1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
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Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismaelia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
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STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.
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JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.
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1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
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28 JANVIER

Le premier album à succès de 1989

28 janvier 1952 : Naissance, à Chamalières, de l’auteur-compositeur-interprète et acteur français Jean-Louis MURAT sous le nom de Jean-Louis Bergheaud. Son père, charpentier-menuisier, pratique la musique en amateur et sa mère est couturière. Il passe son enfance dans la ferme isolée de ses grands-parents qui se trouve à Murat-le-Quaire près de la Bourboule. Appréciant beaucoup la musique, il joue du tambour dès l’âge de sept ans dans l’harmonie municipale où son père est musicien. Alors qu’il est étudiant, il découvre le jazz et la soul music grâce à un professeur d’anglais. Ce dernier l’emmène à des concerts de blues et de jazz et lui donne le goût de la musique vivante. Le milieu familial de Jean-Louis explose en 1966 avec le divorce de ses parents malgré la naissance de sa soeur et le décès de son grand-père qui a abandonné son exploitation agricole. Il est titulaire du baccalauréat et entreprend d’apprendre le saxophone et le chant au conservatoire. Il se marie à 17 ans, part au festival de l’île de Wight en 1970 et devient papa d’un garçon l’année suivante. Il divorce ensuite et parcourt l’Europe pour y effectuer divers petits boulots qui vont de journaliste à moniteur de ski en passant par plagiste. En 1977, il revient à Murat-le-Quaire et décide de se consacrer pleinement à la musique. Il fonde alors le groupe Clara qui est remarqué par William Sheller. Le chanteur d’origine américaine est en plein succès et leur demande de jouer régulièrement avec lui sur scène. Lorsque le groupe se sépare au début des années 1980, William Sheller propose à Jean-Louis d’enregistrer un maxi 45-tours de trois titres qui sort en 1981 chez EMI. Le titre principal de ce disque de Jean-Louis qui a décidé de s’appeler désormais Murat en référence au village de son grand-père, évoque le suicide et ne connaît pas le succès. Mais, malgré cela, il lui est encore demandé d’enregistrer un mini-album en 1982 et un album intitulé « Passions privées » en 1984. Les ventes sont très faibles et la maison de disques ne poursuit pas l’aventure plus loin. Jean-Louis ne désespère pas pour autant et, après quelques nouvelles tentatives sans lendemain, il commercialise, chez Virgin, la chanson « Si je devais manquer de toi » en 1987. La mélodie accroche l’oreille du public français qui en fait un succès.

A partir de ce moment, Murat va devenir un personnage incontournable de la chanson francophone et l’album qu’il enregistre en 1989 confirme sa popularité grâce à des titres comme « L’ange déchu » ou « Te garder près de moi ». Le chanteur est alors remarqué par le cinéaste Jacques Doillon qui le recrute pour être l’un des personnages du film « La vengeance d’une femme » aux côtés d’Isabelle Huppert et de Béatrice Dalle en 1990. Alors que son répertoire musical plaît de plus en plus en affichant un style assez introverti, Jean-Louis Murat surprend tout le monde en 1991 lorsque sort le duo qu’il vient d’enregistrer avec la nouvelle reine de la pop française: Mylène Farmer. Le morceau s’appelle « Regrets », se vend à plus de 300.000 exemplaires et donne un sacré coup de pouce à son opus suivant dont les titres « Col de la Croix-Morand » et « Sentiment Nouveau » sont des « tubes ». A partir de ce moment, Jean-Louis Murat va enregistrer au moins un
album par an et tous vont très bien se vendre. Chaque sortie d’album est suivie d’une tournée que l’artiste veut d’une forme différente à chaque fois. Et chaque tournée fait alors l’objet d’un disque live qui alimente encore un peu plus sa popularité. Toujours très influencé par la vie rurale qu’il mène en Auvergne, Murat amorce un changement dans le thème de ses chansons au début des années 2010 en se souciant de ce qu’il laissera comme message aux générations futures. En 2016, l’album « Morituri » est le premier à ne pas être suivi d’une tournée mais l’artiste dénonce, à 64 ans, les conditions des spectacles qu’on lui demande de faire. Et il parle même de définitivement arrêter ses activités musicales. Mais la polémique n’est que de courte durée car, en novembre 2017, un nouvel album intitulé « Travaux sur la N89 » est à la fois disponible dans les bacs et sur le web.
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28 janvier 2003 : Sortie de l’album « Tu vas pas mourir de rire » enregistré par le groupe français MICKEY-3-D. Cet opus renferme le futur « tube » « Respire ». Mené par Michaël Furnon (qui compose aussi « J’ai demandé à la lune » pour le groupe Indochine en 2002), la formation française de Montbrison, près de Saint-Etienne, connaît son premier véritable succès populaire avec la sortie de son troisième album. Malgré d’excellentes compositions et un très bon répertoire qui s’étoffe ensuite de plusieurs dizaines d’autres chansons, le groupe MICKEY-3-D n’a pas confirmé, à ce jour, le succès de « Respire ».

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21 JANVIER

21 janvier 1941 : Naissance, à Madrid, du ténor espagnol Placido DOMINGO. Il a joué et interprété beaucoup d’opéras français comme « Carmen » de Bizet. Une oeuvre qui lui a même permis de devenir acteur de cinéma aux côtés de Julia Migenes et Ruggero Raimondi dans le film de Francesco Rosi en 1983. Placido Domingo n’est pas avare d’expériences musicales s’éloignant de l’opéra. Ses interprétations de mélodies populaires sont également reprises sur de nombreux enregistrements. En 2012, à la surprise de tous, et entraînant des réactions mitigées, il a enregistré « La chanson des vieux amants » de Jacques Brel en duo avec la chanteuse française Zaz. Fin 2014, il enregistre un album de chansons de Noël sur lequel se trouve un duo avec le chanteur français Vincent NICLO : « Have yourself a merry little christmas ».

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Michel Jonasz en 1976

21 janvier 1947 : Naissance, à Drancy, de l’auteur-compositeur-interprète et comédien français Michel JONASZ. Avec des parents immigrés hongrois juifs, Michel est très tôt attiré par des activités artistiques et, surtout, musicales. A 17 ans, il joue des claviers dans un groupe nommé « Les Lemons ». Deux ans plus tard, il fonde le groupe « King Set » avec Alain Goldstein. Fin 1968, il enregistre seul un premier 45 tours sans succès sous le nom de Michel Kingset. Le disque suivant sort sous son vrai nom en 1970, Michel Jonasz, mais toujours sans succès. Il faut attendre 1972 pour qu’un « tube » d’été le fasse connaître: « La rencontre ».

Ce premier disque populaire est suivi par « Appelez-moi Frénésie » (1973) et, surtout, « Dites-moi » (1974) ainsi que « Super Nana » (1974). La carrière de Michel Jonasz est lancée et ne s’essouflera que dans les années 1990. Parmi les chansons les plus appréciées de Michel Jonasz, il y a « Les vacances au bord de la mer » (1975), « Changez tout » (1976), « Je voulais te dire que je t’attends »(1976), « J’veux pas qu’tu t’en ailles » (1977), « En v’là du slow en v’là » (1978), « Joueurs de blues » (1980), « Lucille » (1983), « La boîte de jazz » (1985), etc. Michel Jonasz se distingue aussi par ses talents de comédien dans des fictions au cinéma et à la télé ainsi qu’au théâtre. En 2007, sous le titre très simple « Chanson française », Michel Jonasz enregistre un album de reprises de ses chansons préférées. Son album le plus récent, sorti en 2011, est un véritable bijou et a pour titre « Les hommes sont toujours des enfants ». Enfin, sacrifiant à sa passion pour la soul music américaine, l’artiste fait partie, sur scène, de la tournée « Les rois de la soul » en 2011-2012 avec d’autres passionnés comme Gilbert Montagné, Manu Dibango, Joniece Jamison, Quentin Mosimann, Ahmed Mouici, Vigon et Phil Barney.
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21 janvier 1962 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de la comédienne française Marie TRINTIGNANT, fille de Nadine et Jean-Louis. Décédée le 1er août 2003 des suites de coups portés par le chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, au cours d’une dispute survenue à Vilnius en Lituanie. Marie Trintignant a toujours été intéressée par la musique et la chanson. Au point d’enregistrer, quelques mois avant sa tragique disparition, un duo avec Thomas Fersen: « Pièce montée des grands jours ». Une façon de revenir à la musique puisque, en 1990 déjà, elle avait enregistré un 45 tours avec une chanson intitulée « L’amour partira demain » signée par Jean-François Fréret, Serge Perathoner et Jannick Top.
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21 janvier 2013 : la chanteuse française CLARIKA commercialise son sixième album studio sous le titre « La tournure des choses ». Cet opus fait aussi l’objet d’un nouveau spectacle pour lequel l’artiste a suivi une résidence du 30 octobre au 7 novembre 2012 dans les Vosges. Le disque propose une série de chansons neuves, vivantes et urgentes. C’est un autoportrait et un panoramique sur l’époque avec un état des lieux au vitriol et une confession ironique. Le premier extrait du CD envoyé aux radios a pour titre « Oualou ». Clarika annonce à ce moment une tournée pour 2013 et 2014 avec, notamment, deux concerts prévus les 27 et 28 février 2013 au Café de la Danse à Paris.
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17 DECEMBRE

André Claveau dans les années 1960 – Photo (c) Sam Lévin

17 décembre 1911 : Naissance, à Paris, du chanteur français André CLAVEAU. Il est le fils d’un tapissier et désire, dès son plus jeune âge, devenir ébéniste. Il suit quelques formations dans ce sens avant d’être engagé comme graphiste, dessinateur de bijoux et créateur de décors de théâtre. A l’occasion, il réalise aussi des affiches de spectacles pour Damia et Jean Lumière entre autres. En 1936, un peu par hasard, il s’inscrit à un concours pour chanteurs amateurs organisé par la station de radio du Poste Parisien: « Premières chances ». Il gagne la compétition grâce à la chanson « Chez moi ». Ce premier succès va le faire connaître auprès des auditeurs et André Claveau va ainsi multiplier les apparitions sur les scènes parisiennes de Mogador, du Concert Pacra ou de l’Européen. Durant la guerre, il est de plus en plus difficile de se produire en spectacle et le chanteur va animer une émission de variétés sur Radio Paris. Ces activités-là lui valent d’être banni pendant deux ans des antennes à la Libération. Il délaisse alors de plus en plus la radio pour un autre micro: celui des studios d’enregistrement. Il devient ainsi l’une des vedettes françaises les plus populaires des années 1950. Avec sa voix de crooner et ses mélodies douces, il est rapidement surnommé le « prince de la chanson de charme ». Il rend éternelles des chansons comme « Marjolaine », « Deux petits chaussons », « Domino », « Cerisier rose et pommier blanc » et « Bon anniversaire ».

