15 FEVRIER

 

Georgette Lemaire en 1966 – Photo (c) Patrick Bertrand

15 février 1943 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Georgette LEMAIRE. Elle vit une enfance modeste et des études plutôt bonnes et se passionne très vite pour la chanson. Tous les dimanches, elle chante à Saint-Ouen, dans la banlieue de Paris, des « monuments » réalistes comme « Le Dénicheur » par exemple. Sur le conseil de sa maman, Georgette s’inscrit, en 1965, au célèbre « Jeu de la chance ». Pendant cinq semaines et à la demande du public, elle revient de dimanche en dimanche dans cette émission télévisée française de Raymond Marcillac. Elle décroche un contrat avec la maison de disques Philips. Un an plus tard, Barclay engage une autre lauréate du même concours: Mireille Mathieu. Les deux chanteuses à l’organe puissant seront souvent mises en opposition. Mireille privilégie sa carrière avant tout. Georgette épouse un certain Daniel dont elle aura deux fils. Les premiers succès de Georgette Lemaire sont signés par Charles Dumont: « A faire l’amour sans amour » et « Et si c’était vrai ». Sa première tournée d’été est un beau succès. En 1967, elle est à l’affiche de Bobino en vedette américaine de Georges Brassens. Un an plus tard, elle passe à l’Olympia de Paris en première partie d’Enrico Macias. C’est à ce moment qu’elle enregistre une chanson signée par Jean-Jacques Debout et Pascal Sevran: « Vous étiez belle, madame », un carton.

Divorcée de son premier mari, elle épouse alors son pianiste Bob Sellers qui sera le père de son troisième enfant en 1969, année où elle passe en vedette lors d’un Musicorama à l’Olympia de Paris. C’est en 1969 aussi qu’elle enregistre un de ses plus grands succès sur le mode valse: « Des millions d’amoureux ». Les décennies suivantes sont moins exaltantes pour Georgette. Elle est, en 1976, invitée d’honneur dans un spectacle de Julio Iglesias à l’Olympia. En 1980, elle sort un album avec dix chansons composées par Charles Aznavour. En 1986, elle est faite chevalier des Arts et Lettres par le ministre de la culture français Jack Lang. En 1989, son amitié avec le Président de la république française François Mitterrand lui permet d’obtenir un poste de chargée de mission. Les années passent et, en 2009, un nouvel album intitulé « Inoubliable » sort avec dix titres inédits. Dans la foulée, en 2010, Georgette Lemaire rejoint la saison 5 de la tournée « Âge tendre et Têtes de bois » où elle retrouve Charles Dumont mais aussi Michelle Torr, Sheila et Hervé Vilard. En 2014, la chanteuse retrouve le chemin des studios pour enregistrer l’album « Paris Jazz » qui, comme son nom l’indique, lui permet d’interpréter des reprises en jazz de chansons évoquant Paris: « Mademoiselle de Paris », « Les grands boulevards », « Pigalle », « Sous le ciel de Paris », « Un gamin de Paris », « La complainte de la butte », etc.
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Emile Wandelmer en 1990

15 février 1949 : Naissance, à Rabastens, du chanteur et musicien français Emile WANDELMER. C’est d’abord dans un groupe de bal que le jeune Emile se fait engager en 1966: les Goldfingers. Les soirées se multiplient dans la région de Toulouse et les musiciens vivent bien de cette aventure. Au début des années 1980 toutefois, la tentation est de plus en plus forte pour eux de présenter leurs compositions propres. En 1984, ils franchissent le pas en enregistrant, sous le nom de Gold, un premier 45 tours: « Plus près des étoiles ».

Ce titre est d’emblée un énorme succès. Les galas, mais aussi la promotion et les passages en radio et en télé, deviennent de plus en plus nombreux. La formation d’Emile n’en reste pas là et enregistre d’autres « tubes » comme « Capitaine abandonné », « Ville de lumière », « Calicoba » ou « Rio de janvier ». En 1990, alors que le succès du groupe périclite, Emile décide de quitter « Gold ». Le groupe poursuit son chemin sans son chanteur mais, sans lui, il ne sera plus jamais ce qu’il fut: une formation populaire. Emile Wandelmer, quant à lui, s’essaie à une carrière solo et se paie le luxe d’un premier album enregistré à Los Angeles avec de grandes pointures de la musique californienne. Le disque ne répond pas à ses attentes et le public n’y retrouve pas le chanteur de « Gold ». Après de nombreuses autres aventures musicales, Emile finit par former avec Mario, un copain musicien du groupe « Images », le concept « Emile & Images ». Nous sommes en 1999 et, surfant sur la vague nostalgique des années 1980, une compilation est enregistrée avec les « tubes » de chacun des deux groupes puisque « Images » avait connu de grands succès comme, entre autres, « Les démons de minuit » ou « Maîtresse ». Un medley est aussi sur toutes les ondes: « Jusqu’au bout de la nuit ». Les albums plus personnels d’Emile Wandelmer qui suivent n’obtiennent jamais le même succès malgré des chansons signées Goldman ou Le Forestier.
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Nathalie Lhermitte en 1986 – Photo (c) Claude Caudron

15 février 1966 : Naissance de la chanteuse française Nathalie LHERMITTE ou LERMITTE. Dès l’âge de six ans, elle entre dans un groupe de variétés rock. Tous les samedis soir, elle chante sur scène jusqu’à l’age de seize ans. Elle enregistre un premier 45 tours en 1982: « Il y a des jours comme ça », une chanson signée par Vlyne Buggy et Julien Lepers qui vient de composer « Pour le plaisir » pour Herbert Léonard. Nathalie sort d’ailleurs un disque en duo avec Herbert en 1983 avec le titre «Tendrement». D’autres vinyles sont ensuite commercialisés jusqu’en 1987 avec un succès très limité. 1989 va marquer pour Nathalie ses premiers pas dans la comédie musicale: elle joue le rôle de Cristal dans « Starmania » pendant trois ans au théâtre Marigny à Paris mais aussi à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Quelques mois après, elle tient le rôle de Wendy dans « Peter Pan » au Casino de Paris. Quelques années plus tard, on la retrouve dans le spectacle « Piaf je t’aime » au théâtre de l’Eldorado. Elle y incarne la chanteuse. Son nom a perdu son « H » et Lhermitte est devenu Lermitte. En 2002, elle est Oliver Twist dans la comédie musicale tirée du roman de Charles Dickens. Depuis 2003, elle participe aux « lumières du Music Hall » où elle évoque sur scène Edith Piaf, Jacques Brel et Georges Brassens. Piaf lui colle d’ailleurs à la peau puisque, à la fin des années 2000, elle monte seule le spectacle « Piaf en rose et noir ». Entre 2010 et 2013, elle participe régulièrement à l’émission télé « Chabada » sur France 3 avec Daniela Lumbroso. Elle y évoque notamment Edith Piaf chaque semaine à l’approche du 50e anniversaire de sa disparition. En 2015, elle fait partie de la troupe de « La Petite Fille Aux Allumettes » au Théâtre du Palais-Royal à Paris.
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Axelle RED en 2010

15 février 1968 : Naissance, à Hasselt, de la chanteuse belge Axelle RED, de son vrai nom Fabienne Demal. Elle débute dans la chanson sous le pseudonyme de Fabby et enregistre une chanson intitulée « Little girls » en 1983. Elle change ensuite de pseudo et devient Axelle pour connaître un gros succès en Belgique en 1989: « Kennedy Boulevard ». Cette chanson est suivie d’un autre hit, toujours en Belgique: « Aretha et moi » qui, déjà, marque la passion de la jeune artiste pour la soul music. Son premier succès au delà des frontières belges date de 1993: c’est « Sensualité ». Devenue Axelle Red, avec une chevelure rousse et un diplôme en droit, elle entame alors véritablement une carrière jallonée de « tubes »: « Elle danse seule », « Je t’attends », « Le monde tourne mal », « Ma prière », « Rester femme », « Ce matin », « Parce que c’est toi », « Temps pour nous », « Naïve », etc. En 2002, à la suite des attentats du World Trade Center à New York, elle enregistre un duo avec Renaud : « Manhattan Kaboul ». Sa passion pour la soul music et le rhythm and blues l’amènent à enregistrer un double album en anglais en 2009. Cet album, encensé par les spécialistes du genre, l’éloigne cependant un peu de son public de base qui continue toutefois à la suivre lors des concerts où Axelle Red s’affirme de jour en jour. Parallèlement à ses activités artistiques, Axelle est ambassadrice auprès de l’Unicef et s’intéresse surtout aux problèmes des femmes dans le monde. Son engagement lui permet de recevoir le titre de « commandeur de l’ordre de la Couronne » de Belgique des mains du roi Albert II en 2007. C’est la deuxième distinction qu’elle reçoit après celle de « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres » en France un an plus tôt. Axelle est récompensée à Paris par les Victoires de la Musique en 1999 et 2003. Elle est la maman de trois filles. En 2013, la chanteuse commercialise un nouvel album en français intitulé « Rouge ardent » qui, en renouant avec la tradition musicale de ses grands succès, ne réussit toutefois pas à retrouver la popularité de ses chansons d’antan. Fin 2015, sort « Acoustic », le premier album sur lequel Axelle Red reprend en toute simplicité ses tubes et d’autres titres qui auraient dû être des singles. La tournée du même nom propose cette formule aux spectateurs belges, français, suisses et québecois en 2016. Un nouvel album est en chantier en 2017 et une chanson en est extraite pour être distribuée aux médias ainsi que pour être téléchargée sur le web: « Who’s gonna help you » qui, malgré son titre en anglais, est rédigée en français sur une mélodie et un rythme électro.
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15 février 1982 : Naissance, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre, de la chanteuse française Elodie FREGE. Après une enfance marquée par la musique et la danse, et un brevet de guitare classique en 1998, elle fait partie de la promotion 2003 de la Star Academy saison 3. Elle gagne ainsi l’opportunité d’enregistrer un premier album qui se vend à 150 000 exemplaires. Le premier single qui en est extrait est un « tube »: « De l’eau ». L’album suivant, en 2006, est marqué par le succès de « La ceinture » mais ne réitère pas le score de son prédécesseur. Le 4 octobre 2010 sort son troisième album: « La fille de l’après-midi ». Entretemps, Elodie s’est aussi lancée dans le cinéma avec un rôle dans le film « Potiche » de François Ozon en 2010. En juin 2013, Elodie Frégé sort son quatrième album intitulé « Amuse bouches » et elle bénéficie, à partir de la rentrée de la même année, de quelques passages, remarqués par son élégance glamour, à la télévision française. Depuis lors, Elodie Frégé est passée maître(sse) dans l’art d’être présente dans la majorité des albums d’hommage enregistrés par des artistes français et dans un maximum d’émission de télévision.
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Pierre Bachelet en 1992 – Photo (c) Henry Leutwyler

15 février 2005 : Décès, à Suresnes, du compositeur et chanteur français Pierre BACHELET des suites d’un cancer du poumon. Né à Paris le 25 mai 1944, il se fait d’abord connaître pour la musique des film érotiques « Emmanuelle » ou « Histoires d’O » au milieu des années 1970. Il se tourne ensuite progressivement vers la chanson et connaît un « tube » estival en 1975 avec « L’Atlantique ». Mais il lui faut attendre la décennie suivante pour s’imposer en tant que chanteur avec « Elle est d’ailleurs » (1981) et, surtout, « Les corons » (1982). Jusqu’à la date de sa mort, il enregistre régulièrement des disques et de nombreux succès: « En l’an 2001 », « Marionnettiste », « Vingt ans », »Pleure pas Boulou », « Flo » (en duo avec Florence Arthaud), etc. Son dernier album est un hommage à Jacques Brel dont il reprend, d’une manière très personnelle, les chansons de son choix. En 2008, son épouse perpétue l’oeuvre de Pierre Bachelet en commercialisant un album ultime de chansons mixées et finalisées de manière posthume: « Essaye ». On y trouve une version très étonnante des « Corons » enregistrée avec le choeur des supporters de foot du RC Lens.
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3 FEVRIER

 

 

Le Petit Prince en 1964 – Photo (c) Gilbert Nencioli

3 février 1952 : Naissance en Suisse du « PETIT PRINCE » de la chanson, alias Pascal Krug. Agé de onze ans, il connaît son plus grand succès en 1963 en surfant sur la vague des yé-yés avec le titre C’est bien joli d’être copains. En 1964, il interprète une chanson en duo avec Frank Alamo : Chante avec moi. Jusqu’en 1965, il enregistre une demi-douzaine de 45 tours surtout basés sur son jeune âge. Il abandonne ensuite la chanson avec, on l’imagine, la mue de sa voix. Il se marie dans les années 1970 et devient le père de cinq enfants tout en étant fonctionnaire pendant vingt ans. Après quelques soucis de santé, il retrouve la joie de vivre lorsque le producteur et chanteur suisse Alain Morisod lui permet d’enregistrer un nouvel album en 2008 avec des chansons écrites et composées depuis des années. Près de 50 ans après le succès de C’est bien joli d’être copains, Pascal Krug poste une vidéo sur YouTube avec une nouvelle version de cette chanson pendant laquelle il visionne l’une de ses prestations aux côtés de Claude François. Un vrai bijou surréaliste à découvrir ci-dessous.

