FERNANDEZ Nilda

L’auteur, compositeur et interprète Nilda FERNANDEZ naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971.

Les Reflets en 1971 avec Daniel Fernandez à droite sur la photo

Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil.

Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ».

C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros.

A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993).

Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon.

En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François ainsi que Mike Brant. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. Ces enregistrements donnent naissance à un spectacle « Chez Leprest » qui a lieu au Bataclan à Paris et où Nilda Fernandez chante « Donne-moi de mes nouvelles » accompagné au piano par Romain Didier

En Bretagne cette fois, il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ».

A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010.

Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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LASSO Gloria

Gloria Lasso en 1986

La chanteuse Gloria LASSO naît le 25 octobre 1922 à Villafranca del Penedes, en Espagne, de sous le nom de Rosa Coscolin Figueras. La jeune Espagnole suit des études d’infirmière lorsqu’elle doit remplacer, au dernier moment, une chanteuse tombée malade mais prévue au programme de la soirée d’une radio de Barcelone. Cette opportunité réveille en elle une passion déjà solidement ancrée pour la musique et le chant. C’est en 1954 qu’elle débarque en France où un producteur estime que son accent mélangé à des mélodies latinos ne peut que récolter le succès.

Et c’est rapidement le cas puisque, dès 1955, Gloria connaît une grande popularité avec des titres comme « Comment vas-tu ? » (« Hola que tal »), « Étrangère au paradis » (1955), « Amour, castagnettes et tango » (1956), « Buenas noches mi amor » (1957), « Bon voyage » (1957), « Sois pas fâché » (1959) ou « Si tu reviens un jour » (1960).

En 1962, on lui demande de chanter au Mexique et elle y effectue une tournée qui est un triomphe. Elle décide alors de s’installer à Mexico et y décroche des contrats ainsi que dans d’autres pays d’Amérique du Sud et aux Etats-Unis. En 1972, elle tente un retour en France pour y enregistrer un album intitulé « A force d’espérer« . Le public ne l’a pas oublié mais il a pris de l’âge et son disque n’est pas un succès. Elle retourne alors vivre au Mexique. Pascal Sevran lui demande de revenir à nouveau en France en 1985 pour y enregistrer une série de ses émissions télé nostalgiques de « La chance aux chansons ». C’est dans ce cadre qu’elle a l’occasion de rencontrer une admiratrice qu’elle a inspiré dès le début de sa carrière : Dalida.

L’artiste en profite pour prester un récital unique à l’Olympia de Paris le 5 avril 1985. Par la suite, elle fait encore souvent le voyage entre la France et le Mexique en enregistrant des disques sur les deux continents. En 1986, elle interprète une adaptation en espagnol du succès des Rita Mitsouko « Marcia Baila » qui devient « Bailando con Marcia« . En 1990, elle se produit plusieurs jours de suite dans la salle parisienne du Bataclan. Et, l’année suivante, le 21 novembre 1991, elle est notamment sur scène à Charleroi, en Belgique, pour un spectacle consacré aux belles années du music-hall par Alain Vanek.

En 2002, son dernier album français sort sous le titre « Amor latino » qui comporte, notamment, la chanson « Hablando de amor ».

A la fin de l’année 2003, Gloria Lasso repart au Mexique auprès de sa fille Maria José car l’âge et la fatigue commencent à se faire sentir. Elle ne revient plus en France où elle doit pourtant achever un album qui comporte déjà cinq adaptations gypsies de ses plus grands succès. Le 11 novembre 2005, malgré un état physique qui se dégrade à 83 ans, elle est encore sur la scène du Cine Teatro de Cuernavaca au Mexique pour y présenter ce qui reste son ultime concert. Trois semaines plus tard, Gloria Lasso succombe à un infarctus le dimanche 4 décembre 2005 à son domicile de Cuernavaca. Elle est incinérée le lundi 5 décembre et ses cendres sont déposées dans la crypte de la Cathédrale de Cuernavaca. L’artiste a défrayé la chronique people avant l’heure pour ses six mariages avec des hommes à chaque fois plus jeunes qu’elle. Lorsqu’on lui posait la question de ces mariages successifs, elle parlait de fidélité, préférant se remarier avec un autre homme plutôt que de tromper le mari du moment. Elle n’avait aussi de cesse de rappeler que ses trois filles étaient nées du même père: elle ne pouvait en effet pas imaginer une seconde avoir des enfants avec des hommes différents !

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PIERRE Roger

Roger Pierre

Le comédien, et occasionnel chanteur, français Roger PIERRE naît le 30 août 1923 à Paris. Après la guerre 1940-1945, il se fait engager comme annonceur publicitaire sur l’antenne de Radio-Luxembourg. En 1947, il y fait la connaissance de Jean-Marc Thibault avec qui il entame une carrière d’humoriste. Ensemble, ils s’essaient parfois à la chanson comme lorsqu’ils interprètent « Ozoir la Ferrière » pour une émission de la télévision française en 1957.

Alors que leur duo comique touche lentement à sa fin dans les années 1970 et alors qu’il a déjà entamé depuis un moment une carrière de comédien en solo, Roger Pierre se tourne aussi vers la chanson et enregistre quelques 45 tours de factures diverses. Sur le label des disques Disneyland-Adès, il sort d’abord des disques consacrés aux enfants : le conte « Les castors juniors font du sport » puis « La chanson de Tom et Jerry » (1976) et « Les dessins z’animés » (1978).

En 1978 encore, c’est aussi aux supporters de l’équipe française de football qu’il s’adresse avec « On est la France » à l’approche de la Coupe du Monde.

Il enregistre aussi des chansons éphémères pour des shows télévisés français signés Maritie et Gilbert Carpentier comme lorsqu’il reprend « Ozoir la Ferrière » à l’occasion d’une émission « Numéro 1 » qui lui est consacrée dans les années 1970. D’autres chansons ne font pas de grands succès: « Z’êtes Belge, vous ? », « J’vais à Chatou » ou encore, en 1983, « S’il vous plaît » qui est alors le générique du programme télé français du même nom.

Roger Pierre est mort, à l’âge de 86 ans, des suites d’un cancer, le 23 janvier 2010. Il est inhumé, cinq jours plus tard, au cimetière communal de Saint-Ouen.
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STARK Johnny