Il fait aussi de nombreuses apparitions dans des films où il prend l’habitude d’interpréter ses grands succès. En 1958, André Claveau est le vainqueur de la soirée de sélection permettant à l’artiste de représenter la France au concours Eurovision de la Chanson. Le 12 mars 1958, il est donc présent à Hilversum aux Pays-Bas pour interpréter la chanson « Dors mon amour ». Et c’est lui qui gagne la compétition grâce à la musique d’Hubert Giraud et le texte de Pierre Delanoë. Comme pour d’autres chanteurs de sa génération, la popularité d’André Claveau va décroître avec l’arrivée de la nouvelle vague des artistes des années 1960. Il continue malgré tout à enregistrer des disques mais, à la fin de la décennie, il décide de prendre définitivement sa retraite. Et il se tient rigoureusement à cette décision puisque, malgré les nombreuses sollicitations, il ne réapparaît plus jamais en public ni sur les plateaux de télévision après 1970. Le 4 juillet 2003, André Claveau succombe à une embolie cérébrale à Agen. Il est ensuite mis en terre à Brassac dans le Tarn-et-Garonne.
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Jean-Claude Drouot en 1965 – Photo (c) Roger Bernard

17 décembre 1938 : Naissance, à Lessines, de l’acteur belge Jean-Claude DROUOT. A quinze ans, il découvre Luis Mariano, le bonheur de chanter et celui d’avoir une voix. Il chante à la chorale de l’église de Deux-Acren notamment. Puis, il se dirige vers l’art dramatique et, après une formation théâtrale à l’ULB, Université Libre de Bruxelles, il joue dans quelques pièces. Il est ensuite engagé pour le rôle de Thierry la Fronde dans un feuilleton télévisé français qui récolte un énorme succès. C’est lors de cette expérience télévisuelle que Jean-Claude s’essaie vraiment à la chanson en interprétant les thèmes du feuilleton comme « La marche des compagnons » en 1964. L’année suivante, il sort un autre 45 tours avec quatre titres dont « La chanson pour Barbara » et « Si la bouche vous en dit », deux chansons écrites et produites par le chanteur Marcel Mouloudji. En 1966, il enregistre encore une chanson de la comédie musicale « Mouche »: « Elle est toute ma vie ». Il partage l’affiche de ce spectacle avec Christine Delaroche et Magali Noël. Il s’agit d’une comédie musicale américaine signée Bob Merrill et Michael Stewart dont l’adaptation en français est le travail de Paul Misraki et de Jean Cosmos. L’orchestration est l’oeuvre de Guy Luypaerts, le père de la chanteuse belge Maurane. Par la suite, Jean-Claude Drouot revient à des activités plus théâtrales non sans encore enregistrer une chanson en duo avec Isabelle Aubret en 1970: « Olivier Olivia » écrite par Serge Lama et composée par Yves Gilbert que vous pouvez écouter ci-dessous.

Fortement intéressé par la musique et le mélange des genres, il fait, à de nombreuses reprises, intervenir la musique et la chanson dans les spectacles qu’il met en scène par la
suite. Il poursuit sa carrière de comédien et de metteur en scène en vivant dans la région française qu’il apprécie: le Quercy. Pour en savoir plus sur Jean-Claude Drouot, vous pouvez visionner « L’invité » de TV5 Monde ci-dessous, une émission réalisée en juin 2015.

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Billy Bridge en 1963

17 décembre 1945 : Naissance à Cherbourg du chanteur français Billy BRIDGE sous son vrai nom de Jean-Marc Brige. Il a à peine seize ans quand Jean-Marc est remarqué par un directeur artistique de la firme discographique Odéon. C’est l’époque des copains, des yé-yés et, pour tout jeune connaissant la musique, celle de la gloire qui n’est peut-être pas loin. En 1962, il enregistre un premier disque qui connaît un succès d’estime: « Surboum ». Et, quelques semaines plus tard, il trouve le filon de la popularité en faisant découvrir en France la danse américaine du madison, un dérivé du twist qui consiste à tracer un grand M en arpentant la piste de danse des clubs à la mode. En enregistrant des chansons aux titres évocateurs comme « Le grand M » ou « Madison flirt », il est à juste titre baptisé « Le petit prince du Madison » par la presse des jeunes. Sur scène, il est accompagné par un groupe qui se nomme « Les Mustangs ». Et c’est avec ce dernier qu’il se produit en première partie du groupe britannique « Les Shadows » en septembre 1962 à l’Olympia de Paris. En 1963 et 1964, il enregistre encore quelques 45 tours (« On est heureux à 16 ans », « Une lettre pour vous » et « Bye bye Johnny ») avant d’abandonner pour un moment son pseudonyme de Billy Bridge comme interprète. En 1968, il revient à la chanson sous le nom de Michel Sorel pour trois 45 tours et, en 1971, il se fait cette fois appeler Black Swan afin de sortir quelques disques en anglais. Il parvient ainsi à connaître un grand succès en Angleterre avec « Echoes and rainbows » en 1971. Billy Bridge ressort quelques vinyles sous ce patronyme en 1974 (« Karma », « Naître mourir et renaître ») et en 1981 (« Fille des années 60 »). Parallèlement à sa carrière d’interprète, Billy Bridge a écrit de nombreuses chansons dans les années 1970 pour Carène Chéryl, Stone, Dick Rivers, Philippe Lavil ou Daniel Guichard (« Pourquoi » en 1973). Dans les années 1980 et au début de la décennie suivante, il donne des concerts qui fleurent bon la nostalgie des années 1960. Il décède à Paris le 21 novembre 1994 à l’aube de ses 49 ans.
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Annie Philippe en 1966 – Photo (c) JC Bonora

17 décembre 1946 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Annie PHILIPPE. Très jeune, elle se passionne pour la danse classique et elle est petit rat au théâtre du Châtelet. A 18 ans, elle est engagée comme disc-jockey au club parisien branché Twenty One. C’est là qu’elle rencontre le chef d’orchestre Paul Mauriat qui lui trouve des capacités artistiques et lui propose d’enregistrer deux 45 tours. L’un de ceux-ci permet de découvrir une reprise en français d’un titre des Supremes: « Baby love ». Le coup d’essai est assez concluant et est confirmé par un troisième disque sur lequel une chanson de Guy Marchand, « J’ai tant de peine », connaît le succès. Mais ce dernier est sans rapport avec le ras de marée que va provoquer « Ticket de quai » chez les disquaires au début de l’année 1966. Pendant encore cinq ans, Annie Philippe enregistre des disques qui connaissent un succès de moins en moins important: « C’est la mode » (1966), « Le mannequin » (1967), « Le même amour » (1968), « Je découvre tout » (1969) et « Je suis à toi » (1971). Après avoir effectué de nombreuses tournées avec Claude François notamment, elle prend quelque distance avec le métier. Et, en 1975, après avoir posé pour des photos dénudées dans « Lui », le magazine qui se définit alors comme celui de l’homme moderne, elle rejoint le groupe « Electrogène » pour une chanson: « Je tu il nous vous les autres ». Puis elle retrouve son nom initial pour les 45 tours qu’elle va encore enregistrer durant la décennie 1970: « Comme je t’aime »(1976) ou « Appelle Jack » (1978). Au cours des années 1980, elle commercialise deux disques avant de se retrouver sur la scène de l’Olympia en première partie des Forbans en 1985. Trois ans plus tard, Jean-Paul Belmondo la propose au réalisateur Claude Lelouch et elle décroche un rôle dans le film « Itinéraire d’un enfant gâté ». Elle sort un nouveau 45 tours avec la chanson « Qu’est-c’que tu deviens ? ». Dans les années 1990, la chanteuse est, de temps à autre, l’invitée de Pascal Sevran dans ses émissions à la télé française. En 2001, lors de l’émission spéciale des quinze ans de « La chance aux chansons », elle rencontre Frank Alamo qui, vedette des sixties, a arrêté de chanter depuis un moment. Suite à cette émission, Frank Alamo propose à Annie Philippe de mettre au point un spectacle qu’ils vont proposer ensemble un peu partout en France. Dans la foulée, ils sont embarqués dans la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » en 2006 et 2007. Ensuite, inlassable, la chanteuse enregistre de nouveaux titres, dont « Versets de l’amour », qui peuvent être téléchargés légalement sur internet en 2010.
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Basilique Notre-Dame à Montréal (c) Passion Chanson

17 décembre 1994 : Céline DION épouse son producteur et pygmalion, l’ex-musicien et chanteur René ANGELIL, à Montréal en la basilique Notre-Dame.