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3 février 1953 : Naissance de JOELLE (Mogensen) à New York. Elle vit aux États-Unis jusqu’à l’âge de sept ans, puis au Danemark jusqu’à l’âge de seize ans. Elle suit alors ses parents en France, à Grimaud. C’est en 1969, à Saint-Tropez, qu’elle fait la connaissance de Serge Koolenn et Richard Dewitte, alors musiciens de Michel Polnareff. Ensemble ils créent le groupe « Il était une fois » dont Joëlle est la chanteuse. Cette jolie blonde connaît de nombreux succès avec cette formation dans les années 1970: « Rien qu’un ciel », « Les filles du mercredi », « Que fais-tu ce soir après dîner ? », « Viens faire un tour sous la pluie » ou « Pomme ». Le sommet des ventes est atteint avec le tube de l’été 1975: « J’ai encore rêvé d’elle » que Joëlle interprète en duo avec le batteur du groupe Richard Dewitte. Au début des années 1980, à la dissolution du groupe, Joëlle tente une carrière en solo sous son simple prénom. La chanson « Tu sonnes » marche très bien et lui permet d’enregistrer un album.

Le 15 mai 1982, elle est retrouvée sans vie dans son appartement parisien. Selon la première version officielle, elle est décédée, à 29 ans, d’une rupture d’anévrisme mais ensuite on a parlé d’oedème pulmonaire et d’une éventuelle consommation de stupéfiants. Une autopsie est pratiquée et ne révèle toutefois rien d’anormal.
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La salle mythique rénovée (c) Les Trois Baudets

3 février 2009 : Inauguration à Paris du nouveau Théâtre des Trois Baudets. Propriété de la ville de Paris, le bâtiment renferme une salle de près de 200 places avec un café et un restaurant. Il se situe là où se trouvait l’ancien édifice au 64 du Boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement.
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26 JANVIER

26 janvier 1908 : Naissance, à Paris, du violoniste de jazz Stéphane GRAPPELLI. Décédé à Paris le 1er décembre 1997, Stéphane Grappelli est éternellement associé au nom de Django Reinhardt avec qui il crée le « Quintette du Hot Club de France » en 1934. Stéphane Grappelli apporte assez souvent sa contribution musicale à des chansons françaises aux ambiances swing. Il accompagne ainsi Sacha Distel dans sa chanson hommage à Django Reinhardt, « Ma première guitare », en 1972.

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Eddie Barclay en 1960 – Photo (c) Herman Léonard

26 janvier 1921 : Naissance, à Paris, d’Edouard Ruault mieux connu sous le nom d’Eddie BARCLAY. Chef d’orchestre, compositeur mais surtout mieux connu comme producteur phonographique ainsi que pour ses nombreux mariages et fêtes « people », ce bon vivant s’est éteint le 13 mai 2005 à Paris à l’âge de 84 ans. Au retour d’un voyage aux Etats-Unis, c’est lui qui importe en France les premiers 45 tours microssillon à la fin des années 1950 en créant la maison de disques Barclay. Il invente aussi, en France, le système de la promotion des disques vinyles en offrant des exemplaires gratuits aux radios afin qu’ils en disposent pour les programmer sans devoir les acheter. Ce comportement lui permet de faire découvrir bon nombre de jeunes artistes et de donner ainsi leur chance, réaliser les enregistrements et développer les carrières d’un nombre impressionnant de vedettes françaises: Dalida, Jacques Brel, Charles Aznavour, Léo Ferré, Hugues Aufray, Eddy Mitchell, Michel Delpech, Daniel Guichard, etc.
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Ria Bartok en 1964 – Photo (c) Patrick Bertrand

26 janvier 1943 : Naissance, à Einbeck, de la chanteuse allemande Ria BARTOK. Née sous le nom de Marie-Louise Pleiss, elle a de qui tenir puisqu’elle est la fille d’un chanteur d’opéra. Elle connaît un premier succès à l’âge de 20 ans avec « Parce que j’ai revu François ». Ayant beaucoup de mal à rivaliser avec d’autres chanteuses de l’époque yé-yé comme Sylvie Vartan, Sheila, Françoise Hardy, France Gall, Jacqueline Taieb, Alice Dona ou Stella, elle connaît toutefois un véritable « tube » avec « Et quelque chose me dit », adaptation française d’un titre anglo-saxon. Elle enregistre des disques entre 1963 et 1965 mais son dernier concert français date du 13 mai 1967. Trois ans plus tard, Ria Bartok décède subitement dans un incendie le 2 mars 1970.
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Michel Delpech en 1988

26 janvier 1946 : Naissance, à Courbevoie, du chanteur français Michel DELPECH. A presque 20 ans, il est propulsé chanteur à succès avec « Chez Laurette » mais il lui faut attendre le début des années 1970 pour qu’il s’installe durablement dans le paysage de la chanson francophone. Après l’immense « tube » « Pour un flirt », les réussites vont s’accumuler en ayant pour titres: « Que Marianne était jolie » (1972), « Les divorcés » (1973), « Le chasseur » (1975), « Tu me fais planer » (1976) et « Le Loir et Cher » (1977). Puis, après une période personnelle et professionnelle difficile passant notamment par la dépression, Michel Delpech revient au premier plan en évoluant artistiquement selon ses désirs. Ce retour est couronné de succès avec la sortie, fin 2006, d’un album de ses grandes chansons interprétés en duo avec des collègues nommés Souchon, Cabrel, Clerc, Bénabar, Cali, Jonasz ou Voulzy. Cet opus donne même lieu à un spectacle enregistré au Grand Rex à Paris en 2007. Une grande partie de ses compagnons de duo viennent alors le rejoindre sur scène. En 2011-2012, Michel Delpech fait partie de la tournée « Age tendre et tête de bois ». Quelques mois plus tard, la presse révèle que l’artiste est atteint d’un cancer et ses apparitions en public se font beaucoup plus rares. Malgré une farouche volonté de vaincre la maladie, les nouvelles qui nous parviennent de lui sont de moins en moins bonnes au fil du temps. Parmi celles-ci, il y a cette annonce de Michel Drucker (à lire en CLIQUANT ICI), en juin 2015, qui prétend dramatiquement que le chanteur n’en a plus que pour quelques mois. Le 2 janvier 2016, Michel Delpech s’éteint à Puteaux en région parisienne. François Hollande, président de la République française, évoque dans son communiqué d’hommage la chanson « Que Marianne était jolie » que tous les Français ont encore dans le coeur. Quarante ans après la sortie du disque « Quand j’étais chanteur », le texte chanté par l’artiste sonne désormais un peu faux : il n’aura pas eu 73 ans, Mick Jagger n’est pas mort et Sylvie Vartan chante toujours. Mais il est bien vrai que, cette fois, pour lui, c’est fini… L’artiste est inhumé au cimetière parisien du Père Lachaise le 8 janvier 2016.
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Michel Sardou en 2011

26 janvier 1947 : Naissance, à Paris, du chanteur français Michel SARDOU. Né dans une famille d’artistes, il est le fils de Jackie Rolin et de Fernand Sardou. Depuis le début des années 1970, Michel Sardou est une des vedettes les plus populaires de France. Ses succès se comptent par dizaines : « Les Ricains », « Petit », « Les bals populaires », « J’habite en France », « Le rire du sergent », « Un enfant », « Le surveillant général », « La maladie d’amour », « Les vieux mariés », « Une fille aux yeux clairs », « Un accident », « Le France », « Je vais t’aimer », « J’accuse », « Dix ans plus tôt », « La java de Broadway », « En chantant », « Les lacs du Connemara », « Musulmanes », « Etre une femme », « Vladimir Ilitch », « Chanteur de jazz », etc. Dans les années 1990, la carrière de Sardou commence à décliner un peu et ses grands succès se font plus rares. L’artiste en profite pour se consacrer au théâtre avec un certain brio. En 2010, un album sur lequel figure une nouvelle version d' »Etre une femme », lui rend une popularité qu’il n’a peut-être jamais vraiment perdue. Fin 2012, Michel Sardou publie « Les grands moments », une double compilation où se trouvent ses « tubes » de toujours dont certains ont été réenregistrés pour l’occasion. Une tournée de spectacles avec ses plus grands succès est alors présentée parallèlement. Après une longue pause qui pouvait faire croire à un arrêt définitif, Michel Sardou déclare, à la fin 2016, qu’il remontera sur scène à l’été 2017 pour se produire dans des festivals avant une rentrée parisienne. Le titre choisi pour cette nouvelle tournée est « La dernière danse ». Pour en savoir plus, CLIQUEZ ICI.
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Pochette du disque sorti en 1978 (c) José Ferré

26 janvier 1947 : Naissance, à Saint-Brieuc, de l’acteur français Patrick DEWAERE sous le nom de Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux. Surtout connu pour ses rôles de personnages abrupts et un peu « paumés » dans de nombreux films, Patrick Dewaere nourrissait aussi une passion pour la musique et la chanson. En 1971, il compose une mélodie qu’il interprète en duo avec Françoise Hardy: « T’es pas poli ». Et, sept ans plus tard, il enregistre un 45 tours produit par Yves Simon. S’y trouvent deux chansons de sa composition: « L’autre » et « Le policier ». En 2006, 24 ans après sa mort, huit chansons inédites composées et interprétées par l’acteur sont éditées sur un CD accompagnant sa biographie écrite par sa mère. Ce sont des problèmes d’ordre sentimental qui amènent Patrick Dewaere à mettre fin à ses jours le 16 juillet 1982 à 35 ans.

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Alec Mansion en 1982

26 janvier 1958 : Naissance, à Bruges, du chanteur belge Alec MANSION. Au début des années 1980, il enregistre quelques 45 et 33 tours qui connaissent un beau succès dans son pays natal: « En volant », « Falbala », « Trop triste » ou « Dans l’eau de Nice ». Mais c’est avec ses deux frères, Hubert et Benoît, qu’il va connaître un « tube planétaire » en 1987 sous le nom de « Léopold Nord et Vous »: « C’est l’amour ». Toujours avides d’expériences nouvelles, les trois frères vont ensuite enregistrer d’autres succès moins forts sous d’autres noms: « Les Chéris » (« On en a marre ») ou « Les Frères Mansion » (« Les travaux de la ferme »). Alec Mansion poursuit son chemin artistique d’abord sous le nom de « Léopold Nord » puis sous son vrai nom. Il connaît encore de bons succès en Belgique en 2001 avec « Cette femme est un héros » et, en 2002, avec « Deux lits deux maisons ». Quelques années plus tard, Alec rencontre Jean-Pierre Mader au cours d’une tournée avec les idoles des années 1980. Avec l’interprète de « Macumba », il compose et enregistre une chanson symbolique qui devient un hit en Belgique et ailleurs : « Bruxelles Toulouse » en 2009. Un album de chansons nouvelles interprétées en duo avec les stars des années 1980 est commercialisé: on y retrouve des artistes comme Désireless par exemple. En 2014, Alec Mansion réalise son vieux rêve de créer une comédie musicale sur le thème des jeunes chanteurs pleins d’espoir: « Hopes ». Ce travail se concrétise à la fin de l’année 2015 par quelques représentations sur scène prévues à Bruxelles. Mais les attentats parisiens du 13 novembre 2015 et la menace terroriste qui paralyse ensuite la Belgique empêchent ces prestations qui sont reportées au mois d’avril 2016.
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26 janvier 1973 : Naissance, à Paris, de l’acteur français Melvil POUPAUD. Il a tourné dans de nombreux films depuis ses débuts à l’âge de 11 ans. Et il a aussi été musicien dans le groupe FFF (Fédération Française de Funk) qu’il fonda avec son frère Yarol le temps de 2 albums. En 2002, Melvil Poupaud a sorti un album intéressant, « Un simple appareil », qui, il faut bien le dire, ne connut qu’un succès d’estime.
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Tina Arena en 2002

Tina Arena en 2002

26 janvier 2002 : Dans son émission « C’est show » sur la chaîne télé publique France 2, Patrick Sébastien accueille ce samedi soir des artistes comme Tina Arena, Nuttea et Dick Rivers au côté des célèbres humoristes du moment. Dans la foulée, en fin de soirée sur la même chaîne de télévision, Thierry Ardisson accueille Lââm dans son talk-show « Tout le monde en parle« .
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TAL en 2013 – Pochette album

26 janvier 2013 : A Cannes (F), les NRJ Music Awards récompensent SHY’M comme artiste féminine francophone, M. POKORA comme artiste masculin francophone, TAL révélation francophone et SEXION D’ASSAUT groupe francophone de 2012. La chanson francophone récompensée a pour titre ‘Avant qu’elle parte’ et est interprétée par Sexion d’Assaut. Quant aux NRJ Music Awards d’honneur, ils sont attribués à Johnny HALLYDAY et à Patrick BRUEL.
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26 janvier 2017 : La cérémonie de remise des D6bels Music Awards a récompensé la scène musicale de la Belgique francophone à Liège. Chaque lauréat de cette deuxième édition s’est vu remettre, des mains d’une personnalité, le trophée réalisé par le maître verrier Bernard Tirtiaux. Le chanteur montois SAULE et le rappeur d’origine congolaise BALOJI sont les deux artistes s’exprimant en français primés au cours de cette soirée où la langue anglaise était à nouveau omniprésente dans les oeuvres sélectionnées. SAULE a obtenu la reconnaissance du public de la radio généraliste de la RTBF: Vivacité. Quant à BALOJI, il doit son « award » à son clip vidéo illustrant la chanson « Spoiler ». Parmi les autres productions en français qui pouvaient prétendre à une distinction, il y avait celles de Nicolas Michaux, Françoiz Breut (réalisée en Belgique), Gaëtan Streel et Delta. Il faut relever qu’en région Wallonie-Bruxelles, dont la langue officielle est pourtant le français, 90 à 95% des artistes et groupes musicaux préfèrent s’exprimer en anglais avec le soutien inconditionnel des médias, même publics. Et ce aussi avec la bénédiction des instances officielles ayant notamment la culture dans leurs attributions.