Johnny Stark

L’imprésario français Johnny STARK naît le 29 août 1922 à Huningue, en Alsace, sous le nom de Roger Stark. Sa mère, Julie Chappuit, étant de l’endroit, il vit en Corse jusqu’à l’âge de onze ans. Son père, lui d’origine alsacienne, décide alors d’installer la famille sur la Côte d’Azur près de Cagnes-sur-Mer où il exerce des activités d’horticulteur. Roger fréquente l’école à Cannes. Mais sa mère meurt à l’âge de 33 ans et, en 1941, il se porte volontaire pour combattre en Afrique du Nord. La seconde guerre mondiale l’oblige à fréquenter des soldats américains et il s’intéresse aux spectacles dédiés à la détente de ces combattants. Il y découvre le métier d’imprésario. Après un séjour d’un an à Hong-Kong à la fin de la guerre, il revient en France en 1946 et y organise « La nuit des vedettes » à Cannes le 15 août. Le stade des Hespérides accueille des artistes comme Edith Piaf, Yves Montand, Marie Bizet, Réda Caire, Lily Fayol, Johnny Hess ainsi que l’orchestre d’Aimé Barelli. Il s’agit là d’une belle et solide première expérience qui va aussi se solder par un échec financier costaud. Sous le nom de Johnny Stark qu’il a choisi de porter, il décide de se relever financièrement en créant, à Juan-les-Pins, le Théâtre de Verdure qu’il inaugure en 1947 en présentant Jil et Jan au même programme qu’Edith Piaf. Pygmalion de la jeune Line Renaud, le compositeur Loulou Gasté demande à Johnny Stark de devenir l’imprésario de son artiste en 1949. Au cours du mariage de Loulou avec Line Renaud, l’épouse de Johnny, Nanou Taddéi est leur témoin en décembre 1950. Au cours des années 1950, il met sur pied des tournées de concerts pour Tino Rossi, Gloria Lasso, Luis Mariano et Dalida. En 1957 un cabaret de Colmar qui organise les soirées de la Foire aux vins en confie la programmation à Johnny Stark qui frappe un grand coup en proposant Luis Mariano, Dalida et Jean Yanne en 1958. La manifestation va se développer ensuite et devenir, comme les très populaires Kermesse de la Bière de Maubeuge, Kermesse de la Bêtise de Cambrai ou Kermesse de l’Ami Bidasse d’Arras, un rendez-vous incontournable pour les vedettes de la chanson française qui attire, sur plusieurs journées, plus de 150.000 spectateurs chaque année. L’homme s’occupera de la liste des artistes présents à Colmar jusqu’en 1973. En 1961, la jeune idole des jeunes Johnny Hallyday quitte la maison de disques Vogue et Johnny Stark, qui l’a rencontré quelques mois plus tôt, lui propose de signer un nouveau contrat assez exceptionnel chez Philips. Johnny Stark devient aussi son imprésario. Au fil du développement naissant des carrières de Sylvie Vartan et d’Hugues Aufray, l’homme s’occupe aussi des affaires de ces deux artistes. En 1966, un désaccord entre les deux Johnny, Hallyday et Stark, met un terme au contrat entre les deux hommes. A ce moment, Johnny Stark se met à la recherche d’une chanteuse dont la tessiture vocale pourrait rappeler celle d’Edith Piaf dont la disparition a laissé un trou béant dans le paysage de la chanson française. Plusieurs chanteuses sont alors suggérées à ses oreilles attentives : Georgette Lemaire et Michèle Torr notamment. Mais l’homme n’est pas convaincu par le profil professionnel et personnel de ces deux jeunes dames. Et, malgré une première appréciation faussée lors d’un gala d’Enrico Macias à Avignon, c’est finalement le passage de Mireille Mathieu, un dimanche après-midi, au concours télévisé du « Jeu de la Chance » de Raymond Marcillac qui va le faire craquer pour cette artiste. Et il va faire de cette jeune fille naïve et docile une grande vedette internationale en quelques années au prix d’un travail souvent très acharné.

De 1967 à 1970, Johnny Stark épaule également la carrière de Michel Delpech qui vient de changer de label discographique. En 1976, l’imprésario demande à François Valéry de partir en tournée avec Mireille Mathieu pour effectuer une soixantaine de galas dans toute la France. Il s’occupe des affaires de Mireille Mathieu jusqu’au 24 avril 1989 lorsqu’il meurt d’un infarctus à Paris.

Divorcé de ses deux épouses, Nanou Taddei et Nicole Bertho, Johnny Stark est inhumé, au cimetière Saint-Véran à Avignon, dans la sépulture de la famille de Mireille Mathieu.

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HOLLOWAY Nancy

Nancy Holloway en 1963 – Photo (c) Roland Carré

La chanteuse américaine Nancy HOLLOWAY naît le 11 décembre 1932 à Cleveland, dans l’Ohio aux Etats-Unis sous le nom de Nancy Brown. Son père est cuisinier et sa mère est une institutrice qui chante aussi du gospel dans les églises. Ils sont les parents de dix enfants dont Nancy. Cette dernière épouse un jeune homme répondant au nom d’Holloway alors qu’elle a seize ans. Le mariage tourne court après trois mois mais Nancy gardera toujours le nom de son époux. Sans véritable but, la jeune femme quitte alors Cleveland pour New York où elle effectue quantité de petits métiers pour vivre. Alors qu’elle est standardiste dans un hôtel, elle rencontre le responsable d’une troupe de danse, Larry Steele, qui est subjugué par la beauté de ses jambes. Alors qu’elle ne sait pas danser, Nancy prend des cours et finit par être engagée chez les « Beige Beauties » pendant plus d’un an. Puis, avec l’argent qu’elle a pu amasser, elle décide de se rendre en Europe et tombe amoureuse de Paris. En 1954, alors qu’elle est attablée avec des copains au bar du « Mars Club » et que ses finances s’amenuisent, on lui propose de chanter pour ne pas payer l’addition. Elle monte sur la scène et son interprétation d’un vieux blues américain séduit le patron qui l’engage pour d’autres soirées. Les rencontres et des réseaux artistiques lui permettent alors de se produire comme chanteuse dans d’autres pays comme l’Angleterre, l’Allemagne et le Liban. En 1957, Nancy Holloway revient chanter à Paris au « Mars Club » qui lui a porté chance. Et elle décide, trois ans plus tard, de s’installer définitivement dans la capitale française. Entre-temps, la chanteuse a rencontré André Pousse qui est alors l’un des responsables du « Moulin Rouge » et elle y est engagée pour chanter. En pleine ascension vers un succès de plus en plus évident, Nancy en franchit les étapes en se produisant à l’ABC de Paris en 1961 avant d’être l’une des invitées d’Albert Raisner dans son programme télévisé « Age tendre et tête de bois ». En 1961 encore, toujours très ambitieuse, elle décide aussi d’ouvrir son propre club à la Rue Saint-Florentin : « Chez Nancy Holloway ». A partir de cette année-là enfin, elle enregistre une demi-douzaine de disques 45-tours où elle interprète des adaptations françaises de « tubes » anglo-saxons : « Hey Pony », « Elle a des yeux d’ange », « Le boogie du bébé », « Venez les copains », « The twist », « Be bop a lula », « Les barbouses » ou « Viens danser le twist ».

Son accent américain n’est pas étranger à sa popularité qui, à cette époque, peut s’apparenter, pour des raisons similaires, à celle de Petula Clark. En 1962, avec un bassiste qui a pour nom Nino Agostino Arturo Maria Ferrari et qui ne s’appelle pas encore Nino Ferrer, elle chante aux Folies Pigalle. Et elle débute au cinéma dans le film « Ballade pour un voyou » de Jean-Claude Bonnardot. Durant les mois qui suivent, Nancy continue à enregistrer des chansons à un rythme soutenu et elle finit par décrocher le grand succès attendu en 1963 avec « T’en vas pas comme ça », adaptation française de « Don’t make me over » interprété initialement par Dionne Warwick.

Dans la foulée de ce « tube » elle est sur la scène de l’Olympia de Paris le 2 avril 1963 pour une émission de radio « Musicorama » présentée par Jacques Martin sur la station périphérique française Europe 1. Elle y interprète trois chansons dont « Derniers baisers » et, bien sûr, « T’en vas pas comme ça ».

Elle est en vedette américaine aux côtés d’Eddy Mitchell. Et, six mois plus tard, elle chante de nouveau à l’Olympia aux côtés de Gilbert Bécaud. En 1964, la chanteuse poursuit l’aventure du cinéma en jouant son propre rôle dans « Cherchez l’idole », réalisé par Michel Boisrond, aux côtés de Sylvie Vartan, Johnny Hallyday, Charles Aznavour et Eddy Mitchell. Elle y chante « Prends garde à toi ».

Elle prend goût au cinéma et, aidée par le comédien André Pousse, elle tourne, plus tard, dans les films « Le Bluffeur » de Sergio Gobbi (1964), « Le Gentleman de Cocody » de Christian-Jaque (1965) ainsi que « Jeu de massacre » d’Alain Jessua (1967). En 1968 Nancy est en Roumanie et tourne dans une comédie musicale policière intitulée « Coups de feu sur les portes » où elle interprète deux chansons : « Bonjour Bucarest » et « Hop Sasi La La ».

