HIGELIN Jacques

Jacques Higelin – Album 2013

L’auteur-compositeur-interprète et comédien français Jacques HIGELIN naît le 18 octobre 1940 à Brou-sur-Chantereine. Sa mère est Belge et son père, Alsacien, est cheminot et passionné de musique. C’est comme ça qu’il initie ses deux fils, Paul et Jacques, à certaines formes de musique. A l’école de Chelles où il suit ses premiers cours, Jacques se débrouille toujours pour chanter. Et, dès l’âge de quatorze ans, il se produit devant le célèbre découvreur de talents Jacques Canetti au cours d’une audition au théâtre parisien des Trois Baudets. Il y interprète notamment des morceaux de son idole Charles Trenet. Par la suite, il se fait embaucher dans la troupe de la comédie musicale « La Nouvelle Orléans » où il joue aux côtés du musicien Sidney Bechet. Il désire alors devenir comédien et, à seize ans, il s’inscrit au fameux cours Simon. En 1959, il obtient un rôle dans le film « Le bonheur est pour demain » d’Henri Fabiani. Sur le tournage, il rencontre Henri Crolla qui est l’accompagnateur et ami d’Yves Montand et qui est alors une sommité dans le monde de la chanson française. Ce dernier pense qu’Higelin devrait se consacrer un peu plus à la chanson, discipline artistique pour laquelle il semble posséder de bonnes aptitudes. Jacques va habiter plusieurs mois chez Crolla qui va être d’une influence déterminante dans sa carrière débutante. Il part ensuite effectuer son service militaire en Allemagne puis en Algérie. A son retour, il tourne à nouveau dans quelques films et rencontre l’auteur Pierre Barouh qui vient de créer le label discographique Saravah et qui l’encourage à revenir à la chanson. Dans ce cadre, Jacques effectue de nombreuses rencontres dont celles de Georges Moustaki, Brigitte Fontaine et Elisabeth Wiener avec qui il enregistre alors une série de duos. En 1965, en compagnie de Brigitte Fontaine, il enregistre un premier album contenant les « Chansons d’avant le déluge ».

Puis c’est avec Areski qu’il enregistre un autre 33 tours en 1969.

Cinq ans plus tard, il s’oriente clairement vers le rock et sort les albums « BBH 75 » et « Irradié ».

En 1976, le disque « Alertez les bébés ! » reçoit le prix de l’Académie Charles-Cros et son interprète devient un rocker français populaire.

Sur scène, il se distingue des autres chanteurs par ses prestations qui se caractérisent par une grande interactivité avec le public. En 1977, il participe au Printemps de Bourges où se produit aussi Charles Trenet.

A partir de 1978, grâce à des titres comme « Champagne » et « Pars », Jacques Higelin se retrouve dans les hit-parade et les meilleures ventes de disques francophones.

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En 1984, l’artiste est à l’affiche des premières Francofolies de La Rochelle. Il est catalogué parmi les chanteurs de gauche qui soutiennent diverses causes humanitaires en signant des pétitions et en organisant des concerts. En 1988, dans le cadre des Francofolies de La Rochelle, il participe à la fête à Léo Ferré. La même année il récolte un grand succès avec sa chanson « Tombé du ciel », référence évidente à l’univers de Charles Trenet.

Dans les années 1990, il est toujours présent sur scène mais il éprouve des difficultés à commercialiser ses disques. En 2003, il participe à l’album d’hommage rendu à Léo Ferré qui est enregistré dix ans après la mort de l’homme à la crinière blanche. Il y chante « Jolie Môme ».

En 2004 et 2005, il se produit sur les scènes de la francophonie avec le spectacle « Higelin enchante Trenet ».

En 2006, il revient à son répertoire personnel et l’album « Amor Doloroso » est en vente dès novembre.

Il mutiplie alors les participations sur des disques engagés et des hommages. Puis, au début 2010, il sort un album très médiatisé: « Coup de foudre ».

A l’approche de ses 70 ans, il revient sur la grande scène des Francofolies de La Rochelle puis, le jour de son anniversaire, le 18 octobre, il se produit au Zénith de Paris entouré de son fils Arthur H et de sa fille Izia. Le 1er avril 2013, il commercialise un nouvel opus entièrement confectionné par lui-même où il a convié la comédienne Sandrine Bonnaire et la violoncelliste virtuose Sonia Wieder-Atherton.

L’ouvrage reçoit un accueil enthousiaste de la presse spécialisée et, aussi, un disque d’or. Avec les chansons de cet album « Beau repaire » et des succès plus anciens, Higelin fait un triomphe au Casino de Paris pendant deux soirs de juin. En 2016, alors âgé de 75 ans, Jacques Higelin commercialise l’album intitulé logiquement « Higelin 75 ».

Après que l’artiste ait connu quelques soucis de santé présentés comme « mineurs », sa famille annonce son décès à l’âge de 77 ans le 6 avril 2018. Ses obsèques ont lieu le 12 avril 2018 avec un hommage au Cirque d’Hiver en présence de ses proches et de personnalités. Il est ensuite inhumé au cimetière du Père-Lachaise (20e division).

 

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BERLINER Gérard

Pochette du CD de Berliner « De toi à moi » sorti en 1990. Photo (c) Tony Frank.

L’auteur-compositeur-interprète français Gérard BERLINER naît le 5 janvier 1956 à Paris sous l’identité de Raymond Berliner. Il est à peine âgé de treize ans lorsque, déjà attiré par des activités artistiques, il décroche des petits rôles au cinéma et au théâtre. Et, comme il veut en faire un métier, il s’inscrit ensuite aux cours d’art dramatique de Claude Viriot et quitte sa famille à quinze ans pour vivre avec la secrétaire d’une firme discographique. Passionné de musique et de chanson, il tient une échoppe de disques au marché aux puces avant de pouvoir enregistrer une première chanson en 1974 : « Pour toi je veux vivre ».

Cela lui permet d’être à l’affiche des concerts gratuits de la tournée d’été de la radio périphérique française Europe 1 en première partie des Martin Circus et de Georgette Plana. Engagé comme figurant pour des émissions télévisées françaises comme celles produites à l’époque par Maritie et Gilbert Carpentier, il effectue de nombreuses rencontres. Il assure ainsi la première partie des concerts de Marie-Paule Belle à l’Olympia de Paris en 1977 et, en 1978, il est remarqué par Serge Lama qui lui demande d’assurer les levers de rideaux de ses spectacles. Il poursuit alors sa carrière artistique en travaillant pour les autres : il compose et réalise ainsi un 45 tours pour l’actrice et chanteuse française Babeth, « Bébé Reggae », en 1981.

La même année, il fait la connaissance du parolier Frank Thomas avec qui il écrit la chanson « Louise » qui devient l’un des « tubes » de l’été 1982 avec 1,5 million de disques vendus. Gérard Berliner est alors invité de l’émission télévisée Champs-Élysées de Michel Drucker.

Puis, en octobre 1983, il est au programme de l’Espace Cardin à Paris où il assure la première partie des concerts de Juliette Gréco durant un mois. Il éprouve ensuite bien des difficultés à rester populaire malgré des chansons comme « Voleur de mamans » entre autres.

L’artiste enregistre cependant quelques albums (« Je porte ma vie » en 1983, « La mémoire profane » en 1984) et ses chansons font l’objet de quelques compilations. Gérard Berliner alterne alors des prestations dans des séries télévisées et des concerts dans des salles parisiennes comme Le Sentier des Halles ou le Casino. Et il faut attendre les années 1990 pour qu’il enregistre d’autres albums comme « De toi à moi » en 1990. Un album qui lui permet d’être l’invité d’honneur d’un podium d’été réalisé par la radio publique belge RTBF à Butgenbach le mercredi 8 août 1990.

Suivent alors les opus « Le Vertige des fleurs » produit par Charles Aznavour en 1992, « Chien de voyou » en 1994 et « Heureux » en 1997. Pour le 14 juillet 2002, date du bicentenaire de la naissance du poète-écrivain des « Misérables », il est celui qui a écrit le spectacle « Hugo illumine Paris » sur les conseils du célèbre l’historien et académicien Alain Decaux. Il lui vient alors l’idée de monter un spectacle mêlant chanson et théâtre : « Mon alter Hugo », évocation personnelle de la vie de Victor Hugo qu’il présente durant plusieurs saisons à Paris.

On le revoit à l’occasion de certaines émissions télévisées et ses spectacles attirent toujours autant de spectateurs. En 2006, il est nommé aux « Molières » dans la catégorie « Molière du spectacle musical » pour « Mon alter Hugo ». Le spectacle va tourner de plus en plus et être, notamment, proposé au Festival d’Avignon en 2008.

Il tourne également avec un spectacle en hommage à Serge Reggiani qui sera présenté au festival off d’Avignon en 2009.

Mais, de manière inopinée, Gérard Berliner décède à l’hôpital Necker de Paris le 13 octobre 2010 d’une crise cardiaque à l’age de 54 ans. Sa dépouille est inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, division 44. Gérard Berliner y repose auprès de ses parents et de son demi-frère, Bruno Berliner, membre du célèbre gang des postiches et abattu le 14 janvier 1986 au cours d’une fusillade avec des policiers à la suite d’un braquage.

 

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CHRISTOPHE

Christophe en 2017

Né à à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne, le 13 octobre 1945 sous le nom de Daniel Bevilacqua, CHRISTOPHE est le fils d’un entrepreneur en maçonnerie italien et d’une mère couturière. Encore enfant, il se découvre une passion pour la chanson en appréciant particulièrement Edith Piaf et Gilbert Bécaud. Quelques années plus tard, il se tourne vers le blues et la musique de John Lee Hooker. Il préfère clairement la musique à l’école qui ne retient pas vraiment ses faveurs. A quinze ans, comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, c’est vers Elvis Presley et le rock américain que ses goûts musicaux bifurquent. Même si Georges Brassens n’est pas absent de son paysage. Son avenir n’étant pas lié à des études précises, il se décide à apprendre ce qu’il aime: la musique. Et il commence par prendre des cours de guitare et à jouer de l’harmonica. Comme plein d’autres gars de sa génération, il monte alors un groupe de rock en 1961: « Danny Baby et les Hooligans ». La formation se produit au cours d’événements locaux et n’enregistre pas de disque. Il faut dire que le chanteur doit bientôt effectuer ses obligations militaires et l’expérience ne va pas plus loin. Après son séjour sous les drapeaux, Daniel décide de se lancer dans une carrière de chanteur soliste. Sous le pseudonyme de Christophe, il enregistre un premier 45-tours, « Reviens Sophie », qui ne connaît qu’un succès d’estime en 1964.