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6 DECEMBRE

Philippe Bouvard en 1981 (c) Andanson

6 décembre 1929 : Naissance, à Coulommiers, du journaliste, humoriste, présentateur de radio-télévision, écrivain, auteur de théâtre et dialoguiste français Philippe BOUVARD. Il ne connaîtra jamais son père qui était imprimeur au Maroc. Mais sa mère, Alsacienne d’origine juive, l’oblige à se cacher durant la deuxième guerre mondiale. Après une scolarité vécue dans divers établissements parisiens, c’est à l’École supérieure de journalisme de Paris qu’il entre en 1948 pour la quitter quelques mois plus tard. Il doit dès lors pratiquer des petits métiers pour vivre et, en 1953, il est coursier au journal « Le Figaro » avant de réaliser un stage où il écrit dans la rubrique parisienne. A cette époque, il est aussi, un temps, attaché de presse pour les disques Barclay. A partir de 1962, il devient rédacteur au Figaro et commence aussi à travailler pour Radio Luxembourg où il réalise des interviews. Il devient animateur de « RTL Non Stop » entre 1967 et 1974 et également rédacteur en chef de la station de radio. En 1977, il prend les commandes d’une nouvelle émission humoristique et culturelle appelée « Les grosses têtes ». 22 ans plus tard, alors qu’il est toujours l’animateur-présentateur de l’émission, Bouvard est remercié et on demande à Christophe Dechavanne de le remplacer. Après un séjour de quelques mois à Europe 1, Philippe Bouvard est rappelé à RTL pour reprendre les Grosses Têtes en 2001. Il reste à la barre jusqu’en septembre 2014, moment où il cède la place à Laurent Ruquier. Parallèlement à ses activités de presse et de radio, Philippe Bouvard présente aussi des émissions de télévision entre 1971 et la fin des années 1980. C’est surtout au cours des talk-shows des années 1970 qu’il a l’occasion de côtoyer et de présenter de nombreux chanteurs francophones : « Samedi soir » (1971), « Dix de der » (1976), « L’huile sur le feu » (1977), « Le dessus du panier » (1978), « Sur la sellette » (1979) ou « Passez donc me voir » (1980). C’est au cours de l’émission « Bouvard en liberté » en 1975, que le chanteur Gérard Lenorman connaît la frayeur de sa vie lorsque, aux côtés de Philippe Bouvard, il assiste en direct comme de très nombreux téléspectateurs, à l’accident de trampoline de Richard Tison qui s’en sort finalement sans trop de mal (video à visionner en CLIQUANT ICI). Entre 1990 et 2006, Philippe Bouvard dirige aussi la salle de spectacles parisienne de la Gaîté-Bobino.

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Lucienne Boyer dans les années 1950

6 décembre 1983 : Décès, à Paris, de la chanteuse française Lucienne BOYER. Née à Paris le 18 août 1901 sous le nom d’Émilienne-Henriette Boyer, elle travaille dans une usine d’armement pendant la première guerre mondiale lorsque son père se tue. Par la suite, sa mère lui apprend le métier de modiste. Adolescente, elle se fait remarquer comme mannequin puis est engagée comme dactylo au théâtre parisien de l’Athénée, question de s’approcher du monde artistique qui la fascine. Ce qui devait arriver arrive et elle est bientôt sollicitée pour faire un bout d’essai au théâtre puis, grâce à sa voix, dans la chanson dès 1916. En tant que chanteuse, elle se produit alors aussi à l’Eldorado ou au Concert Mayol avec un succès grandissant. Au point qu’un producteur américain la remarque et lui propose de se produire à Broadway pendant neuf mois. L’ascension ne s’arrête pas là puisque, des Etats-Unis, Lucienne Boyer se rend à Buenos Aires où elle devient aussi une vedette dans les années 1920. En 1928, la chanteuse revient à Paris et s’y occupe d’un cabaret: « Les Borgias ». Elle enregistre aussi ses premiers disques et connaît une certaine popularité avec « Tu me demandes si je t’aime ». Mais ce premier succès est minime par rapport à celui de la chanson qu’elle enregistre en 1930 et qui est récompensée par le premier Grand-Prix du disque de l’Académie Charles-Cros: « Parlez-moi d’amour ».

Ce titre lance véritablement sa carrière qui sera ensuite jalonnée de mélodies inoubliables comme « Mon coeur est un violon » ou « Un amour comme le nôtre ». En 1939, elle épouse en seconde noce, le musicien et compositeur Jacques Pills: une fille naît de leur union deux ans plus tard. Elle s’appelle Jacqueline et elle sera aussi chanteuse sous le nom de Jacqueline Boyer. A partir des années 1950, Lucienne Boyer se fait plus discrète et les nombreux disques qui sont commercialisés reprennent presque toujours son succès immortel « Parlez-moi d’amour ». Elle enregistre toutefois un 45-tours avec quatre titres nouveaux et originaux dans les années 1960 mais ce disque ne connaît qu’un succès d’estime. L’une de ces nouvelles chansons, « Si je vois tout en bleu », évoque la couleur préférée de l’artiste qui, sur scène, s’habille régulièrement d’une robe bleue. En 1970, elle obtient un petit rôle dans le film « Le Clair de Terre » réalisé par Guy Gilles et elle y interprète deux chansons. Dans la foulée, elle commercialise ce qui semble être son dernier 45-tours en 1971: « Si quelqu’un vient vous dire », écrit et composé par Pascal Sevran, Pascal Auriat et Sylvain Lebrail. Pascal Sevran écrit alors un livre sur la chanteuse: « La dame en bleu, Lucienne Boyer, m’a raconté ». En 1976, elle fait une apparition sur scène aux côtés de sa fille Jacqueline. Puis, au début des années 1980, elle propose encore des spectacles où, toujours vêtue de bleu, elle chante ses grands succès. Lucienne Boyer décède le 6 décembre 1983 et son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux.
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M : pochette de l'album "Qui de nous deux" en 2003

M : pochette de l’album « Qui de nous deux » en 2003

6 décembre 2003 : Les nouveaux disques de Frédéric FRANCOIS (« Les romances de toujours » 49e), Patricia KAAS (« Sexe Fort », 35e), et M (« Qui de nous deux », 13e) font leur apparition dans le classement des meilleures ventes d’albums en Belgique francophone.
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6 décembre 2017 : Décès, à Marne-la-Coquette, du chanteur et acteur français Johnny HALLYDAY des suites d’un cancer des poumons. Né à Paris le 15 juin 1943 sous le véritable nom de Jean-Philippe Smet, Johnny Hallyday était le « taulier » de la chanson française: une sorte de géant mythique qui aura défié les modes, les époques et le temps qui passe. Depuis l’émission qui le révèle et où il est présenté comme le timide « filleul artistique » de Line Renaud en 1959, Johnny Hallyday n’a jamais quitté le devant de la scène. Il a résisté, en l’intégrant, à la vague des yé-yés. Il a survolé, en les pratiquant, les modes du rythm’n’blues et de la musique hippie même s’il connut alors un léger passage à vide. Il revint au top dans les années 1970 et affronta le disco en chantant « Le bon vieux temps du rock’n’roll » ou en popularisant la musique country. Enfin, à partir des années 1980, il fit confiance à des auteurs et/ou compositeurs de talent reconnus ou non: Michel Berger, Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Zazie, Daran, Miossec, etc. En résumé, pendant plus de cinquante ans, Johnny Hallyday enregistra des disques à succès. Mais, ce qui est plus rare, c’est que pendant plus de cinquante ans aussi, il effectua des concerts sans avoir perdu l’énergie de ses débuts et, à ce titre-là, il fut une véritable « bête de scène ». Aucun autre chanteur francophone ne peut, encore aujourd’hui, se vanter d’avoir un palmarès aussi complet. Rien ne semblait l’arrêter: même pas quelques problèmes de santé pourtant sérieux qui l’ont obligé à interrompre sa carrière à quelques reprises, ni un cancer du poumon détecté au début de l’année 2017. La liste de ses succès est énorme et on peut se risquer à en évoquer ici une poignée: « Souvenirs souvenirs », « L’idole des jeunes », « Retiens la nuit », « Que je t’aime », «Derrière l’amour », « Requiem pour un fou », « Elle m’oublie », « Quelque chose de Tennessee », « L’envie », « Mirador », « Allumer le feu », « Sang pour sang », « Vingt ans », etc. Johnny sortit en novembre 2014 son 49e album studio intitulé « Rester vivant » et, du 5 au 10 novembre 2014, il partagea la scène du Palais des Sports de Paris-Bercy avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell pour le spectacle exceptionnel des « Vieilles canailles ». Mieux: en 2015, il commercialisa un album totalement imprévu dont la conception fut volontairement cachée. Ce cinquantième opus avait pour titre « De l’amour » et était de tendance « rockabilly » qui, selon ses propres dires, restait le genre musical préféré de l’artiste. Le 10 juin 2017, toujours avec ses complices Mitchell et Dutronc, il entama cette fois une tournée estivale de quinze dates des « Vieilles Canailles » à Lille (F). L’idole y apparut fatiguée mais vocalement correcte. La rentrée 2017 fut marqué par des rumeurs de plus en plus persistantes sur un état de santé précaire de la star pour en arriver à ce matin de décembre où la nouvelle de son décès fut communiquée par son épouse Laetitia sur Tweeter. Le samedi 9 décembre 2017, des funérailles nationales ont lieu à Paris et le ghota artistique et politique français se retrouve en l’église de la Madeleine, étape finale du cortège funèbre qui est parti du Mont-Valérien en passant par l’arc de triomphe, les Champs-Elysées et la place de la Concorde. Parmi les invités au cortège, il y a plus de 700 motards qui sont venus rendre hommage à l’artiste. La foule est énorme sur le parcours du convoi funèbre. Et, sur les marches de l’église, le président de la république française, Emmanuel Macron, prononce un discours émouvant et rassembleur à la mémoire de « l’idole des jeunes ».
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17 NOVEMBRE

lefel-edith-pochette-album-1992

En 1992

17 novembre 1963 : Naissance, à Cayenne en Guyane, de la chanteuse française de zouk Edith LEFEL. Née d’une mère guyanaise et d’un père martiniquais, Edith passe les trois premières années de sa vie en Guyane avant de vivre son enfance en Martinique. Elle y est bercée par la musique de son frère aîné qui est guitariste et qui lui permet de chanter dans son groupe de folk-rock. Et ses parents lui font connaître très tôt les chansons d’Edith Piaf, de Jacques Brel ou de Charles Aznavour. A quatorze ans, elle se retrouve en région parisienne où elle vit avec sa mère à Saint-Denis. Elle continue à s’intéresser à la musique et au zouk tout en se consacrant ensuite, du mieux qu’elle peut, à ses études de droit. De rencontre en rencontre, elle s’immisce de plus en plus dans le milieu artistique et musical français en devenant choriste de studio. Elle fait alors la connaissance de bon nombre de musiciens de zouk comme ceux du groupe Kassav. C’est ainsi grâce au groupe La Mafia qu’elle se produit avec lui sur scène aux Antilles en 1984. Là-bas, elle sympathise avec l’artiste Ronald Rubinel qui lui propose de chanter ses compositions. Arrangeur et producteur, il devient son pygmalion mais aussi le père de ses jumeaux Chris et Matthieu. De plus en plus « connue » dans le métier, elle est sollicitée, en 1987, par le groupe Malavoi pour remplacer Marie-José Alié victime d’une indisponibilité inopinée lors des concerts de la formation au Zénith de Paris. Tout à fait convaincante, Edith Lefel part alors en tourné avec Malavoi et multiplie les activités. Elle est ainsi choriste de Philippe Lavil lorsqu’elle enregistre son premier album en 1988: « La Klé ». Elle y interprète notamment un duo avec Ralph Thamar: « SOS mémé ».