L’année suivante, la vie privée de Nancy Holloway est marquée à tout jamais par la mort de sa fille de vingt mois qui se noie accidentellement dans son bain. Elle vient alors tout juste de finir le tournage du film « Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques », de Michel Audiard. Elle interrompt sa carrière et quitte Paris pour retourner auprès des siens aux États-Unis. En 1974, elle essaie de revenir, malgré tout, au premier plan avec un disque dont le titre principal est « Laisse-moi vivre ». Après un nouveau 45-tours en anglais, « Give girl a chance », qui est commercialisé en 1981, elle reprend les concerts et, fin 1982, Nancy repart pour une tournée qui la conduit en Côte-d’Ivoire, au Niger, au Tchad, au Gabon et au Congo. En 1988, elle enregistre « You are my yesterday », un titre produit par le Belge Eddy Luyckx. Et, dans les années 1990, elle participe à quelques émissions de télévision « La chance aux chansons » de Pascal Sevran comme, le 16 mars 1993, pour y interpréter « Paris mes amours ».

Ensuite, il faut alors attendre 2006 pour revoir la chanteuse sur scène lors de la tournée des idoles vintage « Age tendre et tête de bois » qu’elle partage avec d’autres artistes comme Richard Anthony, Frank Alamo ou Michel Orso. Elle quitte la scène en 2008 en raison de problèmes de santé. Agée de 86 ans, Nancy Holloway décède le 28 août 2019 à Paris.

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DARC Mireille

Mireille Darc en 1968

L’actrice française Mireille DARC est née le 15 mai 1938 à Toulon sous le nom de Mireille Aigroz. Elle passe son enfance dans sa ville natale tout en séjournant souvent en Suisse, son pays d’origine. En 1957, elle sort du conservatoire de Toulon avec un prix d’excellence. Elle monte à Paris deux ans après et choisit le pseudonyme Darc par référence à Jeanne d’Arc. Pour payer ses cours de théâtre, elle pose pour des romans-photos et elle fait du baby-sitting. Après un court passage sur les planches d’un théâtre et dans les studios de la télévision, elle débarque sur les plateaux de cinéma et, en quelques années, va devenir l’une des actrices préférées des Français. Parallèlement à sa carrière cinématographique, Mireille Darc s’intéresse à la chanson dès 1965. Jacques Datin et Maurice Vidalin vont lui concocter quelques belles chansons qui ne resteront toutefois pas gravées dans les mémoires.

Par la suite, d’autres auteurs et compositeurs servent la chanteuse: Frédéric Botton, Gilbert Bécaud, Pierre Delanoë, Jean-Jacques Debout, Boris Bergman et, surtout, Serge Gainsbourg. La plupart de ces chansons sont reprises sur un album intitulé « Compartiment 23 » en 1968 qui sera réédité en CD en 1997.

En 1975, Mireille Darc connaît un certain succès avec la chanson « Requin chagrin » qu’elle enregistre en duo avec Michel Sardou alors que le titre est en face B du 45 tours « Un accident » de Sardou.

Après 1975 et un dernier petit succès (« La femme d’un ange »), elle n’enregistre plus de chansons. Elle est ensuite victime de nombreux problèmes de santé et d’accidents vasculaires répétés. Mireille Darc s’éteint à Paris, à l’âge de 79 ans, le 28 août 2017.

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LIONEL JJ

JJ Lionel en 1982

L’interprète belge JJ LIONEL naît le 9 août 1947 à Binche sous le nom de Jean-Jacques Blairon. Né dans une famille de musiciens avec une mère pianiste notamment, il commence par apprendre la guitare de manière autodidacte avec des livres et des amis. Comme cela était à la mode au milieu des années 1960, il fonde un groupe musical, « The Rayllisters », dont Marc Wasterlain est le pianiste et chanteur. La formation remporte le tremplin du fameux festival de Châtelet. Jean-Jacques s’inscrit alors au conservatoire de Mons où il obtient un premier prix de contrebasse. Puis il participe à la carrière de différents groupes comme, par exemple, the Wallace Collection entre 1971 et 1973 ou les Two Man Sound en 1975. Enfin, il devient l’un des musiciens attitrés de l’orchestre de l’accordéoniste belge Hector Delfosse qui est une vedette de ce genre musical. Et, en 1981, il est sollicité par le producteur phonographique Marcel De Keukeleire pour interpréter « La danse des canards ». Cette chanson est basée sur une mélodie instrumentale suisse de Werner Thomas (« Der ententanz » en 1957) à laquelle un texte a été ajouté par Eric Genty (aussi connu sous le nom de Guy de Paris), un chanteur à succès des années 1960 en Belgique. Produite par Georges Delfosse, la version instrumentale fut enregistrée d’abord par son frère cadet: l’accordéoniste Hector. La version chantée de JJ Lionel fut enregistrée sur l’autre face du 45-tours. Grâce, notamment, à la chorégraphie associée et au visuel approprié, le disque se vend à 2.500.000 exemplaires.

L’artiste a choisi le pseudonyme de JJ Lionel parce que JJ sont les initiales de son prénom et que Lionel correspond à son signe astrologique du lion. Dans la foulée de cet énorme succès, les chiffres de ventes des disques suivants semblent désuets pour JJ Lionel qui essaie toutefois de poursuivre sa carrière dans la même veine avec des titres comme « La Danse des petits chats » ou « Moi je dois faire pipi ».

Alors qu’il effectue encore des passages télévisés en France avec « La Danse des Canards » dans les années 2000 (chez Patrick Sébastien ou sur M6 dans « Hit Machine »), il réalise, en 2006, un rêve d’enfant en montant un spectacle pour jeune public avec la complicité de son épouse Georgia. L’artiste décède le 14 juillet 2020 dans sa maison de Houthem (Comines, Belgique) d’une tumeur au cerveau.

 

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Voix cristalline et talent merveilleux : Nilda FERNANDEZ s’en est allé

Il y a des jours de tristesse marqués par des rendez-vous manqués. Pour des raisons inexpliquées, nous avons appris avec retard le décès d’un artiste majeur de la chanson francophone et pourtant méconnu : Nilda Fernandez.

Or des rendez-vous, réussis et bien réussis ceux-là, avec Nilda, nous en avions eu. Ils furent même merveilleux. Sur scène d’abord : à Charleroi (B), Spa (B), La Louvière (B), Bruxelles (B), Montauban au festival « Alors, Chante! » (F) ou Tournai (B). Lors d’interviews et de rencontres ensuite et bien souvent aux mêmes endroits. Mais toujours sous la forme de très agréables échanges. Car Nilda Fernandez, à la scène comme à la ville, c’était avant tout la gentillesse, le sourire, la franchise et l’amitié. Un florilège de qualités complété par un talent musical et poétique au-dessus de tout.

Nilda aimait bien voyager. Ses aventures musicales, comme les autres, l’ont amené aux quatre coins de notre planète. Le voici maintenant parti explorer un autre monde. Pour l’éternité !
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La biographie de Nilda Fernandez

Il naît à Barcelone le 25 octobre 1957 sous le nom de Daniel Fernandez. A l’âge de six ans, il suit sa famille qui s’installe en France dans la région de Toulouse puis à Lyon. Il y suit des études de manière assidue avant de se tourner vers la musique et de composer des chansons qu’il interprète dans des petites salles partout en France. Avec sa soeur et trois autres musiciens, il crée alors un groupe, « Les Reflets », qui effectue quelques concerts et enregistre quelques disques 45 tours dont « L’homme de Nazareth » en 1971. Quelques années plus tard, Daniel se décide à entamer une carrière de chanteur soliste. Il se fait remarquer par un producteur qui apprécie sa voix particulière et qui lui propose d’enregistrer un premier album en 1981 sous sa véritable identité de Daniel Fernandez. Le directeur artistique de l’opus est Claude Dejacques qui a déjà participé à la révélation d’artistes comme Nicolas Peyrac ou Yves Duteil. Le succès est plutôt timide mais, suite à des soucis avec la nouvelle équipe du label avec qui il a signé un contrat, Daniel se retire pour vivre de ses concerts mais aussi de différents métiers. Il enseigne l’espagnol pendant un an et il décide aussi de changer son prénom pour Nilda afin de ne plus être tributaire du label de son premier album. Pendant quatre ans, Nilda Fernandez compose des chansons qu’il finit par enregistrer en 1987 et, parmi elles, « Madrid Madrid » recueille un gros succès radiophonique dans les pays francophones.