La chanson est inspirée du blues américain et ne correspond pas à l’attente du public. Christophe va le comprendre et écrire alors une mélodie plus douce et sirupeuse qui va totalement dépasser ses espoirs de succès. En 1965, « Aline » se vend à plus d’un million d’exemplaires.

Dans la foulée de ce premier « tube », Christophe s’installe dans les hit-parade de ventes avec d’autres titres comme « Les marionnettes » et « Excusez-moi monsieur le professeur ». L’argent de ses premiers cachets lui permet de s’adonner à la passion des voitures rapides et, aussi, de participer à une course en tant que pilote. Au cours d’une tournée de concerts commune, il découvre la chanteuse Michèle Torr qui met au monde leur fils Romain en 1967. Un fils qu’il ne reconnaîtra jamais mais qu’il finira par voir assez régulièrement à la fin de sa vie. La fin des années 1960 est plus difficile pour le chanteur qui voit son succès s’amoindrir.

Avec l’aide du producteur Francis Dreyfus, il connaît un nouveau départ en 1972 et retrouve les premières marches des charts avec des chansons comme « Oh mon amour » et « Main dans la main » (en 1972 et non en 1983 comme indiqué par erreur dans la vidéo ci-dessous).

Alors qu’il enregistre des nouveaux titres, il prête ses talents d’harmoniciste à un jeune artiste qui interprète « Kiss Me » dans le studio d’à côté: C. Jérôme.

La décennie sera ensuite jalonnée de « tubes » monumentaux pour Christophe: « Belle » (1973), « Les paradis perdus » (1974), « Les mots bleus » (1975), « Senorita » (1975), « Petite fille du soleil » (1975), « Merci John d’être venu » (1976), « Daisy » (1976) et « La Dolce Vita » (1977).

Depuis 1966, Christophe n’a alors plus le droit de vendre un disque ni toucher un centime de la chanson « Aline ». C’est que cette oeuvre fait l’objet d’une procédure judiciaire depuis le procès que lui a intenté le chanteur Jacky Moulière pour avoir plagié sa chanson « La Romance » commercialisée en 1963, soit deux ans avant « Aline ». Christophe gagne le procès en appel en 1978 et, dès 1979, il ressort la chanson qui n’était plus disponible en 45 tours depuis plus de dix ans. 3.500.000 exemplaires du disque se vendent en quelques semaines. En écoutant « La romance » de Jacky Moulière, ci-dessous, vous pouvez vous faire un avis plus précis.

En 1983, il connaît à nouveau un énorme succès discographique avec la chanson d’été « Succès fou ».

La même année, il commercialise « Clichés d’amour », un opus où il reprend, en français, des standards américains comme « Ebb tide », « White christmas » ou « Besame mucho » accompagné par un big band. En 1984, Christophe connaît encore un beau succès avec « Ne raccroche pas ».

Puis, il se fait oublier pendant une dizaine d’années au cours desquelles ses enregistrements sont rares (« Chiqué chiqué » en 1988).

Il faut ainsi attendre 1996 pour voir l’artiste sortir un nouvel album très personnel jusque dans le titre: « Bevilacqua ». Branché sur la musique techno et électro de cette époque, il propose un opus où les chansons ont été travaillées en laboratoire sonique. Les morceaux sont résolument contemporains et étranges mais ne trouvent pas leur public et encore moins celui du Christophe des années 1970.

Le disque suivant est commercialisé en 2001 et a pour titre « Comme si la terre penchait ». Sans être un véritable succès de vente, l’album permet à Christophe d’envisager un retour sur scène à l’Olympia de Paris. Il y présente un spectacle superbe à la fois théâtral et chorégraphique qui ravit un public nombreux. Un CD et un DVD de ce concert sont mis en vente et connaîssent une belle notoriété.

Dans la foulée, le chanteur entame une tournée de concerts qui passe, notamment, par les Francofolies de Spa en Belgique. En 2008, il défraie la chronique en sortant l’album « Aimer ce que nous sommes » pour lequel il obtient une excellente promotion médiatique et qui se vend très bien.

Quelques mois plus tard, il enregistre avec son vieil ami Salvatore Adamo un duo intitulé « Jours de lumière » où transparaissent toutes les affinités vocales de leurs origines italiennes.

En 2011, Christophe participe à l’album de reprises de Bashung intitulé « Tels Alain Bashung » en interprétant « Alcaline ».

Deux ans plus tard, l’artiste commercialise un album de chansons inédites: « Paradis retrouvé ».

Ensuite, il réalise une tournée de concerts acoustiques où il s’accompagne seul au piano. Au cours de cet « Intime Tour » il présente mélodies et succès dans des versions nouvelles et dépouillées qui se retrouvent, au printemps 2014 sur l’album live « Intime ».

En avril 2016, Christophe livre son treizième album studio qui a pour titre « Les Vestiges du chaos ». L’opus salue le retour de Jean-Michel Jarre comme auteur de certains textes. Et, pour la rentrée qui suit, Christophe part en tournée dans de nombreux pays francophones.

En 2019, l’artiste commercialise deux albums intitulés « Christophe, etc. » où il réinterprète, dans des versions très personnelles et contemporaines, ses grands succès avec des artistes comme Pascal Obispo, Julien Doré, Etienne Daho, Eddy Mitchell ou Laetitia Casta.

Le 26 mars 2020, en pleine crise sanitaire due au coronavirus Covid-19, le chanteur est hospitalisé en soins intensifs à Paris pour une insuffisance respiratoire. Le 10 avril, son état ne s’étant pas amélioré, l’artiste est transféré dans un hôpital de Brest. Christophe y décède le 16 avril 2020 des suites d’un emphysème, maladie pulmonaire. Depuis le début de son hospitalisation, même si beaucoup de monde y pensait, l’entourage de l’artiste de 74 ans n’a jamais évoqué le coronavirus Covid-19. Christophe connaissait de légers problèmes respiratoires, comme de l’asthme, depuis des années.

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MONTAND Yves

Yves Montand en 1962

Le chanteur et acteur français d’origine italienne Yves MONTAND naît le 13 octobre 1921 à Monsummano (Toscane) sous le nom d’Ivo Livi. Ses parents, son frère et sa soeur fuient l’Italie en pleine dérive fasciste dès qu’il a deux ans. La famille émigre alors en France à Marseille. Mais la pauvreté est le quotidien d’Ivo qui vit une enfance difficile. A huit ans, les Livi obtiennent la nationalité française et Ivo devient Yves. La petite entreprise de balais de son père fait faillite en 1932 et Yves se fait engager dans une fabrique de pâtes en trafiquant ses papiers pour déclarer qu’il a quatorze ans alors qu’il n’en a que onze. Par la suite, il va encore effectuer toute une série de petits boulots dans le but de subvenir aux besoins des siens. A 17 ans, il est embauché comme « chauffeur de salle » dans un music-hall de la cité phocéenne et il vient de faire basculer son destin. Il découvre en effet dans ce lieu des chanteurs connus et prend goût pour la vie artistique. Au point qu’il s’intègre finalement dans un spectacle permettant à des débutants de se faire remarquer. Il est encouragé par le directeur de la salle qui lui demande de trouver un nom d’artiste: Ivo Livi devient Yves Montant (avec « t » car il s’agit du participe présent du verbe « monter »). Ayant un potentiel très intéressant, Yves le développe en travaillant son jeu de scène et le chant avec des spécialistes du genre. Et il commence à se produire dans le Sud de la France. En 1939, le succès étant grandissant, il décide de marquer une étape en passant en concert à l’Alcazar de Marseille. Mais il faut qu’il arrête de reprendre les succès de Charles Trenet, de Maurice Chevalier et des autres. Il lui faut un répertoire à lui. Il décroche une chanson dont il va faire un premier succès: « Dans les plaines du Far West » écrite et composée par Hubert Melone.

Le déclenchement de la guerre va changer les plans de carrière de Montand (avec un « d ») qui pensait alors rejoindre Paris. Il est obligé de trouver divers petits boulots qui n’ont plus rien à voir avec la musique. Mais, en 1941, son premier admirateur, Berlingot, lui propose de reprendre la chanson pour divertir la population qui souffre du conflit mondial. Du coup, le jeune artiste passe une seconde fois à l’Alcazar de Marseille où il réitère son triomphe. Il s’y fait remarquer par le producteur Emile Audiffred qui va réellement s’occuper de lui de manière professionnelle. Cela lui permet alors de chanter un peu partout dans le Sud de la France. Mais la guerre est de plus en plus contraignante et, à la veille d’être engagé en Allemagne au STO, le service du travail obligatoire, il se rend à Paris pour tenter sa chance en 1944. Il se retrouve d’emblée sur la scène de l’ABC puis à Bobino, aux Folies Belleville et au Moulin Rouge. C’est là qu’il rencontre Edith Piaf dont il assure la première partie. Ils tombent amoureux l’un de l’autre en cachette car la chanteuse est mariée et cette dernière va tout faire pour que son protégé trouve la voie du succès. Elle le présente à des auteurs-compositeurs et lui écrit même des chansons tout en l’imposant en première partie de ses concerts. En mai 1945, Yves Montand décroche aussi l’opportunité d’enregistrer un premier disque sur lequel il grave, bien sûr, « Dans les plaines du Far West » mais aussi « Luna Park ».

Et, en octobre de la même année, il chante en vedette sur la scène de l’Etoile où il reste sept semaines. Parallèlement à ces premiers pas de star de la chanson, Yves se lance aussi dans le cinéma toujours aux côtés d’Edith Piaf pour le film « Etoile sans lumière » où il chante avec elle « C’est merveilleux ».