Sa carrière est véritablement lancée et elle se produit à de nombreuses reprises en Afrique. En 1992, la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique français) lui attribue le trophée de la meilleure chanteuse de l’année pour son deuxième opus « Mèci ». Le 11 mai 1996, alors que son troisième album, « Rendez-vous », vient de sortir, Edith Lefel réalise un rêve d’enfant en chantant sur la scène de l’Olympia de Paris. En mai 1999, lors d’une tournée à la Martinique, elle chante en duo avec Jean-Jacques Goldman. La même année sort le disque « A fleur de peau » caractérisé par deux reprises peu banales: « Si j’étais un homme » de Diane Tell en version zouk et « L’hymne à l’amour » de Piaf en mode salsa. Il faut ensuite attendre décembre 2002 pour découvrir l’album suivant qui a pour titre « Si seulement ». Elle s’y entoure de grands talents de la musique zouk et enregistre aussi quelques mélodies plus intimistes qui mettent en valeur ses grandes capacités vocales. Tout va pour le mieux pour Edith Lefel qui se prépare donc à repartir en tournée en 2003. Mais, le 20 janvier de cette année 2003, la chanteuse s’écroule à son domicile de Dreux, victime d’un malaise cardiaque fatal à l’âge de 39 ans. Ses obsèques ont lieu le 25 janvier 2003 en l’Eglise Saint-Sulpice de Paris et son corps est ensuite inhumé au cimetière parisien du Père-Lachaise.
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Sophie Marceau en 1985

Sophie Marceau en 1985

17 novembre 1966 : Naissance, à Paris de l’actrice et réalisatrice française Sophie MARCEAU sous son vrai nom de Sophie Maupu. A peine sortie d’une enfance plutôt modeste, agréable et studieuse malgré le divorce de ses parents en 1975, la jeune Sophie est engagée, à treize ans, pour devenir la « Vic » de « La Boum », film réalisé par Claude Pinoteau en 1980. C’est le début d’une brillante carrière cinématographique qui lui permet d’évoluer dans différents registres au fil de son âge et de ses envies. C’est d’ailleurs probablement en fonction de ces dernières qu’elle accepte, en 1981, de « faire la chanteuse » aux côtés de François Valéry qui transforme la chanson « Dream in blue » en « tube ». Après cet éphémère succès discographique, Sophie tente une expérience plus forte en enregistrant un album entier en 1985. Celui-ci sort totalement de l’ordinaire et il est écrit par Etienne Roda-Gil sur des compositions de Frank Langolff. Le public ne suit pas Sophie Marceau dans cette démarche et cela reste, à ce jour, sa dernière grande tentative discographique dans la chanson francophone.
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Les participants à la 1ère Star Academy en 2001. Les reconnaissez-vous ?

Les participants à la 1ère Star Academy en 2001. Les reconnaissez-vous ?

17 novembre 2001 : Pour la première saison de l’émission « Star Academy » sur la chaîne de télé privée française TF1, après un mois de compétition, les candidats ont l’occasion d’accueillir, présentés par Nikos Aliagas, des artistes comme MENELIK, ENZO ENZO, LAAM ou encore Pascal OBISPO.
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14 OCTOBRE

14 octobre 1967 : Naissance, à Saint-Denis de la Réunion de l’auteur, compositeur et interprète français  Gérald DE PALMAS sous le nom de Gérald Gardrinier. Son père est géomètre breton et sa mère est prof de français réunionnaise. Ses parents quittent la Réunion pour la métropole et s’installent à Aix-en-Provence alors qu’il a dix ans. Adolescent, il craque pour la musique ska mais découvre aussi la new wave avec des groupes comme Level 42. Il apprend à jouer de la basse. Et c’est comme bassiste et chanteur qu’il rejoint le groupe « Les Valentins » en 1985 qui devient, du coup, les Max Valentin. Avec Gérald, le groupe enregistre deux 45 tours qui contiennent, notamment, les chansons « Les maux dits » et « Printemps parapluie ».

Une rencontre avec Etienne Daho leur permet d’être produits par ce dernier. Mais le groupe bat de l’aile et manque de cohésion. Gérald envisage alors de se lancer seul dans l’aventure de la chanson en prenant pour nom de scène celui de sa grand-mère maternelle: De Palmas. Mais le chemin n’est pas facile et, voulant absolument pratiquer le genre musical qu’il préfère, l’artiste n’est pas disposé à faire de grandes concessions. Il compose ainsi des chansons seul pendant des années avant de se présenter à un concours proposé par la chaîne télé musicale française M6. Il remporte le « Talent de Demain » et se voit tout de suite enregistrer un premier album avec ses chansons en attente. Sur cet album, dont le titre générique est « La Dernière Année », se trouve le « tube » « Sur la route » qui lui vaut la Victoire de la musique de la révélation masculine de l’année en 1995. Ce succès énorme, auquel Gérald n’est pas préparé, lui joue un vilain tour. Sous la pression médiatique, il entre rapidement en studio pour enregistrer un deuxième album intitulé « Les Lois de la Nature ». Mais cet opus ne remporte pas le succès attendu et l’artiste se sent abandonné par le public et les medias qui l’adulaient quelques mois plus tôt. Gérald De Palmas se fait alors discret pendant quelques années: jusqu’en 2000. Cette année-là, Jean-Jacques Goldman décide de l’aider en lui écrivant le texte de l’une de ses nouvelles compositions: « J’en rêve encore ». Pour le reste des chansons de l’album « Marcher dans le sable », c’est Gérald lui-même qui s’en charge. Et c’est le retour du succès. En 2002, après avoir reçu une Victoire de la Musique, il part en tournée pour six mois. Parmi les bonnes nouvelles, il y a aussi cette chanson, « Tomber », que Maxime Le Forestier lui a écrite et que Céline Dion décide d’enregistrer en anglais sous le titre « Ten days ». Après un disque « live » de sa tournée paru en 2002, De Palmas entre à nouveau en studio pour sortir, en 2004, l’album « Un homme sans racines ». Le CD obtient un succès mitigé et Gérald entre en conflit avec sa maison de disques. Et, de nouveau, l’album suivant tarde à sortir puisqu’il n’est commercialisé qu’en novembre 2009. Le single qui l’annonce a pour titre « Au bord de l’eau » et reçoit un accueil sympathique sans plus. Ce cinquième album de De Palmas contient encore deux singles, « Dans une larme » et « Mon cœur ne bat plus », et un duo avec Eagle-Eye Cherry: « Pandora’s Box ». En 2011 sort une double compilation de ses succès comportant un titre inédit: « L’étranger ». Au printemps et à l’automne 2013, les chansons « Serait-il ? » et « Je me souviens de tout » annoncent le septième album de De Palmas qui sort en novembre. L’opus suivant a pour titre « La beauté du geste » et est commercialisé au printemps 2016.

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François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

14 octobre 2003 : Décès à Sauve, dans le Gard, du chanteur français François BERANGER à l’âge de 66 ans. Né le 28 août 1937 à Amilly, il se fait embaucher à seize ans pour travailler dans l’usine automobile Renault à Boulogne-Billancourt. Il quitte ce boulot quelques années plus tard pour s’engager dans une troupe de théâtre itinérant: la Roulotte. Il est ensuite appelé à combattre pour la France durant la guerre d’Algérie. A son retour au pays, il retravaille un peu chez Renault avant de trouver un job à l’ORTF, l’Office de Radiodiffusion et Télévision Françaises, et de se lancer dans la chanson. Avec son écriture particulière qui annonce l’arrivée d’artistes comme Renaud, il se retrouve dans un nouveau courant de la chanson française qui, au début des années 1970, va faire connaître des chanteurs et chanteuses comme Catherine Ribeiro ou Michel Buhler. L’artiste va se faire connaître par des titres comme « Tranche de vie », « Participe présent » ou « Canal 19 ».

L’un de ses plus brillants morceaux reste « Mamadou m’a dit » qui allie subtilement une musique guillerette et légère à un sujet grave et préoccupant. La décennie 1990 éloigne François Béranger des programmations radiophoniques alors que les radios libres du début des années 1980 avaient plutôt mis en lumière ses talents divers. Il enregistre aussi, dans les années 1990, une version très personnelle et étonnante de « La Marseillaise ». Et puis, peu de temps avant son décès, il consacre tout un album au répertoire du chanteur québécois Félix Leclerc. L’opus sort d’ailleurs à titre posthume. Quant à la dernière apparition sur scène de Béranger, elle a lieu à Paris, à la Cigale, lors d’un concert de Sanseverino en 2002 où il chante avec lui « Le Tango de l’ennui ». Vaincu par un cancer, François Béranger s’éteint chez lui le 14 octobre 2003 à Sauve, dans le Gard (F), à 66 ans. Le 17 octobre 2003, il est inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez.
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4 OCTOBRE

Pochette Album de 2011

4 octobre 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur et compositeur français Julien CLERC, Paul-Alain Leclerc de son vrai nom. Il est encore enfant lorsque ses parents divorcent. Il se passionne pour le piano qu’il apprend à jouer. Il passe une grande partie de sa jeunesse à Bourg-la-Reine qu’il quitte ensuite pour Paris où il a l’ambition de vivre de la musique et, peut-être, de la chanson. En 1968, il se fait engager comme chanteur et comédien dans l’adaptation française de la comédie musicale américaine « Hair » à Paris. Il y interprète « Laissons entrer le soleil ».