Le nom de Nilda Fernandez est dès lors connu et un deuxième 45 tours l’impose un peu plus en 1988 : « Ultime rêve de l’amour ». C’est un bon début mais l’artiste ne tient pas encore l’album qu’il veut réaliser pour entamer une véritable carrière. Il termine son travail en 1990 pour un CD qui est commercialisé en 1991 et dont le titre phare, « Nos fiançailles », connaît un succès très important. Au point de nommer trois fois l’artiste aux Victoires de la Musique (en 1992) où il reçoit celle de la révélation variété masculine de l’année pour son album qui est aussi récompensé par l’Académie Charles-Cros. A partir de ce moment, Nilda devient une sorte de nomade de la chanson. Il ne court pas après le succès. C’est ce dernier qui vient à lui. Et sa popularité se bâtit sur de superbes chansons avec des mélodies empreintes d’une ambiance particulière comme « Sinfanaï Retu » (1993). Il parcourt les routes du monde toujours à la recherche de sensibilités nouvelles, en quête de rencontres novatrices artistiquement et humainement. Comme celle qu’il vit avec la chanteuse Mercedes Sosa en Argentine pour l’enregistrement de la chanson « Mon amour » en 1994.

Deux ans plus tard, l’artiste s’installe à New York où il fait la connaissance de Michel Camilo, pianiste dominicain de latino jazz, avec qui il enregistre l’album « Innu Nikamu » qui sort en 1998. L’opus est alors présenté au cours d’une tournée en roulotte qui mène le chanteur de Barcelone à Paris en passant par Lyon. En juillet 1998, le chanteur participe à « La fête à Adamo » au cours des Francofolies de Spa. Il y interprète un « tube » de celui qui le décrit alors comme son « frère de voix » : « C’est ma vie ». Peut-être inspiré par cette expérience scénique, Nilda Fernandez imagine alors un album intitulé « Mes hommages » où il tire un coup de chapeau aux artistes qui l’ont influencé : on y retrouve des titres de Léo Ferré, Barbara, Dick Annegarn, Jane Birkin, Michel Polnareff et, même, Claude François. Les disquaires le reçoivent dans le courant de l’année 1999.

L’an 2000 est marqué par la commercialisation d’un best of et d’un coffret de trois albums contenant de nombreux inédits. Puis, Nilda part pour la Russie en vue de découvrir de nouveaux territoires et d’effectuer de nouvelles rencontres : il y reste cinq ans. Par la suite, les voyages se poursuivent pour l’artiste qui monte un spectacle musical et circassien à Cuba en 2006 : « Les Nouvelles du Monde ». On retrouve ensuite Nilda en Bretagne où il participe, en 2009, à l’opéra-rock « Anne de Bretagne ». Il est aussi de ceux qui figurent sur la compilation « Chez Leprest », disque de duos enregistrés avec Allain Leprest. A ce moment, il se partage entre la France, l’Italie et la Belgique car c’est à Paris, à Gênes et à Bruxelles qu’il réalise les prises de son et les mixages de son nouvel album qui a pour titre « Ti amo » et qui est dans les bacs en 2010. Le 22 mai de cette année-là, le chanteur franco-espagnol est à Tournai, en Belgique, pour un concert exceptionnel, où il s’accompagne seul à la guitare au bord de l’Escaut, comme invité d’honneur du concours de jeunes talents « L’Envol des Cités ». Il faut dire qu’au cours de ses multiples périples, Nilda Fernandez s’est souvent arrêté en Belgique. Il y a de solides amis et d’extraordinaires admiratrices. L’une des ces dernières lui a d’ailleurs confectionné un foulard que l’on peut voir sur la pochette du CD de l’artiste en 2010. Au cours des années 2010, il est l’invité de Patrick Sébastien où il interprète une version épatante de « l’Aziza » de Daniel Balavoine lors de l’émission télévisée « Les Années Bonheur » diffusée sur France 2.

En 2018, Nilda Fernandez décide de chanter Garcia Lorca sur scène, accompagné par deux guitaristes. Ayant gardé un contact chaleureux et régulier avec Salvatore Adamo depuis vingt ans, il entreprend aussi de lui traduire et d’adapter les titres de son dernier album en espagnol. Cette collaboration dure plusieurs mois au cours desquels Nilda rejoint notamment Adamo pendant un concert de ce dernier à Barcelone en janvier 2019. Ce travail en commun doit malheureusement se terminer en solitaire pour Adamo qui est bouleversé par la mort de son ami le 19 mai 2019. Un décès survenu à Bize-Minervois, dans l’Aude, où Nilda Fernandez était hospitalisé depuis près d’un mois auprès des siens pour insuffisance cardiaque.

 

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23 FEVRIER

 

Philippe Chatel en 1982

23 février 1948 : Naissance, à Paris, de l’auteur-compositeur-interprète français Philippe CHATEL, sous le véritable nom de Philippe de Chateleux. Fils du réalisateur de télévision François Chatel, il fréquente très vite les plateaux de tournage et se familiarise à l’univers des artistes en étant le garçon de courses d’Henri Salvador. Véritable admirateur de Georges Brassens, il se décide à apprendre la guitare et, adolescent, il commence à composer quelques mélodies dont celle qui va le révéler au grand public en 1977: J’t’aime bien Lily.

Ce 45 tours se vend bien et est suivi par d’autres succès durant une dizaine d’années: Myster Hyde, Ma lycéenne ou Tout quitter mais tout emporter. L’oeuvre principale de sa carrière reste néanmoins le conte musical Emilie Jolie qu’il a écrit en 1979 pour sa fille Emilie alors âgée de quatre ans. Plusieurs versions de cette histoire ont été présentées sur scène dans divers pays de la francophonie. Mais c’est le casting des deux versions existantes sur disque qui demeure impressionnant: Brassens, Salvador, Clerc ou Vartan dans la première; Johnny Hallyday, Lara Fabian ou Maurane dans la seconde parue en 1997. En 2006, Philippe Chatel se blesse très gravement dans un accident de quad dont il garde aujourd’hui de très légères séquelles. Au point de pouvoir reprendre, en 2015, le chemin des studios pour nous proposer un nouvel album en janvier 2016. Sur cet opus intitulé judicieusement « Renaissance », on trouve de nouvelles chansons comme « Quelque chose pour toi » et les versions originales de ses grands succès comme J’t’aime bien Lily, Ma lycéenne ou Mister Hyde.

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Louis Bertignac (c) Passion Chanson mai 2011

23 février 1954 : Naissance, à Oran en Algérie, du chanteur et musicien français Louis BERTIGNAC. Il fait une entrée plutôt discrète dans la musique comme guitariste de Jacques Higelin. Puis, en 1976, il fonde le célèbre groupe Téléphone avec Jean-Louis Aubert, Richard Kolinka et Corine Marienneau. A la dissolution de la formation en 1986, il crée un autre groupe: Bertignac et les Visiteurs. Cela lui vaut un gros succès: « Ces idées-là ».

