20 AVRIL

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Richard Anthony a pris le train pour l’au-delà

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

« Que c’est triste un train qui siffle dans la nuit… » et qui pleure celui qui l’a tant chanté ! Richard Anthony est décédé ce lundi 20 avril 2015 à l’âge de 77 ans. L’artiste français aux plus de 50 tubes avait vendu plus de 60 millions de disques et enregistré des centaines de chansons en près de 60 ans. Car, depuis 1958, le chanteur que l’on avait surnommé, à ses débuts, le « Tino Rossi du twist » en raison de son physique un peu rondouillard, était devenu une icône de la chanson francophone. Et ce en ayant, la plupart du temps, enregistré des reprises francophones de succès étrangers.

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Richard Anthony était né sous le nom de Richard Btesh au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. « You are my destiny » de Paul Anka deviendra ainsi « Tu m’étais destinée ». Dans la foulée, Richard Anthony sera, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite : « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que  lui), « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980. Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui sera rapidement guéri. Ce qui lui permettra de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’est éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015. A ce moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan. Vous pouvez écouter cette nouvelle version en CLIQUANT ICI.

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13 JANVIER

 

Elsa Martinelli dans les années 1970

13 janvier 1935 : Naissance, à Grossetto en Toscane, de l’actrice italienne Elsa MARTINELLI. D’abord mannequin remarquée par Kirk Douglas, elle devient ensuite actrice. A la fin des années 1960 et au début des années 1970, Elsa Martinelli enregistre des chansons en français. Il y a « Mon cosmonaute » en 1967, « Le rendez-vous », sur une mélodie brésilienne parolée par Jean-Pierre Lang, ou encore « Allo », un duo avec Robert Hossein.

Après cette parenthèse musicale, Elsa Martinelli se lance dans les affaires et la mode en créant une entreprise de design et de confection en Italie. Elle décède le 8 juillet 2017 à Rome des suites d’une longue maladie.
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Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

13 janvier 1938 : Naissance, au Caire en Egypte, de l’interprète français Richard ANTHONY sous le véritable nom de Richard Btesh. Fils d’un industriel turc, il débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. « You are my destiny » de Paul Anka devient ainsi « Tu m’étais destinée ».

Dans la foulée, Richard Anthony est, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train », « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en est de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony se poursuit avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980. Sa voix reste à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri. Ce qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons: « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’est éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015.
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En 1987

13 janvier 1961 : Naissance du chanteur français Robert FAREL. Après avoir enregistré deux 45-tours (« Mauvaise journée pour les chacals » et « Perdu sous l’Equateur »), il reprend, en 1987, la chanson « Les petits boudins » de Serge Gainsbourg interprétée initialement par Dominique Walter vingt ans plus tôt. La reprise produite par Etienne Daho est un énorme succès mais également le seul de Robert Farel après avoir écrit le texte de la chanson « Duel au soleil » pour Daho. Robert Farel disparaît curieusement de la circulation sans donner de nouvelles après un dernier disque sorti en 1988: « Rue des mauvais garçons ».
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13 janvier 1996 : Décès, à Paris, de l’actrice française Denise GREY à l’âge de 99 ans. Née à Châtillon le 17 septembre 1896, elle débute dans le cinéma muet en 1915 avant de se consacrer au théâtre. Puis elle revient au cinéma, parlant cette fois, dans les années 1930. Elle connaît un grand succès au cinématographique pendant des années. Et, dans la décennie 1980, elle fait son grand retour dans le film « La Boum », où elle incarne Poupette, l’arrière-grand-mère de Vic (Sophie Marceau). En 1986, à l’automne de sa vie, elle surprend encore en enregistrant la chanson « Devenir vieux » qui est un texte émouvant et sensible lu sur un thème musical. Elle meurt en 1996 sans toutefois atteindre les 100 ans.
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25 NOVEMBRE