Et de nombreux réalisateurs vont découvrir chez lui une « gueule » d’acteur mais aussi un comédien talentueux. Le nouveau statut de vedette d’Yves Montand fait de l’ombre à Piaf qui décide de s’en séparer en 1946. C’est à ce moment que le jeune Nathan Korb, qui ne s’appelle pas encore Francis Lemarque, le remarque et lui propose des chansons qu’il a écrites tout spécialement pour lui. Montand est flatté et enthousiasmé par ses propositions et il va interpréter plusieurs titres de ce garçon dont « Bal petit bal » puis, plus tard, le fameux « A Paris ».

A la fin des années 1940, Yves Montand fait ainsi plusieurs rencontres décisives: Bob Castella, qui deviendra son pianiste pour la vie, et Jacques Prévert dont il va interpréter de grands textes comme « Les feuilles mortes », « Les enfants qui s’aiment », « En sortant de l’école » ou « Les cireurs de souliers de Broadway ».

Il enregistre aussi des chansons comme « Clopin-clopant » et « C’est si bon ».

En 1949, autre rencontre importante: il tombe amoureux de l’actrice Simone Signoret qu’il ne quittera plus et qu’il épouse le 22 décembre 1951. Pendant les années 1950, Yves va se révéler de plus en plus comme un extraordinaire showman qui va séduire un public de plus en plus nombreux sur scène. Il poursuit aussi brillamment sa carrière cinématographique. Le couple Montand-Signoret, qui joue au théâtre « Les sorcières de Salem » d’Arthur Miller, milite alors politiquement en faveur du Parti Communiste Français. En 1956, le chanteur part en tournée en URSS au moment où a lieu la répression de l’insurrection hongroise de Budapest par les chars soviétiques. A Moscou, après un tour de chant, il rencontre le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, Nikita Khrouchtchev, à qui il demande des explications à propos de cette répression hongroise. Un an plus tard, après une autre tournée dans les pays du bloc de l’Est cette fois, Yves Montand revient à Paris totalement désabusé par l’application qui est faite là-bas de l’idéal communiste qu’il pensait être bénéfique pour l’humanité. En 1959, suite à une demande de plus en plus forte, il part pour les Etats-Unis où il se produit à Broadway pendant trois semaines. De nombreuses personnalités défilent dans la salle: Lauren Bacall, Ingrid Bergman ou Marilyn Monroe. Suite au succès récolté, il est l’invité d’une émission de la télévision américaine le 15 novembre 1959.

La tournée se poursuit à Hollywood et San Francisco avant de passer la frontière et d’aboutir à Montréal. Alors que Simone Signoret reçoit, en 1960, l’Oscar de la meilleure actrice pour le film « Les Chemins de la haute ville » de Jack Clayton, Montand est demandé par le réalisateur George Cukor pour tourner « Le Milliardaire » avec Marilyn Monroe. Et une brève idylle naît entre l’Américaine et le Français. Le couple Montand-Signoret en prend un coup mais résiste néanmoins. En 1962, Yves entreprend une longue série de spectacles qui l’emmènent de l’Angleterre au Japon. De retour en France, il constate que les chanteurs « yé-yés », comme Johnny Hallyday, ont pris le dessus et que de nouveaux poètes qui sont aussi leurs interprètes sont arrivés sur le marché: Georges Brassens, Charles Aznavour, Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Guy Béart, Léo Ferré, etc. Il décide donc de mettre sa carrière de chanteur « en veilleuse » et de se consacrer plus au cinéma. Il devient ainsi un des acteurs français les plus populaires avec un registre s’étendant de la comédie légère (« La folie des grandeurs ») au drame sentimental (« César et Rosalie ») en passant par le film politique (« Z » ou « L’aveu ») et le thriller (« La menace »). En 1968, le chanteur revient sur la scène de l’Olympia et y crée « La bicyclette », chanson de Francis Lai.

Six ans plus tard, il y redonne un concert cette fois pour soutenir les réfugiés chiliens face au général Pinochet. Mais c’est en 1981 qu’a lieu le grand retour, très attendu, d’Yves Montand sur scène à l’Olympia encore. Pour l’occasion, il enregistre un nouvel album: « Montand d’hier et d’aujourd’hui ».

Le succès du spectacle est énorme. Il est présenté durant trois mois à Paris puis part en province et dans les pays francophones pendant quatre mois, revient à l’Olympia durant un mois et repart pour une tournée mondiale qui passe par le Japon, les Etats-Unis, le Canada et l’Amérique du Sud. Toujours en 1981, il participe à l’enregistrement du « Disque de la Paix » édité d’après « Le livre de la paix » de Bernard Benson : il y interprète « Si petit petit ».

En 1984, il enregistre un 45-tours intitulé « La colombe de l’arche (Maudit) ».

Le 30 septembre 1985, Simone Signoret s’éteint d’un cancer à l’âge de 64 ans. A ce moment et depuis trois ans, Montand entretient une liaison avec Carole Amiel, son assistante sur la tournée des spectacles. Sollicité par Coluche et par Jean-Jacques Goldman qui a composé le titre, il enregistre alors, avec plein d’autre artistes français, « La chanson des restos » qui va devenir l’hymne des Enfoirés et de la récolte d’argent pour les Restos du Coeur.

En 1988, Yves Montand tourne la comédie musicale « Trois places pour le 26 » où le réalisateur Jacques Demy lui fait jouer son propre rôle à Marseille dans un spectacle chanté de sa vie. Deux 45-tours sont commercialisés avec des chansons du film : ce sont les derniers enregistrés par le chanteur. Le 31 décembre 1988 naît Valentin, l’enfant de son union avec Carole Amiel. En 1991, il est contacté par Jean-Jacques Beineix pour jouer dans son nouveau long métrage « IP5 ». Sur le tournage, le dernier jour, le 9 novembre 1991, Yves Montand est foudroyé par un infarctus du myocarde. Emmené à l’hopîtal de Senlis, il y décède quelques heures plus tard. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés de Simone Signoret, la seule femme avec laquelle il a été marié.

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SEVRAN Pascal

Pascal Sevran

L’animateur, producteur de télévision, parolier, chanteur et écrivain français Pascal SEVRAN naît le 16 octobre 1945 à Paris sous le nom de Jean-Claude Jouhaud. Son père est alors chauffeur de taxi et sa mère couturière. Peu intéressé par l’école, il voue par contre une passion sans borne pour la chanson populaire. Adolescent, il se débrouille pour assister le plus souvent possible à l’émission télévisée de Mireille: « Le petit conservatoire ». Il y fait la connaissance du mari de la chanteuse, le philosophe Emmanuel Berl qui va devenir son guide intellectuel. Artistiquement, il se tourne rapidement vers la chanson en enregistrant quelques 45-tours : sous le nom de Pascal Régent d’abord (voir ci-dessous) puis sous le nom de Pascal Sevran comme en 1973 lorsqu’il interprète « Les petits Français » à la télévision suisse.

Sa carrière se poursuit par l’écriture de chansons dont la plus connue reste sans doute « Il venait d’avoir 18 ans » interprétée en 1974 par Dalida sur une musique de Pascal Auriat.

En 1979, il publie un premier roman, « Le passé supplémentaire », avant de se tourner vers la télévision et d’y animer des émissions musicales de variétés. En 1981, il fait ses premiers pas sur la chaîne de télé privée française TF1 avec « La Croisée des Chansons« . Puis, il anime sur FR3 Limoges « Laisser passer la chanson » en 1983 et 1984.

Enfin, il lance la mythique émission « La chance aux chansons » en 1984 sur TF1.

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Il en présente le dernier numéro sur France 2 en décembre 2000. Il y découvre de nombreux jeunes talents comme Patricia Kaas ou Patrick Bruel mais il sait aussi jouer sur la nostalgie des téléspectateurs en retrouvant des stars du passé oubliées depuis longtemps. Après la fin de « La chance aux chansons », Pascal Sevran enchaîne avec « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes » jusqu’en 2007.

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Parallèlement à ses activités télévisuelles, Pascal Sevran veut réaliser son rêve d’être chanteur. Il a en effet déjà enregistré quelques 45 tours à la fin des années 1960 sous le nom de Pascal Régent notamment.

Mais, cette fois, ce sont des albums qu’il enregistre et ces derniers sont composés de reprises comme « Succès français » (1991), « A la française » (1993), « Surprise party » (1996), « Viva la vie va » (1997), « Chanter la vie » (1999) ou « La vie continue » (2002).

Voulant aller jusqu’au bout de ses désirs, il se produit à l’Olympia de Paris et effectue des tournées en France et en Belgique notamment. Au milieu des années 1990, il se remet à écrire mais il s’agit cette fois de récits autobiographiques relatant son amitié avec le Président français François Mitterrand ou de son journal intime publié chaque année en janvier. Il bouleverse une bonne partie de la France avec le livre « La vie sans lui » paru en 2001: il y raconte la mort de son compagnon Stéphane Chomont et le deuil qui a suivi. En septembre 2007, Pascal Sevran arrête ses deux émissions télévisées « Chanter la vie » et « Entrée d’artistes »: il annonce à la presse qu’il est malade et qu’il vient d’être opéré de la gorge. Il va alors entamer un bref mais intense combat contre le cancer du poumon qui le ronge. Il perd la bataille le 9 mai 2008 à l’âge de 62 ans. Il est inhumé le 14 mai à Saint-Pardoux aux côtés de son père, décédé en 2002, et de Stéphane Chomont décédé en 1998.

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GALL France

France Gall en 1981 – Photo (c) Dominique Isserman

La chanteuse française France GALL dont les vrais prénoms sont Isabelle Geneviève Marie Anne naît le 9 octobre 1947 à Paris. Elle grandit dans un milieu artistique puisque son père, Robert, est un auteur connu qui a notamment composé « La Mamma » pour Charles Aznavour. Et sa mère n’est autre que la fille de l’un des co-fondateurs de la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ses parents accueillent donc régulièrement à la maison des artistes et elle manque parfois l’école pour accompagner son père aux concerts d’Edith Piaf ou de Gilbert Bécaud. A l’âge de cinq ans, elle commence à apprendre le piano puis, plus tard, la guitare. Adolescente, elle forme un trio avec ses deux frères: le groupe se produit l’été sur les plages et l’hiver à Paris. Son père pense alors qu’Isabelle possède un réel potentiel artistique et il démarche pour elle auprès d’éditeurs musicaux. En 1963, elle passe une audition et décroche un contrat pour enregistrer un 45 tours avec quatre chansons interprétées sous le nom de France Gall. Le titre « Ne sois pas si bête » remporte les suffrages et s’avère être le premier succès de la jeune artiste à la chevelure alors châtain.