Après un second album avec les Visiteurs, il tente l’expérience en solo. Exceptionnel guitariste, Bertignac est aussi une bête de scène. Il n’a jamais sacrifié ses chansons aux modes. Et, de ce fait, il réalise une véritable carrière de fond qui se trame sur la longueur. Parallèlement à celle-ci, il apprécie produire et écrire des chansons ainsi que des albums pour des artistes féminines. Son palmares reprend ainsi les noms de Corinne Marienneau (pour son unique disque de chansons en 2002), Carla Bruni et de Joyce Jonathan. Après avoir sorti l’album Grizzly en 2011, Louis Bertignac devient l’un des coaches de l’émission télé française « The Voice, la plus belle voix » sur TF1 en février 2012. Et, en juin 2012, il est appelé à assurer les premières parties des concerts de Johnny Hallyday au Stade de France à Paris. Il rempile comme juré de la saison 2 de « The Voice, la plus belle voix » en 2013 et il reprend cette fonction en 2014 pour l’émission « The Voice Kids ». En 2014 aussi, Louis Bertignac revient à sa carrière musicale en sortant un album intitulé « Suis-moi ».

Au cours de l’année 2015, Bertignac va rejoindre Aubert et Kolinka pour former, de manière impromptue, le groupe « Les Insus » qui se différencie de Téléphone par l’absence de Corinne Marienneau. Il n’est alors pas question pour le trio d’enregistrer un album studio mais bien de proposer un maximum de concerts qui affichent partout « complet » dans les pays francophones jusqu’en novembre 2016. Forts de cet énorme succès, les trois compères décident ensuite de refaire quelques spectacles durant l’été 2017. A la fin de l’année 2018, Louis Bertignac commercialise un nouvel album intitulé « Origines ». L’opus est composé de reprises, interprétées à sa façon et en français, de titres des Rolling Stones, des Beatles, de Police, d’Eric Clapton ou encore Bob Dylan.
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Patricia Lavila en 1973 – Photo (c) Alain Marouani

23 février 1957 : Naissance, à Oran en Algérie de la chanteuse française Patricia LAVILA d’un père commandant de gendarmerie et d’une mère artiste au foyer. A l’époque de l’indépendance de l’Algérie, Patricia Lavila quitte ce pays pour la France et la région de Lyon où elle suit les cours de l’école primaire. Par la suite, elle prend des cours de danse classique mais, aussi, des cours de parachutisme. Adolescente, elle se découvre une passion pour le chant et s’inscrit à divers concours locaux. À 16 ans, le destin lui permet de monter à Paris où elle obtient le succès avec un des tubes de l’été 1973: « L’amour est toujours en vacances ». Pendant quelques années, la chanteuse à la très longue chevelure rousse va encore connaître le succès avec « Une petite place dans ton coeur », « Je n’ai jamais vu Jacques Brel chanter », « Paloma blanca » ou « Pour toi c’est rien pour moi c’est tout ». A la fin des années 1980, Patricia Lavila chante ses succès sur de nombreux podiums radiophoniques et télévisés comme deux de la course cycliste « Tour du Hainaut Occidental » à Hornu en Belgique notamment. Dans la décennie suivante, elle apparaît régulièrement dans les émissions télé françaises de Pascal Sevran telles que « La chance aux chansons ». En 2007, une double compilation de 44 titres enregistrés entre 1973 et 1979 a été commercialisée pour tous les nostalgiques des « années bonheur ».

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23 février 2011 : Sortie, chez Fayard, de la biographie de référence d’Hubert-Félix THIEFAINE, « Jours d’orage », par Jean THEFAINE, longtemps journaliste culturel au quotidien Ouest-France et membre du comité de rédaction de la revue Chorus.
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14 FEVRIER

Albert Willemetz en 1937 (c) Fonds Albert Willemetz

14 février 1887 : Naissance, à Paris, du librettiste, auteur, parolier et scénariste français Albert WILLEMETZ. Il passe une enfance plutôt bourgeoise avec un père cadre dans une société d’assurances. Dès son enfance, il a la possibilité d’apprendre la musique et, adolescent, il étudie la littérature puis le droit avant de devenir fonctionnaire. En 1911, il épouse une artiste peintre dont il a un premier fils en 1915 mais les fins de mois sont difficiles. Il se décide alors à mettre ses talents d’auteur au profit de la presse et il écrit ainsi des articles pour des journaux. Parallèlement à cette activité, il est attiré par la poésie et il publie un premier recueil de poèmes en 1914 sous le titre « Au pays d’amour »). Le jeune Sacha Guitry remarque Albert Willemetz et lui demande de collaborer à l’écriture de sa première revue : « ‘Il faut l’avoir » présentée à paris, au théâtre du Palais Royal en 1915. Trois ans plus tard, et après une première expérience un peu ratée quelques années plus tôt, Willemetz écrit le livret de l’opérette « Phi-Phi » sur une musique composée par Henri Christiné. C’est d’emblée un énorme succès qui est toutefois terni par la mort de son épouse victime de la tuberculose. Désormais, Albert Willemetz va se consacrer à l’écriture d’opérettes, de revues et de chansons comme « Mon homme » interprétée par Mistinguett dans « Paris qui jazz ». Après son remariage en 1921, il connaît à nouveau un grand succès avec l’opérette « Dédé » qui est proposée au Théâtre des Bouffes-Parisiens et où figurent Urban et Maurice Chevalier qui interprète « Dans la vie faut pas s’en faire ». Le chanteur au canotier épinglera d’ailleurs quelques succès de Willemetz à son répertoire : « Valentine » (1925), « Quand on revient » (1927), « Ça m’est égal » (1928) ou « L’amour m’a transformé » (1931).

D’autres interprètes en vue chanteront aussi d’autres titres de l’auteur par la suite : Dranem, Saint-Granier, Urban, Jean Gabin, Alibert, André Baugé, Marie Dubas, Fernandel, Georges Milton, Bach, Henri Garat et Michel Simon. Après la seconde guerre mondiale, Albert Willemetz devient président de la SACEM, la Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs Musicaux français, et le reste jusqu’en 1956. Il écrit moins de chansons mais il accroche à son palmarès les interprètes qui ont pour nom Luis Mariano, Marie Bizet, Andrex, Lucienne Delyle, Jean Sablon, Patrice et Mario, Bourvil, Léo Ferré, Mathé Altéry et les Frères Jacques. Willemetz décède le 7 octobre 1964 d’une rupture d’anévrisme à Marne-la-Coquette. Son oeuvre comprend une centaine d’opérettes et près de 2.000 chansons.
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BUZY – Pochette du 45 tours de 1986

14 février 1957 : Naissance, à Metz, de la chanteuse française Marie-Claire BUZY dont le vrai nom est Marie-Claire Girod. Pendant qu’elle suit des études de médecine, elle apprend et enseigne ensuite les claquettes. Cette discipline lui vaut d’être engagée pour le rôle de Columbia dans le « Rocky Horror Picture Show ». En 1980, l’auteur Etienne Roda-Gil la remarque et elle enregistre son premier succès, « Dyslexique », qui se vend à 500.000 exemplaires.