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16 JANVIER

Couverture du livre d'Yves Boudreau: René Angélil l'homme derrière Céline Dion, sorti en 2000

Couverture du livre d’Yves Boudreau: René-Angélil l’homme derrière Céline Dion, sorti en 2000

16 janvier 1942 : Naissance, à Montréal au Canada, du producteur québécois René ANGELIL, mari de Céline Dion. Comme beaucoup de producteurs de chanson, René Angélil commence sa carrière en tant que musicien au sein d’un groupe ayant pour nom « Les Baronets » de 1962 à 1972.

A la dissolution du groupe, il se lance comme imprésario et la première artiste dont il s’occupe est Ginette Reno. A l’époque où Ginette décide de se passer de ses services, René remarque, en 1981, une très jeune fille qui possède une voix remarquable. Elle s’appelle Céline Dion. René Angélil décide de faire de la jeune artiste une star de renommée internationale. Et il réalise son rêve pas à pas en présentant d’abord Céline Dion comme interprète d’une oeuvre suisse au Concours Eurovision de la Chanson en Irlande en 1988. Grand joueur (de poker) et parieur devant l’éternel, René avoue plus tard être entré dans une agence de paris à Dublin et d’avoir gagné quelques livres en misant sur la victoire de Céline avec « Ne partez pas sans moi ». Peu à peu, l’amitié, d’abord professionnelle, va se transformer en amour et, le 17 décembre 1994, René et Céline se marient à Montréal. C’est le troisième mariage de René. Et sa seconde épouse, la chanteuse Anne Renée, lui a donné deux enfants. En 1999, un cancer de la gorge est décelé chez René mais, soigné à temps, il en guérit rapidement. La même année, il accepte de s’occuper de la carrière de Garou mais cette collaboration ne dure pas. Dans le même ordre d’idées, c’est lui qui est aussi à la base de la carrière de l’imitatrice québécoise Véronic Dicaire. Le 25 janvier 2001, Céline Dion donne naissance à leur premier fils René-Charles. Et, le 23 octobre 2010, René-Charles accueille ses deux frères jumeaux: Eddy et Nelson. Le 23 décembre 2013, René Angélil subit l’ablation d’une nouvelle tumeur cancéreuse à la gorge. Les médias s’alarment mais Céline Dion communique que René va bien mais qu’elle doit désormais imaginer différemment son avenir artistique en changeant, notamment, d’équipe et de producteur. Le 14 janvier 2016, deux jours avant son 74e anniversaire, le cancer emporte René Angélil qui décède à Las Vegas où il est en convalescence depuis le début 2014.
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Pochette de l’album de Richard Bohringer « C’est beau une ville la nuit »

16 janvier 1942 : Naissance, à Moulins, de l’acteur, chanteur et auteur français Richard BOHRINGER. Il commence au théâtre à la fin des années 1960. Il tourne un premier film en 1970 mais c’est en 1972 qu’il se fait remarquer avec « L’Italien des roses ». Pourtant, pour être connu du grand public, il lui faut attendre 1981 et le film « Diva » de Jean-Jacques Beineix. Dans les années 1980, il remporte deux Césars: pour « L’Addition » et « Le Grand Chemin ». A partir de 1993, il se fait plus rare au cinéma et se tourne vers la télévision. Ecorché vif, il a, comme beaucoup d’autres artistes, connu une longue période difficile avec des problèmes de drogue et d’argent ainsi que des épisodes violents. Il en parle dans le livre « C’est beau une ville la nuit » paru en 1988. Un film en est tiré en 2006 et, dans la foulée, un spectacle de chansons porte alors le même titre. Car Richard Bohringer s’est également essayé à la chanson. Il a enregistré trois albums entre 1990 et 2002. Amoureux de l’Afrique, il obtient la nationalité sénégalaise en 2002. Depuis 2009, Richard Bohringer se bat contre le virus de l’hépatite C.

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16 janvier 1982 : Première de l’émission TV « Champs-Elysées » de Michel Drucker sur Antenne 2. Programme de variétés françaises de luxe, « Champs-Elysées » a connu une nouvelle mouture 30 ans après ses débuts. Mais le vrai prestige de ce show télévisé restera marqué par les rendez-vous des années 1980 et la reprise, en 2011, de cette émission par l’inoxydable animateur français sera éphémère.
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4 JANVIER

 

Robert Lamoureux dans les années 1960

4 janvier 1920 : Naissance, à Saint-Mandé, de Robert LAMOUREUX, comédien, fantaisiste, auteur et chanteur français. La fonction de chanteur étant peut-être celle qui le caractérisait le moins. En effet, la plupart de ses chansons, à l’instar du fameux « Papa maman la bonne et moi » en 1950, sont plutôt des sketches entrecoupés de quelques passages musicaux chantés. On lui doit l’écriture de nombreuses pièces de théâtre à succès (« L’amour foot ») ou encore, au cinéma, la réalisation des fameuses aventures de la 7e Compagnie. Pointilleux sur la protection de ses oeuvres et de leurs titres, il exige de Claude François, en 1971, qu’il débaptise sa chanson « Viens à la maison » qui est alors le titre de l’un de ses écrits.

Depuis, la chanson de Claude François s’intitule « Y’a le printemps qui chante ». Robert Lamoureux est décédé le 29 octobre 2011 à Boulogne-Billancourt. A 91 ans, il vivait retiré des « affaires » mais il restait un grand artiste qui a marqué toute une époque.
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Georges Chelon en 1971 – Photo (c) Gérard Neuvecelle

 

4 janvier 1943 : Naissance, à Marseille, de l’auteur-compositeur-interprète français Georges CHELON. Après avoir entrepris des études à l’Institut d’études politiques de Grenoble, il pense faire carrière dans le journalisme mais il en est empêché par l’achat d’une première guitare qui le dirige tout droit vers la chanson en écrivant ses premiers titres. Face à cette passion soudaine, Georges décide de se présenter à un concours radiophonique où il est remarqué par René Vanneste qui est alors directeur artistique de Pathé Marconi. Et ce dernier l’encourage à enregistrer un premier disque 45 tours en 1965. Ce premier vinyle est suivi d’un album 33 tours dont le titre est « Père Prodigue », une chanson autobiographique qui obtient un grand succès à contre-courant de la mode yé-yé qui sévit alors.

La popularité de l’artiste lui permet d’assurer les premières parties d’artistes de la même catégorie comme Alain Barrière ou Salvatore Adamo pour qui Chelon garde toujours une grande amitié. Son ascension se poursuit en 1966 avec la réception du Prix de l’Académie Charles-Cros du disque. Un an plus tard, son concert parisien de Bobino est enregistré sur son troisième album. En 1968, une nouvelle chanson obtient un grand succès: c’est « Sampa » qui raconte à la première personne l’histoire d’un chien bâtard. Deux ans après ce « tube », le chanteur adapte en français quelques titres du répertoire de Leonard Cohen: « Adieu Marianne » et « Good bye » notamment. Au début des années 1970, après un passage à l’Olympia en 1971, l’artiste se fait plus rare et il faut attendre 1979 pour l’entendre à nouveau sur les radios avec la chanson « Montmartre ». Depuis cette époque, Georges Chelon n’a de cesse d’enregistrer des albums à raison d’un opus tous les deux ans environ. L’un de ceux-ci sort en 2013 et est consacré aux chansons de Georges Brassens. Entre 2004 et 2008, Georges Chelon réalise le projet de mettre en musique et d’enregistrer, sur sept disques, l’intégralité des « Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Dans les années 2000 et 2010, l’artiste fait régulièrement partie des tournées « Age tendre et tête de bois » où il récolte toujours un sacré succès populaire. En janvier 2008, il se présente seul face au public de l’Olympia à Paris. Ses succès, en versions originales, ainsi que des chansons moins connues ont été « compilés » sur un triple CD de la série « Platinum Collection » chez EMI en 2012. Début 2016, Georges Chelon édite un album intitulé « Dans la cour de l’école ». Il y raconte, tout en poésie, ses souvenirs d’écolier. À 74 ans, en 2017, l’artiste enregistre treize nouvelles chansons sur l’album « On n’est pas tout seul ». Des chansons d’amour mais aussi d’actualité sur l’accueil des migrants, la colère, la vieillesse ou encore l’au-delà. Pour en savoir plus sur la discographie de Georges Chelon, rendez-vous sur le site web très complet de François-Marie Gérard en CLIQUANT ICI.
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Album de Thomas Fersen « les ronds de carotte » en 1995. Photo (c) Jean-Baptiste Mondino.

4 janvier 1963 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Thomas FERSEN dont le véritable nom est toujours une énigme. Selon ses dires, le petit Thomas découvre la musique à l’école communale grâce aux chansons paillardes. Pour ses quatorze ans, sa mère lui offre une guitare. On est à la fin des années 1970 et, au fil des voyages scolaires en Angleterre, Thomas fait connaissance avec la musique anglo-saxonne et le mouvement punk qui l’impressionne. Il écrit alors ses premières chansons paroles et musique et met sur pied des groupes musicaux avec des copains. Il poursuit parallèlement des études en électronique avant d’effectuer ses obligations militaires en 1984. A son retour à la vie civile, il décroche un poste de câbleur dans des chaînes d’hôtels françaises. Après un périple qui l’emmène notamment à Cuba, le musicien-chanteur décide de franchir un cap supplémentaire en changeant d’identité pour prendre le nom d’artiste de Thomas Fersen. Et c’est sous ce patronyme qu’il enregistre un premier disque vinyle en 1988: « Ton héros Jane ». Ce 45-tours ne connaît pas plus de succès qu’un deuxième commercialisé deux ans plus tard: « Le peuple de la nuit ». Engagé par un restaurateur thaïlandais pour animer les soirées de son établissement parisien, Thomas s’y fait remarquer par un producteur qui lui propose un nouveau contrat et, surtout, une bonne équipe de collaborateurs. Il enregistre alors un vrai premier album en 1992: « Le bal des oiseaux ».

La chanson portant le titre de l’opus connaît alors un grand succès immédiat l’année suivante et voit Thomas Fersen récompensé par un disque d’or et une Victoire de la Musique de la révélation masculine en 1994. Depuis ce moment, se créant un univers personnel et atypique, cet artiste de grand talent enregistre de nombreux albums. Ses prestations sur scène restent le meilleur moment pour faire connaissance avec ce chanteur hors du commun qui a apporté un renouveau à la chanson francophone. Au point de faire école et d’influencer toute une série de jeunes artistes comme le Belge Antoine Hénaut qui a déjà assuré de nombreuses premières parties de Thomas Fersen justement.
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En 1998

En 1998

4 janvier 1982 : Naissance, à Tournai, de la chanteuse belge Mélanie COHL sous le nom de Mélanie Picron. La petite Mélanie apprend à jouer du violon à l’âge de cinq ans. Elle s’inscrit ensuite au Conservatoire de Tournai pour y suivre des cours de solfège, de violon, de diction et de déclamation. Très jeune, elle commence à chanter sous le pseudonyme de Kelly Logan et participe à de nombreux concours dans sa région natale proche de la frontière française. A dix ans, la chanteuse participe à l’émission de la télé publique belge francophone RTBF: « Jeunes Solistes ». Et, trois ans plus tard, elle remporte le jeu « Chacun sa chance » dans le club Dorothée sur la chaîne privée française TF1. En 1997, sous son vrai nom de Mélanie Picron, elle se présente au crochet télévisé de la RTBF « Pour la gloire » dans la catégorie « Juniors ». Elle y remporte la finale présentée par Carlos Vaquera. Le chanteur belge Philippe Swan, interprète du « tube » « Dans ma rue » en 1989, la remarque et lui propose d’enregistrer un premier single sous le pseudonyme de Mélanie Cohl. La chanson « Dis oui » qui lui est proposée est alors sélectionnée pour représenter la Belgique au Concours Eurovision de la Chanson 1998 qui a lieu à Birmingham en Grande-Bretagne. Mélanie termine à la sixième place. En Belgique, le disque « Dis oui » est certifié double disque de platine et connaît le succès aussi bien en Flandre qu’en Wallonie. Son producteur estime alors qu’il est temps pour la jeune artiste d’enregistrer un premier album. Celui-ci sort sous le titre générique « Mes îles » et quelques singles retiennent l’attention des programmateurs de radio belges: « Je rêve de vous », « Je saurai t’aimer » ou « Pardonnez-moi ». Mélanie Cohl connaît alors la grande joie de pouvoir interpréter la bande originale francophone du long métrage d’animation de Walt Disney « Mulan » qui est projeté dans les salles obscures en novembre 1998. La chanson « Qui je suis vraiment » est adaptée en français par Philippe Swan du titre « Reflection » de Christina Aguilera. Avec ce titre, Mélanie Cohl obtient une petite popularité en France. Mais, après cet épisode, cela ne décolle pas vraiment pour la pourtant talentueuse Mélanie qui prend le temps de la réflexion et finit par rejoindre, en septembre 2002, la troupe de la comédie musicale « Les Demoiselles de Rochefort » où elle tient l’un des rôles principaux: celui de Solange. La première du spectacle a lieu le 16 septembre 2003 à quelques kilomètres seulement de la ville natale de Mélanie: au Zénith de Lille. Puis, c’est la scène du Palais des Congrès de Paris qui accueille la troupe où la chanteuse interprète en duo avec Frédérica Sorel la célèbre « Chanson des jumelles ». Gravée sur disque, la chanson atteint la 24e place du classement français des ventes. Profitant de ce regain de succès, la firme de disques AMC commercialise alors une compilation qui reprend « La chanson des jumelles », « Dis oui », « Qui je suis vraiment », un remix de « Je rêve de vous » et, aussi, cinq titres inédits. En 2005, alors qu’elle attend la naissance de son premier enfant, Mélanie Cohl participe à une tournée de podiums en Belgique mais elle décide déjà de prendre ses distances avec le métier de la chanson malgré une proposition pour un rôle dans la deuxième saison du spectacle musical « Roméo et Juliette ». Mariée et maman de deux garçons, on la retrouve à la direction d’une sandwicherie à Péruwelz (B) avant qu’elle ne se présente, sur les conseils insistants de son entourage, au casting de la troisième saison du concours télévisé « The Voice France » en 2013 où elle n’est pas retenue.
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1er JANVIER

