouannest décède.

A regret, Juliette Gréco se fait alors de plus en plus discrète et déclare en juillet 2020 au magazine Télérama que chanter, sa raison de vivre, lui manque terriblement. Elle décède ce 23 septembre 2020, entourée des siens, à son domicile de Ramatuelle dans le Var. Les obsèques de l’artiste seront célébrées le 5 octobre 2020 à Paris avec une cérémonie organisée dans l’église de Saint Germain des Prés en toute logique pour celle qui a été surnommée « la muse » de ce quartier parisien très animé dans les années 1950.

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KRISTEL Sylvia

L’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL naît le 28 septembre 1952 à Utrecht, aux Pays-Bas. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film érotique culte : « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée (et interprétée partiellement aussi) par Francis Lai. Cela restera la seule incursion de l’artiste dans la chanson francophone. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

 

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CORDY Annie

Annie Cordy sur la tournée Age tendre et tête de bois à Dunkerque le 8 juin 2013 (c) Passion Chanson

La chanteuse et actrice belge Annie CORDY naît le 16 juin 1928 à Laeken (Bruxelles) sous le nom de Léonie Cooreman. Elle est encore enfant lorsqu’elle suit des cours de danse et apprend le piano ainsi que le solfège. Parallèlement à ses activités scolaires, elle semble se destiner à une carrière artistique et fait tout pour. Elle s’inscrit ainsi dans des crochets radiophoniques et des concours. Elle propose aussi un bref tour de chant au « Boeuf sur le toit » à Bruxelles. Elle s’y fait remarquer par le directeur artistique du cabaret parisien « Le Lido » qui l’engage comme meneuse de revue en 1950. Deux ans plus tard, elle parvient à se détacher de l’image de meneuse de revue grâce à son rôle dans l’opérette « La route fleurie » de Francis Lopez aux côtés de Georges Guétary et Bourvil. Parallèlement à cette nouvelle activité, elle signe un contrat phonographique avec Pathé Marconi et elle connaît ses premiers succès de chanson avec « Fleur de papillon » et « Léon » par exemple.

Elle est aussi à l’affiche de quelques films de cinéma et son talent d’actrice crève déjà l’écran. En 1955, elle passe en vedette sur les scènes parisiennes de l’Olympia et de Bobino. Le 18 avril 1956, elle chante pour les fiançailles de Grace Kelly et du prince Rainier de Monaco. Le public et les professionnels sont séduits par ses talents de chanteuse, danseuse, actrice et fantaisiste. La même année, elle figure dans le film « Le chanteur de Mexico » aux côtés de Luis Mariano et de Bourvil.

Elle s’envole bien vite pour présenter des shows aux Etats-Unis, au Brésil, à Cuba et au Mexique. Mais, alors qu’on lui promet une grande carrière internationale, elle préfère revenir en France et y rester. Elle s’y produit à nouveau dans quelques opérettes à succès comme « Tête de linotte » ou « Visa pour l’amour » (avec Luis Mariano).

Mais c’est dans le secteur de la chanson qu’elle va véritablement trouver sa place à partir de 1965. Elle propose alors au public francophone un show totalement inédit construit sur la musique, la chorégraphie et de petits sketches de liaison. Le succès est tel qu’il s’exporte en Allemagne, en Espagne et, aussi, en Union Soviétique. En 1967, elle enregistre un duo avec Darry Cowl qui vient de composer une opérette avec des textes de Raymond Vincy et Jacques Mareuil : « Pic et pioche ».

 

De l’opérette, Annie Cordy va ensuite évoluer vers la comédie musicale: « Hello Dolly » en 1972, « Nini la chance » en 1976 et « Envoyez la musique » en 1982.

Mais elle n’oublie pas la chanson de variétés où elle va multiplier les tubes dans les années 1970 en se créant un répertoire très personnel prétexte aux gadgets vestimentaires les plus extravagants: « Frida Oum Papa », « La bonne du curé », « Tata Yoyo » ou « Cho ka ka o ».

En 1998, elle fête son 70e anniversaire et ses 50 ans de carrière sur la scène de l’Olympia. Cinq ans plus tard, elle propose un nouveau spectacle qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa (B) en 2004: « Que du bonheur ! ».

En 2008, la télévision publique belge RTBF lui consacre une émission spéciale à l’occasion de son 80e anniversaire et de ses 60 ans de carrière. En octobre 2012, Annie Cordy sort un nouvel album intitulé « Ça me plaît… Pourvu que ça vous plaise ». L’oeuvre est réellement magnifique avec des relents de jazz léger et agréable. L’artiste semble s’être offerte un cadeau en réalisant vraiment l’album qu’elle désire avec, entre autres perles, une très belle reprise de « Maintenant je sais », le texte de Jean-Loup Dabadie initialement récité par Jean Gabin en 1974.