Il rencontre alors la chanteuse France Gall avec qui il vit une histoire d’amour jusqu’en 1974. Leur séparation donne naissance à la chanson « Souffrir par toi n’est pas souffrir » enregistrée par Julien Clerc en 1975. Entretemps, de nombreux succès ont déjà émaillé la carrière de l’artiste: « Ce n’est rien » (1971), « Si on chantait » (1972), « Ca fait pleurer le bon dieu » (1973) et « Ballade pour un fou » (1975) notamment. Le chanteur est alors contacté pour tourner un film aux côtés de Miou-Miou: « D’amour et d’eau fraîche ». Cette première expérience cinématographique va se doubler d’une nouvelle histoire d’amour avec Miou-Miou cette fois. En 1978, son ami Maxime Le Forestier lui écrit la chanson « J’ai eu trente ans » à l’occasion de son anniversaire. Elle figure sur le même album que l’un de ses plus grands succès: « Ma préférence » dont le texte est écrit par Jean-Loup Dabadie. En 1981, Julien Clerc et Miou-Miou se séparent. Un an plus tard sort un nouvel album dans une autre maison de disques (Virgin): le titre « Femmes je vous aime » devient vite un incontournable de son répertoire. L’interprète s’éloigne alors de l’auteur Etienne Roda-Gil et confie ses textes à d’autres plumes talentueuses. Et la popularité de Julien Clerc n’en souffre pas car ses disques continuent à très bien se vendre comme « Melissa » (1985) et « Hélène » (1987). En 1992, le chanteur retrouve toutefois Roda-Gil pour l’album « Utile ». Cinq ans plus tard, il fête ses 30 ans de scène en interprétant des duos avec Marc Lavoine, Renaud, Pascal Obispo, Maurane et Françoise Hardy. Un disque est enregistré à l’occasion de cette soirée exceptionnelle qui s’intitule simplement « Le 4 octobre ». Inlassablement, tous les deux ans ou presque, Julien Clerc enregistre un nouvel album. Il possède un certain talent pour dénicher l’auteur qui écrit efficacement les textes que sa musique vient épauler. En 2003, il ne suit pas cette démarche habituelle et s’en éloigne, le temps d’un opus, pour interpréter en français des grands standards du jazz et de la musique américains: ce disque intitulé « Studio » est un flop. En 2005, avec beaucoup d’habileté, Julien Clerc récupère son succès en évoquant, dans une chanson signée Maxime Le Forestier, sa « Double enfance ». L’album suivant a pour titre « Où s’en vont les avions ? » en 2008 et sert de support à sa tournée des 40 ans de carrière qui suit. Au cours de ce « Tour 09 », le concert du 16 juillet 2009 à Lyon est retransmis en direct et en 3D dans plusieurs cinémas de France. Cette « performance » permet à Julien Clerc de se distinguer comme le premier artiste européen à se prêter à ce genre de captation technologiquement avancée. En novembre 2011, il sort l’album « Fou peut-être » réalisé par Philippe Uminski et écrit avec la complicité de Maxime Le Forestier, Charles Aznavour, Gérard Manset, Alex Beaupain et Julien Doré: une belle palette d’auteurs de générations diverses pour un travail au final très cohérent. Durant la première moitié de l’année 2012, Julien Clerc se produit sur scène dans une formule symphonique puis, jonglant avec les styles et les genres différents, il se lance dans une tournée intitulée « Pianistic » où il se produit au piano accompagné par un pianiste. Parmi les grands succès de Julien Clerc qui n’ont pas encore été évoqués, on peut citer « La cavalerie » (1968), « La Californie » (1969), « Le cœur volcan » (1971), « Niagara » (1972), « Partir » (1977), « Ça commence comme un rêve d’enfant (1979), « Jungle Queen » (1980), « Lili voulait aller danser » (1982), « Cœur de rocker » (1983), « Fais-moi une place » (1989), « La belle est arrivée » (1994), « Si j’étais elle » (2000), « Jupe en laine » (2008) et « Hôtel des caravelles » (2011). Un nouvel opus de Julien Clerc est sorti à l’automne 2014 (« Partout la musique vient ») et une tournée de concerts a démarré en mars 2015. Puis, fin 2016, l’artiste célèbre ses 50 ans de chanson en offrant un album de ses grandes chansons reprises sous le titre global « Fans je vous aime ». Et, en 2017, Julien Clerc se lance dans une grande tournée où il compte offrir à ses admirateurs les chansons qu’ils vont lui demander. Pour ce faire, il s’oblige à répéter une quantité impressionnante de chansons pour être à même de les interpréter à la demande sur scène. Presque simultanément, l’artiste commercialise un nouvel album de titres originaux : « A nos amours ».
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Philippe Russo en 1986 – Photo (c) Catherine Réchard

4 octobre 1961 : Naissance, à Paris, du musicien et chanteur français Philippe RUSSO. Musicien de studio, Philippe a été, comme d’autres dans les années 1980 (Jean Schultheis par exemple), tenté par une carrière dans la chanson. Après une première expérience au sein du groupe parisien Frontpage, cela a plutôt démarré fort pour lui avec un « tube » intitulé « Magie Noire » en 1986.

Il a encore ensuite enregistré cinq 45 tours en tant que chanteur jusqu’en 1992 mais ces disques-là n’ont pas vraiment marché. Il a alors repris son boulot de musicien de studio et a aussi accompagné sur scène des artistes comme Marc Lavoine. En 2001, il compose la chanson « Les dimanches » pour Pierre Bachelet. Et, en 2003, il décroche un emploi de directeur artistique dans la firme de disques Sony Music à Paris. En tant que musicien, il a aussi travaillé avec Princess Erika, Kyo, Luz Casal, Patrick Bruel, Laurent Voulzy et Roch Voisine entre autres.
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Patrick Duhamel en 1980 - Photo (c) Eliane - eternellement33.skyrock.com

Patrick Duhamel en 1980 – Photo (c) Eliane – eternellement33.skyrock.com

4 octobre 1999 : Décès de l’animateur radio et télé français Patrick DUHAMEL à l’âge de 52 ans des suites d’un malaise cardiaque. Né en Lozère le 23 août 1945, c’est en Belgique, à Tournai, qu’il suit des études en communications sociales et entreprend ensuite une carrière d’animateur à la radio. A la RTB, radio télévision belge publique francophone, il devient le très populaire présenteur de l’émission de radio «Ne cherchez plus entre midi et deux heures» diffusée tous les jours depuis les studios de Mons au début des années 1970. Ensuite, il est le maître d’oeuvre de «Cap Midi Cap Musique» sur Radio 2. En télévision, il lui est proposé d’animer, à la RTBF, les émissions «Chansons à la carte» où il reçoit une pléiade des artistes de variétés les plus en vue de la fin des années 1970: Claude François, Dalida, Annie Cordy, Dave, etc. Il est aussi le présentateur du jeu télévisé «A qui le gant?» de 1981 à 1985. En 1986, c’est lui qui assure, pour la RTBF, les commentaires du concours Eurovision de la chanson que la chanteuse belge francophone Sandra Kim remporte à Bergen en Norvège. Trois ans plus tard, ne se sentant pas soutenu dans certains projets d’envergure, il claque la porte de la RTBF-Mons et passe à la régie publicitaire de la télé privée belge RTL-TVI où il s’occupe, un moment, des dossiers de partenariats. Mais, assez vite, il retrouve ses passions d’animateur aux commandes de l’émission «A tout coeur», un concept télévisé mêlant le jeu à la chanson lancé le mardi 8 octobre 1991, où il reçoit de nombreux chanteurs francophones comme Pierre Bachelet ou Gérard Lenorman. Quelques mois avant de décéder, Patrick Duhamel collabore aussi à l’émission journalistique « I comme… » toujours sur RTL-TVI. Il est inhumé au cimetière bruxellois de Schaerbeek mais la sépulture n’existe plus depuis 2004.
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STARFLAM Pochette album 2003YEL Pochette album 20034 octobre 2003 : Les albums de STARFFLAM (« Donne-moi de l’amour ») et de YEL (« Intimes illusions ») font leur entrée dans le classement des 30 albums les plus vendus en Belgique francophone.
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Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

Un disque de JJ Lionel réalisé par Georges Delfosse

4 octobre 2009 : Décès, à Hannut, du directeur artistique, producteur et musicien belge Georges DELFOSSE à l’âge de 89 ans. Frère du célèbre accordéoniste Hector Delfosse, Georges se passionna, lui, très tôt pour le saxophone. Mais, au fil des rencontres, c’est sa fonction de directeur artistique qui l’occupa le plus. A ce titre, il fit enregistrer de nombreux artistes durant les années 1960 et 1970. En 1980, son frère repère une mélodie autrichienne instrumentale et dansante sur laquelle il demande à Eric Genty d’écrire des paroles. La chanson devient « La danse des canards » et est enregistrée sur disque par l’interprète belge JJ Lionel. Georges Delfosse réalise le disque qui va se vendre comme des petits pains en 1981: 2.500.000 exemplaires en sont écoulé. Par la suite, Georges Delfosse se retire peu à peu des affaires pour se consacrer à sa famille et au saxophone.
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27 SEPTEMBRE

Pochette du 45 tours de Jean Gabin en 1974

27 septembre 1938 : Naissance, à Paris, du journaliste, romancier, académicien, scénariste, dialoguiste, metteur en scène, auteur de pièces de théâtre, de sketches et de chansons Jean-Loup DABADIE. Ses différentes activités littéraires ont fini par amener Jean-Loup Dabadie sur le chemin de la chanson. Et c’est ainsi qu’en 1967 il écrit un premier texte sur une musique de Jacques Datin pour Serge Reggiani: « Le petit garçon ».