Léon Zitrone en 1964

25 novembre 1914 : Naissance, à Saint-Pétersbourg en Russie, du journaliste et présentateur de télé français Léon ZITRONE. Arrivé à l’âge de six ans en France, il est un enfant et un adolescent plutôt doué pour les études et les langues. Il obtient ensuite un diplôme à l’École supérieure de journalisme de Paris. En 1953, il rejoint la RTF, la Radiodiffusion-Télévision Française. Et, cinq ans plus tard, il devient présentateur du journal télévisé, une fonction qu’il exerce pendant plus de 20 ans. Mais la popularité de Léon Zitrone est surtout due aux émissions qu’il anime ou coanime comme, par exemple, le célèbre jeu « Intervilles » avec Guy Lux. Avec ce dernier, il enregistre d’ailleurs à cette occasion le « Tango d’Intervilles » qui est plus un dialogue sur fond d’accordéon qu’une véritable chanson.

Pendant les années 1960 et 1970, il commente à plusieurs reprises le Concours Eurovision de la chanson pour les téléspectateurs français. Puis, en 1978, lorsque la soirée est organisée à Paris suite à la victoire française de Marie Myriam en 1977, c’est Léon Zitrone qui assure la présentation en anglais du concours aux côtés de Denise Fabre. A lui tout seul, homme de caractère, Léon Zitrone a incarné la télévision pendant plusieurs décennies aux yeux du grand public français et il a « formé » bon nombre de ses jeunes collègues comme Michel Drucker par exemple. Il meurt le 25 novembre 1995 à 21 heures, le jour de ses 81 ans. Il est inhumé au cimetière de Levallois-Perret.
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Francis Lemarque en 1963

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète Francis LEMARQUE, de son vrai nom Nathan Korb. Il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui deviendra, plus tard, son directeur artistique. Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, il chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ». Ce dernier titre est l’un des premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959). Il compose également un grand nombre de musiques de films dont « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Trenet ou Salvador, Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. Il a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001. Soit un an avant son décès le 20 avril 2002 à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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Armand Mestral dans les années 1950

Armand Mestral dans les années 1950

25 novembre 1917 : Naissance, à Paris, du chanteur français Armand MESTRAL sous le vrai nom d’Armand Zelikson. Son père, d’origine russe, est sculpteur. A la fin de ses études secondaires, Armand se voit bien perpétuer la fibre artistique de son père et il se destine à être peintre. Mais, au même moment, il pratique le chant à l’église Saint-Roch avant d’être choriste à la Gaîté Lyrique. Il s’inscrit à de nombreux concours et l’un de ceux-ci lui donne l’occasion de se faire engager à l’Opéra comique. En 1938, il effectue son service militaire à La Baule où il chante dans un cabaret pour arrondir sa paie de soldat. Ses obligations militaires à peine accomplies, il doit faire face à la guerre qui vient d’éclater. Fait prisonnier en 1940, il parvient à s’évader et revient à Paris où il poursuit ses études artistiques de peinture. Il revient aussi à la Gaîté Lyrique où il chante dans diverses opérettes comme « Le Pays du sourire » de Franz Lehar ou « Chanson gitane » de Maurice Yvain. Il se fait alors remarquer pour son interprétation de « Jalousie » qui met en évidence sa lente et puissante voix de basse. Après la seconde guerre mondiale, Armand Mestral se tourne vers le cinéma où il joue souvent les mauvais garçons. Dans le domaine de la chanson, il enregistre plusieurs disques et ce sont ses versions françaises de « Jézabel » (« Jezebel ») et de « Mississippi » (« Ol’ Man River ») qui figurent parmi ses plus grands succès avec « Le Chant des partisans » ou encore « L’Internationale ». Lorsque la télévision se développe en France, il tourne dans de nombreuses séries comme « Les cinq dernières minutes », « Les Brigades du Tigre » ou encore « Les enquêtes du commissaire Maigret » aux côtés de Jean Richard. Mais il revient régulièrement au cinéma où il joue avec Jacques Brel dans « Mon oncle Benjamin » d’Edouard Molinaro en 1969. Et il apparaît aussi dans les différentes versions du « Grand Pardon » d’Alexandre Arcady dans les années 1980 et 1990. Armand Mestral décède le 17 septembre 2000 à Paris dans le 14e arrondissement où il vivait depuis près de 50 ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse presqu’en face de sa résidence.
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Frédéric Chateau – Photo (c) Bernard Leloup