A ce moment, son producteur, Denis Bourgeois, est également celui de Serge Gainsbourg. Et c’est tout naturellement qu’il propose à ce dernier d’écrire quelques compositions pour France. En mars 1964, le deuxième « tube » de France Gall a pour titre « N’écoute pas les idoles » et il est signé par Serge Gainsbourg.

Le 14 avril 1964, la chanteuse est pour la première fois sur scène en première partie de Sacha Distel à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Avec l’équipe de Sacha Distel, elle se crée un répertoire personnel et original qui ne se compose pas d’adaptations de mélodies anglo-saxonnes. Les « tubes » se multiplient alors: « Mes premières vraies vacances », « Laisse tomber les filles » (1964), « Christiansen » et « Sacré Charlemagne » (1965) qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires.

Pour représenter le Luxembourg au concours Eurovision de la chanson 1965 à Naples en Italie, France va choisir une chanson de Gainsbourg: « Poupée de cire poupée de son ». Elle remporte le Grand-Prix et enregistre la chanson dans plusieurs langues dont le japonais.

A peine rentrée d’une tournée effectuée au sein du Cirque de France, la chanteuse enregistre une nouvelle chanson écrite par Gainsbourg, « Baby Pop », puis une autre, faussement anodine: « Les sucettes ».

La chanteuse est alors soupçonnée de chercher la provocation et son image s’entache de plus en plus face à une presse et à un public qui ne l’imaginent pas naïve à ce point. Toutes ses apparitions télévisées et ses nouvelles chansons sont analysées pour en calculer le degré de perversité. Il faut attendre la fin de l’année 1967 pour qu’une nouvelle mélodie plaise à nouveau aux radios et au public: « Bébé requin » signé par Joe Dassin, Frank Thomas et Jean-Michel Rivat.

Gainsbourg cesse alors de composer pour France Gall et se tourne vers Brigitte Bardot. La chanteuse s’oriente à ce moment vers l’Allemagne où ses disques connaissent le succès. Elle y enregistre toute une série de chansons originales et y travaille avec une équipe spécifiquement germanique. Jusqu’en 1972, elle sort ainsi régulièrement des 45 tours dans le pays de Goethe. Cette escapade allemande va aussi lui permettre d’éviter les événements français de 1968 qui l’effraient.

En France, elle change de maison de disques et rejoint « La Compagnie », une écurie fondée par des artistes comme Hugues Aufray et Nicole Croisille. Avec cette équipe, elle enregistre une de ses premières adaptations françaises: celle de « La Pioggia » qui devient « L’orage », chanson également interprétée avec succès dans les deux langues par l’Italienne Gigliola Cinquetti. Invitée au Festival de San Remo, Gigliola Cinquetti a l’idée d’interpréter la chanson sur scène en duo avec France Gall.

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La maison de disques fait ensuite faillite et ses efforts multiples et démesurés pour revenir au premier plan restent vains. En 1972, elle rappelle Serge Gainsbourg qui lui écrit « Frankenstein » qui ne marche pas.

En 1973, les titres « Par plaisir » et « Plus haut que moi » obtiennent quelques passages sur les radios qui semblent vouloir dire que tout n’est peut-être pas perdu pour la chanteuse désormais blonde.

Un jour de cette année-là, France entend à la radio la chanson « Attends-moi » de Michel Berger qui la bouleverse.

Elle rencontre l’auteur, compositeur et producteur pour obtenir de lui un avis sur ses prochaines chansons. Six mois plus tard, l’éditeur de France Gall lui propose d’écouter une chanson que Berger voudrait lui voir interpréter. Nous sommes en 1974 et France enregistre « Ma déclaration d’amour », une chanson produite par Michel Berger et commercialisée par une nouvelle firme de disques. La chanteuse vient alors s’inscrire dans une suite logique d’interprètes féminines chantant du Berger initiée par Véronique Sanson d’abord et Françoise Hardy ensuite. Le succès est immédiat et les radios, ainsi que les disquaires et le public, se précipitent sur le titre qui devient l’un des tubes marquants de l’année 1974.

France Gall succombe aussi aux charmes de Michel Berger qui devient son amant après Claude François et Julien Clerc. Un amoureux qu’elle épouse le 22 juin 1976 alors que leur duo « Ca balance pas mal à Paris » est sur toutes les ondes.

Les « tubes » se succèdent pour France Gall: « Musique » (1977), « Si maman si » (1977) ou « Viens je t’emmène » (1978).

L’interprète a envie de remonter sur une scène mais pas à n’importe quel prix. En 1978, son spectacle est à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées à Paris et il se caractérise par le fait que tout l’entourage de l’artiste est féminin: musiciennes, choristes et danseuses. Un an plus tard, l’épouse de Michel Berger fait partie de la distribution de l’opéra rock qu’il vient d’écrire avec le Québécois Luc Plamondon: « Starmania » où elle interprète « Besoin d’amour ».

Les chansons à succès sont alors de plus en plus nombreuses pour France Gall: « Il jouait du piano debout » (1980), « Bébé comme la vie » (1980), « Donner pour donner » (en duo avec Elton John en 1980), « Tout pour la musique » (1981), « Résiste » (1981), » Diego libre dans sa tête » (1981), « Amor También » (1981), « Débranche » (1984), « Hong Kong Star » (1984), « Cézanne peint » (1985), « Babacar » (1987), « Ella, elle l’a » (1987) et « Évidemment » (1988).

Cette dernière chanson est écrite par Michel Berger en hommage à un ami: le chanteur Daniel Balavoine disparu tragiquement en 1986 et avec qui lui et France Gall avaient mis sur pied une association caritative appelée « Action Ecoles » en faveur des enfants du Mali. Après l’album « Babacar » de 1987, France va marquer une pause dans sa carrière. Et elle n’interrompt celle-ci que pour enregistrer un nouvel album en duo avec Michel Berger sur un concept particulier en 1992: « Double jeu ». L’expérience est nouvelle, intéressante et le couple n’a qu’une envie: présenter ces chansons dans un show tout aussi exceptionnel sur scène. Les endroits et les dates sont déjà réservés pour la rentrée 1992 mais, le 2 août de cette année-là, Michel Berger succombe d’une crise cardiaque à Ramatuelle.

France Gall essaie ensuite de reprendre le dessus en enregistrant des albums en 1994 et 1996 et en se produisant sur scène à Bercy (1993) ou à l’Olympia (1996). Mais elle n’est alors pas épargnée par le destin: en 1997, sa fille Pauline décède de la mucoviscidose à 19 ans et la chanteuse doit aussi faire face à un cancer du sein. Avec les années, elle se fait de plus en plus discrète et laisse planer peu de doutes sur l’impossibilité pour elle d’encore enregistrer des disques. En 2013, alors que la chanteuse Jenifer lui rend hommage en enregistrant un album consacré à ses succès, France Gall sort de son mutisme et exprime tout le mal qu’elle pense de ce projet pour lequel elle dit ne pas avoir été consultée. Quelques mois plus tard, elle dévoile le projet de spectacle musical « Résiste » articulé autour des chansons de Michel Berger. Un spectacle qui est présenté sur la scène parisienne du Palais des Sports puis à travers toute la France et la Belgique à partir du 4 novembre 2015.

A ce moment, elle reste discrète sur la récidive de son cancer qui va l’obliger à régulièrement être hospitalisée. Au début du mois de décembre 2017, de son lit d’hôpital, elle fait savoir qu’elle regrette de ne pouvoir être présente aux funérailles de Johnny Hallyday. Le 7 janvier 2018, France Gall rejoint le paradis blanc de Michel Berger. Elle est inhumée au cimetière parisien de Montmartre le vendredi 12 janvier 2018 dans le caveau familial aux côtés de Michel Berger et de sa fille Pauline.

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MENEZ Bernard

Bernard Menez en 1988

Le comédien et chanteur français Bernard MENEZ naît le 8 août 1944 à Mailly-le-Château. Son père travaille aux PTT (Postes Téléphone et Télégraphe) et il passe une enfance plutôt paisible auprès de sa mère qui s’occupe du foyer. En 1960, il obtient son baccalauréat et effectue ensuite son service militaire. Par la suite, il décroche un diplôme de professeur de sciences et mathématiques. Mais il se passionne de plus en plus pour le cinéma et la musique. De rencontres en rendez-vous, il se fait engager par François Truffaut pour jouer un rôle dans « La nuit américaine » en 1973. Il devient alors un des seconds rôles les plus en vue du cinéma français avant de devenir par la suite un acteur incontournable des comédies françaises. Peu à peu, le succès s’étiolant au cinéma, Bernard Menez s’intéresse à la chanson de style coquin, polisson et drôle. Après deux essais peu concluants en 1977, il récolte un très grand succès en 1984 avec le 45 tours « Jolie poupée » suivi de « Qu’est-ce qu’il a en haut ».

Ces « tubes » sont suivis d’autres enregistrements moins populaires jusqu’en 2000. Bernard Menez est administrateur de l’ADAMI, société française de répartition des droits des artistes et interprètes. En 2017, il publie une autobiographie qui a pour titre : « Et encore… je ne vous dis pas tout ». Le 10 novembre 2019, Bernard Menez est à Liège où il est nommé ambassadeur de la « Jolly Poupée », une nouvelle bière proposée par la brasserie belge Lupulus.

 

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4 FEVRIER

Jacques Prévert

4 février 1900 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, du poète, scénariste, auteur et écrivain français Jacques PREVERT. Surtout connu comme poète, Jacques Prévert s’illustre aussi en écrivant quelques-unes des plus belles pages de la chanson française. Sur une musique de Joszef Kosma, il écrit ainsi les éternelles « Feuilles Mortes » néanmoins immortalisées par Yves Montand.