Louis Chédid en 2010

1er janvier 1948 : Naissance, à Ismaïlia en Egypte, de l’auteur-compositeur-interprète français Louis CHEDID. Fils d’Andrée, célèbre écrivain, et père de Matthieu, alias M, Louis Chédid est assurément un artiste qui compte dans le paysage de la chanson francophone. Pourtant, au départ, comme pour Bénabar et d’autres, c’est le d’abord le cinéma qui le tente et c’est à Bruxelles qu’il suit des études de réalisateur. Mais, bien vite, les petits scénars de courts métrages deviennent des chansons où le flow s’apparente très fort aux balbutiements du rap et du slam en français: « Hold-up » (en 1974 déjà) et, surtout, « Ainsi-soit-il » (en 1981) en restent des exemples parfaits. Entre-temps, de nombreux succès viennent ponctuer une carrière qui s’installe dès 1976: « La belle », « Nous sommes des clowns », « T’as beau pas être beau », ou « Papillon ».

Après le tubesque « Ainsi soit-il », la liste des succès augmente encore avec « Anne ma soeur Anne » notamment. En 2006, un peu comme l’avait fait son ami Philippe Chatel bien des années plus tôt, Louis Chédid se lance dans l’écriture d’un spectacle pour enfants: « Le Soldat rose ». L’histoire donne naissance à un disque mais elle est aussi mise en scène au Grand Rex à Paris avec, notamment, dans les différents rôles, des artistes comme Vanessa Paradis, M, San Severino, Bénabar et bien d’autres. En 2010, le chanteur enregistre, quelques mois avant le décès de sa mère, un album dont le titre en dit long: « On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime ». Trois ans plus tard, Louis Chédid commercialise l’opus « Deux fois l’infini », où il rend notamment hommage à Nino Ferrer. Fin 2014, Louis annonce la mise en place d’une tournée de concerts familiaux où il est rejoint sur scène par ses enfants Mathieu (alias M), Joseph et Anna. De nombreuses dates affichent complet pour ce spectacle tout au long de l’année 2015. Quelques mois plus tard, Louis Chédid réalise l’album « Brassens sur paroles » dans lequel il parvient à faire chanter quelques acteurs français qui rendent hommage au célèbre auteur-compositeur-interprète sétois. Et, en 2017, il célèbre le centenaire de la naissance d’Henri Salvador en lui consacrant tout un opus interprété par divers chanteurs et chanteuses tels que Véronique Sanson, Bénabar, Héléna Noguerra, Calogero, François Morel, Robert Charlebois et le fils Louis : M.
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David CHRISTIE en 1969

1er janvier 1948 : Naissance, à Tarare, du chanteur français David CHRISTIE. Après une série de disques enregistrés en français dans les années 1960 et qui rencontrent des fortunes diverses, comme Julie » en 1968, c’est en 1976 que David Christie connaît son premier « tube » international. Celui-ci est un titre anglais qui sacrifie à la mode disco: « Falling in love in summertime ». Au début des années 1980, dans la même lignée musicale, l’artiste réussit à nouveau un succès avec « Saddle up » (1982). Puis c’est la chute aux oubliettes malgré quelques tentatives peu concluantes de retour. David Christie est décédé à Capbreton le 14 mai 1997 à l’âge de 49 ans.

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ALPHA BLONDY : Pochette de 45 tours en 1987

1er janvier 1953 : Naissance à Dimbroko du chanteur ivoirien ALPHA BLONDY. De son vrai nom Seydou Koné, l’artiste enregistre son premier album « Jah Glory » en 1981. Cet album est suivi par « Cocody Rock » 1984 et « Apartheid is nazism » en 1985. Mais c’est l’année 1987 qui est marquée par les premiers vrais succès du chanteur avec « Sweet Fanta Diallo » et la reprise en reggae du célèbre « Travailler c’est trop dur » de Zachary Richard. Au fil de ses enregistrements suivants, Alpha Blondy recueille encore des succès divers comme, en 1992, « Rendez-vous ». En 2015, il commercialise l’album « Positive energy » et il crée sa station de radio FM à Abidjan: Radio Alpha Blondy. Trois ans plus tard, l’opus « Human race » comprend plusieurs titres en anglais et en français dont une reprise en reggae de « Je suis venu te dire que je m’en vais » de Serge Gainsbourg.
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Maurice Chevalier – Photo (c) Piaz

1er janvier 1972 : Décès, à Paris, du chanteur et acteur français Maurice CHEVALIER. Né à Paris le 12 septembre 1888, il est élevé dans la plus pure tradition du titi parisien. Digne héritier de Gavroche, le jeune et charmant Maurice ne songe qu’à séduire la gent féminine qui, en retour, l’apprécie bien. Au début du 20e siècle, il commence timidement à pousser la chansonnette dans la rue avant d’en faire son activité principale dans les cafés-concerts du quartier parisien de Ménilmontant. Il vit alors une passion amoureuse avec la chanteuse Fréhel avant de la quitter, en 1909, pour Mistinguett avec qui il reste dix ans. Son succès populaire important est dû, bien sûr, à sa frimousse souriante mais aussi à son délicieux accent faubourien qu’il fait roucouler aussi bien en français que, plus tard, en anglais. Il enregistre, dans les années 1920, toute une série de chansons qui vont faire le bonheur des détenteurs de phonographes dont « Valentine » ou « Dans la vie faut pas s’en faire ». Remarqué par un producteur de cinéma américain, Chevalier quitte la France pour Los Angeles et Hollywood en 1927. Il s’y installe et y tourne de nombreux films jusqu’en 1935. Mais au fil du temps, son étoile américaine pâlit et c’est ce qui l’oblige à revenir en France où il a gardé une grande popularité. Il crée alors de nouveaux succès comme « Ma pomme », « Prosper » ou « Y’a d’la joie » qu’un jeune auteur du nom de Charles Trenet écrit pour lui. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale est déclarée, il chante pour les soldats français présents sur le front. Il va même jusqu’à enregistrer la chanson « Ca fait d’excellents Français » qui glorifie le comportement de ses compatriotes tous unis contre l’ennemi. Il revient ensuite à Paris et se produit dans les théâtres pour divertir les citadins de la capitale française occupée. En 1941, il enregistre « La marche de Ménilmontant » qui évoque le quartier de son enfance. Puis il anime des émissions de divertissement sur Radio-Paris. Jusqu’en 1942, Maurice Chevalier travaille sans cesse sur les scènes parisiennes. Puis, il disparaît mystérieusement avant de revenir à Paris à la Libération. Il est alors un moment accusé d’avoir collaboré avec l’occupant nazi et menacé d’être fusillé. Mais en fait, il explique que, à partir de 1942, il s’est attaché à protéger la famille juive d’origine roumaine de sa compagne Nita Raya en vivant d’abord à Cannes avant de se réfugier chez des amis dont un résistant. Complètement blanchi par le Comité national français d’épuration des professions d’artistes dramatiques et lyriques en 1945, il enregistre immédiatement la chanson « Fleur de Paris » qui devient l’un des hymnes de la libération. Son nouveau départ est couronné de succès tant dans la musique qu’au cinéma où il tourne en France et, de nouveau, aux Etats-Unis. En 1956, il se produit sur la scène de l’Alhambra à Paris et il accueille, en première partie, l’orchestre d’un jeune musicien qui a pour nom Michel Legrand. Dans les années 1960, il réenregistre tous ses grands succès avec de nouvelles orchestrations et des moyens techniques plus sophistiqués. Le son est meilleur mais la voix de Chevalier n’est plus celle d’il y a 40 ans. Qu’à cela ne tienne, il renoue avec le succès auprès des jeunes en partageant « Le twist du canotier » avec les Chaussettes Noires et Eddy Mitchell en 1962. Ce titre l’amène à se produire à la télévision italienne où, comme vous le voyez ci-dessous sur cette vidéo de 1962, il est seul en studio et chante sur le play-back enregistré par les Chaussettes Noires.

Deux ans plus tard, il enregistre un duo, « L’Italiano, la leçon d’italien » avec la jeune chanteuse italienne qui vient de remporter le concours Eurovision de la chanson: Gigliola Cinquetti. En 1966, il parraine une toute jeune artiste qui est révélée par la télévision et « Le jeu de la chance » de Télé-Dimanche avec Raymond Marcillac: Mireille Mathieu. En 1967, à presque 80 ans, Maurice Chevalier fait ses adieux sur scène avec ses accessoires désormais traditionnels: la canne et le canotier. Il entame alors une tournée internationale qui l’emmène dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, l’Angleterre et le Canada. Son tout dernier spectacle a lieu à Paris, au théâtre des Champs-Elysées le 20 octobre 1968. Quelques mois après, il lui est demandé d’interpréter la chanson du dessin animé « Les Aristochats » de Walt Disney. Momo accepte et enregistre le morceau en anglais et en français. Le 13 décembre 1971, il est hospitalisé à l’hôpital Necker de Paris pour un problème rénal qui va se compliquer. Il décède le 1er janvier 1972 à 17 heures. Le 5 janvier 1972, Maurice Chevalier est enterré à Marnes-la-Coquette auprès de sa mère.
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Olivia RUIZ : pochette de l’album à succès de 2005

1er janvier 1980 : Naissance, à Carcassonne de la chanteuse Olivia RUIZ. C’est la première édition de l’émission télévisée « Star Academy » qui révèle cette chanteuse, née Olivia Blanc, au public français. Et qui révèle, dès le départ en 2001, une artiste hors norme, enfant de la balle puisque fille d’un musicien ayant collaboré, notamment, à l’orchestre de René Coll. Le grand mérite d’Olivia est sans doute d’avoir, d’emblée, su prendre ses distances avec la chanson dite de variétés pour se créer un univers particulier mais difficile à partager avec le plus grand nombre. Cependant, après un premier album en 2003, « J’aime pas l’amour », qui récolte un beau succès, le deuxième est un triomphe: « La femme chocolat » se vend à plus d’un million d’exemplaires en 2005. Depuis, les autres disques d’Olivia Ruiz se sont moins bien vendus mais la crise du CD est aussi passée par là et la chanteuse poursuit une vraie carrière sur la durée. Une carrière qui s’est affirmée notamment par le succès très populaire d’une chanson interprétée en duo avec Salvatore Adamo, « Ce Georges », en 2007, et qui s’est poursuivie, fin 2012, avec la sortie de l’album « Le calme et la tempête ». Après quelques participations sur des projets discographiques comme « La Bande à Renaud », Olivia Ruiz connaît une fin d’année 2016 très intense avec la sortie de son cinquième album studio intitulé « A nos corps-aimants » mais aussi avec la mise sur pied d’une comédie musicale fortement autobiographique: « Volver ».
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Estella Blain en 1965

1er janvier 1982 : Décès, à Port-Vendres, de l’actrice et chanteuse française Estella BLAIN. Née le 30 mars 1930 à Paris sous le vrai nom de Micheline Estellat, elle est d’origine basque mais passe son enfance à Montmartre. Elle y voit régulièrement les artistes qui viennent tourner des films dans les studios Pathé tout proches. Après la seconde guerre mondiale, Micheline « fait la manche » en interprétant des chansons aux terrasses des cafés parisiens. Voulant devenir comédienne, elle fréquente le Cours Simon avant de se produire chez Gabrielle Fontan, au théâtre du Grand Guignol et à Marigny. Elle tourne son premier film en 1953 sous la direction d’Hervé Bromberger: « Les fruits sauvages ». Elle rencontre alors le jeune acteur Gérard Blain qui l’épouse et elle relie leurs deux patronymes pour en faire son pseudonyme: Estella Blain. En quinze ans, la jeune femme passe alors du statut de débutante à celui de star du cinéma mais aussi de la télévision. Ella va aussi quitter Gérard Blain pour connaître d’autres liaisons sentimentales. Puis, petit à petit, sa carrière va prendre une tournure moins optimiste et, à partir de 1973, elle ne travaille presque plus. Entre 1965 et 1969, elle tente l’aventure de la chanson et elle compose plusieurs titres qui sont orchestrés par le célèbre Alain Goraguer et enregistrés sur des disques 45-tours: « Je n’aime que toi » (1965), « Hurlevent » (1967), « Nitchevo » (1968) et « Toi » (1969). Elle interprète « Solitude » dans l’émission télévisée française « Dim dam dom » en 1967 et elle apparaît en première partie d’un concert de Nana Mouskouri à l’Olympia de Paris. Mais sa carrière dans la chanson s’arrête à l’aube des années 1970 car le public ne la suit pas vraiment. Le 1er janvier 1982, Estella Blain est retrouvée morte dans le jardin de sa maison à Port-Vendres dans les Pyrénées Orientales. Elle s’est suicidée en se donnant la mort avec une arme à feu. Son corps est incinéré au crématorium de Cornebarrieu à Toulouse en présence de nombreuses personnalités du monde artistique et culturel.
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Alain BASHUNG

1er janvier 2009 : Quelque deux mois avant son décès, Alain BASHUNG est promu « Chevalier de la Légion d’honneur » de la République Française.