25 novembre 1963 : Naissance de l’auteur, compositeur et interprète français Frédéric CHATEAU. Il naît dans une famille d’artistes et de musiciens. Très vite, il apprend à jouer de divers instruments et forme un groupe à la sortie de l’adolescence: les Koeur’s. La formation sort quelques 45-tours qui marchent bien comme « Allo Elodie » en 1983 et « Les clefs du paradis » en 1985. Frédéric les interprète comme chanteur du groupe. A la fin des années 1980, les Koeur’s se séparent et Frédéric Chateau tente une carrière solo qui démarre bien avec les disques « Stop Lucie » et « Les liaisons dangereuses ». Mais, au fil du temps, sa position de vedette semble quelque peu l’encombrer et il se fond dans l’ombre d’autres artistes. Depuis 2000, sous le pseudonyme d’Asdorve, il écrit et compose pour un grand nombre de chanteurs francophones comme Patricia Kaas, Faudel, Natasha St-Pier, Anggun, Florent Pagny ou Pascal Obispo et, aussi pour certaines comédies musicales comme « Les dix commandements » par exemple. En 2004, il est aussi le guitariste d’Obispo sur sa tournée intitulée « Fan » et, en 2007, il réalise sa tournée « Les fleurs du bien ». En 2013, il travaille sur la comédie musicale « Robin des bois » comme co-réalisateur et il compose, notamment, « Le jour qui se rêve » interprété par M.Pokora.
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25 novembre 1995 : Décès, à Paris, du journaliste et présentateur de télévision français Léon ZITRONE le jour de ses 81 ans. Pour plus d’infos voir article ci-dessus : 25 novembre 1914.
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25 JUILLET

Le coffret intégrale d’Yvonne Printemps 1919-1954

25 juillet 1894 : Naissance, à Ermont, de la chanteuse, soprano lyrique, et comédienne française Yvonne PRINTEMPS, de son vrai nom Yvonne Wigniolle. A onze ans, elle est remarquée pour devenir « Mademoiselle Printemps » aux Folies Bergère à Paris. Elle joue ainsi durant quelques années dans des revues aux titres évocateurs comme « Nue Cocotte » ou « Ah les beaux nichons » aux côtés de Maurice Chevalier. Elle épouse Sacha Guitry en 1919. Elle se met à chanter un peu par hasard et de manière très improvisée grâce à lui dans sa pièce « Jean de La Fontaine ». En 1934, elle rencontre le comédien français Pierre Fresnay avec qui elle vit jusqu’à la mort de ce dernier.

Yvonne Printemps décède à Neuilly-sur-Seine le 18 janvier 1977. Elle est inhumée aux côtés de Pierre Fresnay dans le cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine. L’intégrale des enregistrements d’Yvonne Printemps réalisés entre 1919 et 1954 est sorti en 2012 chez Marianne Mélodie. On y retrouve des évocations, des pots pourris, des présentations d’émissions de TSF, des extraits de pièces mais aussi des chansons et des airs d’opérettes.

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Pierre Louki en 1960 – Photo (c) André Nisak

25 juillet 1920 : Naissance, à Brienon-sur-Armançon, de l’auteur-compositeur-interprète français Pierre LOUKI, de son vrai nom Pierre Varenne. Il a 20 ans lorsqu’éclate la seconde guerre mondiale pendant laquelle il prend le maquis. Horloger de formation, il s’intéresse au théâtre qu’il pratique à Auxerre. Lorsqu’il s’installe à Paris au début des années 1950, c’est d’ailleurs comme horloger mais aussi comme comédien. Il joue ainsi dans de nombreuses pièces mais, en même temps, il commence à écrire des chansons. En 1954, il compose et écrit « La Môme aux boutons » qui, chantée par Lucette Raillat, est un véritable succès. Par la suite, il commence à interpréter lui-même quelques-unes de ses chansons dont, en 1967, la pacifiste « Cimetières militaires » ou encore, en 1972, « Sur l’arbre mort ».