Mais bien d’autres poèmes et textes de Prévert deviennent des chansons voire des succès inoubliables: « En sortant de l’école », « Sanguine » (Montand), « Les enfants qui s’aiment » (Juliette Gréco), ou « Barbara » (Les Frères Jacques). Jacques Prévert décède le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche – France).
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Pochette du 45 tours de BILLY en 1984

4 février 1972 : Naissance, à Châtenay-Malabry, du chanteur français BILLY sous le nom de Laurent Bitan. Dans les années 1980, il est la mascotte du groupe « Les Forbans ». Il enregistre d’ailleurs un 33 tours en solo avec des chansons composées et écrites par l’équipe des Forbans dont Jean Lahcène. Il s’agit surtout alors, sans mauvais jeu de mots, de « rock à Billy » en français. Pendant dix ans, entre 1982 et 1992, Billy commercialise un certain nombre de 45 tours à succès qui se vendent à plus de deux millions d’exemplaires: « Au temps des surprises-parties », « Le Rock à Billy », « Tous les samedis soir », « Bye Bye », « OK les filles » et « T’es ma nana ». Aujourd’hui, Billy travaille pour une société d’informatique et son amour pour la musique est resté intact. On le voit à la fin des années 2000 dans l’emission télé « Pop Job » sur Virgin 17. En octobre 2012, il donne un concert à Paris au théâtre de la Reine Blanche. Et, deux ans plus tard, il commercialise, sous le nom de Laurent Billy, uniquement sur internet et en version digitale, un nouvel album intitulé « Musicienne ».

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Pierre Dudan en 1968

4 février 1984 : Décès, à Épalinges dans la banlieue de Lausanne, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Né le 1er février 1916 à Moscou, le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant » (interprété notamment aussi par Henri salvador et Yves Montand) sur une musique de Bruno Coquatrix. Il a aussi tourné dans 37 films, a joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique.

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4 février 1985 : Naissance, au Mans, de la chanteuse française LESLIE. Leslie Bourgouin de son vrai nom passe son enfance entre le Gabon et le Togo. Adolescente, elle trouve quelques boulots dans des maisons de jeunes de la ville du Mans. Elle parvient ainsi à y réaliser des maquettes de chansons. C’est l’émission de la chaîne de télé privée française M6 « Graines de star » qui la révèle au public français en 2001. Son premier single, « Le Bon Choix », se vend à 300.000 exemplaires.

D’autres titres vont suivre qui marchent bien également: « Je suis et je resterai », « Pardonner ». En 2004, elle épouse Kore, du duo Kore & Scalp, avec qui elle travaille pour son deuxième album. Après une pause de deux ans, elle sort son troisième album: « L’amour en vol ». En 2008, elle reprend « Mise au point » de Jakie Quartz. Puis, fin 2009, le single « Tout sur mon père » précède de quelques mois la sortie de l’album intitulé « A la recherche du bonheur ». En 2012, Leslie commercialise un single intitulé « Des mots invincibles ». Le cinquième album de Leslie, « Les Enfants de l’orage » sort le jour des 28 ans de l’artiste: le 4 Février 2013. Aux dernières nouvelles, Leslie est devenue la maman d’un petit garçon en 2015. Elle se consacre aussi à l’écriture de textes pour d’autres artistes chanteurs.
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Robi

4 février 2013 : Sortie de l’album de la chanteuse de rock française ROBI : « L’hiver et la joie ». Née à Nice sous le nom de Chloé Robineau, elle s’installe à Paris à 18 ans après avoir vécu au Nigeria, au Sénégal, à Madagascar et à La Réunion. Elle entame des cours de théâtre avant de rencontrer des musiciens qui l’orientent vers la chanson. C’est ainsi qu’elle enregistre, en 2011, un CD de 6 titres sous le pseudonyme de Robi. Finaliste du concours des « inRocKs lab », elle se fait remarquer et assure les premières parties des concerts de Jean-Louis Murat, de Dominique A et d’Arno en 2012. A 32 ans, elle sort son premier album, « L’hiver et la joie » qui est auto-produit et qui contient un duo partagé avec Dominique A : « Ma route ».
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1er FEVRIER

 

Pierre Dudan en 1968

1er février 1916 : Naissance, à Moscou, du chanteur suisse Pierre DUDAN. Le petit Pierre a moins de 20 mois quand la révolution bolchévique éclate. Ses parents fuient vers la Suisse. A l’âge de seize ans, il crée le premier « Hot-Club lausannois » et chante au « Cabaret du Bonnet d’Ane ». En 1936, il est à Paris comme pianiste au « Bœuf sur le Toit » et au « Lapin à Gil ». Là, il compose une chanson pour Lucienne Boyer: « Parti sans laisser d’adresse » qui est un succès. La guerre éclate et il revient en Suisse où il se fait connaître en interprétant, en 1940, « Le café au lait au lit ». Après la guerre, Pierre Dudan chante dans des cabarets du monde entier. Il vit ensuite un moment au Canada avant de revenir en Suisse, malade. En 1977, il reçoit le Grand prix international « In Honorem » du disque de l’Académie Charles-Cros. Parmi les succès écrits par Pierre Dudan, on peut citer « Ciel de Paris » ou « Clopin-clopant », également interprété par Henri Salvador ou Yves Montand, sur une musique de Bruno Coquatrix.

Il a aussi tourné dans 37 films, joué dans des pièces de théâtre et écrit une trentaine de livres. A la fin de sa vie, Pierre Dudan s’est rapproché du courant français national-catholique. Il est décédé le 4 février 1984 à Épalinges dans la banlieue de Lausanne en Suisse.
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Photo (c) Jean Lebreton

1er février 1939 : Naissance, à Ismailia en Egypte, du chanteur français Claude FRANCOIS. Que dire encore sur celui dont tous les moindres détails de vie ont été évoqués à la télé ou encore au cinéma depuis sa disparition survenue en 1978? L’artiste aux centaines de succès entame sa carrière de chanteur en 1961 sous le nom de Koko en enregistrant un 45 tours qui reprend, entre autres, une version twist du « Clair de lune à Maubeuge ». Mais son premier tube arrive quelques mois plus tard avec « Belles belles belles », l’adaptation d’un titre américain (« Girls girls girls »).

C’est parti pour quelque 25 années de « tubes » enchaînés à une vitesse vertigineuse avec, dans les années 1970, une légère préférence pour les créations originales écrites par des auteurs et des compositeurs français tels que Jean-Pierre Bourtayre, Etienne Roda-Gil ou Patrick Juvet entre autres. Au milieu de cette carrière de chanteur, Claude François essaie de produire quelques artistes qui connaissent des gloires diverses au sein de son label « Flèche »: Patrick Topaloff, Alain Chamfort, Dani, Liliane Saint-Pierre, Franck Olivier, Banzaï ou Petit Matin par exemple. Aimant se considérer comme un homme d’affaires, le chanteur se lance dans l’édition de magazines. « Podium » est créé pour les jeunes afin d’assurer aussi la promotion des artistes de chez « Flèche ». « Absolu » est imaginé pour les adultes et l’artiste prend le pseudonyme de François Dumoulin pour photographier des modèles nues. Mais cette revue ne récolte pas le succès attendu dans un créneau déjà bien occupé par « Lui » ou « Playboy ». Alors, Claude François développe une marque de parfums et d’eaux de toilette: « Eau noire ». Musicalement, les plus gros succès de Claude François restent « Comme d’habitude » (qui a fait le tour du monde sous le titre « My way », adapté en anglais par Paul Anka et interprété notamment par Sinatra et Presley) mais aussi « Le téléphone pleure », « Le lundi au soleil », « Chanson populaire » et, pour la période disco, « Magnolias for ever » et « Alexandrie Alexandra ». Alors qu’il touche enfin du bout des doigts un vieux rêve de conquête des pays anglo-saxons, Claude François meurt électrocuté dans la salle de bains de son appartement parisien juste avant l’enregistrement d’une émission de Michel Drucker le samedi 11 mars 1978. Il laisse derrière lui une carrière discographiquement bien remplie et le souvenir d’un artiste très exigeant avec ses collaborateurs et lui-même. Ses deux fils perpétuent le souvenir d’un père qu’ils n’ont connu que trop peu de temps. Le cinéma s’est intéressé de diverses manières au chanteur populaire et, parmi les films marquants, on peut citer « Podium » avec Benoît Poelvoorde en 2002 et « Clo Clo » avec Jérémie Régniers en 2012.
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STEPHANIE en 1987 (c) Daniel Haas

1er février 1965 : Naissance, à Monte-Carlo, de STEPHANIE, princesse de Monaco et, l’espace de quelques mois, chanteuse. En 1986, le producteur Yves Roze lui propose d’enregistrer une chanson intitulée « Ouragan ». Yves Roze est le vrai nom du chanteur Jean-François Michaël, l’interprète du « tube » « Adieu Jolie Candy » (composée par Michel Berger) en 1969. Quant au compositeur de « Ouragan », c’est l’Italien Romano Musumara qui a signé, notamment, « Toute première fois » pour Jeanne Mas en 1984. La mélodie de « Ouragan » est plaisante et Stéphanie de Monaco en fait un succès phénoménal. Pour les titres, moins forts, qui suivront, c’est Gérard Blanc (ex-chanteur des Martin Circus) qui est souvent sollicité pour la composition. A partir de 1987, Stéphanie chante en anglais et sa carrière de chanteuse ne va pas au-delà du début des années 1990.

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JENIFER Pochette 20031er février 2003 : Les albums de JENIFER (éponyme) et INDOCHINE (Paradize) font leur entrée dans le classement des meilleures ventes en Belgique francophone.