Après un tel coup de maître, il est toujours difficile de se maintenir mais Buzy va très bien s’en sortir avec les chansons « Adrénaline », « Adrian », « I love you Lulu » et, surtout, le « tube » « Body physical ». A la fin des années 1980, son producteur, Gérard Pedron, meurt. Elle met longtemps avant de trouver un second souffle malgré le fait qu’elle n’a jamais arrêté de chanter. Alors qu’elle est psychothérapeute depuis le début des années 2000, elle enregistre l’album « Borderlove », composé avec ses amis Daniel Darc, Jay Alanski ou Alice Botté. Elle sort encore un nouvel album de onze titres, « Au bon moment, au bon endroit », en 2010. En octobre 2011, un album hommage intitulé « Tous Buzy » est enregistré par quinze artistes parmi lesquels Clarika et Prohom. Huit ans plus tard, Buzy se décide à commercialiser un dixième album qui a pour titre « Cheval fou » et qui se place bien dans la lignée de ses neuf disques précédents. Deux duos y figurent : la chanteuse les partage avec Bertrand Belin et Anna Mouglalis.
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14 février 1971 : Mike BRANT est victime d’un accident de la route à Bourg-en-Bresse (France). Ses blessures ne sont pas très graves mais son producteur, Jean Renard, prend des photos « arrangées » qui sont publiées par toute la presse « people » de l’époque.
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Stéphanie Blanchoud

14 février 2004 : C’est ce samedi 14 ainsi que le samedi 21 qu’ont lieu à la Maison des Musiques de Bruxelles les demi-finales de la cinquième édition du concours « Musique à la Française ». Les seize candidats retenus ont pour nom: Acta, Asta, Ben au Banjo, Le Beau Geste, Stéphanie Blanchoud, Bubblegum Sound, Ete 67, D.Majiria, Crimo, Lisa Margo, Nil Obstat, Damien Ovalé, Perrine & Jean-Mi, Saule, Serial Killer et Super Sans Plomb. La finale est prévue pour le 13 mars.
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Darry Cowl en 1967 – Photo (c) Harcourt

14 février 2006 : Décès, à son domicile de Neuilly-sur-Seine, du musicien et comédien français Darry COWL des suites d’un cancer du poumon à l’âge de 80 ans. Pour en savoir plus sur sa vie et connaître sa biographie, veuillez CLIQUER ICI.
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Stromae

14 février 2014 : La cérémonie de remise des Victoires de la Musique 2014 a lieu sur la scène du Zénith de Paris. C’est le Belge Paul Van Haver, mieux connu sous le pseudonyme de STROMAE qui est le grand vainqueur de la soirée en remportant trois Victoires. Son compatriote Salvatore Adamo reçoit, lui, une Victoire d’honneur amplement méritée pour l’ensemble de sa carrière.

Voici le palmarès où n’apparaissent que les artistes s’exprimant en français :
* ARTISTE INTERPRETE MASCULIN : STROMAE
* ARTISTE INTERPRETE FEMININE : VANESSA PARADIS
* ALBUM REVELATION : « Psycho tropical Berlin » de LA FEMME
* ALBUM DE CHANSONS : « Racine carrée » de STROMAE
* ALBUM DE MUSIQUES URBAINES : « Paris sud minute » de 1995
* CHANSON ORIGINALE : « 20 ans » par JOHNNY HALLYDAY (Auteur : Christophe MIOSSEC – Compositeur : David FORD)
* SPECTACLE MUSICAL, TOURNÉE, CONCERT : « Îl(s) » de M.
* VIDÉO-CLIP : « Formidable » de STROMAE

* VICTOIRE D’HONNEUR : SALVATORE ADAMO pour ses 50 ans de carrière.

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2 FEVRIER

 

2 février 1944 : Naissance, à Matane au Québec, de Marc HAMILTON, l’interprète du grand succès de 1971: « Comme j’ai toujours envie d’aimer ». Cette chanson est souvent attribuée, à tort, à Jean-François Michaël (l’interprète de « Adieu Jolie Candy ») qui la chante sur scène. Malgré la difficulté de se maintenir après un tel tube et des problèmes de drogue et d’alcool, le chanteur canadien poursuit sa route en enregistrant plusieurs albums dont, en 2003, un disque de reprises de Charles Aznavour. La même année, il est intronisé par la SOCAN, la société canadienne d’auteurs et compositeurs, dans la catégorie « Grands Classiques de la chanson québécoise ». Quelques mois plus tard, il publie, au Québec, un livre au titre évocateur par rapport au succès de « Comme j’ai toujours envie d’aimer »: « La chanson qui m’a tué ». En janvier 2007, il rejoint le Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens. S’il est surtout connu en Europe francophone pour une seule chanson, Marc Hamilton a pourtant multiplié les activités artistiques au Canada: écriture de comédies musicales, composition de musiques de films, mise en scène, production de plusieurs artistes québécois et internationaux, ingénieur du son et monteur de films. Pendant trois ans, il dirige aussi une salle de spectacles dont il s’occupe de l’aspect artistique, de l’éclairage et de la production. Marc Hamilton dirige aussi, un moment, l’Orchestre de l’Opéra national de Paris et travaille avec des personnalités comme Gérard Manset ou Ennio Morricone. En 2011, avec Michel J. Grenier, il ouvre la « Maison Marc Hamilton » à Saint-Mathieu-du-Parc en Mauricie. Il s’agit d’un endroit en pleine nature où les auteurs, compositeurs et interprètes indépendants peuvent se reposer, écrire, composer, enregistrer et diffuser leurs créations en bénéficiant gratuitement d’un encadrement approprié. En juin 2013, l’artiste interprète son grand succès au cours de l’émission télévisée française de Patrick Sébastien « Les années bonheur ». Depuis, il est question de l’enregistrement d’un nouvel album pour Marc Hamilton.

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Mike Brant – Photo (c) Bernard Leloup

2 février 1947 : Naissance, à Nicosie sur l’île de Chypre, de l’interprète israélien Mike BRANT. Le petit Moshe (son vrai prénom) est muet jusqu’à l’âge de cinq ans et il se dit que la voix de Mike doit finalement sa particularité à cette situation. A onze ans, il chante dans la chorale de son école à Haïfa en Israël. Entre 1964 et 1968, il est chanteur d’orchestre dans les grands hotels pour touristes des pays de la région. Et c’est dans un night club de Téhéran que Carlos et Sylvie Vartan le remarquent. Sur leur proposition, Mike débarque à Paris en 1969 sans connaître un mot de français. C’est Carlos qui l’héberge d’abord et qui lui permet de chanter dans des clubs parisiens. Il y rencontre le compositeur Jean Renard qui, très vite, tombe sous le charme de cette voix et de ce physique hors du commun. Jean Renard écrit et compose « Laisse-moi t’aimer » que l’interprète enregistre phonétiquement. C’est d’emblée un énorme succès.

Quelques mois plus tard, la popularité du jeune homme se confirme avec « Mais dans la lumière ». Prenant de plus en plus d’assurance avec la langue française, il enchaîne alors les « tubes »: « Qui saura », « C’est ma prière », « Rien qu’une larme », « Tout donné tout repris », « Viens ce soir », « C’est comme ça que je t’aime » et « On se retrouve par hasard ». Fin 1974, alors qu’il se trouve à Genève, Mike Brant se jette par la fenêtre de sa chambre. Il tombe sur un balcon en contrebas et est hospitalisé avec les deux jambes fracturées et un traumatisme crânien. Il n’explique jamais vraiment son geste qu’il dit pourtant regretter au micro d’André Torrent sur la radio française RTL. Et pourtant, le 25 avril 1975, il remet ça en se défenestrant du sixième étage de son appartement parisien. La chute est cette fois fatale au chanteur qui laisse un immense succès posthume avec la chanson « Dis-lui ». Il s’agit de la reprise du hit (« Feelings ») d’un artiste brésilien, Morris Albert, qui s’avère ensuite être un plagiat d’une chanson… française signée Loulou Gasté pour Line Renaud: « Pour toi ». Fin 2014, à l’approche du 40e anniversaire de la mort de Mike Brant, le ténor français Amaury Vassili sort un album entier consacré aux chansons de l’idole disparue avec, en bonus, une mélodie inédite signée Mike Brant et un duo virtuel avec l’artiste décédé.
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François Bernheim en 1982

2 février 1947 : Naissance, à Chatou, du chanteur et compositeur français François BERNHEIM. Ses débuts dans la musique se font au sein de l’église paroissiale avant l’entrée chez les Petits Chanteurs à la Croix de Bois à l’âge de dix ans. Par la suite, son adolescence est bercée par le rock et il forme un premier groupe dans le garage de ses parents avec des copains de lycée. Il contracte alors la mononucléose, maladie qui l’immobilise un an, avant de subir un grave accident de voiture qui l’oblige à être alité de longs mois. Une guitare lui est offerte et il se met à en jouer puis à composer quelques mélodies. François accompagne ensuite ses parents en vacances en Espagne et, sur la plage, il y fait la rencontre de deux soeurs qui ont pour nom Sanson : Véronique et Violaine. A trois, ils commencent à créer quelques morceaux et ils se font remarquer par le directeur des éditions Pathé Marconi qui les convoque pour rencontrer des directeurs artistiques dont Michel Berger et Claude-Michel Schönberg. L’entretien se passe plutôt bien et, quelques jours plus tard, le groupe Bernheim-Sanson enregistre quelques chansons sous le nom des « Roche Martin ».