Au final, Pierre Louki a écrit quelque 200 chansons durant sa vie. Certaines de celles-ci furent interprétées par des artistes comme Juliette Gréco, les Frères Jacques, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Isabelle Aubret, Jean Ferrat ou Annie Cordy par exemple. Dans les années 1950, il se lie d’amitié avec Georges Brassens qui lui compose quelques mélodies. Serge Gainsbourg lui procure aussi quelques musiques sur lesquelles il appose des textes comme « La main du masseur » en 1976. Pierre Louki décède le 21 décembre 2006. Il est inhumé à Brienon-sur-Armançon.
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Jean Carmet – Pochette du 45t de 1966

25 juillet 1920 : Naissance de l’acteur français Jean CARMET. Au mileu de ses intenses activités cinématographiques, Jean Carmet enregistre quelques 45 tours dont un conte de Noël et des sketches. Mais, en 1966, il se pique au jeu de la chanson et sort un disque composé de cinq chansons: « Une belle carrière », « Lydia », « Le joyeux Bébert », « La cage » et « Ça se coince ». Jean Carmet est décédé le 20 avril 1994.
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25 juillet 1966 : Naissance, à Portneuf au Québec, de l’auteure, compositrice et interprète canadienne Lynda LEMAY. Elle suit des études littéraires et se sert de son talent pour écrire des chansons qui lui permettent d’obtenir un prix au Festival de Granby au Québec en 1989. Encouragée par cette récompense, Lynda enregistre un premier album, « Nos rêves », en 1990. Ce disque et le suivant qui sort en 1994 ne sont d’abord commercialisés qu’au Canada. En 1996, la chanteuse débarque en France et se distingue au Tremplin de la chanson des Hauts-de-Seine en remportant le prix du public et le prix spécial. Elle participe ensuite, en Suisse, au festival de jazz de Montreux où Charles Aznavour la remarque, l’apprécie et décide de l’aider à conquérir le public européen. Du coup, le troisième album de Lynda Lemay, qui porte simplement son nom, est enregistré en France où elle se fait très vite connaître par la chanson « La visite ». Elle obtient un grand succès grâce à des titres bien écrits de manière humoristique ou, parfois, plus grave. Son répertoire s’enrichit au fil du temps de chansons qui dépeignent les travers de la vie quotidienne et de la société mais qui s’attardent aussi sur la famille et ses émotions. Ses albums suivants cartonnent en France et, en 2003, elle reçoit une Victoire de la Musique. Au début de l’année 2005, l’artiste présente et met en scène en France l’opéra-folk qu’elle a écrit complètement et qui a pour titre « Un éternel hiver ». L’album personnel suivant de Lynda Lemay, « Ma signature », est certifié disque de platine en France en 2007. Il précède d’un an et demi son onzième opus ayant pour titre « Allo c’est moi ». Depuis la fin des années 1990, Lynda Lemay n’a jamais cessé de se produire sur les scènes de la Francophonie européenne: aussi bien à l’Olympia de Paris qu’au festival « ‘Alors Chante » de Montauban ou au Théâtre Royal de Namur (Belgique). En 2011, l’artiste québécoise commercialise une compilation avec ses chansons les plus connues et quelques inédites. Lynda Lemay sort un album de chansons originales à l’automne 2013: « Feutres et pastels ». Elle est ensuite sur la scène de l’Olympia de Paris du 9 au 11 juin 2014. Deux ans plus tard, en septembre 2016, un nouvel opus est commercialisé sous le titre « Décibels et des silences ». Et le 2 octobre de la même année, elle chante pour la 60e fois à l’olympia de Paris, ce qui est alors le record pour un artiste non-français.
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TETE – Pochette album 2013