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1er février 2005 : Une rue Claude François est officiellement inaugurée à Ismaïlia, la ville natale égyptienne du chanteur français. La cérémonie se déroule en présence du fils de l’idole, Claude François Jr, du Gouverneur d’Ismaïlia, d’un représentant de l’Ambassadeur de France en Egypte et de nombreuses personnalités. L’organisateur de la manifestation est Bernard Chaumont-Gaillard, directeur du Centre de Langue et de Culture Française à Ismaïlia. La rue baptisée Claude François est celle où se trouve la deuxième maison où l’artiste a vécu.
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24 JANVIER

 

Daniel Auteuil – pochette du 45 tours de 1985 (c) Luc Roux

24 janvier 1950 : Naissance, à Alger, du comédien français Daniel AUTEUIL. Véritable enfant de la balle, fils d’un couple de chanteurs lyriques, il fait ses premiers pas sur les planches à l’âge de quatre ans. Il tâte du théâtre et se retrouve, le 1er février 1972, sur la scène parisienne du théâtre de la Porte Saint-Martin pour jouer un rôle dans la comédie musicale Godspell aux côtés d’autres débutants comme les chanteurs Dave, Grégory Ken (futur « Chagrin d’amour » avec Valli) et la chanteuse Armande Altaï. Par la suite, c’est surtout au cinéma que Daniel Auteuil va se faire connaître. Son rôle d’Ugolin dans « Jean de Florette » et « Manon des Sources » reste un grand moment du septième art français. Quelques mois avant cette prestation mémorable, Daniel Auteuil tente une expérience – moins transcendante – dans le domaine du disque. Son premier 45 tours connaît un succès radiophonique en 1985 avec « Que la vie me pardonne », un hit éphémère écrit et composé par Renaud Detressan qui, lui-même, a connu, comme interprète, un « tube » fin 1981: « On est comme on est ». Un second vinyl (« Où elle est ») n’impose pas Daniel Auteuil comme un véritable chanteur et son expérience musicale ne va pas plus loin.

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Muriel Moreno en 1986 (c) Gilles Cappé

24 janvier 1963 : Naissance, à Chinon sous le nom de Muriel Laporte, de Muriel MORENO, la chanteuse française du duo NIAGARA qu’elle forme avec Daniel CHENEVEZ dans les années 1980 à Rennes. Après un premier duo avec Daniel baptisé « L’ombre jaune », ils décident de changer de nom pour enregistrer un premier 45 tours en 1985: « Tchiki Boum », un succès immédiat.

Ensuite, il y a « L’amour à la plage » qui, lui aussi, flirte avec le sommet du top 50 français. « Je dois m’en aller » conforte le succès du groupe avant « Soleil d’hiver » en 1988 et « Quand les champs brûlent » en 1990. Mais la cadence des tournées et des promos épuise Muriel qui fait une dépression. Et le couple se sépare ensuite même si l’album « La vérité » sort en 1992. Par la suite, après avoir fait de la musique électro, Muriel décide en 2010 de se retirer du monde de la musique. Quant à Daniel Chenevez, il poursuit sa carrière de chanteur, auteur et compositeur et a déjà sorti des albums solo.
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En 2012

24 janvier 1984 : Naissance à Verviers de la chanteuse belge d’origine portugaise Wendy NAZARE. Wendy est sensibilisée très jeune à la musique et à la diversité culturelle grâce à son grand-père paternel portugais. Agée de six ans, elle s’inscrit au conservatoire de sa ville natale dont le directeur est alors Guy Luypaerts, le papa de la chanteuse Maurane. Elle y étudie le piano et le solfège. Elle s’intéresse ensuite à la guitare et commence à composer ses premières chansons à onze ans. Elle le fait en anglais parce que sa mère est britannique. Parallèlement à la chanson, Wendy ne délaisse pas ses études. Bien au contraire puisqu’elle est diplômée en psychologie à l’Université de Liège en 2009. Entretemps donc, elle se fait de plus en plus connaître dans le milieu musical belge. En 2007, elle participe aux ateliers de Francis Cabrel à Astaffort ainsi qu’aux chantiers des Francofolies de Spa. Ces expériences l’amènent à écrire un nombre suffisant de chansons pour commercialiser un premier album autoproduit en 2008. Elle le réalise avec l’aide de musiciens belges talentueux comme Didier Laloy, Nicolas Fiszman ou Phil Corthouts. Les responsables de la firme Universal Belgique sont sous le charme de cet album qu’ils décident de distribuer tel quel. Un titre de cet opus intitulé « Pas de pareil » s’impose immédiatement sur les ondes radiophoniques belges: « Mon pays », une ballade qui évoque bien entendu le Portugal.

La suite est tout aussi prometteuse puisque le nom de Wendy Nazaré est désormais connu du grand public grâce à la chanson « Y’a une bombe ». En 2009, l’artiste reçoit le prix du public des internautes de la radio privée belge Bel-RTL lors de la remise des Octaves de la Musique. La chanteuse s’accorde ensuite une pause pour préparer un second album réalisé cette fois avec l’aide d’une firme de disques. « A tire d’ailes » sort en 2012 et est popularisé par le titre « Au goût eighties » qui est diffusé en radio. Dans la foulée de ce nouveau succès, Wendy commercialise un single extrait de l’album et enregistré en duo avec l’artiste français Pep’s : « Lisboa », ville chère à son coeur. Pour la fête nationale belge de 2012, Wendy Nazaré présente les chansons de ce dernier opus et les précédentes dans le somptueux cadre du salon bleu du casino lors des Francofolies de Spa le 21 juillet. Depuis cette époque, Wendy semble avoir pris ses quartiers au Portugal où elle écrit, compose et enregistre des chansons (en portugais et en anglais) pour un album sorti en 2019.
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Gérard Blanc en 1989 – Photo (c) D. Palombo

24 janvier 2009 : Décès, à Paris, du chanteur et guitariste français Gérard BLANC. Né à Paris le 8 décembre 1947, il a seize ans en pleine époque « yé-yé » quand il crée le groupe « Windings » avec quelques potes. La formation existe pendant quatre ans puis change son nom en « Les Balthazar » en 1969. L’année suivante, apprenant que le groupe Martin Circus était à la recherche d’un chanteur et guitariste, il le rejoint et enregistre des chansons qui deviennent des succès radiophoniques: « Je m’éclate au Sénégal », « Les Indiens du petit matin », etc.

En 1972, le groupe fait partie de la distribution du disque relatant l’opéra-rock « La Révolution Française ». Puis, trois ans plus tard, Martin Circus connaît un énorme succès en reprenant quelques titres des Beach Boys remis au goût du jour en français comme « Marylène ». La formation reste pendant deux ou trois ans au sommet des hit-parade avec d’autres titres comme « Si tu me loupes » et aborde même le virage du disco avec diverses mélodies en anglais (« Shine baby shine ») au début des années 1980. Après cette période, les différents membres du groupe se lancent dans des expériences musicales variées et Gérard Blanc entreprend une carrière de chanteur à son nom. En 1987, il connaît ainsi les sommets du Top 50 français avec « Une autre histoire » dont le disque se vend à plus de 800.000 exemplaires. Ce premier succès est suivi de quelques autres qui n’ont plus la même ampleur comme « Du soleil dans la nuit ». En 1988, il sort un premier album: « Ailleurs pour un ailleurs ». Puis, au fil des ans, la popularité s’amoindrit pour faire de Gérard Blanc une des idoles des années 1980 au détriment de sa carrière chez les Martin Circus dont il réalise une anthologie sur CD en 2004. Il participe ensuite à l’aventure de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois » puis se produit sur la scène de l’Olympia de Paris en mars 2008. En octobre de la même année, il subit un malaise cardiaque dont il se remet lentement lorsque, le 24 janvier 2009, il succombe d’une hémorragie cérébrale à son domicile. Un double CD et DVD « Gérard Blanc, Made In Paris » est commercialisé par son épouse et manager Brigitte Skiavi-Blanc quelques mois après sa mort.
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16 SEPTEMBRE

MOULOUDJI en 1985

16 septembre 1922 : Naissance, à Paris, de l’auteur, compositeur, interprète, acteur et peintre français Marcel MOULOUDJI. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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George Chakiris dans les années 1970

16 septembre 1934 : Naissance, à Norwood (Ohio), de l’acteur, danseur et chanteur américain George CHAKIRIS. Ses premières activités artistiques le poussent très jeune vers la danse. Alors qu’il a 22 ans, il se fait remarquer par Jerome Robbins qui est le metteur en scène et chorégraphe de West Side Story dans un théâtre de Londres. Il y est engagé pour y jouer le rôle de Riff. Quelques années plus tard, lorsqu’il est question de porter le spectacle au cinéma, George Chakiris se présente au casting afin d’obtenir le même role mais il ne réalise pas ses ambitions tout en obtenant quand même le rôle de Bernardo. Ce rôle le fait passer du stade de comédien-danseur débutant à celui de nouvelle idole du cinéma américain. Le réalisateur français Jacques Demy va l’engager, avec Gene Kelly, pour être l’un des danseurs du film « Les demoiselles de Rochefort » aux côtés de Catherine Deneuve, Françoise Dorléac ou Danielle Darrieux en 1967. Mais le cinéma va le décevoir et, plus tard, il se tourne vers quelques rôles dans des séries télévisées. Enfin, à la fin des années 1970, il tente l’expérience de la chanson en France et dans la langue de Molière. Il s’adjoint la collaboration de musiciens et auteurs de variétés comme Pierre Bachelet et Didier Barbelivien avec qui il obtient de grands succès populaires: « Mon pays c’est le soleil », « Carte postale », « Le soleil italien », « Je t’emmène en tango » ou « La chanson de Bernardo ».