C’est la fin des années 1960 et, après cette première expérience musicale, François devient directeur artistique chez Barclay. A ce titre, il s’occupe d’abord de la chanteuse Brigitte Bardot, qui vient d’arrêter le cinéma en 1971, et ensuite des Poppys pour qui il compose sous le pseudonyme de Gilles Péram avec, à la clef, cinq millions de disques vendus. Alors que peu de gens y croient, il aide le jeune Louis Chédid à réaliser son premier album, « Balbutiements », en 1973. Mais cela ne marche pas. Ensuite, François Bernheim produit les deux premiers albums de Renaud et écrit des chansons pour Gérard Lenorman, Esther Galil, Serge Reggiani ou Nicoletta. Comme interprète, il connaît un grand succès en 1977 avec « Des mots ». Dans les années 1980, il est celui qui, avec Didier Barbelivien et Gérard Depardieu, est à la base de la carrière de Patricia Kaas. Pour cette artiste, il compose « Mon mec à moi », « D’Allemagne », « Les hommes qui passent », etc. Au début des années 2000, il découvre la chanteuse Mélissa Mars, travaille avec Quentin Mosimann et compose aussi l’un ou l’autre titre pour le regretté chanteur belge Jeff Bodart. Il est l’auteur, en 2007, de la chanson « Anaïs Nin » interprétée en duo par Renaud et Romane Serda. Et puis, l’homme est aussi à la base du seul album enregistré par Guillaume Depardieu et qui sera commercialisé après le décès de l’acteur. Fin octobre 2014, François Bernheim lance la première édition du festival « Touche française » consacré à la chanson francophone au théâtre du Rond-Point à Paris. La seconde édition a lieu en février 2016 avec, notamment, Thomas Fersen, Ben Mazue et Miossec mais l’expérience n’ira pas plus loin. Toutefois, dans ce même lieu culturel dirigé par Jean-Michel Ribes, l’artiste donne rendez-vous de temps à autre à des amis pour des rencontres musicales exceptionnelles comme, par exemple, les 22 et 23 juin 2016.
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Sabrina Lory dans les années 1970

2 février 1956 : Naissance de la chanteuse française Sabrina LORY. Très tôt remarquée pour ses capacités vocales, elle enregistre plusieurs 45 tours sur lesquels figurent des reprises comme « Laissez-moi seule » (« Vado via » de Drupi en 1973) ou « J’ai la musique en moi », adaptation française de « I’ve got the music in me » de Kiki Dee. Elle sort aussi deux albums. Plus discrète, elle continue à enregistrer des chansons jusqu’au début des années 1990. Ces mélodies sont le fruit de collaborations avec William Sheller, Murray Head ou Louis Chedid. En 1988, quand Michel Berger décide de remonter l’opéra rock « Starmania », il lui propose de reprendre le rôle inoubliable de Stella Spotlight. Plus tard, elle assure également, en alternance, les quatre rôles féminins de la troisième version de « Starmania » mise en scène par Lewis Furey. En 2003, elle écrit la chanson « Warhol pour Monroe » qui figure sur l’album « Quand l’humain danse » de Maurane. En 2009, elle édite un CD et un DVD du concert qu’elle a donné à Puteaux.
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La pochette du 45 tours qui a révélé l’artiste en 1987

2 février 1957 : Naissance du chanteur français Phil BARNEY à Bône, en Algérie, sous le patronyme de Philippe Baranès. A 30 ans, il est révélé au grand public par un titre issu de la grande tradition des chansons réalistes françaises: « Un enfant de toi ». Cette tragédie du 20e siècle lui vaut un succès extraordinaire derrière lequel Phil aura du mal à tenir. Quelques chansons recueillent encore les suffrages, moins enthousiastes, du public ensuite: « Avec qui tu vis », « Il est parti », « Tell’ment je pense à toi » ou « J’voudrais qu’on reste amis ». En 1989, Phil Barney participe au double album concept de Dick Rivers « Linda Lu Baker ». En 2010, le chanteur est à l’affiche des concerts consacrés aux artistes célèbres dans les années 1980 aux côtés de Désireless, Jean Schultheis, Jean-Pierre Mader et beaucoup d’autres.
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En 2002, Jean-Luc Delarue présente « Quelques jours avec eux »

2 février 2002 : La télé française laisse une large place à la chanson francophone ce soir. Sur la chaîne privée TF1, Nikos Aliagas propose une émission où il prend le relais de son collègue Arthur pour présenter « La fureur de la Star Academy ». Il reçoit en direct la lauréate de la première édition de la Star Academy, Jenifer, mais aussi ses camarades d’aventure qui ont pour nom Carine, Cécile, Amandine, Mario, Patrice, Djalil, Jean-Pascal, Jessica, Olivia, François et Grégory. L’émission est aussi rehaussée par la présence de Pascal Obispo, Axel Bauer et Gérald De Palmas. Sur la chaîne publique France 2, c’est Jean-Luc Delarue qui anime le concept « Quelques jours avec… » où l’équipe de production propose au téléspectateur de vivre des moments d’intimité avec Johnny Hallyday, Lara Fabian, Lââm et la troupe du spectacle musical « Les Dix Commandements ». Sur la même chaîne, à 23h15, Thierry Ardisson reçoit Alain Chamfort et Eve Angeli dans son programme « Tout le monde en parle ».
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28 JANVIER

Le premier album à succès de 1989

28 janvier 1952 : Naissance, à Chamalières, de l’auteur-compositeur-interprète et acteur français Jean-Louis MURAT sous le nom de Jean-Louis Bergheaud. Son père, charpentier-menuisier, pratique la musique en amateur et sa mère est couturière. Il passe son enfance dans la ferme isolée de ses grands-parents qui se trouve à Murat-le-Quaire près de la Bourboule. Appréciant beaucoup la musique, il joue du tambour dès l’âge de sept ans dans l’harmonie municipale où son père est musicien. Alors qu’il est étudiant, il découvre le jazz et la soul music grâce à un professeur d’anglais. Ce dernier l’emmène à des concerts de blues et de jazz et lui donne le goût de la musique vivante. Le milieu familial de Jean-Louis explose en 1966 avec le divorce de ses parents malgré la naissance de sa soeur et le décès de son grand-père qui a abandonné son exploitation agricole. Il est titulaire du baccalauréat et entreprend d’apprendre le saxophone et le chant au conservatoire. Il se marie à 17 ans, part au festival de l’île de Wight en 1970 et devient papa d’un garçon l’année suivante. Il divorce ensuite et parcourt l’Europe pour y effectuer divers petits boulots qui vont de journaliste à moniteur de ski en passant par plagiste. En 1977, il revient à Murat-le-Quaire et décide de se consacrer pleinement à la musique. Il fonde alors le groupe Clara qui est remarqué par William Sheller. Le chanteur d’origine américaine est en plein succès et il demande à la formation de jouer régulièrement avec lui sur scène. Lorsque le groupe se sépare au début des années 1980, William Sheller propose à Jean-Louis d’enregistrer un maxi 45-tours de trois titres qui sort en 1981 chez EMI. Le titre principal de ce disque de Jean-Louis, qui a décidé de s’appeler désormais Murat en référence au village de son grand-père, évoque le suicide et ne connaît pas le succès. Mais, malgré cela, il lui est encore demandé d’enregistrer un mini-album en 1982 et un album intitulé « Passions privées » en 1984. Les ventes sont très faibles et la maison de disques ne poursuit pas l’aventure plus loin. Jean-Louis ne désespère pas pour autant et, après quelques nouvelles tentatives sans lendemain, il commercialise, chez Virgin, la chanson « Si je devais manquer de toi » en 1987. La mélodie accroche l’oreille du public français qui en fait un succès.