Cette première expérience est concluante et il écrit ensuite bien d’autres textes pour cet interprète de grand talent. La seconde artiste à enregistrer du Dabadie est Régine à la fin des années 1960. Puis, il y a Michel Polnareff pour qui il signe quelques « monuments » de la chanson française: « Tous les bateaux tous les oiseaux », « Dans la maison vide », « On ira tous au paradis » ou encore « Lettre à France ». Par la suite, la plume de Jean-Loup Dabadie va servir les répertoires de Mireille Mathieu, Claude François, Marcel Amont, Michèle Arnaud, Barbara, Dalida, Juliette Gréco, Marie Laforêt, Jacques Dutronc, Dominique Walter, Petula Clark et Nicole Croisille. En 1974, il écrit le fameux texte de « Maintenant je sais » pour Jean Gabin. A partir de 1976, il signe pour Julien Clerc quelques-unes de ses plus belles chansons: « J’ai le coeur trop grand pour moi » (1976), « L’assassin assassiné » (1980), « Femmes je vous aime » (1982) et, surtout, « Ma préférence » (1978). Dans les années 1980, le panel de ses interprètes va encore s’élargir avec les noms de Robert Charlebois, Yves Montand, Johnny Hallyday, Alice Dona, Sacha Distel, Patrick Juvet, Nicoletta et Michel Sardou entre autres. Pour les textes de ses chansons, Jean-Loup Dabadie reçoit le grand prix Vincent Scotto en 1972, le grand prix de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux) en 1984 et le Grand prix de la chanson française en 2000.
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Gilles Olivier en 1979

27 septembre 1944 : Naissance du chanteur français Gilles OLIVIER. Particulièrement discret sur sa biographie, on sait peu de choses sur Gilles Olivier dont le vrai nom est Oliviers. Après avoir fréquenté quelques internats, il effectue son service militaire en Allemagne puis en Algérie. Il s’intéresse surtout à la musique et apprend la guitare avec le réputé Olivier Despax. Il se met alors à composer des chansons et se retrouve en finale du concours des « Relais de la Chanson Française » en 1963 avec le titre « Te réjouis pas tant ». La même année, il participe aussi au crochet radiophonique « Tour de Chance » organisé par Radio Luxembourg. Lauréat, il décroche l’occasion d’enregistrer un premier 45 tours avec quatre chansons en 1964: « On est bien », « Avec tes faux sourires », « Sur la place au soleil » et « Sois pas grand chose ». Il rencontre, en 1965, la Belge Dominique Ney avec qui il écrit des chansons et forme un duo: Gilles et Dominique. En 1966, le couple d’artistes remporte le prix d’interprétation au Festival de la Chanson Française de Spa en Belgique. Ils enregistrent ensemble quelques 45 tours puis, en 1969, Gilles Olivier reprend sa carrière en solo avec « La complainte du satyre » et « Rien qu’un peu de pluie ». Ce dernier disque n’obtient pas le succès escompté mais l’artiste persévère et commence réellement à se faire connaître en 1971 avec « Il faut prendre son parti » puis surtout, en 1972, « Pourvu que ça dure ».

Le succès va croissant pour Gilles Olivier qui sort un premier album, « Naissance », en 1973. Ses chansons profitent alors de nombreux passages en radio: « On ne peut pas vivre sans amour » (1973), « La faute aux photographies » (1974), « Des hauts et des bas » (1974) et « Sur le pont de Simon & Garfunkel » en 1976. Un des derniers 45 tours à connaître les faveurs des programmateurs est « Vivre en harmonie » en 1979. Puis, l’artiste semble se retirer de la vie publique sans donner de ses nouvelles. Il réapparaît toutefois en 1996 avec la sortie d’un disque compact de reprises: « Chantons autour du feu ». On y trouve « Prendre un enfant par la main », « L’eau vive », « Le métèque », « Stewball », etc. En 2003, Gilles Olivier enregistre un album pour jeune public: « Les zèbres en pyjama, un après-midi sans histoire ». Enfin, en 2011 sort un CD chez Reader’s Digest avec douze chansons françaises éternelles interprétées par Gilles Olivier dont la voix n’a pas changé depuis les années 1970. Il y reprend « L’espérance folle » de Béart, à nouveau « Prendre un enfant par la main » de Duteil, « La Fanette » de Brel, « Passer ma route » de Le Forestier, « La maladie d’amour » de Sardou ou encore « L’important c’est la rose » de Bécaud.
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IAM album 200327 septembre 2003 : Le nouvel album du groupe de rap marseillais IAM, « Revoir un temps » se classe, dès sa sortie en Belgique francophone, comme le numéro 1 des ventes de disques compact. L’artiste belge d’origine espagnole Jonatan CERRADA (vainqueur de la première édition du télé-crochet français « A la recherche de la nouvelle star » sur M6) se classe, lui, d’emblée 8e des meilleures ventes avec l’album « Siempre 23 ».
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27 septembre 2010 : Sortie d’un nouvel album de Guy BEART après bien des années de silence. Son titre : « Le meilleur des choses ».
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20 SEPTEMBRE

Sophia Loren dans les années 1960

20 septembre 1934 : Naissance, à Rome, de l’actrice italienne Sophia LOREN. Fille d’un ingénieur et d’une professeur de piano, elle passe son enfance dans la région de Naples et espère devenir professeur d’anglais. Mais, à 17 ans, elle s’inscrit au concours de Miss Italie où elle reçoit le prix de l’élégance. Poussée par sa mère dans cette voie, elle se tourne alors vers une carrière artistique et, tout en aspirant à faire du cinéma, elle apparaît dans des romans-photos où sa beauté fait des ravages. Ses souhaits sont exaucés par la suite lorsqu’elle entame une carrière cinématographique longue et brillante. Elle obtient ses plus grands rôles dans les années 1960 et reçoit un Oscar pour son rôle dramatique de La Ciociara. Parallèlement à ses activités cinématographiques, Sophia Loren enregistre quelques chansons durant les sixties. Beaucoup d’entre elles sont en italien, quelques-unes en anglais et d’autres, aussi, en français. En 1963 sort ainsi chez Barclay un 45 tours où l’actrice interprète une chanson signée Maurice Jarre et Bernard Dimey (« Je ne t’aime plus »), une bossa nova d’origine italienne (« De jour en jour ») et deux adaptations françaises de mélodies anglo-saxonnes : « Pourquoi partir » (paroles de Jacques Plante) et « Donne-moi ma chance » (texte d’André Salvet sur une musique de Hal David et Burt Bacharach enregistrée au même moment avec succès par Richard Anthony).

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Aldo Frank en 1964 – Photo (c) Stan Wiezniak

20 septembre 1941 : Naissance du compositeur et chanteur français Aldo FRANK. C’est « Au Pichet », à Montmartre sur la Place du Tertre, qu’Aldo Frank fait la connaissance en 1958 de Michel Colombier, Francis Lai, Pierre Barouh, Bernard Dimey, Hugues Aufray et Claude Nougaro entre autres. Un an plus tard, il devient le pianiste d’Hugues Aufray dans les cabarets parisiens. Puis, c’est dans le milieu du jazz qu’Aldo évolue dans les années 1960 en se produisant notamment à Saint-Germain-des-Prés. Mais, bien que passionné de jazz, Aldo est toujours intéressé par la chanson qu’il a connue grâce à Gilbert Bécaud et à des artistes américains comme Sinatra ou Ray Charles. Et il n’est pas rare qu’il compose au piano des mélodies qu’il conserve sans but précis. En 1962, l’un de ses proches lui conseille toutefois de faire écouter ses compositions à l’auteur André Salvet qui est aussi éditeur. Ce dernier les apprécie et lui demande pourquoi il ne les interpréterait pas lui-même. Et, de fait, quelques jours plus tard, Aldo Frank se retrouve en studio avec le directeur artistique de chez Philips: Jacques Plaît. Il enregistre quatre chansons qui sont commercialisées en mai 1962: « Le roi de la Nouvelle-Orléans », « Ton coeur par télégramme », « On dit de vous » et « Roc désert ».

A cette époque, quatre autres super 45 tours sont encore publiés dont l’un contient un duo avec Lucky Blondo: « Dis Lucky ». Alors qu’il n’est pas un chanteur « yé-yé », Aldo est très souvent programmé dans l’émission « Salut les copains » et il se retrouve même sur la scène parisienne de l’Olympia en première partie de Georgie Fame. De passage au fameux festival de la Rose d’or d’Antibes, Aldo Frank croise le chemin de Nicole Croisille pour qui il compose alors la chanson « Qu’est-ce qui se passe dans mon coeur » puis « Quand nous n’aurons que la tendresse » qui sont des grands succès de l’année 1969. Après un 45 tours enregistré en 1966 (« Sans ton amour »), Aldo Frank ne sort plus de disque en tant que chanteur avant 1977 (« Eurydice mon amour ») et 1979 (« J’te rendrai heureuse »).
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Jean-Michel Caradec