25 juillet 1975 : Naissance, à Dakar au Sénégal, du chanteur TETE d’une mère antillaise et d’un père sénégalais. A l’âge de deux ans, il emménage avec ses parents en France, à Bordeaux. Il y reste trois ans avant de partir pour Saint-Dizier dans l’est du pays. C’est là qu’il passe la majeure partie de son enfance. Sa mère lui fait découvrir la musique qu’elle aime: le jazz et les Beatles. A neuf ans, il s’inscrit à des cours de solfège et de violon. Plus tard, il apprend aussi la guitare qui est l’instrument qui va lui permettre de réaliser ses premières compositions musicales. Celles-ci sont influencées par une majorité d’artistes anglo-saxons comme Dylan, Kravitz ou Queen. A 18 ans, il décide de suivre des études universitaires scientifiques à Nancy mais, en parallèle, il continue à faire de la musique. Il s’inscrit à des cours de chant et commence à interpréter ses compositions à diverses occasions dans la région lorraine. Sorti des études avec son diplôme en main, il se met à jouer partout où c’est possible. Et c’est la guitare qu’il affectionne particulièrement au point de présenter des concerts avec cet instrument. En 1999, remarqué par un producteur, il sort un disque instrumental. A partir de l’an 2000, Tété est remarqué par la firme de disques Epic qui commercialise, en novembre, un premier album de chansons intitulé « Préambule ». Il commence aussi à prester de nombreux concerts en première partie ou aux côtés de Louise Attaque ou M par exemple. Il se produit aussi au Québec où il est de plus en plus apprécié. Les albums se succèdent alors à un rythme plutôt lent: « A la faveur de l’automne » en 2003, « Le Sacre des lemmings et Autres Contes de la lisière » en 2006 et « Le premier clair de l’aube » en 2010. La même année, Tété enregistre une chanson en duo avec Joyce Jonathan: « Sur Mes Gardes ». Et puis, début 2013, il sort un album très remarqué : « Nus là-bas ». Deux ans plus tard, Tété fait partie des artistes qui rendent hommage à Jacques Dutronc sur le disque « Joyeux anniversaire M’sieur Dutronc »: il y interprète « Merde in France ». En octobre 2016, l’album suivant de Tété a pour titre « Les Chroniques de Pierrot Lunaire ».
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28 MAI

28 mai 1948 : Naissance, à Ixelles (Bruxelles), de l’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT. De son vrai nom Pierre Raepsaet, l’artiste naît d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Après avoir joué dans différents groupes comme Tenderfood Kids et Gengis Khan, il se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites en anglais et en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions. Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chante plus dans la langue de Shakespeare.

En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson en 1977. En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième pour la Belgique: « Judy & Cie ». Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (or compilations et live) et ceux-ci ne se vendront pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Cela confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. La preuve de cet acharnement réside notamment dans le grand nombre de maisons de disques qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981). Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30 000 exemplaires sont vendus en quelques semaines. En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujet tabou ». Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il est, cette fois, disponible dans les bacs des disquaires. En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), Pierre Rapsat donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante sont jalonnées de succès qui ne dépassent toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré pour un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001. Il nourrit alors le projet de se produire aux Francofolies de Spa, dont il fut l’un des créateurs en 1992, en juillet 2001 mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Les funérailles du chanteur ont lieu à Heusy, sur les hauteurs de Verviers, en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier). Et ces deux artistes talentueux sont décédés à quelques jours d’intervalle.
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Jean-Marc Thibault en 2004