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24 DECEMBRE

Diane Tell – Pochette Album Popeline en 2004

24 décembre 1959 : Naissance, à Québec, de la chanteuse canadienne Diane TELL, Fortin de son vrai nom. Son père est Québécois et médecin tandis que sa mère est Américaine et professeur de théologie. Passionnée par la musique dès son plus jeune âge, Diane est inscrite au conservatoire de musique de Val d’Or dès qu’elle a six ans. Elle y étudie le violon. Et, six ans plus tard, ce sont des cours de guitare classique qu’elle suit au conservatoire de Montréal cette fois. Enfin, Diane perfectionne ses connaissances musicales par la guitare de jazz. Pendant les jeux olympiques qui ont lieu à Montréal en 1976, Diane se fait un peu d’argent en chantant dans les rues de la ville. Elle s’y fait remarquer par un responsable de Radio Canada qui lui donne un coup de pouce. Contre toute attente, elle est ainsi sollicitée pour enregistrer les chansons qu’elle a déjà écrites et composées. Elle sort un premier album comportant onze titres qui connaît un certain succès au Québec en 1977. Deux ans plus tard, la popularité du deuxième album de Diane ne dépasse pas non plus les frontières du Québec même si la chanson « Gilberto » qui s’y trouve connaît un succès international quelques années plus tard.

En 1980, l’album québécois « En flèche » contient une perle qui va déclencher la carrière européenne de Diane Tell: « Si j’étais un homme ». L’opus sort en effet dans sa version intégrale en France en 1981 mais avec une autre pochette et un autre titre générique: « Si j’étais un homme ». Après l’album « Chimères » qui contribue à la faire connaître un peu plus en France, la chanteuse décide de s’installer dans le pays de Molière en 1983. Un an plus tard, elle sort à la fois en France et au Québec le disque « On a besoin d’amour » dont la chanson « Savoir » est un bon succès radiophonique. A ce moment, Diane délaisse un peu la composition et l’écriture de ses chansons pour se tourner vers des auteurs et des compositeurs français comme Boris Bergman ou Françoise Hardy. L’opus qui sort en 1986 est ainsi réalisé en France et comporte des succès comme « Faire à nouveau connaissance » et « J’arrive pas j’arrive ». Diane Tell prend alors un peu de recul et accepte un des rôles principaux de la comédie musicale « La légende de Jimmy » signée Luc Plamondon et Michel Berger dans une mise en scène de Jérôme Savary en 1991. Le spectacle remporte un triomphe et, profitant de cette expérience nouvelle, Diane Tell va se lancer dans l’écriture d’une comédie musicale dont Jérôme Savary écrit le texte: « Marilyn Montreuil ». Le spectacle est créé avec succès en 1992 au Théâtre de Chaillot à Paris. Il faut alors attendre 1995 pour découvrir l’album suivant enregistré à Londres par l’artiste avec des chansons en anglais et en français et une reprise de « La maison où j’ai grandi » de Françoise Hardy. Elle change de maison de disques en 2001 et elle entreprend de réenregistrer une grande partie de son répertoire passé tout en préparant un nouvel album qui sort en 2004: « Popeline ». En octobre 2008, elle se retrouve à Paris sur la scène du Théâtre du Gymnase Marie Bell pour y interpréter le rôle de Francesca Lavi dans la comédie musicale « Je m’voyais déjà » consacrée aux chansons de Charles Aznavour et écrite par Laurent Ruquier. Quelques mois plus tard et l’année suivante, Diane Tell commercialise un album nommé « Docteur Boris & Mister Vian » où elle reprend des standards du jazz américain qui ont eu la particularité d’être adaptés en français par Boris Vian. Au début 2012, la chanteuse sort un nouvel album « retour aux sources » né de sa rencontre avec Serge Fortin dans la ville de son enfance, le Val d’Or: « Rideaux ouverts ». Paru en 2013 au Québec, c’est en janvier 2015 que l’album « Une » est disponible en Europe francophone: il s’agit d’un disque où l’artiste reprend en solo ses succès et des titres inédits en s’accompagnant à la guitare. Ses aventures musicales suivantes explorent les univers de Jacques Brel ou Félix Leclerc avant qu’il ne soit question d’un nouvel album personnel prévu pour 2019.
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Maurice BIRAUD en 1967

Maurice BIRAUD en 1967

24 décembre 1982 : Décès, à Paris, du comédien et acteur français Maurice BIRAUD. Né le 3 mars 1922 à Paris, il enregistre un 45 tours avec quatre titres en 1967. L’un de ces titres est un duo chanté avec Régine: « Piano punaise ». Auparavant, la même année, il a déjà interprété une chanson en duo avec France Gall: « La petite ». Il décède le même jour que Louis Aragon d’une crise cardiaque au volant de sa voiture à Paris le 24 décembre 1982.

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15 NOVEMBRE

Petula Clark en 1991

15 novembre 1932 : Naissance, à Epsom en Grande-Bretagne, de la chanteuse britannique Petula CLARK. Elle commence dans le show-business à l’âge de sept ans, guidée par un père anglais et infirmier qui ne connaît rien à ce milieu. Deux ans plus tard, elle chante déjà en français au cours d’une émission de la radio britannique BBC. Très vite, elle devient une vedette dans son pays natal en enregitrant des disques et en jouant dans des « musicals ». Et c’est finalement assez tard, en 1958, qu’on lui propose de venir en France pour chanter à l’Olympia en tant que vedette anglo-saxonne. Un producteur estime qu’elle a des chances de « percer » sur le marché français et, le lendemain de sa prestation, elle signe un contrat avec la firme phonographique Vogue France pour la publication de ses disques anglais en France. Un an après, lors d’un nouveau concert parisien, la chanteuse rencontre Claude Wolff, attaché de presse chez Vogue. Les deux personnes tombent amoureuses l’une de l’autre et elles se marient en 1961. Claude Wolff décide alors de s’occuper de la carrière de son épouse et de l’orienter vers le marché francophone en lui faisant enregistrer des disques dans la langue de Molière. En pleine époque yé-yé, Petula Clark devient l’une des chanteuses préférées des Français. Elle les séduit avec des titres qu’elle interprète avec un savoureux accent british qu’elle cultive avec attention: « Chariot », « Roméo », « Ya-ya twist », « Coeur blessé », « Elle est finie la belle histoire », « Dans le temps » (« Downtown »), « La nuit n’en finit plus », etc.

Elle chante aussi du Boris Vian et du Serge Gainsbourg (« O ô sheriff » en 1964). Depuis 1967, Petula Clark s’est installée à Genève (Suisse) avec son mari et ils ont eu trois enfants. La carrière de Petula Clark s’est ensuite étendue au monde entier et elle a beaucoup voyagé en ayant une résidence à Londres et un appartement à New York. Après les grands succès francophones du début des années 1960, Petula Clark se distingue encore par de nombreuses chansons: « Tout le monde veut aller au Ciel » (1967), « C’est Ma Chanson » (1967), « La dernière valse » (1967), « Le refrain de ma vie » (1970) ou « La chanson d’Evita » (1977). Petula Clark sort un nouvel album en français en 2012 qui a pour titre « Petula ». L’opus comprend treize chansons écrites et réalisées par Charles Aznavour, Benjamin Biolay, Salvatore Adamo, Michel Legrand et l’équipe de Thomas Dutronc. Il y figure aussi des duos avec Charles Aznavour, Ben L’Oncle Soul et Joyce Jonathan. En 2014, elle fait partie des artistes à l’affiche de la tournée des idoles « Age tendre et tête de bois ». Le 12 février 2018, elle est sur la scène des Folies Bergère à Paris pour y interpréter plusieurs chansons dans le cadre de la Nuit de la Déprime mise sur pied par Raphaël Mezrahi.
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FRIDA & Daniel BALAVOINE : pochette du 45 tours de 1983

15 novembre 1945 : Naissance, à Bjorkasen en Norvège, de la chanteuse FRIDA sous le nom de Anni-Frid Synni Lyngstad. D’abord chanteuse de jazz avant de faire partie de la formation suédoise mondialement célèbre ABBA de 1972 à 1982, la brunette du groupe essaie ensuite d’entamer une carrière en solo en enregistrant un album produit par Phil Collins: « Something going’s on ». Cet album comporte un titre, « The face », composé par le chanteur français Daniel Balavoine. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’elle enregistre la chanson « Belle » (adaptation française d’un titre instrumental d’Abba, « The arrival ») en duo pour l’album « Abbacadabra » qui devait être la base d’un spectacle musical francophone basé sur le groupe Abba en 1983.

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Pierre Charby dans les années 1970

15 novembre 1947 : Naissance, à Meknès au Maroc, du chanteur français Pierre CHARBY. Professeur d’anglais, il a toujours été passionné de musique et rêvé d’être chanteur. Il arrive à Paris dans ce but au début des années 1970. En 1972, après avoir rencontré les producteurs et auteurs-compositeurs Mia Simille et Michel Delancray, il enregistre un premier 45 tours qui connaît un succès d’estime avec le titre « Oh Marie Maria ». Mais, un an plus tard, c’est l’explosion commerciale avec un « tube » phénoménal qui est un hommage aux Platters: « You ». Profitant de la vague qu’il a lancée, Pierre Charby poursuit sa carrière en interprétant des slows références aux Platters: « Nous » et « L’amour fou » entre autres. Puis, son succès va s’estomper petit à petit. En 1979, il concrétise l’un de ses rêves: chanter sur scène avec les Platters durant une tournée d’environ deux ans. En 1988, Pierre Charby revient au premier plan de l’actualité de manière fort discrète: il est le chanteur et producteur du groupe « Le quart d’heure américain » qui connaît alors le succès avec « Au top des années 50 ». En 2013, Pierre Charby est à l’affiche de la dernière « tournée des idoles »: « Age tendre et tête de bois ». Il profite de ces spectacles pour faire connaître un nouvel album qu’il vient d’enregistrer et qui a pour titre « Le coeur battant ». En juillet 2018, l’artiste est été victime d’un accident vasculaire cérébral, un AVC, en France, sur la côte d’azur où il séjourne.
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La pochette du 45 tours de 1974

15 novembre 1976 : Décès, à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, de l’acteur et chanteur français Jean GABIN à l’âge de 72 ans. Né à Paris le 17 mai 1904, sous le véritable nom de Jean-Alexis-Gabin Moncorgé, il commence sa carrière artistique comme chanteur d’opérette bien avant de se tourner vers le cinéma et devenir la vedette que l’on sait. Il faut dire que le petit Moncorgé a de qui tenir puisque son papa est comédien d’opérette et sa maman chanteuse de café-concert. Son enfance se déroule à la campagne jusqu’à la mort de sa mère en 1918. A Paris où il vit désormais, Jean-Alexis-Gabin n’est pas un bon élève et il quitte bien vite l’école pour effectuer des petits boulots peu rémunérateurs: magasinier, manoeuvre ou vendeur de journaux par exemple. Voyant que son fils ne trouve pas sa voie ni son épanouissement dans toutes ces activités, le père Gabin décide de le faire engager comme figurant aux Folies-Bergère dont le directeur est de ses amis. Après le service militaire qu’il effectue dans la marine, Jean devient chanteur d’opérette en 1926. Il a ainsi l’occasion de côtoyer Mistinguett au Moulin Rouge notamment avant d’obtenir des rôles de jeune premier dans différentes opérettes. Il enregistre alors quelques chansons dont les plus connues restent « La môme caoutchouc » et « Quand on s’promène au bord de l’eau » dans les années 1930. Par la suite, il délaisse la chanson pour le cinéma qui l’occupe à temps plein jusqu’au milieu des années 1970. En 1974, il revient une dernière fois à la musique en récitant le texte « Maintenant, je sais » écrit par Jean-Loup Dabadie sur une douce mélodie. Le 15 novembre 1976, Jean Gabin meurt à l’Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Et, selon ses dernières volontés, ses cendres sont dispersées en mer au large de Brest.
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Jenifer : pochette album 2010