20 septembre 1946 : Naissance, à Morlaix dans le Finistère, de l’auteur, compositeur et interprète français Jean-Michel CARADEC d’un père marin et d’une mère institutrice. Il passe son enfance en Bretagne et va au lycée à Brest avant de poursuivre ses études à Paris. Il fréquente ensuite les cours du conservatoire de Brest où il décroche un premier prix. Passionné de musique et de chanson, il compose très vite des mélodies sur lesquelles il écrit des textes intéressants qui séduisent un directeur artistique qui lui fait signer un contrat chez Polydor en 1969. Il enregistre quelques 45 tours puis un premier album en 1972 mais le succès n’est pas au rendez-vous. Jean-Michel Caradec persévère et rencontre le goût du grand public en 1974 avec un « tube » qui a pour titre « Ma petite fille de rêve ». Les nombreux passages radiophoniques de ses chansons, comme « Ile », permettent alors à Caradec de passer à l’Olympia de Paris en 1976. Un an plus tard, il reçoit le Prix de la SACEM, la Société française des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux. En 1978, il participe à l’enregistrement sur disque de la comédie musicale « Le rêve de mai ». Composée et écrite par Didier Marouani et Simon Monceau, elle évoque les événements de mai 1968 et Jean-Michel Caradec y figure aux côtés de Nicolas Peyrac et Nicole Rieu entre autres. En 1979, il écrit, compose et interprète « Ma Bretagne quand elle pleut », un superbe hymne à sa région natale qui sera reprise en 2010 par Nolwenn Leroy sur son album « Bretonne ». Au milieu des années 1970, Caradec encourage un jeune auteur compositeur talentueux à se lancer comme interprète: Didier Barbelivien. Alors que sa carrière se développe de plus en plus et qu’il assure les spectacles estivaux de la tournée de France Inter, Jean-Michel est victime d’un accident sur l’autoroute A10 à Rambouillet lorsque son véhicule emboutit l’arrière d’un poids lourd. Le 29 juillet 1981, il est transporté grièvement blessé à l’hôpital de Rambouillet où il décède dans la soirée. Il est inhumé au cimetière de Recouvrance de Brest. Quelques mois après son décès, Didier Barbelivien lui rend hommage en créant la chanson « Caradec » et en reprenant « Au château des alouettes » sur le même album paru en 1982.
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MATT Pochette album de 2003FAUDEL Pochette album 200320 septembre 2003 : Les albums de MATT (« Chant de bataille ») et de FAUDEL (« Un autre soleil ») font leur entrée dans le classement des 50 meilleures ventes en Belgique francophone.

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Gilles Verlant – Photo (c) Didier Pruvot

20 septembre 2013 : Décès, à son domicile parisien, de l’animateur de télévision et de radio ainsi que journaliste belge Gilles VERLANT. C’est une chute chez lui, dans les escaliers, qui est la cause de sa mort. Né le 11 juin 1957 à Bruxelles, Gilles était le fils du réalisateur de télévision Louis Verlant qui a travaillé pour la RTBF, la radio-télévision publique francophone belge. C’est d’ailleurs sur cette chaîne que Gilles Verlant débute en 1972 dans l’émission musicale « Tempo » où il assure une chronique destinée aux jeunes. Ses débuts sont franchement encourageants et, très vite, il se spécialise dans des programmes musicaux rock et pop qui réjouissent la jeunesse: « Folllies » de 1978 à 1981 et « Ligne Rock » de 1981 à 1982. En 1981, il est à la tête d’un petit label discographique qui commercialise un remix de la chanson « Dominique » réinterprétée par Soeur Sourire avec des arrangements synthétiques proches de l’univers du groupe Telex de Marc Moulin et Dan Lacksman. Au milieu des années 1980, il quitte la Belgique pour Paris où il commence à se faire remarquer dans les médias: il collabore à « Nulle part ailleurs » avec Antoine de Caunes en 1984 sur Canal + puis à « Rock Report » sur Antenne 2 en 1986 ainsi que à « Rapido » sur Canal +. Il prête sa voix aux bandes annonces de cette dernière chaîne de 1991 à 2001. A partir de 2008, il réalise aussi des petits reportages sur des groupes invités dans l’émission  » Taratata » de Nagui. En 2009, il propose sur la radio France Bleu une chronique nommée « Génération 80 » qu’il présente sous le pseudonyme de DJ Pop. Ces séquences seront aussi diffusées en Belgique francophone sur VivaCité, une des radios de la RTBF. Puis, il propose un autre programme court pour la radio Classic 21, toujours sur la RTBF, et toujours à propos des années 1980 mais dans le rock cette fois. En 2010, il présente « La Scandaleuse Histoire du rock » sur les radios de France Bleu. Fasciné dès son plus jeune âge par le personnage de Serge Gainsbourg, il va devenir ce que l’on pourrait appeler son biographe officiel. Il apparaît d’ailleurs brièvement dans le film « Gainsbourg, vie héroïque » réalisé par Joann Sfar en 2010. Au début des années 2010, il prête sa voix à l’impresssionnante série de portraits d’artistes disparus « Nous nous sommes tant aimés » diffusés par France Télévision. Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur le rock anglo-saxon et le rock français. Il a écrit des livres sur David Bowie, Daniel Balavoine ou Françoise Hardy. Son dernier livre est écrit avec Michel Drucker en 2012 et s’intitule « Les 500 émissions mythiques de la télévision française ».
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9 SEPTEMBRE

Claude Nougaro en 1964 – Photo (c) Suzy Souchon

9 septembre 1929 : Naissance, à Toulouse, de l’auteur et chanteur français Claude NOUGARO. Il naît dans un milieu musical et artistique puisque son papa est chanteur d’opéra et sa maman professeur de piano. Il est élevé par ses grands parents paternels qui, tous deux, sont passionnés de musique et chantent dans une chorale. Rien d’étonnant dès lors dans le fait que le petit Claude s’éveille musicalement grâce à Edith Piaf et aux grands noms du jazz américain qu’il entend à la radio de l’époque: la TSF. Après la seconde guerre mondiale, il s’improvise journaliste à Paris et devient correspondant pour plusieurs journaux de province. Au hasard des rencontres, il se découvre des talents d’auteur et commence à écrire des chansons pour des artistes déjà réputés comme Marcel Amont ou Philippe Clay. Il fait aussi la connaissance de Georges Brassens avec qui il se lie d’amitié. Il croise aussi la route du musicien Michel Legrand et, ensemble, ils écrivent les chansons que Claude Nougaro va se décider à chanter lui-même et enregistrer sur un premier disque 33 tours qui ne connaît qu’un faible succès en 1958. Avec ces chansons-là, il se produit aussi pour la première fois sur scène dans des cabarets parisiens. Au début des années 1960, il se fait remarquer par Eddie Barclay qui l’engage dans sa maison de disques. Et, dès 1962, le premier album enregistré sous ce label est un très grand succès pour Nougaro qui y interprète « Une petite fille » et « Cécile ma fille » entre autres.

Fidèle à Michel Legrand mais aussi à d’autres compositeurs comme Jacques Datin, Claude Nougaro va alors s’imposer petit à petit comme l’une des nouvelles valeurs sûres de la chanson française. Avec un réel talent, il y introduit ainsi la touche de jazz qui en était encore souvent absente et il s’attache à faire swinguer les mots autant qu’à les faire rimer. Ses succès ont pour titre « Le jazz et la java » (que chantent aussi Marcel Amont et Yves Montand), « Le cinéma », « Les mains d’une femme dans la farine », « Quatre boules de cuir », « Chanson pour Marilyn », « Je suis sous » ou « Les Don Juan ». Il sympathise alors avec le poète Jacques Audiberti qui devient pour lui une référence, un maître. En 1964, il se rend au Brésil où il découvre toute la magie des nouvelles sonorités sud-américaines et des percussions. Il se produit ensuite à Paris sur diverses scènes comme celles de l’Olympia ou du Théâtre de la Ville. Les grèves et manifestations parisiennes de mai 1968 lui inspirent ensuite la chanson « Paris Mai » et sa ville natale le magnifique hymne « Toulouse ». Les années 1970 seront aussi ponctuées de grands succès comme « Brésilien », « Ah tu verras », « Dansez sur moi », « L’île de Ré », etc. La début de la décennie suivante va être plus difficile et, au milieu des années 1980, la firme Barclay ne renouvelle pas le contrat de Claude Nougaro. L’artiste se remet alors totalement en question: il vend son domicile parisien et part pour New York en quête de nouvelles inspirations musicales. C’est Philippe Saisse, musicien français installé là-bas depuis longtemps, qui l’accueille et lui fait découvrir ce nouvel univers tant espéré qui passe par un mélange de jazz, de funk et de disco. Avec lui et le producteur Mick Lanaro, le chanteur conçoit cet opus nouveau, « Nougayork », signé chez Warner et qui débarque chez les disquaires en 1987. Le succès est d’emblée au rendez-vous et, en 1988, le chanteur reçoit les Victoires de la musique pour le meilleur album et comme meilleur artiste de l’année. La popularité de Claude Nougaro va se maintenir alors au même niveau pendant des années, jusqu’à son décès en 2004. En 1995, il doit subir une opération cardiaque puis, en 2003, on lui découvre un cancer du pancréas. Un an plus tôt, il s’est lancé dans une nouvelle aventure scénique avec « Les fables de ma fontaine », un spectacle où il récite des textes de ses chansons sans musique. Alors que la maladie commence à le perturber, il entame la réalisation d’un vieux rêve: l’enregistrement d’un album de jazz qu’il parvient à faire signer par le prestigieux label Blue Note. Malheureusement, le musicien ne verra pas la sortie de cet album, « La note bleue », qui est commercialisé le 30 novembre 2004, soit huit mois après son décès. C’est en effet le 4 mars 2004 que Claude Nougaro meurt à l’âge de 74 ans. Ses funérailles sont célébrées dans sa ville natale de Toulouse, en la basilique Saint-Sernin, dont le carillon joue la chanson de Nougaro célébrant la « ville rose ». Et ses cendres sont ensuite dispersées dans la Garonne.
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9 septembre 1956 : Naissance de la chanteuse française Bibi FLASH sous son vrai nom de Brigitte Gasté. Venue de nulle part ou presque, elle enregistre en 1981 une reprise de la chanson « Le lion est mort ce soir » d’Henri Salvador ou moment où le groupe Tight Fit fait de même avec la version originale anglo-saxonne « The lion sleeps tonight ».

Mais c’est en 1983 que la brunette se fait réellement connaître du grand public avec une chanson de style rap (« Histoire d’un soir ») qui n’est pas sans rappeler celle du groupe Chagrin d’Amour « Chacun fait c’qui lui plaît ». Peu après ce succès, elle est pressentie par le producteur et compositeur Laurent Boutonnat pour interpréter une chanson intitulée « Maman a tort ». Mais c’est finalement une jeune mannequin canadienne, Mylène Farmer, qui est choisie. En 1987, Bibi Flash sort un premier album intitulé « Imposture ». Il est réalisé par Dominique Nicolas du groupe Indochine et Romano Musumara. A cette occasion, la chanteuse devient une punk blonde. Il semblerait ensuite que l’artiste ait encore enregistré des 45 tours jusqu’en 1989 (« Ca suffit ») avant de disparaître du monde de la chanson.