En janvier 2013, elle participe à l’enregistrement du disque « Notre liberté », avec plein d’autres artistes, qui est vendu au profit des Restos du Coeur belges.

Le mois suivant, elle rejoint une ultime fois la troupe de la dernière tournée « Age tendre et tête de bois », un spectacle auquel elle a déjà participé pour les saisons 3 et 6. La tournée passe en Belgique à Charleroi le 10 janvier 2014 et à Marche-en-Famenne le 11 janvier 2014. Fin 2014, Annie Cordy se consacre à un exercice nouveau pour elle: elle enregistre un album sur le thème de Noël qui se différencie toutefois des autres disques du genre par un choix de chansons et de mélodies tout à fait particulier. Depuis cet album thématique, l’artiste s’est faite de plus en plus discrète pour profiter pleinement de sa propriété de Vallauris dans le sud de la France. D’après les statistiques de spécialistes, Annie Cordy aurait enregistré plus de 700 chansons reprises sur deux coffrets de l’intégrale sortie en CD au début des années 2010. Elle aurait également donné près de 10.000 spectacles. En mars 2020, alors que la Belgique comme la France et d’autres pays vivent une période difficile de confinement dû au coronavirus Covid-19, Annie Cordy répond à l’appel de la (presque) totalité des humoristes belges pour interpréter avec eux une version très particulière de l’un de ses tubes : « Ca ira mieux demain ». Vous avez dit Belgitude ?

https://www.facebook.com/FreresTaloche/videos/212753049834363/?t=0

Le 4 septembre 2020 : la nouvelle de son décès, à 92 ans, attriste quantité de gens. Annie s’est éteinte à la suite d’un malaise dans sa maison de la Côte d’Azur.

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MARIN Christian

Christian Marin – Pochette d’un 45 tours de 1973 (c) A. Nisak

Le comédien, et occasionnel chanteur, français Christian MARIN naît le 8 février 1929 à Lyon. Célèbre pour son rôle de Laverdure dans le feuilleton TV des années 60 « Les Chevaliers du Ciel », il a enregistré, entre 1962 et 1967 ainsi que dans les années 1970, quelques 45 tours qui n’ont pas eu un succès retentissant. Notons toutefois que la chanson « Zut à mon patron » eut quand même droit au tournage d’un scopitone, l’ancêtre du clip video, en 1965.

Le 14 mars 1968, lors du programme télévisé français « Palmarès des Chansons » de Guy Lux et d’un coup de chapeau consacré à Fernandel, l’artiste interprète « Ignace » sur le plateau du studio 102 de l’ORTF à Paris.

Lorsqu’il est décédé le 5 septembre 2012 à Paris, Christian Marin venait de publier ses mémoires intitulées « Mémoires d’un chevalier du ciel ».
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CALOGERO

Calogero en 2010

Le chanteur, compositeur et musicien français CALOGERO naît sous le vrai nom de Calogero Joseph Salvatore Maurici le 30 juillet 1971 à Échirolles, près de Grenoble. D’origines siciliennes, ses parents se sont installés dans la région de l’Isère où Calogero grandit avec sa soeur et ses deux frères. Les racines italiennes sont bien sûr à la base de la passion de la famille pour la musique et, dès l’âge de 15 ans, l’idée de constituer un groupe démange l’apprenti plombier Calogero qui sollicite son frère, Gioacchino, et un ami dénommé Francis Magiulli. A trois, ils fondent « Les Charts » en 1987. Et, quelques mois plus tard, au cours d’une de leurs prestations, ils se font remarquer par France Gall qui les apprécie et par Philippe Gaillard, producteur qui leur procure un contrat discographique. Entre 1989 et 1997, les Charts vont enregistrer cinq albums dont les quatre premiers connaissent un succès ascendant. En 1991, les ventes du second opus intitulé « Notre monde à nous » permet aux trois compères d’obtenir un disque d’or.

Mais, en 1997, l’album « Changer » n’obtient pas la même popularité et entraîne la dissolution du trio. Il est temps alors, pour Calogero, le bassiste gaucher, de penser à une carrière de chanteur soliste. En 1999, il commercialise un premier disque qui recèle la complicité de Pascal Obispo et de Zazie. L’album a pour titre « Au milieu des autres » et permet à l’artiste d’effectuer quelques prestations en première partie de chanteurs plus installés. Le second opus, éponyme, sort en 2002 et est annoncé par les succès « En apesanteur » et « Prendre racine » que les radios diffusent intensément. Plus d’un million d’exemplaires en sont vendus et il faut désormais compter avec le nom de Calogero dans la chanson francophone.