15 novembre 1982 : Naissance, à Nice, de la chanteuse française JENIFER, Jenifer Yaël Dadouche-Bartoli de son nom complet. Sa mère étant chanteuse d’orchestre, Jenifer passe une enfance paisible dans sa ville natale où elle est bercée par la musique de Stevie Wonder, Edith Piaf, Charles Aznavour et James Brown entre autres. Sa grand-mère maternelle, quant à elle, l’initie au flamenco et aux chants polyphoniques corses. A l’âge de sept ans, elle surprend tout le monde lors d’une fête de famille en entonnant avec talent « Milord » d’Edith Piaf. En 1993, elle chante pour la première fois sur une scène: cela se passe en Corse et en première partie d’un gala de C. Jérôme. Par la suite, dès qu’elle en a l’occasion, elle se fait engager pour chanter dans les piano-bars et les restaurants de sa région natale. En 1997, elle s’inscrit à l’émission « Graine de star » de la chaîne télé française privée M6. Elle parvient à se hisser en finale et croit de plus en plus que son avenir est dans la chanson. Elle part s’installer à Paris et chante dans les bars et cabarets. En 2001, elle apprend que le concept « Star Academy » va être proposé en France par la chaîne de télé privée TF1 et elle s’inscrit au casting. Elle est sélectionnée de semaine en semaine pour rester au château et elle termine en remportant la victoire en finale devant le chanteur italo-belge Mario Barravecchia. Une des récompenses de cette première édition de la « Star Academy » est l’enregistrement d’un album. Celui-ci sort en 2002 et comporte une belle série de succès: « Donne-moi le temps », « Au soleil », « J’attends l’amour » et « Des mots qui résonnent ». Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. Jenifer part alors en tournée pendant six mois en France, en Belgique et en Suisse. Elle fait aussi escale cinq fois à l’Olympia de Paris. La chanteuse sort, en 2004, son deuxième album intitulé « Le passage » annoncé par le titre « Ma révolution ». Le succès est un peu moins important que celui du premier disque mais il est encore énorme et l’artiste part à nouveau en tournée. Désormais, Jenifer adopte un certain rythme qui lui permet d’alterner la sortie d’albums et l’organisation de tournées. En 2007 sort l’album « Lunatique » (avec le single « Tourner ma page ») puis, en 2010, « Appelle-moi Jen » (avec « Je danse ») et, en 2012 « L’amour et moi » (avec « Sur le fil »). Elle participe à ce moment à la saison 2 de l’édition française de l’émission « The Voice » sur TF1 en tant que membre du jury aux côtés de Garou, Bertignac et Pagny. Le 3 juin 2013, elle sort un album entièrement consacré aux chansons de France Gall: « Ma déclaration ». Ce qui se veut être un hommage avalisé par France Gall crée bien vite la polémique lorsque la veuve de Michel Berger dément tout accord à ce propos. Pendant l’été 2013, Jenifer participe à quelques festivals mais annule ensuite la tournée prévue pour l’automne 2013. En 2016, Jenifer annonce un nouvel album, « Paradis Secret », qui sort en octobre. En février 2017 la tournée « Paradis Secret Tour » démarre bien mais un grave accident de la route survient dans la nuit du 6 mars après un concert donné à Bruxelles. Le van de la chanteuse percute violemment une voiture se trouvant sur la bande d’arrêt d’urgence en causant la mort des deux passagers parmi lesquels le footballeur Youcef Touati, et blessant grièvement le conducteur. Légèrement blessée mais traumatisée, la chanteuse annule alors sa tournée. Elle revient à la vie publique pour la rentrée 2017 avec le tournage d’un film intitulé « Traqués » et une place de juré dans l’émission télévisée française « The Voice kids » sur la chaîne privée TF1. En octobre 2018, Jenifer commercialise son huitième album studio qui a pour titre « Nouvelle page ». L’opus, généreux, comprend 19 titres signés notamment par Slimane, Christophe Maé et Paul Ecole.
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Laura Smet au Festival de Cannes en 2008 – Photo (c) Georges Biard

15 novembre 1983 : Naissance, à Neuilly-sur-Seine, de l’actrice française Laura SMET. Fille de l’actrice Nathalie Baye et du chanteur Johnny Hallyday, ce dernier lui consacre, en 1986, une chanson écrite et composée par Jean-Jacques Goldman: « Laura ». Adolescente, comme bon sang ne saurait mentir, elle suit des cours de comédie. En 2002, elle est remarquée pour devenir l’héroïne du premier film de Xavier Giannoli: « Les corps impatients ». Elle y apparaît comme une actrice prometteuse en recevant un certain nombre de récompenses et de distinctions. La jeune femme se révèle cependant fragile et semble éprouver des difficultés avec la vie comme en témoignent certains faits divers relatés par la presse. En 2010, grâce à son demi-frère David Hallyday, elle fait ses premiers pas, intéressants, dans la chanson en interprétant avec lui la chanson « On se fait peur ». Deux ans plus tard, elle enregistre un titre, « 14h15 » sur une double compilation où d’autres actrices, comédiennes et artistes féminines figurent pour interpréter des chansons inédites sur la capitale française: « Elles Son Paris ».
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7 NOVEMBRE

Graeme Allwright en 1966 – Photo (c) Aubert

7 novembre 1926 : Naissance, à Wellington, du chanteur et auteur-compositeur néo-zélandais Graeme ALLWRIGHT. Etrange destin que celui de ce jeune comédien venu du bout du monde pour finalement s’installer comme chanteur en France. Après une scolarité classique chez lui en Nouvelle-Zélande, Graeme se destine au théâtre et, pour ce faire, parvient à décrocher une bourse pour se rendre à Londres. Il y rencontre une Française qui lui donne furieusement envie de s’installer au pays de Molière et de Victor Hugo. Ce qu’il fait en 1948. Trois ans plus tard, il épouse la jeune femme et devient ainsi le beau-fils du directeur de la Comédie de Saint-Etienne. C’est avec cette troupe de théâtre qu’il apprend le français mais aussi les Français en pratiquant de multiples et divers boulots: prof d’anglais et de théâtre, apiculteur ou encore animateur pour enfants. Parallèlement à ces activités, dès qu’il le peut, Graeme charme ses amis en leur interprétant des ballades anglaises pour lesquelles il s’accompagne à la guitare ou au banjo. Ses copains estiment que ces mélodies pourraient plaire au public français et, éventuellement, être adaptées en français. Fortement encouragé, Graeme Allwright décide donc d’essayer de se faire engager dans les cabarets parisiens qui pourraient être intéressés par ce genre musical original. Ce n’est pas gagné et les portes ne s’ouvrent pas vraiment devant lui. Mais, au fil des rencontres, il finit par faire la connaissance de deux musiciens américains qui pratiquent le folk traditionnel et qui décident de l’accompagner. Le chanteur et acteur Marcel Mouloudji a alors l’occasion de le voir dans un cabaret et pousse Graeme à enregistrer d’emblée un premier album avec une première chanson qui a pour titre « Le trimardeur » en 1965.

Ce n’est pas un franc succès mais, l’année suivante, son second album, lui, est celui de la révélation. Ses mélodies sont basées sur le folk, le country et le blues traditionnels mais ses textes, en français, ne laissent jamais indifférents. Ils dénoncent, avec un certain humour, l’injustice et le conformisme aveugle de la société. L’une de ses meilleures idées est ensuite d’adapter dans la langue de Voltaire plusieurs chansons du folksinger canadien Leonard Cohen: « Suzanne », « Demain sera bien », etc. Et il fait de même avec des titres de Bob Dylan (« Qui a tué Davy Moore »), Tom Paxton (« Sacrée bouteille ») ou Pete Seeger (« Le trimardeur »). Il devient ainsi, avec Hugues Aufray, le chanteur « français » qui fait découvrir ces artistes anglo-saxons au public francophone. Parmi ses grands succès, une chanson, « Petit garçon » (adaptation de « Old toy trains » de Roger Miller), est devenue une sorte de classique de Noël (enregistrée par d’autres chanteurs notamment sur l’album « Noël ensemble » au début des années 2000). Au début des années 1970, craignant une déstabilisation due à la pression des medias, il décide de voyager de par le monde et passe un mois seul dans l’Himalaya ou un an et demi à La Réunion par exemple. Chanteur engagé, il est l’un de ceux qui milite en faveur des agriculteurs du plateau du Larzac dans les années 1970 et, trente ans plus tard, pour l’adoption d’un texte moins belliqueux pour l’hymne national français « La Marseillaise ». En 1980, il chante, au cours d’un concert caritatif, avec Maxime Le Forestier pour l’association « Partage pour les enfants du tiers-monde ». Après avoir fait découvrir des chansons anglo-saxonnes au public francophone, il fait le chemin inverse en 1985 en, adaptant en anglais des chansons de Georges Brassens. Dans les années 2000, son répertoire va aussi évoluer vers le jazz et, en 2005, il effectue, pour la première fois, une tournée dans son pays natal de Nouvelle-Zélande où il est inconnu. Début 2010, l’Académie Charles-Cros lui décerne, à la fois, un grand prix pour l’ensemble de sa carrière et un coup de cœur pour l’album « Des inédits… Pour le plaisir ». En 2015, à 89 ans, sur scène au cours d’une tournée de spectacles, il annonce avoir décidé d’arrêter les concerts.
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Tito Puentes en 2012

7 novembre 1928 : Naissance à La Havane du chef d’orchestre et trompettiste cubain Ernesto « Tito » PUENTES. « Tito » débute avec ses deux oncles trompettistes en soufflant dans un cornet bricolé. Musicien surdoué, il se fait connaître dans le Cuba des années 1940. Dans la décennie suivante, il quitte son pays natal pour une tournée d’un an en Europe, au Moyen Orient et au Liban. Mais désargenté à la fin de la tournée, il est contraint de s’installer en France où il se fait rapidement connaître. Dans les années 1970, il accompagne sur scène des stars françaises comme Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Nino Ferrer, Eddy Mitchell ou Joe Dassin. Il est également, un moment, le chef d’orchestre et arrangeur d’un big band pour Manu Dibango. En 1995, il crée enfin sa propre formation composée de 20 musiciens originaires de Cuba mais aussi du Venezuela ou de la Colombie. Il décède le 8 juin 2017 à Montpellier (F).
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En 2001

7 novembre 1982 : Naissance, à Paris, de la chanteuse française Kelly JOYCE. Kelly fait partie d’une famille descendant des rois bantous du Congo par son père et d’une famille aristocratique brésilienne par sa mère. Baignant dans la musique dès son plus jeune âge, elle a toujours été une admiratrice des chanteuses noires comme Josephine Baker ou Grace Jones. Vivant en Italie, c’est dans ce pays qu’elle enregistre, en 2001, le « tube » aussi puissant qu’éphémère: « Vivre la vie » qui n’est pas forcément un exemple de texte parfaitement rédigé en français. L’album sur lequel se trouve cette chanson se vend très bien mais les suivants, sortis en 2004 (« Chocolat »), 2009 (« Hallô ») et 2012 (« Jazz Mon Amour Pour l’Afrique ») beaucoup moins.
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Julos en 1993

Julos en 1993

7 novembre 1995 : L’auteur, compositeur, poète et interprète belge Julos BEAUCARNE est au Canada. Ce soir-là, il participe au spectacle « La nuit fabuleuse » qui rend hommage à la chanteuse française Anne SYLVESTRE en la salle Pierre Mercure. Le lendemain 8 novembre, Julos donne un mini-récital en solo dans le cadre du festival « Coup de coeur francophone » toujours à Montréal.
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30 OCTOBRE

Claude Lelouch en 2006 (c) Les Films 13

30 octobre 1937 : Naissance, à Paris, du réalisateur, producteur et scénariste français Claude LELOUCH. Né dans une famille juive, il est obligé de se cacher durant la guerre et sa mère l’emmène souvent, en sécurité, dans les salles de cinéma. Il s’y fait une petite culture mais surtout, fasciné, il en fera une véritable passion. Au milieu des années 1950, son père lui achète une caméra pour lui donner une chance de réussir sa vie. Il tourne alors des reportages d’actualités et, notamment, un documentaire sur l’URSS en dissimulant sa caméra. L’argent récolté à cette occasion lui permet de mettre sur pied une société de production qui a pour nom « Les Films 13 ». 13 pour le 13 du mois où a été créée sa société à 13 heures et 13 pour le nombre de lettres composant le patronyme de Claude Lelouch. Son premier long métrage s’avère être un flop total et, pour tenir le coup, Lelouch devient réalisateur de scopitones. Il s’agit des ancêtres des clips video qui étaient réalisés sur des petites bobines de films destinés à être projetés dans les cafés par des machines s’apparentant à des juke-boxes avec écran. Grâce à son travail, les chaînes de télévision peuvent régulièrement montrer des chansons de l’époque « yé-yé » qui ont été tournées par Claude Lelouch: Claude François (« Belles belles belles » avec des danseuses en escarpins dans la neige en 1962) mais aussi Johnny Hallyday (sous la pluie), Claude Nougaro, Dalida, etc.