28 mai 2017 : Décès, à Marseille, du réalisateur, acteur, scénariste et chanteur français Jean-Marc THIBAULT. Né le 24 août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux, il rejoint, après des études plutôt calmement menées, le cours Simon à Paris dans l’espoir de s’orienter vers le théâtre et la comédie. Mais sa première activité artistique va plutôt se dérouler dans le cadre des bals musettes qu’il anime en poussant la chansonnette. Par la suite, il joue aussi des sketches dans les cabarets parisiens. En 1944, il a l’occasion de faire ses premiers pas au cinéma dans « Premier de cordée », film réalisé par Louis Daquin. Après la seconde guerre mondiale, il rencontre Roger Pierre avec qui il crée un duo qui va faire rire la France pendant des décennies sur scène et à la télévision. Mais il n’abandonne pas pour autant le cinéma et le théâtre. En 1956, il enregistre une chanson qui va être très populaire: « A Joinville-le-Pont ». Entre 1985 et 1993, il devient la vedette populaire de la série télé française « Maguy » où il apparaît aux côtés de Rosy Varte. En 1991, il revient à ses premières amours: la chanson populaire et le bal musette avec le disque « Le printemps des valses et des javas ». Ensuite, il enregistre aussi l’album « Des chansons plein le coeur » où il interprète des standards du genre: « Le p’tit bal du samedi soir », « Sombreros et mantilles » et des pots pourris divers. Et, de la même manière, Jean-Marc Thibault réitère l’expérience en 2004 avec, cette fois, l’album « Chantez » où l’on trouve, entre autres, « La java », « En revenant de la r’vue », « Ça s’est passé un dimanche », « Quand on s’promène au bord de l’eau », « Ça fait d’excellents français », « Lily Marlène », « Le chant des partisans », « Fleur de paris » ou « La plus bath des javas ».

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20 AVRIL

En 1966

En 1966

20 avril 1994 : Décès de l’acteur français Jean CARMET né le 25 juillet 1920. Au mileu de ses intenses activités cinématographiques, Jean Carmet enregistre quelques 45 tours dont un conte de Noël et des sketches. Mais, en 1966, il se pique au jeu de la chanson et sort un disque composé de cinq chansons: « Une belle carrière », « Lydia », « Le joyeux Bébert », « La cage » et « Ça se coince ». Et puis, il y a cette archive vidéo où Jean Carmet récite « Le bistrot » de Georges Brassens: un vrai slam bien avant l’heure de Grand Corps Malade, Abd-al-Malik et consorts.

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Francis Lemarque en 1963

Francis Lemarque en 1963

20 avril 2002 : Décès, à son domicile de La Varenne-Saint-Hilaire, de l’auteur-compositeur-interprète français Francis LEMARQUE à l’âge de 84 ans. Né sous le vrai nom de Nathan Korb le 25 novembre 1917 à Paris, rue de Lappe, il est élevé entre une mère lituanienne et un père juif polonais. A onze ans, il est engagé pour travailler en usine. En 1933, son père meurt de la tuberculose. Et, en 1934, avec son frère, il rejoint le groupe Mars, une troupe de théâtre ouvrier. Le hasard des rencontres leur permet de côtoyer le poète et romancier Louis Aragon qui leur conseille de fonder un duo. Ils le baptisent les Frères Marc et se produisent dans les usines en 1936 à l’époque du Front Populaire en France. La guerre approche, le frère de Francis est appelé sous les drapeaux et le duo cesse ses activités. Au début des hostilités, Francis Lemarque décide de s’installer en zone libre à Marseille. Il y rencontre Jacques Canetti qui devient, plus tard, son directeur artistique. Au cours d’une tournée en Afrique du Nord, il chante avec Django Reinhardt qui l’accompagne à la guitare. Puis il rejoint le maquis en France où il apprend que sa mère, déportée en Allemagne, est morte à Auschwitz. A la libération, Francis Lemarque se retrouve à Saint-Germain-des-Prés où il chante dans les cabarets. En 1946, il découvre Yves Montand sur scène et il est émerveillé. Désormais, il n’a plus qu’une idée: écrire des chansons pour lui. Jacques Prévert, l’auteur et poète, lui propose de faire sa connaissance et de lui faire écouter ses morceaux. Montand est immédiatement emballé et enregistre notamment « Bal petit bal » et « A Paris ». Ce sont les premiers succès d’une longue liste pour Lemarque qui va enregistrer, lui aussi, quantité de chansons: « Le petit cordonnier » (1953), « Marjolaine » (1957) ou « Le temps du muguet » (1959).