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Réjane Perry

9 septembre 2003 : Décès, à Paris, de la chanteuse Réjane PERRY des suites d’un cancer du sein. L’artiste était née sous la vraie identité de Réjanne Perrimond le 27 janvier 1960 en Savoie. A l’âge de quatorze ans, sa voix pure, cristalline et puissante la pousse à entrer au Conservatoire de Chambéry avant de rejoindre celui de Grenoble. Trois ans plus tard, elle intègre l’opéra de Lyon où elle travaille trop. Très fatiguée, Réjane doit alors subir une opération des cordes vocales qui l’oblige à arrêter le chant. Mais, alors qu’elle trouve un job d’ambulancière, elle décide de tout faire pour retrouver sa voix. Elle finit par la retrouver à force de travail et en se produisant dans des cabarets et des bals, à Marseille et en Suisse notamment. Le 5 mars 1989, lorsque Luc Plamondon est brutalement lâché en pleine série de représentations de Starmania à Paris par Maurane qui joue le rôle de Marie-Jeanne, Réjane Perry est contactée illico par le compositeur canadien pour récupérer le rôle dès le lendemain. Plamondon a, en fait, découvert la chanteuse en regardant la télé un dimanche de 1989 où elle interprète son premier single, « Say », chez Jacques Martin. Ce premier disque est le fruit d’une collaboration entre l’auteur Pascal Auriat et le compositeur Paul Slade et il est arrangé et mixé par Bernard Estardy. Alors qu’elle doit apprendre et reprendre le rôle de Marie-Jeanne en deux jours, elle devient l’une des plus brillantes « serveuse automate » de Starmania au cours de la tournée européenne qui suit les représentations parisiennes. Elle a ensuite la chance d’être l’unique Marie-Jeanne à apparaître dans la version DVD de Starmania. En 1991, forte de son succès de Marie-Jeanne, Réjane Perry sort son premier album qui a pour titre « Altitude » et qui contient dix chansons. En 1996, elle rencontre le compositeur Carolin Petit qui lui donne l’occasion d’interpréter des génériques tels que celui du téléfilm « Les maîtres de l’orge » diffusé sur France 2. Alors qu’il travaille sur les orchestrations d’une nouvelle comédie musicale, « Roméo et Juliette, de la haine à l’amour », Carolin Petit lui fait rencontrer le compositeur Gérard Presgurvic. Ce dernier lui demande alors d’enregistrer toutes les voix féminines pour la maquette et de coacher la troupe pour l’enregistrement de l’album. Presgurvic est aussi charmé par son interprétation de « Et voilà qu’elle aime » et il offre ainsi à Réjane Perry le rôle de la nurse dans le spectacle dont la première parisienne a lieu en 2001. Tenaillée par la maladie dès 2003, Réjane prépare toutefois un nouvel album et envisage de partir en tournée dans toute la France afin de promouvoir ce dernier. Parallèlement à cela, la chanteuse fait régulièrement partager sa connaissance de la musique en animant des stages de développement artistique, en collaboration avec Corinne Roucoules, comédienne, danseuse et chorégraphe. Le 9 septembre 2003, Réjane Perry succombe au cancer et son corps est ensuite inhumé au Muy, son lieu de résidence dans le Var.
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28 AOUT

François Béranger en 1970 – Photo (c) Marc Garanger

28 août 1937 : Naissance, à Amilly, du chanteur français François BERANGER. A seize ans, il se fait embaucher pour travailler dans l’usine automobile Renault à Boulogne-Billancourt. Il quitte ce travail quelques années plus tard pour s’engager dans une troupe de théâtre itinérant: la Roulotte. Il est ensuite appelé à combattre pour la France durant la guerre d’Algérie. A son retour au pays, il retravaille un peu chez Renault avant de trouver un job à l’ORTF et de se lancer dans la chanson. Avec son écriture particulière qui annonce l’arrivée d’artistes comme Renaud, il se retrouve dans un nouveau courant de la chanson française qui, au début des années 1970, va faire connaître des chanteurs et chanteuses comme Catherine Ribeiro ou Michel Buhler. L’artiste est alors révélé par des titres comme « Tranche de vie », « Participe présent » ou « Canal 19 ». L’un de ses plus brillants morceaux reste « Mamadou m’a dit » qui allie subtilement une musique guillerette et légère à un sujet grave et préoccupant.

La décennie 1990 éloigne François Béranger des programmations radiophoniques alors que les radios libres du début des années 1980 avaient plutôt mis en lumière ses talents divers. Il enregistre aussi, dans les années 1990, une version très personnelle et étonnante de « La Marseillaise ». Et puis, peu de temps avant son décès, il consacre tout un album au répertoire du chanteur québécois Félix Leclerc. L’opus sort d’ailleurs à titre posthume. Quant à la dernière apparition sur scène de Béranger, elle a lieu à Paris, à la Cigale, lors d’un concert de Sanseverino en 2002 où il chante avec lui « Le Tango de l’ennui ». Vaincu par un cancer, François Béranger s’éteint chez lui le 14 octobre 2003 à Sauve, dans le Gard (F), à 66 ans. Le 17 octobre 2003, il est inhumé au cimetière de Castelnau-le-Lez.
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28 août 1940 : Naissance, à Nice, de l’acteur, poète et chanteur français Philippe LEOTARD. Il est l’aîné d’une famille qui compte quatre filles et trois garçons. Son enfance est marquée par la maladie de Bouillaud qui le cloue au lit chez sa grand-mère à Ajaccio, en Corse. Pour lui, cette période est propice à développer son goût pour la lecture des grands poètes et écrivains classiques français: Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Victor Hugo ou Gustave Flaubert. Après des études accomplies de manière traditionnelle, Philippe obtient une licence en littérature à l’université parisienne de la Sorbonne. C’est sur le site universitaire qu’il rencontre Ariane Mnouchkine avec qui il crée, en 1964, le Théâtre du Soleil. En même temps, il enseigne le français, la littérature et la philosophie. Son expérience théâtrale, qui passe ensuite par le Théâtre National Populaire, l’oriente petit à petit vers le cinéma où les réalisateurs Claude Sautet, François Truffaut et Claude Lelouch lui donnent sa chance. Acteur désormais confirmé au début des années 1990, il se tourne vers la chanson. Il va prendre une place que personne n’occupe jusqu’alors grâce à sa voix rauque, ses textes hors du commun et des mélodies inattendues qui figurent sur l’album « A l’amour comme à la guerre ». Un titre est programmé sur les radios: « Ch’te play plus », sur un rythme reggae.

En 1994, il rend hommage à l’un de ses maîtres du genre: Léo Ferré. Un an après la disparition de cet auteur-compositeur-interprète, l’opus « Philippe Léotard chante Ferré » est couronné du prix Charles-Cros. L’artiste poursuit alors sa carrière de chanteur avec des albums personnels auxquels il donnera une originalité très particulière: « Je rêve que je dors » en 1996 et « Demi-mots amers » en 2000. En juin 2001, Philippe Léotard doit être hospitalisé pour des problèmes respiratoires et, le 25 août, il décède à Paris. Il est inhumé au cimetière parisien du Montparnasse.
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Isabelle Boulay en 1993

28 août 1993 : Finale, à Périgueux en Dordogne (F), du Trophée de la chanson francophone « Truffe d’argent ». Sous les yeux d’un public nombreux et d’un jury présidé par la chanteuse Isabelle AUBRET, huit artistes de la francophonie prestent sur scène, présentés par Jean-Louis Foulquier de Radio France. La Belgique est représentée par Béa LUNA et Gil CASSAN. C’est la chanteuse québécoise Isabelle BOULAY qui remporte le concours avec deux titres : « Sur le tapis vert » et « Fallait pas ».
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28 août 2006 : Sortie de l’album « Taormina » de Jean-Louis MURAT qui est présenté comme une renaissance artistique et personnelle avec, notamment, un changement de maison de disques. L’opus est enregistré chez l’artiste et il y est beaucoup question de la vie, de la croisée des chemins, de la mort à côtoyer, à conjurer, à toiser sans se retourner.
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Mireille Darc en 1968

28 août 2017 : Décès, à Paris, de l’actrice française Mireille DARC. Née le 15 mai 1938 à Toulon, sous le nom de Mireille Aigroz, elle passe son enfance dans sa ville natale tout en séjournant souvent en Suisse, son pays d’origine. En 1957, elle sort du conservatoire de Toulon avec un prix d’excellence. Elle monte à Paris deux ans après et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc. Pour payer ses cours de théâtre, elle pose pour des romans-photos et elle fait du baby-sitting. Après un court passage sur les planches d’un théâtre et dans les studios de la télévision, elle débarque sur les plateaux de cinéma et, en quelques années, va devenir l’une des actrices préférées des Français. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Mireille Darc s’intéresse à la chanson dès 1965. Jacques Datin et Maurice Vidalin vont lui concocter quelques belles chansons qui ne resteront toutefois pas gravées dans les mémoires. Par la suite, d’autres auteurs et compositeurs servent la chanteuse: Frédéric Botton, Gilbert Bécaud, Pierre Delanoë, Jean-Jacques Debout, Boris Bergman et, surtout, Serge Gainsbourg. La plupart de ces chansons sont reprises sur un album intitulé « Compartiment 23 » en 1968 qui sera réédité en CD en 1997. En 1975, Mireille Darc connaît un certain succès avec la chanson « Requin chagrin » qu’elle enregistre en duo avec Michel Sardou alors que le titre est en face B du 45 tours « Un accident » de Sardou. Depuis 1975, elle n’a plus enregistré de chansons. Après de nombreux problèmes de santé et des accidents vasculaires répétés, Mireille Darc s’est éteinte le 28 août 2017 à Paris.
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