Après cette courte parenthèse chantée, il revient au théâtre dans les années 1990 à Los Angeles puis à Londres. Aux dernières nouvelles, George Chakiris consacrerait désormais sa retraite à sa passion pour la joaillerie.
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Maria Callas en 1958 - Photo (c) Houston Rogers

Maria Callas en 1958 – Photo (c) Houston Rogers

16 septembre 1977 : Décès, à Paris, de la cantatrice grecque Maria CALLAS victime d’une insuffisance cardiaque. Elle naît à New York le 2 décembre 1923 sous le véritable patronyme de Sophie Cecilia Kalos. Son père est pharmacien et sa mère fille d’un colonel. Si la petite fille voit le jour à New York, c’est parce que ses parents, qui vivaient jusque là en Grèce, éprouvent des difficultés conjugales et décident de quitter la Grèce en espérant connaître des jours meilleurs aux Etats-Unis. Lorsque naît Sophie Cecilia, sa mère est extrêmement déçue que ce ne soit pas le garçon qu’elle espérait pour combler le vide laissé par le fils décédé un an plus tôt d’une méningite. De plus en plus mécontente de son couple, la mère finit par reporter toute son affection sur la petite dernière et sera largement à la base de la carrière artistique qu’elle va mener. Enfant, Sophie Cécilia apparaît intelligente et assidue et son comportement scolaire est brillant. Lorsque sa soeur achète un phonographe, la musique entre dans la maison sous diverses formes et, notamment, classique avec l’opéra. Les deux filles chantonnent alors souvent et il est bientôt question d’acheter un piano et de se payer quelques leçons à domicile. A partir de huit ans, la petite fille commence à posséder une voix remarquable et elle ne se fait pas prier dès qu’il y a une occasion d’être appréciée par un public, fut-il très restreint. L’une de ses chansons préférées est alors « La paloma ». En 1934, la jeune fille remporte un concours radiophonique et gagne une montre. Trois ans plus tard, ses parents se séparent et la mère reprend le chemin de la Grèce avec ses deux filles. Et c’est à Athènes que la future Maria Callas prend ses premiers cours de chant en 1937 avant d’intégrer le Conservatoire de la capitale grecque deux ans plus tard. Pendant les années de guerre, les seconds rôles qu’elle décroche à l’Opéra national de Grèce lui permettent de subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur. Le pays est alors occupé par les Italiens et les Allemands et la mère de Maria a pour amant un colonel italien. Il n’en faut pas plus pour qu’elle oblige sa fille à chanter pour les occupants, ce qui représente quelques avantages pécuniaires en ces temps difficiles. Mais, dans le même temps, son talent vocal est de plus en plus apprécié comme un don exceptionnel. A la libération, Callas se produit un peu partout en Grèce: elle apparaît dans sept opéras différents et donne 20 récitals. Mais sa mère est alors soupçonnée de collaboration avec l’occupant. Maria est exclue de l’opéra d’Athènes et elle perd la bourse du Conservatoire pour avoir trop chanté pour les ennemis. Elle décide de retourner aux États-Unis le 14 septembre 1945 pour renouer avec son père. Elle rompt avec sa mère qu’elle considère comme celle qui a exploité et monnayé ses talents avec les occupants. Trois mois plus tard, elle passe une audition devant le directeur du Metropolitan Opera, Edward Johnson, et elle est admise avec la mention « Voix exceptionnelle: doit être entendue rapidement sur une scène ». Malheureusement, d’audition en audition, la cantatrice doit déchanter et elle finit par se produire dans des restaurants. Elle quitte alors les Etats-Unis pour tenter sa chance en Italie, pays de l’opéra. Elle y rencontre un riche industriel, 30 ans plus âgé qu’elle, qui décide de l’aider dans sa carrière artistique. Elle l’épouse en 1949 et il est aussi son mentor et son impresario jusqu’en 1959, année de leur divorce. Elle devient entre-temps une grande vedette de l’opéra qui chante en Italie, à la Scala de Milan, en Grande-Bretagne, au Covent Garden de Londres, et aux Etats-Unis pour des cachets mirobolants. Les magazines s’intéressent à ce moment autant à sa vie privée qu’à ses prestations scéniques. C’est à cette époque qu’elle rencontre Aristote Onassis, armateur grec milliardaire, dont elle devient la maîtresse. La Diva quitte alors le chemin des théâtres pour profiter de la jet set avec son amant. Elle s’installe à Paris en 1961. La cantatrice effectue sa dernière apparition sur scène au Covent Garden de Londres dans un opéra, « La Tosca », le 5 juillet 1965. En 1966, alors qu’Onassis succombe aux charmes de l’ex-first lady américaine Jackie Kennedy, Maria Callas se rend à l’amabassade des Etats-Unis à Paris pour renoncer officiellement à la nationalité américaine. Elle redevient grecque pour profiter d’une loi qui annule un mariage non célébré selon les rites orthodoxes afin d’officialiser sa relation avec Onassis. Mais ce dernier épouse Jackie Kennedy sur l’île de Skorpios le 20 octobre 1968. Malgré cette énorme déception sentimentale, la cantatrice reste fidèle à Onassis et est auprès de lui dans ses derniers moments de vie en 1975. En 1969, le cinéaste Pier Paolo Pasolini tourne Médée, un film non-musical avec Callas dans le rôle-titre. Le film n’est pas un succès commercial mais c’est le seul document sur Callas, actrice de cinéma. En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, avec qui elle a une liaison, lui propose de faire à ses côtés une tournée de récitals afin de financer le traitement médical de sa fille. Ils chantent dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Corée du Sud et au Japon où a lieu la dernière prestation publique de Maria Callas le 11 novembre 1974 à Sapporo. Après ça, elle se retire dans son appartement parisien où elle se replie dans la solitude suite au décès d’Onassis en 1975. Elle tente à plusieurs reprises de se suicider. Le 16 septembre 1977, elle meurt d’une embolie pulmonaire à l’âge de 53 ans. Maria Callas est incinérée au cimetière parisien du Père-Lachaise où une plaque lui rend hommage au colombarium depuis que ses cendres ont été dispersées en mer Egée en 1980.

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Albert Delchambre en 1984

16 septembre 1984 : Le concours de chanson française et wallonne de Charleroi (B) se tient dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Les candidats ont pour nom ZO et les LUNDIS PERDUS, NUIT BLANCHE, ALFRED (William Dunker), Rolf MORIN, Corry FLY, CHICHE et Marc de HOLLOGNE. C’est ce dernier artiste qui récolte le prix de la Ville de Charleroi mais aussi le prix de la Promotion des Artistes Belges (PAB) et de la SABAM (Société des Auteurs Compositeurs Belges) ainsi que celui du jury qui est présidé par André Thioux, journaliste à la Nouvelle Gazette, et composé de Sophie Creuz (journaliste), Christiane Gillaerts (attachée de presse), Edmond Lefèvre (producteur radio à la RTBF), Pierre Collard-Bovy (animateur radio et tv à la RTBF), Daniel Barbieux (RTBF), Patrick Printz (de la Communauté française de Belgique) et Pierre Pletinckx (de la Promotion Artistique Belge). Délaissant ensuite la chanson mais poursuivant un chemin artistique hors du commun, Marc de Hollogne assurera la mise en scène d’un spectacle de Charles Trenet pour ses 80 ans à l’Opéra-Bastille de Paris en 1993. Ce 16 septembre 1984, c’est le chanteur belge Albert DELCHAMBRE qui clôt la soirée par un récital.
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Une des rares photos de Bernard Estardy dans son studio d'enregistrement parisien

Bernard Estardy dans son studio d’enregistrement parisien

16 septembre 2006 : Décès, à Paris, du musicien, producteur, compositeur, interprète, ingénieur du son et arrangeur français Bernard ESTARDY. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format - Centre de la Chanson de Paris

Guy Béart en 2010 (c) Le Petit Format – Centre de la Chanson de Paris

16 septembre 2015 : Décès, à Garches, de l’auteur, compositeur et interprète français Guy BEART à l’âge de 85 ans. Il naît le 16 juillet 1930 au Caire en Egypte sous le nom de Guy Béhar-Hasson. Son père est comptable pour une entreprise française et son travail l’oblige à beaucoup voyager. C’est ainsi que c’est finalement au Liban que Guy grandit jusqu’à ses 17 ans, âge où il décide de vivre à Paris. Il s’inscrit à l’école nationale de musique et y apprend notamment le violon et la mandoline. Mais il décroche aussi un diplôme d’ingénieur à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées. Malgré ce bagage intéressant, Guy Béart est toujours passionné par la musique et la chanson et, en 1954, il tente sa chance dans les cabarets de la Rive gauche à Paris. Il chante ainsi à « La colombe » ou au théâtre des Trois Baudets. Remarqué notamment pour sa chanson « Bal chez Temporel », il lui est proposé d’enregistrer un premier disque chez Philips en 1957. Celui-ci est couronné du Grand-Prix de l’Académie Charles-Cros l’année suivante. C’est le début d’une carrière florissante pour celui qui n’aura de cesse de s’accompagner de son unique guitare, pied sur le tabouret. Les succès vont se multiplier: « L’eau vive », « Qu’on est bien », etc. Profitant de sa popularité grandissante, il écrit pour des artistes féminines comme Patachou, Zizi Jeanmaire ou Juliette Gréco. A la fin des années 1960, il devient l’animateur et le producteur d’une émission de la télévision française où il accueille des collègues artistes: « Bienvenue ». Sa carrière de chanteur se poursuit sur un mode majeur avec des succès comme « L’espérance folle » (repris par Line et Willy en 1972) ou « A Amsterdam » en 1976. Il lui est alors découvert un cancer qui l’éloigne de son public et du métier pendant quelques années. Jusqu’en 1986 lorsqu’il revient avec un album au titre très optimiste: « Demain je recommence ». Cette année-là, lors d’une émission « Apostrophes » de Bernard Pivot, il s’accroche avec Serge Gainsbourg à propos de l’importance de la chanson. Pour Gainsbourg, il s’agit d’un art mineur alors que pour Béart c’est tout le contraire. En 1989, alors que la guerre y fait rage, il part à Beyrouth sur les traces d’une enfance qu’il ne retrouve pas. Il participe à un grand mouvement organisé en faveur de la paix et écrit une chanson de soutien intitulée « Liban libre ». Il fait ensuite quinze ans sans enregistrer d’album puis, en 2010, il sort « Le meilleur des choses ». Comme tous ses albums commercialisés depuis des années, celui-ci est une production propre des disques Temporel et il est distribué par Sony Music qui en profite pour demander à Béart de « compiler » sur un triple CD ses plus grands succès. Le 17 janvier 2015, Guy Béart donne le dernier concert de sa carrière à l’Olympia, avec seulement trois musiciens à ses côtés dont Roland Romanelli. Le spectacle dure quatre heures et il est ponctué d’anecdotes. L’artiste annonce alors qu’il ne fera plus d’album ni de tournée. Le 16 septembre 2015, Guy Béart s’écroule alors qu’il se rend chez son coiffeur dans la ville de Garches où il habite. Les secours ne peuvent rien pour lui: il est mort d’une crise cardiaque. Le chanteur est inhumé le 21 septembre 2015 dans le cimetière de Garches en présence, notamment, de sa fille Emmanuelle, d’Alain Souchon, Laurent Voulzy, Patrick Bruel, Dave, Laurent Gerra et Daniel Auteuil.
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31 JUILLET

31 juillet 1931 : Naissance, à Berlin, du chanteur allemand d’origine russe Ivan REBROFF, de son vrai nom Hans Rolf Rippert. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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STONE en 1966 – Photo (c) Stan Wiezniak

31 juillet 1947 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française STONE sous son véritable nom d’Annie Gautrat. A 19 ans, elle s’inscrit au concours Miss Beatnik qu’elle remporte. Un membre du jury s’appelle Eric Charden: il sympathise avec la jeune lauréate et l’épouse en 1966. Avec l’aide de son mari, elle entame une carrière de chanteuse et prend le pseudonyme de Stone pour sa coiffure qui évoque celle des Rolling Stones. Son premier disque reprend deux adaptations françaises des Beatles, dont « Norvegian Wood », et deux titres de Charden.