De cette époque, le réalisateur garde un certain amour pour la musique et ses films suivants sont tous très musicaux. C’est le cas, notamment, pour le film qui reste probablement le plus grand succès de la carrière du réalisateur: « Un homme et une femme » en 1966. Ce film est en effet aussi connu pour son thème musical (« Chabadabada ») composé par Francis Lai que pour son histoire qui est alors primée au Festival de Cannes. Par la suite, Lelouch va tourner « Vivre pour vivre » avec Yves Montand et Annie Girardot et « Le voyou » avec Jean-Louis Trintignant et Charles Denner. En 1972, il réalise « L’aventure c’est l’aventure » avec Jacques Brel, Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard et Aldo Maccione. La chanson du film est interprétée par Johnny Hallyday. Deux ans plus tard, le chanteur Gilbert Bécaud est aux côtés de Marthe Keller, André Dussolier et Charles Denner dans la distribution de « Toute une vie ». En 1975, c’est un autre comédien chanteur que Lelouch fait tourner avec Michèle Morgan dans « Le chat et la souris »: Serge Reggiani. Début 1976, c’est cette fois Jacques Dutronc qui est sur les écrans de cinéma dans « Le bon et les méchants » avec Marlène Jobert, Bruno Cremer, Brigitte Fossey et Jacques Villeret. Dutronc connaît d’ailleurs un grand succès en interprétant le thème du film, « La ballade du bon et des méchants », composé par Francis Lai. En 1982, Claude Lelouch s’attaque à l’histoire d’un coup de foudre entre deux personnalités d’exception: la chanteuse Edith Piaf et le boxeur Marcel Cerdan. Le titre du film est simple: « Edith et Marcel ». C’est Evelyne Bouix qui joue le rôle de Piaf et c’est le fils du boxeur, Marcel Cerdan Jr, qui prend les traits de son père à l’écran. Malgré l’excellente bande musicale de ce long métrage, qui mélange des chansons originales de Piaf et des créations d’Aznavour ainsi que des reprises par Mama Béa notamment, le film n’obtient pas le succès public attendu par son réalisateur. En 1984, Charles Aznavour est à l’affiche de « Viva la vie ». Trois ans plus tard, c’est, cette fois, un jeune chanteur-comédien que Lelouch embauche pour le film « Attention bandits »: Patrick Bruel. A la fin des années 1980, la chanteuse Lio est au générique d’un des grands succès du réalisateur: « Itinéraire d’un enfant gâté ». Par la suite, on va retrouver Serge Reggiani dans « Il y a des jours et des lunes » (1990), Ophélie Winter dans « Hommes, femmes : mode d’emploi » (1996), Patricia Kaas dans « And now ladies and gentlemen » (2002) et Liane Foly avec Raphaël dans « Ces amours-là » (2010). En 2014, Claude Lelouch frappe plus fort encore en réunissant deux idoles des années 1960 pour les principaux rôles du film « Salaud on t’aime »: Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.

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Chimène Badi en 2013

Chimène Badi en 2013

30 octobre 1982 : Naissance, à Melun, de la chanteuse française Chimène BADI. A l’âge de trois ans, la petite Chimène suit ses parents d’origine algérienne qui déménagent à Villeneuve-sur-Lot. Elle est à peine plus âgée lorsqu’elle décide qu’elle sera chanteuse quand elle sera grande. Mais elle est patiente et, même à contre-coeur, elle poursuit ses études avant de réaliser son rêve d’artiste. Ses parents vont alors se dévouer pour que Chimène puisse mener ses projets à bien. Malgré de nombreuses demandes envoyées à divers crochets télévisés, elle n’obtient pas de réponse et finit par s’inscrire, de guerre lasse, au casting de l’émission « Popstars », de la chaîne de télé française M6, qui se tient à Bordeaux. Elle y est remarquée par Valéry Zeitoun, le directeur du label discographique Az. Ce dernier lui demande de monter à Paris afin de réaliser des maquettes vocales. Parmi ceux qui écoutent ces maquettes, il y a Rick Allison, le producteur de Lara Fabian à cette époque. Ce Belge qui vit alors à Montréal décide de lui écrire des chansons qui vont être enregistrées au Québec. Parmi celles-ci, il y a le premier grand succès de Chimène Badi: « Entre nous » qui est commercialisé en janvier 2003. Le single se vend à près d’un million d’exemplaires dans toute l’Europe francophone.

Dans la foulée de ce succès sort l’album « Entre nous » qui contient d’autres titres plébiscités par le public comme « Je vais te chercher » ou « Si j’avais su t’aimer ». 800.000 exemplaires de l’album sont alors vendus en France. En 2003, la chanteuse est invitée par Johnny Hallyday à chanter avec lui le titre « Je te promets » lors de sa tournée des stades en juin et juillet à l’occasion de ses 60 ans. Les premiers pas de Chimène seule sur une scène ont lieu en janvier 2004 au Casino de Paris. Elle y interprète ses succès du moment et des reprises devant un public et quelques professionnels intéressés. Fin février 2004, elle est nommée aux Victoires de la Musique dans la catégorie « Album révélation de l’année » et, quelques jours plus tard, elle est intégrée dans l’équipe des Enfoirés pour le concert diffusé le 5 mars 2004 sur TF1. A partir de ce moment, Chimène Badi est partout. Elle interprète le générique final français du film catastrophe « Le Jour d’après ». Elle est de toutes les émissions de télé, de radio et de toutes les fêtes musicales publiques. Son planning est d’enfer. Son deuxième album, « Dis-moi que tu m’aimes », amplifie encore sa popularité en 2004. Elle y interprète de nombreux « tubes » comme « Je ne sais pas son nom », « Retomber amoureux » ou la reprise de « Je viens du sud » de Michel Sardou. En novembre 2006, le troisième album de Chimène Badi à être commercialisé a pour titre « Le miroir » et son succès est moindre que celui des deux opus précédents. La chanteuse opère alors un virage musical dans le disque suivant qui sort en 2010 avec le titre « Laisse-les dire ». Elle y fait moins démonstration de sa puissance vocale pour mieux placer sa voix au service de rythmes de jazz ou de soul music. Et le succès est à nouveau au rendez-vous puisque le CD se classe dans les meilleures ventes françaises dès sa sortie. Profitant de cette nouvelle vague de popularité, Chimène Badi entend bien montrer qui elle est vraiment en enregistrant, un an plus tard, un album de reprises de gospel and soul. On y retrouve des grandes chansons françaises tout à fait remodelées en gospel comme « Ma solitude » de Georges Moustaki ou « Le jour se lève », tube d’Esther Galil en 1971. L’artiste a vu juste car, au bout de sa carrière commerciale, l’opus se vend à près de 300.000 exemplaires. En juillet 2012, Chimène se produit au Festival d’été de Québec où elle interprète un duo avec Luck Mervil et où elle chante en première partie de Lionel Richie devant 100.000 personnes réunies sur les plaines d’Abraham. Après une courte apparition dans le programme télévisé français « Danse avec les stars » sur TF1, la chanteuse propose son spectacle « Gospel & soul » à l’Olympia de Paris le 3 décembre 2012. Mais, la voix dangereusement fatiguée, Chimène Badi est contrainte d’arrêter la tournée qui est en cours en juillet 2013. Elle prend alors le soin de reposer ses cordes vocales et participe, en avril 2015, à la quatrième édition du concours télévisé « The Voice Belgique » sur la RTBF en tant que coach. Simultanément, elle prépare un nouvel album qui est mis en vente le 23 août 2015 sous le titre générique « Au-delà des maux ». A partir du 28 avril 2016, Chimène Badi tente une nouvelle expérience: celle de la comédie musicale. elle interprète en effet le premier rôle dans le spectacle « Cats » qui se joue au théâtre Mogador à Paris jusqu’au 3 juillet.
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3 OCTOBRE

Louis Aragon dans les années 1970 – Photo (c) JL Rabeux

3 octobre 1897 : Naissance du poète, romancier et journaliste français Louis ARAGON. Le lieu de sa naissance est un mystère: on évoque Neuilly-sur-Seine mais aussi Paris et Toulon. Le nom « Aragon » est choisi par son père, Louis Andrieux, lors de la déclaration de naissance à l’état civil en souvenir d’un poste d’ambassadeur qu’il avait occupé en Espagne dans la région d’Aragon. Etudiant en deuxième année de médecine, il est mobilisé en tant que brancardier et envoyé sur le front lorsque la première guerre mondiale éclate. Il reçoit la Croix de guerre et reste mobilisé deux ans dans la Rhénanie occupée. Cela lui inspire le poème « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » mis en musique plus tard par Léo Ferré et interprété par Ferré lui-même mais aussi par Catherine Sauvage, Yves Montand, Marc Ogeret et même Georgette Plana.

Après la guerre, quelques-uns de ses textes commencent à être publiés à Paris. En 1922, il fonde, avec Breton et Soupault, la revue « Littérature » et publie « Les aventures de Télémaque ». Il trouve aussi du travail chez le couturier Jacques Doucet, grand collectionneur de tableaux modernes. Il pratique alors quelques expériences d’écriture automatique avec Robert Desnos pour qui il écrit plus tard la « Complainte de Robert le Diable » ensuite chantée par Jean Ferrat. Avec quelques membres du mouvement surréaliste comme Breton et Eluard, il rejoint les rangs du Parti communiste français en 1927. Un an après, il découvre que sa compagne Nancy entretient une liaison avec Henry Crowder et tente de se suicider. Cette tranche de vie est à l’origine d’un poème chanté plus tard par Léo Ferré: « Il n’aurait fallu ». Le 5 novembre 1928, une certaine Elsa Triolet vient trouver Aragon avec l’intention de le séduire. Elle devient sa muse pour la vie et forme avec le poète un couple mythique qui se marie le 28 février 1939. Pendant la seconde guerre mondiale, Aragon prend le parti de la résistance face au nazisme. Et, depuis 1930, il s’engage pour le Parti communiste français. A la fin des années 1950, quelques interprètes et compositeurs français, dont Léo Ferré, Georges Brassens, Hélène Martin et Jean Ferrat, vont mettre en musique plusieurs des textes d’Aragon et vont même en faire des chansons à succès: « Il n’y a pas d’amour heureux » (Brassens) ou « Que serais-je sans toi » (Ferrat) par exemple. Les chansons ainsi composées sont aussi interprétées par bon nombre d’artistes parmi lesquels on peut citer Nicole Rieu, Yves Montand, Isabelle Aubret, Alain Barrière, Francesca Solleville, Marc Ogeret, Françoise Hardy, etc. Louis Aragon meurt le 24 décembre 1982 à Paris et est inhumé, selon sa volonté, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines aux côtés de son épouse Elsa Triolet décédée en 1970.
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Bob Dechamps

Bob Dechamps

3 octobre 1914 : Naissance, à Wangenies près de Charleroi, du chansonnier et chanteur belge wallon Bob DECHAMPS. Il a surtout connu la célébrité dans la partie wallonne de la Belgique puisque l’homme s’est surtout distingué en interprétant des mélodies et des sketches en dialecte wallon de Charleroi. Il est ainsi devenu l’un des meilleurs interprètes de la chanson « Lolotte » composée et écrite par Jacques Bertrand. On peut cependant dire que sa carrière a littéralement explosé après la seconde guerre mondiale et, plus particulièrement, à la fin des années 1950 lorsqu’il se mit à enregistrer quantité de disques 33 tours dont l’intégrale est désormais disponible en disques compact. L’un des derniers albums de Bob Dechamps est sorti au début des années 1980 et, en 1984, il a repris, en wallon, la chanson « Susanna » du groupe Art Company sous le titre « Josiane ». Bob Dechamps est décédé dans la région de Charleroi le 3 juillet 2002. En 2014, la ville de Charleroi lui a rendu hommage au cours des Fêtes de Wallonie à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.

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Jean Lefèbvre en 1981

3 octobre 1919 : Naissance, à Valenciennes, du comédien français Jean LEFEBVRE. Il a aussi tâté de la chansonnette en enregistrant quelques disques. Ses études basiques terminées, il s’engage dans l’armée pour être caserné près de Versailles avant d’être fait prisonnier pendant la guerre. Il s’échappe du camp de Voves (Eure-et-Loir) en mai 1944 et trouve refuge dans une famille puis revient chez lui à Valenciennes où il travaille pour son père à la Libération. En 1948, il part pour Paris où il entre au Conservatoire et y décroche un deuxième prix d’opéra-comique. Mais il est alors repéré par René Simon et le célèbre professeur d’art dramatique l’oriente plutôt vers la comédie. Il rejoint ainsi la troupe des Branquignols dans les années 1950. Au cours de la même décennie, il effectue quelques apparitions au cinéma mais c’est dans les années 1960 et 1970 qu’il va devenir un des seconds rôles les plus célèbres du cinéma français. Au niveau de la musique et de la chanson, Jean Lefèbvre a publié quelques disques qui ne laisseront pas des traces indélébiles. Avec un autre comédien et second rôle français, Henri Genès, il enregistre en 1968 un duo au titre évocateur: « Les minets de la plage ». Cette année-là aussi, il apparaît dans une émission de Guy Lux à la télévision française: il y interprète à sa façon la chanson « On m’appelle Simplet », créée et immortalisée par Fernandel. Et puis d’autres chansons sont un peu plus diffusées: « Le Pied », une chanson érotico-nympho-comique, « Tout baigne dans l’huile », en duo avec Bruna Giraldi en 1981 ou « Le démon de midi » en 1990. En 1995, c’est tout un album qu’enregistre Jean Lefèbvre. Il a pour titre générique « C’est drôle c’que j’plais » et comporte des chansons comme « Le p’tit Quinquin » et « Le clair de lune à Maubeuge » (qui évoquent sa région d’origine, le Nord), mais aussi « Les gens riaient » (de Fernandel), « La tendresse » (de Bourvil) ou des compositions originales comme « La vie n’a pas le temps ». Jean Lefèbvre décède le 9 juillet 2004 à Marrakech, au Maroc, d’une crise cardiaque. Pour répondre à ses dernières volontés, il est incinéré et ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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MORGAN Marc - Pochette album 20013 octobre 2001 : Le magazine musical de la télé belge publique RTBF « Conviviale Poursuite » est consacré, à 20h30, à l’artiste belge Marc MORGAN qui vient y présenter deux extraits de son nouvel album « Les parallèles se rejoignent ». Avec le présentateur Philippe Longtain, le chanteur évoque ses aventures musicales précédentes au sein des groupes « Les Tricheurs » et « Les Révérends du Prince Albert ». Parmi les autres invités de l’émission figure aussi le groupe bruxellois MELON GALIA.
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28 SEPTEMBRE

Brigitte Bardot en 1969

28 septembre 1934 : Naissance, à Paris, de l’actrice et chanteuse française Brigitte BARDOT. Dès le milieu des années 1950, Brigitte Bardot, ou BB, devient le sex-symbol du cinéma français grâce au film « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim. D’abord marquée par des rôles de femme-enfant, sa carrière évolue ensuite vers des personnages de femme fatale. A partir de 1962, l’actrice se tourne vers la chanson grâce au film « Vie privée » dont elle enregistre le thème: « Sidonie ».