Le troisième album est simplement appelé « 3 » et est celui de la confirmation de la popularité du chanteur avec des titres comme « Yalla », « Si seulement je pouvais lui manquer » et « Face à la mer », un duo avec le rappeur Passi. Pour ce travail dont les ventes dépassent à nouveau le million d’unités, Calogero est accueilli avec le tapis rouge à la cérémonie des 19e Victoires de la Musique où il est sacré « meilleur artiste masculin » et reçoit le trophée des mains de Jean-Luc Delarue et Guillaume Durand le 28 février 2004.

Après une tournée de concerts triomphale qui parcourt l’Europe francophone en 2005, le chanteur part pour l’Italie et s’installe dans une maison de Toscane le temps d’y enregistrer ce qui sera son quatrième album : « Pomme C ». Tous les textes des nouvelles chansons à enregistrer sont écrits par Zazie dans le but de garder une unité globale. La crise du disque et du téléchargement étant passée par là, les chiffres de vente de cet opus dépassent à peine les 300.000 copies. Le disque suivant, « L’embellie », qui sort en 2009, se vend un peu mieux avec plus de 400.000 exemplaires et il est caractérisé par le travail de plusieurs auteurs : Jean-Jacques Godman, Grand Corps Malade, Dominique A ou Marc Lavoine.

S’en suit une tournée acoustique où, s’accompagnant à la guitare ou au piano, Calogero se produit dans des salles de spectacle à contenance moyenne. Onze ans après ses débuts de chanteur soliste, une compilation de ses grands succès est commercialisée sous la forme d’un double CD. L’objet s’appelle « V.O.-V.S. » (Versions originales-Versions symphoniques) et, si le premier volume renferme les versions originales et un inédit signé Jean-Jacques Goldman (« C’est d’ici que je vous écris »), le second présente les mêmes titres enregistrés avec un orchestre symphonique. Cette expérience musicale nouvelle amènera inévitablement Calogero à la reproduire sur scène en 2011 avec, à la clé, la captation d’un CD et DVD live. Artiste atypique avide de nouveaux frissons, Calogero se joint alors à Stanislas, Philippe Uminski, Elsa Fourlon et Karen Brunon pour réaliser un projet éphémère qui a pour nom Circus en 2012 et dont le titre phare est « Sur le fil ».

Cette année-là, un faits divers ébranle le chanteur : un double meurtre a été commis dans sa ville natale d’Echirolles sans mobile véritable. Cette tragédie va lui inspirer une chanson qui devient le titre d’un album qui sort en 2014 : « Un jour au mauvais endroit ». Extrait de l’opus qui s’appelle « Les Feux d’artifice », le morceau est qualifié de chanson originale de l’année lors des Victoires de la Musique le février 2015. Parmi les singles qui portent les ventes de l’album à plus de 700.000, il y a « Le Portrait », « Avant toi » et « J’ai le droit aussi ».

Fruit d’une rencontre avec le groupe français « Cats on Trees », Calogero commercialise un single avec le duo en mai 2015 : « Jimmy » est à la fois interprété en anglais et en français. Ensuite, il faut attendre avril 2017 pour entendre les radios diffuser un titre annonçant un futur album de l’ex-Charts : « Je joue de la musique », une véritable rengaine qui flirte de manière ouverte et évidente avec les mélodies les plus entêtantes de feu Michel Berger. Le 14 juillet 2017, à Nice, il interprète sa chanson « Les feux d’artifice » en hommage aux victimes de l’attentat qui a eu lieu l’année précédente sur la Promenade des Anglais. Il le fait à la demande des parents et proches de ceux qui ont été fauchés par un camion fou après le feu d’artifice de la fête nationale. Trois ans après sa création, la chanson prend un sens que Calogero n’imaginait pas lors de son écriture. Et l’interpréter seul au piano devant toutes ces personnes éplorées est insurmontable. L’émotion est trop forte et l’artiste éclate en sanglots avant la fin du morceau.

Un mois plus tard, l’album annoncé est dans les bacs : il s’agit de « Liberté chérie » dont les hits ont pour nom « On se sait par cœur », « Fondamental », « 1987 » et « Voler de nuit ». Fin mars 2020, alors qu’il est confiné chez lui comme tout le monde à cause de la propagation du coronavirus Covid-19, Calogero écrit et compose une chanson inspirée par la situation étrange que l’on vit tous. Il la poste sur le web et les réseaux sociaux et elle a pour titre « On fait comme si ».

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