En 1967, elle obtient un joli succès avec « Vive la France » composé par Charden. A partir de 1970, elle se joint à Eric Charden pour former un duo de chanteurs populaires qui va bercer la France profonde pendant des années: Stone et Charden. Après quelques essais timides mais intéressants, leur premier succès va être comparable à un ras de marée en 1971: « L’avventura » se vend à des millions d’exemplaires. Après ce « tube » phénoménal et malgré la demande du public pour d’autres chansons du même style, on aurait pu croire que le duo en resterait là. Mais il n’en est rien et, de 1972 à 1975, le couple va poursuivre sur sa lancée avec des titres comme « Il y a du soleil sur la France », « Laisse aller la musique », « Le prix des allumettes », « Made in Normandie », etc. Alors que leur fils Baptiste fête ses trois ans, Stone et Eric Charden décident de divorcer en 1975. Cette séparation n’empêche toutefois pas les deux artistes de se revoir de temps à autre et de reprendre le travail ensemble sur scène ou en studio d’enregistrement comme pour la chanson « Carmen » sortie sur un album au succès très limité en 1983. A la fin des années 1970, Stone se retrouve à l’affiche de la comédie musicale « Mayflower » écrite par Guy Bontempelli et composée par Eric Charden. C’est là qu’elle fait la rencontre du chanteur et comédien Mario d’Alba qu’elle épouse quelques mois plus tard. Elle reprend alors sa carrière en solo avec un 45 tours sorti en 1976: « Nos jeunes années ». Elle connaît un succès légèrement plus important lorsqu’elle enregistre en 1981 « J’ai toujours chanté des chansons d’amour », mélodie qui est reprise quelques mois plus tard par Tino Rossi. Régulièrement réclamé par un public toujours avidement nostalgique des années 1970, le duo Stone et Charden se reforme à la fin des années 1990. Avec la complicité du magazine de chanson « Platine », une compilation de leurs succès est commercialisée en 1997. À partir de 2007, le duo participe régulièrement à la tournée des idoles « Âge tendre et Têtes de bois ». Et Stone poursuit simultanément une carrière de comédienne en jouant notamment dans « Les Monologues du vagin ». En avril 2012, alors qu’Eric Charden, atteint d’un cancer, est à l’article de la mort, le duo sort un CD: « Made in France ». Ce dernier opus est composé de réenregistrements de leurs propres « tubes » mais aussi des grands duos de la chanson francophone comme « J’ai un problème » ou « Paroles paroles ». En 2018, Stone revient seule dans le spectacle « Âge tendre, la tournée des idoles » pour y interpréter les succès du duo qu’elle a formé avec Charden.

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Richard Berry en 1984 – Photo (c) François Deconinck

31 juillet 1950 : Naissance, à Paris, de l’acteur, réalisateur, scénariste et chanteur français Richard BERRY. Richard passe son enfance dans le 10e arrondissement de Paris. Ensuite, il suit ses parents et ses frère et soeur à Boulogne-Billancourt. A seize ans, il se passionne pour le théâtre et, avec une troupe de comédiens amateurs, joue les grandes pièces classiques. En 1973, il reçoit le premier prix du Conservatoire d’art dramatique de Paris et il devient pensionnaire de la Comédie Française. Un an plus tard, sa première apparition au cinéma est due au réalisateur Claude Pinoteau qui l’engage dans « La gifle ». Il sera l’un des acteurs français qui comptent pendant des années puis, en 1999, il passe de l’autre côté de la caméra pour devenir réalisateur. En 1984, alors qu’il est le quatrième mari de la chanteuse Jeane Manson, il se laisse tenter par le défi de la chanson et il enregistre deux albums coup sur coup. Il y aura « Visiteur » en 1984 qui marche bien et « Black out » en 1985 qui s’avère moins suivi.

Ce ne sont pas les deux seuls essais de Richard Berry en matière de chanson puisque, en 1986 et 1987, il enregistre encore respectivement « Cent ans déjà » (pour un film de Claude Lelouch) et « L’amour l’amour ». En 2018, il compose la chanson « Tout recommencer » pour Patrick Bruel.

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31 juillet 1970 : Naissance, à Saint-Etienne, de Mickaël FURNON, le chanteur, fondateur et meneur du groupe français MICKEY-3D. Surveillant au Collège Mario Meunier de Montbrison, il apprend la guitare électrique. Admirateur du groupe The Cure, il se joint au groupe 3dK qui se produit pendant une dizaine d’années dans les régions de Saint-Etienne et de Lyon. 3dK enregistre trois albums entre 1995 et 1998. En 1998, Mickaël lance le projet de la formation Mickey-3D qui va connaître un succès grandissant. Les deux premiers albums révèlent le groupe: « Mistigri Torture » en 1998 et « La trêve » en 2001. Mais c’est en 2003 que Mickey-3D va réellement atteindre son succès maximal avec l’opus « Tu vas pas mourir de rire » et son « tube »: « Respire ».

Aimant multiplier les expériences musicales diverses, Mickaël joue également, depuis 2004, dans une formation de rock appelée « NopaJam ». Puis, alors que l’aventure de Mickey-3D continue avec des albums comme « Matador » (2005) et « La grande évasion » (2009), Mickaël se lance dans un album solo où il prend le pseudonyme de « Mick est tout seul ». En mars 2007, il sort l’album « Les chansons perdues ». Ses talents de compositeur lui permettent aussi d’écrire pour le groupe Indochine un de ses plus grands succès en 2002: « J’ai demandé à la lune ». En 2015, après un long silence de six ans, le groupe revient avec une chanson, « La rose blanche » qui annonce un album commercialisé l’année suivante: « Sebolavy ».

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31 juillet 1984 : Naissance, à Onzain, de la chanteuse française Marie CHERRIER. Ancien athlète et médecin, le papa de Marie conseille très tôt la musique à sa fille Marie qui, dès l’âge de sept ans, suit des cours de piano. Et, lorsqu’elle a 17 ans, c’est toujours son père qui offre à Marie sa première guitare. C’est sur cet instrument qu’elle essaie alors de reproduire les musiques de son chanteur préféré: Renaud. Une fois son baccalauréat obtenu, Marie Cherrier se rend à Paris pour suivre des études cinématographiques. Mais, bien vite, c’est la musique qui va devenir son principal centre d’intérêt. Inspirée par les préparatifs menaçants de la guerre en Irak, elle écrit une première chanson intitulée « Pantins » en 2002. Avec d’autres textes aussi engagés, Marie se produit dans des endroits consacrés à la chanson dans sa région natale de Blois. Elle commence à se faire connaître aussi par quelques passages sur les radios de la région et en se produisant dans quelques festivals. En 2004, elle est inscrite aux rencontres d’auteurs d’Astaffort menées par Francis Cabrel et elle y rencontre un producteur, Jean-François Delfour, qui lui propose d’emblée d’enregistrer un album. La même année, elle commercialise donc son premier opus qui a pour titre « Ni vue ni connue ». 2005 est l’année où Marie assure un maximum de premières parties de concerts à Paris et un peu partout en France. De plus en plus reconnue par les professionnels, l’artiste reçoit le « Coup de cœur chanson » de l’Académie Charles-Cros pendant le Festival « Alors Chante » de Montauban où elle est à l’affiche des Découvertes. Elle est aussi élue artiste du mois par la revue musicale Chorus. En 2006 et en 2007, Marie Cherrier chante au Printemps de Bourges et aux Francofolies de La Rochelle. Son deuxième album sort en septembre 2007. Il a pour titre « Alors quoi ? » qui est aussi le titre d’une chanson « lettre ouverte » à Renaud. L’année suivante, elle se produit dans la salle parisienne de La Cigale et c’est l’occasion pour elle d’y enregistrer un album live. En mai 2012, le titre « La Cavale » est placé en écoute sur le site internet de la chanteuse. Il s’agit du premier extrait de l’album « Billie », qui sort dans le courant de l’année 2013. Prolifique, l’artiste auto-produit un nouvel opus de onze titres en 2014: « L’aventure » sur lequel se trouve un duo avec Stéphane Mondino: « L’amour en désaccord ». Mais l’abondance de cette création semble éphémère puisque les nouvelles de l’artiste se raréfient ensuite. Jusqu’en 2019 où la réalisation d’un conte musical, intitulé « Les bas-fonds de Paris », mobilise toute l’activité de Marie Cherrier. Il en existe un album disponible sur le site web de la chanteuse et qui reprend les principaux titres interprétés par divers artistes dont Marie bien sûr. Quant à un éventuel spectacle basé sur cette nouvelle aventure musicale, il ne serait pas prévu avant 2021.
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Jeanne Moreau en 1975

31 juillet 2017 : Décès de l’artiste française Jeanne MOREAU retrouvée morte chez elle à Paris à l’âge de 89 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.

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