Dans le domaine de la musique comme dans celui du cinéma, Brigitte Bardot véhicule alors l’image d’une femme libérée et sans complexe. Elle enregistre ainsi des titres évocateurs comme « Je me donne à qui me plaît » (1963), « Je danse donc je suis » (1964) ou « Moi je joue » (1964). Sa rencontre avec Serge Gainsbourg va alors être aussi importante dans sa carrière musicale que dans sa vie sentimentale. Et, d’emblée, l’une des premières chansons, écrite par mais aussi interprétée avec Gainsbourg, donne le ton: « Je t’aime moi non plus ». Ce duo Gainsbourg-Bardot est jugé tellement sulfureux sur le moment que le disque n’est pas commercialisé. La chanson, elle, est finalement gravée sur disque deux ans plus tard par Serge Gainsbourg et sa nouvelle compagne Jane Birkin. Mais, qu’à cela ne tienne, Serge Gainsbourg va être le créateur de quelques-unes des meilleures chansons du répertoire de Bardot puisque, à partir de cet instant, il compose et écrit « Harley Davidson » (1967), « Bonnie and Clyde » (1968) et « Comic strip » (1968). Mais, après cela, l’homme rencontre Jane Birkin et délaisse BB. Cette dernière n’arrête pas la chanson pour autant et poursuit une fort belle carrière jusqu’en 1973, date à laquelle elle décide d’arrêter ses activités cinématographiques et musicales. Parmi les mélodies, interprétées par Bardot, qui marquent les années 1969 à 1973, on peut citer « La Fille de paille » (signée par le jeune Gérard Lenorman en 1969), « Tu veux ou tu veux pas » (de Marcel Zanini en 1970), « Nue au soleil » (1970) et « Le soleil de ma vie » (en duo avec Sacha Distel en 1973). Au bout du compte, Brigitte Bardot a enregistré quelque 80 chansons avant de se consacrer exclusivement et avec passion à la défense des animaux. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’elle sort un ultime 45 tours en 1982: « Toutes les bêtes sont à aimer ».
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28 septembre 1952 : Naissance à Utrecht, aux Pays-Bas, de l’actrice et mannequin néerlandaise Sylvia KRISTEL. Elle a surtout défrayé la chronique en 1974 en tenant le premier rôle d’un film culte érotique: « Emmanuelle ». C’est d’ailleurs dans le cadre de cette série de films coquins qu’elle enregistre, en 1975, un disque où elle interprète « L’amour d’aimer », la chanson du film « Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti composée par Francis Lai. Sylvia Kristel est morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam, aux Pays-Bas, des suites d’un cancer.

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Fernand Raynaud en 1960

28 septembre 1973 : Décès, à Cheix-sur-Morge dans un accident de voiture, de l’humoriste et chanteur français Fernand RAYNAUD. L’enfance de cet artiste hors du commun, né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand, se déroule à l’ombre de l’usine de pneumatiques Michelin où son père est contremaître. Agé de 15 ans et avec son certificat d’études en main, Fernand se destine à travailler. Et il exerce divers métiers manuels tout en se passionnant pour le théâtre en jouant avec une troupe amateur. Et puis, en froid avec son père, il part pour Paris où il se débrouille pour assister tous les soirs aux spectacles comiques des Folies Bergère. Ayant bien assimilé les ficelles du métier d’humoriste, il essaie d’amuser le public des cafés et des brasseries puis des cabarets avant de monter sur les planches des music-halls en première partie d’autres artistes. Puis, grâce à Jean Nohain qui l’accueille dans ses émissions télévisées comme « 36 chandelles », il se fait connaître du grand public français à la fin des années 1950. Ses sketches vont beaucoup faire rire: « Le fût du canon », « le 22 à Asnières », « Y a comme un défaut », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », etc. c’est aussi au cours de ces émissions de la télé française qu’il s’essaie parfois à la chanson en reprenant des mélodies à la mode comme, en 1962, « Le clair de lune à Maubeuge » de Pierre Perrin également interprétée, entre autres, par Bourvil. Parmi ses autres succès chantés, il y a aussi « Et v’lan passe moi l’éponge », « Les gens riaient » (aussi interprétée par Fernandel), la reprise de « Avec l’ami bidasse », initialement interprété par Bach au début du 20e siècle, ou celle de la chanson de Nino Ferrer « Oh hé hein bon » qui devient « Oh e hein quoi » en 1966. En pleine gloire, alors qu’il se rend dans sa ville natale de Clermont-Ferrand pour un gala le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud rate un virage au volant de sa Rolls-Royce et va s’écraser contre le mur du cimetière de Cheix-sur-Morge. Il est tué sur le coup. Il est enterré au cimetière de Saint-Germain-des-Fossés dans l’Allier, dans cette localité où, enfant, il aimait passer ses vacances.
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Zoé en 2013

28 septembre 1977 : Naissance de ZOE, interprète et auteure belge, fille de la chanteuse Martine Kivits et d’Alain Gilbert, professeur. Toute son enfance est bercée par la musique de ses parents et des amis de ceux-ci comme Maurane par exemple. Dès ses six ans, elle suit des cours de piano classique avec Jean-Luc Fafchamps ainsi que des leçons de danse classique. A l’âge de dix ans, Zoé sort un premier 45 tours où figure deux titres: « Girouette le caméléon », composée par sa maman, et « Musique magique ». Six ans plus tard, elle pratique la danse contemporaine avant d’effectuer ses études secondaires artistiques en chant classique. Puis, la jeune fille entre à la section déclamation du Conservatoire de Bruxelles en 1997. Un an plus tard, elle se présente au concours de la Biennale de la Chanson Française à Bruxelles et elle le remporte. Elle effectue alors une tournée de 100 concerts dans toute la francophonie européenne. En 2000, elle est la « révélation » du Festival « Alors, Chante! » de Montauban puis des Francofolies de Spa. Durant l’été, Zoé participe à « Thyl Uylenspiegel », une épopée musicale d’Isabelle Rigaux adaptée de l’oeuvre de Charles de Coster, qui se joue durant trois semaines dans les ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville. Elle assure aussi les choeurs du groupe de rock belge « Venus » lors de ses concerts acoustiques. La chanteuse est ensuite sélectionnée pour représenter la Belgique à la Bourse Rideau du Québec où elle fait une tournée de près de 30 dates. Elle assure les premières parties de Philippe Lafontaine, Jacques Higelin, Juliette, Richard Desjardins et Romain Didier. En 2002, Zoé part en tournée avec un spectacle baptisée « en scène » et joue dans la pièce « Héritage » aux côtés de sa mère Martine Kivits. Elle accompagne alors les chanteuses Maurane et Lara Fabian comme choriste sur scène. Et, en compagnie notamment de Rick Allison, elle écrit les textes de chansons et succès pour Chimène Badi, Lisa Angell ou Daniel Lavoie notamment. En 2004, elle reçoit le « coup de cœur » de la FrancoFête de Moncton en Acadie et elle effectue une tournée de 20 dates au Québec. Un an plus tard, elle signe la sortie de son premier album avec le label de Luc Besson: l’opus « Tout va bien » est commercialisé par la firme Europacorp en 2006. La même année, Zoé se voit décerner le coup de coeur des Francofolies de La Rochelle. L’artiste propose alors un spectacle original intitulé « Ma cuisine intérieure » jusqu’en 2009. Puis, quelques mois plus tard, c’est « Symphoniaque » qui est proposé par Zoé aux publics belge, français, suisse et canadien. En 2012, la chanteuse crée une comédie musical burlesque dont la mise en scène est confiée à Pascal Légitimus: « La boîte à muses ». En 2014, elle propose au public un nouveau seul en scène mêlant son répertoire de chansons à des textes de liaison plutôt humoristiques: « L’aspiratrice ». Elle amène ce spectacle au Festival Off d’Avignon du 7 au 30 juillet 2016 après avoir tourné pendant un an en première partie des concerts de Maurane.
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28 septembre 1982 : Naissance, à Saint-Renan (Finistère), de la chanteuse française Nolwenn LEROY sous le nom de Nolwenn Le Magueresse. Elle est la fille de l’ancien footballeur Jean-Luc Le Magueresse et passe son enfance à suivre ses parents au gré des déménagements: en Bretagne et dans le Nord-Pas-de-Calais. Lorsqu’elle a onze ans, ses parents divorcent et elle part vivre avec sa mère dans l’Allier près de Vichy. Elle apprend à jouer du piano et de la harpe, suit des cours de violon et de solfège puis rejoint une chorale. Après un séjour d’un an aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’échanges scolaires, elle prend des cours de chant lyrique au Conservatoire de Vichy. Il est clair que, à partir de ce moment, Nolwenn ne songe qu’à devenir chanteuse mais, dans le doute, elle préfère suivre des études de droit anglo-américain pour envisager une carrière diplomatique au cas où. En 2001, la jeune fille est attirée, comme tous ceux de son âge, par le nouveau programme de téléréalité diffusé en France par TF1: « Star Academy ». Elle estime qu’il y a là une réelle opportunité pour elle d’envisager une carrière artistique et elle décide de s’inscrire pour la deuxième édition de la Star Ac’. Pour apparaître sous son meilleur jour, Nolwenn n’hésite pas à reprendre des cours de chant pendant six mois à Paris. Ses efforts vont être payants puisqu’elle est sélectionnée avant de gagner cette Star Academy 2. Elle n’est alors connue que sous son simple prénom de Nolwenn. Et, pour éviter la confusion avec une autre chanteuse du même nom, elle choisit pour pseudonyme le nom de sa maman: Leroy. Dans le sillage de l’aventure de la Star Ac’, Nolwenn gagne le droit d’enregistrer un premier album. Cet opus est commercialisé le 4 mars 2003 et il bénéficie de la collaboration d’artistes comme Pascal Obispo, Lara Fabian, Laurent Voulzy, Lionel Florence et Daniel Lavoie. La chanson « Suivre une étoile » est un « tube » et l’album se vend à plus de 600 000 exemplaires. En 2004, seule sur scène, elle entame une tournée à travers la France et la Belgique. Pour son second album intitulé « Histoires Naturelles », Nolwenn s’entoure de Laurent Voulzy et Franck Eulry pour la réalisation. Il sort le 5 décembre 2005 et le premier extrait a pour titre « Nolwenn Ohwo », écrit et composé par Alain Souchon et Laurent Voulzy. Mais la grande nouveauté tient dans le fait que Nolwenn a écrit la moitié des textes de ses chansons. Une tournée de spectacles suit à nouveau cet opus et est l’occasion pour l’artiste de commercialiser son premier disque « live » en 2007 en CD et DVD: « Histoires naturelles tour ». Deux ans plus tard, le nouvel album de Nolwenn Leroy a pour titre « Le Cheshire Cat et moi » et se vend moins que les précédents car plus personnel. La tournée des concerts qui suit est intimiste et acoustique. Alors que sa carrière semble ronronner assez dangereusement, la chanteuse lui donne un extraordinaire second souffle en 2010 en enregistrant un album de chansons évoquant ses origines sous le titre « Bretonne ». Avec beaucoup d’intelligence, elle y interprète des morceaux en breton, en français, en anglais et en gaëlique irlandais. L’ensemble est très cohérent malgré le fait qu’elle y entremêle des mélodies de style et d’époque différents. On y trouve aussi bien « La légende de Michauo » et « Tri martolod » (traditionnel breton) que le fabuleux « Brest » de Miossec (années 1990). Le succès de cet album prend vite des proportions inattendues et les chiffres des ventes sont simplement énormes. Surfant sur la vague de popularité de ce nouveau répertoire, Nolwenn Leroy propose en novembre 2011 une nouvelle version de l’album avec sept nouvelles chansons supplémentaires dont le « Moonlight shadow » de Mike Oldfield. L’horizon géographique des concerts s’élargit aussi pour l’artiste. Elle se produit désormais aussi en Allemagne et, en janvier 2012, elle effectue un concert privé de promotion de son album à New York. Fin 2012, Nolwenn joue la carte de la continuité avec un nouveau disque qui, cette fois, évoque le thème de l’eau et de la mer sans oublier le monde de la marine et des influences celtiques. L’album intitulé « Ô filles de l’eau » ne remporte pas le succès colossal du précédent mais il est déjà certifié triple disque de platine deux mois après sa sortie. En septembre 2017, soit cinq ans après l’opus précédent, la jeune maman du petit Marin né en juillet commercialise l’album « Gemme » annoncé par les titres « Bien plus précieux » et « Ce que je suis ».
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