Il compose aussi un grand nombre de musiques de films comme « Playtime » (de Jacques Tati en 1967). Comme Trenet ou Salvador, Lemarque a vécu une très longue carrière avec des hauts et des bas. Il a beaucoup chanté et écrit le Paris populaire des chansons de la rue. Il a reçu divers prix et distinctions tout au long de sa carrière dont trois fois le Grand Prix de l’Académie Charles Cros: en 1951, 1973 et 1989. Et, à plus de 80 ans, il est toujours resté connecté avec son époque. A la fin de sa vie, il écrit ainsi ses chansons sur ordinateur. Sa dernière apparition sur scène remonte au mois de janvier 2001, soit un an avant son décès. Il est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise où il est le voisin d’Yves Montand et Simone Signoret.
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Pierre Rapsat en 2000

20 avril 2002 : Décès, à Verviers, de l’auteur, compositeur et interprète belge Pierre RAPSAT des suites d’un cancer. De son vrai nom Pierre Raepsaet, il naît à Ixelles (Bruxelles) le 28 mai 1948 d’un père belge néerlandophone et d’une mère d’origine espagnole. Alors qu’il est âgé de dix ans, ses parents s’installent à Verviers. Après avoir joué dans différents groupes comme Tenderfood Kids et Gengis Khan, il se lance dans une carrière solo en 1973. Ses chansons sont tout d’abord écrites tantôt en anglais tantôt en français et ses deux premiers albums, « New York » et « Musicolor », bénéficient des deux versions. Mais, au fil du temps, son succès va petit à petit l’orienter vers les pays de la francophonie et il ne chantera plus dans la langue de Shakespeare. En 1974, Pierre Rapsat coécrit avec la chanteuse française Jeanne-Marie Sens, qui va l’interpréter, « L’enfant du 92e ». Pierre enregistre aussi cette chanson trois ans plus tard. En 1976, il participe au concours Eurovision de la Chanson avec une ballade qui se classe sixième: « Judy & Cie ». Dans une veine musicale similaire, il connaît un beau succès avec « Si on s’en allait » durant l’été de la même année. Par la suite, Pierre Rapsat va enregistrer quelque quinze albums originaux (or compilations et live) et ceux-ci ne se vendent pour ainsi dire qu’en Belgique francophone. Ce qui confère à l’artiste aujourd’hui disparu un statut très particulier: celui de vedette francophone belge à part entière. Ce ne sont pourtant pas les essais de carrière internationale qui ont manqué à Pierre Rapsat. Et la preuve de cet acharnement tient, notamment, dans le grand nombre de labels qui lui ont donné sa chance: Warner (WEA), RCA (Inelco), Milan, CBS (Epic), Trema, Team 4 Action, Viva Disc et Universal. Entre 1977 et 1981, il enregistre cinq albums qui le propulsent comme le chanteur rock belge francophone le plus en vue: « Je suis moi » (1977), « Gémeaux » (1978), « 1980 » (1979), « Donner tout son coeur » (1980) et « Un coup de rouge, un coup de blues » (1981). Mais le tout gros succès va survenir avec la sortie, en 1982, de l’album « Lâchez les fauves » et la chanson « Passagers de la nuit ». 30 000 exemplaires sont vendus en quelques semaines. En juillet 1984, Pierre est invité comme découverte au Festival d’été de Québec. Cela permet à son album « Lâchez les fauves » d’être présent sur les ondes canadiennes avec la chanson « Sujet tabou ». Mais, malgré la médiatisation, le public éprouve des difficultés à trouver ses disques sur le continent américain. A l’automne de cette année-là, l’album « Ligne claire » sort en Belgique et les « tubes » fusent: « Illusions », « Elle m’appelle », « Animal » et « Joan joue aux dominos ». L’opus bénéficie d’une promotion au Québec et il sera cette fois disponible dans les bacs des disquaires. En 1986, conséquence de son succès discographique et de la sortie de l’album suivant (« J’aime ça »), il donne son premier concert dans la salle de Forest National à Bruxelles: une première pour un artiste belge francophone. La fin des années 1980 et la décennie suivante vont être jalonnées de succès qui ne dépasseront toutefois jamais les frontières de la Belgique: « Soleil noir », « J’ouvre les yeux », « Où tu veux quand tu veux », « Comme un brasero », « Aurore », « Goodbye Mr Fender », « Blue note dans l’univers », « A l’envers c’est l’endroit », « J’attends le soleil », « Pile ou face », « Si les femmes », etc. Au 21e siècle, le nouvel album de Pierre Rapsat, « Dazibao » (2001) (avec « Ensemble » et « Tous les rêves sont en nous »), est très bien accueilli en Belgique mais aussi, enfin, en France. La firme Universal est intéressée par la distribution et une tournée est prévue. Mais Pierre est déjà rongé par la maladie. Tout en étant soigné et hospitalisé à plusieurs reprises, il trouve le courage de monter encore sur la scène du Cirque Royal à Bruxelles pour ce qui sera son ultime concert enregistré sur un DVD, finalement posthume, le 28 avril 2001. Il nourrit alors le projet de se produire aux Francofolies de Spa, dont il fut l’un des créateurs en 1992. Le concert est prévu pour juillet 2001 mais il doit déclarer forfait. Le 20 avril 2002, le cancer du foie sort vainqueur du combat inégal. Ses funérailles ont lieu à Heusy sur les hauteurs de Verviers en présence de tout le milieu artistique musical belge francophone. Peu après son décès, le Prix Québec/Wallonie-Bruxelles, créé en 1984 pour aider alternativement chaque année un artiste québécois et un artiste belge francophone, est rebaptisé prix Rapsat-Lelièvre. Pierre Rapsat et le Québécois Sylvain Lelièvre avaient reçu chacun le prix (Rapsat reçut même le tout premier) et ils sont tous deux décédés à quelques jours d’intervalle.
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Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