A partir de ce moment, Murat va devenir un personnage incontournable de la chanson francophone et l’album qu’il enregistre en 1989 confirme sa popularité grâce à des titres comme « L’ange déchu » ou « Te garder près de moi ». Le chanteur est à ce moment remarqué par le cinéaste Jacques Doillon qui le recrute pour être l’un des personnages du film « La vengeance d’une femme » aux côtés d’Isabelle Huppert et de Béatrice Dalle en 1990. Alors que son répertoire musical plaît de plus en plus en affichant un style assez introverti, Jean-Louis Murat surprend tout le monde en 1991 lorsque sort le duo qu’il vient d’enregistrer avec la nouvelle reine de la pop française: Mylène Farmer. Le morceau s’appelle « Regrets », se vend à plus de 300.000 exemplaires et donne un sacré coup de pouce à son opus suivant dont les titres « Col de la Croix-Morand » et « Sentiment Nouveau » sont des « tubes ». A partir de ce moment, Jean-Louis Murat va enregistrer au moins un album par an et tous vont très bien se vendre. Chaque sortie d’album est suivie d’une tournée que l’artiste veut d’une forme différente à chaque fois. Et chaque tournée fait alors l’objet d’un disque live qui alimente encore un peu plus sa popularité. Toujours très influencé par la vie rurale qu’il mène en Auvergne, Murat amorce un changement dans le thème de ses chansons au début des années 2010 en se souciant de ce qu’il laissera comme message aux générations futures. En 2016, l’album « Morituri » est le premier à ne pas être suivi d’une tournée mais l’artiste dénonce, à 64 ans, les conditions des spectacles qu’on lui demande de faire. Et il parle même de définitivement arrêter ses activités musicales. Mais la polémique n’est que de courte durée car, en novembre 2017, un nouvel album intitulé « Travaux sur la N89 » est à la fois disponible dans les bacs et sur le web. Preuve du relancement de la mécanique Murat : un an plus tard, c’est l’opus « Il Francese » qui est commercialisé. Au printemps 2019, l’artiste annonce la sortie de l’album Innamorato qui est composé de huit titres inédits et quatre titres enregistrés en public. La chanson qui est désignée pour la promo dans les médias a pour titre « Autant en faire quelque chose ». Fin 2019, dix albums du répertoire de Murat sont disponibles en version digitale après avoir été remasterisés avec des titres inédits. Un nouvel opus, « Baby love », est prévu pour mars 2020 avec, comme il se doit désormais, une version disponible en vinyle.
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Alain Dès dans les années 2010 (c) Alain Dès (site web officiel)

28 janvier 1957 : Naissance, à Charleroi, du chanteur et compositeur belge Alain DES sous le nom d’Alain De Sutter. Son père est originaire de Gand et sa mère de Liège. Dès l’âge de huit ans, à l’occasion de la préparation d’une fête scolaire, le petit Alain se rend compte qu’il aime la scène, que ce soit pour y chanter ou danser. Et, six ans plus tard, c’est à Verviers qu’il intègre un premier orchestre de bal dont il sera l’apprenti chanteur : Les Virginias. Jeune adulte, Alain se retrouve dans la région de Mons où il est commerçant. Mais la musique reste sa passion. Une passion qui va être ravivée à la mort du chanteur français Claude François par les similitudes vocales que l’homme possède. Pendant des années, Alain va ainsi se produire lors de soirées privées et de petits concerts publics où il rend hommage à l’artiste français sans jamais se prétendre un sosie même si sa voix, ses attitudes, sa coiffure et ses costumes font clairement référence à Clo-Clo. Au début des années 1990, une émission de la télévision belge privée RTL-TVI va tout changer. Le programme s’appelle « Dix qu’on aime » et met en valeur toute une série de chanteurs de variétés de la Belgique francophone. Parmi ceux-ci, il y a ceux qui sont des vedettes depuis des années et qui profitent pleinement de cette nouvelle opportunité de vendre des disques, CD-singles ou albums : Frédéric François, Claude Barzotti, Frank Michaël, Sandra Kim, etc. Mais les firmes de disques nationales sont aussi à la recherche de jeunes talents qui pourraient se faire connaître par le biais de cette émission et ils dénichent Axelle (Red), Yvhann Cevic, Alain Tomasi, etc. Alain De Sutter se dit qu’il pourrait lui aussi profiter de l’aubaine et, avec l’aide d’un producteur, Marc Durant de Césame Productions, il enregistre un premier disque à l’âge de 35 ans. Y figure une chanson originale qui a pour titre « Au revoir » et qui fait mouche puisqu’elle remporte un très grand succès populaire auprès des téléspectateurs qui sont près de 20.000 à l’acheter.

Les succès vont alors s’enchaîner pour celui qui s’appelle désormais Alain Dès : « Première larme » (1992), « Garde confiance » (1992), « Qui saura »(reprise du titre de Mike Brant en 1993) et « Lettre à Alexandra » (1993). En plus de ses propres compositions, l’artiste reprend sur scène et enregistre les tubes de Claude François: « Cette année-là », « Magnolias » et « Comme d’habitude ». L’arrêt de l’émission télévisée « Dix qu’on aime » va causer la fin d’une certaine popularité des artistes qui y étaient programmés. Mais ce n’est pas le cas pour Alain Dès qui perpétue la mémoire de Claude François en surfant sur les hommages qui lui sont régulièrement rendus : 20 ans après sa disparition en 1998, il chante au moulin de Dannemois, propriété du défunt chanteur. En 2006, il sort un album intitulé « La dernière fois ». En 2012, alors que le film « Clo-Clo » est projeté dans toutes les salles de cinéma, Alain Dès propose son spectacle en Flandre où il récolte un grand succès aux fêtes de la ville de Gand en juillet 2011 et en 2012. Et, accompagné de son grand orchestre avec une section de rythme, cuivres, violonistes et choristes ainsi que quatre danseuses, le chanteur se produit le samedi 10 mars 2018 au Casino d’Ostende pour les 40 ans de la disparition de Clo-Clo qui s’y était produit le 9 juillet 1966. Il y revient en avril 2019.
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28 janvier 2003 : Sortie de l’album « Tu vas pas mourir de rire » enregistré par le groupe français MICKEY-3-D. Cet opus renferme le futur « tube » « Respire ». Mené par Michaël Furnon (qui compose aussi « J’ai demandé à la lune » pour le groupe Indochine en 2002), la formation française de Montbrison, près de Saint-Etienne, connaît son premier véritable succès populaire avec la sortie de son troisième album. Malgré d’excellentes compositions et un très bon répertoire qui s’étoffe ensuite de plusieurs dizaines d’autres chansons, le groupe MICKEY-3-D n’a pas confirmé, à ce jour, le succès de « Respire ».

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