Richard Anthony en 1983 (c) Jean Eckian

20 avril 2015 : Décès, à Pegomas (F – Alpes-Maritimes), du chanteur français Richard ANTHONY. Né sous le nom de Richard Btesh au Caire, en Egypte, le 13 janvier 1938, ce fils d’industriel turc débarque en France au début des années 1950 après un détour par l’Egypte, l’Argentine et l’Angleterre. Ses parents poursuivent leur voyage en Italie mais Richard reste en France où il découvre la musique après des études de droit vite oubliées. Il pense alors que bien des chansons anglo-saxonnes ne sont pas connues en France et il décide de les interpréter en français. « You are my destiny » de Paul Anka deviendra ainsi « Tu m’étais destinée ». Dans la foulée, Richard Anthony est, avec Danyel Gérard et Henri Salvador, l’un des premiers chanteurs à faire découvrir le rock au public français. Ses succès vont se multiplier ensuite: « Nouvelle vague », « J’entends siffler le train » (que Hugues Aufray interprète en même temps que lui), « Ecoute dans le vent », « La terre promise » ou encore « Aranjuez mon amour ». Toutes ses chansons sont des reprises. Il en sera de même pour « Amoureux de ma femme » en 1974, une chanson dont la version originale est italienne. La carrière de Richard Anthony va se poursuivre avec d’autres « tubes » comme « J’irai » (en 1978) et d’autres adaptations dans les années 1980. Sa voix restera à jamais l’une des plus belles de la chanson francophone. Après des années de silence, de galère, de vaches maigres et de problèmes d’alcool, Richard Anthony fait un retour étonnant en 2005 avec la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». En août 2010, on lui décèle un cancer du colon qui est rapidement guéri et qui lui permet de reprendre le chemin des salles de spectacle avec 40 kilos de moins. En 2014, il retrouve aussi les studios pour enregistrer deux chansons qui se trouvent sur un CD-single en vente sur sa boutique internet désormais inaccessible. Il s’agit de « I’ve got you under my skin » et une nouvelle version de « Un instant de bonheur ». Richard Anthony s’éteint à Pegomas (F – Alpes-Maritimes) le 20 avril 2015. Au même moment, au Québec, la chanson « J’entends siffler le train » connaît un nouveau succès grâce à son interprétation country réalisée en duo par Isabelle Boulay avec le vainqueur du télé-crochet « La voix »: Yoan. Vous pouvez la visionner et l’écouter ci-dessous.

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